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déboires overblog...

17 Décembre 2013, 16:54pm

Publié par pam

je n'arrive plus à inclure photos ou images dans mon blog... ça donne un résultat tristounet... si vous connaissez la parade, éclairez-moi !

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sans mots pas de pensée ?

16 Décembre 2013, 08:08am

Publié par pam

Nouveau dictionnaire de novlangue, de Michel Geoffroy et Jean-Yves Le Gallou

Publié le 16 décembre 2013 par Rotoluve : source blog n30

[...] Ce langage aseptisé, anesthésiant et, in fine, incapacitant, forgé par les gouvernants, entendu lato sensu (politiques, milieux d’affaires, médias), n’a d’autre but que d’emmener les masses vers l’acceptation, sans autres mots dire que ceux de la pensée désormais dominante et unique, d’un monde « trans » : transfrontière, transnational, transsexué, transgenre. « Le sabir politiquement correct que l’on veut nous imposer s’attaque par conséquent à notre identité : il procède du même projet mondialiste que celui qui veut détruire les États, ouvrir les frontières, mélanger les peuples et déconstruire les systèmes sociaux, pour le seul profit de l’oligarchie financière. »Entreprise terrifiante, totalitaire, ahurissante.

Orwell, faisant parler un de ses personnages, le décrivait ainsi : « Nous détruisons chaque jour des mots. Nous taillons le langage jusqu’à l’os. [...] C’est une belle chose, la destruction des mots. [...] Le novlangue est la seule langue dont le vocabulaire diminue chaque année. [...] Le véritable but du novlangue est de restreindre les limites de la pensée. À la fin, nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. » [...]

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miel

16 Décembre 2013, 08:06am

Publié par pam

Source :"blog : inf'OGM"

En France, en 2013, aucun OGM n’étant cultivé sur le territoire, les miels français sont donc pour le moment a priori exempts d’OGM. Mais le moratoire sur la culture des OGM a été annulé en août 2013 et si nos gouvernants ne font rien, la filière apicole sera menacée de contamination dès 2014. Pour les miels produits hors de France et vendus dans nos supermarchés, il est très difficile d’en connaître l’origine précise puisqu’il s’agit souvent de mélanges de différents miels. Les règles d’étiquetage sur la provenance des miels se limitant à « origine UE », « origine non UE » ou « origine UE/non UE », il n’est pas possible d’avoir la garantie que ces produits sont sans OGM. En effet, des grands pays exportateurs de miels sont également de grands producteurs d’OGM, comme l’Argentine ou la Chine. Dans l’UE, seuls les miels portugais ou espagnols pourraient contenir du pollen GM. Les règles d’étiquetage des miels contenant des pollens GM sont en discussion, et la Commission européenne essaye de faire passer une réglementation qui rendrait l’information facultative. C’est ça, la vraie transparence ! Si cela passe, pour le consommateur plus exigeant, il restera encore l’étiquetage « sans OGM dans un rayon de 3 km » ou, bien sûr, les miels issus de l’agriculture biologique.

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ouverture ? espoir ?

15 Décembre 2013, 08:30am

Publié par pam

Nous souhaitons contribuer à la formation d'un puissant mouvement citoyen, d'une insurrection des consciences qui puisse engendrer une politique à la hauteur des exigences.

Stéphane HESSEL, Edgar MORIN - Le chemin de l'espérance

http://www.nouvelledonne.fr

Je vous soumets leur appel tel que, suivez ou pas, espérez ou pas.... Je pense juste que pour une fois que certains se bougent, qu'ils n'ont pas l'air d'avoir des egos surdimensionnés, juste des envies d'un monde moins pourri... jugez vous-mêmes...

« C’est pure folie de faire sans arrêt la même chose et d’espérer un résultat différent. »

Albert Einstein

Non, la France n’est pas foutue !

Semaine après semaine, notre pays s’enfonce dans une crise d’une extrême gravité parce que ceux qui se succèdent aux affaires font sans arrêt la même chose et annoncent un résultat différent… qui n’arrive jamais.

Crise sociale, financière, écologique, politique, démocratique… Notre société approche d’un point de non-retour, d’un point de basculement.

Nous ne pouvons pas nous résigner à cet effondrement programmé.

Il est temps de relever la tête. Il est temps de nous rassembler. Il est temps de réfléchir et d’agir ensemble pour changer le cours des choses.

Nous créons un nouveau parti politique : Nouvelle Donne.

Début 1989, beaucoup affirmaient que le mur de Berlin était encore là pour 30 ans. Quelques mois plus tard il tombait; en une nuit. Ce ne sont pas des diplomates ou un accord du G 20 qui a fait tomber le Mur : ce sont des citoyens qui se sont levés par milliers et qui ont changé le cours de l’Histoire.

« Chacun de nous peut changer le monde. Même s’il n’a aucun pouvoir, même s’il n’a pas la moindre importance, chacun de nous peut changer le monde » écrivait Václav Havel en décembre 1989.

Vingt-cinq ans plus tard, il faut faire tomber le Mur du financiarisme, du court-termisme, du laisser-fairisme. C’est à nous, les citoyens, de reprendre la main. C’est à nous de dire dans quelle société nous voulons vivre.

Nouvelle Donne rassemble celles et ceux qui, malgré les déceptions, ne se résignent pas au « on a tout essayé, on ne peut rien faire ». Ils veulent agir pour la liberté, la dignité humaine, contre le repli sur soi et la peur de l’autre.

Ils ne se résignent pas à penser que la politique ne peut rien.

« Chacun de nous peut changer le monde » écrivait Vaclav Havel. Il avait totalement raison ! Partout dans notre pays des femmes et des hommes résistent aux difficultés, prennent des initiatives, entreprennent, et expérimentent chaque jour de nouvelles manières de faire société.

