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"Chaman" Jean Bertolino.

7 Avril 2013, 06:47am

Publié par pam

La faute originelle était bien d’avoir cru à une terre idiote, donnée aux humains par un Tout-Puissant invisible, avec cette idée terriblement destructrice qu’ils pouvaient en user et en abuser, comme d’une esclave.

Comment des peuples convaincus d’être policés, instruits, qui disposaient de toute la technologie actuelle, pouvaient-ils imaginer un seul instant que des va-nu-pieds n’ayant même pas inventé la poudre, encore si proches des origines, fussent porteurs d’une civilisation véritable fondée non sur la volonté de puissance, mais sur la complicité et le partage ?... Comment convaincre les autorités régionales que les Boloven, comme les Indiens d’Amérique au temps des Espagnols, loin d’être privés d’âme, étaient des gens doués de raison et de réflexion, habités par une spiritualité harmonieusement liée à leur écosystème.

...

Si Judik s’intéressait particulièrement aux Mongols qui avaient décimé les nations immobiles, c’est parce qu’il voyait dans leur cruauté un réflexe de défense, le sursaut exacerbé d’un instinct de survie. Faire tomber les murailles érigées par les sédentaires, rouvrir la Terre à la libre mouvance, l’émanciper des corrupteurs qui empierraient son sol, dévastaient ses sylves, souillaient ses fleuves et la parcellisaient, telle était leur obsession. L’épopée de Gengis Khan représentait la plus puissante réaction des animistes et nomades, héritiers des valeurs premières, face aux civilisations matérialistes qui niaient la divinité de la Terre ; le choc crucial des héritiers de l’ère paléolithique et des rejetons de la révolution néolithique, persuadés d’être les maîtres du sol. Les Mongols gagnèrent cette guerre essentielle, mais ne poursuivirent pas jusqu’au bout leur terrible dessein et perdirent la paix en oubliant leurs objectifs premiers.

Gengis Khan était un chef de bergers, qui est parvenu à dominer le monde avec ses hordes de cavaliers.

- Pourquoi ses descendants ne le dominent-ils plus ?

- Parce que les nomades ne font pas de projets à long terme. Partout où ils vont, ils ne font que passer, et sont en permanence soucieux des humeurs de la Terre, tandis que les sédentaires qui n’en ont rien à faire s’incrustent, grignotent, gagnent sans cesse du terrain, et quand le rapport de forces bascule en leur faveur, ils se répandent partout. Les derniers héritiers de l’empire mouvant n’avaient plus la rudesse de l’aïeul. Ils furent chassés de leur trône et durent se replier sur leur territoire historique, dont il ne reste aujourd’hui plus grand-chose.

...

Même si l’humanité évolue en pleine déraison, il est impératif de ne pas la priver de mémoire. Les hommes ne sont pas tous semblables, et certains peut-être trouveront dans les écrits de ceux qui ont aimé ces peuples des origines une raison de lutter contre la soif de pouvoir et d’argent.

Partout c’est le pillage. Les taïgas, les toundras, les jungles sont en passe de disparaître. Des milliers d’espèces animales et végétales, des peuples animistes entiers, héritiers directs des premiers hommes, s’éteignent ou se corrompent sous nos yeux chaque jour. La simple raison devrait conduire les nations à stopper immédiatement les déboisements forcenés et à ralentir sans tarder leurs pollutions, mais tous les États, sans exception, sont complices. Ceux qui tirent les ficelles s’obstinent, pour des profits immédiats, à ne pas reconnaître qu’ils mènent l’humanité à sa perte. C’est proprement terrifiant.

“- Quel est le déclic qui a tout déclenché et fait que l’homme ne s’est plus contenté de ce que la nature lui offrait ?

- Il se peut que devant un gibier de plus en plus rusé ou rare, nos très lointains ancêtres aient ressenti le besoin d’une évolution technique et se soient diversifiés. Pendant qu’ils chassaient, leurs femmes ont probablement découvert l’agriculture et l’élevage en apprivoisant des animaux sauvages et en faisant pousser des graines autour des campements. Du jour où la production fermière devint plus performante que la cueillette et la chasse, ils se sédentarisèrent et confinèrent leurs ingénieuses compagnes, qui avaient patiemment inventé l’agriculture, aux tâches subalternes. À partir de là, on entre dans l’histoire. Ce n’est plus la terre qui gouverne l’homme, c’est l’inverse.

