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miel, miels...

15 Janvier 2014, 09:49am

Publié par pam

Le miel est tellement "bon pour tout" que je n'ai même pas fait de fiche ! mais je vous propose d'extrapoler vers les autres produits de la ruche. Puis de visionner une petite video des miels à éviter, mais on trouve facilement des miels locaux, sains, non trafiqués et pas si chers qu'on ne croit. C'est vraiment l'aliment produit partout dans nos campagnes et mêmes dans nos villes. Et enfin une video positive des bienfaits du miel en provenance de naturacoach.

GELÉE ROYALE .

Miel de luxe destiné aux reines qui vivent ainsi plus longtemps. Extrapolation faite sur l’homme.

Très riche en oligo-éléments et en vit du groupe B. Antioxydante. Vit D, calcium, cuivre, fer, phosphore, potassium... et acides aminés essentiels.

Propriétés : stimule l’immunité, permet de mieux lutter contre l’infection, conseillée pour convalescence et grande fatigue, indispensable à la croissance (enfants et ados), combat le stress. Prudence pour les diabétiques.

On en consomme très peu à la fois, fraîche si possible ou conservée dans des ampoules vides d’air. Très sensible à la chaleur, on la conserve au frigo.

Attention aux conditions de récolte et de conservation.

POLLEN

Constitué des milliers de petits grains qui composent la semence mâle des fleurs.

Contient des minéraux (cuivre, fer, magnésium, potassium, silice...), acides aminés, vit A, B, C et E. Riche en S.O.D. (superoxyde dismutase), déterminante dans la lutte contre les radicaux libres.

Propriétés nombreuses : stimule l’immunité, restaure l’énergie mentale et musculaire, rétablit l’équilibre nerveux. Réponse biologique et nutritionnelle au stress et au phénomène de vieillissement.

Verser une cuill à café le soir dans un petit verre d’eau, couvrir, boire le matin au réveil.

Le pollen frais est encore meilleur.

Propriétés essentielles :

- régulateur digestif et surtout du transit et de la flore intestinale : haut pouvoir antiseptique (100 fois plus dans le pollen frais), antibiotiques et antifongiques naturels. Seul le pollen frais possède des vertus inhibitrices de nombreuses colonies bactériennes pathogènes.

- nutriment protéique dont les acides aminés sont comparables à ceux des produits animaux.

- équilibrant de l’hémoglobine du sang par son fer et sa vit B12.

- protecteur cardio-vasculaire et antioxydant par ses bioflavonoïdes, lipides polyinsaturés, lycopènes, SOD, zinc et sélénium.

- régulateur des réponses au stress et au vieillissement par ses vit du groupe B, acide glutamique et bêta-endorphines.

- stimulant de l’appétit.

- draineur des métaux lourds toxiques.

- régulateur métabolique et oxygénant cellulaire par ses nombreux acides aminés, oligo-éléments et vitamines, sans oublier sa “charge vitale”.

- le pollen frais est une des toutes premières sources de sélénium (oligo-élément immunostimulant dont le rôle est fondamental dans les processus de lutte contre les radicaux libres, le cancer et le vieillissement). Biodisponibilité bien supérieure au sélénium animal (2 à 3 fois plus).

Bien insaliver le produit, cures de 3 à 6 semaines à raison d’1 cuill à soupe au début ou au milieu du repas du matin et/ou du midi, moitié dose pour les enfants.

PROPOLIS.

Les Grecs l’employaient déjà en cas d’abcès, furoncles, enflures, ulcères. Les Incas l’utilisaient en cas de fièvre. Et la médecine populaire de nos campagnes s’en sert de remède des affections cutanées, rhumatismes (emplâtres), hémorroïdes, cors aux pieds, extinctions de voix... Des études russes ont prouvé qu’en prémédication opératoire, elle est 3 à 5 fois plus puissante que la cocaïne et 52 fois plus puissante que la novocaïne.

Mélange complexe associant huile essentielle, cire, flavonoïdes, pollen, résines.

Propriétés : antiseptique (bactéries, champignons, virus), cicatrisant, régénération cellulaire, hygiène buccale et dentaire, anti-inflammatoire, antalgique, anesthésique, anti tumoral, antioxydant, radio et photo protecteur.

Propolis brut : mâcher 2 à 3 fois une noisette par jour. Existe en gélules, extrait huileux, teinture mère, onguent pour cataplasmes, dentifrice, gomme au miel, baume, savon.

merci Michel !

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une petite réponse humaniste ?

14 Janvier 2014, 09:38am

Publié par pam

Matthieu Ricard.

Méditation sur la réjouissance et l’impartialité - 3

Il y a en ce monde des êtres qui possèdent d’immenses qualités, d’autres qui comblent l’humanité de bienfaits et dont les entreprises sont couronnées de succès, d’autres qui, simplement, sont plus doués, plus heureux, ou réussissent mieux que nous. Réjouissons-nous sincèrement de leurs accomplissements, souhaitons que leurs qualités ne déclinent pas, mais au contraire perdurent et s’accroissent. Cette faculté de célébrer les meilleurs aspects d’autrui est un antidote à l’envie et à la jalousie, lesquelles reflètent une incapacité à se réjouir du bonheur d’autrui. C’est aussi un remède au découragement et à la vision sombre et désespérée du monde et des êtres.

