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Technique de méditation.

20 Mai 2014, 06:47am

Publié par pam

d'après :

CHÔGYAM TRUNGPA. LE CHEMIN EST LE BUT.

Manuel de base de méditation bouddhique.

1995. 2005, Édition Véga.

extraits.

La pratique de la méditation implique une notion fondamentale de continuité. Il n’est pas nécessaire d’opérer une discontinuité dans notre relation avec nous-même et avec l’autre, de chercher à devenir une meilleure personne ou les possibilités de nous réformer.

La pratique de la méditation est une façon d’entretenir notre confusion, chaos, agressivité, passion, mais en travaillant avec cela, en le considérant d’un point de vue éveillé.

Shamatha : développement de la paix. Le terme paix se réfère à l’harmonie conjuguée à la rectitude, plutôt qu’au plaisir préféré à la douleur. Nous avons fait l’expérience de la douleur, de l’inconfort, parce que nous avons échoué à communiquer avec l’harmonie des choses telles qu’elles sont. Pour la première fois, nous sommes capables de nous voir tels que nous sommes, c’est la paix.

C’est plus que relever notre niveau de potentialité.

Il s’agit de développer notre attention, pas la concentration attentive sur les bancs de l’école, plutôt être pleinement attentif, plein d’attentions, une nouvelle approche, un développement de la paix, de l’harmonie, de l’ouverture.

L’enseignement ne doit pas être une entité extérieure harcelante mais une partie de vous, votre conviction propre. Il faut juste être, simplement, et garder un oeil attentif.

Sans la pratique de la méditation, impossible de faire un pas en direction d’une compréhension personnelle du véritable bouddhadharma. Bouddha inventa cette technique et traversa le même processus expérimental, il ne s’agit pas d’un mythe, nous pouvons suivre son exemple.

La technique de base consiste à s’identifier à sa respiration ou, pendant la méditation en marchant, à la marche.

Quand nous pratiquons, nous devrions mettre 25% de notre attention dans la respiration ou la marche, et le reste de notre activité mentale devrait être relâché, laissé ouvert. Être concentré à 100% rend stupide, tellement concentré qu’il n’y a plus d’espace pour communiquer, pour s’ouvrir. Une concentration trop lourde sur la technique amène toutes sortes d’activités mentales, frustrations, fantasmes. 25% d’attention, 25% de détente, 25% occupés à entrer en amitié avec soi, 25% connectés à l’attente, esprit ouvert à la possibilité que quelque chose arrive pendant la session de pratique. Se séparer donne plusieurs possibilités d’identification, c’est l’ensemble de l’expérience.

Ces quatre aspects de l’attention sont comparés aux quatre roues du chariot : concentration, ouverture, attention, attente. Ces techniques sont les plus simples, les plus puissantes, immédiates, pratiques, pertinentes pour notre vie. Il existe une tradition ou l’on trouve la notion, liée à la respiration, de mélanger l’esprit et l’espace. Cette combinaison joue un rôle important dans le développement du méditant. L’attention devient conscience attentive. Elle porte de l’intérêt à la précision de toutes sortes de choses, à la simplicité de la respiration, aux sensations du corps, aux expériences de l’esprit (flux mental et souvenirs). La conscience attentive est décrite comme la 1° expérience de la non-ego-ïté, 1° introduction à la compréhension de l’absence d’ego. Elle est dans ce cas globale plutôt qu’orientée. Il n’y a pas d’objet de conscience : vous êtes complètement conscient de l’ensemble, de vous, de l’autre, de vos activités et des siennes en même temps, tout est ouvert.

Il faut dompté son esprit pour commencer une discipline spirituelle, développer santé fondamentale, réconciliation, acceptation. Le niveau du débutant est une voie étroite, très sévère.

Il ne s’agit pas de conquérir mais de réconcilier, de vous réconcilier avec cela.

À ce stade, la seule voix intelligente est celle de l’observateur, on en parle comme de la conscience de soi.

Inutile d’essayer de savoir qui ou quoi est confus, l’ensemble deviendrait compliqué. Il faut simplifier, dépouiller, sans essayer de le faire, c’est le point de départ. Devenir ami avec soi-même. Ne pas faire le tri entre ce qui est meilleur et ce qui ne l’est pas : trier produit d’autres problèmes.

Lâcher prise est observer la respiration, observer la respiration est lâcher prise.

La méditation n’est ni une médecine, ni une thérapie, juste une façon inconditionnelle d’être en vie.

Selon la tradition bouddhiste, il y a cinq sentiers qui composent le chemin : le sentier de l’accumulation, celui de l’unification, celui de la vision, celui de la méditation et celui de la cessation de l’apprentissage.

Attendre quelque chose, c’est perdre votre temps, car vous n’allez rien obtenir.

Technique de méditation.
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