- À moins d’un cataclysme à l’échelle du monde, ça ne changera plus.

- On pourrait au moins laisser vivre à leur guise ces petits peuples rescapés des premiers temps. Ce n’est pas trop demander. L’humanité ne sait déjà pas où elle va. Quand elle ne saura plus d’où elle vient, elle n’aura plus aucun repère. Comment la secouer, comment faire comprendre aux gens que leurs millions de voitures endommagent chaque jour gravement l’atmosphère, et que s’il n’y a plus de forêts pour la recycler, ils mourront d’asphyxie ?

Chez les Penan, comme chez les Boloven, le mot merci n’existe pas : tout est si équitablement partagé qu’aucun d’eux n’a de merci à dire à personne. La Terre est la seule vis-à-vis de laquelle ils se sentent redevables, elle qui leur accorde le droit d’exister.

“Mais quel étrange bruit font dans le crépuscule, ces chênes qu’on abat, pour le bûcher d’Hercule.” Hugo.

Hercule, c’est l’Occident, le japon, la Chine, la Russie, et tous les pays qui les suivent. Hercule, ce sont ces hommes de la pierre et du fer qui ne cessent de croître au détriment des autres espèces et qui sont devenus en quelques siècles à peine une colossale multitude. Le bûcher, c’est la demande gloutonne d'énergie que ce demi-dieu gaspille pour se repaître et grossir encore plus. Viendra l’heure où ayant totalement détruit la biosphère, il s’apercevra qu’il lui faut mourir à son tour. Il n’est qu’un demi-dieu qui dépend exclusivement des ressources de la terre ! Sa peur sera incommensurable !

L’homme ne renaîtra pas forcément de ses cendres, l’intelligence si. Nous étions le produit achevé d’un environnement donné. Celui-ci a changé à cause de nos souillures. Le miracle teilhardien de l’homme épicentre de l’univers était une idée alléchante. J’y ai cru parce que, comme lui, je pensais que la sagesse finirait par triompher. Les sédentaires ont façonné la surface du globe selon leurs besoins qui se sont révélés sans limite. Ils en tirent le maximum, obèrent ses possibilités de recyclage. Si l’homo sapiens disparaît un jour de notre planète, celle-ci retrouvera, j’en suis convaincu, sa créativité première. Sur les ruines qu’il aura laissées, la vie rejaillira, et au bout de la chaîne, la pensée refleurira comme la première fois. La Grande Mère échaudée ne commettra peut-être pas la même erreur, et limitera les capacités de nuisance de ceux qui en seront les dépositaires.

Un jour viendra où l’idée de créer des musées de la biodiversité, des réserves de biotope, ne fera plus sourire.

La fin de la guerre du Vietnam était prémonitoire. Elle annonçait, au pire de la crispation idéologique mondiale, la disparition de ce type de conflit et la prééminence prochaine du pouvoir financier sur le politique, un pouvoir qui ne s’embarrasse, lui, d’aucun principe moral et exploite sans l’ombre d’un discernement toutes les ressources terrestres et humaines.

Jean Bertolino. "Chaman" . 2002.

Elisée Reclus : “L’homme n’est rien d’autre que la nature prenant conscience d’elle-même”.

Maud Sejournan. "Le cerce de vie" :

“Le monde est ce que nous croyons qu’il est.” C’est le postulat du chamanisme polynésien Huna. Si l’on vit avec l’idée permanente que le monde est hostile, il y a des chances pour que l’on perçoive en permanence des agressions venant de partout et que l’on en devienne la victime. Si l’on a par contre l’idée qu’il y a toujours une solution à tout, les idées viendront toujours à bout des problèmes quels qu’ils soient.

"Chaman" Jean Bertolino.

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saine révolte et mauvaise colère...

