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Curcuma : la règle du 9-5-1.

20 Octobre 2014, 07:07am

Publié par Christophe Bernard du blog "Althea Provence"

Le curcuma est un anti-inflammatoire d’une grande valeur. Mais parfois, il n’apporte aucun soulagement.

Pourquoi ?

Le problème est le suivant : vous avez lu des dizaines d’articles à son sujet dans la presse à grand tirage, dans les magazines féminins, dans les journaux. Ces magazines vous ont dit d’en saupoudrer sur votre poisson, d’en rajouter à vos sauces. Ils ont délivré un important message : utilisez le curcuma.

Jusque là, tout va bien.

Ils ont par contre omis l’essentiel : combien en prendre, et sous quelle forme ?

Si vous souffrez de polyarthrite rhumatoïde, pensez-vous vraiment qu’une pincée de curcuma sur vos légumes va vous apporter les effets désirés ?

La réponse est un non sans équivoque.

Dans cet article, je vous explique :

  1. Comment optimiser l’efficacité du curcuma avec une règle que j’ai baptisé “9-5-1”
  2. Comment en absorber assez sans se lasser du goût

Le but est de parler ici de la forme brute du curcuma. Les comprimés standardisés à 95% de curcuminoïdes sont efficaces mais chers, et nous dépendons d’un laboratoire.

Règle du 9-5-1 : Efficacité démultipliée

Le curcuma seul n’est que peu absorbé par le système digestif(1). Pour optimiser son absorption, il faut le combiner avec:

  • Du poivre(2)
  • Du gingembre, synergiste du curcuma pour l’absorption et les effets anti-inflammatoires(3)
  • Des lipides, car les composants actifs du curcuma (curcuminoïdes) sont liposolubles(4)

Je vous propose d’utiliser les proportions suivantes lorsque vous faites vos préparations :

9-5-1- : 9 parts de curcuma pour 5 parts de gingembre et 1 part de poivre.

Les plantes sont utilisées sous forme récemment séchée et pulvérisée finement (servez vous en herboristerie). Pour le poivre, vous pouvez utiliser du poivre noir ou du gris. Le gris est en général pulvérisé très finement, et c’est un avantage. N’utilisez pas de poivre moulu grossièrement.

Une proportion peut être une cuillère à soupe, un pot de yaourt, 100 grammes, tout dépend de quelle quantité vous voulez préparer à l’avance. Placez ces proportions dans un bocal et mélangez d’une manière bien homogène. Prenez votre temps, cette phase de mélange est importante.

La première étape est terminée !

NOTEZ BIEN :

  • Pour avoir un effet notable, il faudra consommer plusieurs grammes de ce mélange par jour, entre 5 et 10 grammes, parfois 15 grammes selon votre condition, divisé en 3 prises.
  • Ce mélange a un effet fluidifiant sur le sang, si vous prenez des anticoagulants ou si vous vous apprêtez à subir une intervention chirurgicale, ne prenez pas ce mélange.
  • Ce mélange tache. Si vous ne voulez pas teindre votre nouveau chemisier blanc en orange, n’oubliez pas le tablier.

Passons maintenant à la manière de le consommer. Il est très important de ne pas s’en écœurer, un effet que j’ai observé de multiples fois. Il y a quelques années, je conseillais le mélange simplement dilué dans de l’eau. Hélas, on s’en lasse très vite. Je vous propose donc deux méthodes principales qui vous suivront dans la durée.

Forme 1 : Gélules

C’est la forme la plus pratique pour le long terme. Voir mon article sur comment faire ses propres gélules. Encapsulez tout simplement le mélange 9-5-1 et prenez assez de gélules pour arriver à plusieurs grammes par jour, en 3 prises de 5 gélules par exemple.

Cette méthode peut vous paraître compliquée, contraignante et coûteuse. Croyez-moi, sur le long terme elle ne l’est pas du tout, bien au contraire.

Prenez vos gélules pendant les repas afin d’assurer une libération du curcuma en présence de lipides pour maximiser l’absorption.

Le “Chai 9-5-1”

Le chai 9-5-1 vous permettra de prendre le mélange en évitant de vous lasser trop rapidement du goût.

  • Versez 200 ml à 250 ml de lait d’amande dans une casserole
  • Rajoutez-y 1 à 2 bonnes cuillères à soupe de crème de coco pour les lipides (lait de coco concentré que vous trouvez facilement dans le commerce). Dosez bien afin de ne pas vous écoeurer non plus.
  • Placez une ou deux cuillères à soupe bombées du mélange 9-5-1
  • Rajoutez un peu de miel ou de sirop d’érable
  • Faites chauffer jusqu’à ce que le mélange soit bien homogène

Déguster en se faisant du bien, que demander de mieux ?

Curcuma : la règle du 9-5-1.
Curcuma : la règle du 9-5-1.
Curcuma : la règle du 9-5-1.
Curcuma : la règle du 9-5-1.

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Maladies ou désordre ?

19 Octobre 2014, 07:14am

Publié par pam

“Si vous êtes malades, c’est que vous entretenez un désordre en vous : vous avez nourri certaines pensées, certains sentiments, certaines attitudes et cela a fini par se refléter sur votre santé.

La meilleure arme contre la maladie, c’est l’harmonie : jour et nuit, pensez à vous synchroniser, à vous mettre en accord, en consonance avec la Vie tout entière, la Vie illimitée, la Vie cosmique. C’est cela la vraie harmonie.

