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la maladie comme maître ?

9 Août 2014, 07:07am

Publié par pam

RÉFLEXIONS D’UN MÉDECIN BOUDDHISTE À L’USAGE DES SOIGNANTS ET DES SOIGNÉS.

Dr. Daniel Chevassut. suite des notes de lecture...

Dénominateur commun : tout l’enseignement du Bouddha repose sur la libération de la souffrance et sur les moyens pour y parvenir. l’objectif de la médecine est de soulager la souffrance des malades et de les guérir chaque fois que c’est possible.

Albert Einstein : “S’il y a une religion qui puisse s’accommoder des exigences de la science moderne, c’est bien le bouddhisme.”

En effet, le message transmis par le Bouddha préconise d’expérimenter soi-même les principes du Dharma, démarche qui me satisfait entièrement d’un point de vue scientifique. “Nous ne devons pas croire à une chose parce qu’elle a été dite, ni croire aux traditions parce qu’elles ont été transmises, ni croire sur la simple autorité de nos maîtres ou instructeurs.” Cela dit, le bouddhisme propose une direction, mais en aucun cas il n’impose quoi que ce soit.

- LA MALADIE COMME MAÎTRE.

Mourir est une succession de deuils à vivre : on fait le deuil de sa santé, puis de sa vitalité et de son indépendance, ce qui amène à réfléchir à la question de la vulnérabilité. Puis deuil de ses identifications (sociale, familiale) ; dans la vie, c’est l’autre qui vous confère votre statut, l’autre qui vous indique le rôle qu’il convient de jouer au bon moment. L’image de soi change, la maladie transforme. Tout cela abouti progressivement à une dépression réactionnelle avec une douleur morale profonde.

Puis quelque chose en soi cède, on accepte de mourir. Pas résignation mais acceptation du corps et de l’esprit. Cet état s’accompagne d’une paix indescriptible, à l’origine pour moi de ma quête spirituelle.

Changements psychologiques : comment expérimenter une douleur physique intense et en même temps être intérieurement en paix ? Et aussi changement de notre relation au monde et à l’environnement. Plus grande transparence et plus grande acuité de perception. Plus grande aptitude à communiquer avec la nature, plantes, animaux. Plus le degré de connaissance spirituelle s’affine, plus le rapport avec le monde naturel s’élabore.

Poème persan : “La Vie est dormante dans le minéral, rêve dans la plante, se réveille dans l’animal et devient consciente d’elle-même dans l’homme.”

Graf Dürckheim, philosophe : “À condition que l’homme comprenne à quoi il a affaire, la grande expérience est un tournant et un bouleversement. Elle induit une transformation de l’attitude globale envers la vie.”

Cette maladie fut un élément déterminant dans ma quête spirituelle. Elle m’aide à mieux ressentir ce que l’autre peut éprouver et à ne jamais oublier la compassion ni l’enfer psychologique que l’on peut parfois expérimenter quand on s’apprête à quitter ce monde ou lorsqu’on est atteint d’une maladie sévère, longue et invalidante.

la maladie comme maître ?

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"Réflexions d'un médecin bouddhiste" fiche de lecture suite...

8 Août 2014, 07:45am

Publié par pam

RÉFLEXIONS D’UN MÉDECIN BOUDDHISTE À L’USAGE DES SOIGNANTS ET DES SOIGNÉS.

Dr. Daniel Chevassut. Éditions Sully. 2007.

CHAPITRE 1.

“Nous sommes ce que nous expérimentons et nous expérimentons ce que nous sommes.”

Lama Denys Teundroup.

Les événements et circonstances que nous rencontrons dans notre existence exercent une influence indéniable, sur notre constitution, et sur la manière dont nous appréhendons le monde.

On ne devient pas médecin par hasard. Se poser la question de la souffrance et s’engager sérieusement sur une voie spirituelle sont le fruit d’un cheminement, et d’une sensibilité, assez mûre pour prendre le risque d’être blessée. Car à moins d’être vraiment touché, on ne se pose pas véritablement de questions, ou pas les vraies questions.

- L’INFLUENCE DE LA TERRE MÈRE.

On peut se demander dans quelle mesure le lieu où l’on naît exerce ou non une influence sur notre vie : nourritures matérielles et spirituelles, terre, air qu’on respire, saveurs, parfums, sons, couleurs, êtres qui y vivent. Quelque chose au départ est déjà scellé.

