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musique d'été... et peut être d'hiver... on verra...

23 Juillet 2013, 07:21am

Publié par pam

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Michel Onfray : Théorie du voyage.

22 Juillet 2013, 07:15am

Publié par pam

RENCONTRER SA SUBJECTIVITÉ.

Soi, voilà la grande affaire du voyage. Des prétextes, des occasions, des justifications, certes, mais, en fait, on se met en route mû seulement par le désir de partir à sa propre rencontre dans le dessein, très hypothétique, de se retrouver, sinon de se trouver. Les trajets des voyageurs coïncident toujours, en secret, avec des quêtes initiatiques qui mettent en jeu l’identité. Là encore, le voyageur et le touriste se distingue radicalement, s’opposent définitivement. L’un quête sans cesse et trouve parfois, l’autre ne cherche rien, et, par conséquent, n’obtient rien non plus.

Le voyage suppose une expérimentation sur soi qui relève des exercices coutumiers chez les philosophes antiques : que puis-je savoir sur moi ? Que puis-je apprendre et découvrir à mon propos si je change de lieux habituels, de repères, et modifie mes références ? Que reste-t-il de mon identité dès la suppression des attaches sociales, communautaires, tribales, quand je me retrouve seul, ou presque, dans un environnement sinon hostile, du moins inquiétant, troublant, angoissant ? Que subsiste-t-il de mon être dès soustraction des appendices grégaires ? Quid du noyau dur de ma personnalité devant un réel sans rituels ou conjurations constituées ? Le grand détour par le monde permet de se retrouver, soi, tel qu’en nous-même l’éternité nous conserve.

Pas de haine de soi, ni de célébration de soi, mais une juste estime qui permet de travailler sur son être comme sur un objet étranger. Tout voyage est initiatique - pareillement une initiation ne cesse d’être un voyage. Avant, pendant et après se découvrent des vérités essentielles qui structurent l’identité.

Certains se déplacent pour expier leur existence et transportent leur malaise pour tâcher de s’en défaire. Les amateurs de sensations plus que fortes, qui éprouvent le corps sur le principe de la punition, transfigurent le voyage en chemin de croix. Le voyage procède moins de l’ascension du Golgotha que de l’invite socratique à se connaître. La douleur ne présente aucune utilité dans ce processus de découverte de soi. On ne sait rien d’essentiel sur son intimité en retournant la pulsion de mort contre soi et en tâchant de transfigurer de mouvement en esthétique de la souffrance. La négativité suffit dans les doses injectées naturellement par le réel pour qu’on n’ait pas besoin d’ajouter à cette énergie mauvaise. Le défi dans le voyage à performance, la plupart du temps, cache mal les intentions masochistes d’une âme en peine - ou plutôt d’un inconscient en souffrance.

L’entreprise socratique ne nécessite pas l’usage de soi comme d’une chose, d’un objet ennemi. L’estime de soi, à ne pas confondre avec l’amour, la vénération ou la complaisance à son endroit, installe sous les meilleurs auspices, aux antipodes de l’idéal ascétique. Le voyage résume la possibilité d’esthétisation de l’existence dans des circonstances incarnées. De la sorte, il entre dans la composition d'une ascèse métaphysique et conduit sur la voie qui mène à l’appropriation joyeuse et heureuse de sa vie. Au centre du voyage, on ne repère rien d’autre que le moi. Autour, le monde s’organise, se donne en spectacle, se montre et se raconte, mais comme les planètes en gravitation autour d’un astre occupant le milieu.

À l’évidence, on n'évite pas sa propre compagnie, pour d’aucuns, la pire. Ce que l’âme embarque au départ se retrouve à l’arrivée, décuplé. On ne guérit pas en faisant le tour du monde, au contraire, on exacerbe ses malaises, on creuse ses gouffres. Loin d’être une thérapie, le voyage définit une ontologie, un art de l’être. Partir pour se perdre augmente les risques, devenus considérables, de se retrouver face à soi, pire : face au plus redoutable en soi.