S’harmoniser avec quelques personnes, sa femme ou son mari, ses enfants, ses parents, ses voisins, ses amis, c’est encore insuffisant : c’est avec la Vie universelle qu’on doit s’accorder.”

Omraam Mikhaël Aïvanhov.

“La santé est infinie et expansive, elle tend à s’emplir de la perfection du monde. La maladie est finie et réductrice, elle vise à réduire le monde à elle-même...

Lorsque, enfin, le patient est réconcilié avec le monde et avec lui-même, son malaise, sa gêne, son manque de naturel et sa contrainte disparaissent, laissant place à un sentiment de bien-être et d’unité avec le monde.”

O. Salks “L’éveil”.

Dominique Lobeau in “L’art de la simplicité”.

Ce ne sont pas les maladies qu’il faudrait soigner, mais les gens.

Trop ou trop peu, trop tôt ou trop tard, voilà les raisons de la maladie ou de la guérison.

Pour obtenir un équilibre naturel, il faut éliminer les toxines physiques et mentales.

Le régime universel amincissant est de supprimer les pensées négatives : il est en effet impossible de jouir d’une bonne santé et d’évoluer positivement si l’on ne ressent ni amour ni joie.

“La maladie la plus grave est le mépris de notre corps.” Montaigne.

L’idéal en matière de diététique est de prendre une variété limitée d’aliments par repas : les nutriments sont alors plus facilement assimilés et digérés.

Les habitants de l’Himalaya se nourrissent de riz, de deux ou trois petits poissons grillés à la cendre et de quelques légumes de leur jardin. En Chine, les centenaires vivent de bouillies de maïs broyé à la pierre, agrémentées d’un ou deux légumes sautés au wok.

Jeûner aide le corps à brûler son excès de graisse et à éliminer les toxines.

Hippocrate : “C’est en se nourrissant qu’on nourrit ses maladies”.

Maladies ou désordre ?

“Nombreux sont ceux qui cherchent à oublier les stress de la vie en adoptant des comportements toxicomaniaques (télé,drogues...). Nous nous considérons en bonne santé quand nous évitons la grippe. Mais dynamisme et périodes de détente apparents cachent une anxiété permanente qui influe sur tous nos composants corporels. Prisonniers d’un état d’inconfort indéfini, nous récupérons moins bien, nous énervons plus vite, réagissons mal : pas malade mais pas en forme...

La médecine chinoise considère qu’anxiété et stress obstruent peu à peu et discrètement les voies énergétiques de l’organisme jusqu’à ce que l’écoulement du Chi soit interrompu, alors, la mer intérieure s’assèche, les cellules meurent, les organes commencent à s’affaiblir”.

“Qi Gong” de Maître Lam Kam Chuen.

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Enthousiasme...

18 Octobre 2014, 07:59am

Publié par pam

L’enthousiasme est ce sentiment qui nous incite à agir. C’est une forme d’énergie très puissante qui devrait être cultivée autant que possible.

Pour avoir de l’enthousiasme, il faut avoir un corps sain.

Les gens sains sont ceux qui sont gais, qui aiment la vie et ses plaisirs.

Un des secrets pour vivre ainsi est de se souvenir avec autant de vivacité que possible des meilleurs moments de sa vie, des moments qui nous ont transportés dans une autre dimension.

Les transformations du corps sont nécessaires à sa purification et aident à en préserver l’essence. Pour cela, il nous faut garder nos chaînes de transmissions propres : un sang sale est la cause de la plupart des maladies. Les aliments, eux aussi, ont leur propre taux de vibrations. Des aliments “morts” entraînent la mort. Trop de nourriture bloque l’énergie. Bougez, marchez, faites-vous des massages, méditez, respirez... Ne négligez pas l’insomnie : elle est souvent due à un blocage du ki, lequel, empêché de circuler librement dans le corps se bloque quelque part, forme des nœuds. Il en résulte trop d’énergie dans une partie du corps, en particulier le cerveau qui, trop “activé” ne peut trouver le repos. C’est pourquoi il faut bouger, marcher, faire quelques exercices, pour favoriser la circulation du ki et permettre une meilleure répartition. Les eaux en mouvement, qui contiennent des ions négatifs, sont très précieuses pour nous redonner du ki. L’air est chargé d’ions positifs, qui se multiplient à l’approche de l’orage, c’est pourquoi quand il éclate, nous sommes soulagés.

Dressez une liste des choses qui vous font plaisir et efforcez-vous d’en satisfaire au moins une par jour.

Le rire est nécessaire, vital, il nous nettoie, nous vide. Il aide toutes sortes d’émotions à remonter à la surface.

Le bonheur de vivre dépend de toutes petites choses et il ne faut pas renoncer à être libre, modeste, agréable ou sociable. Le bonheur est un exercice physique et mental de chaque instant, une bagarre continuelle. Il faut savoir se défendre de tout et faire de sa vie un abri. Et savoir que là où il est possible de vivre, il est possible de bien vivre. Notre objectif devrait se résumer à ne pas rechercher les biens éphémères mais à trouver son bonheur et son bien ultime dans son âme et dans son esprit, à être libre, à se créer sa propre esthétique de l’existence.

Si vous avez des rêves pour le futur, cela veut dire que vous croyez encore en vous-même. Tant que nous vivons, nous avons des choix.

“Est heureux celui qui croit l’être. Tout ce que j’ai est avec moi.” Stilpon de Mégare, disciple de Socrate.