6 Avril 2013, 08:34am

Publié par pam

comment faire pour améliorer les choses sans faire de mal ?

comment être révolté devant tout ce qu'on entend, voit, subit et ne pas entrer dans une colère noire et dévastatrice ?

comment canaliser nos énergies créatrices sans réveiller nos énergies destructrices ?

Pendant des dizaines d'années je me suis définie comme anarchiste pacifiste... mais est-ce réellement possible, compatible ? ou juste un doux rêve...

Il y a un mois, après avoir écouté France Inter depuis le réveil, comme souvent, j'ai craqué et leur ai envoyé ce mail :

France Inter : vous nous prenez pour des pommes ?

les infos formatées à tel point qu'on se demande pourquoi multiplier les chaines de radio, télé, médias divers.... nous servent jour après jour les mêmes fadaises uniquement destinées à endormir les masses et dissimuler les vrais problèmes. Combien croyez vous que nous sommes à souhaiter des nouvelles du pape, d'un chanteur mort, ou du dernier marronnier ? J'aimerai entendre parler de décroissance, du collectif Roosevelt, des suites des "affaires", vous avez le pouvoir de renverser des hommes de pouvoir malhonnêtes et vous leur léchez les bottes... quelle différence entre vous et les radios publicitaires ? J'écoute france inter depuis plusieurs dizaines d'années, mais à part Mermet, je ne vous écouterai plus... sauf si vous cessez de noyer le poisson et abordez enfin les vrais problèmes de société qui nous concernent tous, nous intéressent tous.

Sachant bien sûr l'inutilité de la chose... aujourd'hui, après la succession d'"affaires", l'une mise au jour semble t'il uniquement pour éviter d'approfondir la précédente... il semble qu'à part un grand dégoût, rien ne changera sans un bouleversement dévastateur qui n'aurai, je le crains pour effet que d'ouvrir la porte à pire encore (voir la récupération par les extrémistes religieux des printemps arabes).

Si la colère est mauvaise et détestable, ne rien faire est scandaleusement dangereux et irresponsable... alors ?

Je préfère me tromper qu'entendre un jour mes petits-enfants me reprocher d'avoir laisser faire sans bouger, accepter sans combattre l'injustice et le mensonge, la destruction de la planète et des plus faibles pour le profit de quelques uns et la tranquille petite sécurité de la masse silencieuse et résignée dont nous devrions faire partie.

À quand des infos uniquement centrées sur de nouvelles idées, des concepts innovants réglant de vieux problèmes comme ce jeune chercheur de 19 ans qui a réussi à inventer un concept de bateau nettoyeur pour les 5 "continents" de plastique qui polluent les océans... et les organismes vivants dans la mer (dont certains finissent dans notre estomac.... plastique compris..). Infos positives, constructrices, idées novatrices, pacifistes, et plus de remugles plus nauséabonds chaque jour : combien encore s'intéressent aux idées, aux réactions ou aux convictions d'un politicien qui a triché pour se faire élire ? Comment lui accorder encore du crédit ? Pourquoi continuer à lui donner la parole ?

Comment peux t'on encore donner la parole et quelque responsabilité que ce soit à un être humain qui accepte d'être payé plusieurs centaines de fois le SMIC ? qu'il soit chef d'entreprise ou footballeur, chanteur ou égoutier.

Et pendant ce temps... des nouvelles du Danemark :

Ici c'est un drame de dimensions ..... on est fermé .... locked out of our scools ..... les éleves de Danemark n'ont pas de classes, et nous pas de boulot. Tous les jours des activités, manifestations, meetings, hier un grand pique-nique au jardin botanique avec les 2500 profs de Aarhus ! Heureusement il y a plein de soleil ..... mais il fait froid. Jeudi prochain un grand manifestation à Copenhague ....

Et tu as raison .... il faut qu'on se bouge toutes et tous ..... ici on a commencé de chanter les vieux chansons de luttes des années 70 ..... mêmes les jeunes .. plein de solidarité .... on a l'intention de faire briser le vent "froid" du pouvoir.

Merci Lene ! et bon courage à vous, ici aussi il fait froid et on attend le printemps... impatiemment....

