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Civilisation...

18 Juillet 2016, 16:14pm

Publié par Nicolas Casaux

L’anthropologue du 19ème siècle E.B. Tylor définit la civilisation comme la vie dans les villes organisée par un gouvernement et facilitée par des scribes (donc usage de l'écriture). Dans ces sociétés, il remarque qu'il y a un "surplus" de ressources, qui peut être échangé ou pris (à travers la guerre ou l'exploitation), et qui permet la spécialisation dans les villes.

L'activiste et écrivain contemporain Derrick Jensen, ayant reconnu de sérieuses erreurs dans la définition populaire de "civilisation" du dictionnaire, écrit:

La civilisation est une culture – c’est-à-dire un complexe d’histoires, d’institutions, et d’artefacts – qui à la fois mène aux, et émerge de la croissance de villes (voir civil, de civis, citoyen, du latin civitatis, cité-état), en définissant les villes – pour les distinguer des camps, des villages, etc. – comme des regroupements de gens vivant de façon plus ou moins permanente en un lieu précis, d’une densité telle que l’importation quotidienne de nourriture et d’autres éléments nécessaires à la vie est requise.[6]

Jensen remarque aussi que puisque les villes ont besoin d'importer les nécessités de la vie, et besoin de croître, elles doivent pour cela créer des systèmes pour la centralisation perpétuelle des ressources, ce qui entraine "des zones d'insoutenabilité grandissantes et une province de plus en plus exploitée..."

L'anthropologue contemporain John H. Bodley écrit que: "La fonction principale de la civilisation est d'organiser l'imbrication de réseaux sociaux idéologiques, politiques, économiques, et militaires, de pouvoir, qui bénéficient différentiellement aux foyers privilégiés..." [7]. En d'autres termes, les institutions de la civilisation, comme les églises, les corporations, les armées, existent et sont utilisées dans le but d'acheminer les ressources et le pouvoir entre les mains des dirigeants et de l'élite.

L'historien et sociologue du 20ème siècle, Lewis Mumford, a écrit une de mes définitions préférées, acerbe et succincte, de la civilisation. Il utilise le terme de civilisation:

Pour désigner le groupe d'institutions qui prirent forme sous la royauté. Leurs caractéristiques principales, des constantes aux proportions variables à travers l'histoire, sont la centralisation du pouvoir politique, la séparation des classes, la division du travail (pour la vie), la mécanisation de la production, l'expansion du pouvoir militaire, l’exploitation économique des faibles, l'introduction universelle de l'esclavage et du travail imposé pour raisons industrielles et militaires [8]. [...]

Nicolas Casaux

http://partage-le.com/2015/02/1084/

Civilisation...

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Terrorisme....

18 Juillet 2016, 15:09pm

Publié par Kler Talarmin

Kler Talarmin :

Terrorisme et anti-terrorisme contre la révolte

14 juillet à Nice. Un trentenaire psychotique, alcoolique et drogué, connu pour « uriner et déféquer dans son appartement » (Libération), violenter sa femme et menacer son entourage commet l'irréparable. Il décide de tuer un maximum de monde sur la promenade des Anglais en fonçant avec un camion 19 tonnes, chargé de fusils en plastique, dans une foule compacte. Mise en pratique macabre d'un célèbre jeu vidéo américain. 84 morts. Un carnage indicible.

Celui qui vient de commettre le massacre est « inconnu des services de renseignement » – ce qui n'est pas le cas de milliers de personnes qui ont, par exemple, manifesté contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou contre la « loi travail ». Alors que les corps gisent encore sur le macadam, la classe politique française rivalise déjà d'obscénité. Entre deux saillies racistes, on entend des appels à mener une « guerre totale » (Nicolas Sarkozy), utiliser des lance-roquettes (Henri Guaino), à ouvrir des camps pour les personnes fichées. Le président socialiste se vante immédiatement « d'intensifier les bombardements » à plusieurs milliers de kilomètres de la France, et annonce la prolongation de l'état d'urgence.

48 heures plus tard, Daesh revendique le crime. Comme cela avait été le cas pour la tuerie d'Orlando, durant laquelle un homosexuel refoulé avait exécuté des dizaines de clients d'une boite de nuit gay. Après avoir inventé « l'auto-radicalisation sur internet », la classe politique parle de « radicalisation très rapide » concernant l'assassin de Nice, pourtant connu pour son mépris de la religion.

Le terrorisme et l'anti-terrorisme ne s'opposent pas. Il faut les considérer comme les deux faces de la même pièce : celles d'un dispositif contre-insurrectionnel. Quelques réflexions.

1 - Quelques heures après le drame, Hollande annonçait la prolongation de l'état d'urgence – dont l'inutilité venait pourtant d'éclater au grand jour – démontrant une nouvelle fois que l'anti-terrorisme n'a pas pour finalité d'empêcher un quelconque attentat. Nous vivons depuis des mois dans un pays sous état d'exception, avec des policiers et des militaires à chaque coin de rue, où l'on peut assigner à résidence sans aucun élément à charge un militant écologiste ou un musulman, et interdire les manifestations. C'est pourtant dans ce même pays qu'un camion de 19 tonnes a pu faucher des dizaines de personnes sur plusieurs kilomètres sur l'une des avenues les plus touristiques du monde. Un jour de fête nationale. Dans la ville la plus surveillée de France.

2 – "[A Nice il y a] 999 caméras, et une caméra pour 343 habitants [alors qu'] à Paris, il y en a 1 pour 1532, je suis à peu près convaincu que si Paris avait été équipée du même réseau que le nôtre, les frères Kouachi n'auraient passé 3 carrefours sans être neutralisés et interpellés". C'est la déclaration de l'ancien maire de Nice, Christian Estrosi, juste après les attentats de janvier 2015. Il a fait de sa ville un laboratoire sécuritaire. Si la surveillance à outrance n'empêchera jamais une attaque terroriste, elle s'impose comme un business très important. La peur fait vendre. Il s'agit d'un marché qui s'étend sur plusieurs dimensions : économique, politique, médiatique, à l'heure ou le pouvoir ne se maintient plus que par l'état d'urgence, la peur et le flash-ball.

3 - S'il y a bien un élément qui met d'accord éditorialistes, politiciens, policiers et djihadistes, c'est le caractère « terroriste » et «islamique » de la tragédie niçoise. Alors que les motivations du tueur n'ont toujours pas été élucidées, la classe politique s'empresse d'appeler à intensifier la « guerre contre le terrorisme ». Dans une étonnante harmonie, Daesh récupère également l’événement. L'opportunisme ne connaît pas de frontières. Du reste, si le tueur de Nice était « inconnu des services de renseignement », son ancienne femme avait en revanche déjà déposé plusieurs plaintes contre lui pour des "violences physiques et morales". Sans que la police ne donne de suite. En France, chaque année 114 femmes meurent sous les coups, et des dizaines de milliers sont violées. Une autre forme de terrorisme, bien plus silencieuse.

4 - Daesh est une multinationale de la terreur spectaculaire. L’État Islamique n'est pas une organisation fasciste, mais les filiations entre l'extrême droite et le djihadisme contemporain sont nombreuses. D'abord, ce sont des idéologies de mort. Dans les années 1930, les franquistes criaient « viva la muerte ! » – « Vive la mort » – et les adeptes de Mussolini reprenaient le slogan « Me ne frego » – « La mort, je m'en fous ». En 2012, Mohammed Merah déclarait « j'aime la mort comme d'autres aiment la vie ».

5- Le djihadisme et le fascisme sont des produits de la guerre et du système carcéral. Le nazisme est forgé sur les cendres de la première guerre mondiale alors que Daesh naît dans l'Irak dévasté par l'armée américaine. Dans les années 1920 Hitler assoit son aura depuis sa cellule de prison alors que les camps de détention américains des années 2000 sont des incubateurs du djihadisme, de même que Coulibaly ou Merah sont fanatisés derrière les barreaux des prisons françaises. Sur le plan des cibles, il s'agit toujours de s'en prendre aux juifs, à la culture – autodafés, destruction de vestiges –, aux femmes ou aux homosexuels, en s'appuyant sur un culte de la force brute, de la violence, du militarisme et une propagande savamment étudiée. En octobre 2015, 85 manifestants d'extrême gauche turcs et kurdes sont tués par des kamikazes de Daesh à Ankara.