Ces femmes et ces hommes ne sont pas résignés. Ils n’acceptent pas le défaitisme et le laisser-faire. Ils veulent ré-oxygéner la société française, apporter les solutions qui sont à notre portée, restaurer la respiration démocratique du pays.

Avec Nouvelle Donne, nous voulons rendre aux citoyens le pouvoir de construire une société de créativité, de justice sociale et de convivialité.

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Nouvelle donne... à suivre....

13 Décembre 2013, 06:58am

Publié par pam

 

Gandhi disait : "un arbre qui tombe fait beaucoup de bruit, une forêt qui pousse le fait en silence" Nous sommes une forêt qui pousse, à la différence près que nous, nous allons faire un peu de bruit quand même. 

 

« Ne cherchez jamais le progrès d’un homme ailleurs que dans ses actes » (Epictète).    

 

"Notre ambition est de créer une nouvelle forme politique et d’inventer une autre manière de faire vivre la démocratie, dans notre pays comme au sein de notre mouvement politique."

 

Extraits de la chartre de Nouvelle donne :

 

 

Nouvelle Donne affirme les principes fondamentaux qui fondent son action.

Nous croyons :

  1. Qu’il n’y a pas de paix durable sans justice sociale.

  2. Qu’une trop grande disparité dans la répartition des richesses et des pouvoirs est génératrice de violence.

  3. Que l’éradication de l’extrême pauvreté, la lutte contre la précarité et le logement indigne, l’accès aux soins et à la santé, sont des enjeux de civilisation.

  4. Que nos sociétés se construisent dans le respect et l’intérêt des peuples, indépendamment de leur niveau de développement ; que la lutte contre la faim dans le monde doit inspirer les relations et les accords internationaux.

  5. Que le progrès technique et les gains de productivité doivent redevenir des facteurs de progrès social, d’émancipation et de diversification des activités humaines.

  6. Que la croissance matérielle infinie n’est ni possible ni souhaitable ; que le respect des écosystèmes et du vivant, la protection de la biodiversité et la lutte contre le dérèglement climatique s’imposent à tous.

  7. Que nous devons inventer un modèle de société fondé sur l’épanouissement et l’émancipation de la personne humaine, la prospérité des peuples et des citoyens.

 

Nos valeurs

Nous portons des valeurs de :

  1. Responsabilité – Nous ne sommes pas seulement responsables de ce que nous faisons mais aussi de ce que nous laissons faire, collectivement et individuellement.

  2. Liberté – Nous veillons à un équilibre permanent entre les libertés collectives et les libertés individuelles.

  3. Participation – La politique n’est réservée à personne, chacun peut y prendre sa part, et la qualité de l’action politique incite chacun à le faire.

  4. Bienveillance – La relation entre les êtres humains est leur plus grande richesse, et le politique participe à l’art du bien-vivre ensemble.

  5. Respect de la contradiction et des minorités – Fondement de la démocratie, ce respect inspire tous nos processus de délibération et de décision.

  6. Justesse – Aucune forme d’outrance, d’extrémisme ou d’intégrisme n’inspire l’action publique et n’instruit le débat politique.

Nos engagements

  1. Nouvelle Donne est porteur d’une vision à long terme de transformation de la société, et propose des actions immédiates ou à court terme pour la mettre en œuvre.

  2. Quelle que soit l’urgence à agir, ce sont nos valeurs et les finalités qui nous rassemblent qui dictent nos propositions.

  3. Notre mouvement est constructif. Il ne s’autorise de critique que lorsqu’il est en mesure de faire des propositions alternatives.

  4. Nouvelle Donne s’engage pour des pratiques politiques éthiques, transparentes et une vie démocratique fondée sur la possible participation de chaque citoyen au devenir de la société. 

... à suivre donc...

 

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Matthieu Ricard. Plaidoyer pour l'altruisme.

12 Décembre 2013, 07:12am

Publié par pam

LA SIMPLICITÉ VOLONTAIRE ET HEUREUSE. (EXTRAITS)

"La civilisation dans le vrai sens du terme ne consiste pas à multiplier les désirs mais à les réduire volontairement. Cela seul instaure le vrai bonheur et le contentement tout en accroissant notre capacité de servir." Gandhi.

Le mot "austérité n'est pas agréable à entendre. Dans l'esprit de la plupart des gens, il évoque la privation des plaisirs quotidiens, une vie morne et des restrictions interdisant de s'épanouir librement dans l'existence. De plus, d'après certains économistes, les programmes d'austérité sont peu efficaces car ils induisent un sous-emploi, conduisant au chômage et à la récession.

La simplicité volontaire est un concept très différent. Elle ne consiste pas à se priver de ce qui nous rend heureux mais à mieux comprendre ce qui procure une satisfaction véritable et à ne plus être assoiffé de ce qui engendre davantage de tourments que de bonheur. La simplicité va de pair avec le contentement.

La simplicité volontaire, selon Duane Elgin, est une vie extérieurement simple et intérieurement riche.

Simplifier notre existence c'est avoir l'intelligence d'examiner ce que l'on considère habituellement comme des plaisirs indispensables et de vérifier s'ils apportent un authentique mieux-être. La simplicité peut être ressentie comme un acte libérateur. Elle n'implique pas de vivre dans la pauvreté mais dans la sobriété. Elle n'est pas la solution à tous les problèmes mais peut certainement y contribuer. Cette façon de vivre, parfois associée à la sagesse, a été louée de tout temps dans toutes les cultures.

