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APPRENDRE À RESTER PRÉSENT.

3 Août 2014, 05:51am

Publié par pam

PEMA CHÖDRÖN. “LES BASTIONS DE LA PEUR”.

Pratique du courage dans les moments difficiles.

Extraits, résumés, fiche de lecture du chapitre 4 :

APPRENDRE À RESTER PRÉSENT.

Chôgyam Trungpa Rinpoché : “La pratique de la méditation est considérée comme un bon, excellent moyen de vaincre la guerre dans le monde : notre guerre comme une plus grande”.

En tant qu’espèce on ne devrait jamais sous-estimer sa faible tolérance à l’inconfort. Être encouragé à demeurer avec sa vulnérabilité est utile. La médiation assise, pratique de l’attention et de la conscience en éveil, sert de soutien pour apprendre à le faire, base d’entraînement à la bodhichitta. La méditation développe la bienveillance, la compassion, nous donne un moyen de nous rapprocher de nos pensées et émotions, d’entrer en contact avec notre corps. Véhicule pour apprendre à être une vraie personne tendre envers nous et les autres.

Au milieu du dialogue intérieur, conversation incessante avec soi, on fait l’expérience d’une pause, on reconnaît sa capacité à se détendre dans la clarté, l’espace et la vigilance infinis déjà présents dans son esprit. On vit des moments où l’on est juste là. On reste simplement là, on se détend de plus en plus, dans la dimension ouverte de son être. C’est comme sortir d’un monde de fantasmes et découvrir la simple vérité. Prendre du temps seul avec soi.

Mais il n’y a aucune garantie que la méditation soit bénéfique : on peut la pratiquer des années sans la voir faire son chemin dans notre cœur et notre esprit. On peut utiliser la méditation pour renforcer ses croyances erronées : se protéger de l’inconfort, se remettre d’aplomb, réaliser ses espérances et dissiper ses craintes. Ça se produit quand on n’a pas bien compris pourquoi on pratique la méditation. Ce n’est pas juste un outil pour bien se sentir. Même le méditant chevronné fait l’expérience de la douleur physique et psychologique. La méditation prend le pratiquant là où il est, avec sa confusion et sa santé Cette acceptation complète de soi-même tel qu’on est est est maitri, relation simple et directe avec son être.

Essayer de se remettre en bon état est inutile, cela implique combat et dénigrement de soi.

Essayer de changer ne marche pas, à la longue, car c’est résister à sa propre énergie. Une transformation durable ne se produit que lorsqu’on s’honore en tant que source de sagesse et de compassion. C’est ici-même, dans ce qu’on souhaiterait jeter, qu’on peut découvrir la chaleur et la clarté de la bodhichitta. C’est seulement quand on commence à se détendre avec soi-même que la méditation devient un processus transformateur. Quand on entre ne relation avec soi, sans se faire la morale, sans dureté, sans tromperie on peut abandonner les habitudes nuisibles. Sans maitri, ça tient du mensonge de prétendre qu’on renonce aux bonnes vieilles habitudes.

On cultive quatre qualités principales quand on médite : détermination, vision claire, expérience de la douleur émotionnelle et attention au moment présent. Bonne façon d’entre en relation avec les situations difficiles du quotidien.

...à suivre....

APPRENDRE À RESTER PRÉSENT.

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