6 - Enfin, l’horizon politique énoncé par Daesh est de construire un état impérialiste et totalitaire. Œcuménique. L'idéologie de Daesh a un nom : le takfirisme. Une petite secte sanguinaire dont l'objectif est de provoquer la guerre civile entre musulmans et mécréants, purs et impurs. Une tâche à laquelle s’attèle également fort bien de nombreux dirigeants occidentaux et toute une partie de l'extrême droite.

7 - Ceux qui appellent à mener une « guerre totale » au terrorisme sont les mêmes qui signent des contrats d'armement colossaux avec les dictatures du Golfe - Qatar et Arabie Saoudite - qui apportent un soutien logistique aux groupuscules djihadistes. Ce sont les mêmes qui provoquent des guerres au quatre coins du globe. Les mêmes qui font d'obscènes courbettes aux responsables du désastre.

8 - « Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique. » Guy Debord

Le terrorisme et l'anti-terrorisme sont, fondamentalement, les adversaire de toute révolte. Ils cherchent à atomiser paralyser, brutaliser. Les terroristes veulent imposer leur ordre par la peur, ceux qui prétendent le combattre veulent faire régner l'ordre par le contrôle. Et si l'état d'urgence est inutile pour empêcher un attentat, il est en revanche efficace pour faire en sorte que chacun reste à sa place.

L'espoir, la force et les complicités qui sont nées dans le grand mouvement de révolte du printemps 2016 ne doivent pas se laisser étouffer par la terreur. Ce serait le meilleur cadeau à faire à tous ceux qui voudraient nous terroriser.

[Paix à toutes les victimes.]

Terrorisme....

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Défilé du 14 juillet : applaudir les engins de mort

15 Juillet 2016, 08:18am

Publié par Blog d'Alain Refalo

Lorsque le 14 juillet 2011, Eva Joly avait osé proposer de supprimer le défilé militaire et de le remplacer par un défilé citoyen, elle avait provoqué un tollé mémorable. De nombreuses personnalités de gauche et de droite avaient alors rivalisé dans une surenchère de cris d’orfraies dénonçant tant l’irresponsabilité que l’incongruité d’une telle proposition… Un sondage (CSA pour BFMTV) indiquait alors que 53% des Français étaient opposés à la suppression du défilé du 14 juillet. Seuls 29% y étaient favorables (18% sans opinion).

Un jour, sans doute lointain…, on saluera les propos d’Eva Joly comme l’ouverture d’une véritable brèche dans le mur de l’idéologie militariste française. Car de quoi s’agit-il ? Il s’agit ni plus ni moins de dénoncer ce spectacle affligeant et déshonorant qui consiste à venir applaudir les derniers bijoux de la quincaillerie militaire. Ce ne sont pas seulement des hommes revêtus d’un uniforme et qui ont fait le « choix » de consacrer leur vie à l’institution militaire que le peuple est convié à saluer sur les Champs Elysées, mais ce sont des centaines d’engins de mort, des chars et des missiles, que notre pays se glorifie d’exporter aux quatre coins du monde pour le plus grand malheur des peuples du Sud qui n’en finissent plus de mourir.

Existe-t-il spectacle plus indécent et plus immoral que cette pitoyable procession qui laisse penser que la patrie ne serait grande que par la taille de ses missiles, la puissance de ses chars, la beauté de ses uniformes ? En réalité, ce défilé symbolise, plus que tout autre, la culture de la violence et de la guerre qui domine encore et toujours nos sociétés. A travers le culte rendu aux armes, y compris de destruction massive, nous perpétuons de générations en générations, l’idée que seules la violence et la guerre peuvent défendre la justice et la paix, alors qu’elles les bafouent toujours, partout, pour le malheur de notre fragile Humanité.

« La musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas », chantait le poète. En réalité, cela nous concerne tous. Au plus haut point. Car marcher au pas, et qui plus est, venir admirer la marche au pas, n’est-ce pas le symbole de l’abdication des forces de la raison et de la conscience qui pensent, comme le disait le philosophe Alain, « contre la société qui dort » ? N’est-ce pas le général Lyautey qui affirmait en connaissance de cause : « quand j’entends les talons qui claquent, je vois les cerveaux qui se ferment » ? N’est-ce pas le projet ultime des états totalitaires de soumettre la société et les citoyens à l’obéissance inconditionnelle, celle qui ne laisse aucune place à la divergence, à la dissidence et finalement à la résistance ? En quoi ce spectacle dégradant a-t-il une quelconque place dans un pays qui prétend rester fidèle aux valeurs de la liberté et de la fraternité ? Notre incohérence conjuguée à notre arrogance éclate ainsi au grand jour. Et lorsque cela est dit, cela n’est pas compris. Seule la dénégation nauséabonde et l’insulte publique tiennent lieu de réponse. Oui, il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Seule la France en Europe maintient, envers et contre tout (tous ?), au nom d’une soi-disant unité nationale autour de son armée, un défilé militaire. Quelle armée ? Celle des conquêtes napoléoniennes ? celle qui tire contre le peuple insurgé à Paris en 1830 ? celle de la défaite de 1940 ? celle de la torture en Algérie ? Non, bien sûr, tout cela est oublié et renié. Il s’agit de l’armée qui a vaincu à Valmy en 1792, qui a défendu la République contre les forces coalisées des monarchies européennes. Pauvre pays, si sélectif dans sa mémoire, si peu ouvert aux autres, si imbu de son arrogance et si incohérent avec ses propres valeurs.

Pourquoi ce jour de célébration ne serait-il pas l’occasion de revisiter les fondements de notre vivre ensemble sous la triple bannière de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité, valeurs éternelles toujours à conquérir, à défendre et à faire vivre ? Cela aurait infiniment plus de sens que de subir passivement une parade militaire d’un autre âge. La fête nationale, qu’il ne s’agit pas de remettre en cause, aurait alors les accents enthousiastes d’un pays qui veut encore être acteur de l’Histoire, ouvert aux défis du XXIème siècle. Un pays qui ne succombe pas à la peur de l’avenir, mais qui le construit sans renier son identité républicaine.

Je sais que ces propos choqueront, voire indigneront ceux qui ne peuvent envisager que ce tabou national soit brisé. Le civisme de dissentiment est pourtant une exigence de la démocratie… Et ce n’est point faire l’apologie du pacifisme que d’enfoncer un coin dans l’institution militaire. Le pacifisme dénonce avec raison les horreurs de la guerre et refuse également avec raison les moyens de la guerre, mais il ne propose rien pour combattre les injustices et les tyrannies. Il nous faut sortir des insuffisances du pacifisme pour entrer dans la dynamique et le réalisme de la non-violence qui résiste aux injustices, propose des alternatives crédibles à la guerre et construit durablement la paix dans la cohérence des moyens employés avec la fin espérée.

Il s’agit de sortir de la culture de la violence dont le défilé militaire du 14 juillet est l’un des symboles visibles et médiatiques pour entrer dans une culture de la non-violence qui offre une nouvelle espérance aux générations futures. Il est en effet urgent de préparer l’avenir de notre « Terre-patrie » bien malmenée par une multitude d’idéologies de l’intolérance, de la violence et de la guerre. C’est pourquoi l’éducation à la non-violence et à la paix devrait être l’un des investissements majeurs de nos sociétés pour consolider et améliorer notre vivre ensemble. Et pourquoi le 14 juillet n’en deviendrait-il pas le nouveau symbole ?

Alain Refalo

Défilé du 14 juillet : applaudir les engins de mort

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Science et méridiens

4 Juin 2016, 08:22am

Publié par pam

La science prouve enfin que les méridiens existent

« Dans toutes les cultures et dans toutes les traditions médicales précédant les nôtres, la guérison était accomplie en déplaçant les énergies.» – Albert Szent-Györgyi, biochimiste et Prix Nobel.