Mon apprentissage de la solitude et cette aptitude à ressentir plus qu’à analyser me sont utiles comme médecin, et aussi comme aspirant spirituel. Dans ma vision d’enfant, j’avais déjà perçu le jeu de l’égocentrisme, la puissance de l’aveuglement et leurs conséquences dramatiques sur les êtres, avant-goût de l’équanimité bouddhiste.

Le sous-développement le plus grave n’est pas tant celui du matériel et de l’avoir que celui de l’être. Le délabrement progressif de la planète et la souffrance qui en résulte nous amèneront peut-être à le réaliser plus tôt que prévu.

Parler à ses parents avant leur mort : la fin de l’existence n’est plus le moment des conflits, mais celui de la réconciliation et de la paix.

“La nature nous aide à être nous-mêmes, à traverser les changements majeurs et les situations où notre vie est en jeu. Elle apporte la magie et le rire.” Sobonfu Somé.

L’être humain ne réalise pas à quel point sa propre survie dépend de l’amour et du respect qu’il porte à la planète. Tout le monde le ressent plus ou moins, mais peu le réalisent vraiment. La nature et les éléments ont ce pouvoir extraordinaire de procurer des expériences de ravissement, où l’on s’oublie, où ce qui est superficiel en nous disparaît pour laisser place à notre vraie nature, la plus profonde.

Mircea Eliade : “Je crois que l’élément essentiel de la condition humaine est le sens du sacré.”

Si nous voulons que s’installe l’harmonie entre l’homme et son environnement, et aussi simplement survivre sur cette terre, nous devons retrouver, par un important travail sur nous-mêmes cette réalité sacrée qui vit en chacun de nous.

Nous devons préserver à tout prix un système de vie interdépendant qui doit rester intact si chacun veut continuer à exister. Seule solution pour sortir de l’impasse.

“Quand les êtres humains perdent le contact avec la nature, avec le ciel et la terre, ils ne sont plus capables de nourrir leur environnement, ni - ce qui revient au même - de gouverner leur monde ; ils détruisent leur écologie en même temps qu’ils se détruisent entre eux. Dans cette optique, la guérison de notre société doit s’effectuer de concert avec la guérison de notre lien personnel et élémentaire avec le monde phénoménal.” Chögyam Trungpa in “Shambhala, la voie sacrée du guerrier”.

"Réflexions d'un médecin bouddhiste" fiche de lecture suite...

- L’INFLUENCE DES ANCÊTRES.

Retenir de la transmission et de l’apport de nos parents et grands-parents ce qui a été positif en ressentant pour eux une vraie gratitude, même si les relations n’ont pas toujours été ce qu’elles auraient dû être. Devoir de gratitude ?

Capacité à être moi-même, en accord avec mon ressenti et mes idées, même si ceux-ci s’avéraient être en décalage, ou en désaccord avec l’entourage.

Aujourd’hui, plus que jamais, l’importance de l’énergie féminine dans le monde doit être considérée à sa juste valeur : c’est une énergie cachée, terriblement puissante, dont la femme elle-même n’est pas toujours consciente. C’est l’énergie de la Vie qui est présente et c’est parfois la fonction de certains hommes de la leur révéler. C’est probablement le pressentiment de cette puissance qui peut aussi inconsciemment faire peur au sexe masculin. André Breton appelait cette puissance mystérieuse le noyau de nuit.

Dans les temps anciens et dans certains pays, la femme qui portait un enfant était sacralisée. Elle était porteuse de vie et consciente de l’importance de ses états d’âmes sur la vie future de son bébé.

La mort étant l’opposé de la naissance, les connaissances issues de la pratique des soins palliatifs doivent venir compléter celles de la gynécologie-obstétrique. Et réciproquement.

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- LA MALADIE COMME MAÎTRE.

Mourir est une succession de deuils à vivre : on fait le deuil de sa santé, puis de sa vitalité et de son indépendance, ce qui amène à réfléchir à la question de la vulnérabilité. Puis deuil de ses identifications (sociale, familiale) ; dans la vie, c’est l’autre qui vous confère votre statut, l’autre qui vous indique le rôle qu’il convient de jouer au bon moment. L’image de soi change, la maladie transforme. Tout cela abouti progressivement à une dépression réactionnelle avec une douleur morale profonde.

Puis quelque chose en soi cède, on accepte de mourir. Pas résignation mais acceptation du corps et de l’esprit. Cet état s’accompagne d’une paix indescriptible, à l’origine pour moi de ma quête spirituelle.