Pierre Rabhi estime que le temps est venu d'instaurer une politique et une culture fondées sur la puissance d'une "sobriété heureuse" à laquelle on a librement consenti, en décidant de modérer ses besoins, de rompre avec les tensions anthropophages de la société de consommation et de remettre l'humain au coeur des préoccupations.

Tchouang-tseu, sage taoïste : "Celui qui a pénétré le sens de la vie ne se donne plus de peine pour ce qui en contribue pas à la vie."

La crise actuelle a deux aspects : un drame humain, celui des populations les plus pauvres qui souffrent durement des crises financières et de l'inégalité croissante, alors que les riches en profitent pour s'enrichir davantage ; le deuxième est lié à la quête inépuisable du superflu.

La simplicité volontaire est à la fois heureuse (pas constamment tourmentée par la soif du davantage) et altruiste (car elle n'incite pas à concentrer entre quelques mains des ressources disproportionnées qui, réparties autrement, amélioreraient considérablement la vie de ceux qui sont privés du nécessaire).

En n'aspirant pas au déraisonnable, on garde constamment dans le champ de sa conscience le sort de ceux qui sont aujourd'hui dans le besoin ainsi que le bien-être des générations futures.

Consumérisme : (ici) attitude et mode de vie centrés sur la consommation. Peut aussi définir l'action concertée des consommateurs.

Victor Lebow, 1955, spécialiste de la vente au détail aux USA : " Notre économie superproduction exige que nous fassions de la consommation notre mode de vie, que nous convertissions l'achat et l'utilisation de bien en rituels, que nous cherchions nos satisfactions spirituelles et celles de notre ego dans la consommation. L'économie a besoin que les choses soient consommées, brûlées, épuisées, remplacées et jetées à un rythme toujours croissant"………….

Après la crise financière de 2008, Bush a demander aux citoyens américains de recommencer à consommer au plus vite pour que le pays se remette rapidement de la crise et que les gens soient plus heureux…..

Cette logique ne correspond pas aux conclusions des recherches scientifiques. Tim Kasser et d'autres ont étudié les effets du consumérisme : établissant que les individus les plus portés à la consommation de toutes sortes de biens et services - ceux qui donnent la priorité à la richesse, à l'image, au statut social et à diverses autres valeurs matérialistes promues par une société dite de consommation - sont nettement moins satisfaits de leur vie que ceux qui mettent l'accent sur les valeurs plus fondamentales de l'existence comme l'amitié, le contentement, la qualité de l'expérience vécue, le souci d'autrui ainsi que le sentiment de responsabilité de la société et de l'environnement. Ils éprouvent moins d'émotions positives, parlent moins de joie, d'enthousiasme, de gratitude, de sérénité que les autres. Les grands consommateurs sont plus anxieux et déprimée, davantage sujets aux maux de tête et aux douleurs d'estomac. Leur santé est moins bonne, ils boivent plus d'alcool, fument plus de cigarettes, regardent plus la télévision. Quand ils se sentent déprimée, ils ont tendance à aller "faire du shopping". Ils rêvent plus souvent à la mort qui les tourmente. Ils admirent les riches, les trouvant "intelligents, cultivés et réussissant en tout."

Les matérialistes expriment peu d'empathie et de compassion envers ceux qui souffrent, ils sont manipulateurs et ont tendance à exploiter les autres à leur profit. Ils préfèrent la compétition à la coopération. Ils contribuent moins à l'intérêt général et ne sont guère concernés par les questions environnementales. Leurs relations sont plus superficielles et moins durables. D'après Tim Kasser, il semble que "les valeurs matérialistes amènent les gens à penser qu'ils n'ont aucun avantage à être proches des autres et à leur manifester de la sollicitude, car ils n'ont rien à y gagner…Ces valeurs conduisent les individus à considérer les autres principalement comme des instruments pour arriver à leurs fins matérialistes."

Partout sur la planète, l'importance apportée à la richesse et au statut social se révèle être liée à un moindre souci pour l'environnement.

Les recherches de Kasser et de ses collègues démontrent que le goût pour la consommation et les valeurs matérialistes favorisent la souffrance personnelle et font obstacle à l'établissement d'interactions humaines harmonieuses et empreintes de sollicitude. Atteindre des buts liés aux valeurs humaines entraîne une satisfaction beaucoup plus grande que la réalisation d'objectifs matériels.

Pour remédier à l'inclination pour la consommation, Kasser suggère d'interdire toute publicité destinée aux enfants, comme cela a été fait en Suède et en Norvège. Il conclut qu'en mettant l'accent sur les valeurs extérieures par rapport aux valeurs intérieures, nous cherchons le bonheur là où il ne se trouve pas et nous contribuons à notre propre insatisfaction.

Il y a à peine un demi-siècle, on avait une montre ou un appareil photo pour la vie, on en prenait soin, ils étaient fiât pour durer. Aujourd'hui, le cycle de vie des produits de consommation est de plus en plus court, ce qui augmente considérablement la pollution industrielle. Wijkman et Rockström proposent de remplacer l'achat de produits manufacturés par un système de location accompagné d'un service d'entretien et de mise à jour de qualité. Les consommateurs jouiraient des meilleurs produits disponibles, tandis que les fabricants auraient intérêt à faire dure leur produits et à les recycler de manière efficace. Les service de maintenance créeraient aussi de nombreux emplois.

En 2010, 65 milliards de tonnes de matières premières nouvellement extraites de l'environnement sont entrées dans le système économique. ON pense que le chiffre atteindra 82 milliards en 2020.

Quelques firmes (Xerox, Michelin, Rolls-Royce) louent et entretiennent plutôt que de vendre leurs produits.