Dans la Médecine traditionnelle chinoise nomme JingLuo le réseau complexe qu’emprunte le Qi pour circuler dans le corps humain. Le terme Jing évoque l’idée de trajets, ce que nous appelons les Méridiens, tandis que Luo évoque les multiples ramifications et croisements dérivant des branches principales des Méridiens. L’ensemble forme les « Systèmes-Méridiens » qui alimentent ou qui relient les différentes parties du corps, et qui établissent des connexions entre les Viscères, dans l’organisme, et les points d’acupuncture, à la surface du corps.

Pendant des siècles, dans plusieurs cultures, les anciens gardiens de la sagesse et les guérisseurs avaient une bonne compréhension du corps énergétique. Les techniques traditionnelles de guérison de Chine, d’Inde, du Japon et du Tibet, ainsi que celles d’autres pays, ont toutes parlé des canaux d’énergie, méridiens ou nadis le long desquels l’énergie vitale circule.

La vie était considérée comme un phénomène de bio-électricité et d’énergie vibratoire et par conséquent la santé tournait autour de l’équilibrage énergétique par divers moyens.
La vie existait grâce à la force de vie et à l’énergie qui traverse et anime le corps, nous permettant de bouger, respirer, digérer les aliments, penser et même ressentir.

Les anciennes techniques traditionnelles de guérison parlaient toutes des canaux d’énergie, sen, méridiens ou nadis.

Les canaux d’énergie

Cette force vitale ou chi, est composée de 2 types de forces, yin et yang, et circule le long d’un réseau sophistiqué de voies énergétiques ou autoroutes, parcourant le corps.

Il y a plus de 2000 ans les anciennes cultures connaissaient l’existence de ces canaux d’énergie.
Ils sont appelés «sen» en Thaïlande, «nadis» en Inde, «méridiens», «canaux» ou «vaisseaux» en Chine et au Japon, et «canaux» au Tibet.
En Inde, où de nombreux arts de guérir orientaux ont été développés, il est dit qu’il existe 72 000 nadis ou voies d’énergie.

La maladie est considérée comme un blocage, dans ces canaux, du flux d’énergie.
Tout une gamme de traditions médicinales, y compris l’acupuncture, l’acupression, le massage et le yoga, sont fondées sur le principe de l’existence de ces canaux ou voies énergétiques, appelés aussi méridiens ou nadis, qui parcourent l’ensemble du corps dans un vaste réseau.

Bien qu’il puisse sembler un peu farfelu pour certains de considérer que le corps soit fait d’énergie alors que nous sommes constitué de chair et d’os à la base, nous sommes un champ d’énergie, intégré dans un autre champ d’énergie.

Nos corps sont de nature électromagnétique et la science a mesuré ces fréquences avec des machines de pointe, comme ECG et l’IRM, pendant de nombreuses années. De nombreuses études montrent que ces voies énergétiques et ces points conduisent l’électricité même lorsque des aiguilles ne sont pas utilisées.
Et la technique de massage Shiatsu a été créé pour obtenir les mêmes effets énergétiques.
De même, le Qigong, le Tai Chi et les postures de yoga, ont été créés pour augmenter la conductivité électrique aux acupoints, mais la science n’a jamais cru à l’existence des méridiens jusqu’à présent.

Une gamme de traditions de guérison qui sont fondées sur le principe des méridiens.

La recherche scientifique

Les scientifiques de l’Université nationale de Séoul ont confirmé l’existence des méridiens, qu’ils désignent comme un « système primo-vasculaire. » Ils disent que ce système est un élément crucial du système cardio-vasculaire.

Auparavant, le scientifique nord-coréen Kim Bong-Han a suggéré l’existence des méridiens au début des années 1960. Il y a plus de 50 ans, S. Kim Bong-Han a montré que de nouvelles structures tubulaires existaient à l’intérieur et à l’extérieur des vaisseaux sanguins et des vaisseaux lymphatiques, ainsi que sur la surface des organes internes et sous le derme. Il croyait que c’étaient des lignes de méridien traditionnelles. Les méridiens sont ensuite appelés « canaux de Bonghan » ou canaux, après sa découverte, et maintenant l’existence de ce système dans divers organes a été corroboré par d’autres recherches.

Les chercheurs coréens d’aujourd’hui croient maintenant que le système primo-vasculaire est en fait la composante physique du système de méridien utilisé en acupuncture.
Et ils suggèrent également que ce système soit impliqué dans l’acheminement du flux énergétique et de l’information, relayée par des bio-photons (qui sont les ondes électromagnétiques de la lumière) et par l’ADN.

Il pourrait y avoir un lien entre les méridiens, l’énergie et l’information diffusée par l’ADN.

Les scientifiques coréens étudient la médecine orientale avec des méthodes biophysiques et injectent une solution contenant un colorant spécial qui colore les méridiens. En injectant ce colorant dans les points d’acupuncture, ils ont pu voir des lignes fines. Celles-ci ne se voient pas sur les sites où ne se trouvent pas d’acu-points et donc pas de méridiens.

Les chercheurs ont découvert que les méridiens ne se limitent pas à la peau, mais sont en fait un système de canaux au travers desquels un liquide circule, et que ce liquide peut former des agrégats de cellules souches.

Auparavant, les scientifiques utilisaient une combinaison de techniques d’imagerie et de tomodensitométrie pour observer des points concentrés de structures micro vasculaires qui correspondaient clairement à la carte des points d’acupuncture créés par les praticiens chinois dans les temps anciens.

Dans une étude publiée dans le « Journal of Electron Spectroscopy et related phenomena » (« le Journal de Spectroscopie Électronique et des Phénomènes Liés »), les chercheurs ont utilisé un scanner avec un rayonnement sur des points de non-acupuncture et des points d’acupuncture. Les tomodensitométries ont révélé une distinction claire entre les structures anatomiques des points de non-acupuncture et des points d’acupuncture.

Le système des méridiens

Il y a 12 paires de méridiens primaires et 2 méridiens simples intermédiaires, 6 yang et 6 yin. Les méridiens yang descendent le long du corps et les méridiens yin remontent le long du corps.

Chaque méridien est également lié à un élément.
Chaque méridien est plus actif à un certain moment de la journée ou de la nuit et chaque méridien est influencé par un élément ou une saison.

La nature des méridiens dans leur structure élémentaire, et comme vaisseaux transportant la force de vie, montre la connexion complexe et profonde de notre corps à l’univers, au niveau cellulaire.

Nous sommes intimement liés par les éléments, la structure énergétique et les flux d’énergie, à toute vie, à un niveau cellulaire.

Notre terre est aussi connu pour avoir des voies énergétiques ou des lignes telluriques, comparables aux méridiens.

La carte a été créée par les praticiens chinois il y a près de 2000 ans.

Comment les méridiens sont-ils liés à notre santé ?

Notre corps a besoin d’équilibre.

Un flux ou une énergie équilibré, pas trop ou pas trop peu, est propice à une bonne santé.

C’est le même principe pour la manière dont nous vivons. L’équilibre est primordial. Juste assez de nourriture, d’eau et un mode de vie sain et équilibré.

Comme l’a dit le Bouddha: «la voie du milieu» ou la modération en toutes choses.

Nous pouvons voir cette harmonie et cet équilibre dans la vie, comme l’équilibre entre les énergies du yin et du yang – ou plus de façon plus simpliste, entre le masculin et le féminin – les deux énergies opposées et catalysantes de l’univers.

Dans notre corps, nous devons équilibrer, pas trop ou pas trop peu.

Notre santé est dynamique si dans notre corps il y a harmonie et équilibre entre ces deux forces.

Si l’équilibre est perturbé, et si le flux de l’une de ces forces est plus grande que l’autre, alors la maladie survient. Ces forces ou ces énergies circulent à travers des canaux très précis dans le corps, ou méridiens, et ce sont les voies énergétiques de guérison du corps.