Changements psychologiques : comment expérimenter une douleur physique intense et en même temps être intérieurement en paix ? Et aussi changement de notre relation au monde et à l’environnement. Plus grande transparence et plus grande acuité de perception. Plus grande aptitude à communiquer avec la nature, plantes, animaux. Plus le degré de connaissance spirituelle s’affine, plus le rapport avec le monde naturel s’élabore.

Poème persan : “La Vie est dormante dans le minéral, rêve dans la plante, se réveille dans l’animal et devient consciente d’elle-même dans l’homme.”

Graf Dürckheim, philosophe : “À condition que l’homme comprenne à quoi il a affaire, la grande expérience est un tournant et un bouleversement. Elle induit une transformation de l’attitude globale envers la vie.”

Cette maladie fut un élément déterminant dans ma quête spirituelle. Elle m’aide à mieux ressentir ce que l’autre peut éprouver et à ne jamais oublier la compassion ni l’enfer psychologique que l’on peut parfois expérimenter quand on s’apprête à quitter ce monde ou lorsqu’on est atteint d’une maladie sévère, longue et invalidante.

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Info écolo...

8 Août 2014, 07:43am

Publié par pam

AGRO-ÉCOLOGIE

Les préparations naturelles ne sont plus considérées comme des pesticides

PAR SOPHIE CHAPELLE 22 JUILLET 2014

  • Un pas vient d’être franchi à l’Assemblée nationale pour faciliter le passage à une agriculture sans pesticides. Les préparations naturelles dites « peu préoccupantes » (PNPP), comme le purin d’ortie, de prêle mais aussi l’argile ou le vinaigre blanc, ne seront plus soumises aux mêmes règles que les substances chimiques de synthèse. Un régime simplifié pour l’utilisation et la commercialisation de ces préparations vient ainsi d’être reconnu par la Loi d’avenir agricole, examinée à l’Assemblée nationale le 9 juillet. « A l’heure où ce texte de loi veut promouvoir des systèmes moins consommateurs de pesticides, il eut été pour le moins incompréhensible que des méthodes alternatives simples et naturelles ne trouvent pas leur place », se réjouit Brigitte Allain, députée écologiste de Dordogne.

La liste des PNPP entrant dans la catégorie intitulée « biostimulants » doit encore être définie par voie réglementaire, autrement dit par le ministère de l’Agriculture. Les militants de l’Aspro-PNPP, association qui promeut ces préparations, assurent qu’elle veillera « à ce que les décisions qui seront prises permettent réellement la commercialisation et l’utilisation des PNPP ». Ces dernières années, des agriculteurs, des jardiniers, des élus et des consommateurs ont multiplié les actions civiques en épandant symboliquement sur les places publiques des préparations à base d’extraits végétaux (voir ici et ). Une caravane pour la défense de l’agroécologie paysanne a également sillonné les routes françaises en mai dernier, pour alerter les députés et sénateurs sur les lourdeurs réglementaires encadrant ces préparations. L’amendement concernant les PNPP a été adopté après le passage en deuxième lecture au Sénat le 18 juillet.Lire également : Agriculture bio, semences, emplois, pesticides, fermes usines… Ce que propose la loi d’avenir agricole

Info écolo...

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"Réflexions d'un médecin bouddhiste à l'usage des soignants"

7 Août 2014, 05:44am

Publié par pam

suitet à l'extrait d'hier, un autre livre d'un médecin bouddhiste qui m'avait fortement touché et qui me parle toujours : le Dr. Daniel Chevassut et ses "Réflexions d'un médecin bouddhiste à l'usage des soignants" :

commençons par la préface du Lama Cheuky Sèngué :

Du point de vue bouddhique, l’art médical est une révélation sacrée : celui qu’on appelle le Bouddha Médecin, en essence proche du Bouddha Shakyamuni, apparut à un cercle de médecins, sages, dieux et bodhisattvas rassemblés sur le mont Malaya, dans le sud de l’Inde, afin d’énoncer l’ensemble des principes de l’art médical. Pour ce faire, il créa deux émanations de lui-même afin qu’ils se livrent à un dialogue. Issu de son cœur, “Sagesse de la Science” vint prend place dans l’espace, tandis que “Né de l’Esprit”, issu de sa gorge, vint s’asseoir sur le sol. Le second posa les questions, le premier y répondit. Le fruit de leur dialogue, consigné par écrit, constitua ce qu’on appelle les Quatre Tantras de médecine, sur lesquels repose toute la médecine bouddhiste traditionnelle.