L’impartialité

L’impartialité est le complément essentiel des trois méditations précédentes. Le souhait que tous les êtres soient délivrés de la souffrance et de ses causes doit en effet être universel, il ne doit pas dépendre de nos préférences ou de la façon dont les autres nous traitent. Soyons comme le médecin qui se réjouit que les autres soient en bonne santé et qui se préoccupe de la guérison de tous ses patients, quel que soit leur comportement. Comme le soleil qui brille également sur les bons et sur les méchants, l’impartialité permet d’étendre à tous les êtres sans distinction l’amour altruiste, la compassion et la joie que nous avons cultivés dans les méditations précédentes.

Pour plus de détails, voir Plaidoyer pour l’altruisme , chapitre 22 « Comment cultiver l’altruisme »

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une petite réponse politique ?

14 Janvier 2014, 09:34am

Publié par pam

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Fontaine, Higelin

14 Janvier 2014, 08:19am

Publié par pam

merci Jean-François !

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espoir et politique...

14 Janvier 2014, 07:12am

Publié par pam

J'ai écris ce matin un texte un peu dur sur facebook... puis j'ai retrouvé cette video sur cet homme d'état qui par le seul fait d'exister redonne espoir en l'avenir !

J'en ai déjà parlé ici mais vous ne connaissez peut être ni son nom ni son visage, pourtant José Mujica est le président de l'Uruguay et il pourrait recevoir le titre de "Chef d'Etat le plus modeste du monde" si un tel concours existait ! Il met un point d'honneur à vivre comme un homme ordinaire, dans sa ferme, avec sa femme, pour afficher son opposition à la société de consommation.

Elu il y a quatre ans, cet ancien ministre de l'Agriculture a reçu les équipes de France 2 chez lui, en survêtement. "Cela fait 28 ans que je vis là", dit-il. Et autant d'années qu'il n'a rien changé à son mode de vie. Comme autrefois, il boit le maté, infusion d'herbe très populaire en Uruguay. Et rentre tous les soirs dans sa ferme. José Mujica n'accepte que 1 000 euros sur les 9 000 que constituent le salaire normal du chef de l'Etat, dans ce pays. Rencontre avec cet homme engagé et surprenant.

Voilà ce qu'est l'extrême gauche au pouvoir... loin du couteau entre les dents qui peuplent les cauchemars de ma mère !

Chef d'état d'un des pays les plus stable d'Amérique latine, croissance économique, taux de chômage plus bas qu'en France, légalisation du mariage gay, de l'IVG et du cannabis.

Demandez-vous pourquoi on n'en parle pas ici ?

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Dépression...

13 Janvier 2014, 07:47am

Publié par pam

Posté par Alexandre Imbert le 02 octobre 2013

Cette page comporte deux articles :

- Le premier s’adresse aux dépressifs, pas ceux qui sont « au bord de », ceux qui sont vraiment dedans
- Le second concerne la déprime saisonnière.

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DÉPRESSION : À QUOI BON VOUS DONNER
DES CONSEILS QUE VOUS NE SUIVREZ PAS !

En France, en ce moment même, quelque 5 millions de personnes sont touchées par la dépression… Désemparés et fragiles, les dépressifs attirent la compassion de leurs proches, chacun y va de son bon conseil. Des centaines de conseils fusent de toutes parts, mais lorsque l’on est dépressif, on n’entend rien.

On ne peut pas vraiment se mettre à la place d’un dépressif mais je vais le faire pour tenter de démontrer l’absurdité de la plupart des solutions censées vous sortir de la dépression.

Un jour, ça m’est tombé dessus, sans prévenir

Cela peut venir progressivement mais chez moi c’est arrivé comme ça, brutalement : un beau jour (un mauvais !), je me suis réveillé fatigué. Horriblement fatigué. J’étais éveillé, mais en mode arrêt total. Comme paralysé. Des pensées négatives plein la tête. Depuis, elles m’envahissent et ne me laissent aucun répit : je les rumine, les ressasse, l’une appelant l’autre et ainsi de suite, en boucle. Mon monde est gris. Moi d’ordinaire si volontaire et enthousiaste, j’ai basculé dans la prostration.
Ma tristesse est insensible à tout. Mon chez moi, toujours joyeux et coloré, m’apparaît gris, usé. Je vis dans une gangue de désespoir dont même le sommeil, peuplé de cauchemars, ne m’extirpe pas. Quoi qu’il se passe autour de moi, rien n’adoucit cette tristesse qui m’étouffe. L’oppression est si forte qu’elle me donne des envies de pleurer. Je n’y comprend rien, je pleure sans prévenir devant les enfants, au travail, dans le bus ou le métro. La culpabilité m’accable, je suis coupable de m’effondrer, de ne pas assurer le quotidien, de ne plus être un parent attentif…
Je ne ressens plus d’amour à l’égard de ceux que j’aime. Responsable de tout ce qui va mal, dégoûté de moi-même : « Je ne vaux plus rien… je suis bon à rien… nul… minable… ». J’ai comme un cancer de l’âme.
Si vous êtes en dépression profonde, alors comme moi vous êtes indifférent à tout ce qu’on peut vous raconter.

