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prise de conscience des hommes...

5 Septembre 2014, 05:53am

Publié par pam

“Il est peut-être trop tard pour une prise de conscience des hommes. La Terre est trop gravement atteinte. Normalement, nous devrions déjà être tous détruits mais le Créateur nous donne encore du temps pour que certaines personnes puissent survivre. Celles qui auront eu la sagesse de se regrouper dans des communautés et de vivre directement des fruits de la terre. Tous les Anciens disent qu’il n’y a plus beaucoup de temps, une dizaine d’années peut-être. Sun Bear affirme que les trois quarts de l’humanité vont disparaître. Il y aura un bouleversement total, un renversement des pôles. Les plus menacés sont ceux qui vivent dans les villes.

Cette catastrophe est nécessaire pour purifier la Terre. Trop d’humains ont choisi d’accumuler des biens matériels. C’est tout juste s’il y en a cinq pour cent qui ont une conscience un peu éveillée. Mais il y en a bien moins encore qui sont vraiment détachés.

Le véritable abandon, c’est de ne pas rester attaché aux biens matériels parce qu’ils sont transitoires. Il faut savoir partager. Donner chaque fois qu’on reçoit.

La panique ne sert à rien. La seule chose à faire, c’est de travailler sur soi pour se mettre en accord avec ce que le Créateur attend de nous.

La Terre est malade de l’homme, l’homme est pour elle un cancer qui la tue à petit feu.”

“Chaque geste que nous faisons a une résonance spirituelle. Quand les gens qui viennent veulent m’aider à arracher les “mauvaises herbes”, je les invite à se demander ce qu’ils doivent arracher à l’intérieur d'eux-mêmes. Quand ils sèment, ce qu’ils voudraient semer à l’intérieur d’eux-mêmes.

Nous avons perdu, nous, cette capacité à remercier pour tout ce qui nous est donné. Nous ne savons qu’abuser des cadeaux reçus. Pour moi, faire le jardin à la manière indienne, c’est remercier sans cesse pour l’abondance et la beauté, c’est faire de cette terre un lieu d’harmonie en même temps qu’un lieu de production.

Faire un jardin, cela n’a l’air de rien mais je suis persuadée, comme la plupart des Anciens, que les temps sont en train de venir où il nous faudra être capables de cultiver nous-mêmes notre propre nourriture.

Nous plantons en spirale car pour nous elle est très importante. C’est la spirale d’énergie qui monte de la terre et qui descend du ciel. Et aussi la spirale du cœur. En nous, l’ADN est une spirale. Ma vision de ce jardin a donc été celle d’une spirale qui monte de la terre. Elle monte en beauté à partir du centre et tourne autour des légumes et des fruits pour arriver jusqu’à nous. Je fais d’autres jardins sans spirale car c’est long et compliqué, l’essentiel est de comprendre qu’il s’agit toujours d’un espace sacré. J’invite les gens à entrer par l’est pour amener l’énergie avec eux, à tourner dans le jardin dans le sens des aiguilles d’une montre.

Pour faire un jardin il faut savoir prendre son temps, il ne faut rien brusquer, rien bousculer, car tout ce qui vit à une âme, même le plus humble brin d’herbe.

Réaliser cela et le vivre dans la profondeur de mon être a été pour moi une extraordinaire révélation et une révolution dans ma vie.”

“Avant, les terres indiennes étaient communales. Chacun occupait juste ce qu’il pouvait travailler et le reste appartenait à tout le monde, formule idéale.”

Cartier in “Les gardiens de la terre”.

prise de conscience des hommes...

“Tout le monde savait que la Terre se réchauffait, tout le monde se doutait qu’elle préparait sa mue, qu’elle n’avait pas d’autre choix que de s’adapter pour survivre, comme n’importe quel organisme vivant, mais tout le monde s’en contrefoutait, tout le monde ne songeait qu’à jouir de ses privilèges, qu’à étendre ses possessions, qu’à s’étourdir en danses macabres sur des scènes de plus en plus branlantes. "

Pierre Bordage in “L’évangile du Serpent”.

