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éloge de la diversité...

14 Octobre 2013, 06:08am

Publié par pam

“- On mesure la qualité d’une forêt, sa dynamique, à la multiplicité de ses essences, sa richesse à sa diversité. Lorsqu’on pratique les coupes rases et le reboisement extensif, non seulement on appauvrit la forêt, mais on modifie radicalement le sol et le sous-sol, et à terme, on prépare une érosion catastrophique. Il en est de même pour l’humanité. L’intelligence naît de la complexité. L’émergence des grandes religions monothéistes, le déferlement de la pensée unique et dogmatique, ont brisé les liens sacrés qui nous reliaient à la nature. L’uniformisation des valeurs du grand commerce libéral ne peut, à terme, que provoquer une érosion en profondeur de l’intelligence humaine, au sens physique, relationnel, et spirituel.

- Vous êtes plutôt pessimiste, non ?

- Non, pas du tout. Aujourd’hui de plus en plus d’individus, hommes et femmes, ont la volonté de faire évoluer les choses, les moyens d’échanger leurs connaissances, et l’envie de renouer ces attaches invisibles avec leur environnement. Les recherches les plus poussées en physique sub-quantique confirment qu’on ne peut dissocier la matière du vibratoire, la particule de l’onde. Par conséquent ces études trouvent des résonances dans certaines croyances chamaniques, ou d’anciennes traditions, qui vénèrent l’unicité de l’homme et de l’univers, et respectent les liens entre la réalité perçue et l’invisible. Non, je ne suis pas pessimiste, je crois cependant qu’il est grand temps que l’humanité entreprenne sa métamorphose.”

J.M. Pasquet in "Le don de Qâ".

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éloge de la diversité...

“ C’est une guerre qui commence. Contre l’hydre tentaculaire et dévastatrice de l’anthropocentrisme aveugle qui dévore le monde, où tu voudrais que demain tes filles puissent vivre en paix, au sein d’une forêt végétale plutôt que synthétique... Contre le postulat de la pensée judéo-chrétienne et des modèles qui en découlent, qui depuis des siècles dictent aux hommes une conduite irresponsable, en prétextant que les dieux les ont créés à leurs images, donc supérieurs aux autres créatures, et que le monde entier leur est asservi. Contre les dogmes éculés que des grabataires auront beau faire reluire, dont jamais ils n’effaceront les taches et les miasmes du sang des millions de victimes dont ils sont maculés. Contre les ravages d’une économie aveugle qui considère croissance et prolifération comme des qualités, alors qu’elles sont les signes tangibles des déséquilibres qu’elle a provoqués. Regarde la nature, si tu soumets une plante à un stress intense, son réflexe va être de tout faire pour se reproduire avant de mourir, afin d’assurer la pérennité de l’espèce. Il en est de même pour l’humanité. La surpopulation, l’urbanisation effrénée, l’extension incontrôlable des hyper-mégapoles, toutes marques découlant d’un prétendu “progrès” inexorable, sont en fait les preuves manifestes que l’homme, en, tant qu’animal civilisé, se sent condamné. En proliférant, il répond à un instinct naturel qu’il ne sait plus comprendre, et en multipliant ses chances de survie, il œuvre à sa propre perte. Notre guerre va consister à redonner aux hommes la conscience de leurs instincts profonds, de l’humilité de leur appartenance au monde et à l’univers, la conscience de l’artificialité des normes qui régissent leurs sociétés, et surtout celle de leur indissociabilité et de leur responsabilité envers une planète qui les porte, les chauffe, les nourrit, sans qu’ils lui montrent aucune gratitude.”

J.M. Pasquet in "Le don de Qâ".

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nomadisme et sédentarité...

13 Octobre 2013, 08:02am

Publié par pam

“ Pars, ami ! Quitte tout et pars ! Tu trouveras bien d’autres amis que ceux que tu laisses ! Va ! Sors des maisons et dresse tes tentes ! Habite sous la tente ! C’est là, et rien que là, qu’habitent les délices de la vie !