L’urgence justifie tout, même la pire des solutions

Michel Dogna vous dirait que la solution de la camisole chimique est la voie du diable qui vous mènera vers une mort lente. A la longue, c’est sûr, il a parfaitement raison. Mais dans l’immédiat, si vous êtes vraiment au bord de vous débarrasser de cette souffrance en vous débarrassant de vous-même, je vous conseille de vous arranger avec le diable car seul un traitement d’urgence peut vous sauver.

La mélancolie est un mot aujourd’hui banalisé. Mais c’est une urgence médicale qui demande les premiers secours. Et en médecine d’urgence rien ne vaut l’allopathie. Ici, comme devant un infarctus ou un AVC, aucun mantra, aucune plante, aucun complément alimentaire n’agira assez vite pour vous sauver. En cas de mélancolie sévère, seule la mise sous sédatifs évitera que vous ne passiez à l’acte. Vous aurez tout le temps de vous en défaire plus tard…

Consulter un psy ? Aurez-vous le courage ? Non !

Quand on est mal, les trois-quarts du temps on va voir son généraliste qui n’a pas étudié ces pathologies comme le psychiatre, qui ne va pas forcément engager un vrai dialogue et qui ne sera pas en mesure de faire le bon diagnostic.
Dépression sévère, modérée ou légère ? Simple déprime ? Anxiété ou stress passager ? Pour le généraliste c’est du pareil au même : il n’hésitera pas à vous prescrire des anxiolytiques et un antidépresseur. Et si ce n’est pas justifié (ce qui est le plus souvent le cas), si vous n’êtes pas au bord du précipice, cela vous fera plonger dans un profond déséquilibre psychique que la prise de psychotropes au long cours entretiendra.

Non, le diagnostic de la dépression demande de l’expérience, du doigté, de la finesse, le sens de l’humain et de l’échange. Ce pourquoi le défunt Pr Edouard Zarifian, psychiatre et auteur de livres forts (« Les jardiniers de la folie », « La force de guérir »…), a toujours milité. Ce thérapeute très sensible à la souffrance d’autrui fut l’un des premiers à dénoncer la médicalisation outrancière de la dépression et la sur-prescription de psychotropes. Tous les psychiatres ne sont pas des Zarifian mais la plupart sont au moins en mesure de vous dire ce qui vous arrive vraiment et dans un premier temps c’est le plus important.

Mais je pense que vous n’irez pas voir le psy, c’est une décision qui se prend plus tard, quand on voit que la dépression ne passe pas et qu’elle résulte d’un noeud profondément enfoui. Quand on est dépressif, on a juste envie de silence te d’isolement. Alors le psy, tout le monde vous en parle, mais vous n’irez pas.

Je ne vous dirai pas ce que tout le monde vous répète

A mon chevet, un copain m’a dit « Secoue-toi », ma femme « Fais un effort » et ma mère « Prends sur toi »… Tout ce que je ne peux pas entendre. Moi j’aurais aimé entendre : « Tu sais que je suis là… », « Fais ce que tu peux, demain tu verras », « Écoute c’est dur mais je suis de tout cœur avec toi », « Il faut que tu te soignes, c’est tout », « Qu’est-ce que c’est chiant les gens qui vont toujours bien »…
Tant que l’on n’a pas vécu soi-même une perte de contrôle de son fonctionnement psychique, on vit dans l’illusion de toute puissance à son égard, et l’on pense que son mari, sa petite amie ou son fils qui « se traîne » pourrait faire un effort au moins pour sortir du lit, se laver, s’habiller. Mais attendre cela d’une personne en dépression c’est comme demander à un homme paraplégique qu’il se lève de son fauteuil et se mette à marcher !!!

D’autres m’ont conseillé de voir du monde, de faire du sport, du yoga, des promenades dans la nature, de méditer… La dépression est une maladie qui crée ou recrée les pensées les plus sombres qu’on puisse imaginer. Alors on se dit qu’il faut se changer les idées. Mais c’est sans compter qu’elle s’accompagne d’une fatigue physique qui ne cède pas au repos ou après une nuit de sommeil (courte vu les insomnies de seconde partie de nuit symptomatiques). Du coup, votre pensée ralentit et vos mouvements aussi. Vous êtes épuisé d’être épuisé, incapable d’agir. Vous avez honte et vous ne supportez ni vous-même ni les autres. Alors forcément, ce genre de conseils…

Je me suis aussi entendu dire : « Après la pluie le beau temps » ou « T’inquiètes, la roue tourne ! ». Vous êtes là, au milieu de rien, rongé par l’angoisse et on vous demande de recourir à ce que vous avez perdu : l’espoir. Et dans ce néant poisseux, de bonnes âmes vont jusqu’à vous conseiller des exercices de pensées positives ou la lecture d’un bon vieux Eckhart Tolle. Si elles savaient… On vous dit même que la dépression est une crise de croissance, une chance de grandir (Waouh) et il y a même un bouquin qui vous explique « Comment réussir une dépression » (pendez vous au téléphone plutôt qu’au plafond, etc.)…

D’autres vous expliquent que si vous êtes déprimé, c’est que vous êtes une personne formidable : généreuse (une corrélation a été établie entre la dépression et la capacité à éprouver de la peine pour autrui), intelligente (plus lucide que les autres), spirituelle (une étude vient de conclure que plus on est spirituel ou religieux, plus on risque la dépression). Ça me fait une belle jambe et si c’est vraiment le cas je suis bien nul d’en être arrivé là. J’aurais préféré être un gros c.. !