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6 Avril 2013, 08:21am

Publié par pam

“Rien n’est plus à craindre en ce monde que d’avoir des yeux incapables de voir la beauté, des oreilles incapables d’apprécier la musique, un esprit incapable de saisir la vérité et un cœur incapable de s’enflammer.”

Japon

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A quand la révolte ?

6 Avril 2013, 08:01am

Publié par pam

Le système mis en place dans notre monde libre repose sur un sorte de contrat avec chacun d’entre nous.

Nous le signons chaque matin simplement en ne faisant rien.

Article 1

J’accepte la compétition comme base de notre système même si j’ai conscience que cela engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants.

Article 2

J’accepte d’être humilié ou exploité à condition qu’on me permette à mon tour d’humilier ou exploiter quelqu’un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale.

Article 3

J’accepte l’exclusion sociale des marginaux, des inadaptés, des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites.

Article 4

J’accepte de rémunérer les banques pour qu’elles investissent dans des salaires à leur convenance et qu’elles ne me reversent aucun dividende de leur gigantesques profits qui serviront à dévaliser les pays pauvres ; ce que j’accepte implicitement. J’accepte aussi quelle me prélève de fortes commissions pour me prêter de l’argent qui n’est autre que celui des autres clients. J’accepte...

Article 5

J’accepte que l’on congèle et que l’on jette des tonnes de nourriture pour que les cours ne s’écroulent pas, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année.

Article 6

J’accepte qu’il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu’on le fasse lentement en inhalant ou en ingérant des substances toxiques autorisées par les états.

Article 7

J’accepte qu’on fasse la guerre pour faire régner la paix. J’accepte que, au nom de la paix la première dépense d’État soit le budget de la défense. J’accepte donc que les conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d’armes et faire tourner l’économie mondiale.

Article 8

J’accepte l’hégémonie du pétrole dans notre économie bien qu’il s’agisse d’une énergie coûteuse et polluante et je suis d’accord pour empêcher toute tentative de substitution s’il s'avérerait que l’on découvre un moyen illimité et gratuit de l’énergie... Ce qui serait notre perte !

Article 9

J’accepte que l’on condamne le meurtre de son prochain sauf si les états décrètent qu’il est un ennemi en nous encourageant à le tuer.

Article 10

J’accepte que l’on divise l’opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l’impression de faire avancer le système. J’accepte d’ailleurs toutes formes de divisions possibles pourvu qu’elles permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux.

Article 11

J’accepte que le pouvoir de façonner l’opinion publique, jadis détenue par les religions, soit aujourd’hui aux mains d’affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états car je suis convaincu du bon usage qu’ils en feront.

Article 12

J’accepte l’idée que le bonheur se résume encore, l’amour au sexe et la liberté à l’assouvissement de tous mes désirs, car c’est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serais malheureux et plus je consommerais. Je remplirais donc mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de l’économie.

Article 13

J’accepte que la valeur d’une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, que l’on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité et qu’on l’exclu du système si elle n’est plus assez productive.

Article 14

J’accepte que l’on paie grassement les joueurs de football ou les acteurs et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l’éducation et de la santé des générations futures.

Article 15

J’accepte que l’on mette au banc de la société les personnes âgées dont l’expérience pourrait nous être utile car, étant la civilisation la plus évoluée de la planète et sans doute de l’univers nous savons que l’expérience ne se partage ni ne se transmet.

Article 16

J’accepte que l’on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours pour que je puisse apprécier à quel point notre situation est normale et combien j’ai de la chance de vivre en occident. Je sais qu’entretenir la peur dans mon esprit est bénéfique pour moi.

Article 17

J’accepte que les industriels, les militaires, les politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans me concerter des décisions qui engagent l’avenir de la vie et de la planète.

Article 18

J’accepte de consommer de la viande bovine et autres traitées aux hormones sans qu’on me le signale explicitement. J’accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier permettant ainsi aux trusts agro-alimentaires de breveter le vivant, d’engranger des dividendes conséquents, de tenir sous leur joug l’agriculture mondiale.