J.V. Placé a dénoncé l'obsolescence programmée, le fait que nombre d'industriels programment la durée de vie de leurs produits de sorte qu'elle dépasse légèrement celle de la garantie. À la première panne, les produits sont jugés irréparables et il faut donc en acheter un neuf. La loi qu'il a déposée au Sénat imposerait une extension de la durée légale de conformité des produits et l'obligation pour les fabricants de prendre en charge une plus longue garantie et la mise à disposition de pièces détachées sur une période de dix ans à compter de l'achat du produit. Le site commentréparer.com met à la disposition des consommateurs des fiches explicatives pour les aider à réparer eux-mêmes leurs appareils.

"L'esprit s'enrichit de ce qu'il reçoit, le coeur de ce qu'il donne." Victor Hugo.

Paradoxe d'Easterlin : passé le seuil de l'aisance, l'augmentation de la richesse ne conduit pas à une augmentation correspondante de la satisfaction de vie. L'augmentation très importante de la croissance économique aux USA n'a entraîné aucune augmentation de la satisfaction de vie. Les Nigériens s'estiment aussi heureux que les Japonais qui ont un PIB 25 fois pour élevé. Au Danemark, pays où les gens sont les plus satisfaits par leurs conditions de vie, il y a très peu de pauvreté et d'inégalités. Cette satisfaction s'explique, entre autres raisons, par le haut niveau de confiance que les gens entretiennent les uns envers les autres, y compris à l'égard des inconnus et des institutions. Cette confiance va de pair avec un très faible niveau de corruption.

Que pouvez-vous faire avec 4 milliards que vous ne pouvez pas faire avec 2 ? Très peu pour vous-même et beaucoup pour les autres.

Il est émotionnellement plus bénéfique de donner que de recevoir.

H.D.Thoreau : "Notre vie se perd dans les détails… Simplifiez, simplifiez, simplifiez !"

Le président de l'Uruguay, Pepe Mujica, est le plus pauvre du monde et en passe de devenir le plus populaire : "Mon style de vie n'a rien de révolutionnaire, je ne suis pas pauvre, je vis simplement. J'ai l'air d'être un vieil homme excentrique, mais c'est un choix libre et délibéré." Il n'habite pas un palais mais une ferme de 45 m2 avec un puits dans le jardin . Il reverse plus de 90% de son salaire présidentiel à des ONG, notamment à un programme de logements pour les habitants les plus pauvres. "Je veux avoir du temps pour les choses qui me motivent… C'est ça la vraie liberté : la sobriété, consommer peu, avoir une petite maison qui me laisse du temps pour profiter de ce que j'aime vraiment… Si j'avais beaucoup de choses, il faudrait que je fasse attention à ce qu'on ne me les vole pas." L'Uruguay est le pays le moins corrompu du continent sud-américain, et l'un des plus heureux. Il accuse la plupart des dirigeants du monde de nourrir une "pulsion aveugle de promotion de la croissance par la consommation, comme si le contraire signifiait la fin du monde."

Discours mémorable sur la simplicité en juin dernier à la conférence sur le développement durable des Nations Unies :

Nous ne pouvons pas continuer, indéfiniment, à être gouvernés par les marchés ; nous devons gouverner les marchés… Les anciens peuseurs Épicure, Sénèque, et même les Aymaras disaient : "Celui qui est pauvre n'est pas celui qui possède peu mais celui aui a besoins e beaucoup et qui désire toujours avoir davantage."… Le développement ne doit pas être opposé au bonheur, il doit favoriser le bonheur des hommes, il doit favoriser l'amour, les relations humaines, permettre de s'occuper de ses enfants, d'avoir des amis, d'avoir le nécessaire; Parce que c'est précisément la chose la plus précieuse.

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Matthieu Ricard.

11 Décembre 2013, 08:51am

Publié par pam

INTRODUCTION. Extraits. Suite.

Notre époque est confrontée à de nombreux défis. L'une de nos difficultés majeures consiste à concilier les impératifs de l'économie, de la recherche du bonheur et du respect de l'environnement (court, moyen et long terme… nos intérêts, ceux de nos proches, ceux de tous les êtres).

Ceux qui vivent dans l'aisance rechignent à réduire leur train de vie pour le bien des plus démunis et pour celui des générations à venir, tandis que ceux qui vivent dans le besoin aspirent légitimement à davantage de prospérité, mais aussi à entrer dans une société de consommation qui encourage l'acquisition du superflu.

La satisfaction de vie se mesure, elle, à l'aune d'un projet de vie, d'une carrière, d'une famille et d'une génération. Elle se mesure aussi à la qualité de chaque instant qui passe, des joies et des souffrances qui colorent notre existence, de nos relations aux autres ; elle s'évalue en outre par la nature des conditions extérieures et par la manière dont notre esprit traduit ces conditions en bien-être ou en mal-être.

Quant à l'environnement, jusqu'à récemment, son évolution se mesurait en termes d'ères géologiques, biologiques, climatiques, de dizaines de millénaires, sauf lors de catastrophes planétaires dues à l'impact d'astéroïdes géants ou d'éruptions volcaniques. De nos jours, le rythme de ces changements ne cesse de s'accélérer du fait des bouleversements écologiques provoqués par les activités humaines. C'est la première ère ("Anthropocène", l'ère des humains) dans l'histoire du monde où les activités humaines modifient profondément (et pour l'instant, dégradent) l'ensemble du système qui maintient la vie sur terre.

Pour nombre d'entre nous, la notion de "simplicité" évoque une privation, un rétrécissement de nos possibilités et un appauvrissement de l'existence. Pourtant l'expérience montre qu'une simplicité volontaire n'implique nullement une diminution du bien-être, mais apporte au contraire une meilleure qualité de vie. Est-il plus plaisant de jouir du contentement d'un esprit satisfait ou de constamment vouloir davantage - une voiture plus coûteuse, des vêtements de marque ou une maison plus luxueuse ?

