Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

nature de la maladie et de la guérison...

17 Mai 2013, 08:17am

Publié par pam

Dans l'état de santé, la force vitale, qui anime dynamiquement la partie matérielle du corps, exerce un pouvoir illimité... L'organisme matériel supposé sans force vitale ne peut ni sentir, ni agir, ni rien faire pour sa propre conservation... C'est à l'être immatériel seul, qui l'anime dans l'état de santé et de maladie, qu'il doit le sentiment et l'accomplissement de ses fonctions vitales...

Il n'y a que la force vitale désaccordée qui produise les maladies. Les phénomènes morbides accessibles à nos sens expriment donc en même temps tout changement interne, c'est-à-dire la totalité du désaccord de la puissance intérieure. En un mot, ils mettent la maladie tout entière en évidence. Par conséquent, la guérison, c'est-à-dire la cessation de toute manifestation maladive, la disparition de tous les changements appréciables qui sont compatibles avec l'état normal de la vie, a pour condition et suppose nécessairement que la force vitale soit rétablie dans son intégrité et l'organisme entier ramené à la santé.

Samuel Hahnemann in "Organon de l'art de guérir".

Voir les commentaires

culture et cultures - 2 -

17 Mai 2013, 06:47am

Publié par pam

J’ai eu de très beaux résultats certaines années où mon activité professionnelle m’éloignait de longs mois durant de mon jardin, et de grandes joies à découvrir des légumes ou des fleurs noyés sous une profusion de “mauvaises herbes” envahissantes. J’ai passé de magnifiques moments assise par terre à trier les cailloux et les racines des squatters, sans outil, à pleines mains dans la terre, alors que mes douleurs physiques m’interdisaient même de porter le poids d’une bêche... alors l’utiliser !!!

Et le résultat était positif, l’été suivant, tout en m’ayant permis, en passant des heures au contact de “ma” terre de me sentir utile pendant ces jours de grandes douleurs handicapantes à l’issue desquelles je retrouvai le bonheur d’une saine fatigue le soir, d’un appétit revenu et d’une sérénité reposée. Qui n’a pas “travaillé” un jardin, ignore que, comme nombreux travaux manuels, pendant que les mains s’activent, entraînant le corps tout entier, l’esprit est libre, disponible, porté à la méditation et à la philosophie.

Les résultats tangibles du travail au jardin ne se limitent pas à la récolte des fruits, légumes, aromates, fleurs ; on peut y trouver le bonheur d’être utile et constructif, l’amour du travail bien fait, la joie de réaliser et cette possibilité de faire le point sur soi et sa vie, d'éliminer stress et mauvaises pensées envahissantes.

Et on réalise une œuvre créatrice, dévoilant un sens artistique quelques fois inconnu de soi ou jamais exploité, et ce en symbiose avec la nature. Et ça nous rapproche des premiers hommes dans une communion simple, primaire, essentielle avec votre environnement... et combien équilibrante !

Et que dire des discussions fortuites avec quelques vieux du village qui “passaient” par là, intrigués par mes méthodes et curieux voire moqueurs quand aux compétences possibles d’une parisienne aux cheveux rouges (j’étais déjà dans le Lot depuis plus de 20 ans mais mon accent de la capitale aussi ... obstacle à mon intégration comme mon métier d’artificier, comme mon choix de vie solitaire, comme mes activités de bricolage, jardinage, maçonnerie et autres travaux d’aménagement trop peu féminins manifestement à leurs goûts...). Quand vous jardinez, vous avez non seulement la tête libre pour philosopher mais vous pouvez aussi tenir une conversation d’autant plus facile que chacun a son avis à donner sur les plantes à privilégier, les bonnes places pour chaque chose selon l’orientation, les vents et les habitudes ancestrales. Et ainsi j’ai appris que quelques dizaines d’années seulement avant ma venue en ce lieu, les anciens en gardant les bêtes avaient coutume de greffer les merisiers sur les talus, multipliant les récoltes de cerises à la belle saison, comme les bons coins à champignons (qui se taisent eux, limités au seul “en par là”) ou à fraises des bois (qui se partagent surtout avec les enfants). Si vous voulez vous installer à la campagne, sachez que le meilleur vecteur à votre intégration sera vos enfants, et ensuite, juste derrière, votre jardin ou ce que vous en ferez. Et on vous attendra au tournant, au moment de la récolte, si vous vous éloignez trop des habitudes locales en plantant des incongruités (nouvelles espèces, plantes inconnues du lieu, variétés trop exotiques) comme on m’a attendu goguenards sur la place du hameau le premier matin suivant une nuit d’orage après que j’ai refait ma toiture, histoire d’être premiers à colporter la bonne blague d’une nuit passée à éponger voire à installer les cuvettes au grenier... mais aussi prompts à fêter l’événement d’une étanchéité parfaite par le partage d’une belle bouteille de ratafia ! Scellant par là l’intégration de la nouvelle voisine enfin soulagée, acceptée, du moins pour son travail, et c’est bien le plus important chez ces gens proches de la terre qui savent bien depuis toujours que l’on n’a rien sans rien, et qui stoppent leurs critiques dès qu’ils peuvent reconnaître le vôtre.

