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Les autorités de santé nuisent à la santé.

15 Novembre 2013, 09:03am

Publié par J.M. Dupuis

in Santé Nature Innovation :

Notre santé entre de mauvaises mains
  1. Les études scientifiques n'existent pas toujours. Les bureaucrates européens sont partis du principe qu'il « suffit » aux fabricants de présenter un dossier de recherche démontrant les vertus thérapeutiques de chaque aliment, comme s'il s'agissait de médicaments. Mais les aliments n'étant pas brevetables, personne n'a les moyens ni le temps de réaliser des études. Ce fut par exemple le cas du pruneau : personne n'ayant réalisé d'études assez « scientifiques » sur les effets laxatifs du pruneau, pourtant parfaitement connus, ils décidèrent d'interdire cette allégation. Des milliers d'aliments furent ainsi privés d'office de la possibilité d'être vendus avec des allégations thérapeutiques pourtant bien établies.
  2. La tâche est trop vaste. Il existe des dizaines de milliers d'aliments naturels, qui se présentent sous des formes différentes. Ainsi l'ail rose n'est pas l'ail blanc, et les espèces européennes ne sont pas les espèces chinoises. La plupart des aliments naturels agissent en synergie. Il faudrait au Comité travailler plusieurs siècles pour rendre un avis éclairé sur chaque produit. Ne sont donc étudiés que les grands classiques, comme la vitamine D, les oméga-3, les probiotiques, et le reste passe aux oubliettes.
  3. Les experts sont incompétents. Trop sélectionnés pour leurs diplômes en médecine conventionnelle et surtout en « toxicologie », beaucoup sont formés à voir des poisons partout. Par contre, ils n'ont généralement aucune formation valable en nutrition. Pour eux, médecine rime avec médicaments chimiques, tout le reste n'étant que « remèdes de bonne-femme ». Cela joue encore en défaveur de milliers de produits naturels qui sont rayés de la liste.
  4. Opacité et conflits d'intérêts : les experts sont désignés par l’EFSA dans l'opacité et sans garantie sérieuse de leur indépendance vis-à-vis des lobbys industriels. La présidente, Diána Bánáti, a été obligée de démissionner en 2012, ayant simplement « oublié » de déclarer son conflit d’intérêt avec le lobby pro-OGM International Life Sciences Institute (ILSI) où elle est retournée travailler. Une autre démission a fait grand bruit : celle du commissaire européen en charge de la Protection des consommateurs (DG SANCO), M. John Dalli, pris la main dans le pot de miel du lobby du tabac. Jean.Marc Dupuis.
Les autorités de santé nuisent à la santé.
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