prise de conscience des hommes...
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A
Entièrement d'accord avec toi sur le fond. Mais si on se base sur le partage, alors il peut très bien y avoir une division des tâches. Donc je laisse les agriculteurs cultiver, et je leur acheté mon panier bio.
Je vois des évolutions sur Nantes. Il y a une vrai réflexion sur l'aménagement de certains espaces de la ville, dont l'île de Nantes. L'idée, par exemple, est de favoriser une mixité sociale, de mêler bureaux et habitats, etc. S'il y a partage, alors partageons. Je comprends le choix de l'autarcie à une époque ou la société marchait sur la tête et ou c'était la seule solution. Mais aujourd'hui, je pense que c'est plus facile de vivre en accord avec ses idéaux et qu'on peut le faire en renforçant les échanges, et non en les limitant,
Quant à la décroissance, ça me paraît incongrue si l'on se situe dans la société de la connaissance. Que les idées, les infos, les écrits et les échanges se multiplient, ça fait de mal à personne. Tu vois, j'ai découvert à Nantes un fablab qui dispose d'une imprimante 3D. Partageons les imprimantes, mais développons les innovations du type de cette imprimante.
Bref, je suis résolument optimiste ! Et je suis convaincue que tu as été d'avant-garde, et que maintenant c'est plus facile. Grosses bises Pam
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P
"La Conscience Globale, c'est prendre chaque jour, individuellement et collectivement, conscience qu'un simple choix implique des conséquences éloignées. Et l'addition de ces conséquences forment des moteurs de destruction.
Il est également possible que ces choix forment des moteurs de changement et de transition. Nous ne devons pas, pour ce faire, devenir des exemples de perfection et des donneurs de leçons. Simplement, étape par étape, adapter nos modes de vie à plus de cohérence." Monsieur Mondialisation.
P
pardonne moi mon dernier commentaire peut être trop négatif !!! je ne t'ai pas répondu tout de suite car partie quelques jours aider maman à fermer la maison de vacances pour l'hiver... Je te suis sur l'idée qu'on est tous complémentaires et que dans l'idéal chacun devrait pouvoir faire ce qu'il fait le mieux et partager avec les autres selon ses envies et ses besoins... et je ne doute pas que ta génération ou celles qui suivent arriveront à mettre de plus en plus en commun leurs savoirs, leurs compétences... on voit tellement d'exemples positifs et constructifs sur le net... quant à Nantes je t'envie d'y vivre, c'est une ville qui semble plus qu'attirante et en pointe sur de nombreux sujets de partages. J'espère que ta rentrée se passe bien et que tu pourras faire tout plein de belles nouvelles rencontres, tout plein de bons échanges et partages loin des individualistes avides de pouvoir qui t'ont pourri la vie l'an dernier ! je t'embrasse, profites bien de ce beau week-end ensoleillé, aujourd'hui déjeuner chez Marjolaine avec les 4 générations et des huitres ramenées du bassin d'Arcachon, on va se régaler !!! et on fera suivre des photos sur facebook !!
P
Je comprends ton point de vue, la ville, la machine à laver, le confort... mais vu que nous sommes 9 milliards et que cette planète n'est pas expansible il est évident que si nous voulons tous ce même confort (et pourquoi le voudrions nous seulement pour nous ?) et compte tenu de ce qui se dessine actuellement sur cette planète (excès en tous genres d'une poignée de privilégiés dont nous faisons partie ? au détriment de la grande masse des autres), des excès et des mauvais choix de nos parents, même si nous ne voulons pas retourner en arrière je pense que nous n'aurons bientôt plus le choix : soit faire le vide par des guerres à répétition, soit quelques dizaines de milliers de privilégiés bunkerisés dominant une foule de pauvres gens parqués dans des camps (ça ne s'appellera plus des villes...) affamés, mal logés, mal soignés et peut être livrés à la violence de leurs voisins ou alors dans un environnement si sécuritaire que plus personne ne pourra plus faire un pas de travers.... bref je lis de la science-fiction depuis cinquante ans, de nombreux scientifiques se sont attelés au problème, je vois mal comment l'humanité peut s'en sortir pacifiquement et équitablement pour tous sans revoir nos prétentions à la baisse, envisager le partage comme fondement même de la civilisation, trouver les moyens de limiter au maximum notre impact écologique. Ca ne veut pas dire revenir à la préhistoire, mais je crois profondément aux bienfaits de la décroissance. C'est le seul moyen de partager les ressources et de revenir à l'essentiel. J'imagine mal aujourd'hui me passer d'internet, des hôpitaux et des milliers d'autres "progrès techniques" mais j'ai sans problème supprimé déjà tellement de choses que je pensais essentielles à mon bonheur que si j'étais sure que cela puisse aider les autres à avoir autant que moi je supprimerai de ma vie encore 90% de ce qui reste !
Le problème c'est que depuis des dizaines d'années quand on parle d'écologie on se fait traiter de baba, quand on critique la société de consommation on se fait assimiler à des clodos crados et incultes...etc.... Je me suis donnée la chance de vivre autrement, j'ai lavé les couches en coton de ma fille au lavoir au milieu du village, j'ai chauffé l'eau sur le feu dans la cheminée, j'ai appris à faire un vêtement en partant de la tonte d'un mouton, et en passant par toutes les étapes, j'ai appris la poterie pour faire ma vaisselle, j'ai appris à gérer un potager, j'ai appris la menuiserie et j'ai en partie construit ma maison... sans mes problèmes de dos je pourrais vivre en totale autarcie. Je sais bien que mes choix ne sont pas adaptables à tous, mais dans une communauté de partage il n'est pas nécessaire que tous soient manuels, que tous aiment bricoler ! Dans les sociétés dites primitives chacun faisait sa part selon ses capacités et ses gouts. Complémentaires...
Il n'est pas question de revenir en arrière mais de trouver des solutions pour que nos choix de vie quels qu'ils soient ne dépendent plus de la surexploitation de dizaines voire de milliers d'autres êtres humains, au détriment des générations futures si nous continuons à piller les ressources naturelles.
Je ne peux plus acheter un vêtement en sachant que pour qu'il soit fabriqué et acheminé jusqu'à moi des dizaines de personnes ont été exploitées, des rivières polluées, je ne peux plus fermer les yeux.
Je crois qu'aider les autres à prendre conscience des enjeux et des urgences tout en faisant le moins de mal possible à mon niveau n'est pas grand chose, juste la part du colibri !
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A
Pourquoi faut-il toujours que les propositions soit disant nouvelles consistent à revenir en arrière, à faire "comme les Anciens". C'est révélateur d'une incapacité à penser la nouveauté, qui prend appui sur une sur-estimation de l'ancien et une sous-estimation de l'histoire récente. Moi, je suis ravie de vivre dans une ville, de laver mon linge en appuyant sur un bouton et de me nourrir en allant chercher mon panier bio au coin de la rue ! Pas question de retourner au lavoir et de cultiver mon jardin ! La libération des femmes que ces progrès ont apporté sera peut être la source des solutions futures...
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