La vieille Madame Viazac, ma meilleure voisine, m’a raconté le village chaque jour lors de ses promenades (conseillées par le médecin pour soulager ses jambes douloureuses) qui invariablement faisait la pause devant chez moi quand je jardinais, me conseillant, me racontant sa vie d’avant, plaisantant sur les tonnes de cailloux que je remuais pour planter mes fleurs, les appelant l’or du Causse car c’est bien le seul trésor que cette terre ingrate nous offre... Encore que nous sommes environnés de sites préhistoriques prestigieux et que chaque jour j’ai rêvé d’une découverte concrétisant la réalité d’une habitation préhistorique là même où je vis. Je sais que proche de chez moi, des agriculteurs soucieux de leur tranquillité ont recouvert de tels sites, l’entrée d’une grotte par exemple, de quelques charrettes de fumier ou de cailloux, préférant la paix à l’envahissement de ces messieurs de l’Université ! Combien de Lascaux, de Pech-Merle sont ainsi retombés dans l’oubli et combien de fois au fil des siècles qui nous séparent de nos lointains ancêtres Cro-Magnons ? Et si par hasard, ma maison fut construite sur une de leur sépulture, un de leurs lieux de vie, il me plaît de penser qu’ils dorment en paix sous moi qui dort en paix sur eux. Souvent les rêves n’ont pas besoin d’être concrétisés pour être les plus beaux.

Et, rêveuse invétérée, je me retrouve régulièrement assise par terre, nettoyant une dalle de pierre affleurant, pour en trouver la fin et peut être ainsi découvrir l’entrée d’une grotte imaginée juste sous mes pieds. Je gratte, je racle, j’arrache tout ce qui pousse pour enlever la terre et retrouver la pierre dessous. Et quelques heures plus tard, d’un affleurement de quelques centimètres carrés, je découvre une dalle de deux mètres carrés au moins qui s’enfonce d’un côté, se termine en arête d’un autre, gardant pour elle son mystère, son secret, mes ongles usés jusqu’à la peau, les doigts, les bras douloureux, le dos en feu, évaluant incrédule le nombre de vies qu’il me faudrait consacrées toutes entières à ce labeur de nettoyage de siècles de poussières d’étoiles, de sable du désert porté par les vents, d’humus accumulé et auto-entretenu par la végétation du Causse. Un hectare et demi c’est bien trop pour une personne seule, dans certains pays on vit à une centaine là-dessus et moi je suis seule avec mes lubies... Et le rêve reste un rêve, le mystère reste, je ne découvrirai pas encore aujourd’hui la trace de mes ancêtres préhistoriques. Demain peut-être si j’ai la pêche, la semaine prochaine quand mes ongles auront repoussé, jamais si mon dos me lâche.

De temps en temps un abruti me dit qu’il me serait si facile à moi l’artificier de mettre un baton de dynamite dans ce trou que j’ai découvert, étroit, profond (je n’ai dégagé que la longueur de mon bras, allongée à plat ventre, mais plein de potentialité puisqu’un jour j’y ai vidé la totalité de l’eau de la piscine (une dizaine de baignoires au moins, sans pour autant que l’eau ne déborde de ce trou). Comment même envisager de faire sauter à la dynamite ce qui pourrait être un trésor caché ? Alors, qu’y a-t’il dessous, une grotte ? un simple passage vers la nappe phréatique ? les restes d’une habitation datant de 10 000 ans ? des peintures, des objets, des restes humains ? une source d’eau pure permettant la réalisation de mon rêve de larguer la Compagnie des Eaux, exploiteuse, pollueuse, si onéreuse pour mon petit budget...