Nulle part l’homme ne trouve plus de tranquillité et plus de retraite que dans son âme, surtout s’il possède, en son for intérieur, ces notions sur lesquelles il lui suffit de se pencher pour acquérir aussitôt une quiétude et un ordre parfait.

Acceptez l’inévitable avec grâce et résignation. Ne pas accepter la vie telle qu’elle est nous empêche d’évoluer. Lorsque nous arrêtons de nous battre contre l’inévitable, nous pouvons vivre plus richement.

“L’essentiel n’est pas de vivre, mais de bien vivre.” Platon.

Puisque nous avons un temps limité à vivre sur cette terre, il faut le vivre aussi heureusement que nous le pouvons dans les circonstances données. Faites le premier pas, puis un autre, mais ne regardez ni trop loin, ni trop en arrière.

extraits de

DOMINIQUE LOREAU. L’ART DE LA SIMPLICITÉ.

Ed. Robert Laffont. 2005.

Enthousiasme...

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L’attention et l’intention.

17 Octobre 2014, 07:30am

Publié par pam

La conscience orchestre son activité en réponse à l’attention et à l’intention. Tout ce sur quoi vous dirigez votre attention se renforce, tout ce à quoi vous retirez votre attention s’atténue. L’intention est la clé de la transformation. On peut donc dire que l’attention active le champ d’énergie, tandis que l’intention active le champ d’information, ce qui génère la transformation.

Quand on commence à porter de l’attention à un mot, couleur ou objet, cette chose semble apparaître plus souvent dans notre environnement. Des millions de choses se produisent chaque jour sans jamais pénétrer dans notre esprit conscient. Notre attention est sélective. Ce sur quoi nous choisissons de focaliser notre attention doit passer à travers le filtre de notre esprit.

Habituellement, notre attention n’est pas orientée vers la dimension invisible de l’âme, pourtant tout ce qui survient dans le monde visible y a son origine. Tout est connecté à tout le reste. Dans le monde spirituel, ces connexions deviennent visibles. Dans le monde physique, nous ne faisons qu’entrevoir les connexions dans les indices qui nous sont donnés par les coïncidences. De même que notre attention crée de l’énergie, l’intention entraîne la transformation de cette énergie. Attention et intention sont les plus puissants instruments du pratiquant spirituel.

Plus vous prêterez attention aux coïncidences, plus vous en attirerez d’autres qui vous aideront à clarifier leur signification. La réponse peut venir sous forme d’une certaine compréhension, d’un sentiment intuitif, d’une rencontre.

Dans l’expérience de la plupart, le passé ne réside que dans la mémoire et le futur que dans l’imagination. Mais au niveau spirituel, passé futur et toutes les probabilités de la vie existent simultanément.

LE LIVRE DES COÏNCIDENCES. Dr Deepak CHOPRA.

Vivre à l’écoute des signes que le destin nous envoie.

2003. Édition Dunod.

L’attention et l’intention.

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Les imposteurs de l'economie.

16 Octobre 2014, 08:45am

Publié par pam

Les imposteurs de l’économie

PAR LAURENT MAUDUIT. Mediapart.


A la veille du débat que Mediapart organise, jeudi 29 mars au Théâtre national de Chaillot sur le thème « Des économistes au-dessus de tous soupçons ? » en présence de nombreux économistes ou chercheurs, je voudrais apporter ici, par avance, une première pierre à cet échange. Et à cette fin, je voudrais expliquer les raisons qui m’ont conduit à mener une longue enquête sur les économistes français, consignée dans un livre, intitulé Les imposteurs de l’économie (Editions Gawsewitch) à paraître ce même jeudi.

Ce que je vais écrire ici n’engage donc pas les orateurs qui s’exprimeront au Théâtre de Chaillot. Comme il s’agit d’un débat libre, chacun donnera ce jour-là son regard - qui peut être contraire au mien ou le nuancer- sur les menaces qui pèsent sur le monde des économistes et leur l’indépendance ; sur l’honnêteté du débat économique et sur son pluralisme ; ou encore sur les menaces qui pèsent sur l’enseignement de l’économie aussi bien dans le secondaire qu’à l’Université. Mais pour que cette confrontation soit la plus fructueuse possible, sans doute n’est-il pas inutile que je m’explique par avance sur les raisons qui m’ont conduit à mener cette enquête. Et sur les enjeux démocratiques que recouvre, à mon sens, ce débat.

Si j’ai jugé utile de mener ce travail, c’est pour une première raison : ces derniers mois, j’ai été frappé de constater que dans de nombreux pays, à commencer par les Etats-Unis, les économistes les plus médiatisés ont parfois été critiqués. Mais pas en France, ou quasiment pas. Et cette différence de traitement, j’ai voulu chercher à en percer le mystère.

De fait, nul vrai débat ni réelle polémique en France. Malgré la violence de la crise, malgré le cortège de souffrances sociales qu’elle a généré, quelques économistes parmi les plus médiatisés, ceux qui courent micros et plateaux de télévision, ont juste été moqués, de proche en proche, pour leur manque de discernement ou de clairvoyance. Dans les magazines, on a donc vu fleurir, ici ou là, le bêtisier de la crise. On en connaît les héros, puisque tous les économistes connus, ou presque, ont été épinglés. De l’économiste de la banque Natixis Patrick Artus (« La crise est finie ») jusqu’à l’économiste de l’Ecole normale supérieure Daniel Cohen (« La bonne nouvelle c'est que cela ne durera pas plus longtemps »), en passant par l’entremetteur du capitalisme parisien Alain Minc (la crise est « grotesquement psychologique ») ou encore l’économiste Anton Brender (« Les paniques bancaires à l’ancienne ont disparu grâce au dispositif d’assurance des dépôts mis en place pour permettre de les éviter »). Mais ces inepties proférées par les économistes français les plus connus ne les ont condamnés à une abstinence médiatique, même courte: depuis que la crise a commencé, ce sont donc toujours les mêmes experts, même ceux qui se sont le plus gravement trompés, que l’on entend perpétuellement sur toutes les ondes de radio et dans toutes les émissions de télévision.

