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cinema !

30 Décembre 2013, 08:15am

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quels lendemains ?

28 Décembre 2013, 08:27am

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Altruisme...

27 Décembre 2013, 17:07pm

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Darwin : "La sympathie, bien qu'acquise comme instinct, se fortifie aussi beaucoup par l'exercice et l'habitude…. Elle tend toujours à devenir plus large et plus universelle. Nous ne saurions restreindre notre sympathie, en admettant même que l'inflexible raison nous en fît une loi, sans porter préjudice à la plus noble partie de notre nature."

Einstein, 1921 : "L'être humain est une partie du tout que nous appelons univers, une partie limitée par l'espace et le temps. Il fait l'expérience de lui-même, de ses pensées et de ses sentiments comme d'évènements séparés du reste, c'est là une sorte d'illusion d'optique de sa conscience. Cette illusion est une forme de prison pour nous, car elle nous restreint à nos désirs personnels et nous contraint à réserver notre affection aux quelques personnes qui sont les plus proches de nous. Notre tâche devrait consister à nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion de manière à y inclure toutes les créatures vivantes et toute la nature dans sa beauté."

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Matthieu Ricard

25 Décembre 2013, 08:17am

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voici un beau cadeau à vous offrir : prenez 56 minutes entre deux excès de consommation aujourd'hui et offrez vous une pause intelligente si ce n'est réconfortante !

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De Darwin à Lévi-Strauss...

25 Décembre 2013, 06:54am

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Pascal Picq : «Malthus revient frapper à la porte»

Par Yann Verdo | 26/11 | 18:16 | mis à jour à 20:09 | 7commentaires

Dans son dernier ouvrage paru en septembre, « De Darwin à Lévi-Strauss », Pascal Picq pousse un cri d’alarme : l’homme pourrait ne pas survivre à la perte de diversité entraînée par notre mode de vie moderne.

Pascal Picq est l’un des avocats les plus ardents de la pensée darwinienne, qu’il a largement contribué à diffuser en France. - AFP

Pascal Picq, du Collège de France, est avec Yves Coppens l’un des paléoanthropologues français les plus influents et les plus connus. Pour « Les Echos », il revient sur l’analyse passionnée au cœur de son dernier livre, « De Darwin à Lévi-Strauss » : l’espèce humaine, fruit de deux millions d’années d’évolution, pourrait ne pas survivre à la perte de diversité biologique et culturelle entraînée par le mode de vie occidental. Notre modèle de développement est désormais caduc, il est urgent d’en changer.

Une des caractéristiques essentielles du genre humain, écrivez-vous dans « De Darwin à Lévi-Strauss », c’est qu’il s’est disséminé sur les cinq continents et a été capable de s’implanter dans tous les écosystèmes. Un fait unique dans la longue histoire du vivant, dites-vous ?

En effet. L’homme est la seule espèce animale que l’on trouve sous toutes les latitudes, longitudes et altitudes, si l’on excepte les chiens, les chats et probablement aussi les rats qui l’ont suivi dans ses pérégrinations à la surface du globe. Cette grande plasticité écologique est une caractéristique adaptative du genre Homo, un fait de nature bien antérieur à la maîtrise du feu ou à l’élaboration de techniques de taille sophistiquées, ainsi que l’illustre la description récente d’un crâne d’Homo erectus à Dmanisi, en Géorgie : même des hommes de petite taille, il y a 2 millions d’années, ont été capables de s’affranchir du monde des arbres.

Grâce aux progrès fascinants de la paléoanthropologie au cours des dernières années, et tout particulièrement aux apports déterminants de la génétique des populations et de la linguistique historique et comparée, nous avons pu clarifier cet étonnant et brutal processus de diaspora.