Dans les demeures stables et civilisées, il n’y a point de ferveur, il n’y a point d’amitié !

... Écoute ! J’ai remarqué que l’eau qui stagne se pourrit ! Elle pourrait tout de même guérir de sa pourriture en se remettant à courir ! Mais autrement elle est incurable !

in “ Les mille et une nuits “.

nomadisme et sédentarité...

Extraits de "La théorie du voyage" de Michel Onfray :

Certains se savent mortels, certes, mais s’expérimentent comme des fragments d’éternité destinés à se mouvoir sur une planète finie - ceux-là vivent de manière semblable l’énergie qui les travaille et celle qui anime le reste du monde ; tout aussi aveuglément, d’aucuns éprouvent le désir d’enracinement, ils connaissent les plaisirs du local et la méfiance à l’endroit du global.

Pour figurer ces deux modes d’être au monde, le récit généalogique et mythologique a fabriqué le berger et le paysan. Ces deux mondes se posent et s’opposent. Cosmopolitisme des voyageurs nomades contre nationalisme des paysans sédentaires, l’opposition travaille l’histoire depuis le néolithique jusqu’aux formes les plus contemporaines de l’impérialisme. Elle hante encore les consciences à l’horizon immédiat du projet européen ou, plus lointain, mais tout aussi sûr, de l’État universel.

Les bergers parcourent de vastes étendues sans souci politique ou social - l’organisation communautaire tribale suppose quelques règles, certes, mais les plus simples possibles. Les paysans s’installent, bâtissent, édifient villages, cités, inventent la société, la politique, l’État, donc la Loi, le Droit que soutien un usage intéressé de Dieu, via la religion. Apparaissent églises, clochers indispensables pour rythmer les temps du travail, de la prière et du loisir. Le capitalisme peut naître et avec lui éclore la prison. Tout ce qui refuse ce nouvel ordre s’inscrit en faux contre le social : le nomade inquiète les pouvoirs, il devient l’incontrôlable, l’électron libre impossible à suivre, donc à fixer, à assigner.

Caïn et Abel, destinés à la tragédie, voués à la malédiction, un berger, un paysan. L’agriculteur tue le pasteur. Le paysan fratricide et le Juif égocentrique rappellent que la condamnation au défaut de domicile fixe accompagne faute, péché, erreur. Tous les gens du voyage le savent qu’on a tous, un jour ou l’autre, voulu contraindre à la sédentarité, quand on ne leur a pas dénié le droit même à exister. Le voyageur déplaît au Dieu des chrétiens, aux rois, aux gens de pouvoir. Le capitalisme condamne pareillement à l’errance, à l’absence de domicile ou au chômage les individus qu’il rejette et maudit. Leur crime ? Être inassimilables au marché.

Le voyageur concentre ces tropismes millénaires ; le goût pour le mouvement, la passion pour le changement, le désir forcené de mobilité, l’incapacité viscérale à la communion grégaire, la rage de l’indépendance, le culte de la liberté et la passion pour l’improvisation de ses moindres faits et gestes, il aime son caprice plus que celui de la société dans laquelle il évolue à la manière d’un étranger, il chérit son autonomie placée nettement au-dessus du salut de la cité qu’il habite en acteur d’une pièce dont il ne méconnaît pas la nature farcesque.

Voyager suppose donc refuser l’emploi du temps laborieux de la civilisation au profit du loisir inventif et joyeux. Le nomade refuse cette logique qui permet de transformer le temps en argent et l’énergie singulière, le seul bien dont on dispose, en monnaie sonnante et trébuchante. Le nomade ignore l’horloge. Le caprice gouverne ses projets en relation avec les rythmes de la nature.

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Errance...