Le réel n’existe pas en soi, dans l’absolu, mais perçu. Ce qui à l’évidence, suppose une conscience pour le percevoir. Ce filtre dans lequel passe le monde organise la représentation et génère une vision. Pour son essence, l’être du monde procède de l’être qui le regarde.

On ne voyage pas pour se guérir de soi, mais pour s’aguerrir, se fortifier, se sentir et se savoir plus finement.

Michel Onfray : Théorie du voyage.

Hors de son domicile, dans l’exercice périlleux du nomadisme, le premier voyageur rencontré, c’est soi. L’étrangeté du monde condamne à se satisfaire de la familiarité la plus immédiate, celle que tout un chacun entretient avec son tréfonds. Dans un pays inhabituel, la bête inquiète en nous prend le dessus, elle entend une voix incompréhensible, elle évolue dans un espace dépourvu de repères, elle expérimente la différence qui isole, coupe et sépare, puis met à part et exclut. Tragiquement l’être ne peut déborder l’identité qui le contient. À l’étranger, cette identité flotte, sans attaches, sans points de repère. Sur son trajet, on rencontre un autre que l’on ne reverra probablement pas, une altérité gratuite, une pure altérité. Dans ce jeu, avec un temps suspendu, des fragments d’inconscient habituellement tus remontent à la surface et produisent des effets : angoisse ou enthousiasme, repli ou épanchement, effroi ou emballement. Dans tous les cas, une dynamique travaille vivement l’âme et lui interdit le repos.

Les philosophes de l’Antiquité grecque savaient la fonction formatrice du déplacement. Aller d’un point à un autre, hier comme aujourd’hui, relève moins de l’expérience historique ou géographique que de l’expérience ontologique et métaphysique.

Michel Onfray : Théorie du voyage.

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cadeau !

21 Juillet 2013, 06:02am

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cadeau !

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au sujet des agressions claires ou déguisées...

21 Juillet 2013, 05:54am

Publié par pam

Les agressions sont les cadeaux les plus profonds de la vie.

Une situation vous touche parce que vous avez cette capacité d'être affecté. Si ce n'était pas cette personne ou situation, ce serait une autre.
Intellectuellement, vous devez vous rendre compte que si une personne vous reproche quelque chose et que vous ne le supportez pas, cela signifie que, sur un certain plan, cette personne n'a pas totalement tort.

A un moment donné, vous n'allez plus vous sentir agressé par quiconque, y compris par ceux qui vous agresse. Plus quelqu'un va vous agresser, plus vous allez vous laisser envahir par une forme d'affection pour lui. Vous verrez son manque, sa tristesse, sa problématique.
C'est facile de se croire tranquille, de faire du yoga, d'être sage. Mais soudainement on vous agresse, on vous déteste, on vous hait. Cela vous permet de vous éveiller à votre résonance. Cela déclenche-t-il en vous l'amour? la haine?... Vous découvrez votre propre fonctionnement. C'est cela le yoga. Ce n'est pas de rester assis comme un piquet, mais d'observer comment on fait face à l'instant. Vous découvrez que les agressions sont les cadeaux les plus profonds de la vie, car plus on vous agresse plus votre maturité se développe. Les vies sans agression sont des vies misérables - et heureusement cela n'existe pas.

Soyez disponible, n'essayez pas d'arranger les choses, de moins réagir, d'être plus sage. Ressentez votre folie lorsque vous êtes mis en question. Prenez votre émotion comme objet de contemplation, d'étude avec affection et patience.
Ne rien attendre, ne rien demander, tout se fait.

Eric Baret

encore merci M.E. !

au sujet des agressions claires ou déguisées...

Rancœur : amertume, désillusion, ressentiment que l'on garde après ce qui est considéré comme une injustice.

Rancune : amertume, ressentiment que l'on garde après ce qui est considéré comme une injustice ou une offense avec un désir de vengeance et de l’hostilité.

Amertume : regret, déception.

Désillusion : perte d'illusion, déception.

Ressentiment : fait de se souvenir avec rancune de torts (de maux) qu'on a subis. (comme si on les sentait encore).