Aux Etats-Unis, l’affaire a pris une tournure différente. Comme ici, des économistes ont été critiqués pour s’être trompés - mais en vérité qui ne se trompe pas? Mais, surtout, un débat autrement plus grave a été lancé: des économistes parmi les plus connus ont été mis en cause pour leur connivence avec le monde de la finance qui a entraîné la planète tout entière dans la tourmente. Des économistes ont été pointés du doigt pour avoir rédigé des rapports faisandés en faveur de la dérégulation de la finance et avoir amassé en retour des tas d’or. Ou alors pour avoir, sous couvert d’un discours académique, disculpé les banquiers et assureurs américains de toute responsabilité, alors que ces mêmes banquiers et assureurs les avaient cooptés dans leurs conseils d’administration.

En bref, beaucoup d’économistes ont à juste titre été mis en cause pour leur manque d’indépendance, leurs conflits d’intérêt sinon même leur corruption.

Ce procès-là, c’est l’américain Charles Ferguson qui l’a le mieux mis en scène à l’automne 2010 dans son célèbre documentaireInside Job, qui décrit par le menu les débuts de la crise aux Etats-Unis, celle des subprimes, et le rôle accablant qui y ont joué certains économistes parmi les plus célèbres, stipendiés à des degrés divers par Wall Street. En accéléré, on revoit donc la folie financière dans laquelle les Etats-Unis se sont, au fil des ans, enfoncés ; les dérégulations qui se sont succédées, les produits les plus toxiques qui se sont accumulés ; la complicité coupable des organismes pourtant censés faire office de gendarme des marchés ; l’invraisemblable consanguinité entre les milieux de la finance et la Maison-Blanche. Grâce à ce film, on voit comment une mèche lente a été allumée, et on comprend pourquoi cette bombe financière devait nécessairement exploser. Ci-dessous la bande-annonce du film :


Inside Job - Bande-annonce - VOST

Mais au fur et à mesure qu’avance ce procès en responsabilité, on comprend aussi que de très nombreux économistes, loin de jouer les démineurs, ont en réalité tenu les allumettes qui ont servi à allumer la mèche. Loin d’être des chercheurs indépendants ou savants respectables, auxquels l’opinion pouvait se fier, ils ont été des complices de ce système qui a fini par sombrer.

Les uns après les autres, dans le film, on les voit donc défiler, tous les grands noms de l’économie aux Etats-Unis, qui ont entretenu des relations incestueuses avec le monde de la banque ou celui des affaires. Il y a Larry Summers, qui devient le président de la prestigieuse université de Harvard en 2001, après avoir été au Trésor, et qui, grâce aux conseils qu’il prodigue à des hedge funds rapaces, affiche un patrimoine entre 16,5 et 39,5 millions de dollars, ce qui ne l’a pas empêché d’être le conseiller économique tour à tour de Bill Clinton et de Barak Obama. Il y a aussi le célèbre économiste Martin Feldman, qui enseigne à la même université d’Harvard mais qui dans le même temps a été enrôlé au sein du conseil d’administration d’AIG, l’assureur new-yorkais qui est au coeur du scandale des subprimes et a été impliqué de surcroît dans des affaires de fraude comptable – « no comment », se borne-t-il à dire devant la caméra de Charles Ferguson qui le poursuit. Il y a également Frederic Mishkin, l’ancien membre de la Réserve fédérale (la banque centrale américaine), qui a été grassement rémunéré pour rédiger un rapport sur la bonne santé financière de l’Islande... juste quelques mois avant que le pays ne fasse faillite! Poursuivi par les caméras de Charles Ferguson, l’intéressé balbutie tellement qu’il finit par en être presque drôle car il ne trouve rien d’autre à dire pour justifier sa démission qu’il avait, toutes affaires cessantes, « un manuel à mettre à jour » pour l’Université.

En somme, au-delà de la crise, le documentaire montre un naufrage. Celui, comme le dit la voix « off » qui fait le récit, « de grands universitaires qui s’enrichissent en douce » tout un jurant leurs grands dieux que la dérégulation financière va générer une nouvelle ère de prospérité. « Le corps des économistes a été le moteur de cette illusion », résume le milliardaire Georges Sorros.

Aux Etats-Unis, le documentaire a fait sensation. Plus que cela, il a fait débat et alimenté une salubre réflexion sur cette invraisemblable endogamie entre certains économistes et les milieux d’affaires. Car tout le monde a compris que le film, par de-là quelques raccourcis ou simplifications, visait juste. Dans les colonnes du New York Times (6 décembre 2010), même le célèbre chroniqueur et Prix Nobel d’économie Paul Krugman l’a souligné: « Je ne pense pas que tous les économistes soient du genre à se faire payer pour défendre un point de vue - le film ne le prétend d’ailleurs pas. Mais ce que le documentaire suggère, en revanche, c’est qu’il existe une sorte de corruption douce: vous pouvez gagner beaucoup d’argent grâce à l’industrie financière, vous pouvez être coopté dans les conseils d’administration, mais à la condition que vous ne cassiez pas trop la baraque (...) Et je pense que tout cela est très vrai ». On peut lire ici sa chronique en langue anglaise.