Son actualité

« De Darwin à Lévi-Strauss », son dernier ouvrage paru en septembre chez Odile Jacob, est un cri d’alarme face aux atteintes de plus en plus profondes que, depuis la révolution industrielle, Homo sapiens fait subir à la diversité sous toutes ses formes : animale, végétale, linguistique, culturelle… Se mettant dans les pas du naturaliste anglais et de l’anthropologue français, tous deux partis explorer le Brésil à un siècle de distance, Pascal Picq nous entraîne pour un troisième voyage à travers les cultures et les époques. Et s’interroge : pourquoi n’avons-nous pas su entendre le message de Darwin et de Lévi-Strauss ?

Comment se déroule-t-il ?

Le premier acte se produit il y a environ 2 millions d’années, soit dès l’aube de l’humanité, quand Homo erectus sort d’Afrique avec sa communauté écologique savanicole, dont le lion. Avançant vers l’Est, tout ce petit monde (Homo erectus, lions, mammouths, babouins…) rencontre la communauté du tigre qui est à la forêt ce qu’est celle du lion à la savane et là, personne ne passe… Sauf l’homme.

Continuons notre voyage à travers le temps. Nous voici arrivés à -100.000 ans, c’est-à-dire hier à l’échelle de l’évolution. Pas moins de quatre, voire cinq espèces d’hommes différentes peuplent la Terre : Homo sapiens (c’est-à-dire nous) en Afrique et dans le sud du Proche-Orient ; Neandertal au nord de la Méditerranée et en Asie occidentale ; l’homme de Denisova (découvert il y a seulement trois ans !) en Asie centrale ; l’homme de Solo à Java ; et enfin, plus controversé, le petit homme de Florès, également en Indonésie. Aucune de ces espèces ne prend le pas sur les autres.

C’est alors, vers -100.000 ans, que se produit le deuxième acte de l’expansion : celle qui va conduire le seul Homo sapiens partout sur le globe. Fait méconnu, Homo sapiens arrive en Australie avant de s’implanter en Europe, qui est pourtant plus proche de son berceau africain, mais où Neandertal occupe solidement le terrain. Les deux espèces vont d’ailleurs cohabiter en Europe pendant 10.000 ans, il va y avoir des échanges culturels et techniques dans les deux sens – l’homme de Neandertal est tout aussi humain que nous – et puis Neandertal va disparaître.

A l’inverse, Homo sapiens va se disséminer partout dans l’Ancien Monde (l’Afrique, l’Europe et l’Asie) mais aussi – et ceci est sans précédent – en Australie, en Océanie et bien sûr dans les deux Amériques. Outre qu’il est le premier homme à atteindre ces Nouveaux Mondes, le fait distinctif est que ces migrations successives, à pied ou en bateau, ne sont plus dictées par les changements climatiques. Il y a quelque chose dans le cerveau d’Homo sapiens qui le pousse à conquérir toujours de nouveaux horizons, jusque sur la Lune !

Mais cette conquête de la Terre ne s’est pas sans faite sans dégâts pour les autres espèces…

C’est le moins qu’on puisse dire ! Les premières victimes collatérales du succès évolutif d’Homo sapiens ont d’abord été toutes les autres espèces humaines citées plus haut, qui se sont toutes éteintes. Un autre ensemble de victimes a été les grandes faunes du Nouveau Monde qui n’avaient pas, comme celles de l’Ancien, appris à coévoluer avec l’homme. Leur disparition a été extrêmement brutale, au point qu’on la soupçonne d’avoir entraîné une mini-glaciation : tous ces gros animaux, par leurs flatulences, produisaient en effet du gaz à effet de serre !

Un processus de destruction qui s’est effroyablement accéléré… Depuis la préhistoire, écrivez-vous, nous sommes passés de l’ère de la « sauvagerie » à celle de la « barbarie ». Que signifie pour vous ce glissement sémantique ?