12 Octobre 2013, 07:22am

Publié par pam

“Ce devait être un ouvrage follement ambitieux et intolérant, une sorte d’”Anatomie de l’errance” qui développerait l’affirmation de Pascal sur l’homme assis tranquillement dans une chambre. La thèse était à peu près la suivante : en devenant humain, l’homme avait acquis, en même temps que la station debout et la marche à grandes enjambées, une “pulsion” ou instinct migrateur qui le pousse à marcher sur de longues distances d’une saison à l’autre. Cette “pulsion” est inséparable de son système nerveux et, lorsqu’elle est réprimée par les conditions de la sédentarité, elle trouve des échappatoires dans la violence, la cupidité, la recherche du statut social ou l’obsession de la nouveauté.

Ceci expliquerait pourquoi les sociétés mobiles comme les tziganes sont égalitaires, affranchies des choses, résistantes au changement, et aussi pourquoi, afin de rétablir l’harmonie de l’état originel, tous les grands maîtres spirituels - Bouddha, Lao Tseu, saint François - ont placé le pèlerinage perpétuel au cœur de leur message et demandé à leurs disciples, littéralement, de suivre le Chemin.”

Bruce Chatwin in “Anatomie de l’errance”.

Vaan Gogh : Camp Tsigane avec des roulottes.

Vaan Gogh : Camp Tsigane avec des roulottes.

“Il avait un compte à régler avec tous les sédentaires, les insatisfaits, les ambitieux et les fous qui ne songeaient qu’à bouleverser et à détruire l’ordre de l’univers. Il éprouvait en revanche une passion pour les errants, les nomades qu’il considérait comme les fondateurs de l’humanité, comme des êtres qui de tout temps avaient établi leur vie sur la marche, le voyage et le respect de l’immuable perfection de la nature. L’homme n’était-il pas, à l’origine, un “vagabond dans le désert brûlant et désolé de ce monde”, pour reprendre les paroles de Dostoïevski.”

Bruce Chatwin in “Le Chant des pistes”.

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passé, présent.... sérénité

11 Octobre 2013, 08:04am

Publié par pam

“Oubliez le passé, lui avait dit l’ermite, ne vous absorbez pas dans la pensée des fautes que vous avez commises, le remords est une forme de présomption. S’y complaire, c’est s’attribuer et attribuer à ses actes une importance qu’ils n’ont point. Tout ce qui se produit, est le fruit de causes entremêlées de mille façons. Si loin que l'on puisse remonter dans la nuit des âges, il est impossible de découvrir une origine à ces causes, de concevoir une cause qui n’aurait pas de cause. Tournez vos pensées vers la douleur qui accompagne le pèlerinage des êtres le long de cette chaine de l’existence.

C’est parce qu’ils la considèrent avec les yeux de leur clairvoyante sagesse que les bodhisattvas, émus de comparaison, se font les instructeurs, les guides, les médecins des hommes ignorants, égarés, enfiévrés par le feu de la haine et de la convoitise.

Cessez de regarder en arrière, aspirez à l’honneur d’être le serviteur de ces Bodhisattvas, de marcher à leur suite, vous oubliant vous-même, ne voulant plus être que l’instrument de leur charité pour semer du bonheur dans ce monde que l’affliction submerge.”

A. David-Neel in “Magie d’amour et magie noire”.

passé, présent.... sérénité

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le meilleur et le pire...

10 Octobre 2013, 05:57am

Publié par pam

“Alors que tant de mal se fait sur cette planète, personne n’aspire au mal. Nul n’est méchant volontairement, même le plus grand rompeur de promesses, le pire des assassins ou le dictateur le plus sanguinaire. Chacun croit agir bien, en tout cas en fonction de ce qu'il appelle le bien, et si ce bien s’avère ne pas être le bien des autres, s’il provoque douleur, chagrin et ruine, c’est par voie de conséquence, cela n’a pas été voulu. Tous les salauds ont les mains propres. Moi qui ai été nonne-visiteuse dans les prisons de Prusse, je peux te le confirmer : le salaud se regarde tranquillement dans la glace, il s’aime, il s’admire, il se justifie, il a l’impression - tant qu’il n’est pas mis en échec - de triompher des difficultés qui arrêtent les autres ; il n’est pas loin de se prendre pour un héros.

