Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

SImplicité volontaire...

28 Janvier 2015, 07:15am

Publié par pam

http://www.decroissance.org/

« La simplicité volontaire cela veut dire essayer de pratiquer au quotidien la décroissance, c’est-à-dire refuser l’accumulation infinie, refuser le slogan sarkozyste “travailler plus pour gagner plus” qui est un triomphe de l’idéologie capitaliste, ça veut dire faire un pas de côté. »

Catherine Thumann, journaliste, à l'occasion de la sortie du livre Vivre la simplicité volontaire, Histoire et témoignages, par La Décroissance (co-édition l'échappéeavec Le pas de côté) sur Radio Galère le 18 novembre 2014. Ecouter ici.

« La croissance sert de justification dans le présent à la suppression de la liberté au nom d'une plus grande liberté future. Elle est motif, argument à tous les sacrifices. Sacrifier la liberté à la croissance : avec plus ou moins de rigueur, tous les États tiennent ce langage. C'est-à-dire sacrifier aujourd'hui à un lendemain toujours reporté. »

15 novembre 2014, décès de Serge Moscovici (in De la nature pour penser l'écologie, éditions. Métailié, 2002).


Luc Semal, maître de conférences au Muséum national d’histoire naturelle, Le Monde, 5 novembre 2014.

« Il [le livre Croissance zéro de Patrick Arthus] ne s’agit en rien de l’un de ces plaidoyers utopiques et irresponsables pour la décroissance, qui voient dans une misère croissante la clé du bonheur des peuples, dans un mode de vie étriqué et médiocre, la voie vers la félicité. »

Laurent Joffrin, directeur de publication de Libération, 23 janvier 2015.

« Moi j'aimerais bien qu'on amorce une décroissance à tous les niveaux. Qu'on consomme moins. Qu'on se libère des biens matériels. Et qu'on en revienne aux besoins fondamentaux de l'homme : manger et avoir chaud. La logique économique d'aujourd'hui, c'est de fabriquer des besoins. »

Bouli Lanners, comédien, scénariste, metteur en scène et réalisateur belge, Le Soir, 5 janvier 2015.

« La récession qui s'annonce n'est pas une forme de décroissance. Car la décroissance voulue par certains est une notion solidaire et équitable. »

Bernard Maris (France Inter, 14 octobre 2008) assassiné le 7 janvier 2015.

« Depuis les années 1970, la conviction qu’il existe des limites à la croissance est l’un des traits caractéristiques de la pensée écologiste dans le champ politique. C’est une idée profondément subversive, qui suggère de réviser de fond en comble notre imaginaire politique, aujourd’hui phagocyté par l’espoir d’une croissance salvatrice. Les autres grandes familles idéologiques ont certes reconnu la crise écologique et développé des discours sur l’environnement, mais elles peinent à reconnaître que la croissance peut ou doive un jour s’arrêter. Elles maintiennent leur conviction que le progrès technique permettra de toujours repousser la finitude des ressources et de l’espace. »

Prémonitoire ? :

« La croissance de la France est égale à zéro depuis sept ans et on constate une décroissance continue des gains de productivité depuis une quinzaine d’années. (...) Il existe une règle de base en économie qui explique qu’on ne sait pas gérer démocratiquement à moyen et court terme un pays sans croissance. (...) La fin d’année 2014 sera dramatique pour la France, car de la crise sociale brûlante qui s’échafaude en ce moment naîtra une crise institutionnelle qui pousse à lancer un véritable cri d’alarme. La situation est extrêmement grave. Le risque réel d’implosion fin 2014 du système économique français est sérieux. L’implosion annoncée pourrait entraîner un conflit sociétal humain source de violences physiques dans les zones urbaines où résident les Français aux ressources faibles et les classes moyennes inférieures. Le danger est réel. Le danger est imminent. Les indicateurs sont dans le rouge. L’alarme s’est déclenchée. »

« Quand les seuils de contre-productivité sont partout dépassés, quand les efforts pour maitriser les processus en cours ne font plus qu’aggraver leur caractère incontrôlable, quand la démesure est générale, la seule voie sensée est la décroissance. »

Olivier Rey, chercheur au CNRS et professeur à la Sorbonne, Une question de taille, éditions Stock, 2014

Denis Sieffert, rédacteur en chef de Politis, éditorial du 4 septembre 2014.

« Il faudrait en vérité que beaucoup de choses changent. Bien plus encore que n’ose l’espérer Manuel Valls. En renonçant par exemple à la religion de la croissance. Le récent rapport du très libéral Conseil d’analyse économique nous le dit : il n’y aura peut-être plus jamais de croissance. Du coup, c’est le discours officiel qui est ringardisé. Et c’est peut-être un autre rapport à la consommation (la “sobriété” ou la « décroissance » ?) (...) qu’il faudrait replacer au cœur du débat public. »

John Burnside, romancier et poète écossais, auteur de l'Eté des noyés (éditions Métailié, 8-2014),Marianne, 24 août 2014.

« On ne peut pas échapper au désastre écologique par le capitalisme industriel. J'en appelle à André Gorz : “La décroissance est donc un impératif de survie. Mais elle suppose une autre économie, un autre style de vie, une autre civilisation, d'autres rapports sociaux. En leur absence, l'effondrement ne pourrait être évité qu'à force de restrictions, rationnements, allocations autoritaires de ressources caractéristiques d'une économie de guerre...” »

« L'utopie aujourd'hui c'est de continuer à penser qu'une croissance économique infinie soit possible dans un monde fini. Les rêveurs ou les affabulateurs sont ceux qui entretiennent cet espoir. »

Yves-Marie Abraham,

Commenter cet article