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au sujet de l'argile...

3 Mai 2015, 06:57am

Publié par pam

réf. “ L’argile qui guérit” de Raymond Dextreit.

La terre d’où nous venons - où nous retournerons -

La terre d’où vient tout ce qui vit - où retourne tout ce qui meurt -

La terre qui reçoit la mort et donne la vie.

Utilisée de tout temps par l’homme (abri, récipients, objets décoratifs, tablettes pour l’écriture et le dessin, pour la momification), les Grecs de l’Antiquité se servaient de l'argile pour le traitement des fractures. En Égypte au temps des Pharaons, l’argile faisait partie de la pharmacopée. On trouve l’argile dans tous les peuples dits primitifs.

Ce qu’on appelle argile est une terre grasse lorsqu’elle est humide et sur laquelle rien ne pousse. C’est la terre glaise des potiers. Elle peut être verte, rouge, jaune, grise, blanche... Chacune a ses propriétés, et il faut chercher celle qui convient le mieux à l’affection traitée ou au tempérament du malade. Il semble que l’argile verte soit la plus efficace.

Il y a des liens d’affinité entre l’argile et tout ce qui vit, plante, animal ou homme. La même argile peut déterminer un résultat spectaculaire chez l’un, et sembler inopérante sur l’autre. En réalité, elle agit toujours, mais plus ou moins rapidement selon le degré d’affinité. Si les résultats ne sont pas concluant, il faut alors changer d’argile.

En utilisant les éléments de la nature, nous devons toujours chercher et trouver la sympathie. Ce n’est pas à une substance inerte que nous faisons appel. La couleur a son importance de même que la provenance. En général, l’argile de la région où l’on vit agit plus en sympathie que les argiles de provenance éloignée... sauf exceptions.

Plus l’argile a été exposée au soleil, à l’air, à l’eau de pluie, plus elle est active.

UTILISATION : la dose journalière moyenne est d’une cuillère à café (une demie pour les enfants de moins de 10 ans). Dans certaines affections intestinales la dose peut être portée à 2 ou 3 cuill. par jour.

Préparer si possible quelques heures ou une nuit à l’avance (sans remuer).

Mettre l’argile dans un demi verre d’eau non bouillie. Ne pas laisser de métal en contact avec l’argile. Utiliser un verre assez épais. Prendre l’argile le matin, dès le réveil. Ou bien le soir au coucher. Ou encore 30 à 15 minutes avant un repas (1 heure si possible).

Si l’argile constipe le patient, prendre en plusieurs fois (entre les repas) ou associer avec une tisane laxative.

On remarque chez certains, un “resserrement” des intestins avec la prise le matin à jeun, alors que, si on la prend le soir, au coucher, c’est généralement l’effet inverse qui est obtenu.

Si l’argile est mal acceptée, se contenter de boire l’eau, puis peu à peu inclure de plus en plus d’argile jusqu’à 1 cuillère.

Si l’argile provoque des nausées, mélanger avec un peu d’eau pour faire une pâte ferme qu’on roule en boulette ; on peut aussi préparer les boulettes avec une infusion (menthe, pin, eucalyptus) et les sucer comme des bonbons.

En cas de rhume, de maux de gorge ou de problèmes de bouche ou de dents, sucer de l’argile est une bonne pratique, et facile pour les enfants.

La première cure d’argile dure trois semaines puis, après un arrêt d’une semaine, on reprend la cure en alternant une semaine de cure et une semaine de repos et ce pendant des mois si nécessaire.

En cas de tension artérielle élevée, diminuer les doses, car l’argile enrichit le sang.

L’argile ne doit pas être considérée comme un remède anodin, et, surtout en usage interne, elle doit être utilisée avec discernement.

Pour obtenir une guérison totale, il faut aussi adopter un mode d’alimentation en harmonie avec les lois naturelles.

Il est bien connu des usagers des méthodes curatives naturelles que certaines réactions peuvent subvenir consécutivement à leur intervention. Certains pensent parfois que l’argile leur a fait mal au foie, aux reins... alors qu’elle s’est comportée en révélateur, mettant en évidence ce qui était latent et qu’il importe de traiter.

En usage externe, l’argile préparée à l’avance, doit être souple, sans couler et lisse. On peut l’appliquer froide, tiède ou chaude. On peut laisser la préparation au soleil (avec un linge pour protéger des impuretés). En revanche, quand on veut conserver l’argile on doit la garder à l’obscurité qui est sa condition initiale.

On étale l’argile sur un tissu ou du papier absorbant en couche régulière et on applique le cataplasme directement sur la peau de préférence. Ne remuer et toucher l’argile qu’au minimum. L’application peut durer de une heure à toute la nuit. En cas de plaie purulente, il faut renouveler toutes les heures. Pour traiter un organe profond il faut laisser le cataplasme au moins deux heures.