La sauvagerie est un acte de destruction sur lequel nous ne pouvons pas porter de jugement de valeur : l’homme préhistorique d’Amérique tuait pour sa propre survie et, bien sûr, il n’avait pas conscience des conséquences à grande échelle de ses actes. Mais aujourd’hui, c’est en toute conscience que nous détruisons les autres formes de vie, à un rythme effarant. Selon les estimations, le rythme d’extinction des espèces est de 1.000 à 100.000 fois plus élevé qu’il l’a jamais été depuis l’apparition du vivant.

Cette destruction de la biodiversité causée par la globalisation du mode de vie occidental, Darwin a été le tout premier à en prendre conscience et ce, dès les prémices de la révolution industrielle. C’est un aspect du personnage qui est passé relativement inaperçu jusqu’ici. Darwin est peut-être le scientifique le plus cité au monde, mais ce n’est certainement pas le mieux lu !

Au-delà de toute considération morale, pourquoi cette perte de biodiversité est-elle, selon vous, si préoccupante pour le devenir de l’espèce humaine ?

Il faut bien comprendre qu’une espèce ne vit pas dans sa petite niche écologique. Ce concept nous vient de la théologie naturelle, doctrine qui voulait que chacun soit à sa place dans le meilleur des mondes possibles. En réalité, il n’existe aucune espèce dont les populations évoluent seules, elles le font toujours en relation avec des organismes de toute taille. C’est ce qu’on appelle la co-évolution. Toutes les études montrent que plus il y a de diversité dans un écosystème donné, plus il y a d’échanges entre les espèces qui le composent (échanges de tous types qui peuvent aller du parasitisme le plus délétère et la prédation la plus brutale à la coopération et à l’entraide), et plus chacune de ces espèces, prise isolément, en tire profit.

Cette biodiversité qui nous est si indispensable n’est pas toujours visible. Darwin – encore lui ! – a consacré son dernier livre, en 1881, aux vers de terre. Il a montré le rôle éminent joué depuis la dernière glaciation par ces petits animaux (mais représentant une biomasse énorme) qui n’ont eu de cesse de remuer la terre, transporter des matières organiques et, in fine, de produire de l’humus. Sans l’incessant labeur des vers de terre, les agricultures, et donc les civilisations qui en sont les filles, n’auraient tout simplement pas été ! Et pourtant, nos lourds tracteurs d’aujourd’hui les écrasent allégrement… Et les vers de terre ne sont pas tout seuls. 80% de la biodiversité - dont les indispensables microorganismes - se trouvent dans les 30 premiers centimètres de terre.

Vous évoquez les formes d’agriculture modernes. Pourquoi, dans votre livre, dites-vous à leur sujet qu’elles constituent le « cauchemar de Darwin » ?

Parce qu’elles nous conduisent tout droit à la catastrophe. On continue de détruire chaque année des milliers d’hectares de forêt ou de mangrove pour en faire des terres arables. Mais cet accroissement est plus qu’annulé par toutes les terres agricoles qui sont chaque année rendues infertiles par la salinisation des sols, l’excès d’intrants, l’expansion urbaine, etc. Je n’ai pas d’opposition de principe aux OGM. Mais enfin, n’oublions pas que ces OGM – dont les rendements ne sont d’ailleurs pas supérieurs à ceux des autres parcelles – ont été mis sur le marché pour permettre aux multinationales de la chimie de continuer à vendre leurs pesticides ultra-puissants. C’est ce modèle économique-là qui est le cauchemar de Darwin. Pendant 10.000 ans, les agriculteurs, de façon empirique, ont sélectionné une grande variété de plantes et d’animaux pour se nourrir. Ils savaient que cette variété est la condition sine qua non d’une agriculture durable, car elle réduit les risques liés à la survenue d’un agent destructeur donné (météo, parasites...). Mais que faisons-nous aujourd’hui avec les OGM ? Exactement l’inverse. Pour une poignée de variétés produites par des entreprises, nous éradiquons tout l’environnement. Nous mettons tous nos œufs dans le même panier. C’est d’un anti-darwinisme absolu. Toute pratique qui élimine la diversité est potentiellement délétère : c’est la règle d’or de la survie. La diversité est l’assurance-vie des espèces.