Cette histoire est typique d’une intervention du Bouddha, car elle met en œuvre les deux qualités fondamentales de l’être éveillé : la compassion qui motive l’acte et l’omniscience qui le rend parfait.

Sans la volonté de soulager la souffrance, on ne voit guère comment l’art de soigner aurait vu le jour.

Du point de vue bouddhique, ce désir de supprimer la souffrance, qu’on l’appelle compassion, amour, bienveillance, appartient à notre nature éveillée. En ce sens, la médecine est nécessairement une science qui possède un certain caractère sacré.

De la notion de compassion, issue du sacré et associée à la médecine, deux conclusions :

- les thérapeutes, chefs de service ou aides-soignants, s’ils n’ont pas besoin d’être omniscients ou compassionnels doivent au moins être animés par un certain amour, sinon ils se coupent de la simple raison d’être de leur activité.

- les patients doivent comprendre que cette compassion et son expression médicale ne sont pas un droit qui leur est dû, mais un cadeau offert.

Le thérapeute doit la bienveillance au malade, le malade doit la reconnaissance au thérapeute.

"Réflexions d'un médecin bouddhiste à l'usage des soignants"

INTRODUCTION.

On tire beaucoup de profit de la lecture du parcours d’hommes ou de femmes du présent et du passé, dont la quête de vérité et la soif de vivre ont été le moteur profond de toute leur existence. Ils m’ont conforté et me conforte dans mes espoirs de croire en un idéal d’amour, de joie, de beauté, de paix et de justice et dans ma capacité à ne pas baisser les bras dans l’épreuve, face à l’adversité ou devant l’immensité de la tâche à accomplir.

À l’image de la société actuelle, la médecine aujourd’hui va mal. Pas seulement la discipline médicale, mais aussi ceux qui sensés l’exercer. Paradoxe pour une structure dont l’objectif est de soigner et de prendre soin des autres.

Éléments de réflexion pour promouvoir une médecine d’avenir à la fois compétente, efficace, ouverte, intelligente et profondément humaine. Favoriser une vision où soit réhabilitée la dimension sacrée de la médecine et rendu plus évident le respect des patients et des soignants.

Témoignage d’une quête spirituelle...

"Réflexions d'un médecin bouddhiste à l'usage des soignants"

RÉFLEXIONS D’UN MÉDECIN BOUDDHISTE À L’USAGE DES SOIGNANTS ET DES SOIGNÉS.

Dr. Daniel Chevassut. Éditions Sully. 2007.

suite demain...

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Rester en bonne santé...

6 Août 2014, 07:15am

Publié par pam

“Rester en bonne santé : en général, cela dépend de chacun de nous. Un patient est autant responsable des causes de sa maladie que de sa guérison. Une alimentation immodérée et un mauvais comportement provoquent des maladies. Le mot comportement fait référence au comportement physique, mental et verbal. L’art et la manière d’agir, de penser et de parler jouent un rôle important pour la santé. La mission du médecin est d’éliminer les troubles dont souffre le patient, mais celui-ci doit prendre conscience des causes de sa maladie, à savoir son alimentation et son comportement.

Il faut ensuite prendre en compte les facteurs écologiques. Préserver la pureté de l’environnement est un objectif essentiel. Les aliments que nous mangeons poussent dans la terre. Nous devons manger des aliments avec différentes saveurs : sucré, acide, amer, piquant, salé et astringent. Lorsque l’environnement est pollué, le blé, les fruits, les légumes le sont aussi. L’environnement est comme nos parents : comme des parents en bonne santé mettent au monde une descendance en bonne santé, notre mère Nature doit être en bon état pour nous approvisionner en produits sains.

Mais il est rare de vivre sans aucune maladie. Notre état de santé évolue en permanence et les maladies, auxquelles les individus sont plus ou moins prédisposés, apparaissent en fonction de la prédominance des humeurs - vent, bile phlegme - ou de leurs combinaisons. Les troubles restent donc latents jusqu’à ce qu’ils soient activés par des facteurs causals.”

D’après le Dr Tenzin Choedrak, médecin de S.S. le Dalaï-Lama.

Rester en bonne santé...

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5 Août 2014, 08:25am

Publié par pam

bonne journée tout le monde !

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Apprendre à rester présent (suite)...