Ou juste un rêve ?

Un sculpteur lotois a un jour, en vue d’une exposition de ses œuvres, nettoyé les dalles de pierre dans son jardin, j’ai vu le reportage réalisé par la télé régionale : un véritable paysage miniature, des canyons, des vallées, des éperons rocheux, un paysage magnifique minéral, incroyable. Il semblerait que depuis, il nettoie ses pierres années après années, jour après jour.

Je ne sais s’il a posé ses œuvres dessus, mais pour moi son chef d’oeuvre, c’est celui qu’il a découvert sous ses pieds.

Je l’ai expérimenté à plus petite échelle : les mousses, lichens, herbes folles et mêmes arbustes reprennent leurs places en quelques mois. Ce qui signifie qu’en 10 000 ans, ce sont des mètres cubes qui sont ainsi accumulés. Mais il faut le voir pour le croire. Qu’un jardin retourne bien vite à l’état sauvage sans entretien, on le sait, mais que des plantes réinvestissent si vite un rocher soit disant stérile, ça c’est hallucinant. Après tout, tant mieux, ça laisse peut être un espoir que la Terre puisse un jour se soigner du mal que lui font les humains, tant de mal depuis un siècle. Tant de honte sur nous, sur notre civilisation. Je vois là l’inverse du travail de sape de l’avancée irrépressible du désert de sable en Chine ou en Afrique, des méfaits humains, agricoles, miniers ou chimiques, de la désertification due aux plantations ravageuses pour l’huile de palme au détriment de toute autre espèce végétale, à la déforestation, bref aux excès de l’homme avide et irréfléchi.

culture et cultures - 2 -

Voir les commentaires

Publié depuis Overblog

16 Mai 2013, 08:05am

Publié par pam

“ Si un écrivain est si prudent qu’il n’écrirait jamais quelque chose qui puisse être critiqué, il n’écrira jamais quelque chose qui puisse être lu. Si vous voulez aider les autres, vous devez avoir l’esprit à écrire des choses que certains condamneront.”

Thomas Merton in “ La Quête de la Contemplation ”.

Voir les commentaires

mythologie...

16 Mai 2013, 07:47am

Publié par pam

“La grande erreur de notre culture est de croire que la mythologie est un ramassis de contes de cultures passées et dépassées. Le propre d’un mythe, à la différence d’une histoire, c’est qu’il continue à être vrai dans le temps : il décrit littéralement la réalité d’une autre dimension, d’un univers parallèle. Toutes les cultures ont des mythes de création, des mythes concernant la nature. Nous ne pourrions vivre sans eux. Ils continuent à faire vivre notre psyché, à animer notre inconscient, à susciter nos désirs. Nous avons créer le mythe de la toute-puissance de la technologie. Les problèmes environnementaux actuels semblent montrer que la technologie ne peut pas les résoudre et continue au contraire à en créer sans cesse de nouveaux.

Rendre à la Terre ce qu’elle nous donne, rendre grâces, remercier.

Ancien Hopi : “Notre religion s’occupe de remercier le Créateur pour le monde, et chaque animal et chaque plante qu’il contient. Nous le remercions pour tout ce qui existe. Nous ne considérerons pas comme acquis le fait qu’il y ait un arbre à cet endroit. Nous remercions pour cet arbre. Si nous ne le faisons pas, le créateur pourrait l’enlever. C’est pour cela que nos cérémonies sont importantes. Nous prions pour l’harmonie du monde. Nous croyons que si nous ne faisions pas nos cérémonies, le monde s’arrêterait, ce sont elles qui le maintiennent. On peut ne pas le croire, on peut en rire, mais c’est vrai. Le Créateur veut être remercié.”

Maud Séjournant in “Le cercle de vie”.

mythologie...

