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chamanisme et écologie...

16 Mars 2015, 08:59am

Publié par pam

extraits de

MAUD SÉJOURNANT. “LE CERCLE DE VIE”. 1997.

Chapitre 8 - LA TERRE - MÈRE.

C’est parce que nous avons oublié nos vraies origines que nous devons aujourd’hui faire face aux drames écologiques actuels. La Terre est source de vie. D’elle nous venons, vers elle nous retournerons, pour nous transformer, tel le phénix, en une autre forme de vie.

Certains savants pensent que la Terre pourrait bien être “un système complexe capable d’autorégulation”.

La grande erreur de notre culture est de croire que la mythologie est un ramassis de contes de cultures passées et dépassées. Le propre d’un mythe, à la différence d’une histoire, c’est qu’il continue à être vrai dans le temps : il décrit littéralement la réalité d’une autre dimension, d’un univers parallèle. Toutes les cultures ont des mythes de création, des mythes concernant la nature. Nous ne pourrions vivre sans eux. Ils continuent à faire vivre notre psyché, à animer notre inconscient, à susciter nos désirs. Nous avons créer le mythe de la toute-puissance de la technologie. Les problèmes environnementaux actuels semblent montrer que la technologie ne peut pas les résoudre et continue au contraire à en créer sans cesse de nouveaux.

Rendre à la Terre ce qu’elle nous donne, rendre grâces, remercier.

Léon Shenandoah, Ancien Hopi : “Notre religion s’occupe de remercier le Créateur pour le monde, et chaque animal et chaque plante qu’il contient. Nous le remercions pour tout ce qui existe. Nous ne considérerons pas comme acquis le fait qu’il y ait un arbre à cet endroit. Nous remercions pour cet arbre. Si nous ne le faisons pas, le créateur pourrait l’enlever. C’est pour cela que nos cérémonies sont importantes. Nous prions pour l’harmonie du monde. Nous croyons que si nous ne faisions pas nos cérémonies, le monde s’arrêterait, ce sont elles qui le maintiennent. On peut ne pas le croire, on peut en rire, mais c’est vrai. Le Créateur veut être remercié.”

Fausse est la vision dichotomique qui a laissé une marque parfois indélébile chez les catholiques, avec d’un côté le sacré intangible, et de l’autre la matière vulgaire, dépourvue de tout esprit. Les Indiens ont gardé vivante dans leur culture cette relation d’échange et de respect avec la Terre-Mère, qui existait aussi dans la vieille tradition européenne.

Des psy californiens mettent l’accent sur nos liens psychiques profonds avec le monde naturel : écopsychologie ou psychiatrie de l’âge de pierre !

Ils questionnent le bien-fondé physique et surtout psychologique de l’économie industrielle, mettent en relations nos dépendances et nos mauvaises habitudes face à l’environnement. Le problème de l’environnement n’est-il pas au fond ancré dans notre difficulté à transformer nos émotions ? (recyclage). Certains thérapeutes pensent que beaucoup ressentent inconsciemment une peine profonde devant la disparition de myriades de formes de vie, mais ne savent exprimer cette peine ni comment y réagir. La biosphère devrait être incluse dans tout projet thérapeutique. Chellis Glendinning montre la relation entre nos dépendances (drogues, tabac, alcool, télé...) et la crise écologique. Elle suggère que les solutions pour améliorer l’état de la société et de la Terre peuvent être inspirées par les approches de guérison des dépendances individuelles. Elle parle de la technodépendance qui sévit actuellement et rappelle la manière dont l’homo sapiens et les autres vivaient proches de la terre pendant plus d’un million d’années.

L’homme est d’essence divine mais il a perdu la conscience de sa filiation en s’incarnant. Parce qu’il a perdu sa conscience profondément spirituelle, il se venge en quelque sorte sur la Terre-Mère. S’il ne reporte pas sa faute sur les autres, s’il assume, cette prise de responsabilité le sauvera. Il faut du courage, il faut nous réveiller.

Il est important de reconnaître l’aspect nourricier de notre Terre au sens alimentaire mais aussi énergétique. Un groupe de scientifiques français ont montré les interactions vibratoires dues à la présence de divers réseaux d’énergie à la surface du globe et la possibilité pour ces interactions de créer des ondes négatives pour les humains. On parle de géographie subtile. Les Templiers par exemple semblait connaître cette biogéographie, conscients des méridiens d’énergie terrestre entre Paris et Jérusalem. En Extrême-Orient, l’art du feng shui permet de déterminer les lieux propices à l’édification de certains bâtiments, l’organisation interne des maisons en fonction des courants d’énergie, du terrain, des directions cardinales... Castaneda dit que son maître l’envoie dans des sites choisis avec soin, qui auront un effet spécifique sur sa conscience, et lui apprendront à devenir plus sensible et réceptif à l’énergie de la Terre. Beaucoup de grands lieux de pèlerinage, d’apparition, se trouvent dans des sites bien particuliers (Saint-Jacques de Compostelle, Rocamadour, Le Puy…) On parle de lieux saints ou sacrés ou spéciaux ou maudits parfois dans le monde entier.

On peut imaginer que les humains, avant l'avènement de l’esprit bicaméral, savaient percevoir directement certaines forces de la nature. Ils y amoncelèrent des tas de pierres, certains rituels s’y déroulèrent pour en capter l’énergie, des milliers de pèlerins finirent par former des sentiers. Les abris, les autels se transformèrent au fil des siècles en chapelles, lieux de cultes... Les chamanes ont toujours su s’installer dans des lieux de pouvoir et utiliser leur énergie. Certains lieux sacrés servaient de couloirs d’énergie pour communiquer à distance.

Cette énergie tellurique est aujourd’hui en grande partie ignorée et totalement sous-employée, même si notre culture reconnaît depuis longtemps l’influence bienfaitrice de certains lieux.

Notre survie va dépendre de l’éveil de la conscience collective par rapport aux dons et aux besoins de la Terre. le respect et l’amour en sont les premiers éléments.

Le meilleur moyen de voir les étoiles, c’est de s’allonger sur la terre...

Nous sommes à 90% déconnectés de la Terre. Durant les millénaires qui précédèrent l’ère patriarcal, les sociétés étaient fondées sur le culte de la Grande Mère, source de toute vie, c’est par là que l’humanité a commencé, s’est construite. Et à l’époque, l’égalité était de mise, culture égalitaire contrairement aux sociétés patriarcales.

Puis la culture de l’épée fit irruption entraînant la domination patriarcal : domination des hommes sur les femmes, des maîtres sur les esclaves, des techniciens sur la Terre. La relation d’équilibre disparut, au profit de la destruction et de l’oppression, et ce sur toute la planète. Sauf les Celtes et les Hopis, et quelques tribus.

Nous pouvons vivre chaque acte important de notre vie et même chaque instant dans l’esprit du chamane. Une certaine vibration intérieure peut influer sur notre environnement.

Chant Indien : La Terre est notre Mère, nous devons prendre soin d’elle.

Nous touchons son corps sacré, à chaque pas que nous faisons.

La Terre est notre Mère, elle prendra soin de nous.

chamanisme et écologie...

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