Le consumérisme immodéré est étroitement lié à un égocentrisme excessif.

Les pays riches, qui profitent le plus de l'exploitation des ressources naturelles, ne veulent pas réduire leur train de vie. Ils sont pourtant les principaux responsables des changements climatiques et autres fléaux affectant les populations les plus démunies, celles dont, précisément, la contribution à ces bouleversements est la plus insignifiante.

Un Afghan produit 2500 fois moins de C02 qu'un Qatari et 1000 fois moins qu'un Américain.

Le patron du plus grand syndicat de la viande aux Etats-Unis est ouvertement cynique : "Ce qui compte, dit-il, c'est que nous vendions notre viande. Ce qui se passera dans 50 ans n'est pas notre affaire".

Or tout cela nous concerne, concerne nos enfants, nos proches et nos descendants, ainsi que l'ensemble des êtres, humains et animaux, maintenant et dans l'avenir. Concentrer nos efforts uniquement sur nous-même et nos proches, et sur le court terme, est l'une des manifestations regrettables de l'égocentrisme.

L'égoïsme est au coeur de la plupart des problèmes auxquels nous faisons face aujourd'hui : l'écart croissant entre les riches et les pauvres, l'attitude du "chacun pour soi", qui ne fait qu'augmenter, et l'indifférence à l'égard des générations à venir.

L'altruisme est le fil qui peut nous permettre de sortir du dédale de ces graves et complexes préoccupations et de relier naturellement les trois échelles de temps (court, moyen, long termes) en harmonisant leurs exigences. Souvent présenté comme valeur morale suprême, l'altruisme n'aurait guère de place dans un monde entièrement régi par la compétition et l'individualisme. Mais dans le monde contemporain, il est plus que jamais une nécessité, voire une urgence. Quelques exemples des bienfaits de l'altruisme : en ayant plus de considération pour le bien-être d'autrui, les investisseurs ne se livreraient pas à des spéculations sauvages avec les économies des petits épargnants qui leur ont fait confiance, dans le but de récolter de plus gros dividendes, ils ne spéculeraient pas sur les ressources alimentaires, les semences, l'eau et autres ressources vitales à la survie des populations les plus démunies. Les décideurs et autres acteurs sociaux veilleraient à améliorer les conditions de travail, la vie familiale et sociale… 1% de la population détiennent 25% des richesses, creusant toujours plus le fossé d'avec les démunis. Ils ouvriraient les yeux sur le sort de la société dont ils profitent. Si nous témoignions de plus d'égards pour autrui, nous agirions tous en vue de remédier à l'injustice, à la discrimination, au dénuement. Nous reconsidèrerions la manière dont nous traitons les espèces animales, les réduisant à n'être que des instruments de notre domination aveugle qui les transforme en produits de consommation.

Enfin, si nous faisions preuve de plus de considération pour les générations à venir, nous ne sacrifierions pas aveuglément le monde à nos intérêts éphémères, ne laissant à ceux qui viendront après nous qu'une planète polluée et appauvrie.

Nous nous efforcerions au contraire de promouvoir une économie solidaire qui donne une place à la confiance réciproque et valorise les intérêts d'autrui. Nous envisagerions la possibilité d'une économie différente, celle que soutiennent maintenant nombre d'économistes modernes, une économie qui repose sur les trois piliers de la prospérité véritable : la nature dont nous devons préserver l'intégrité, les activités humaines qui doivent s'épanouir, et les moyens financiers qui permettent d'assurer notre survie et nos besoins matériels raisonnables (voir Stiglitz, Snower, Layard, Fehr et Bruno Roche).

La plupart des économistes classiques ont trop longtemps fondés leurs théories sur l'hypothèse fausse que les homes poursuivent exclusivement des intérêts égocentriques. Ils ont aussi fait l'impasse que la nécessité pour chacun de veiller au bien d'autrui afin que la société fonctionne harmonieusement.

Contrairement à ce que ressassent les médias, de nombreuses études montrent qu'en cas de catastrophe naturelle ou autre type de drame, l'entraide est davantage la règle que le chacun pour soi, le partage que le pillage, le calme que la panique, le dévouement que l'indifférence, et le courage que la lâcheté.

Qui plus est, l'expérience de milliers d'années de pratiques contemplatives atteste que la transformation individuelle est possible. Cette expérience est maintenant corroborée par les recherche en neurosciences qui ont démontré que toute forme d'entraînement (apprentissage de la lecture ou de la musique par ex.) induit une restructuration du cerveau, tant au niveau fonctionnel que structurel. C'est ce qui se passe également lorsqu'on s'entraîne à développer l'amour altruiste et la compassion.

Les cultures et les individus ne cessent de s'influencer mutuellement. Ils contribueront à faire évoluer leur culture et leurs institutions, et ainsi de suite de sorte que ce processus se répète à chaque génération.

L'altruisme semble donc être un facteur déterminant de la qualité de notre existence, présente et à venir, et ne doit pas être relégué au rang de noble pensée utopiste entretenue par quelques naïfs au grand coeur.

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MATTHIEU RICARD. PLAIDOYER POUR L'ALTRUISME.

10 Décembre 2013, 08:07am

Publié par pam

"Rien n'est plus puissant qu'une idée dont le temps est venu." Victor Hugo.

