Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié depuis Overblog

4 Décembre 2012, 08:46am

Ce dont nous avons besoin c'est de quelque chose de totalement neuf : une révolution, une mutation de la psyché elle-même. Le vieux cerveau ne peut absolument pas résoudre le problème des relations humaines. Le vieux cerveau est asiatique, européen, américain ou africain. Nous nous demandons, en somme, s'il est possible de provoquer une mutation des cellules cérébrales elles-mêmes.

Demandons-nous encore une fois, maintenant que nous sommes arrivés à mieux nous comprendre nous-mêmes, s'il est possible à un être humain qui vit quotidiennement une existence ordinaire dans ce monde brutal, violent, cruel — dans ce monde qui, devient de plus en plus efficient, donc de plus en plus cruel — s'il lui est possible de provoquer une révolution, non seulement dans ses rapports extérieurs, mais dans le champ de son penser, sentir, agir, réagir.

Tous les jours nous lisons que des actes épouvantables sont commis dans le monde, comme conséquence de la violence de l'homme. Vous pouvez dire : « Je n'y peux rien » ; ou : « Comment pourrais-je influencer le monde ? ». Je pense que vous pouvez l'influencer considérablement si, en vous-mêmes, vous n'êtes pas violents, si vous menez réellement, chaque jour, une vie paisible, non compétitive, une vie sans ambition ni envie, qui ne crée pas d'inimitiés. De petits feux peuvent devenir un brasier.

Nous avons réduit ce monde à un état de chaos par nos activités égocentriques, par nos préjugés, nos haines, nos nationalismes, et lorsque nous disons que nous n'y pouvons rien, nous acceptons le désordre en nous-mêmes comme étant inévitable. Nous avons brisé ce monde en morceaux et si nous-mêmes sommes brisés, fragmentés, nos rapports avec le monde le seront également. Mais si, dans nos actions, nous agissons totalement, nos rapports extérieurs subiront une formidable révolution.

En somme, tout mouvement valable, toute action ayant une vraie portée doivent commencer en chacun de nous. Je dois, pour commencer, me changer moi-même. Je dois percevoir la nature et la structure de mes rapports avec le monde, et dans le fait même de les « voir » est le « faire » ; dès lors moi, en tant qu'être humain vivant dans le monde, j'engendre une nouvelle qualité, une qualité qui, à mon sens, est celle d'un esprit religieux.

Un esprit religieux est totalement différent de celui qui croit en une religion. On ne peut pas être religieux et en même temps hindou, musulman, chrétien, bouddhiste. Un esprit religieux n'est pas à la recherche de quelque chose, il ne peut faire aucune expérience avec la vérité, car elle n'est pas une chose qui puisse être dictée par le désir ou la souffrance, ni par un conditionnement, hindou ou autre. L'esprit religieux est un état d'esprit en lequel il n'y a aucune peur, donc aucune croyance d'aucune sorte, mais seulement ce qui « est », ce qui est, en tout état de fait.

 Krishnamurti - Se libérer du connu

Sculpture de Cal Lane

Sculpture de Cal Lane

Voir les commentaires

Méditation...

2 Décembre 2012, 15:54pm

"Nous sommes ce que nous pensons, et tout ce que nous sommes s’élève de nos pensées. Avec nos pensées nous créons le monde. Parlez et agissez avec un esprit pur et le bonheur s’ensuivra." Bouddha.

Voir les commentaires

Méditation quantique...

2 Décembre 2012, 15:52pm

"Un être humain est une partie du tout, que nous appelons “Univers”, une partie limitée par l’espace et le temps. Il expérimente lui-même ses pensées et ses sentiments comme quelque chose de séparé du reste — une sorte d’illusion d’optique de la conscience. Cette illusion est pour nous une forme de prison, nous limitant à nos désirs personnels et à l’affection pour les quelques personnes vraiment proches de nous. Notre tâche doit être de nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion, pour embrasser dans leur beauté toutes les créatures vivantes et l’ensemble de la nature."

A. Einstein

Voir les commentaires

Bouddha en mosaïque

2 Décembre 2012, 15:48pm

Publié par Pam

Bouddha en mosaïque

Voir les commentaires

Neige sur le Causse

2 Décembre 2012, 10:47am

Neige sur le Causse

Voir les commentaires

Décroissance...