Pour qui a vu ce documentaire, une question vient donc immanquablement à l’esprit: mais pourquoi ce débat si important, qui a pris une si grande ampleur aux Etats-Unis, n’a-t-il eu presque aucun écho en France? L’interrogation vient d’autant plus à l’esprit qu’il y a, au détour du documentaire, un indice qui suggère que la France est elle-même directement concernée par ces dérives. Il n’y a pas en effet que Frederic Mishkin, qui soit mis en cause pour avoir été généreusement rémunéré pour écrire un rapport sur l’Islande assurant qu’elle était financièrement à l’abri de tout danger... juste avant qu’elle ne sombre. Il y a aussi un autre économiste, qui est mentionné, dénommé Richard Portes.

Et si le film ne s’attarde pas sur son cas, il est tout aussi accablant. L’économiste a en effet, lui aussi, réalisé un rapport sur l’Islande, en avril 2008. Rédigé sous l’égide de la London Business School et un institut britannique, Centre for Economic Policy Research, pour le compte de la Chambre de commerce islandaise, le rapport est consternant. Il ne poursuit qu’un seul objectif: convaincre qu’un « atterrissage en catastrophe » du pays (« hard landing » ) est « improbable » et que « la volatilité financière ne constitue pas une menace » pour lui. Et pour établir cette démonstration – au moment précis où le pays est en passe de faire faillite- tout y passe: l’économiste incrimine pêle-mêle les rumeurs incontrôlées du marché, les analystes, et bien évidemment le « mauvais journalisme » (« bad journalism ») qui veut «vendre du papier» en diffusant des informations à sensation..

Or, qui est Richard Portes? Son port d’attache, c’est effectivement la London Business School. Mais c’est aussi un économiste qui a beaucoup de liens avec la France, puisqu’il a un statut de chercheur associé à la prestigieuse Ecole d’économie de Paris (aussi dénommée Paris School of Economics –PSE), qui regroupe quelques-uns des meilleurs économistes français. Richard Portes est aussi directeur d’études à la non moins prestigieuse Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales (Ehess). Voici sa biographie sur le site Internet de l’Ecole d’économie de Paris.

Mais de ce rapport calamiteux, il n’a presque pas été question dans la presse française. D’où cette interrogation: est-ce parce que les économistes français se sont tenus à l’écart des compromissions avec le monde de la finance dont se sont rendus coupables beaucoup de leurs homologues américains? Les uns ont-ils été plus vertueux que les autres?

En fait, non ! Et c’est ce que mon enquête, publiée dans ce livreLes imposteurs de l’économie, établit : si les quelques 3.500 économistes, chercheurs ou enseignants que comptent la France ne sont pas dans leur immense majorité atteint par ces dérives, il existe une petite caste d’économistes, celle qui précisément déteint un quasi monopole d’expression dans les plus grands médias, qui sont dans des situations de conflits d’intérêt aussi graves, et même pour certains d’entre eux, beaucoup plus graves.

Pour ceux qui voudront prendre connaissance des faits que j’ai mis au jour – et donc je témoignerais lors de ce débat au Théâtre de Chaillot-, les enseignements auxquels ils invitent à réfléchir sont donc nombreux.

D’abord, ils suggèrent que le monde de la finance et du CAC 40 ont lancé une OPA sur celui de l’enseignement et de la recherche de pointe en économie qui a en partie réussi et qui est passablement inquiétante. D’abord parce des économistes de renom sont désormais appointés discrètement par lui, alors qu’officiellement, il sont universitaires. D’autres professeurs d’économie siègent dans des conseils d’administration d’entreprises privées, alors que la loi l’interdit.

Mais cette main mise de la finance va bien au-delà. On verra, au travers de mon livre, que ce sont les pôles d’excellence de la recherche économique qui sont eux-mêmes menacés par cette intrusion, même si certains de ces pôles font de la résistance et d'autres font du zèle.

Mais le débat sur la nécessaire indépendance des économistes ne concernent pas que les économistes eux-mêmes. Les citoyens sont tout autant concernés car on combien bien le risque de cette main mise de la finance sur le monde de l’enseignement universitaire et de la recherche en économie : la formation d’une petite camarilla d’experts dévoués qui, par-delà les alternances démocratique, se gardent naturellement de mordre la main qui les nourrit, et assure perpétuellement la promotion des mêmes idées économiques. Celles-là mêmes qui ont conduit à la crise économique historique que nous traversons. Le prêt à pensée néo-libéral.

Au travers de quelques experts, ou réputés tels, comme Alain Minc et Jacques Attali, mais aussi bien d’autres économistes réputés, c’est donc aussi cette enquête que j’ai essayé de mener dans cet ouvrage : l’enquête sur les ultimes prolongements de cette main mise de la finance, sur les processus de domination dans le débat public de la « pensée unique ».

