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Médecine cherokee et guérison

1 Mars 2014, 09:02am

Publié par pam

“Vous devez commencer avant tout par reconnaître vos erreurs et arracher ainsi de vous ce qui vous donne l’apparence de la maladie. Car celle-ci vient de la disharmonie qui existe entre vous et votre profondeur. Nous devons tous être en harmonie avec ce qui est naturel car c’est l’harmonie qui maintient le corps en bonne santé. Reconnaissez que votre corps et votre cœur ont besoin d’être purifiés.

La plupart des hommes n’arrêtent pas de répéter : “Je veux ceci, je veux cela...” Ils ont le sentiment que s’ils n’obtiennent pas ce qu’ils désirent, tout ira de travers, que leur vie ne vaudra pas la peine d’être vécue. C’est l’inverse que nous devons faire. Commencez par être reconnaissants pour tout ce qui vous est donné. C’est cela la première médecine. Vous n’avez pas idée de l’énergie que vous économiseriez si vous agissiez ainsi.

Vous pouvez aussi apprendre à avoir un regard nouveau sur la souffrance. Dans certains cas, vous pouvez même rendre grâce pour cette souffrance, parce qu’elle est souvent pour vous un moyen de vous purifier.

Ce que vous devez apprendre surtout, c’est à cultiver votre énergie et à sentir la lumière qui est en vous. Nous devons donner à cette lumière le droit de grandir en nous, à cette énergie les moyens de s’équilibrer, de se stabiliser pour notre bénéfice et aussi pour tous les hommes.

Le corps que nous avons nous a été prêté pour le temps de notre vie. Nous devons jusqu’au bout le conserver en bon état. Pour cela, nous devons comprendre que chacun de nous est unique, qu’il n’y a pas deux corps semblables. C’est pourquoi, chez les Cherokees, nous ne prescrivons pas la même ordonnance pour deux personnes. L’art de la médecine consiste à trouver la drogue qui correspond à chaque personne et qui peut lui donner de l’énergie. Nous recommandons souvent aux malades d’aller marcher dans la campagne en étant aussi conscients que possible afin de sentir s’ils sont attirés par telle ou telle plante.

Nous ne sommes pas des unités séparées mais nous faisons partie de l’univers. L’énergie qui monte en nous est commune à tous les êtres. Celle qui monte de la terre et celle qui descend du ciel se rejoignent en notre cœur. À chaque instant, nous devons être conscients de cette rencontre. L’énergie de la Terre est la vraie nourriture de notre corps.”

Cartier in “Les gardiens de la terre”.

Médecine cherokee et guérison

“Si la guérison n’intervient pas, ce peut être pour des raisons karmiques ou parce que la personne a une leçon à apprendre de la maladie.”

“En leur imposant les mains, je les aide à rétablir en eux l’équilibre.”

“En vous voyant, j’ai vu la peine de vos ancêtres, la peine que vous avez eue avec vos enfants, la peine de votre enfance à vous. Tout cela vous l’avez emmagasiné et votre hanche a été déformée. Cela s’est produit chez vous entre 4 et 7 ans. Vous avez pris cette position fautive pour vous défendre. Chaque chagrin en vous s’est installé là. Les muscles se sont contractés. Cela suffit pour expliquer le déséquilibre de votre colonne vertébrale qui est la cause de votre souffrance. Vous avez le droit d’être heureuse et l’énergie de l’univers va vous aider.

Il vous arrivera encore de souffrir car la mémoire du corps ne s’en va que petit à petit mais vous irez de mieux en mieux.”

Cartier in “Les gardiens de la terre”.

Médecine cherokee et guérison

“Le principe de base de la médecine cherokee, c’est que chaque personne est unique. Son traitement doit donc être unique lui aussi et étroitement adapté à son tempérament. Chaque personne a des esprits auxquels elle peut faire appel, une herbe qui lui convient tout particulièrement. De plus, c’est une médecine globale. Nous soignons l’homme total en évitant de séparer le physique, le mental et le spirituel. La médecine devient ainsi une philosophie. Nous insistons beaucoup sur le fait que chacun doit se sentir responsable de sa propre santé, et que, pour cela, il doit se connaître, apprendre à savoir ce qui est bon pour lui. C’est vraiment une médecine équilibrée et extrêmement puissante.

Nous commençons toujours une réunion en saluant les quatre directions dans le sens des aiguilles d’une montre. Cela constitue ce que nous appelons la roue de la médecine.

Nous commençons par l’est qui représente le chemin du soleil, la voie spirituelle et, en même temps, le respect pour tout ce qui vit, qu’il s’agisse des animaux, des oiseaux, des fleurs, des minéraux, et bien entendu de nos frères et sœurs les humains. La couleur de l’est est généralement le jaune et quelquefois le rouge.

