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Inquiétude ou/et hospitalité.... capitalisme ou humanisme...

5 Septembre 2015, 07:04am

Publié par pam

ASILES ? Dedans et dehors ?

Publié le 5 septembre 2015 par imagiter.over-blog.com

Devant les images qui avalent toute notre pitié et la grande compassion de certain(e)s – nous omettons de nous concentrer sur 3 faits de blocus de cette civilisation :

1) - Nommer y est plus important que la réalité. La fonction de séquestrateur des mots que paraissent se monopoliser les médias mercenaires obéissent à un seul impératif : celui qui convient le mieux à, leurs commanditaires. Pas à l’objectivité collective.

D’où se concentrer sur ce que ne disent pas ces appellations. Soit devancer les prétendus pouvoirs et leurs trouver les points faibles.

2) - La position des populations européennes (ou celle que l’on voudrait nous faire la leur) – il y bien deux mouvements opposés : celle du refus de tout asile qui ne repose sur rien de juridique. Uniquement de la pression médiatico-politique. Et celle d’une grande partie de la population (peut-être majoritaire .) qui a la Constitution et des textes juridiques pour elle. Mais dont les applications quotidiennes semblent bien entravées.

3) – L’incompréhension complète des CAUSES réelles de ces mouvements de réfugiés. De ne pas vouloir savoir que c’est L’ÉCONOMIE qui est la cause essentielle de ces mouvements devient une attitude trop enfantine et insupportablement puérile : genre « je veux juste effacer les images d’aujourd’hui qui me dérangent dans ma vie »… Un peu de rationalité ? « Vous pensez que cela suffira ? … « Pour moi oui » de l’inconscience complète…cachez ce vrai réel que je ne veux pas voir. L’espace Schengen provient de pressions que des lobbies capitalistes ont imposées aux gouvernements européens. Sans l’accord des populations des pays. Il n’y a nulle fatalité : tous ces « non-accords » sont réversibles !!! Tous les traités économiques et financiers européens n’ont jamais eu le soutien de la majorité des populations. Qui peuvent toujours, de ce fait, contraindre les gouvernements A CHANGER DE POLITIQUE !!!

A ces seules conditions ces images insupportables (mais tellement moins que les réalités vécues trop loin des images) disparaitraient. Mais cela ne sera pas le cas. Pourquoi ? La nouvelle question devient « à qui profitent ces mouvements de réfugiés ? »

La réponse est : « Les afflux de réfugiés dans l’UE sont une stratégie Étasunienne» – à partir de la stratégie de globalisation des quatre prétendus « flows ininterrompus » (en français flux). Celle-ci provient du géostratégie militaire US-américain Thomas P.M. Barnett. Qui dit : « Comme condition préalable pour le fonctionnementsans heurts (de la globalisation), nous devons permettre quatre ‘Flows’ durables et sans entraves. »… Les afflux actuels, presque surdimensionnés, de réfugiés vers l’Europe, font partie de la stratégie du «Flux sans entraves », qui en l’occurrence vise l’Europe et n’a le droit d’être empêché par aucun gouvernement ou institution souveraines selon Barnett. Dont acte : ce n’est plus de la politique, c’est bien de l’invasion organisée.

……..%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

Après ce tableau global, où la 3ème facette cachée de la catastrophe a reçu une réponse intégrale – voyons pourquoi le mot prime sur le fait !!!

1)

- Réfugiés c’est celles et ceux qui cherchent un refuge, un abri, oui une cachette et ne l’ont pas trouvé. Le mot présente une forme passive de participe passé. Réfugié accuse deux responsabilités de sa situation : que fuit-il et avec raison ?. Vers où va-t-il sans le trouver ?

- Migrants le terme neutre et insensible qui souligne juste le déplacement, le mouvement, la mobilité. A distinguer des moins appréciés immigrants ou émigrants.

- Exilés ou expatriés , comme tous les mots avec le préfixe ex- qui avoue une extraction, un arrachement, la fin d’une situation antérieure. Et demeure connoté de l’ombre du proscrit.