Article 19

J’accepte que les banques internationales prêtent de l’argent aux pays souhaitant s’armer et se battre et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu’il vaut mieux financer les deux côtés afin d’être sur de gagner de l’argent et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s’ils ne peuvent rembourser leurs emprunts.

Article 20

J’accepte que les multinationales s’abstiennent d’appliquer le progrès social de l’occident dans les pays défavorisés, considérant que c’est déjà une embellie de les faire travailler. Je préfère qu’on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l’homme et du citoyen nous n’avons pas le droit de faire de l’ingérence !

Article 21

J’accepte que les hommes politiques puissent être d’une honnêteté douteuse et parfois même corrompus. Je pense d’ailleurs que c’est normal vu les professions qu’ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro est de mise.

Article 22

J’accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l’agro-alimentaire vendent dans les pays défavorisés les produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident.

Article 23

J’accepte que le reste de la planète c’est à dire des milliards d’individus puissent penser différemment à condition qu’ils ne viennent pas exprimer ces croyances chez nous et encore moins tenter d’expliquer notre histoire avec ces notions philosophiques primitives.

Article 24

J’accepte l’idée qu’il existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé et si nous sommes doués d’une conscience et d’un langage ce n’est certainement pas pour échapper à cette dualité mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte.

Article 25

J’accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompu de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques et je sais qu’aujourd’hui tout ceci n’existe plus, car nous sommes au sommet de notre évolution et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples comme nous l’entendons tous les jours dans nos discours politiques.

Article 26

J’accepte de discuter. Je considère comme vérité toutes les théories proposées pour l’explication du mystère de nos origines et j’accepte que la nature ait pu mettre des millions d’années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants.

Article 27

J’accepte la recherche du profit comme but suprême de l’humanité et l’accumulation des richesses comme l’aboutissement de la vie humaine.

Article 28

J’accepte la destruction de la quasi disparition des poissons de nos rivières et de nos océans. J’accepte l’augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d’éléments radioactifs dans la nature. J’accepte l’utilisation de toutes sortes d’additifs dans mon alimentation car je suis convaincu que si on les met elles sont utiles et sans danger.

Article 29

J’accepte la guerre économique sévissant sur la planète même si je sens qu’elle nous mène vers une catastrophe sans précédent.

Article 30

J’accepte cette situation et j’admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l’améliorer.

Article 31

J’accepte d’être traité comme du bétail car tout compte fait je pense que je ne vaux pas mieux.

Article 32

J’accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J’accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez.

Article 33

J’accepte donc en mon âme et conscience et définitivement cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m’empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et celui de tous et je vous en remercie.

Fait par amitié sur la terre le 11 septembre 2003 par un anonyme....

A quand la révolte ?

comme le colibri de Pierre Rabhi....

une petite prise de conscience, un petit effort, un petit partage... et roule ma poule vers de nouvelles aventures, un monde meilleur et moins pourri par le fric, le pouvoir, la compétition..... (je n'ose dire plus humain, ce n'est plus une référence....)

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rapports humains... toujours...

6 Avril 2013, 07:55am

Publié par pam

Il arrive un temps dans la vie où on apprend la différence entre tenir la main de l'autre et l'enchaîner à soi.

Un temps où on apprend que l'amour ne signifie pas se soulager de tout soucis sur l'autre.

Et que la compagnie n'est pas toujours une garantie contre la solitude.

Un temps où l'on apprend que les baisers ne sont que des cadeaux, ne sont pas des promesses.

Il arrive un temps dans la vie où l'on apprend à accepter ses échecs en gardant la tête haute et les yeux ouverts,

où l'on apprend à bâtir notre vie dans l'instant présent parce qu'on ignore si on sera toujours là demain.

Il arrive un temps dans la vie où l'on apprend que même le soleil brûle si on en abuse.

Il arrive un temps dans la vie où l'on apprend la souffrance, la peine, l’absence,

Mais où l'on apprend qu'on a en soi la force d'y faire face.

Il arrive un temps dans la vie où l'on découvre ce que l'on vaut vraiment

Et on continue d’apprendre,

Avec chaque abandon, chaque perte, chaque départ, on apprend.