En ces temps de campagne présidentielle, l’enjeu de ce débat me semble donc majeur pour de très nombreuses raisons. Majeur parce que les économistes, qui en ces temps de crise, jouent un rôle particulièrement important, doivent être naturellement au-dessus de tous soupçons, et jouir d’une totale indépendance. Majeure parce que l’intrusion de la finance et du monde de l’entreprise au sein de l’université mais aussi au sein du secondaire choque légitimement les enseignants d’économie ; et leur indignation doit être entendue. Majeure enfin parce que l’économie politique dans ce qu’elle a de plus noble, c’est l’inverse de la « pensée unique » dans laquelle la droite mais malheureusement aussi trop souvent la gauche a versé ; c’est l’absolu contraire du « diktat Tina » (« There is no alternative » ; c’est en somme le large champ des possibles…

Voilà, à mon sens, quelques-uns des enjeux de ce débat. Des enjeux qui sont décisifs pour la vitalité et l’honnêteté du débat public. Et donc décisif pour la vitalité de notre démocratie.

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Precious...

16 Octobre 2014, 08:40am

Publié par pam

Grande claque hier soir sur Arte :

si vous l'avez raté louez-le, achetez-le...

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Altruisme ou compétition ?

15 Octobre 2014, 05:59am

Publié par pam

Prix Nobel d’économie

L’imposture

par Hazel Henderson, février 2005. Le monde Diplomatique.

Une querelle inhabituelle a récemment secoué l’atmosphère feutrée de la remise des prix Nobel. La voix de M. Peter Nobel, un des héritiers du fondateur Alfred Nobel, s’est ajoutée au concert de protestations de scientifiques de plus en plus nombreux contre la confusion entourant le « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel ». Depuis son établissement par la Banque centrale suédoise, en 1969, ce prix de 1 million de dollars est confondu avec les vrais prix Nobel, au point qu’on le désigne souvent, à tort, comme le « prix Nobel d’économie » (et, en anglais, Nobel Memorial Prize).

Dans son numéro du 10 décembre 2004, le grand quotidien suédoisDagens Nyheter a publié une longue tribune signée du mathématicien suédois Peter Jager, membre de l’Académie royale des sciences, de l’ancien ministre de l’environnement Mans Lonnroth, désormais titulaire d’une chaire « Technologie et société », et de Johan Lonnroth, économiste et ancien membre du Parlement suédois. L’article montrait de manière détaillée comment certains économistes, au nombre desquels plusieurs récipiendaires du prix de la Banque de Suède, avaient fait un mauvais usage des mathématiques en créant des modèles de dynamiques sociales irréalistes.

« Jamais, dans la correspondance d’Alfred Nobel, on ne trouve la moindre mention concernant un prix en économie, nous a précisé M. Peter Nobel dans un entretien exclusif. La Banque royale de Suède a déposé son œuf dans le nid d’un autre oiseau, très respectable, et enfreint ainsi la “marque déposée” Nobel. Les deux tiers des prix de la Banque de Suède ont été remis aux économistes américains de l’école de Chicago, dont les modèles mathématiques servent à spéculer sur les marchés d’actions – à l’opposé des intentions d’Alfred Nobel, qui entendait améliorer la condition humaine. »

Le choix des lauréats de l’année 2004 a peut-être constitué la goutte d’eau de trop. Une nouvelle fois, le prix a couronné deux économistes américains, MM. Finn E. Kydland et Edward C. Prescott, qui, dans un article de 1977, avaient « démontré » à partir d’un modèle mathématique que les banques centrales doivent être indépendantes de toute pression des élus – y compris dans une démocratie. La présentation des lauréats du prix de la Banque de Suède glorifiait leur article de 1977 et son « grand impact sur les réformes entreprises en de nombreux lieux (dont la Nouvelle-Zélande, la Suède, le Royaume-Uni et la zone euro) pour confier les décisions de politique monétaire à des banquiers centraux indépendants ».

Or de telles « réformes » posent un problème dans les démocraties où l’on se soucie de la transparence des décisions publiques. La politique monétaire détermine la répartition des richesses entre créanciers et débiteurs, la politique des revenus et l’égalité des chances. Trop rigoureuse, elle pénalise les salariés en favorisant le chômage, elle renchérit le remboursement des prêts au profit des organismes de crédit et des détenteurs de capitaux.

Les préjugés idéologiques des économistes néoclassiques sont établis (1), de même que l’irréalisme de nombre de leurs postulats. Mais un nouveau groupe de scientifiques – dans des domaines aussi variés que la physique, les mathématiques, les neurosciences ou l’écologie – demandent à leur tour que le prix de la Banque de Suède en sciences économiques soit élargi, correctement attribué, dissocié des prix Nobel, ou simplement aboli.

Ces objections proviennent de chercheurs en sciences « dures », qui étudient le monde naturel et dont les découvertes sont soumises à vérification et à réfutation. Le prix d’économie dévalue à leurs yeux les vrais prix Nobel. En particulier depuis l’ouvrage classique de Nicholas Georgescu-Roegen (2), l’économie subit un feu roulant de critiques émanant d’écologistes, de biologistes, d’experts en ressources naturelles, d’ingénieurs, de spécialistes en thermodynamique. Une démarche multisectorielle – économie écologique, économie des ressources naturelles, etc. – ne remédie pas aux erreurs fondamentales de l’économie néoclassique, que certains comparent à une croyance religieuse, notamment dans sa foi en la « main invisible » des marchés.