Voir les commentaires

culture et cultures - 1 -

16 Mai 2013, 07:15am

Publié par pam

Il y aurait d’un côté les chanceux, ceux qui ont le temps et l’argent pour se cultiver et l’intelligence de la concision, de la théorisation, de l’analyse. Et en face, nous tous pauvres crétins, qu’une fable bien tournée amène plus facilement à la compréhension d’une morale, d’un mode de vie.

Ceux qui haïssent Coelho, Werber et les autres sont englués dans une mode crétine et prétentieuse qui ressemble étrangement à cette mode des best-sellers dont ils se gaussent. “Nous les intellos” face au “bas peuple” qui lit dans le métro ou après une longue journée de labeur quand les gosses sont couchés, pendant les quelques minutes où les yeux restent encore ouverts avant que la tête ne tombe sur l’oreiller. Et ces minutes-là, c’est vrai, ne sont guère propices à la compréhension du verbiage pompeux de philosophes hermétiques.

Éclectisme... soit synonyme de pluralité des connaissances, donc ouverture d’esprit et diversité maximale des centres d’intérêt, soit dispersion stérile, effleurement des sujets d’étude, papillonnage et superficialité donc dilettantisme.... Il est nécessaire de trouver le juste milieu, déterminer avec rigueur ses vrais centres d’intérêt et les creuser. Et laisser tomber les disgressions stériles.

Prenons l’exemple de “plantes et soins”, j’ai déjà beaucoup bossé sur le sujet alors même que je ne bois que rarement des tisanes que je décris comme sainement curatives. J’ai le sentiment que je pourrais abandonner ce projet en gardant seulement un inventaire des plantes médicinales cultivables en pays tempéré par un jardinier du dimanche disposant d’une are de jardin potager derrière sa maison. Le lopin de terre idéal où se côtoieraient légumes, aromates et plantes médicinales dans un but de relative autonomie familiale. Mettant l’accent sur les associations bénéfiques entre certaines plantes dans un jardin bio, les possibilités simples et faciles d’un hobby sain (qui associe une activité de plein air avec le bonheur de voir pousser ses plantes, de prendre conscience des changements de saisons et du besoin d’avoir les mains - et les pieds - dans le concret : la terre). Hobby esthétisant : fleurs, légumes, couleurs, saveurs, odeurs, disposition harmonieuse des différentes plantes, satisfaction de se nourrir et de soigner son corps et son esprit par son travail, leçon de vie journalière pour les enfants comme pour les adultes.

L’approche philosophique du jardinier est intrinsèque à son activité, et les bienfaits d’un tel jardin tellement nombreux et évidents qu’il devient de nos jours une des meilleures compensations à la vie stressée-industrialisée-mondialisée-polluée-superficielle à laquelle nous a mené notre civilisation matérialiste et capitaliste et libérale...

Sur tout cela je ne peux pas faire l’impasse.

Se soigner le corps et l’esprit, comprendre notre terre et notre corps, analyser nos besoins naturels et spirituels, expliquer le monde et l’intérêt qu’il y a à protéger notre environnement à nos enfants par un travail concret, le jardinage, travail au sens noble du terme, compréhension des étapes nécessaires et indispensables à l‘aboutissement d’un projet, concrétisation palpable de la loi des causes et des effets (causalité ?), bienfaits de l’apprentissage, importance de la rigueur, nécessité de soutenir son effort à long terme. Et même si le jardin s’accommode mal de dilettantisme, je suis contre ces “techniciens du jardinage” qui voudraient nous faire croire qu’un “bout de jardin” nécessite non seulement un travail énorme et fastidieux, mais une technicité de pointe réservée à des pros détenteurs d’un savoir colossal !

pam

culture et cultures - 1 -

Voir les commentaires

Stéphane Hessel

15 Mai 2013, 08:00am

Publié par pam

La pensée productiviste, portée par l’Occident a entraîné le monde dans une crise dont il faut sortir par une rupture radicale avec la fuite en avant du “toujours plus”, dans les domaines financiers, des sciences et des techniques. Il est grand temps que le souci d’éthique, de justice, d’équilibre durable devienne prévalent. Car les risques les plus graves nous menacent. Ils peuvent mettre un terme à l’aventure humaine sur une planète qu’elle peut rendre inhabitable pour l’homme.