Alors travaillons à décorer notre jardin intérieur,

au lieu d'attendre que quelqu'un nous offre des fleurs.

Inspiré d’un texte de Veronica A.Shoffstall

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Thich Nhat Hanh in "La colère"

6 Avril 2013, 07:31am

Publié par pam

LE TRAITÉ DE PAIX.

Afin de vivre ensemble longtemps et dans le bonheur, afin de développer et d’approfondir continuellement notre amour et notre compréhension, les soussignés font le vœu d’observer et de pratiquer ce qui suit.

Moi qui suis en colère, je m’engage :

1 - À me retenir de dire ou de faire quoi que ce soit qui pourrait causer davantage de tort ou envenimer la colère.

2 - À ne pas réprimer ma colère.

3 - À pratiquer la respiration consciente et à revenir en moi-même pour prendre soin de ma colère.

4 - À faire part, dans les 24 heures, que ce soit par la parole ou par le biais d’un message de paix, de ma peine et de ma colère à la personne qui l’a suscitée.

5 - À lui proposer un rendez-vous ultérieur dans la semaine, soit verbalement, soit par un message, pour discuter plus profondément du problème.

6 - À ne plus dire : “Je ne suis pas en colère, je me sens bien. Je ne souffre pas. Je n’ai vraiment aucune raison d’être irrité.”

7 - À analyser minutieusement ma vie quotidienne que je sois assis, en train de manger, allongé, au travail ou en voiture.

Cela me permettra de découvrir mes maladresses passées et les blessures que j’ai pu affliger à l’autre par ma propre énergie d’habitude. Cela me permettra également de découvrir que la puissante graine de la colère en moi est la cause première de mon exaspération, que l’autre n’en est que la cause secondaire et cherche uniquement à trouver un soulagement à sa peine, et que tant qu’il souffrira, je ne pourrai être réellement heureux.

8 - À présenter mes excuses, sans attendre le rendez-vous, dès que j’aurai reconnu ma maladresse et mon manque d’attention.

9 - À reporter le rendez-vous si je ne me sens pas suffisamment calme pour rencontrer l’autre.

Moi, la personne qui a suscité la colère de l’autre, je m’engage :

1 - À respecter les sentiments de l’autre, à ne pas le tourner en dérision et à lui laisser suffisamment de temps pour qu’il retrouve son calme.

2 - À ne pas faire pression sur lui pour obtenir immédiatement une explication.

3 - À lui confirmer mon acceptation d’une rencontre et à lui assurer que je serai fidèle au rendez-vous.

4 - À ne pas attendre le jour du rendez-vous pour présenter mes excuses, si je peux.

5 - À pratiquer la respiration consciente et le regard profond.

Cela me permettra de découvrir que j’ai en moi des graines de colère, de méchanceté et une énergie d’habitude qui rendent l’autre malheureux. Cela me permettra aussi de découvrir que je croyais soulager mon propre mal-être en faisant souffrir l’autre, ce qui était une erreur. En réalité, en le faisant souffrir, c’est moi que je fais souffrir.

6 - À lui présenter des excuses dès que j’aurai pris conscience de ma maladresse et de mon manque d’attention, sans tenter de me justifier et sans attendre le rendez-vous.

Thich Nhat Hanh in "La colère"

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5 Avril 2013, 08:48am

Publié par pam

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Thich Nhat Hanh

5 Avril 2013, 08:13am

Publié par pam

“Chacun d’entre nous possède un jardin intérieur et doit en prendre soin. Si vous l’avez laissé longtemps à l’abandon, vous devriez l’entretenir pour lui redonner sa beauté et son harmonie d’antan. Tout le monde l’appréciera, si vous l’entretenez bien.