4 Août 2014, 05:28am

Publié par pam

PEMA CHÖDRÖN. “LES BASTIONS DE LA PEUR”.

Pratique du courage dans les moments difficiles.

Extraits, résumés, fiche de lecture du chapitre 4 (suite) :

DÉTERMINATION : en pratiquant la méditation, on renforce sa capacité à être ferme avec soi-même. Quoiqu’il advienne (courbatures, ennui, sommeil, pensées et émotions les plus folles) on reste loyal envers son expérience. Il ne faut jamais sous-estimer sa tendance à tout laisser tomber quand on a mal. On nous encourage à méditer chaque jour, même peu de temps, pour développer la fermeté envers soi. Quelques soient les circonstances, à force de méditer, on s’aperçoit que l’objet de la méditation n’est pas de bien méditer ou d’atteindre un état idéal mais de savoir rester présent à soi-même. On ne peut se délivrer des schémas d’autodestruction sans acquérir une intelligence pleine de compassion de ce qu’ils sont.

Être dans son corps. On peut commencer par fixer son attention sur chaque parties du corps, respirer en fixant son attention sur les zones douloureuses. À n’importe quel moment de la méditation, on peut rapidement se remettre en phase avec la sensation d’unité dans son corps. Pour un instant on peut ramener directement sa vigilance à ici et maintenant.

Dans la méditation, on découvre son agitation innée. On trouve tous une sécurité et du confort dans le monde imaginaire des souvenirs, fantasmes, projets, on refuse de demeurer dans la nudité de son expérience présente. Alors douceur et humour peuvent donner la force de s’apaiser. L’entraînement par la douceur donne souplesse et sûreté en soi, non bouleversé par les situations imprévisibles et peu rassurantes. Chaque fois que l’on s’égare, il faut s’encourager avec douceur à RESTER, à s’apaiser, ainsi la détermination se cultive.

VISION CLAIRE : après avoir médité quelques temps, il est fréquent de constater qu’on régresse au lieu d’avancer vers l’éveil. Ces expériences sont signe qu’on commence à y voir plus clair, on devient peu à peu très honnête avec soi, on a moins d’illusion sur soi. On croit qu’on va trouver Bouddha, ou le sens de la vie et de toutes les souffrances et au lieu de ça on arrive face à soi, sans aucune chance de truquer quoi que ce soit. (Jack Kerouac)

La méditation demande de la patience. Si l’on n’a pas de compassion envers soi, le processus devient de l’auto-agression. La compassion envers soi permet de stabiliser son esprit, nécessaire pour travailler avec ses émotions, pour apprendre à rester en méditation.

On nous enseigne à être simplement dans l’instant présent, conscient de notre respiration, de ne pas porter de jugement quand notre esprit s’égare, revenir à la respiration, à la présence. Et notre confusion, notre ignorance commencent à se transformer en vision claire. Penser devient un nom de code pour voir “juste ce qui est”. Il ne s’agit pas de se débarrasser de ses pensées mais de voir clairement nos mécanismes de défense, nos croyances négatives à propos de nous-même, nos désirs, nos attentes. On voit aussi la bienveillance, la vaillance et la sagesse qu’il y a en nous. Grâce à la pratique régulière de la technique d’attention-conscience en éveil, nous ne pouvons plus nous cacher de nous-même. Nous voyons les murs que nous érigeons pour nous protéger de l’expérience nue, commençons de les ressentir comme une contrainte alors que nous les avions érigé pour notre confort et sécurité. Nous voulons détruire ces murs entre nous et les autres.

FAIRE L’EXPÉRIENCE DE NOTRE DOULEUR ÉMOTIONNELLE : beaucoup utilisent la méditation comme un moyen d’échapper aux émotions pénibles. Ce n’est pas un moyen de répression, il faut demeurer ouvert à tout ce qui surgit, sans condamner ni justifier notre expérience.

Trungpa Rinpoché décrit l’émotion comme une combinaison d’énergie qui existe d’elle-même et de pensées. Elle ne peut proliférer sans nos conversations internes. Dans la méditation, on étiquette nos pensées avec le mot “penser” et on les abandonne. Mais sous les pensées demeure une énergie vitale, vibrante. La pratique consiste à rester avec elle, en faire l’expérience, la laisser comme elle est. Quand la douleur émotionnelle surgit sans avoir été invitée, on laisse se dérouler le scénario et on reste avec l’énergie. Expérience ressentie et non commentaire sur ce qui se passe. Si on arrive à demeurer avec l’énergie sans passer à l’acte ni la réprimer, elle réveille le méditant. Mais passer à l’acte et refouler cette énergie sont des tactiques pour tenir sa douleur affective à distance... ce qui ne fait que la renforcer. Ne pas pouvoir extérioriser sa colère par exemple permet de faire l’expérience de sa propre énergie.