Dans la médecine traditionnelle indienne, les méridiens sont développés.
Ce sont les nadis trouvés dans le corps physique et ces nadis constituent le système nerveux, le système circulatoire, le système digestif, le système respiratoire, le systèmes lymphatique, etc.

Les blocages dans ces nadis peuvent entraîner des problèmes de santé physique.
Les nadis peuvent également se trouver dans le corps subtil dans lequel ils portent des pensées, des sentiments et des impulsions nerveuses.
Lorsque ces nadis sont bloqués, nous perdons notre capacité à ressentir, et à nous connecter profondément avec les autres, avec l’environnement et avec nous-mêmes.

De la même manière que les veines et les artères sont importantes pour le fonctionnement du corps, les nadis s’entrelacent avec nos nerfs physiques et la matrice de la conscience pour créer le circuit de l’esprit et du soi, soutenant notre expression physique au travers des dimensions d’un autre monde.

Le Chi est composé de 2 sortes de forces, le yin et le yang.

Lorsque le flux d’énergie est bloqué, il provoque une baisse d’énergie et la maladie.

Des pratiques comme le yoga et la méditation sur ces canaux subtils d’énergie, soutiennent le flux d’énergie à travers le corps.

Selon certains textes anciens indiens, il y a 350 000 nadis ou voies énergétiques dans le corps.

Dans la médecine traditionnelle indienne et dans la science spirituelle, on dit que les énergies du corps physique, du corps subtil et du corps causal circulent à travers les nadis.

Dans ce contexte, on dit que les nadis se connectent en des points d’intensité particulière appelés « nadichakras ».

Les trois nadis les plus importants sont ceux qui courent le long de la colonne vertébrale: ida, pingala et sushumna.

Le Sushumna est le canal central de l’énergie dans le corps humain, il fonctionne en partant de la base de la colonne vertébrale jusqu’à la couronne de la tête et transporte de l’énergie kundalini, qui est la force évolutive primitive.

La Kundalini est réveillée par le yoga et par la méditation et se trouve inerte à la base de la colonne vertébrale. L’activation de la kundalini conduit à une augmentation des états de conscience.

Le but du yoga est d’élargir le sushumna et d’unir ces voies.

Purifier les trois nadis conduit à la santé globale et au bien-être du corps et de l’esprit, ainsi qu’à la croissance spirituelle. Diverses techniques Pranayama aident à garder ces canaux nadis ouverts.

Les trois nadis les plus importants sont ceux qui dirigent le long de la colonne vertébrale: ida, pingala et sushunma.

Si vous êtes sensible à l’énergie et si vous avez eu des traitements énergétiques, comme l’acupuncture, vous avez peut-être ressenti des courants d’énergie ou des flux de froid ou de chaleur, par exemple, dans les jambes ou dans les bras.
Ceci est une libération d’énergie dans les méridiens et des flux d’énergie libérés lorsque le blocage est supprimé.

Il existe de nombreuses merveilleuses modalités de guérison basées sur le système des méridiens qui favorisent une santé rayonnante.

En améliorant le flux d’énergie à travers le corps, l’équilibre et la santé est atteint et nous entrons en contact avec notre vrai moi.

L’acupuncture est une modalité thérapeutique utilisée en Chine dès la fin de l’âge de Pierre. Elle a été utilisé pour traiter toutes les maladies qui touchent les personnes. L’acupuncture est entrée dans la conscience occidentale moderne autour des années 1970, lorsque la Chine a cessé sa période d’isolement et a repris des contacts politiques et culturels avec l’étranger.

La gamme d’applications pour l’acupuncture a grandi lentement en Occident, peut-être à cause de la croyance qu’il n’y avait aucun fondement scientifique.

Peut-être que maintenant avec la preuve scientifique des méridiens, l’acupuncture deviendra plus répandue pour tous les maux, ainsi que les autres grandes modalités de guérison basées sur les énergies du corps, soutenant ainsi plus de gens pour avoir une santé et un bien-être dynamique.

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Étonnamment l'écoute de cette vidéo nous rapprochent étroitement des ressentis de la fréquence accordée à 528 htz (fréquence d'amour et de guérison) .
Elle peut nous conduire loin, très loin. Son influence agirait sur les molécules de l'eau contenu dans tout ce qui est vivant, en entourant l'hélice de l' ADN pouvant produire des effets de guérison.
Les voix utilisées conduiraient à rendre l'ADN humain à son original, l'état parfait. Ces fréquences peuvent apporter la transformation et des miracles dans votre vie. Le processus de réparation d'ADN est suivi par des effets avantageux, tant pour la quantité accrue d'énergie de vie que la clarté d'esprit, la conscience éveillée ou la créativité activée, des états extasiés comme la paix intérieure profonde, la danse et le recueil. La voix active votre imagination, l'intention et l'intuition en opérant vers votre but le plus haut et le meilleur.
Dans le solfège sacré on dit que la troisième note de la fréquence de 528 htz, se rapporte à la note MI sur la gamme et provient de l'expression "mi-gestorum ra" en latin et signifie «miracle». Étonnamment, c'est exactement la fréquence qu'utiliserait les biochimistes génétiques pour réparer l'ADN cassé, l'empreinte génétique sur laquelle la vie est fondée, le Mi nourrit le chakra couronne. Dr Puleo suggère un lien avec l'intégrité de l'ADN.
Une note musicale pour la maladie
Il existerait un moyen de suivre l'évolution de l'état de santé en traduisant l'état génétique par la musique.
Lorsqu'il est contrôlé par la musique, le cancer du côlon provoque un son discordant. C'est la conclusion de Gil Alterovitz, chercheur à la Harvard Medical School qui développe un programme informatique qui traduit les protéines et l'expression des gènes par la musique.
Dans sa traduction sonore, l'harmonie représente une bonne santé, et la note discordante indique un état de maladie.

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R'évolution

25 Mai 2016, 07:14am

Publié par Ana Sailland

Ana Sailland

Nous n'avons qu'un pas à faire

Viva la revolucion, pero interior tambien
Vive la révolution, mais intérieure aussi
La révolution sera archétypale ou ne sera pas

L'origine du mal, car mal il y a, ne le nions pas, l'origine du mal est difficile à cerner.
Probablement polymorphe, polycéphale, mais en nous.
Ne nous dénigrons pas : tâchons de comprendre, puis soignons.
Soignons qui ? Soignons quoi ?
Soignons Nous :
nous individuellement, le collectif suivra
& nous collectivement, l'individu suivra
extérieurement
& intérieurement
l'un ne va pas sans l'autre
l'autre ne va pas sans l'un
boomerang bidirectionnel
à quoi bon réformer les institutions si l'humain ne se réforme pas ?
à quoi bon réformer l'humain si les institutions restent inchangées ?
La réponse est : dans les deux cas, à mettre en route l'effet boomerang.
Deux tâches immenses s'offrent ainsi à nous, distinctes et confondues
être & faire, complément Terre

J'ai un jour croisé sur le Mont Salève, en plein alpage, un moine en robe orange,
longuement nous avons bavardé.
Quand il m'a dit « ce que vous faites ne sert à rien »
j'aurais pu lui répondre, dispute stérile : « tu l'as dit bouffi »
comme si souvent quand nous pensons
que l'autre nous assène ce qu'il devrait s'administrer.
Nous aurions eu tort, tous deux, conjointement.
Nous nous sommes donc encore parlé, et sommes ainsi tombés d'accord,
sur la complémentarité.

Il paraît bien loin le sommet de l’Himalaya, quand on est raz les pâquerettes.
Pourtant certains l'atteignent.
Nous n'étions même pas rendus au camp de base :)

Il me semble
il me semble que tout le malheur du monde vient du fait que :
l'humain retient sa générosité
il la comptabilise
il en fait commerce
il ratiocine

pingrerie universelle,

certes mère, pour certains, de rapacité, boulimie,
ce fléau qui indigne,
mais il me semble,
il me semble que c'est bien l'esprit comptable,
qui est au centre.