Et comme c’est la mode, on va vous dire de manger ceci ou cela pour remettre en place vos neurotransmetteurs. De consommer, comme je l’ai lu sur une newsletter reçue dans ma boîte mail, des germes de blé, des petits pois, des volailles bio, des lentilles… Vous mitonner des petits plats ? Un comble quand vous n’êtes en mesure d’avaler qu’une pizza vite réchauffée ou un cassoulet en boîte devant la télé, avec quelques sucreries, histoire de vous abrutir… Et de faire passer tout ça avec une bouteille bien sûr. Là les copains vous aideront encore. L’alcool est l’antidépresseur le mieux partagé mais se saouler, c’est s’exposer à la gueule de bois… qui arrive toujours.

Le seul geste envisageable, prendre une pilule

Cessons de nous raconter des histoires et revenons à la réalité. Par définition, une personne dépressive n’est pas en mesure d’entendre le 10ème de ce que vous lui dites. Et elle ne fera pas le quart de ce 10ème.
Alors quitte à faire le minimum du minimum pour s’en sortir, autant faire le bon geste : avaler une pilule. Cela ne demande aucun effort et c’est bien parce que c’est si simple que l’on a réussi à mettre un maximum de gens sous psychotropes.

On le répète assez : la France est championne du monde de la consommation de psychotropes par tête d’habitant avec 11 millions de consommateurs réguliers d’antidépresseurs et d’anxiolytiques. La « pilule rose » s’est imposée comme la panacée.
On sait pourtant que 89% des dépressifs ne tirent pas un avantage cliniquement significatif des antidépresseurs qu’on leur prescrit (ces molécules ne sont efficaces que pour les cas les plus sévères) et que ceux-ci, induisent de lourds effets secondaires et de graves symptômes de sevrage. Au final, ils augmentent le risque de rechute après guérison.

Alors si la pilule est la seule solution envisageable, mieux vaut recourir à quelques actifs végétaux aussi efficients que la chimie de synthèse et bien moins nocifs. Pour une dépression légère ou modérée, il existe de très bons « antidépresseurs » naturels, millepertuis et safran en tête, des hypnotiques et des calmants du système nerveux tout aussi efficaces.

Le « Chasse Diable », mieux que le Prozac

Le fait que la médecine continue d’ignorer superbement les solutions de la phytothérapie n’est pas étranger à notre record de consommation de psychotropes. En Angleterre et en Allemagne par exemple, 60% des dépressions sont traitées par des remèdes naturels. Outre-Rhin, nombre de médecins prescrivent depuis longtemps du millepertuis.

Plante solaire, le millepertuis panse bien des blessures, y compris celles de l’âme et des nerfs. C’est au Moyen-âge qu’apparaissent les premières utilisations dans cette indication d’antidépresseur. À cette époque les doctes savants l’appelaient « Fuga daemonium », Chasse Diable : ils lui attribuaient le pouvoir d’éloigner les esprits diaboliques (dépression et mélancolie étaient vues comme des formes de possession diabolique).
Il faudra pourtant plusieurs siècles pour que la médecine moderne s’intéresse à cette propriété identifiée à travers deux principes actifs, l’hyperforine et l’hypéricine. En Allemagne, la plante est officiellement reconnue depuis 1988 comme un antidépresseur efficace.

On compte par dizaines les études qui, depuis, ont confirmé cet usage. L’une d’elles, menée en 2005, révèle que le millepertuis est plus efficace sur le long terme que n’importe quel autre antidépresseur.
Lorsqu’il s’agit d’un premier traitement notamment, le millepertuis modifie favorablement l’humeur en 2 à 3 semaines chez plus de 80% des malades. Et il convient aussi bien aux dépressions saisonnières de l’automne et de l’hiver qu’aux dépressions plus sérieuses.

Le millepertuis présente un avantage certain sur ses concurrents synthétiques : il est inoffensif (on ne recense que quelques effets indésirables bénins). On le déconseille seulement aux femmes enceintes, aux personnes bipolaires et avant une opération (il peut diminuer les effets de l’anesthésiant). Et contrairement à ce qu’on nous rabâche, son action photosensibilisante n’est pas un obstacle. Il faudrait en manger en quantité et vous ne risquez rien aux doses recommandées sur un extrait standardisé. Pour une dépression moyenne, on prendra ainsi 1 gélule de millepertuis à chacun des repas soit 500 mg par jour.

Par contre, compte-tenu des interactions qu’il peut générer avec certains médicaments, il est prudent de ne prendre du millepertuis que si l’on ne suit pas d’autres traitements ou alors de s’informer avant. Et si l’on prend déjà un antidépresseur, compte-tenu du risque de syndrome sérotoninergique, mieux vaut opter pour la solution suivante.