La sagesse est inhérente aux émotions. Lutter contre son énergie, c’est rejeter la source de la sagesse. Habituellement, quand nos émotions s’intensifient, on a peur. Dans la méditation, on s’exerce à laisser tomber les histoires qu’on se raconte et à se mettre à l’écoute des émotions et de la peur. On apprend à ouvrir son cœur à l’agitation de sa propre énergie et à rester avec la douleur émotionnelle.

ATTENTION AU MOMENT PRÉSENT : on fait le choix, instant après instant, d’être complètement là. Être présent à son esprit et à son corps est une manière d’être tendre avec soi, envers les autres, envers le monde. Cette qualité d’attention est inhérente à la capacité d’aimer. On touche les pensées en les reconnaissant comme l’action de penser et puis on les laisse tomber. Approche non agressive pour apprendre à être présent.

Parfois on aime ses pensées au point de refuser de les lâcher. Notre monde imaginaire peut être très séduisant. On apprend à consentir un effort en douceur pour rompre avec ses schémas habituels, on s’entraîne à cultiver la compassion envers soi.

Apprendre à rester présent (suite)...

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APPRENDRE À RESTER PRÉSENT.

3 Août 2014, 05:51am

Publié par pam

PEMA CHÖDRÖN. “LES BASTIONS DE LA PEUR”.

Pratique du courage dans les moments difficiles.

Extraits, résumés, fiche de lecture du chapitre 4 :

APPRENDRE À RESTER PRÉSENT.

Chôgyam Trungpa Rinpoché : “La pratique de la méditation est considérée comme un bon, excellent moyen de vaincre la guerre dans le monde : notre guerre comme une plus grande”.

En tant qu’espèce on ne devrait jamais sous-estimer sa faible tolérance à l’inconfort. Être encouragé à demeurer avec sa vulnérabilité est utile. La médiation assise, pratique de l’attention et de la conscience en éveil, sert de soutien pour apprendre à le faire, base d’entraînement à la bodhichitta. La méditation développe la bienveillance, la compassion, nous donne un moyen de nous rapprocher de nos pensées et émotions, d’entrer en contact avec notre corps. Véhicule pour apprendre à être une vraie personne tendre envers nous et les autres.

Au milieu du dialogue intérieur, conversation incessante avec soi, on fait l’expérience d’une pause, on reconnaît sa capacité à se détendre dans la clarté, l’espace et la vigilance infinis déjà présents dans son esprit. On vit des moments où l’on est juste là. On reste simplement là, on se détend de plus en plus, dans la dimension ouverte de son être. C’est comme sortir d’un monde de fantasmes et découvrir la simple vérité. Prendre du temps seul avec soi.

Mais il n’y a aucune garantie que la méditation soit bénéfique : on peut la pratiquer des années sans la voir faire son chemin dans notre cœur et notre esprit. On peut utiliser la méditation pour renforcer ses croyances erronées : se protéger de l’inconfort, se remettre d’aplomb, réaliser ses espérances et dissiper ses craintes. Ça se produit quand on n’a pas bien compris pourquoi on pratique la méditation. Ce n’est pas juste un outil pour bien se sentir. Même le méditant chevronné fait l’expérience de la douleur physique et psychologique. La méditation prend le pratiquant là où il est, avec sa confusion et sa santé Cette acceptation complète de soi-même tel qu’on est est est maitri, relation simple et directe avec son être.

Essayer de se remettre en bon état est inutile, cela implique combat et dénigrement de soi.

Essayer de changer ne marche pas, à la longue, car c’est résister à sa propre énergie. Une transformation durable ne se produit que lorsqu’on s’honore en tant que source de sagesse et de compassion. C’est ici-même, dans ce qu’on souhaiterait jeter, qu’on peut découvrir la chaleur et la clarté de la bodhichitta. C’est seulement quand on commence à se détendre avec soi-même que la méditation devient un processus transformateur. Quand on entre ne relation avec soi, sans se faire la morale, sans dureté, sans tromperie on peut abandonner les habitudes nuisibles. Sans maitri, ça tient du mensonge de prétendre qu’on renonce aux bonnes vieilles habitudes.