Nous n'avons qu'un pas à faire
cesser de compter
cesser de compter nos élans
cesser de compter notre générosité
cesser d'en faire commerce

C'est plus facile à dire qu'à faire, me direz vous
j'en conviens
car intriqués que nous sommes
nous voudrions que tous nous fassions ce pas ensemble
le même jour, à la même heure, à la même seconde
« ne trichez pas vous autres » serait notre credo.

Il faudrait donc que certains se dévouent, pour amorcer le siphon, générer le typhon, le tsunami du cœur, la confiance,
la confiance : si douce et si fragile.

mais précisément nous ne nous dévouons pas
sauf rares exceptions, admirées mais trop peu nombreuses,
trop peu nombreuses pour entraîner la foule
images d’Épinal, tout au fond du tiroir.

nous ne nous dévouons pas pour cela que nous habite une peur
une peur archétypale
la peur d'être le dindon de la farce
la peur de se donner vainement, sans être suivi
Gros-Jean comme devant

La révolution sera archétypale ou ne sera pas.

;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;

Les archétypes sont à mi-chemin entre les structures de l'inconscient et les paradigmes.
Il sont nos vrais gouvernements, mais intérieurs.
Qui gouvernent le fol autant que la papesse
Qui gouvernent la papesse autant que le fol.
M'inspirant de Marie-Louise Von Frantz, je dirai qu'à travers les contes de fée, ils gouvernent ce Verbe magique, que pour nourrir leurs rêves on distribue aux enfants, tout comme ils gouvernent nos rêves d'adultes, ainsi que nos terreurs.
Reconduction intime et familiale de l'inconscient collectif.
Reconduction est le maître mot !

Ils gouvernent le maître autant que l'esclave, ils gouvernent l'esclave autant que le maître.
Gouvernements intérieurs, ils gouvernent ainsi nos gouvernements extérieurs, ainsi que nos soumissions.

C'est ainsi que si nous coupâmes la tête à un ventre mou royal, nous nous retrouvons sous le joug d'un ventre mou républicain. Reconduction !

C'est ainsi que si ce dernier des rois maudits choisit autrefois pour ministre le physiocrate Turgot, notre président honni choisit à son tour pour premier ministre le neo-libéral Valls. Reconduction !

Et c'est ainsi, aussi, que dans les deux cas, à siècles d'intervalle, le peuple n'y peut rien, car ici règne encore et toujours,
l'archétype du loup alpha, étrange loup en vérité que celui-là,
qui au lieu de protéger sa meute,
la livre au chien galeux, ou autre hyène.
Reconduction !

Et tant que nous ne choisirons pas librement nos archétypes, rude tâche, subtile, délicate, de longue haleine, l'Histoire sera cet éternel recommencement, qu'ils induisent, sera ce supplice de Sisyphe,
où l'on voit le fardeau pourtant soulevé de mille convictions,
ne jamais perdre hélas
rien de son poids.

Car les archétypes orientent nos révoltes, comme le nord oriente l'aiguille de la boussole.
Mais si la boussole ne peut choisir son nord, nous pouvons quant à nous moduler nos moteurs les plus cachés.
Ici est la liberté, intérieure avant que de se répandre au monde.
Y a du boulot.

Ce texte n'est qu'une introduction maladroite, il faudra(it) plus, ou mieux.

Je suis là dessus depuis 25 ans, hésitante mais convaincue :

! cesser de compter, c'est la clef !

photo Michel Belloni : lever de soleil sur le Périgord noir.

photo Michel Belloni : lever de soleil sur le Périgord noir.

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Maria Montessori

10 Mai 2016, 06:58am

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Maria Montessori

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Récolte des plantes médicinales

10 Mai 2016, 06:56am

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Calendrier de récolte des plantes médicinales :

Altea Provence

Je partage avec vous ce calendrier classique de cueillette et de préparation des produits à base de plantes. J’espère qu’il vous sera utile. L’intégralité de cet article est extrait du Dorvault, édition de 1898.

Je me suis permis d’enlever de courts passages que je considère comme problématiques pour le lecteur non averti, comme la possibilité de consommer certaines plantes-poisons lorsqu’elles sont encore jeunes.

En général, il est essentiel de ne récolter les végétaux ou leurs parties que lorsqu’ils sont arrivés à leur maturité et dans leur plus grand état de vigueur. Mais il y a de nombreuses exceptions, de sorte qu’il est plus exact de dire qu’il faut avoir égard dans ce cas au médicament que l’on veut obtenir, et, sous ce rapport, considérer différentes influences, telles que celles :

  1. de l’âge
  2. du terrain
  3. de l’état sauvage ou cultivé
  4. du climat

L’âge a une influence marquée sur les propriétés des substances végétales. Il est en effet de ces substances qui jouissent de propriétés opposées selon l’âge auquel on les récolte. La laitue, d’abord très aqueuse et comestible, fournit plus tard un suc laiteux doué de propriétés actives. Des principes apparaissent ou disparaissent selon l’âge d’un végétal. La mauve et la guimauve deviennent acides et un peu astringentes vers la fin de leur végétation. Malgré de nombreuses exceptions, on peut dire cependant que c’est à l’époque de l’entrée en floraison que les plantes ont, en général, acquis toute leur plénitude d’action.

L’influence du terrain ne dépasse pas les limites du plus ou du moins d’activité. Les ombellifères, aromatiques, venues dans un sol sec, ne le sont que très-peu dans un sol humide, de même que les ombelliféres vireuses perdent une partie de leur activité lorsqu’elles croissent dans un sol sec au lieu d’un sol humide qui leur convient. Les solanées et surtout les alliacées et les crucifères exigent, pour une plus parfaite élaboration de leurs principes, un sol azoté. C’est pour cela que les terrains les plus propres à leur culture sont ceux situés dans le voisinage des habitations. La bourrache et la pariétaire exigent un terrain nitré. La belladone, la jusquiame, la stramoine, aiment les terrains légers ; la mercuriale et la fumeterre ne se rencontrent que dans terres meubles et amendées. Les plantes qui ont végété dans un terrain sec et pierreux contiennent plus de matière colorante, leur écorce plus de tannin, que celles qui croissent dans un terrain humide et gras.

Au delà de trois années dans le même terrain, la menthe poivrée dégénère : son huile volatile perd en qualité. Il est donc des plantes médicinales cultivées qui exigent des assolements.

Le climat a peut-être plus d’influence que le sol sur les propriétés des plantes. On peut donc établir comme règle générale que les végétaux doivent être pris dans les pays où ils croissent naturellement. Ces êtres, transportés dans un pays qui n’est pas le leur, ne tardent pas à dégénérer, et à n’offrir ni les mêmes principes, ni les mêmes propriétés. La rhubarbe, dont l’Europe a voulu enlever la culture à l’Asie, n’a plus, lorsqu’elle pousse chez nous, les vertus qu’elle possédait dans son pays natal. Le frêne, qui donne la manne en Sicile; les myroxylons, les copahuviers qui, au Pérou, fournissent les baumes de tolu et de copahu, ne laissent point exsuder ces produits dans nos contrées. La semence de cannabis indica, ainsi que nous l’avons reconnu nous-même, semée en France, donne une plante vigoureuse, plus vigoureuse même qu’en Asie ou en Afrique, mais elle n’a point ces propriétés enivrantes qui caractérisent si éminemment le chanvre de l’Inde, ou haschisch. Nous tenons en outre de M. Gastinel, pharmacien au Caire, qu’en Egypte, où le haschisch prospère, l’activité de cette plante varie d’une localité à une autre, quelquefois fort voisine. Cette remarque s’accorde avec celle de Haller, qui dit que la valériane venue dans les lieux bas et humides est bien moins efficace que celle qui croit sur les lieux élevés. D’autres auteurs ont fait la même remarque pour l’aconit, etc. Dans l’état actuel des choses, une géographie botanique médicale serait un travail fort utile.