2 Décembre 2012, 09:28am

Dennis Meadows, Libération, 16-6-2012

« Notre vision à court terme est en train de se fracasser contre la réalité physique des limites de la planète. (...) La croissance économique va fatalement s’arrêter, elle s’est déjà arrêtée d’ailleurs »

Extraits : - « Comme environnementaliste, je trouve stupide l’idée même que des dizaines de milliers de personnes sautent dans l’avion pour rejoindre la capitale brésilienne, histoire de discuter de soutenabilité. » - « Tant qu’on ne cherche pas à résoudre l’inéquation entre la recherche perpétuelle de croissance économique et la limitation des ressources naturelles, je ne vois pas à quoi ça sert [les conférences internationales sur le climat] ». - « Avons-nous un moyen de maintenir le mode vie des pays riches ? Non. Dans à peine trente ans, la plupart de nos actes quotidiens feront partie de la mémoire collective, on se dira : “Je me souviens, avant, il suffisait de sauter dans une voiture pour se rendre où on voulait”... » - « Les problèmes écologiques ne proviennent pas des humains en tant que tels, mais de leur mode de vie. » - « Comme je trouve qu’il est indécent d’avoir plus, je choisis de vouloir moins. »

« Nous avons voulu l’ignorer mais la réalité est en train de nous rattraper. Préparer l’avenir suppose désormais d’oser affronter un des impensés majeurs de la modernité : l’idée même de limite. Le défi semblera insensé à ceux qui vivent depuis toujours, souvent par habitude plus que par réelle conviction, dans le culte de la croissance. »

Jérôme Anciberro, rédacteur en chef de Témoignage chrétien, 6-6-2012.

« La consommation à l'occidentale, telle que nous la pratiquons encore, est déjà morte, et avec elle les hypothèses de croissance issues d'un passé révolu. Les craquements de la communauté internationale ne sont pas seulement financiers ou monétaires ; ils sont le signal d'un bouleversement du système de fond en comble. »

Philippe Dessertine, économiste, Sud Ouest, 2-6-2012.

« Les lois de la physique sont plus fortes que les lois de l'économie »

Kjell Aleklett, président de l'Association pour l'étude du pic de pétrole (ASPO), professeur de physique à l'université d'Uppsala en Suède, en ouverture de la conférence de l'association à Vienne (Autriche), 30 mai 2012.

Jean-Claude Guillebaud, journaliste, écrivain, Sud Ouest, 22-4-2012.

« C'est à son propos [la croissance] que nos candidats sont le plus embarrassés. Aucun n'ose dire à voix haute ce qu'on murmure un peu partout : la croissance ne reviendra plus en Europe. Avec ou sans l'austérité, nous sommes condamnés à une croissance minimale, voire nulle. La vraie question devient celle-ci : cette croissance envolée, au fond, était-elle si souhaitable ? D'un point de vue arithmétique, sans doute. Mais pour le reste ? Écologiquement, humainement, qui oserait prétendre que la fuite en avant consumériste, productiviste et gaspilleuse correspond encore à un dessein historique raisonnable ? Est-ce le monde que nous voulons construire ? Les vrais réalistes ne seraient-ils pas ceux qui proposent de changer la règle d'un jeu devenu perdant : vivre autrement, imaginer une autre société, promouvoir d'autres rapports humains. Juste derrière l'horizon électoral, ces questions fondamentales nous attendent de pied ferme. Tant mieux ! »

Pierre René Bauquis, Yves Cochet, Jean-Marc Jancovici, Jean Laherrère, Yves Mathieu, Le Monde, 22-3-2012

« Force est de constater que le fonctionnement de notre société dépend aujourd'hui d'une croissance économique soutenue qui va de pair avec une consommation toujours plus importante d'énergie et de ressources. L'urgence apparaît donc d'anticiper une inexorable descente énergétique. (...) Si cette transition n'est pas anticipée, elle sera subie de manière chaotique et provoquera des conséquences économiques désastreuses, à l'image de la crise des subprimes. Les fondements de la démocratie et la paix pourraient donc être menacés. »

Signer la pétition liée : http://tribune-pic-petrolier.org/

Christian Arnsperger, économiste à l'université de Louvain, Belgique. Libération, 19-3-2012.

« L’urgence écologique d’une décroissance concertée et équitable s’imposait lentement à certaines consciences. Comme par enchantement, à ce moment précis, les excès de l’obligation de croissance inscrits dans notre système monétaire et financier ont donné lieu à un cataclysme économique d’une ampleur telle que la seule réponse - véritablement désespérée - qui ait la faveur des gouvernants est… une décroissance non concertée et injuste, maquillée sous le vocable de l’austérité. »

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4