Injustice : fait de se souvenir avec rancune de torts qu'on a subis.

au sujet des agressions claires ou déguisées...

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LE FLEUVE DE LA VIE.

21 Juillet 2013, 05:45am

Publié par pam

Le même fleuve de vie qui court à travers mes veines nuit et jour court à travers le monde et danse en pulsations rythmées.

C’est cette même vie qui pousse à travers la poudre de la terre sa joie en innombrables brins d’herbes, et éclate en fougueuses vagues de feuilles et de fleurs.

C’est cette même vie que balancent flux et reflux dans l’océan-berceau de la naissance et de la mort.

Je sens mes membres glorifiés au toucher de cette vie universelle. Et je m’enorgueillis, car le grand battement de la vie des âges, c’est dans mon sang qu’il danse en ce moment.

Rabindranath Tagore.

LE FLEUVE DE LA VIE.

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Michel Onfray, philosophie et politique.

20 Juillet 2013, 08:40am

Publié par pam

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au sujet de la solitude....

20 Juillet 2013, 08:00am

Publié par pam

(et en réponse à yog'lavie ! et son bel article...)

“Les êtres humains ont tendance à oublier la simplicité magnifique de la vie. Leur peur fondamentale les pousse sans cesse à échafauder des systèmes dont la complexité les rassure.”

“La peur fondamentale est le gouffre qui se creuse entre l’être et la perception. Les êtres humains se perçoivent solitaires, séparés du monde et de leurs semblables, or ils sont reliés chaque instant à l’ensemble de la création.

La création est aussi un système complexe.

Sa diversité est inouïe, extraordinaire, inimaginable, mais sous ses dehors complexes elle est formée d’un seul souffle, d’un seul chant. Il suffit de respirer ce souffle, d’entendre ce chant, pour battre avec le coeur de l’univers.”

Pierre Bordage in “Orchéron”.

au sujet de la solitude....

“L’esprit de solitude” de Jacqueline Kelen.

Pour les “bien-pensants” lorsqu’un individu avance seul dans la vie, c’est qu’il a des problèmes, c’est un asocial, ou il est imbu de lui-même, cache une tare ou couve un gros complexe de supériorité.

Être bien tout seul, être seul et heureux, cela n’a rien à voir avec un mépris des humains ni avec l’égocentrisme : c’est le signe clair de la liberté. La maturité commence lorsqu’un individu se sent auteur et responsable de son existence, lorsqu’il ne demande pas aux autres de le rendre heureux, lorsqu’il n’accuse pas systématiquement les autres de ses propres faiblesses et insuffisances. Ainsi, l’idéal du sage antique (Épicuriens, Stoïciens, Cyniques...) consiste à se suffire à soi-même. Vivre solitaire renvoie toujours à son jugement personnel, à son intuition, à son esprit critique.

“Le véritable solitaire ne ressent pas le besoin d’une stabilité que fournirait un travail régulier ou une vie conjugale établie parce qu’en lui il se sent structuré et parce qu’il sait que ce qui sécurise devient tôt ou tard ce qui emprisonne.”

au sujet de la solitude....

Rilke : “La solitude n’est pas une chose qu’il nous est loisible de prendre ou de laisser. Nous sommes solitude. Nous pouvons, il est vrai, donner le change et faire comme si cela n’était pas. Mais c’est tout. Comme il serait préférable que nous comprenions que nous sommes solitude ; oui : et partir de cette vérité !”

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mozart, toujours...

19 Juillet 2013, 07:22am

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au sujet de la méditation...

18 Juillet 2013, 08:09am

Publié par pam

"Plaidoyer pour le bonheur" de Matthieu Ricard.

Gandhi : “Nous devons être le changement que nous voulons dans le monde.”

UN CHEMIN.