La culture a une influence dont l’économie domestique nous offre tous les jours des preuves. C’est la culture qui diminue la saveur forte et désagréable des chicoracées, du céleri, des cardes. Mais, si dans ce cas elle est un avantage, il n’en est pas ainsi pour la matière médicale, car elle affaiblit et dénature les propriétés des végétaux; ainsi on ne cherchera pas un amer dans la chicorée étiolée des jardins. Cependant quelques plantes gagnent par la culture; telles sont les ombelliferes, les crucifères, beaucoup de labiées, etc.

Tout végétal, en parcourant les différentes périodes de sa vie, offre une racine, une tige, une écorce, des bourgeons, des feuilles, des fleurs, des fruits et des semences. Indiquons sommairement les règles à suivre pour la récolte de chacun de ces organes.

Les racines, ainsi que l’ont recommandé Dioscoride, Galien, Avicenne, doivent être récoltées au printemps ou à l’automne. Si on les arrache au printemps, c’est quand les feuilles commencent à poindre; en automne, c’est après la chute totale des feuilles et celle de la tige dans les plantes bisannuelles. Si les auteurs ont précisé ces époques, c’est qu’ils avaient reconnu que les racines croissent en automne après la maturation de la graine, parce que les sucs n’étant plus attirés vers les organes de la reproduction, redescendent dans les racines, qui prennent ainsi de l’accroissement jusqu’à ce que le froid arrête la végétation. Au printemps, au réveil de la végétation, la racine élabore de nouveaux sucs que les feuilles absorberaient bientôt et appauvriraient si on n’avait soin de les arracher à ce moment même. Les racines annuelles sont forcément récoltées lorsque la plante est en pleine végétation. Quant aux racines de plantes vivaces, il est convenable de ne les arracher qu’après plusieurs années de végétation. C’est ainsi que la racine de rhubarbe n’est récoltée qu’au bout de 4 ou 5 ans.

Le bois et l’aubier des tiges ligneuses sont plus denses, fournissent plus d’extrait en hiver qu’en toute autre saison; c’est donc cette époque qui doit être préférée pour la récolte de cette sorte de tige. Quant aux tiges herbacées, elles se récoltent après la foliation et avant la floraison.

Toutes les écorces doivent provenir de végétaux dans la force de l’âge et être récoltées quand la végétation de l’année est terminée, ou avant la floraison. En général, celles des arbrisseaux se recueillent en automne, et celles des arbres au printemps. L’écorce du même arbre présente quelquefois des couches, de propriétés fort différentes. Ainsi dans le sureau la première couche passe pour résolutive, et la seconde pour purgative. On sait que dans le quinquina les alcaloïdes sont localisés dans une couche et non disséminés dans toutes.

Les bourgeons sont écailleux ou non. On prend les premiers avant que la pérule qui les recouvre se soit détachée, les seconds avant que les jeunes feuilles accolées se soient désunies.

L’époque à laquelle il convient de récolter les feuilles est celle où elles ont acquis leur plus grande vigueur. Cette époque arrive pour les feuilles au moment où les organes reproducteurs commencent à poindre ; plus tard les sucs seraient absorbés par ceux-ci au détriment de celles-là. Les feuilles de plantes bisannuelles, solanées, digitales, etc., ne doivent être récoltées, selon quelques auteurs, que la deuxième année. Dans quelques plantes, les labiées par exemple, on remarque qu’en allant de la base de la tige au sommet, les feuilles sont de plus en plus aromatiques, en sorte que les feuilles de la partie supérieure différent peu des fleurs elles-mêmes. On est dans l’habitude de les récolter et de les employer ensemble : c’est ce qu’on a nommé des sommités fleuries.

Les fleurs doivent être, en général, récoltées avant leur entier épanouissement; car lorsque la corolle est tout à fait ouverte, l’odeur est moins vive et la couleur plus pâle. L’ovaire qui est alors fécondé, s’approprie tous les sucs des organes accessoires, qui dépérissent et tombent. La rose de Provins, exceptionnellement, est cueillie tout à fait en bouton. C’est qu’alors la couleur rouge et le principe astringent qu’on y cherche y sont plus développés.

Les fruits peuvent être divisés en fruits charnus et en fruits secs. Les premiers, destinés à être employés récents, doivent être cueilli à leur parfaite maturité. Cependant quelques fruits rouges, framboises, mûres, groseilles font exception à la règle, ou du moins, trop mûrs, ils donneraient un suc visqueux très altérable. Ceux que l’on veut conserver pendant l’hiver doivent être cueillis avant la maturité. La maturation s’achève dans le fruitier. Quant aux fruits secs, ils doivent être récoltés quand la graine et le péricarpe ont acquis tout leur développement, mais avant leur dessiccation naturelle. Les pavots gagneraient à être récoltés dès qu’ils commencent à tirer sur jaune.

Les semences doivent être collectées à leur maturité complète. Autrement l’eau qu’elles contiendraient encore, en se vaporisant, les laisserait désorganisées ; émulsives, elles ranciraient plus vite. Le moment de la récolte est d’ailleurs indiqué par celui de la déhiscence des valves dans les fruits capsulaires, et celui de la maturité du péricarpe dans les fruit charnus.

En thèse générale, le moment le plus convenable pour récolter les plantes ou leurs parties est lorsqu’il fait un temps sec et serein après le lever du soleil, alors que la rosée du matin est dissipée.

Calendrier

Janvier

Récolte. — Dans ce mois la végétation sommeille. On récolte cependant les noix de cyprès, la pulmonaire de chêne, les champignons médicinaux et quelques autres cryptogames. Les jujubes, les dattes, les figues, les raisins secs arrivent à Paris.

Préparations. — Les alcoolats et les hydrolats de plantes sèches faits en cette saison perdent plus vite l’odeur de feu ou d’empyreume qu’ils ont lorsqu’ils viennent d’être préparés. La congélation peut être employée à concentrer quelques liquides. Les miels colorés exposés au froid des nuits blanchissent, dit-on. Les résines, les gommes-résines, les gommes elles-mêmes, la gomme adragante en particulier, le castoréum, l’aloés, la gélatine pour bains, se réduisent bien plus facilement en poudre que dans toute autre saison, et la poudre ne se prend pas en masse aussi vite que celle obtenue en été. Les graisses naturelles préparées en hiver sont plus belles et plus fermes.

Février

Récolte. — Ce mois ne présente aucune particularité sur le précédent. Seulement quand l’hiver a été fort doux, on peut quelquefois se procurer des violettes cultivées et en faire le sirop ; mais elles sont plus abondantes au commencement du mois suivant.

Préparations. — Les mêmes.

Mars

Récolte. — Bourgeons de peupliers (et en avril), de sapin, la ficaire, les fleurs de narcisse, de pêchers (et avril), de primevère (et avril), de tussilage, de violettes.

Préparations. — Sirops de fleurs de violettes, de tussilage et de pêchers.

Avril

Récolte. — Feuille d’asarum (et mieux juillet), mandragore, fleurs d’ortie blanche.

Mai

Récolte. — Absinthe (1ère récolte), actée, anémone pulsatille (et avril), alliaire, benoite, beccabunga, cochléaria (1ère récolte), cresson (à Paris, on en trouve toute l’année), lierre terrestre (et juin), muguet, pensée sauvage, pulmonaire officinale, roses pâles (et juin), roses rouges (et juin), pivoine, raifort (1ère récolte), les turions d’asperges, les chatons de noyer.

Préparations. — On préparera donc dans ce mois les extraits d’anémone pulsatille, d’herbes antiscorbutiques ; les sirops de cochléaria, de cresson, de pensée sauvage, de pointes d’asperges, de raifort composé ; la pommade et l’huile rosat ; l’hydrolat de roses.