INTRODUCTION. (extraits)

À mon retour d'Orient, mon regard avait changé, et le monde aussi. J'étais habitué à vivre au sein d'une culture et parmi des personnes dont la priorité était de devenir de meilleurs êtres

humains en transformant leur manière d'être et de penser. Les préoccupations ordinaire du gain et de la perte, du plaisir et du déplaisir, de la louange et de la critique, de la renommée et de l'anonymat, y étaient considérées comme puériles et sources de déboires. Par-dessus tout, l'amour altruiste et la compassion constituaient les vertus cardinales de toute vie humaine et se trouvaient au coeur du chemin spirituel. J'ai été, et je suis toujours particulièrement inspiré par la vision bouddhiste selon laquelle chaque être humain possède en lui un potentiel inaltérable de bonté et d'épanouissement.

Le monde occidental que je retrouvais, un monde où l'individualisme est apprécié comme une force et comme une vertu, au point souvent de virer à l'égoïsme et au narcissisme, était d'autant plus déconcertant.

Sources culturelles et philosophiques de cette différence :

- Plaute : l'homme est un loup pour l'homme.

- Thomas Hobbes : la guerre de tout homme contre tout homme.

- Nietzsche : l'altruisme est la marque des faibles.

- Freud : assure avoir découvert que fort peu de bien chez les hommes.

Supposer que tous nos actes, paroles, pensées sont motivés par l'égoïsme a longtemps influencé la psychologie occidentale, les théories de l'évolution et de l'économie, jusqu'à acquérir la force d'un dogme dont la validité n'a guère été contestée que récemment. Le plus surprenant reste la persistance de grands esprits à vouloir déceler à tout prix une motivation égoïste à l'origine de chaque acte humain.

En Occident, les sages ne sont plus des modèles, on leur a substitué les gens célèbres, riches ou puissants. L'importance démesurée accordée à la consommation et au goût du superflu ainsi que le règne de l'argent me font penser que beaucoup de nos contemporains ont oublié le but de l'existence - atteindre un sentiment de plénitude - pour se perdre dans les moyens. Mais ce monde semble en proie à une curieuse contradiction, puisque les sondages de popularité mettent aux premières places Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela et Mère Teresa. Reconnaître les vraies valeurs humaines ne nous empêche pas d'être séduits par le miroir aux alouettes de la richesse, du pouvoir et de la célébrité et de préférer l'image de la facilité à l'idée d'un effort de transformation spirituelle.

Dans la réalité quotidienne, en dépit du lot de violences qui afflige le monde, notre existence est le plus souvent tissée d'actes de coopération, d'amitié, d'affection et de prévenance.

Par ailleurs, contrairement aux idées reçues et à l'impression que nous donnent les médias, toutes les études montrent que la violence, sous toutes ses formes, n'a cessé de diminuer au cours des siècles derniers. L'hypothèse de l'égoïsme universel est démentie par l'investigation scientifique. L'altruisme véritable existe et ne se réduit pas à une forme d'égoïsme déguisé.

J'ai été élevé dans un milieu laïc et personne ne m'a inculqué de dogmes sur l'altruisme ou la charité. La seule force de l'exemple m'a appris bien davantage.

Dalaï-lama : "Ma religion, c'est la bonté". " Tout être, même hostile, redoute comme moi la souffrance et cherche le bonheur. Cette réflexion nous amène à nous sentir profondément concernés par le bonheur d'autrui, ami ou ennemi. C'est la base de la compassion authentique. Rechercher le bonheur en restant indifférent aux autres est une erreur tragique."

Tout pratiquant doit d'abord se transformer lui-même avant de pouvoir se mettre efficacement au service des autres. Toutefois, le Dalaï-lama insiste sur la nécessité de jeter un pont entre la vie contemplative et la vie active. Si la compassion sans sagesse est aveugle, la compassion sans action est hypocrite.

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Chamanisme

8 Décembre 2013, 08:32am

Publié par pam

“Chamanes au fil du temps”. 500 ans sur la piste du savoir.

Jeremy Narby et Francis Huxley. 2002.

Il y a 500 ans, les explorateurs européens rencontrèrent en Amérique des individus affirmant pouvoir communiquer avec les esprits afin de guérir les gens et de connaître la vie. Ils s’empressèrent de les juger diaboliques, ignorants...

De même, les russes au XVII° commençant à coloniser la Sibérie rencontrèrent des individus qui affirmaient pouvoir entrer en communication avec les esprits, on les appelait shamans. Ils prétendaient pouvoir guérir, faire du mal, influer sur le temps et le gibier, prédire l’avenir. Mêmes jugements...

XVIII°, les premiers observateurs rationalistes ont généralement déconsidéré les chamanes. Ils ne craignaient plus le savoir mais restaient troublés par le comportement étrange de ces derniers qui n’entrait pas vraiment dans le champ de la connaissance scientifique et objective. Ils cherchaient à comprendre le monde par la raison. Donc leur but était de démasquer les chamanes, comme autant d’imposteurs.

XIX° : naissance de l’anthropologie sociale ou ethnologie. Les premiers anthropologues estimaient que les peuples indigènes étaient des “sauvages”, des “primitifs” appartenant à des “sociétés inférieures”.

À cette époque, le chamanisme évolue en raison des attaques aux sociétés indigènes de la civilisation occidentale.

Au début du XX°, les anthropologues se mirent à prendre en compte les préjugés de leur propre vision des choses, améliorant la qualité de leurs observations et écrivant des rapports détaillés sans précédent sur les chamanes. Ils les laissent s’exprimer et retranscrivent mot à mot.

Chamane Igjugârjuk à Rasmussen : “La véritable sagesse ne peut être trouvée que loin des gens, dans la profonde solitude. On ne la rencontre pas à travers le jeu, mais seulement dans la souffrance. La solitude et la souffrance ouvrent l’esprit humain. C’est donc là que le chamane doit puiser sa sagesse.”