Nous avons eu cette crise économique, mais nous n’en avons pas davantage initié une nouvelle politique de développement.

La menace de la barbarie fasciste n’a pas totalement disparu. Aussi, appelons-nous toujours à “une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous.

CRÉER, C’EST RÉSISTER. RÉSISTER, C’EST CRÉER.

Stéphane Hessel

Voir les commentaires

santé et politique...

14 Mai 2013, 08:09am

Publié par pam

suite à l'article où je vous parlais entre autres de l'interdiction prochaine du millepertuis en T.M.

Quand les autorités sanitaires vous nuisent

Au-delà de tous les scandales médicaux dont la presse a parlé, le pire méfait des autorités sanitaires ces dernières années est, pour moi, l’offensive qu’elles mènent contre les produits naturels de santé, dans le cadre de l’affaire dite des « allégations thérapeutiques ».

Cette affaire vous concerne directement, vous nuit directement. Mais comme il est difficile d’en parler en 30 secondes dans un flash-info, les journalistes ont occulté le problème dans les grands médias et la plupart d’entre nous ne sommes ni conscients, ni inquiets de ce qui se passe.



Pour en savoir plus, cliquez ici : http://www.santenatureinnovation.com/quels-problemes-de-sante/autres/autorites-sanitaires-allegations-therapeutiques/#ixzz2TFU6bYGL

Voir les commentaires

planète et jardinage...

13 Mai 2013, 06:31am

Publié par pam

“Il est peut-être trop tard pour une prise de conscience des hommes. La Terre est trop gravement atteinte. Normalement, nous devrions déjà être tous détruits mais le Créateur nous donne encore du temps pour que certaines personnes puissent survivre. Celles qui auront eu la sagesse de se regrouper dans des communautés et de vivre directement des fruits de la terre. Tous les Anciens disent qu’il n’y a plus beaucoup de temps, une dizaine d’années peut-être. Sun Bear affirme que les trois quarts de l’humanité vont disparaître. Il y aura un bouleversement total, un renversement des pôles. Les plus menacés sont ceux qui vivent dans les villes.

Cette catastrophe est nécessaire pour purifier la Terre. Trop d’humains ont choisi d’accumuler des biens matériels. C’est tout juste qu’il y en a cinq pour cent qui ont une conscience un peu éveillée. Mais il y en a bien moins encore qui sont vraiment détachés.

Le véritable abandon, c’est de ne pas rester attaché aux biens matériels parce qu’ils sont transitoires. Il faut savoir partager. Donner chaque fois qu’on reçoit.

La panique ne sert à rien. La seule chose à faire, c’est de travailler sur soi pour se mettre en accord avec ce que le Créateur attend de nous.

La Terre est malade de l’homme, l’homme est pour elle un cancer qui la tue à petit feu.”

“Chaque geste que nous faisons a une résonance spirituelle. Quand les gens qui viennent veulent m’aider à arracher les “mauvaises herbes”, je les invite à se demander ce qu’ils doivent arracher à l’intérieur d'eux-mêmes. Quand ils sèment, ce qu’ils voudraient semer à l’intérieur d’eux-mêmes.

Nous avons perdu, nous, cette capacité à remercier pour tout ce qui nous est donné. Nous ne savons qu’abuser des cadeaux reçus. Pour moi, faire le jardin à la manière indienne, c’est remercier sans cesse pour l’abondance et la beauté, c’est faire de cette terre un lieu d’harmonie en même temps qu’un lieu de production.

Faire un jardin, cela n’a l’air de rien mais je suis persuadée, comme la plupart des Anciens, que les temps sont en train de venir où il nous faudra être capables de cultiver nous-mêmes notre propre nourriture.

Nous plantons en spirale car pour nous elle est très importante. C’est la spirale d’énergie qui monte de la terre et qui descend du ciel. Et aussi la spirale du cœur. En nous, l’ADN est une spirale. Ma vision de ce jardin a donc été celle d’une spirale qui monte de la terre. Elle monte en beauté à partir du centre et tourne autour des légumes et des fruits pour arriver jusqu’à nous. Je fais d’autres jardins sans spirale car c’est long et compliqué, l’essentiel est de comprendre qu’il s’agit toujours d’un espace sacré. J’invite les gens à entrer par l’est pour amener l’énergie avec eux, à tourner dans le jardin dans le sens des aiguilles d’une montre.