Le mot réfugiés appelle à un refuge. Et donc à des réfugiants. De la bienvenue. Un accueil conscient et volontaire. Le mot « migrant » sonne comme subir une fatalité naturelle ou climatique telle le déplacement saisonnier des animaux. Le mot exil parait ne se remplir que de tristesse. Comme d’être coupé de tout contexte politique ou social.

Enfin , le mot asile des demandeurs d’asile semble correspondre à la fois :

*** - A la reconnaissance des causes réelles : celles d’une barbarie des sommets de la société dont il faut protéger les populations par le plus maternant asile.

** - A l’acte sociétal demandant une totale reconnaissance : oui nous « devons » asile au reste du monde.

*** - Au respect, enfin, des asilaires admis comme des créditeurs des maltraitances diverses. Et ayant droit à réparation. L’équilibre de respect entre accueillants et accueillis semble bien plus présent dans le mot « asile » (dressé droit contre le ciel) que dans « refuge » (où se terrer en se cachant, plutôt).

Et c’est le mot « réfugiés » que « préfèrent » ce genre de médias !!! Donc…un œil sur leurs écrits :

………………………………….****

2)

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2015/09/04/migrant-exile-refugie-les-mots-pour-le-dire_4745562_1654200.html

Les reportages montrant ou décrivant les parcours de ces personnes ont recouru conjointement ou alternativement aux termes « migrants » ou « réfugiés ». Parce que la distinction n’est pas toujours aisée à faire entre ceux qui participent à une migration, quelles qu’en soient les raisons (et celles-ci ne sont pas toujours mauvaises), et ceux qui fuient leur pays d’origine afin d’échapper à un danger mortel. D’où les hésitations, dans la presse en général, quant à l’emploi des mots. Par exemple : « “Migrant”, “exilé”, “réfugié” : le poids des mots »…

(…) Amnesty International utilise la formulation générale « migrants et réfugiés ». Sauf, bien évidemment, quand la situation des personnes ou des populations est sans équivoque. Ainsi, dans les pays frontaliers de la Syrie, ce sont bien des « réfugiés » fuyant le régime de Bachar Al-Assad ou les exactions de l’Etat islamique qui ont été accueillis par centaines de milliers. »

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2015/09/04/en-france-quelques-elans-citoyens-ne-masquent-pas-une-hospitalite-en-berne_4745565_1654200.html

Le télescopage de deux réalités : « La France réagit par le repli et nous ne sommes pas d’accord, défend Brigitte Comard, membre du collectif implanté dans le Sud-Ouest. Nous sommes des gens engagés à gauche. Nous voulions désespérément un gouvernement de gauche et on s’est planté. »

Autre initiative : la start-up Singa a lancé fin juin une application qui met en relationdes réfugiés politiques avec des gens prêts à les accueillir. « Depuis deux jours, nous avons reçu 550 propositions », s’étonne sa codirigeante Alice Barbe. Sur Facebook, plus de 14 000 personnes indiquent qu’elles participeront samedi 5 septembre à un «rassemblement citoyen en solidarité avec les migrants » à Paris. »

La France au 12e rang européen pour l’asile

Seront-ils tenus ? Les derniers appels du genre ont réuni en août à peine un peu plus d’une centaine de personnes, à Calais ou à Paris. Enfin, Mercredi 2 septembre, un sondage commandé par BFM-TV indiquait, d’ailleurs, que 56 % des Français à ne pas souhaiter accueillir les migrants. »

http://www.huffingtonpost.fr/muriel-boulmier/56-des-francais-ne-sont-pas-egoistes-au-sujet-des-migrants-ils-sont-inquiets_b_8083212.html?utm_hp_ref=france

Ces quasi mêmes 56 % qui votaient contre la Constitution européenne et dont il n’aura pas été tenu compte, seraient ici mis en exergue ? « Migrants : 56% des Français ne sont pas égoïstes, ils sont inquiets."

« Cependant, voilà que le nombre de ceux qui veulent rejoindre la paix et la prospérité de l'Europe augmente, et qu'au travers de chacune de ses frontières, les Syriens, les Irakiens, les Afghans, et bien d'autres, sollicitent l'accueil de ces vieux pays, avec la détermination de leur désespoir exploitée par les passeurs avides et assassins. Le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie... et la France avec Calais, impuissantes, tentent de trouver une ou des solutions.

