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"Réflexions d'un médecin bouddhiste à l'usage des soignants"

7 Août 2014, 05:44am

Publié par pam

suitet à l'extrait d'hier, un autre livre d'un médecin bouddhiste qui m'avait fortement touché et qui me parle toujours : le Dr. Daniel Chevassut et ses "Réflexions d'un médecin bouddhiste à l'usage des soignants" :

commençons par la préface du Lama Cheuky Sèngué :

Du point de vue bouddhique, l’art médical est une révélation sacrée : celui qu’on appelle le Bouddha Médecin, en essence proche du Bouddha Shakyamuni, apparut à un cercle de médecins, sages, dieux et bodhisattvas rassemblés sur le mont Malaya, dans le sud de l’Inde, afin d’énoncer l’ensemble des principes de l’art médical. Pour ce faire, il créa deux émanations de lui-même afin qu’ils se livrent à un dialogue. Issu de son cœur, “Sagesse de la Science” vint prend place dans l’espace, tandis que “Né de l’Esprit”, issu de sa gorge, vint s’asseoir sur le sol. Le second posa les questions, le premier y répondit. Le fruit de leur dialogue, consigné par écrit, constitua ce qu’on appelle les Quatre Tantras de médecine, sur lesquels repose toute la médecine bouddhiste traditionnelle.

Cette histoire est typique d’une intervention du Bouddha, car elle met en œuvre les deux qualités fondamentales de l’être éveillé : la compassion qui motive l’acte et l’omniscience qui le rend parfait.

Sans la volonté de soulager la souffrance, on ne voit guère comment l’art de soigner aurait vu le jour.

Du point de vue bouddhique, ce désir de supprimer la souffrance, qu’on l’appelle compassion, amour, bienveillance, appartient à notre nature éveillée. En ce sens, la médecine est nécessairement une science qui possède un certain caractère sacré.

De la notion de compassion, issue du sacré et associée à la médecine, deux conclusions :

- les thérapeutes, chefs de service ou aides-soignants, s’ils n’ont pas besoin d’être omniscients ou compassionnels doivent au moins être animés par un certain amour, sinon ils se coupent de la simple raison d’être de leur activité.

- les patients doivent comprendre que cette compassion et son expression médicale ne sont pas un droit qui leur est dû, mais un cadeau offert.

Le thérapeute doit la bienveillance au malade, le malade doit la reconnaissance au thérapeute.

"Réflexions d'un médecin bouddhiste à l'usage des soignants"

INTRODUCTION.

On tire beaucoup de profit de la lecture du parcours d’hommes ou de femmes du présent et du passé, dont la quête de vérité et la soif de vivre ont été le moteur profond de toute leur existence. Ils m’ont conforté et me conforte dans mes espoirs de croire en un idéal d’amour, de joie, de beauté, de paix et de justice et dans ma capacité à ne pas baisser les bras dans l’épreuve, face à l’adversité ou devant l’immensité de la tâche à accomplir.

À l’image de la société actuelle, la médecine aujourd’hui va mal. Pas seulement la discipline médicale, mais aussi ceux qui sensés l’exercer. Paradoxe pour une structure dont l’objectif est de soigner et de prendre soin des autres.

Éléments de réflexion pour promouvoir une médecine d’avenir à la fois compétente, efficace, ouverte, intelligente et profondément humaine. Favoriser une vision où soit réhabilitée la dimension sacrée de la médecine et rendu plus évident le respect des patients et des soignants.

Témoignage d’une quête spirituelle...

"Réflexions d'un médecin bouddhiste à l'usage des soignants"

RÉFLEXIONS D’UN MÉDECIN BOUDDHISTE À L’USAGE DES SOIGNANTS ET DES SOIGNÉS.

Dr. Daniel Chevassut. Éditions Sully. 2007.

suite demain...

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