Dans le même temps, d’autres estimaient que les chamanes étaient atteints de maladies mentales (hallucinations, parler avec les esprits, parler avec d’autres voix).

Claude Lévi-Strauss renversa la logique de ce débat en postulant que les chamanes ressemblaient plus à des psychanalystes qu’à des psychopathes.

D’autres admettaient que les chamanes étaient considérés comme médecins par leurs pairs.

Milieu XX° : rapports divers sur des chamanes de régions très éloignées (Australie, Arctique, Amazonie).

Différents noms tous synonymes du shaman sibérien.

Alfred Metraux : les fonctions du chamane comprennent la guérison des maladies, l’enchantement du gibier, l’interprétation des signes ou augures, l’influence sur le temps et la divination. Le chamane peut aussi faire du mal.

Pour lui (1944) est chamane : “Tout individu qui, dans l’intérêt de la communauté, entretient par profession un commerce intermittent avec les esprits ou en est possédé”.

1951, Mircea Eliade, historien roumain spécialiste des religions, écrit une étude référence : “Le chamanisme et les techniques archaïques de l’extase”. Il y fait état des correspondances frappantes existant dans les pratiques chamaniques, les visions du monde et les comportements symboliques de centaines de sociétés disséminées sur notre planète. Il démontre que les pratiques et conceptions chamaniques sont anciennes et profondément humaines. Il pressent que le chamane va devenir un personnage très attractif du fait du vide spirituel et de l’insatisfaction des gens à l’égard de la religion traditionnelle. Le chamanisme est “l’expérience religieuse par excellence. Le chamane, et lui seul, est le grand maître de l’extase”.

Parallèlement, des scientifiques et des écrivains découvrent les propriétés des hallucinogènes (L.S.D., mescaline). Ils observent que ces substances peuvent radicalement modifier la perception du monde des consommateurs et découvrent que les hallucinogènes renferment des molécules dont le profil est similaire aux substances sécrétées par le cerveau humain. Ce qui indique que leur fonctionnement repose davantage sur les modifications des échanges chimiques du cerveau que sur la superstition ou l’autosuggestion.

L’absorption de plantes hallucinogènes permettent des expériences analogues à celles décrites par les chamanes.

Gordon Wasson écrit un rapport (Life Magazine 1957) sur la consommation de champignons psilocybes avec la chamane mazatèque Maria Sabina au Mexique.

Années 60, la consommation d’hallucinogènes se répand parmi des jeunes de nombreux pays.

Arrive Carlos Castaneda, étudiant en anthropologie, qui prétend avoir étudié avec un indien Yaqui en Arizona et au Mexique. Il décrit un monde étrange mais cohérent, qu’il qualifie de réalité séparée, explorée sous l’influence de plantes hallucinogènes. Voir "L’herbe du diable et la petite fumée” et suivants.

Il n’appelait pas son maître chamane mais sorcier (sortiarus = devin en latin alors qu’en français sorcier = personne qu’on croit en relation avec le diable et qui peut opérer des maléfices). Il ne le décrit pas comme un guérisseur mais comme un homme de savoir intéressé par le pouvoir. Ses lecteurs pensent pouvoir être eux aussi des apprentis sorciers et faire l’expérience directe du chamanisme.

Doutes quant à l’authenticité de ses récits. Mais l’intérêt pour le chamanisme est né, et les études se multiplient. Les chamanes commencent à écrire leurs récits.

Au cours des dernières années, les anthropologues regardent le chamanisme comme un “ensemble de techniques de connaissance”.

Pendant que les scientifiques tirent partie des connaissances des chamanes concernant les vertus thérapeutiques des plantes pour fabriquer de nouveaux produits pharmaceutiques, les chercheurs ont encore à étudier l’efficacité du traitement proposé par les chamanes ainsi que la façon dont ceux-ci appréhendent la nature et le monde. Si les chamanes apparaissent comme les pionniers de l‘exploration de la conscience humaine, leur système d’analyse, lui, n’a presque pas été étudié à ce jour.

Les chamanes seraient des médecins de l’esprit.

Un dialogue entre ces deux visions du monde pourrait un jour se réaliser.

Le chamanisme est une autologie ou étude de soi, alors que la science consiste en une hétérologie ou étude de l’autre.

Le chamanisme n’est pas qu’une manière d’exploiter le pouvoir de l’imagerie mentale, il touche à la connaissance, à la guérison, au pouvoir. Il est ambigu par nature.

Michael Brown : “Le chamanisme affirme la vie, mais il sème aussi la violence et la mort”.

Les chamanes ont toujours été les spécialistes du voyage entre les mondes.

Le chamanisme perdure, adoptant la tactique du caméléon.

Un champ de force continue à séparer observateurs et chamanes, qui implique un conflit de croyances concernant la nature fondamentale de la réalité.

De nombreux observateurs sont des matérialistes philosophiques. Ils croient que tout ce qui existe est fait de matière physique ou dépend de la matière pour exister. Les chamanes croient aux esprits.

Le cœur du chamanisme reste un mystère.

Chamanisme

“Ceux qui ne s’attendent pas à l’inattendu ne le trouveront pas, car il est inexploré et dénué de piste.” Héraclite.

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Pierre Rabhi. une autre politique.

4 Décembre 2013, 07:44am

Publié par pam

CHARTRE INTERNATIONALE POUR LA TERRE ET L'HUMANISME.

Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ?

Quels enfants laisserons-nous à la planète ?

La planète Terre est à ce jour la seule oasis de vie que nous connaissons au sein d'un immense désert sidéral. En prendre soin, respecter son intégrité physique et biologique, tirer parti de ses ressources avec modération, y instaurer la paix et la solidarité entre les humains, dans le respect de toutes forme de vie, est le projet le plus réaliste, le plus magnifique qui soit.