Mais alors, que faire ?

Préserver les savoirs agricoles empiriques de toutes les cultures. Et puis rééquilibrer nos régimes alimentaires. Les chiffres sont éloquents. Il faut mobiliser une surface agricole 50 fois plus grande pour produire 1 kg de viande de bœuf qu’1 kg de légumes. Notre régime fortement carné n’est plus tenable. L’obésité est un fléau pire que le cancer. Elle coûte plus aux Etats-Unis que toute sa politique de santé à la France et frappe tous les pays émergents comme la Chine. Le temps n’est pas si lointain où mes parents ne mangeaient de la viande que quelquefois par semaine – et ne s’en portaient que mieux.

Ce régime alimentaire si gras est un trait de la mondialisation. Sans vouloir stigmatiser personne, rappelons-nous que les bœufs de nos hamburgers, majoritairement importés d’Amérique latine, ont été nourris avec du soja transgénique dans des champs pris sur la forêt tropicale, ce qui a participé à l’éradication des singes et surtout des derniers peuples amérindiens. Chaque fois que nous croquons un hamburger, nous croquons un peu de la diversité biologique mais aussi culturelle du monde.

« Diversité biologique mais aussi culturelle », dites-vous. Cela nous conduit de Darwin à Lévi-Strauss puisque l’une des exterminations que vous dénoncez le plus violemment dans votre livre est celle des langues et des cultures. Y a-t-il, là aussi, péril en la demeure ?

Il y a péril pour l’homme. On dénombre entre 4.000 et 7.000 langues (selon la frontière que l’on trace entre « langue » et « dialecte ») encore parlées à la surface du globe. Mais il faut savoir que 97% de la population mondiale s’exprime dans seulement 4% de ces milliers de langues, et que 96% d’entre elles ne sont parlées que par 3% de l’humanité. C’est dire que l’écrasante majorité de ces langues ne sont plus parlées que par une poignée de locuteurs vieillissants et s’éteindront bientôt avec eux. A cet égard, j’aime à rappeler ce si beau mot du poète et ethnologue malien Amadou Hampâté Bâ : « Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » On ne retrouvera jamais tous ces savoirs perdus et utiles pour notre avenir à tous ; c’est le « cauchemar de Lévi-Strauss ».

Au-delà de toutes ces tendances lourdes qui vous inquiètent, ce que vous pointez n’est-il pas la fin d’un modèle de civilisation hérité des Trente Glorieuses, celui qui ramenait tout à la croissance économique et au PIB ?

Absolument. Encore une fois, notre alimentation en est un bon exemple. On le voit bien aujourd’hui en Bretagne : tout le monde a à perdre avec le modèle super-productiviste imposé par la grande distribution : les agriculteurs qui sont acculés à la faillite et parfois au suicide par la pression du marché, les consommateurs qui voient arriver dans leur assiette des aliments toujours plus médiocres (les végétaux ont perdu 50% de leur saveur et de leur qualité nutritive depuis 50 ans) et les finances publiques qui doivent faire face aux coûts engendrés par l’obésité…

Le credo qui a fait le succès de l’Occident depuis le Néolithique jusqu’aux Trente Glorieuses, « Croissez, multipliez et produisez », a atteint sa limite. Malthus revient frapper à la porte.

Un paléoanthropologue résolument tourné vers l’avenir

A cinquante-neuf ans, Pascal Picq est l’un des avocats les plus ardents de la pensée darwinienne, qu’il a largement contribué à diffuser en France. Auteur de nombreux ouvrages à succès, depuis « Les Origines de l’homme » (1999) jusqu’à « L’Homme est-il un grand singe politique ? » (2011) en passant par « Darwin et l’évolution expliqués à nos petits-enfants » (2009), il s’intéresse de plus en plus à la réception de la théorie de l’évolution dans les milieux économiques et n’a de cesse d’interroger le lointain passé pour éclairer l’avenir de l’espèce humaine.