Et les Français... eux, craignent d'être envahis. Ont-ils perdu leur hospitalité ? Certainement pas, nos compatriotes ont su accueillir, protéger des exilés pendant la dernière guerre mondiale, ceux fuyant les régimes autoritaires de Mussolini ou Franco, et tant d'autres dans des périodes plus récentes. Mais les temps ont changé et nos concitoyens sont devenus inquiets.

Finie la croissance, finie la France industrielle au travail et son agriculture vivrière et familiale. Les industries ont disparu, quant à l'agriculture, son champ se réduit. Cette évolution a modifié la perception des Français face aux migrations.

Notre pays s'est structuré autour de sa protection sociale, suscitant les plus grands rassemblements contestataires dès lors qu'une réforme se profilait. Je suis fière de la protection sociale de mon pays, mais je ne voudrais pas qu'on y perde la notion de ce que représente la valeur du travail, du mérite, de l'engagement. »

...

Ce n'est pas une absence de générosité qui pousse 56% des Français à ne pas souhaiter accueillir les migrants, c'est l'inquiétude pour le conjoint ou l'enfant qui cherche en vain un travail depuis des mois, c'est l'insécurité contre laquelle ils ne sentent pas assez protégés tant le laxisme du gouvernement a été grand sur ce sujet. Alors l'amalgame est proche. "De quoi vont vivre ceux qui viendraient ? Le travail ?", s'interrogent ceux qui vivent en France."

…………………………..%%%%%

2) – Tout ce récit mythifié qui dit un bon temps passé, entre-file une fatalité du ciel qui contraint l’économie (ainsi autonomisée et douée de volonté propre) à ne pas pouvoir être partagée (ce qui est le cas inexcusable du capitalisme avant tout, le non-partage). Et le tout dénucléé de toutes causalités (politique capitaliste du non respect généralisé des humains de Schengen et politique impérialiste injustifiable des U.S.A.). Comme évidé de toutes pressions : comme si la propagande ne tentait pas de manipuler les esprits…Et le tout justifie à bon compte les européens. Tout en omettant le parcours des solutions (acheter une ile en Méditerranée pour les réfugiés, etc.). La position des populations européennes (ou celle que l’on voudrait nous faire la leur) est, ici, utilisée contre qui veut une politique cohérente et humaine d’accueil des réfugiés. –

…………………….***

Ce qui implique de faire connaître les données concrètes des drames que vivent les réfugiées : 52 millions de réfugiés sur Terre – soit moins que la population de la France. Plus comparable à la population d’un pays comme la Turquie.

Mais…

4 FOIS PLUS de morts dans les 5 premiers mois de 2015 qu’en toute l’année 2014.

95 % des 3,8 millions de réfugiés syriens sont accueillis dans seulement 5 pays.

http://www.huffingtonpost.fr/2015/04/24/migrants-europe-chiffres-immigration_n_7133634.html

Les dirigeants européens ont décidé, fin Août, « de tripler les moyens alloués pour le sauvetage des migrants en Méditerranée, et vont chercher l'aval de l'ONU pour mener des actions militaires contre les trafiquants en Libye. Mais ils se sont divisés sur la prise en charge des réfugiés, en renvoyant les décisions à plus tard.

Un nouveau naufrage de migrants en Méditerranée a fait officiellement 24 morts, mais le nombre des disparus est estimé à environ 800 par les organisations humanitaires internationales. »

15 chiffres qui montrent, alors, l'ampleur du défi en Europe :.

• 42

C'est le nombre de Libyens qui ont obtenu le statut de réfugiés en France depuis 2013. En comparaison, ils sont près de 350 à l'avoir obtenu en Suède.

• 500 à 700

C'est la part de l'accueil de réfugiés syriens que prendrait la France, a indiqué François Hollande jeudi à Bruxelles. Le chiffre de 5000 pour toute l'Europe, qui figurait mercredi dans un projet de déclaration du sommet européen extraordinaire, consacré aux migrants en Méditerranée, ne figure toutefois plus dans la version finale.