... Les salauds altruistes provoquent des ravages supérieurs car rien ne les arrête, ni le plaisir, ni la satiété, ni l’argent ni la gloire. Pourquoi ? Parce que les salauds altruistes ne pensent qu’aux autres, ils dépassent le cadre de la malfaisance privée, ils font de grandes carrières publiques. Mussolini, Franco ou Staline se sentent investis d’une mission, ils n’agissent à leurs yeux que pour le bien commun, ils sont persuadés de bien faire en supprimant les libertés, en emprisonnant leurs opposants, voire en les fusillant. Ils ne voient plus la part de l’autre. Ils essuient leurs mains pleines de sang dans le chiffon de leur idéal, ils maintiennent leur regard fixé sur l’horizon de l’avenir, incapables de voir les hommes à hauteur d’homme, ils annoncent à leurs sujets des temps meilleurs en leur faisant vivre le pire. Et rien, rien jamais ne les contredira. Car ils ont raison à l’avance. Ils savent. Ce ne sont pas leurs idées qui tuent, mais le rapport qu’ils entretiennent avec leurs idées : la certitude.

... La plus haute nuisance n’a donc rien à voir avec l’intelligence ou la bêtise. Un idiot qui doute est moins dangereux qu’un imbécile qui sait. Tout le monde se trompe, le génie comme le demeuré, et ce n’est pas l’erreur qui est dangereuse mais le fanatisme de celui qui croit qu’il ne se trompe pas. Les salauds altruistes qui se dotent d’une doctrine, d’un système d’explication ou d’une foi en eux-mêmes peuvent emporter l’humanité très loin dans leur fureur de pureté. Qui veut faire l’ange fait la bête. J’ai peur, Adolf, j’ai peur car ce n’est pas fini, j’ai peur de ce qu’ils peuvent faire aujourd’hui avec le progrès des armes et des techniques de communication. Je redoute des désastres radicaux, irrémédiables, des charniers, des ruines...”

E.E. Schmitt in “La part de l’autre”.

le meilleur et le pire...

“ J’avais perdu beaucoup de choses, c’était sûr. Il y avait des cas où je m’étais dit sur le moment que ça n’avait pas d’importance, et où je l’avais amèrement regretté ensuite, et dans d’autres cas c’était le contraire. Il me semblait que j’avais passé mon temps à perdre des choses, des gens, des émotions. Les poches du manteau symbolisant ma vie étaient pleines des trous de la destinée, et aucune aiguille, aucun fil ne pouvait plus les raccommoder. En un sens, si quelqu’un avait brusquement passé la tête par ma fenêtre pour me crier : “Ta vie n’est qu’un zéro !”, je n’aurais pas eu grand-chose à lui opposer.

Pourtant, si j’avais pu recommencer ma vie, aucun doute, j’aurais mené exactement la même. Parce que ma vie - cette vie faire d’une succession de pertes - c’était moi-même. Je n’avais pas d’autre chemin pour devenir moi-même.”

Haruki Murakami in “La fin des temps”.

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9 Octobre 2013, 08:21am

Publié par pam

“Mieux vaut allumer une petite lumière que de maudire l’obscurité.” Confucius.

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au sujet des rêves...

8 Octobre 2013, 05:54am

Publié par pam

“Il est plus facile de rêver quelque chose que de le réaliser. Voilà pourquoi certains se soumettent aux certitudes confortables de leur vie quotidienne, sans tenir compte de la frustration qui les ronge.”

Vana Verouti in “Les soupirs des dieux”.

"Allez en toute confiance dans la direction de vos rêves ! Vivez la vie que vous avez imaginée. En simplifiant votre vie, les lois de l’univers seront plus simples."

Henry David Thoreau.