Nous devons réapprendre à respirer, marcher, écouter, en Pleine Conscience et avec compassion. Il nous faut réapprendre à nous exprimer avec le langage de l’amour. “Je souffre, je suis en colère, je veux que tu le saches. Je fais de mon mieux, je prends soin de ma colère. Pour moi, mais aussi pour toi. Je ne veux pas m’emporter et nous détruire”. Ce témoignage de fidélité inspirera confiance et respect à l’autre. Nous pouvons dire ensuite : “J’ai besoin de ton aide”. C’est une affirmation très forte car lorsqu’on est irrité on a tendance à dire : “Je n’ai pas besoin de toi.” Si vous êtes capable de prononcer ces phrases avec sincérité, du fond du cœur, l’autre en sera transformé. En prenant soin de vous-même, vous veillez sur l’être aimé. L’amour de soi est à la base de l’aptitude à apprécier autrui. Si vous ne prenez pas soin de vous, si vous n’êtes pas heureux, ni en paix, vous ne pourrez pas rendre l’autre heureux. Vous ne pourrez ni l’aider, ni l’aimer.”

Thich Nhat Hanh in “La colère”.

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L'art de la simplicité. Dominique Lobeau.

4 Avril 2013, 08:16am

Publié par pam

“La civilisation est une multiplication illimitée de nécessités inutiles.” Mark Twain.

La société ne nous offre qu’un réconfort de qualité inférieure, elle nous plonge dans un effroyable mélange de désirs, contre-désirs... elle s’organise pour assujettir nos désirs et nos besoins. Les médias nous manipulent, voulant nous faire croire que le bonheur viendra de la possession de nouveaux biens. Nous sommes compliqués avec des besoins compliqués. Cela ne signifie pas que nous devons continuer de gaspiller notre temps et notre énergie (perdre sa vie à la gagner).

Résistez aux tentations, n’achetez qu’après mûre réflexion et vous gagnerez en estime personnelle et en respect des autres.

“L’essence de la civilisation consiste non pas en la multiplication des besoins mais dans une renonciation délibérée et volontaire.” Gandhi.

“Chaque jour, nous recevons la consigne d’être efficaces, réalistes, compétitifs. Cette course aveugle, éperdue, nous mène à l’abîme. Il vaut mieux préférer la lucidité de l’utopie qui nous fait choisir une étoile lointaine, sans doute inaccessible mais vers laquelle on se dirige et qui guide nos choix quotidiens.” Théodore Monod.

Si nous changions nos modes de consommation, les entreprises devraient changer leurs modes de production. Il faut savoir recycler, réparer, inventer.

“Vouloir ce qui suffit, c’est avoir ce que l’on veut.” Sénèque.

Ceux qui s’acharnent à acquérir des avantages matériels sont en train de mourir, ce sont les avantages matériels qui vivent à leur place.

Imaginez que vous êtes en voyage et vivez de la même façon, avec le minimum de vos objets préférés. C’est avec ce peu qui nous ressemble que nous nous sentons le plus à l’aise.

Moins consommer est un acte politique. L’acte de consommer moins est l’engagement le plus radical au niveau de l’écologie. Pas de coupure entre théorie et pratique.

Ne consommons pas plus que ce qui nous est nécessaire, ne jetons que pour mieux vivre dans moins de stress et en harmonie parfaite avec nous-même. Le problème n’est pas ce que nous possédons mais comment et pourquoi nous le possédons. Certains de nos désirs sont nécessaires à notre bonheur, pas ceux que nous imposent la société de consommation. La simplicité, ce n’est pas éliminer tous les désirs, c’est apprendre à ne pas se laisser contrôler par eux. C’est s’abstenir de les multiplier. Demandez-vous régulièrement de quoi vous avez réellement besoin, vivez avec passion chaque journée, ayez un but pour vos lendemains.

Plaisir de la connaissance, plaisir de prendre conscience de ce qu’il y a de merveilleux dans l’existence, plaisir de savoir maîtriser sa pensée pour se représenter les choses agréables, pour faire ressusciter les plaisirs du passé, pour jouir du moment présent, pour utiliser intelligemment les ressources naturelles, ses sens, son intelligence, la force naturelle dont nous sommes dotés.

Le désencombrement doit rester un mode de vie, un savoir.

Réveiller son âme, affiner sa conscience.

“Avec trop on se perd, avec moins on se trouve.” Tchouang-tseu.

L'art de la simplicité. Dominique Lobeau.

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