• 1300

C'est le nombre de migrants qui ont perdu la vie en avril 2015, ce qui en fait un mois record, selon le porte-parole du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (ONU) Adrian Edwards.

• 1500

C'est le nombre de Syriens qui ont obtenu le statut de réfugié en France depuis 2013,selon les derniers chiffres du Haut commissariat aux réfugiés. On est loin de l'Allemagne, qui a accordé ce statut à 21.000 Syriens depuis deux ans. Plus de trois millions de Syriens ont fui la guerre dans leur pays depuis 2011, ce qui en fait la plus importante population de réfugiés au monde.

• 1750

C'est le nombre de personnes qui ont perdu la vie depuis le début de l'année en tentant de traverser la Méditerranée, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Soit 30 fois plus que durant la même période de l'an dernier.

• 3200

C'est le nombre de dossiers de Syriens reçus par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) en 2014. On reste toutefois loin des niveaux que connaissent la Suède (31.000) et l'Allemagne (41.000), selon les chiffres d'Eurostat.

• 10.000

C'est le nombre de morts potentiels qu'il pourrait y avoir en 2015 en Méditerranée "si nous ne faisons rien", avertit Koji Sekimizu, le directeur de l'Organisation maritime internationale (OMI).

• 20.000

C'est le nombre de migrants qui sont déjà arrivés en Italie depuis le début de l'année. Et rien ne semble les décourager. Plus de 200 ont encore débarqué jeudi matin dans le port sicilien de Catane, et l'Italie s'attend à un flux continu qui pourrait être de 5000 par semaine jusqu'en septembre.

• 36.000

C'est le nombre de réfugiés syriens acceptés par l'Union européenne en 2014. Le Haut Commissariat des Nations unis pour les réfugiés (HCR) avait demandé à l'UE d'en accueillir 130.000 à l'origine.

• 50.830

C'est le nombre de migrants qui sont passés illégalement par la route de la Méditerranée orientale en 2014, deux fois plus qu'en 2013 (24.800), mais moins que l'année 2011 qui avait atteint un record (57.000 passages illégaux). Les réfugiés syriens mais aussi les Afghans et les Somaliens constituent les groupes les plus nombreux. La frontière terrestre gréco-turque, la frontière terrestre bulgare et surtout la voie maritime Turquie-îles grecques de la mer Égée (Lesbos, Samos, Kos, Chios notamment) constituent les trois points de passage principaux de cette route de la Méditerranée orientale.

• 65.000

C'est le nombre de dossiers de migrants, toutes nationalités confondues, reçus par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) en 2014. Plus largement, l'Allemagne a concentré un tiers de toutes les demandes déposées dans l'UE (202.000), suivie par la Suède et l'Italie.

• 283.000

C'est le nombre de migrants entrés illégalement dans l'Union européenne en 2014. Parmi eux, 220.000 sont arrivés par la Méditerranée, selon les données de l'agence européenne de contrôle des frontières de l'UE (Frontex).

• 258.900

C'est le nombre de migrants accueillis légalement en France en 2014, selon les chiffres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

• 500.000 à 1 million

C'est le nombre de migrants qui pourraient arriver cette année dans l'Union européenne, selon Frontex.

• 21 millions

C'est le nombre d'étrangers non européens qui vivent dans un des 28 pays de l'Union européenne, selon les chiffres de l'OCDE.

……………………………………***

Enfin, les médias ne mettant en exergue que quelques cas isolés d’agressions des réfugiés par les populations autochtones voudraient faire croire que ces quelques actes isolés représenteraient l’avis massif de la population. Le danger massif des images ( utilisées, exclusivement, dans TOUTES les dictatures) c’est que celles-ci exigent une action immédiate. Instantanée. Tandis que les mots (fuis par toutes les dictatures…) savent mettre en place des actions échelonnées qui réalisent, elles, un réel changement. Les prétendues « actions » exigées par les images qui ne croient qu’aux miracles instantanés – pas à la réalité durable – oui ces actions ne sont que réactions.

………………………….Dont il ne restera, sans doute, rien

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Documentation complémentaire :

http://www.imagiter.fr/2015/09/asiles-dedans-et-dehors.html

Inquiétude ou/et hospitalité.... capitalisme ou humanisme...

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