"J’ignore si je ne rêve pas quand je vis, ni si je ne vis pas quand je rêve... Je ne sais plus si j’existe, je sens que je pourrais être le rêve de quelqu’un d’autre."

Fernando Pessoa

“Un rêve est un télégramme envoyé du monde invisible. Seuls les imbéciles ou ceux qui ne savent pas les déchiffrer, ne lui prêtent pas attention.”

Divakaruni in “La reine des rêves”.

“La vie éveillée nous ensevelit puisqu’elle nous disperse et nous socialise ; seul le rêve éveille ce que nous sommes.”

E.E.Schmitt in “Ulysse from Bagdad”.

“Le cerveau gauche tyrannise le cerveau droit. Le cerveau droit rêve, le cerveau gauche explique. Le droit pense en images, le gauche pense en mots. Le droit est dans les sentiments, les sensations. Le gauche est dans les stratégies et la logique. On pense que les autistes gardent intactes les capacités de leur cerveau droit. C’est pour cela que ces enfants que l’on prétend handicapés mentaux sont capables de prouesses extraordinaires que les gens dits normaux ne peuvent accomplir. Ils savent mémoriser des listes interminables car leur cerveau droit garde tout sous forme de fresques et non d’éléments séparés... Quand vous rêvez, c’est votre cerveau droit qui s’exprime, mais le matin, quand vous tentez de vous souvenir de votre rêve, c’est le gauche qui réinvente l’histoire pour lui donner un sens logique, rationnel, avec un récit comprenant un début, un milieu et une fin. Dans votre vrai rêve vos personnages changeaient de tête par exemple, cela le cerveau gauche ne peut pas l’admettre. Alors il déforme, il réinvente, il donne à tout un sens logique car le cerveau gauche veut tout expliquer, analyser, mettre en ordre. Il adore l’ordre ancien, et il a peur de la liberté et de la nouveauté. C’est le dictateur de votre esprit. L’école, les parents, le milieu dans lequel vous vivez ne font que renforcer cette emprise du cerveau gauche sur le droit. On vous demande de tout expliquer, de tout légitimer, on fait taire votre part de rêve et créativité illogique... Les autistes sont des gens qui n’ont pas accepté la tyrannie du cerveau gauche et donc qui se taisent et se coupent du monde pour ne pas être obligés de justifier leur liberté de pensée. Albert Einstein n’a pratiquement pas parlé jusqu’à l’âge de 7 ans.

Ce n’est pas qu’il ne parlait pas, c’est qu’il savait comme moi qu’il faut économiser ses mots et que les mots empêchent les êtres et les choses d’exister. Il avait son monde intérieur à construire tranquillement, sans conditionnement extérieur. ”

Bernard Werber in” Le miroir de Cassandre”.

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au sujet des rêves...

7 Octobre 2013, 07:42am

Publié par pam

"Né pour rêver, je suis celui qui cherche les esprits ! Les rêves m’accompagnent toujours. Tel le cristal des étoiles qui scintillent par les nuits d’obsidienne lustrée, ils me guident vers des buts que je dois atteindre, plongent en tourbillonnant jusqu’aux tréfonds de mon être ou prennent leur essor vers de puissants esprits vivants. Les rêves sont mon pouvoir, l’essence invisible de mon âme rendue tangible et dotée de substance. Par eux la guérison est possible et les âmes entravées sur la terre peuvent s’élever ! Ce sont des voix qui chantent à l’unisson, célébrant la danse de la vie à l’intérieur de chaque être jusqu’aux confins de la galaxie."

Anna Lee Walkers in "L’esprit des indiens".

“Nous savons que c’est à travers le rêve que notre âme nous souffle les désirs qu’elle cherche à satisfaire et qui sont indispensables à sa plénitude. La maladie, la mort, le désespoir, la solitude sont tous causés par les désirs non satisfaits de l’âme. Celui qui n’écoute pas ses rêves n’écoute pas son âme. Et c’est terrible. Car l’âme devient triste, si triste qu’un jour elle décide de nous quitter. C’est pour cette raison que l’on meurt. On meurt d’une âme devenue trop triste. Alors, si tu veux engranger un peu d’immortalité, écoute tes rêves.”