Apprenons la liberté. Le point central de la pratique spirituelle est de maîtriser son esprit. L’intention qui doit nous conduire sur un chemin spirituel est celle de nous transformer en vue d’aider les autres à se libérer de la souffrance. Cela, dans un premier temps, nous amène à constater notre propre impuissance, vient ensuite le désir de se perfectionner. L’invulnérabilité à l’égard des circonstances extérieures, née de la libérté intérieure, devient notre armure dans la bataille contre la souffrance d’autrui. Après avoir pratiqué avec persévérance la voie spirituelle, ce qui compte vraiment c’est de s’apercevoir que tout n’est plus comme avant, qu’on est devenu incapable de nuire à autrui sciemment. Et que l’orgueil, l’envie, la confusion mentale, ne règnent plus en maître de notre esprit. Une fois l’harmonie établie en soi, il sera beaucoup plus facile de la faire régner dans le cercle de nos proches, avant d’en étendre peu à peu le rayonnement à toute notre activité dans la société. Il ne peut exister de méthode unique, la diversité des moyens reflète la diversité des êtres.

La connaissance et l’amour, la compassion et la félicité dont jouit le sage ne sont pas survenues de nulle part.

au sujet de la méditation...

Aristote : “Ce serait une erreur de laisser au hasard le soin de ce qu’il y a de plus grand et de plus beau.”

Il faut d’abord recevoir un enseignement, puis l’assimiler, éviter que ce savoir ne reste lettre morte, réfléchir profondément à son sens. On ne saurait pour autant se contenter d’une simple compréhension intellectuelle. Il est nécessaire d’intégrer ce que l’on a compris, afin que cette compréhension se mêle intimement au courant de notre esprit. Il ne s’agit plus alors de théories, mais de transformation de soi.

Méditation = se familiariser avec une nouvelle manière d’être.

Durant la méditation, on suscite en soi une qualité déterminée, puis on la laisse imprégner tout son être, au point qu’elle devienne une seconde nature. On peut aussi méditer pour acquérir le calme intérieur, en stabilisant l'esprit au moyen de la concentration sur un objet. On apprend à apprivoiser l’esprit, instable au départ. Le but n’est pas de faire de son esprit un bon élève qui s’ennuie, mais de le rendre flexible, malléable, fort, lucide, vigilant, d’en faire un meilleur outil de transformation intérieure, au lieu de l’abandonner à son sort d’enfant gâté rétif à tout apprentissage.

On peut enfin méditer sur la nature même de l’esprit, en regardant directement la conscience pure comme une simple présence éveillée, une fois les pensées calmées, ou en contemplant la nature des pensées qui traversent l’esprit.

Toutes les façons de méditer ont en commun d’opérer en nous un long processus de transformation. La méditation diffère de la simple réflexion intellectuelle en ce sens qu’elle implique une expérience maintes fois renouvelées de la même analyse introspective, du même effort de transformation ou de la même contemplation. Il ne s’agit pas seulement d’éprouver un simple éclair de compréhension, mais de parvenir à une nouvelle perception de la réalité et de la nature de l’esprit, de faire éclore de nouvelles qualités jusqu’à ce qu’elles face partie intégrante de nous. La méditation a besoin de détermination, d’humilité, de sincérité et de patience.

Elle est suivie de l’action, de sa mise en application dans la vie quotidienne.

Une fois que les fleurs de la patience, de la force intérieure, de la sérénité, de l’amour et de la compassion ont mûri, c’est aux êtres qu’il faut en offrir les fruits.

Mais pour atteindre ce mûrissement, il faut du temps et des conditions propices. Il est parfois nécessaire de se retirer dans la solitude. Et ce n’est pas se désintéresser du sort des autres, bien au contraire. Prendre quelque distance vis-à-vis de l’agitation du monde permet une façon de voir les choses selon une perspective nouvelle, plus vaste et plus sereine, et donc de mieux comprendre la dynamique du bonheur et de la souffrance. En trouvant en soi-même la paix intérieure, on devient capable de la partager avec autrui.

au sujet de la méditation...