La vieille question de savoir si l’économie est une science ou une profession refait surface. La plupart de ses « principes » n’étant pas soumis à l’épreuve, alors que le sont les lois de la physique grâce auxquelles on peut envoyer une fusée sur la Lune, il s’agit plutôt d’une profession. On peut par exemple démontrer que le « principe » dit « optimum de Pareto (3) » ignore la question de la distribution préalable des richesses, du pouvoir et de l’information, conduisant ainsi à des résultats sociaux injustes. La présentation mathématisée de ces concepts sert souvent à masquer leur idéologie sous-jacente. Et à mettre hors de portée intellectuelle du public, et même des élus, des problèmes présentés comme trop « techniques » pour eux. Ainsi, non seulement les économistes gagnent en influence au sein des puissantes institutions qui les emploient, mais on les soumet rarement aux critères d’évaluation des autres professions. Un médecin encourt un procès s’il commet une faute dans le traitement d’un malade ; des économistes peuvent, par leurs mauvais conseils, rendre un pays malade en toute impunité.

Les nouvelles découvertes des chercheurs en neurosciences, des biochimistes et des scientifiques du comportement portent le fer dans la plaie la plus constante des économistes néoclassiques : l’assimilation de la « nature humaine » à un « agent économique rationnel » obsédé par le souci de maximiser son propre intérêt. Fondé sur la peur et la rareté, ce modèle est celui du cerveau reptilien et du caractère étroitement territorial de notre passé primitif. Chercheur en neurosciences à l’université Claremont, Paul Zak a, au contraire, déterminé une relation entre la confiance, qui pousse les humains à se regrouper pour coopérer, et une hormone reproductive nommée oxytocin.

De son côté, David Loye a revisité les écrits de Charles Darwin et montré que, contrairement à ce que l’on dit habituellement, Darwin ne s’était pas concentré sur la « survie des plus aptes » et la compétition comme facteurs majeurs de l’évolution humaine (4). Davantage intéressé par la capacité des humains à construire des liens de confiance et à partager, il voyait dans l’altruisme un facteur de réussite collective. D’autres travaux, revenant sur la théorie des jeux, aboutissent à des conclusions similaires (5). Du reste, si ce n’était pas le cas, on se demande comment les humains seraient passés du stade des bandes nomades de chasseurs-cueilleurs à celui de bâtisseurs de villes, d’entreprises ou d’entités internationales comme l’Union européenne ou les Nations unies.

Contrairement à ce que postule la mathématisation de l’économie, les gens ne se comportent pas comme des atomes, des balles de golf ou des cochons d’Inde. A l’inverse de l’« homme économique rationnel » imaginé dans des livres théoriques, les humains ont une « rationalité » sans rapport avec le sens que les économistes donnent à ce mot. Complexes, leurs motivations incluent le soin des autres, le partage et la coopération, souvent dans un cadre bénévole. Les simulations informatiques fondées sur les groupes d’agents rendront peut-être l’économie plus « scientifique » à l’avenir. Actuellement, les hypothèses fondamentales de l’économie sont patriarcales – ce qui ouvre un intéressant champ de recherche à une « économie féministe ».

La controverse sur le prix de la Banque de Suède en sciences économiques – un prix dont l’objectif était de conférer à cette profession l’aura de la science – a fait ressurgir toutes ces questions importantes. Une imposture scientifique est mise en cause. Si cette controverse n’a guère de chances de figurer au menu des élites regroupées à Davos, dans la Suisse enneigée, elle mériterait d’être à l’ordre du jour du Forum social mondial de Porto Alegre.

Hazel Henderson

Auteure de plusieurs ouvrages, dont Building a Win-Win World, Hazel Henderson a créé avec le Groupe Calvert des fonds de pension socialement responsables, des indicateurs sur la qualité de la vie, ainsi qu’une série télévisée sur l’éthique du commerce. Site :www.hazelhenderson.com.

Merci Antonin Rey !

Il n'y a pas d'alternatives ?

Faux ! il y en a des centaines... et si vous connaissez d'autres adresses, faites suivre en laissant un message dans les commentaires, merci !

Altruisme ou  compétition ?

100 sites de Consommation Collaborative

Par ANTONIN LÉONARD le 1 JANVIER 2013 · 31 COMMENTAIRES · dans ETRE UN CONSOMMATEUR COLLABORATIF AUJOURDui

Publiée une première fois en Juin 2011 et actualisée trente fois depuis, c’est une première tentative de création d’une liste d’initiatives françaises liée à la Consommation Collaborative. Même si cette liste vise une certaine exhaustivité, elle est évidemment incomplète et des précisions mériteraient d’être apportées pour mettre en lumière les différences entre les services. Le parti pris a été d’inclure des initiatives se situant aux limites de la consommation collaborative mais qui méritaient d’être mises en avant pour l’innovation sociale qu’elles représentent. N’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de ce parti pris d’ailleurs.

Cette liste a été établie de manière collaborative avec le collectif OuiShare.

Alimentation

Recevez / Allez manger chez des locaux

Location/Revente/Don/Echange/Troc/Envoi de biens matériels

Location d’espace de stockage

Location de matériel de bricolage et de jardinage

Recycler vos propres vêtements

Prêt d’objets

Transport

Location de Camping Car

Voyages

Echange d’appartements entre étudiants

Accessoires et cadeaux
Location d’équipement pour enfants
Finance collaborative
Echange / Troc de services

Se rendre service à proximité

Garde d’animaux entre particuliers

Communautés

Education Collaborative

Suivez les cours d’un mentor par vidéo-bulle

Habitat
Coworking et Partage de Bureaux

Espaces de coworking

Recyclage
Partage de gestes et idées écologiques
Plateforme BtoB
Réseau social

Merci Antonin Leonard !

et merci Nouvelle Donne qui a fait suivre !

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partager c'est aussi se contenter de moins !

14 Octobre 2014, 06:38am

Publié par pam

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déconstruire les mythes...