Gilbert Sinoué in “Des jours et des nuits”.

au sujet des rêves...

“Il est plus facile de rêver quelque chose que de le réaliser. Voilà pourquoi certains se soumettent aux certitudes confortables de leur vie quotidienne, sans tenir compte de la frustration qui les ronge.”

Vana Verouti in “Les soupirs des dieux”.

“Incapables de mettre fin par des choix décisifs aux rêves qui ont si longtemps peuplé leur enfance, certains remettent à plus tard la concrétisation d’un bonheur impossible. Ils sont encore trop imprégnés d’une notion d’absolu pour renoncer à ce qu’ils imaginaient être une relation idéale et ils refusent ainsi des compromis qu’ils jugent inacceptables. Mais s’il est vrai que tout choix est un sacrifice, et que toute décision peut être à l’origine d’un regret potentiel, ce refus de vivre en deçà de notre idéal risque, s’il laisse intacts nos rêves, de nous rendre à jamais incapables de leur donner vie.”

Catherine Bensaid.

“C’est pourquoi les rêves peuvent être si pernicieux : ils couvent, comme un feu, et parfois ils vous consument totalement.”

Arthur Golden in “Geisha”.

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au sujet du courage...

6 Octobre 2013, 08:49am

Publié par pam

“On ne naît pas courageux, on le devient. Certains viennent au monde intrépides ou hardis ; mais c’est la vie qui se chargera de nous inculquer à tous le dépassement de soi : le courage se montre, depuis le réveil, affaire de quotidien. Courage de se lever à l’heure dite, de sourire même s’il fait gris, d’être de bonne humeur ou du moins d’humeur présentable, courage de se secouer les puces pour travailler, courage de bien accomplir ce travail sans traînailler ni bâcler, courage de ne pas entrer dans les petites histoires de couloirs ou de quartiers, courage d’affronter toutes les situations difficiles privées ou professionnelles, les tâches ingrates, courage de ne pas se tromper face aux enfants qui cherchent affection, dialogue et autorité modulée. Courage de dire oui, de dire non, d’exprimer ce que l’on ressent, de dire doucement ce que l’on voudrait hurler, courage aussi, de crier quand il faut, de ne pas mentir, voler, tuer..., courage de ne pas tromper ni se tromper, ou alors d’assumer, courage de calmer ses énervements et ses angoisses, ses abattements et ses désespoirs, ses cafards et autres blues, courage d’être seul ou d’être trop nombreux, de ne pas flancher et de garde le moral, et de sourire, encore, toujours.

Courage, aussi, de savoir changer de vie quand on sent que celle que nous avons menée jusqu’alors n’a plus grand sens. Habituellement, quand on dit cela, on pense : quitter tout. Tout lâcher et refaire sa vie ailleurs. Cette solution extrême s’avère parfois nécessaire et savoir l’appliquer nécessite beaucoup d’acuité pour sortir de la crise sans trop faire de dégâts en soi et chez les autres.

Mais il est une autre façon de changer la vie, qui nécessite une vaillance particulière : celle de s’attaquer au problème dans ses racines en décidant de se changer soi-même, et en allant y voir au plus profond de soi.”

Marc de Smedt in “Éloge du bon sens”.

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choix...

5 Octobre 2013, 06:29am

Publié par pam

Ecosystème : unité naturelle se composant de parties vivantes et inertes dont les effets réciproques forment un système stable.

Si nous acceptions de réduire, voire de supprimer notre ration de viande, de très nombreux hommes pourraient ne plus mourir de faim. Un carnivore consomme autant que dix végétariens. Un million de végétariens permettent à dix millions d’hommes de vivre plus décemment.

“Il faut vivre simplement afin que d’autres puissent simplement vivre”, a dit Gandhi.

choix...

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