On cultive quatre qualités principales quand on médite : détermination, vision claire, expérience de la douleur émotionnelle et attention au moment présent. Bonne façon d’entre en relation avec les situations difficiles du quotidien.

...à suivre....

APPRENDRE À RESTER PRÉSENT.

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Nabil Ayouch : Peuple d’Israël, lève-toi!

1 Août 2014, 09:25am

Publié par pam

autre point de vue, calme et censé...

Nabil Ayouch : Peuple d’Israël, lève-toi!

Ainsi, les bombes pleuvent à nouveau sur Gaza. Tsahal s’est remise au travail. L’aviation, la marine, l’infanterie de l’un des Etats militairement les plus puissants au monde, s’allient pour liquider le peuple de Gaza. Comme dans un jeu de massacre, on enferme des êtres humains dans une boîte et on tire au hasard. Oh, bien sûr, tes chefs prétendent viser les combattants, « les terroristes », comme ils les appellent. Et ils finissent par en tuer un ou deux pour quelques dizaines de femmes et d’enfants morts avec eux. C’est ce que tes chefs nomment des dommages collatéraux. Ils tuent des innocents, le regrettent, promettent qu’ils vont enquêter et finissent par nous dire qu’il n’y a pas de guerre propre et que seule la victoire finale compte. Les terroristes sont morts. Ton Etat est sauf. La vie peut reprendre son cours. Tu retourneras faire tes courses au supermarché du coin de ta rue, faire ton jogging sur la plage, tu iras rejoindre tes amis en discothèque, défiler à la Gay Pride, tu retourneras étudier, bâtir ton avenir. Tu retourneras oublier. Oublier que de l’autre côté du terminal d’Erez, sont parqués des hommes, des femmes et des enfants auxquels ton Etat a ôté leur avenir et tout espoir en l’humanité.

Tu retourneras oublier. Oublier que de l’autre côté du terminal d’Erez, sont parqués des hommes, des femmes et des enfants auxquels ton Etat a ôté leur avenir et tout espoir en l’humanité.

On t’a appris à les haïr, à ne voir en eux que des sauvages qui veulent te tuer, violer tes femmes et jeter tes enfants à la mer. Depuis que tu es né, on t’a appris qu’ils n’ont rien à faire sur cette terre, la terre de tes ancêtres sur laquelle tu es le seul à avoir un droit légitime et historique. On t’a appris à oublier leur histoire, à glorifier, inventer et mythifier la tienne. On t’a appris qu’un bon arabe est un arabe mort. On t’a appris à coloniser, à humilier, à ignorer, à te mentir à toi-même, à combattre, à avoir peur. Comment pourrais-tu les aimer alors qu’on ne t’a appris que la haine ?

Tu trouves de l’amour parmi les tiens, ta communauté, ceux qui ont le même sang que toi, récitent les mêmes prières, ont le même complexe de supériorité et la même faculté à nier l’existence de l’Autre. Avec eux, tu vas dans les meilleures écoles, tu fais l’armée, tu voyages, tu travailles, tu vis, tu meurs. C’est ce que ton Etat a de mieux à t’offrir. Les valeurs universelles héritées des Lumières telles que la fraternité avec son prochain, l’acceptation des différences, la tolérance, attendront des temps meilleurs… Ton avenir est tout tracé. Tu es né sur cette terre, tu mourras sur cette terre. Le reste importe peu. Tu peux être en guerre contre tous tes voisins, tu peux déclencher la haine des justes du monde entier, ce n’est pas grave. L’humanité a tort et toi tu as raison.

Tu peux être en guerre contre tous tes voisins, tu peux déclencher la haine des justes du monde entier, ce n’est pas grave. L’humanité a tort et toi tu as raison.

Tes dirigeants réclament avec force la reconnaissance de ton Etat comme Etat juif, au mépris de la diversité culturelle et religieuse qui le compose. Et cet Etat juif tient debout. Il est en sécurité derrière ses frontières, son mur de béton. Il continue à prier ses prophètes pour que ça dure toujours. Il continue à éduquer ses enfants comme il l’entend. Il continue à être au dessus des lois internationales, à faire ce qu’il veut quand il le décide. Il continue à s’imposer au monde lâche, à mépriser les instances internationales, les chefs d’états, les peuples. Ton Etat juif a oublié la morale. Mais ce n’est pas grave, il survit. Et, après tout, que vient faire la morale dans l’histoire que cet Etat-là est en train d’écrire ?