« Or rouge » contre idées noires

Le safran présente des effets antidépresseurs au moins aussi importants que ceux du millepertuis. Mais sans ses inconvénients.
« L’or rouge » est connu comme épice, colorant et plante médicinale depuis l’Antiquité, mais s’il agit sur bien des maux, seuls les Perses avaient remarqué qu’il apportait de la gaieté et son intérêt comme antidépresseur n’a été découvert en Occident que récemment. Des essais cliniques contre placebo ont confirmé cette vertu. Dans d’autres essais, dans lesquels on a comparé ses effets à ceux de la fluoxétine (la molécule du Prozac), l’épice s’est révélée aussi efficace que le médicament sans provoquer aucun effet indésirable.

Le safran booste le moral (c’est un tonique) : c’est surtout un désinhibiteur qui apporte un vrai soutien en cas de mal vivre et dont l’action apparaît plus rapidement qu’avec des molécules de synthèse. Avec le safran, on peut traiter des patients qui présentent un échappement aux effets des molécules modernes (jusqu’à 60% des cas à 3 mois de traitement).
Le safranal serait, pour certains, le principe actif le plus intéressant dans la dépression mais les études de référence ont toujours utilisé l’extrait complet de safran. Mieux vaut donc utiliser le totum de la plante avec tous ses composants (safranal, crocine, picocrocine, mangocrocine…).

On trouve maintenant de nombreux produits à base de safran. Mais la plupart de ces produits, en raison du prix faramineux de l’épice, affichent une concentration insuffisante pour provoquer un quelconque effet. Parmi les valeurs sûres, Safran’Aroma renferme une concentration maximale de safran (6%, d’origine iranienne) sous la forme d’un extrait hydro-alcoolique mélangé à de l’huile de périlla végétale qui a été choisie pour sa richesse en oméga 3. Une récente étude menée par des chercheurs de l’INRA confirme d’ailleurs l’importance de ces acides gras essentiels dans la lutte contre la dépression. L’acide alphalinolénique (présent à 65% dans la périlla utilisée ici) stimule entre autres les récepteurs de la sérotonine.

Dans les cas de dépression légère à modérée, il suffit d’avaler 2 à 3 capsules par jour de safran avant le dîner (si vous dormez très mal) ou le matin (si vos jours sont plus durs que vos nuits).

Aucune interaction n’étant signalée, le safran est également la plante de choix pour aider au sevrage des antidépresseurs habituels.

Le SAMe, allié naturel du millepertuis ou du safran

Personne ou presque ne connaît la méthylation. Or ce processus physiologique vital joue un rôle clé dans la dépression.
Comme l’oxydation ou le stress oxydatif désormais bien connus (on prend tous des antioxydants), la méthylation est un processus biochimique complexe (il donne lieu au transfert d’un groupe méthyl d’une molécule à une autre molécule) et pour tout dire peu passionnant à décrire. Mais on aurait tort de l’ignorer car la méthylation est un peu à notre organisme ce que la bougie d’allumage est à notre voiture : c’est la toute première étincelle qui permet de donner lieu à plus d’une centaine de réactions biochimiques au sein de notre organisme. Sans elle, tout s’arrête ou plutôt rien ne démarre. Notre activité cérébrale n’échappe pas à ce processus.

Comme pour l’oxydation, il est difficile de mesurer la capacité de méthylation d’un individu. Mais comme on devient vulnérable au stress oxydatif avec l’âge, on peut devenir méthylo-épuisé avec l’âge aussi. Cela se traduit par des maladies et la dépression en est une, fréquemment observée lors d’une sous-méthylation.

Le SAMe (prononcez à l’anglaise « samy ») ou S-adenosylmethionine, molécule fabriquée dans notre corps est la principale substance de méthylation. L’alcool l’épuise (je vous l’avais dit, c’est pas la solution) de même que le manque de vitamines B6, B12 et d’acide folique (B9).
Or le SAMe existe en complément alimentaire d’origine naturelle (il est obtenu à partir d’une levure, Saccharomyces cerevisiae, aussi appelée levure de bière). De nombreuses études cliniques ont démontré l’efficacité ce produit (très utilisé aux USA) pour traiter la dépression même sévère, y compris chez des patients qui n’avaient pas obtenu de résultats avec des antidépresseurs classiques. Ces études ont aussi permis d’expliquer le mode d’action du SAMe qui permet d’augmenter les niveaux de neurotransmetteurs comme la noradrénaline (stimulant naturel), la dopamine (responsable du sentiment de bien-être) et la sérotonine (calmant naturel).

Le dosage recommandé est de 400 à 800 mg par jour. L’amélioration des symptômes intervient normalement en moins de 15 jours. Le SAMe est un traitement de terrain idéal en complément d’un traitement au millepertuis ou au safran. Compte-tenu de son mode d’action, il est important de poursuivre la cure jusqu’à obtenir une amélioration complète (il n’y a aucun risque d’accoutumance, ni aucun effet secondaire).