Juin

Récolte.Feuilles et sommités. Ache, alléluia, angélique (et juillet), armoise, asarum, aurone, bardane, belladone (1ère récolte), bétoine, bourrache, bugle, buglosse, caille-lait, capillaires indigènes, cardamine, chardon bénit, chicorée, digitale (1ère récolte et la préférable), épurge, erysimum, euphraise, fenouil, fumeterre, germandrée, guimauve, joubarbes, jusquiame, laitue vireuse, laurier cerise, marrube, nummulaire, pariétaire, pervenche, pissenlit, plantain, polygale amer, ronce, saponaire, scabieuse, véronique, verveine,

Fleurs d’arnica, de coquelicots, de camomille, de genêt, de lis, de matricaire, de nénufar, d’oranger (et juillet), de pied-de-chat, de sureau, de souci, de tilleul.

Fruits. — Cerises, fraises, framboises, groseilles, petites noix pour l’eau dite destrois noix.

Préparations. — Dans ce mois on fera donc les saccharolés et conserves d’angélique, de fleurs d’oranger, de belladone, de digitale, de jusquiame ; les extraits de belladone, de bourrache, de digitale, de fumeterre, de jusquiame, de nénuphar, de saponaire, de scabieuse ; les hydrolats de laurier-cerise, de fleurs d’oranger, les huiles simples de solanées, le baume tranquille, le populéum, les alcoolatures.

La préparation des sirops, sucs et gelées de cerises, de framboises, de fraises, de groseilles, sont l’occupation principale du mois de juin (et juillet).

Juillet

Récolte.Feuilles et sommités. Absinthe (2ème récolte), aigremoine, alchémille, argentine, basilic, bon-henry, calament, cataire, clématite, centaurée, chélidoine, cuscute, gratiole, hysope, marjolaine, marum, mauve, mélisse, mélilot, menthe (et août), millefeuille, millepertuis, nicotiane, origan, orpin, orvale, passerage, persicaire, renoncule, rosolis, romarin, rue, sabine, sanicle, sauge, scolopendre, scordium, scrofulaire, serpolet, tanaisie, thym, ulmaire, vulvaire.

Fleurs. Bleuet, bourrache, carthame, chèvrefeuille, lavande, mauve, œillet, ortie blanche, verge d’or.

Fruits et semences. Lupin, pavot blanc, persil, psyllium.

Préparations. — Les eaux distillées et les huiles volatiles de la plupart des labiées et d’autres plantes ci-dessus, en particulier les eaux distillées d’hysope, de mélisse, de menthe, de rue, de sabine, ainsi que celle de cerises noires ou merises.

Le mois de juillet, type des mois d’été, est favorable à la préparation du laudanum de Rousseau.

Août

Récolte.Feuilles et sommités. Belladone (2ème récolte), ansérines, cresson de Para, ményanthe, morelle, noyer, rue, stramoine.

Fleurs. Bouillon-blanc, grenadier, guimauve, houblon.

Fruits et semences. Tous les fruits séminoïdes des ombellifères, et en particulier d’angélique, d’anis, de coriandre, de ciguë, de phellandrie. Noix pour leur brou, concombres (et septembre), mûres.

Préparations. — On fera la pommade aux concombres, les sirops de mûres et de ményanthe, les extraits de stramoine, de ményanthe, de feuilles de noyer et de brou de noix.

Septembre

Récolte.Racines. Angélique, acore, aristoloche, asarum, asclépiade, asperges, bistorte, bugrane, canne, chélidoine, chicorée, chiendent, hellébore, fenouil et autres racines d’ombellifères, fougère, fragon, guimauve, iris, nénuphar, orchis, oseille, patience, pivoine, polypode, quintefeuille, raifort (2ème récolte), réglisse, tormentille, tussilage, valériane, douce-amère.

La récolte des racines crue que nous plaçons plus particulièrement en ce mois, peut se faire aussi au printemps, alors qu’elles n’ont encore poussé que les feuilles propres à les faire reconnaître, mais la récolte d’automne vaut mieux.

Feuilles. Mercuriale.

Fruits. Airelle, alkékenge (et octobre), berberis, cynorrhodon (et octobre), nerprun, ricin, sureau, yèble.

Miel, cire.

Préparations. — Le miel mercurial, les sucs et sirops de berberis, de nerprun, de verjus, les robs d’airelle, de sureau et d’yèble ; la conserve de cynorrhodon.

Octobre

Récolte. — Bulbes de colchique. Racines : aunée, bardane, bryone, consoude, cynoglosse, fraisier, garance, impératoire, rhubarbe indigène, roseaux, saponaire, valériane phu.

Feuilles. Chou rouge, pissenlit

Fruits. Genièvre, coings, pommes, raisin, sureau.

Divers. Gui de chêne, les bois en général, les pépins de coings.

Le safran, les grenades, arrivent à Paris.

Préparations. — Les sucs et sirops de coings, de grenades et de pommes.

Novembre

Récolte. — Bulbes de lis, de scille, de narcisse ; les écorces en général.

Les mannes arrivent à Paris.

Préparations. — Celles de colchique et de scille à l’état frais.

Décembre

Les oranges et les citrons arrivent à Paris ; on doit profiter de leur bas prix pour en faire les sucs et les sirops. Les préparations sont les mêmes qu’en janvier.

Récolte des plantes médicinales

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Pourquoi travailler sur soi ?

2 Mai 2016, 08:21am

Publié par pam

trouvé sur le site "Pravaha" :

Selon les chamans toltèques, il y a deux sortes d'hommes sur terre : ceux qui prennent le temps de s'interroger sur les gens et sur le sens de l'univers et de se demander qui ils sont et ce qu'ils font là, des hommes que les réponses toutes faites proposées par la société dans laquelle ils vivent ne satisfont pas et qui vont faire de ces deux questions le fondement d'une vie nouvelle, imprégnée d'un irrésistible parfum de liberté. Et puis il y a les autres, ceux qui, riches ou pauvres, cultivés ou non, se seront très tôt laissés hypnotiser par le brouhaha, les nécessités et les mirages de la vie quotidienne au point de ne jamais trouver le temps de se poser ce genre de questions, les trouvant inutiles ou même absurdes, une attitude et un choix que les chamans appellent "succomber à l'hypnose socialitaire".

Aventuriers de l'esprit, les premiers, s'ils persévèrent, ont une chance de devenir les créateurs de leur vie, portés par l'énergie du mystère de l'existence parce qu'ils l'auront regardé en face et accepté. Les seconds vivront le plus souvent dans le conformisme de leur époque, serviteurs du système en place, tournant le dos à l'inexpliqué et, par là, à eux-mêmes.

Le monde est en effet le miroir que chaque individu perçoit, une projection de soi, un processus circulaire que les chamanes appellent "anneau de pouvoir".

Comme le miroir, le monde ne nous renvoie que la représentation qu'en fabriquent nos perceptions personnelles, nos croyances et nos humeurs. Le vrai pouvoir de changer les choses se découvre et s'exerce à l'intérieur de soi, sur l'intérieur de soi.

Tous les psychothérapeutes dignes de ce nom et tous les chamans pratiquant la guérison spirituelle depuis de longues années sont amenés un jour ou l'autre à se demander pourquoi il est si difficile pour l'être humain de changer des croyances ou des comportements qui sont pourtant, à l'évidence, la cause de tant de souffrances, de mal-être et même de graves maladies. Mais il leur suffit de se rappeler combien de mémoires ancestrales, prénatales, familiales, éducatives et socialitaires ont façonné leur personnalité pour avoir la réponse : l'homme est littéralement et jusqu'au plus profond de ses cellules infiltré de programmations d'ordre karmique, culturel et affectif qui sont autant d'obstacles à tout changement.

Travailler sur soi devient ainsi le seul espoir pour l'homme de se libérer et de devenir celui que, tout au fond de lui, son nagual lui murmure qu'il peut être. Il est bien placé pour cela puisqu'en lui résident tous les changements et les potentiels créatifs de l'univers !

"L'homme ne naît pas libre mais il est libre de se libérer."

C'est donc pour lui à la fois une chance extraordinaire d'en avoir un jour le désir et sa plus grande responsabilité.

Les sages taoïstes désignent le travail sur soi par l'expression "chevaucher le tigre". Le tigre représente à leurs yeux cette force irrépressible qui fait mourir et renaître en permanence tous les êtres.