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Joyeux Noël

22 Décembre 2013, 08:24am

je n'arrive toujours pas à inclure des images, photos ou autres dans mes articles, alors je me suis permise de recycler mes voeux de l'an dernier, mais le coeur y est et je vous souhaite du bonheur, plein de bonheur, à vous toutes et tous et à ceux que vous aimez.

 
Joyeux Noël

Joyeux Noël

N'en profitez pas pour surconsommez... recyclez ! fabriquez vous-même ! inventez ! On n'a qu'une planète à se partager

Joyeux Noël

et si on l'oublie c'est ainsi que ça finira :

Joyeux Noël

Inutile d'attendre des autres une amélioration, même si on a réussi à sortir entiers de 2013...!!!

nous avons plus qu'intérêt de souhaiter pour cette nouvelle année, une bonne prise de conscience globale et personnelle

car comme disait Valery :

" La politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde."

alors...

Joyeux Noël

sinon on n'aura plus qu'à partir

Joyeux Noël

mais où ???

Joyeux Noël

Ou se résigner à ce genre d'avenir :

Joyeux Noël

Mieux vaut prendre conscience, s'adapter, s'améliorer... et profiter !!! non ?...

Joyeux Noël

Alors, que la nouvelle année vous apporte la réalisation de vos rêves, bonheur, santé et joie. Et avec une pensée chaleureuse pour ceux qui seront seuls pendant ces fêtes

Joyeux Noël

et pour ceux qui se sont envolés au loin et qui vont nous manquer

Joyeux Noël

Je vous souhaite à tous un très joyeux Noël et une bonne et belle nouvelle année. Pam. et....

Joyeux Noël

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vivre...

22 Décembre 2013, 07:28am

Publié par pam

Vivre en pleine conscience, c'est être vraiment présent, vivant pleinement, ici et maintenant. C'est la capacité de vivre profondément chaque instant de notre vie.

Thich Nhat Hanh

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éloge de la simplicité

20 Décembre 2013, 08:02am

Publié par pam

Dominique Lobeau, extraits de "Éloge de la simplicité".

La simplicité permet de vivre libéré des préjugés, contraintes et pesanteurs qui nous dispersent et nous stressent. Elle offre la solution à beaucoup de nos problèmes.

J’ai acquis la conviction que moins on a, plus on est libre et épanoui. Mais il faut rester sur ses gardes : les pièges du consumérisme, de l’inertie physique et mentale et de la négativité nous guettent au moindre relâchement.

Cessez de consommer, vous aurez plus de temps à consacrer à votre corps. Et lorsque vous vous sentirez bien dans votre corps, vous pourrez l’oublier et cultiver votre esprit, accéder à une existence pleine de sens, plus heureuse.

“Le monde des connaissances est assez riche pour peupler notre vie, sans y ajouter le besoin de bibelots inutiles qui ne feraient qu’accaparer notre esprit et nos heures de loisir.” Charlotte Périand, in “Une vie de création”.

Ceux qui vivent frugalement sont un danger pour l’économie et la société de consommation, ils sont considérés comme marginaux, inquiétants. Ceux qui par choix, vivent modestement, mangent peu, gaspillent peu, cancanent peu ou jamais, sont qualifiés d’avares, d’hypocrites et d’asociaux.

Les souvenirs nous rendent-ils si heureux ? Plus heureux ? Les choses ont une âme dit-on, mais l’attachement au passé doit-il envahir le futur, rendre statique le présent ?

“Un homme est riche des choses dont il peut se passer.” David Thoreau in “Walden”.