Le protocole de sevrage pour vous débarrasser des psychotropes

Vous étiez trop malade et on vous a mis sous antidépresseur, sous Lexomil, Tranxène et compagnie ? Le pire est passé ? Voici un protocole de sevrage qui a fait ses preuves. Je l’ai emprunté à mon ami naturopathe et aromathérapeute Sylvain Bodiot (bien connu des auditeurs de Radio Médecine Douce), qui vous indiquera si vous le souhaitez des formules d’huiles essentielles à utiliser, en complément (voir son site ici):

Antidépresseurs
Avec l’avis de votre médecin, prenez 2 capsules de safran en même temps que l’antidépresseur. Au bout de 21 jours, diminuez l’antidépresseur d’un quart de dose tous les 15 jours tout en continuant le safran.
Le millepertuis revient moins cher mais il ne convient pas ici compte-tenu du risque d’interactions : vous pourrez cependant le substituer au safran, si vous voulez, 2 mois après l’arrêt de l’antidépresseur. Prenez alors 6 capsules par jour.

Anxiolytiques
Attention surtout au sevrage des anxiolytiques dont les effets sont plus pervers à court terme que ceux des antidépresseurs (plus dangereux sur la durée). Voici 3 produits intéressants à prendre en synergie pour compenser l’abandon progressif des calmants. On les trouve en pharmacie :
- L72 : prendre 50 gouttes par jour pendant 1 mois. La dizaine de plantes qui contribuent à cette formule homéopathique (dont la valériane et l’avoine, deux grands hypnotiques) en font une valeur sûre. C’est en plus un produit peu onéreux, validé par des études cliniques qui l’ont comparé avec succès aux anxiolytiques classiques.
- Poconéol n°2 (régulateur du système nerveux) et Poconéol n°43 (pour les états dépressifs) forment un duo parfait en soutien. La dose préconisée est de 15 gouttes 2 fois par jour dans un peu d’eau, mais on peut si nécessaire la doubler sans risque (30 gouttes 2 fois par jour). Chacun de ses Poconéol contient 3 ou 4 plantes amazoniennes sédatives en 5 CH. Inoffensif et efficace, et là aussi pour 3 francs 6 sous.

Durant ces semaines de transition, la prise complémentaire de SAMe est aussi intéressante pour rééquilibrer le terrain.

Mais pour autant, n’oubliez pas le plus important : aucun remède ne peut résoudre une dépression ! La guérison ne viendra que d’une décision énergique, d’un travail personnel, et d’un profond changement de votre part. Les remèdes naturels apportent simplement un soulagement, une accalmie. C’est seulement à partir de là, au fur et à mesure que vous sortirez de l’ornière, que tous les bons conseils de vos proches, bien inutiles jusqu’alors, commenceront à prendre du sens…

Dominique Vialard

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Dépression...

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éclopés de la viande...

13 Janvier 2014, 06:37am

Publié par pam

Ne soyez pas des éclopés de la viande

Posté par Alexandre Imbert le 08 janvier 2014

Étant donné que j’ai souvent l’impression de m’adresser à des SHADOKS (une info qui en chasse une autre, vous vous rappelez ?), j’en viens à pratiquer la méthode Coué, en ajoutant ce précepte : « Ce que tu ne veux pas apprendre par la sagesse, tu l’apprendras par la douleur ». Et tant pis si certains me traitent d’intégriste radoteur… Navré, ma profession, c’est dérangeur public.

En France, un milliard et 100 millions d’animaux (et 60 milliards dans le monde) sont chaque année « exécutés » pour subvenir à nos soi-disant besoins nutritionnels, mais cela n’a pas l’air de déranger beaucoup de monde… Une fois le morceau dans l’assiette, on oublie tout ……mais le ventre, lui, n’oublie pas !

Le Dr William C. Roberts, rédacteur en chef de l’American Journal of Cardiology a écrit : « Quand nous tuons les animaux pour les manger, ce sont eux qui finissent par nous tuer car leur viande (…) n’a jamais été destinée à l’être humain »,

Une étude britannique de 1986 a en effet démontré que sur une vie entière, les végétariens coûtaient aux services de santé environ 5 fois moins, en termes de coûts de traitements, que les consommateurs de viande. C’est probablement la qualité de son régime végétarien qui fit de Christian Mortensen (16 août 1882 – 25 avril 1998), Américano-danois, un super centenaire et le doyen de l’humanité de 1994 à 1998, mort à l’âge de 115 ans.

Mes grands parents qui étaient des paysans allaient chaque semaine au village pour acheter du pot-au-feu. Pour le reste, ils tuaient de temps en temps une poule ou un lapin ; ils n’avaient ni cochons ni moutons, et cette frugalité carnée ne les empêchait pas de travailler dur, on s’en doute dans une ferme avec l’outillage rustique de l’époque….

Alors, soyons clair : sachez qu’au-delà de 500 gr maximum par semaine, la nutrition carnée sous toutes ses formes équivaut à un lent suicide. La plupart des consommateurs en sont conscients, mais ils sont accrocs ! Le danger est connu, reconnu mais les lobbies en place s’opposent à une campagne préventive, voire offensive (business oblige), à l’image de celle qui fut si salutaire pour marginaliser le tabac.