Pierre Rabhi. une autre politique.

CONSTATS : LA TERRE ET L'HUMANITÉ GRAVEMENT MENACÉES.

Le mythe de la croissance indéfinie.

Le modèle industriel et productiviste sur lequel est fondé le monde moderne prétend appliquer l'idéologie du "toujours plus" et la quête du profit illimité sur une planète limitée. L'accès aux ressources se fait par le pillage, la compétitivité et la guerre économique entre les individus. Dépendant de la combustion énergétique et du pétrole, dont les réserves s'épuisent, ce modèle n'est pas généralisable.

Les pleins pouvoirs de l'argent.

Mesure exclusive de prospérité des nations classées selon leur PIB et PNB, l’argent a pris les pleins pouvoirs sur le destin collectif. Ainsi, tout ce qui n’a pas de parité monétaire n’a pas de valeur et chaque individu est oblitéré socialement s’il n’a pas de revenu. Mais si l’argent peut répondre à tous les désirs, il demeure incapable d’offrir la joie, le bonheur d’exister…

Le désastre de l'agriculture chimique.

L’industrialisation de l’agriculture, avec l’usage massif d’engrais chimiques, de pesticides et de semences hybrides et la mécanisation excessive, a porté gravement atteinte à la terre nourricière et à la culture paysanne. Ne pouvant produire sans détruire, l’humanité s’expose à des famines sans précédent.

Humanitaire à défaut d'humanisme.

Alors que les ressources naturelles sont aujourd’hui suffisantes pour satisfaire les besoins élémentaires de tous, pénuries et pauvreté ne cessent de s’aggraver. Faute d’avoir organisé le monde avec humanisme, sur l’équité, le partage et la solidarité, nous avons recours au palliatif de l’humanitaire. La logique du pyromane- pompier est devenue la norme.

Déconnexion entre l'humain et la nature.

Majoritairement urbaine, la modernité a édifié une civilisation « hors-sol », déconnectée des réalités et des cadences naturelles, ce qui ne fait qu’aggraver la condition humaine et les dommages infligés à la terre.

Au Nord comme au Sud, famine, malnutrition, maladie, exclusion, violence, mal-être, insécurité, pollution des sols, des eaux, de l'air, épuisement des ressources vitales, désertification, etc., ne cessent de croître. Ces constats interpellent très fortement nos consciences, en appellent à notre responsabilité et nous invitent à agir d'urgence pour tenter d'infléchir des évolutions qui rendent notre avenir et celui des générations futures de plus en plus incertains.

Pierre Rabhi. une autre politique.

PROPOSITIONS : VIVRE ET PRENDRE SOIN DE LA VIE.

Incarner l'utopie.

L’utopie n’est pas la chimère mais le « non lieu » de tous les possibles. Face aux limites et aux impasses de notre modèle d’existence, elle est une pulsion de vie, capable de rendre possible ce que nous considérons comme impossible. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes car la mutation sociale ne se fera pas sans le changement des humains.

La terre et l'humanisme.

Nous reconnaissons en la terre, bien commun de l’humanité, l’unique garante de notre vie et de notre survie. Nous nous engageons en conscience, sous l’inspiration d’un humanisme actif, à contribuer au respect de toute forme de vie et au bien-être et à l’accomplissement de tous les êtres humains. Enfin, nous considérons la beauté, la sobriété, l’équité, la gratitude, la compassion, la solidarité comme des valeurs indispensables à la construction d’un monde viable et vivable pour tous.

La logique du vivant.

Nous considérons que le modèle dominant actuel n'est pas aménageable et qu'un changement de paradigme est indispensable. Il est urgent de placer l'humain et la nature au coeur de nos préoccupations et de mettre tous nos moyens et compétences à leur service.

Le féminin au coeur du changement.

La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l’un des grands handicaps à l’évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d’entre nous.

Agroécologie.

De toutes les activités humaines, l’agriculture est la plus indispensable car aucun être humain ne peut se passer de nourriture. L’agroécologie que nous préconisons comme éthique de vie et technique agricole permet aux populations de regagner leur autonomie, sécurité et salubrité alimentaires tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers.

Sobriété heureuse.

Face au « toujours plus » qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité.

Relocalisation de l'économie.

Produire et consommer localement s’impose comme une nécessité absolue pour la sécurité des populations à l’égard de leurs besoins élémentaires et légitimes. Sans se fermer aux échanges complémentaires, les territoires deviendraient alors des berceaux autonomes valorisant et soignant leurs ressources locales. Agriculture à taille humaine, artisanat, petits commerces... devraient être réhabilités afin que le maximum de citoyens puissent redevenir acteurs de l’économie.

Une autre éducation.

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le « chacun pour soi » pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature à laquelle il doit et devra toujours sa survie et qui l’éveille à la beauté et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience.

Pierre Rabhi. une autre politique.

« Pour que les arbres et les plantes s’épanouissent, pour que les animaux qui s’en nourrissent prospèrent, pour que les hommes vivent, il faut que la terre soit honorée »

Pierre Rabhi.

COLIBRIS, mouvement pour la Terre et l’humanisme, 1 carrefour de longchamp, 75116 Paris,

+33 (0) 1 42 15 50 17 / www.colibris-lemouvement.org

Basé sur la fédération de toutes les consciences qui partagent les mêmes valeurs, le Mouvement pour la Terre et l’Humanisme est libre de toute référence idéologique, politique ou confessionnelle, ainsi que de toute autorité spirituelle ou laïque.

Pierre Rabhi. une autre politique.

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