En cas de refroidissement on peut approcher une bouillotte du cataplasme.

En cas de gêne ou de sensation pénible, il faut retirer le cataplasme. Ensuite recommencer en mettant moins d’argile, ou moins étendu, ou moins longtemps.

Généralement, l’argile est presque sèche au moment où on l’enlève et le cataplasme s’enlève facilement. Si des particules restent sur la peau, laver à l’eau sans savon, sans alcool. Jeter l’argile après usage.

Quand un traitement est commencé, il faut éviter de l’interrompre, même provisoirement, et ne cesser que lorsque tout est bien terminé.

Il est possible qu’au début du traitement, on enregistre une recrudescence du mal : l’argile exerce une puissante action de drainage et attire à elle toutes les substances de radiation négative. Il est donc compréhensible que toutes les toxines du corps aillent s’acheminer vers le lieu du traitement.

Il est donc recommandé de faire précéder le traitement à l’argile par des tisanes laxatives, une petite cure de fruits ou de citron et l’absorption d’argile par voie buccale. Ensuite il convient de commencer par des applications légères, de peu d’étendue et peu épaisses, conservées une heure. Si les applications précédentes ont été bien tolérées, on augmente la surface, l’épaisseur et le temps des applications.

On retrouve parfois une similitude entre certains médicaments chimiques (antiseptiques par ex.) et l’argile. Cette similitude n’est qu’apparente : tout produit chimique est un produit mort qui agit aveuglément et détruit inconsidérément le bon et le mauvais, le sain et le malsain, l’utile et le nuisible. Les germes dangereux sont peut-être anéantis, mais les éléments reconstructifs ne sont pas épargnés, et les tissus des plaies traitées se reconstituent à un rythme bien plus lent que celles qui ne le sont pas, contrairement à l’argile, substance vivante.

L’argile agit avec discernement, entrave la prolifération des microbes ou bactéries pathogènes, c’est-à-dire tous corps parasitaires, tout en favorisant la reconstitution cellulaire saine. Incontestablement, c’est une force intelligente, bienfaisante, qu’il faut avoir expérimentée pour concevoir l’ampleur de son action. L’argile va là où est le mal. Utilisée en usage externe ou interne, l’argile se dirige vers le foyer morbide et s’y fixe parfois pendant plusieurs jours pour, finalement, entraîner pus, sang corrompu... etc... dans son évacuation.

Il n’est pas possible de prouver toutes les explications de l’action bénéfique de l’argile, mais certaines sont assez évidentes pour être évoquées : elle est par exemple, bactéricide et peut rendre inoffensive l’eau polluée. Son pouvoir absorbant peut être mis à contribution pour enlever à l’eau de ville ses relents chimiques de chlore... etc. Cette action ne se borne pas à la désodorisation, mais se poursuit tout le long du trajet digestif et libère le canal de bien des intrus, gaz entre autres.

Pour toutes les irritations, ulcérations, ulcère, voire cancer des organes digestifs, l’argile constitue un pansement d’une extrême activité, éliminant les cellules détruites et activant leur reconstitution.

Partout où il y a carence, l’argile semble combler ces carences sans que l’analyse ne révèle une exceptionnelle richesse de ces substances carencées dans l’argile.

Renfermant des métaux, les argiles attirent les nucléoprotéines dont l’assemblage forme l’A.D.N. . Aussi est-il probable que l’argile peut intervenir dans le processus de la transformation et de l’assimilation des éléments nutritifs, donc dans les phénomènes d’entretien de la vie et de défense contre les agressions et le vieillissement.

Si un organe fonctionne mal ou si une fonction ne s’accomplit qu’en partie, ce n’est pas porter remède que d’introduire dans l’organisme la substance non élaborée. Il faut aller plus loin, et l’argile y va. Elle stimule l’organe déficient et contribue au rétablissement de la fonction défaillante. Comment s’accomplit ce rétablissement ? Par l’apport de substances impondérables, de catalyseurs qui permettent l’assimilation, puis la fixation des corps minéraux apportés par les aliments et que l’organisme laissait fuir auparavant.

Ces catalyseurs agissent à doses infinitésimales. C’est pourquoi il est inutile d’absorber de grandes quantités d’argile : une cuillère à café par jour étant une moyenne bien suffisante.

Naturellement, elle absorbe toutes les toxines, et l’on peut lui faire confiance comme remède contre les intoxications (champignons, acides chimiques et autres poisons) qu’elle peut neutraliser.

au sujet de l'argile...

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