En travaillant sur soi, on ose affronter le tigre au lieu de fuir, on bondit sur son dos, on l'enfourche et on se fond dans sa force pour mieux orienter celle-ci pendant que s'éveille peu à peu la conscience de notre identité avec lui.

Auteur : Paul Degryse.

Pourquoi travailler sur soi ?

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humain ?

29 Avril 2016, 08:47am

Publié par pam

VANA VEROUTI. “LE SOUPIR DES DIEUX”.

“- Que sommes-nous censés faire ? Ne rien vouloir ? Ne rien avoir ?

- Pas du tout. Ce qui est mauvais, c’est de devenir frustré et malheureux, de désirer les choses que nous ne pouvons pas avoir.

- Et cette histoire de renaissance et de transmigration des âmes ?

- Le Bouddha dit que nos désirs ne s’achèvent pas dans la mort. Ils resurgissent encore et encore, soutenus par l’infinie chaîne de renaissances qui se déploie dans les plis de l’éternité. Mais attention : selon le Bouddha, la renaissance n’implique pas la transmigration d’une âme dans un nouveau corps. Pour lui, ce qui est transmis, ce sont les qualités mentales de la personne et non la personne elle-même. Une fois mort, le continuum d’un être humain, par lequel nous signifions les tendances de son caractère, tout ce qu’il a cultivé dans sa vie, est propulsé par la force du devenir dans un nouveau ventre et n’aspire qu’à se matérialiser dans le courant d’une nouvelle existence, comme une graine tombée à terre.

... Souviens-toi juste que l’affirmation du Bouddha pourrait expliquer pourquoi les saints ont toujours incité les gens à la bonté, à la compassion, à l’amour du prochain et à la paix. La loi du Karma est une réalité. Que cela nous plaise ou non, nous récoltons ce que nous avons semé, dans cette vie et dans l’au-delà.

- Et l’âme alors ? Est-ce qu’elle existe ?

- Elle existe, mais pas comme la religion nous la représente. L’âme est un flux d’énergie pur et éternel. Une énergie que l’on ressent, sans pouvoir la concevoir intellectuellement.

- Savoir que notre âme se réincarne dans un corps, et que notre propre corps est un amas de particules, cela me donne la chair de poule !

- Pourtant, c’est ainsi qu’opère la nature, et non seulement d’après le Bouddha mais aussi selon la science. Imagine le génie de Bouddha qui a découvert cela grâce à la méditation."

humain ?

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Un exercice de respiration pour stimuler la guérison

22 Avril 2016, 08:40am

Publié par pam

ELAN SARRO·JEUDI 21 AVRIL 2016

La maladie est la conséquence d’une rupture de l’harmonie, synonyme d’équilibre, sur le plan physique de l’être. Cette rupture peut avoir pour cause de nombreux facteurs, dont l’origine peut être tant physique que psychique, et Dieu sait si notre mode de vie moderne nous rend vulnérable face à ces multiples facteurs.

Heureusement, la nature a mis à notre disposition des moyens tout aussi puissants qu'harmonieux, pour nous aider à rétablir l’équilibre, et donc à guérir. L'un de ces moyens, parmi les plus puissants qui soient, mais aussi parmi les plus méconnus, étonnamment, c'est la respiration consciente et profonde. Peut-être savez-vous déjà que la maladie se développe généralement dans un terrain trop acide ; trop acide car insuffisamment pénétré par l'oxygène véhiculé par une respiration devenue, avec le temps, superficielle, à cause notamment des blocages psycho-physiques qui entravent le mouvement du diaphragme, qui est le muscle qui régule la respiration. Ces mémoires psycho-physiques accumulées au fil des années, se sont cristallisées dans notre corps et déséquilibrent sa physiologie, et toute rupture d'équilibre prolongée dans le temps, aboutit inévitablement à la maladie. Si la cause de la maladie se situe effectivement au niveau de ces mémoires psycho-physiques, alors on parle de maladie psychosomatique, et la guérison passe alors par la libération de ces mémoires. Toutefois, cela implique un travail en psychothérapie qui peut être conséquent, et nous n’en avons pas toujours les moyens à court terme. Qu'à cela ne tienne, il existe ce moyen très puissant, la respiration consciente, qui peut nous aider énormément, sans avoir à « creuser » au niveau des causes psychiques dans l’immédiat (il faudra néanmoins faire ce travail un jour où l'autre...).

La pratique de l’exercice suivant, plusieurs fois par jour, avec régularité, permet non seulement au corps d'éliminer une grande quantité de déchets métaboliques par la voie respiratoire (les poumons sont l'émonctoire le plus important du corps), contribuant ainsi à le décrasser, mais aussi et surtout à lui apporter cet oxygène manquant dont il a besoin pour neutraliser l'acidité excédentaire à l'endroit où la maladie se développe, ce qui aura, en toute probabilité, un effet puissamment curatif, quelle que soit la cause de son développement. D'autre part, si cet exercice est pratiqué dans un endroit naturel chargé en ions négatifs (le prâna de la tradition orientale), le corps reçoit une grande dose d'énergie vitale, qui lui sera des plus utiles également pour rétablir l'harmonie. Cet exercice peut également conférer une plus grande force au niveau psychique (confiance en soi, enthousiasme, magnétisme) et améliorer la qualité de notre sommeil, avec tous les bénéfices que cela implique sur tous les plans.

Voici cet exercice :

On s’assoit le dos bien droit, sur une chaise ou en tailleur. On rapproche très légèrement le menton des clavicules de manière à étirer très légèrement la zone de la nuque. On passe en revue le corps de la tête aux pieds, en ressentant et relâchant chaque partie (commander ce relâchement mentalement, partie par partie, tout en en ressentant les effets agréables). Cela ne prend pas plus de 4-5 minutes. Une fois arrivé au pied, le corps doit être bien détenu et une différence dans le flux de la respiration doit déjà être perceptible : libérée des crispations inconscientes et inutiles, elle est devenue plus profonde, plus fluide. A ce stade, l'oxygénation est meilleure, mais peut encore être l'améliorer. Pour se faire, on se concentre sur le bas-ventre (le hara de la tradition japonaise), en pleine conscience, et sur cette zone uniquement, à l'exclusion de toutes les autres. Tout en ressentant le bas-ventre, on imagine qu'il s'y trouve une éponge que l’on va chercher à compresser, à « essorer », durant l'expiration, en se servant uniquement des muscles de l’abdomen. On compresse cette éponge en poussant l'abdomen vers la colonne vertébrale, tout en ressentant bien les sensations produites par cette compression, dans le bas-ventre. Cela aura pour effet de pousser le diaphragme vers le haut et donc de bien vider les poumons de tout l'air vicié qu'ils contiennent (air vicié qui représente, symboliquement, nos vieux schémas désuets, limitatifs, qu’il nous faut lâcher pour nous ouvrir à l'influence bénéfique de notre véritable « Moi »). Mais attention, surtout ne pas compresser la cage thoracique ; elle doit rester quasiment immobile, bien bombée, durant tout l'exercice. Une fois les muscles abdominaux bien contractés et l'éponge imaginaire bien essorée (sans forcer toutefois, cette contraction ne doit pas être douloureuse...), on relâche ces muscles et on laisse l'inspiration se faire toute seule, sans contrôler quoique ce soit, en se concentrant uniquement sur le relâchement global du corps. On laisse également le début de l'expiration se faire tout seul, et on l’approfondit ensuite avec la compression volontaire des muscles abdominaux, et ainsi de suite.

Cet exercice peut être pratiqué durant 10 minutes (1ère phase de relaxation inclue), trois fois par jour (matin, midi, soir), si possible avant les repas, quand l'estomac est vide. Cet exercice est sans danger, sauf si l’on souffre de graves pathologies respiratoires ou cardiaques, auquel cas il serait préférable de demander l'aval d'un médecin. Après quelques jours de pratique régulière, si on le sent bien, on peut augmenter progressivement la durée de l'exercice.

Elan Sarro www.aucoeurduvivant.net

Un exercice de respiration pour stimuler la guérison

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