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Volonté de guérir...

18 Juin 2015, 08:09am

Publié par pam

Un médecin qui n’a pas été lui-même gravement malade ne se rend pas compte de la démobilisation qui s’opère chez son patient : la longueur des jours et des semaines qui s’écoulent sans qu’aucune amélioration visible ne vienne conforter l’espoir et la volonté, la difficulté qu’on éprouve à garder espoir et but quand la volonté de vivre est gangrenée par la douleur, celle-ci elle-même renforcée par les effets secondaires contre lesquels son organisme doit lutter en plus de sa maladie ou de sa douleur... comme il est facile de se laisser gagner par le découragement quand les autres (familles, amis) se découragent eux-mêmes et se font de plus en plus lointains au fur et à mesure que le temps s’écoule sans amélioration.

Volonté de guérir...

On sait depuis longtemps que l’état affectif agit sur la sécrétion de certaines hormones (ex : glandes thyroïdes et surrénales). On a découvert que le cerveau et l’hypophyse contiennent un groupe d’hormones qui ont une composition chimique analogue et sont désignées sous le nom collectif d’endorphines. L’activité physiologique de certaines endorphines est très analogue à celle de la morphine et autres substances opiacées qui calment la douleur, non seulement en agissant sur les mécanismes de la douleur elle-même, mais aussi en inhibant la réaction affective à la douleur, donc la souffrance. Les attitudes mentales peuvent agir sur la sécrétion des endorphines, comme sur celle d’autres hormones, et donc sur la perception de la maladie par le patient.

Guérir la maladie est seulement un aspect des soins médicaux ; atténuer les manifestations de la maladie est souvent le rôle le plus important du médecin.

La responsabilité des patients ne doit pas se borner au fait de mener un mode de vie plus sain ; cette relation suppose aussi de partager avec le médecin la responsabilité du choix et de l’application de la thérapeutique quand cela est possible.

Le rire ou l’affirmation de la volonté de vivre aide à mobiliser les mécanismes de défenses naturels du malade, agents indispensables de la guérison.

Tout comme la guérison, la réadaptation implique autant la participation de l’esprit que celle de corps, unis dans la volonté de créer un processus de changements adaptés.

Notre ignorance au sujet de la douleur fait que nous sommes rarement capables d’y réagir sainement.

Je découvris que 10 mn de bon rire avaient un effet anesthésiant, calmaient mes douleurs et me donnaient au moins 2 heures de sommeil.

La découverte que l’ancienne théorie selon laquelle le rire est un excellent remède avait un fondement physiologique.

(voir Norman Cousin : "La volonté de guérir" Editions du Seuil.

Volonté de guérir...
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