Nous nous tournons ensuite vers le sud qui représente le chemin de la jeunesse et de l’innocence. Le cercle de la famille est à l’image du cercle de la vie. Cette direction donne de l’énergie aux forces vitales. Le sud est aussi le chemin de la paix qui consiste à apprendre à connaître les autres, à les respecter, à connaître les plantes et à les utiliser, à connaître les jeunes et à savoir les éduquer. La couleur du sud est le vert de la vie nouvelle ou le blanc de la pureté et de l’innocence des jeunes enfants.

L’ouest est la direction de la médecine physique, de la guérison par les mains, de la relaxation, de la méditation, de la conscience de soi-même, de l’entretien du corps. Tournés vers cette direction, les Anciens apprennent aux enfants à s’estimer eux-mêmes, à se contrôler et à établir de bonnes relations avec les autres. La couleur de l’ouest est le noir. Elle symbolise l’aspect sacré de la vie.

Le nord est la direction du calme, de la tranquillité et du partage. Il s’agit d’élever la conscience à son plus haut niveau de réceptivité. Et aussi d’aider les autres à prendre conscience de leurs responsabilités. L’image qui revient le plus souvent lorsqu’on pense au nord est celle de deux personnes qui se tiennent par la main sur un sentier de montagne. La couleur du nord est le blanc. Elle symbolise le calme et la pureté de l’esprit.

Le cercle de la vie entoure les quatre directions qui représentent l’équilibre et l’harmonie. Nous sommes tous reliés et nous avançons tous sur le chemin de la renaissance et du renouvellement. Équilibre, harmonie, n’est-ce pas ce dont notre monde a le plus besoin ?

Le chaman a le pouvoir de guérir mais aussi, trop souvent, de jeter de mauvais sorts. Une personne spirituelle ne fait pas cela.

Lorsque nous prononçons le mot “spirituel”, nous ne faisons pas référence à une religion. Sur la roue de la médecine, la direction de l’est nous aide à prendre conscience que nous sommes spirituels tout comme nous somme physiques. Il se trouve que je suis en ce moment dans un corps physique mais je suis aussi relié aux esprits de tous ceux qui sont venus avant moi sur la terre. Tous ces messages se trouvent dans l’ADN que je porte en moi. Nous comprenons la spirale de l’ADN : les Anciens parlent depuis toujours de la spirale de la vie et de tous les messages que nos transmettent ceux qui sont venus avant nous.

Nous ne parlons pas de réincarnation mais de transfert de l’esprit.”

“Chaque geste que nous faisons a une résonance spirituelle. Quand les gens veulent m’aider à arracher les “mauvaises herbes”, je les invite à se demander ce qu’ils doivent arracher à l’intérieur d'eux-mêmes. Quand ils sèment, ce qu’ils voudraient semer à l’intérieur d’eux-mêmes.

Nous avons perdu, nous, cette capacité à remercier pour tout ce qui nous est donné. Nous ne savons qu’abuser des cadeaux reçus. Pour moi, faire le jardin à la manière indienne, c’est remercier sans cesse pour l’abondance et la beauté, c’est faire de cette terre un lieu d’harmonie en même temps qu’un lieu de production.

Faire un jardin, cela n’a l’air de rien mais je suis persuadée, comme la plupart des Anciens, que les temps sont en train de venir où il nous faudra être capables de cultiver nous-mêmes notre propre nourriture.

Nous plantons en spirale car pour nous elle est très importante. C’est la spirale d’énergie qui monte de la terre et qui descend du ciel. Et aussi la spirale du cœur. En nous, l’ADN est une spirale. Ma vision de ce jardin a donc été celle d’une spirale qui monte de la terre. Elle monte en beauté à partir du centre et tourne autour des légumes et des fruits pour arriver jusqu’à nous. Je fais d’autres jardins sans spirale car c’est long et compliqué, l’essentiel est de comprendre qu’il s’agit toujours d’un espace sacré. J’invite les gens à entre par l’est pour amener l’énergie avec eux, à tourner dans le jardin dans le sens des aiguilles d’une montre.

Pour faire un jardin il faut savoir prendre son temps, il ne faut rien brusquer, rien bousculer, car tout ce qui vit à une âme, même le plus humble brin d’herbe.

Réaliser cela et le vivre dans la profondeur de mon être a été pour moi une extraordinaire révélation et une révolution dans ma vie.”

Cartier in “Les gardiens de la terre”.

Médecine cherokee et guérison
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