Le boucher-charcutier est un véritable dealer de substances toxiques, avec une circonstance aggravante pour le secteur de la charcuterie aux conservateurs ajoutés : jambon, bacon, salami, saucisson, pâtés agissent tels des poisons, hélas estimés délicieux pour beaucoup de gourmets.

Autre aspect peu connu lié à la viande rouge : les effets de la carnitine qui ont été récemment révélés et publiés par des chercheurs de la Cleveland Clinic. La carnitine est cette molécule présente en grande quantité dans la viande rouge et par ailleurs utilisée dans certaines boissons énergisantes et maints compléments alimentaires. Ces recherches ont prouvé qu’une bactérie vivant dans notre tube digestif transformait cette carnitine en oxyde de triméthylamine, un composé organique qui augmente le taux de cholestérol dans le corps. Cette modification serait la source du durcissement et de l’obstruction des artères.

Le cancer du gros intestin, nommé colorectal, est celui qu’ont toutes les chances de gagner les mangeurs de viande. Tout le monde le sait. Des estimations récentes ont conclu qu’en changeant de mode d’alimentation, près de 70 % des cancers colorectaux pourraient être évités dans les pays occidentaux.

Mais même les cancéreux s’obstinent à faire la queue au rayon de la boucherie-charcuterie. Au cancer du côlon, directement induit par l’alimentation carnée, il convient d’ajouter les cancers – générés par une masse graisseuse corporelle trop importante – qui sont ceux du pancréas, de l’œsophage, du poumon, de l’utérus, du sein, et des ovaires. Quant aux aliments grillés et fumés d’origine animale, ainsi que la viande cuite au barbecue, on sait depuis très longtemps qu’ils sont très cancérogènes en raison des hydrocarbures aromatiques polycycliques générés. Mais ceci n’empêche pas l’engouement tenace des grillades dans les restaurants et les barbecues du dimanche.

Parmi les nombreux dangers de la viande figurent ceux résultant des dérives et malversations du conditionnement, avec, par exemple la viande dite enrichie. Il s’agit en fait, sous couvert d’offrir des morceaux plus goûteux, de traiter la viande avant emballage en la passant dans un bain d’eau, de sel et de phosphate de sodium, mélange qui en augmente artificiellement le poids.

Le consommateur, sans le savoir, achète un produit constitué pour au moins un dixième d’eau salée. Voilà qui est catastrophique pour les risques de surcharge pondérale. Les papilles gustatives de l’homme appréciant l’arôme du sel, on lui en donne à satiété. Et ne parlons pas du gaz qui d’abord, allonge considérablement l’espérance de vie du morceau de bidoche, lequel peut rester jusqu’à deux semaines en rayon alors qu’une entrecôte non traitée voit sa date limite de consommation dépassée après quatre à cinq jours, et qui d’autre part, au contact de la viande attise et fixe la couleur du morceau qui garde sa teinte rouge vif, tant appréciée des consommateurs.

Évidemment, pour sortir de l’ornière, il faut remettre en question les menus routiniers et les recettes de cuisine de mamie – toute conversion demande un petit effort. Changer d’emploi, d’activité, déménager, se marier, divorcer, etc. demandent aussi un effort d’adaptation obligé. C’est le prix incontournable de l’évolution ! Et l’évolution est la seule raison d’être de la vie. La maitresse de maison est la gardienne de santé de la famille ; c’est elle qui doit trouver les bonnes recettes – il y en a des milliers (les livres et les sites Internet sur ce sujet ne manquent pas) – Je vous propose de taper RECETTES VÉGÉTARIENNES sur Google. C’est la caverne d’Ali Baba !

Alors, pas d’excuse : rien de plus facile !
Votre corps et le monde animal vous remercieront.

Petit rappel : il y a 25 millions de végétariens rien qu’en Europe … et qui se portent bien.

Pour approfondir ce sujet, je vous recommande enfin la lecture d’un livre excellent : « Nosteak » de Aymeric Caron – chez Fayard

Michel Dogna

- See more at: http://www.alternativesante.fr/coupdegueule/ne-soyez-pas-des-eclopes-de-la-viande/#sthash.ulXXuhZs.dpuf

merci Jackye !

éclopés de la viande...

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Pablo Neruda

12 Janvier 2014, 16:34pm

Publié par pam

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !

Risque-toi aujourd’hui !

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement !

Ne te prive pas d’être heureux !

Pablo Neruda

Pablo Neruda

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bonnes résolutions !

12 Janvier 2014, 08:02am

Publié par pam

dimanche matin calme et froid, plein de soleil, au programme quelques cartons de désencombrement qui iront chez Emmaüs ou peut être le début d'un stock pour l'organisation d'un "vide grenier tout gratuit" à organiser au printemps.... à condition de trouver un peu d'aide pour l'organiser... à suivre...

J'adore internet quand ça me permet de retrouver des émotions et de voir qu'elles sont partagées par d'autres et que je peux les partager avec d'autres, vous aujourd'hui !