L’ermite n’est pas coupé de la société, car il remonte à la source même des comportements humains. Il ne se consacre pas à la contemplation parce qu’il n’a rien trouvé d’autre à faire ni parce qu’il a été rejeté par la société : il se consacre à l’élucidation des mécanismes du bonheur et de la souffrance, avec l’idée qu’il pourra non seulement en retirer du bien pour lui, mais surtout en faire bénéficier les autres.

Tout le monde ou presque s’intéresse au bonheur, mais qui s’intéresse à l’Éveil ?

Le bouddhisme appelle Éveil un état de liberté ultime qui va de pair avec une connaissance parfaite de la nature de l’esprit et de celle du monde des phénomènes. Le sage prend conscience du fait que le moi individuel et les apparences du monde phénoménal n’ont aucune réalité intrinsèque. Il se rend compte que tous les êtres ont le pouvoir de s’émanciper de l’ignorance et du malheur, mais qu’ils l’ignorent. Comment n’éprouverait-il pas alors une compassion infinie et spontanée vers tous ceux qui, trompés par lest sortilèges de l’ignorance, errent dans les tourments du samsâra ?

Ludwig Wittgenstein : “Les aspects des choses qui sont les plus importants pour nous sont cachés en raison de leur simplicité et de leur familiarité.”

L’Éveil est proche en ce sens que nous avons tous en nous le potentiel que constitue notre nature véritable. Chaque être contient en lui un trésor qui ne demande qu’à être dévoilé. Les qualités de l’Éveil se manifestent au terme de la longue transformation que constitue le chemin spirituel.

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au sujet du bonheur...

18 Juillet 2013, 07:51am

Publié par pam

“Le bonheur n’arrive pas automatiquement, ce n’est pas une grâce qu’un sort heureux peut répandre sur nous et qu’un revers de fortune peut nous enlever ; il dépend de nous seuls. On ne devient pas heureux en une nuit, mais au prix d’un travail patient, poursuivi de jour en jour. Le bonheur se construit, ce qui exige de la peine et du temps. Pour devenir heureux, c’est soi-même qu’il faut savoir changer.”

Luca et Francesco Cavalli-Sforza in “La science du bonheur”.

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"Dernière déposition d’un témoin de la défense.

Je peux affirmer sans ostentation que je suis un homme heureux, parce que c’est un simple fait, comme de dire que je sais lire. Enfant et adolescent, je n’aurais jamais eu l’idée de déclarer que j’étais heureux. J’étais conscient d’un potentiel que je pensais être présent en moi, comme un trésor caché, et je l’imaginais chez les autres. Le bonheur que je ressens maintenant à chaque instant de l’existence, pour ainsi dire quelles que soient les circonstances, s’est construit avec le temps dans des conditions favorables à la compréhension des causes du bonheur et de la souffrance. La rencontre avec des êtres à la fois sages et bienheureux a été déterminante, par la force de l’exemple. Elle me montrait ce qu’il est possible d’accomplir et me prouvait que l’on peut devenir libre et heureux de façon durable pourvu que l’on sache s’y prendre. Je suis heureux de partager la vie de mes amis, et je suis heureux seul. Je m’efforce de contribuer de mon mieux à servir ceux qui sont dans la difficulté. Lorsque j’entreprend un projet dans la vie active, s’il est couronné de succès je m’en réjouis ; si après avoir fait de mon mieux, pour une quelconque raison il n’aboutit pas, je ne vois pas pourquoi je me ferais du souci. J’ai eu la chance, jusqu’à ce jour de manger à ma faim et d’avoir un abri ; je considère mes possessions comme des outils et il n’y en a aucune que je regarde comme indispensable. L’essentiel est pour moi l’immense fortune d’avoir rencontré mes maîtres spirituels et d’avoir reçu leurs enseignements. J’ai ainsi largement de quoi méditer jusqu’à la fin de mes jours ! Quand je lis que le bonheur et la sagesse sont inaccessibles, je trouve simplement dommage que l’on puisse ainsi se priver et priver autrui de qualités qui ont maintes fois été vérifiées par l’expérience vécue."

Matthieu Ricard in “Plaidoyer pour le bonheur”.

au sujet du bonheur...

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