Peuple d’Israël, j’aimerais essayer de te convaincre que tu te trompes, passer des heures, des jours, une vie à cela, s’il le faut. J’aimerais te dire que je suis allé à Gaza et que le cœur de ses habitants n’est pas plein de haine. Il est plein de vie et il bat aussi vite et aussi fort que le tien. J’aimerais pouvoir te prouver qu’il n’existe aucune mère palestinienne heureuse de voir son enfant mourir en martyr. Que la vie palestinienne a la même valeur que la tienne. Et c’est cette vie que ton armée assassine en ton nom.

Peuple d’Israël, j’aimerais te dire qu’on te ment. Depuis que tu es né, ton gouvernement te ment en te faisant croire que tu peux vivre en sécurité, entouré d’ennemis. Tes médias te mentent en te faisant croire que tu peux acheter la paix sans contrepartie. Tes manuels scolaires te mentent en te disant que cette terre était vide avant l’arrivée de tes ancêtres, que l’identité palestinienne a été inventée. J’aimerais te dire que tu n’auras jamais la paix en continuant à coloniser, à bombarder, à occuper. J’aimerais te dire que tu n’es plus une victime depuis longtemps, que tu es devenu le bourreau et que le monde commence à te haïr à nouveau pour cela. J’aimerais te dire que tu es en train de creuser ta tombe. J’aimerais te dire que tu te meurs lentement, en perdant tout ton humanisme.

J’aimerais te dire que tu n’es plus une victime depuis longtemps, que tu es devenu le bourreau et que le monde commence à te haïr à nouveau pour cela.

Tu penses que tu as des amis. Tu n’as pas d’amis, tu n’as que des soutiens. De vrais amis auraient osé te dire tes vérités. Et ces soutiens, quand ils n’auront plus besoin de toi, qu’ils cesseront de croire que tu es ce rempart du monde libre contre la barbarie, quand leurs intérêts seront ailleurs, arrêteront de te soutenir et tu seras seul face à tes crimes.

Tu penses que tu réussiras à te débarrasser des Palestiniens en les parquant dans des Bantoustans, mais tu te trompes. Ils te hanteront, hanteront tes enfants et tes petits-enfants tant que justice ne leur sera pas rendue. Une chaine de solidarité s’est créée à travers le monde, qui a compris depuis longtemps ton besoin légitime de vivre en sécurité, mais qui n’accepte plus que tu commettes des crimes aveuglément pour y parvenir, que pour un enfant juif tué, trois cent Palestiniens soient assassinés par ton armée.

Ton histoire récente te protège mais cela ne durera pas éternellement. Tu te crois meilleur que tes voisins car tu as édicté les règles d’une pseudo démocratie, taillée sur mesure ? Dans le cœur des justes, sache-le, tu es déjà au ban des nations.

Beaucoup de civilisations ont disparu car elles n’ont pas su se regarder. Fort heureusement, il existe parmi les tiens des femmes et des hommes justes, pleins de courage pour crier l’injustice et refuser que ces crimes soient commis en leur nom. Entends-les.

Il est temps que tu arrêtes de croire aux histoires qu’on t’invente, temps que tu arrêtes de penser que c’est le diable qui gouverne le cœur des Palestiniens. Temps que tu te poses cette question : si l’on pratiquait sur toi de telles punitions collectives, un tel nettoyage ethnique, tu ferais quoi ? Tu voterais pour qui ? Arrête de chercher des justifications à tes actes, il n’y en n’a plus.

si l’on pratiquait sur toi de telles punitions collectives, un tel nettoyage ethnique, tu ferais quoi ?

Alors, peuple d’Israël, lève-toi ! Combats la haine qu’ils ont insufflée dans ton cœur, combats le mensonge, combats la folie qui s’est emparée de tes dirigeants, combats tes peurs, combats le monstre qui est entré en toi. Et n’oublie jamais ; le vrai courage n’est pas d’aller en guerre tuer des innocents. Le vrai courage est de faire taire les armes et de signer une paix juste.

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besoin de changement....

1 Août 2014, 08:31am

Publié par pam

PABLO NERUDA – IL MEURT LENTEMENT

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.
Vis maintenant!
Risque-toi aujourd’hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d’être heureux!

besoin de changement....

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