14 Octobre 2014, 06:16am

Publié par pam

La passion de la méchanceté. Sur un prétendu divin marquis. Editions Autrement

S’il est un mythe à déconstruire, c’est bien celui du marquis de Sade, porté aux nues par l’intelligentsia depuis le début du XXème siècle. Comment a été construite la légende du divin marquis? Contre la vérité des faits historiques, contre la justice (qui l’a emprisonné pulsieurs fois), contre ses propres écrits mêmes, Sade est devenu un modèle, un sage visionnaire, un philosophe précurseur du XXème siècle. Il a inspiré et passionné un nombre incalculable d’intellectuels, de Breton à Bataille, de Barthes à Lacan, de Deleuze à Sollers.

Comment est-il possible qu’à quelques rares exceptions près, le Marquis soit devenu l’idole de tous? On doit ceci à Apollinaire, rédacteur de la préface hagiographique d’un recueil de textes de Sade choisis (par lui-même) en 1909. Il construit ainsi, sans grande connaissance des oeuvres de l’auteur, le mythe du marquis, qui tient lieu d’histoire.

Parce que les mots et les faits doivent primer sur les légendes poétiques, Michel Onfray entreprend sa contre-histoire. Il rappelle combien Les 120 journées de Sodome sont d’une perversité abjecte et procèdent d’une pulsion de mort ; il souligne que Sade est un Jacobin d’occasion, méprisant le peuple dans ses écrits et converti par opportunisme ; que ses actes de délinquants sexuels ne sont ni des détails ni des » badinages » mais des comportements cruels et barbares plusieurs fois condamnés (et plusieurs fois étouffés), etc. Contre-légende après contre-légende, il pose des pierres dans le jardin de Sade et de ses partisans aveuglés.

déconstruire les mythes...

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Noam Chomsky

12 Octobre 2014, 08:29am

Publié par pam

“J’essaie d’encourager les gens à penser de façon autonome, à remettre en question les idées communément admises. Ne prenez pas vos présomptions pour des faits acquis. Commencez par adopter une position critique envers tout idée « politiquement correcte ». Forcez-la à se justifier. La plupart du temps, elle n’y arrive pas. Soyez prêts à poser des questions sur tout ce qui est considéré comme un fait acquis. Essayez de penser par vous-même. Il y a beaucoup d’information en circulation. Vous devez apprendre à juger, à évaluer et à comparer les choses. Il vous faudra faire confiance à certaines choses, sinon vous ne pourriez pas survivre. Mais lorsqu’il s’agit de choses importantes, ne faites pas confiance. Dés que vous lisez quelque chose d’anonyme, il faut se méfier. Si vous lisez dans la presse que l’Iran défie la communauté internationale, demandez-vous qui est la communauté internationale ? L’Inde est opposée aux sanctions. Le Brésil est opposé aux sanctions. Le Mouvement des pays Non-Alignés est opposé aux sanctions et l’a toujours été depuis des années. Alors qui est la communauté internationale ? C’est Washington et tous ceux qui se trouvent être en accord avec lui. C’est le genre de choses que vous pouvez découvrir par vous-mêmes, mais pour ça il faut travailler. Et c’est pareil pour tous les sujets, les uns après les autres.” Noam Chomsky, 2010.

Si vous cherchiez quelques idées originales pour les bonnes résolutions de fin d'année, voilà !

"La propagande est à la démocratie ce que la violence est aux dictatures"

"Si l'on ne croit pas à la liberté d'expression pour les gens que l'on méprise, on n'y croit pas du tout."

"L'endoctrinement n'est nullement incompatible avec la démocratie, il est son essence même."

"Dans une société bien huilée, on ne dit pas ce que l'on sait, on dit ce qui est utile au pouvoir."

Chomsky.

Telle qu’elle est relayée par les grands médias, la vie intellectuelle française suscite parfois la consternation à l’étranger : phrases extraites de leur contexte, indignations prévisibles, « polémiques » de pacotille, intellectuels de télévision qui prennent la pose à l’affût du mot trop rapide qui servira de pâture à leurs éditoriaux indignés. En France, Noam Chomsky a été l’objet de campagnes de disqualification d’autant plus vives et régulières qu’il a su détailler, calmement, l’imposture d’un discours à géométrie variable sur les « droits de l’homme », lequel, souvent, couvrait les forfaits de l’Occident.

Jean Bricmont, avril 2001.

“Toute l’histoire du contrôle sur le peuple se résume à cela : isoler les gens les uns des autres, parce que si on peut les maintenir isolés assez longtemps, on peut leur faire croire n’importe quoi.”

Noam Chomsky, Comprendre le pouvoir, deuxième mouvement, 1993.

“La démocratie dans le sens où l’entend le pouvoir ne laisse quant à elle aucune place à l’ingérence du peuple dans la structure totalitaire de l’économie dirigée par le monde des affaires, avec tout ce qui en découle dans les autres domaines de l’existence. Le rôle du public consiste à suivre les ordres, non à s’y ingérer.”

Noam Chomsky, L'An 501, la conquête continue, 1993.

“Par miracle économique, on entend un ensemble intégré de belles statistiques macroéconomiques, de grands profits pour les investisseurs étrangers et de vie de luxe pour les élites locales ; avec, en petits caractères, un accroissement de la misère pour la majorité de la population.”

Noam Chomsky, L'An 501, la conquête continue, 1993.

http://partages.overblog.com/2014/04/noam-chomsky.html

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