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bonheur et souffrance ?

24 Mars 2015, 08:35am

Publié par pam

Extraits de "Plaidoyer pour le bonheur" de Matthieu Ricard.

“Une profonde souffrance peut nous ouvrir l’esprit et le cœur, et nous ouvrir aux autres.” Dalaï-Lama.

La souffrance peut être un extraordinaire enseignement, à même de nous faire prendre conscience du caractère superficiel de nombre de nos préoccupations habituelles, du passage irréversible du temps, de notre propre fragilité et surtout de ce qui compte vraiment au plus profond de nous-même.

“À long terme, la souffrance favorise la découverte d’un monde où il n’y a pas de séparation réelle entre l’extérieur et l’intérieur, entre le corps et l’esprit, entre moi et les autres.” Guy Corneau.

Il serait absurde de nier que la souffrance peut avoir des qualités pédagogiques si l’on sait l’utiliser à bon escient. Par contre, s’y résigner en pensant simplement “c’est la vie !” équivaut à renoncer d’avance à cette possibilité de transformation intérieure qui s’offre à chacun et permettrait d’éviter que la souffrance ne soit systématiquement convertie en malheur. Ne plus être submergé par des obstacles comme la maladie, l’inimitié, la trahison, la critique ou les revers de fortune ne signifie en rien que les événements ne nous affectent pas, ni que nous les ayons éliminés à jamais, mais qu’ils n’entravent plus notre progression vers la liberté intérieure. Il est important de ne pas laisser l’anxiété et le découragement envahir l’esprit.

Shantideva : “S’il y a un remède, à quoi bon le mécontentement ? S’il n’y a pas de remède, à quoi bon le mécontentement ?”

Blâmer les autres pour nos tourments et voir en eux les seuls responsables de nos souffrances revient à nous garantir une vie misérable. Ne sous-estimons pas les répercussions de nos actes, de nos paroles et de nos pensées. Si nous alternons comportements altruistes et nuisibles, ne soyons pas surpris de glaner un mélange de joies et de souffrances.

“Les conséquences d’une action, quelle qu’elle soit, mûrissent au fil du temps et retombent tôt ou tard sur celui qui l’a accomplie : il ne s’agit pas d’une intervention de la justice divine, mais d’une simple réalité.”

Cavalli-Sforza in “La science du bonheur”.

bonheur et souffrance ?
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