Ilka Schönbein jouant son spectacle "Métamorphose" un soir d'été sur une place de Figeac, fait partie de ces artistes qu'on ne peut oublier, son travail avec des marionnettes à son image, une musique envoutante, une gestuelle parfaite... j'arrête on ne peut exprimer la perfection en quelques mots, alors que la trame du spectacle est toute simple : une petite fille qui grandit, devient femme, accouche et finit par mourir. C'est peut être cette simplicité, l'essentiel sans un mot, avec quelques gestes, quelques accessoires, mais parfaits et cette perfection devient un souvenir inoubliable, on sait en le vivant que jamais on ne s'en séparera, qu'on vient d'être transformé par l'irruption dans l'univers d'un autre être humain. Ça peut arriver à la simple écoute d'une mélodie, la vue d'un seul dessin, un paysage entrevu au détour d'un chemin. Encore faut il savoir être là, attentif, entièrement, totalement, à ce moment précis...

Originaire de Darmstadt, Ilka Schönbein s’est formée à la danse eurythmique de Rudolph Steiner qui prône l’alliance de l’âme et du geste plutôt que la technique. Elle a étudié ensuite avec le marionnettiste allemand Albrecht Roser à Stuttgart. Ses études terminées, elle a tourné une dizaine d’années avec d’autres compagnies avant de se lancer sur les routes avec ses propres spectacles.

Découverte en tant qu’artiste de rue il y a environ dix ans, Ilka Schönbein est passée à la salle. Elle fait partie de ces rares créateurs-interprètes qui développent un langage personnel et parviennent à troubler le spectateur à chaque création. Ses spectacles mêlent manipulation d’objets, masques, danse et mime. Elle est la mère de tous ses doubles. Grâce à une technique qu’elle qualifie de « masque de corps« , elle brouille les pistes entre le mort et le vivant.

Parmi ses grands spectacles tragiques, on compte Métamorphoses, manifeste fondateur et en mutation pendant plus de six années. Ensuite, Le Voyage d’hiver sur les Lieder de Schubert et aujourd’hui Chair de ma chair qui s’appuie sur l’adaptation de Pourquoi l’enfant cuisait dans la polenta, roman obsessionnel d’Aglaya Veteranyi qui relate l’errance d’une famille de cirque, boutée hors de Roumanie par les sbires de Ceausescu.

« La marionnette, pour Ilka Schönbein, ce n’est pas un attribut de
l’enfance: c’est un morceau d’enfance qui lui colle à la peau. Il faut
la voir de spectacle en spectacle se multiplier, s’amputer, se greffer,
jouer avec ces prothèses géantes, ces masques, ces bouts d’elle
qu’elle manipule comme autant d’amulettes, grande prêtresse possédant
l’art de se reproduire ou de s’anéantir dans une singulière
bacchanale. »

L’Avant-scène Théâtre

Merci à Christophe Renoux, que je ne connais pas mais qui grâce à son blog "Vagabondage" m'a permis de retrouver ce souvenir magique.

Et bon dimanche à vous tous qui me faites l'honneur de me suivre ici.

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temps et pensée... télévision.

10 Janvier 2014, 07:42am

Publié par pam

Qu'est ce qu'un Fast Thinker ?
« Ce qui est sûr c'est qu'il y a un lien entre la pensée et le temps. Et un des problèmes majeurs que pose la télévision, c'est la question des rapports entre la pensée et la vitesse. Est-ce qu'on peut penser dans la vitesse ? Est-ce que la télévision, en donnant la parole à des penseurs qui sont censés penser à vitesse accélérée, ne se condamne pas à n'avoir jamais que des fast-thinkers, des penseurs qui pensent plus vite que leur ombre...
(...) Il faut en effet se demander pourquoi ils sont capables de répondre à ces conditions tout à fait particulières, pourquoi ils arrivent à penser dans des conditions où personne ne pense plus. La réponse est, me semble-t-il, qu'ils pensent par « idées reçues ». Les « idées reçues » dont parle Flaubert, ce sont des idées reçues par tout le monde, banales, convenues, communes ; mais ce sont aussi des idées qui, quand vous les recevez, sont déjà reçues, en sorte que le problème de la réception ne se pose pas. Or, qu'il s'agisse d'un discours, d'un livre ou d'un message télévisuel, le problème est de savoir si les conditions de réception sont remplies ; est-ce que celui qui écoute a le code pour décoder ce que je suis en train de dire ? Quand vous émettez une « idée reçue », c'est comme si c'était fait ; le problème est résolu. La communication est instantanée puisque, en un sens, elle n'est pas. Ou elle n'est qu'apparente. L'échange de lieux communs est une communication sans autre contenu que le fait même de la conversation. Les « lieux communs » qui jouent un rôle énorme dans la conversation quotidienne ont cette vertu que tout le monde peut les recevoir et les recevoir instantanément : par leur banalité, ils sont communs à l'émetteur et au récepteur. A l'opposé, la pensée est, par définition, subversive : elle doit commencer par démonter les « idées reçues » et elle doit ensuite démontrer. Quand Descartes parle de démonstration, il parle de longues chaînes de raisons. Ça prend du temps, il faut dérouler une série de propositions enchaînées par des « donc », « en conséquence », « cela dit », « étant entendu que »... Or, ce déploiement de la pensée pensante, est intrinsèquement lié au temps. »

Pierre Bourdieu, "Sur la télévision", Liber-Raisons d'Agir, 1996, pp. 29-32.

temps et pensée... télévision.

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