Pour faire un jardin il faut savoir prendre son temps, il ne faut rien brusquer, rien bousculer, car tout ce qui vit à une âme, même le plus humble brin d’herbe.

Réaliser cela et le vivre dans la profondeur de mon être a été pour moi une extraordinaire révélation et une révolution dans ma vie.”

“Avant, les terres indiennes étaient communales. Chacun occupait juste ce qu’il pouvait travailler et le reste appartenait à tout le monde, formule idéale.”

Cartier in “Les gardiens de la terre”.

planète et jardinage...

“Au déclin de la Terre, l’eau commencera à s’épuiser. Les pluies cesseront de tomber et il ne restera que trois sources. L’eau sera endiguée, les gens viendront de partout et se battront pour elle. Et ils s’entretueront jusqu’à n’être plus qu’une poignée.

Dans le monde qui suivra, les Blancs seront les Indiens et les Indiens seront blancs.”

Morris Opler in “La fin du monde” mythes et légendes des Apaches chiricahuas.

vidéo trouvée sur le site :

COLOCO // EXPLORATEURS DE LA DIVERSITE URBAINE AU MOYEN D'ARCHITECTURES, PAYSAGES, FILMS ET INSTALLATIONSCOLOCO / Miguel Georgieff, Nicolas Bonnenfant, Pablo Georgieff

“Tout le monde savait que la Terre se réchauffait, tout le monde se doutait qu’elle préparait sa mue, qu’elle n’avait pas d’autre choix que de s’adapter pour survivre, comme n’importe quel organisme vivant, mais tout le monde s’en contrefoutait, tout le monde ne songeait qu’à jouir de ses privilèges, qu’à étendre ses possessions, qu’à s’étourdir en danses macabres sur des scènes de plus en plus branlantes. "

Pierre Bordage in “L’évangile du Serpent”.

planète et jardinage...

Voir les commentaires

se prendre en charge...

12 Mai 2013, 07:14am

Publié par pam

in Santénatureinnovation : "Ecrasé par les douleurs".

J’ai déjà parlé du syndrome de l’auto-stop, cette situation où le patient attend passivement que le thérapeute ou le médecin lui trouve une solution.

Dans tous les problèmes de santé, mais plus encore dans le cas qui nous occupe, les douleurs, c’est le pire tort que vous puissiez vous causer à vous-même. D’urgence, il faut cesser de considérer le médecin comme la principale personne en charge, et se mettre soi-même dans le siège du pilote : c’est ma vie, mon problème, et c’est moi qui vais le résoudre. Certes, vous irez ponctuellement chercher l’aide d’un thérapeute ou d’un médecin, qui peuvent toujours être utiles en certaines occasions, mais vous devez cesser d’attendre qu’ils règlent le problème à votre place.

« La force qui est en chacun de nous est notre plus grand médecin » disait le grand médecin Hippocrate il y a 2500 ans. Il se déclarait d’ailleurs incapable de soigner les personnes qui n’avaient pas décidé de guérir !

C’est une question de réalisme et, finalement, de passage à l’âge adulte : cesser d’attendre des autres qu’ils vous « prennent en charge ». Réaliser, même si c’est dur, que vous êtes ultimement la seule personne responsable de votre destin.

Voir les commentaires

s'alléger....

11 Mai 2013, 09:10am

Publié par pam

s'alléger....

“ J’ai inspiré à fond, puis expiré. Je ne pouvais me permettre d’ajouter le poids de vieux ressentiments à tout ce que je transportais déjà vers ma nouvelle vie. ...

“ Laisse tomber, ai-je dit. Ça n’a pas d’importance.”

Je ne le pensais pas vraiment, pas encore. Mais de le dire m’a procuré une sensation de bien-être, comme si après avoir passé des heures à grimper dans une cage d’escalier sombre et méphitique, je venais de recevoir une bouffée d’air nocturne. Cela m’a donné l’espoir qu’avec le temps, mes paroles se vérifieraient.”

Divakaruni.

s'alléger....

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 > >>