Demandez-vous : qu’est-ce qui complique ma vie ? Est-ce que ça en vaut la peine ? Quand suis-je le plus heureux ? Est-ce que le fait d’avoir est plus important que le fait d’être ? Jusqu’à quel point puis-je me contenter de peu ? Et dressez des listes pour vous aider à désencombrer votre existence.

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LA COMPARAISON.

19 Décembre 2013, 07:33am

Publié par pam

Ce qui accroît la souffrance, et crée le manque, c'est la comparaison.

Spinoza : "Par réalité et par perfection, j'entends la même chose." Autrement dit, la réalité est parfaite.

Le chemin de ma vie, c'est d'accepter, ou plutôt d'accueillir tout mon être, sans rien rejeter de lui. Trouver la beauté, la joie, là où elles se donnent, dans cette vie et non dans une vie rêvée, idéalisée. Se dépouiller au jour le jour, se dénuder de toutes les comparaisons. Évacuer la notion de regret. Tant que nous dilapidons notre énergie, qui est faible certains jours, à vouloir refaire le monde, nous passons à côté de la joie du moment présent et de ce qui est donné. Je ne commente pas la réalité. Je laisse venir l'anxiété, la peur, la tristesse, sans commenter. Parce que la comparaison tue le monde et le réel. C'est peut être ce que m'apprend la pratique du zen, à laisser la réalité être pleinement ce qu'elle est sans la rapporter à nos idéaux.

Alexandre Jollien. Extraits de "Petit traité de 'l'abandon".

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PYROTECHNIE.

18 Décembre 2013, 08:42am

Publié par pam

15 avril 2008.

Art de dompter l’indomptable, art de l’éphémère pour le “classique” feu d’artifice qui imprime un bref instant la plus grande toile possible : le ciel comme support. Instant si bref que toute mégalomanie est exclue, puis disparition totale car aucun transfert technique sur images ne peut rend compte du fugitif événement et de son contexte : bruit, souffle, odeur, ouverture instantanée sur le cosmos suivi du trou noir.

Acceptation du transfert d’heures, de jours de travail solitaire en poignée de secondes de rêve collectif, gratuit (dans tous les sens du terme), jouissance en apothéose.

Bonheur de détourner la poudre - symbole pivot de “l’art de la guerre” , expression inconvenante due à la juxtaposition insupportable de deux mots antinomiques - à des fins totalement pacifistes.

Quant aux “costumes de feu” : donner en spectacle un bonheur intime et inaccessible d’évoluer dans l’élément le plus dangereux en une symbiose totale, libre, assumée. Caresse mutuelle entre deux incompatibles, impudique si elle était comprise dans son vrai ressenti par le public.

Public partagé entre l’effroi, scepticisme (automate ? trucage ?) , délire joyeux quand le transfert s’opère, car l’instinct primaire de fuite et la fascination enfantine se rejoigne dans le contexte établi et rassurant du “spectacle”. Pour finir par osciller entre scepticisme (plus simple d’imaginer avoir été berné que d’affronter la futilité de ses peurs) et enthousiasme (quand par chance leur capacité de rêve rejoint l’échange de ma jouissance) permettant l’acceptation de l’esthétisme intrinsèque au danger maîtrisé d’une danse avec le feu, dans le feu, non maîtrisé lui, mais accepté, recherché, complice.

Une porte s’ouvre à la généralisation du concept : arrêter de se batte avec, contre, mais jouer ensemble. Chercher un accomplissement au milieu de ce qui semble le comble de l’invivable, l’inacceptable. La vie ? Les autres ? La douleur ?

C’est mon chemin vers la sérénité. Le seul qui me corresponde, qui me parachève, me comble, tout en étant conforme à mes aspirations pacifiquement anarchistes, tranquillement libertaires, profondément gaies. Solitaire mais généreuse dans le don : donner à voir, à aimer, à rêver, à voir aimer et à voir rêver l’autre. Essence du spectacle vivant.

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