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Pensée unique... réagissons...

8 Décembre 2014, 08:44am

Publié par pam

Pensée unique... réagissons...

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Métamorphose du monde

7 Décembre 2014, 16:36pm

Publié par pam

Si vous voulez vous faire un cadeau... et que vous avez une bonne heure devant vous, offrez-vous la lecture de "la métamorphose du monde" d'Edgar Morin, Pierre Gonod & Paskua. Je ne vous fais pas un copié-collé, allez voir :

http://metamorphosedumonde.wordpress.com/

Métamorphose du monde

Vous pouvez aussi lire un bel article sur Terra eco :

http://www.terraeco.net/Edgar-Morin-Il-n-y-a-pas-de,56141.html

Il n'y a pas de solution, mais il y a une voie.

extraits :

Où sont les penseurs, les enseignants, les médias, les politiques ?

Vous savez, les responsables sont irresponsables. Il y a eu une usure totale de la pensée politique. A gauche, notamment. A droite, il n’y avait pas réellement de besoin. Il leur suffisait d’administrer les choses telles qu’elles sont. Mais, pour tous ceux qui se proposaient d’améliorer ne serait-ce qu’un peu le monde, il y avait besoin d’une pensée. Tout cela s’est vidé. Et non seulement cela s’est vidé, mais ce vide s’est rempli avec de l’économie, qui n’est pas n’importe laquelle. C’est une doctrine néolibérale qui s’est prétendue science au moment où les perroquets répétaient que les idéologies étaient mortes parce que le communisme était mort ! Cette nouvelle idéologie portait l’idée que le marché est solution et salut pour tous problèmes humains. Et ces politiques y ont cru. Jusqu’à aujourd’hui où ils rêvent de la croissance… Ils n’ont même pas l’intelligence d’imaginer ce qui peut croître et ce qui peut décroître en essayant ensuite de combiner les deux.

Comment notre civilisation peut-elle se réveiller et aller de l’avant ?

Comme souvent dans l’histoire, les forces de changement sont marginales, périphériques et déviantes. Nous les voyons dans le monde et en France. Je pense au courant convivialiste, par exemple. Ce courant prône que les gens doivent bien vivre les uns avec les autres. On le retrouve partout où l’on peut noter un réveil de la vitalité créative, comme dans l’agroécologie et ses différents rameaux : l’agriculture raisonnée, le retour de l’agriculture fermière avec l’apport de la science, le bio. Dans le courant de l’économie sociale et solidaire, avec une revitalisation des coopératives et des mutuelles. Dans l’économie circulaire, où les énergies classiques sont renouvelées avec de l’énergie propre. Dans les villes qu’il faut entièrement dépolluer et déstresser, les campagnes qu’il faut révolutionner pour les faire revenir à une échelle humaine et biologique. Une formidable révolution est en marche, mais elle se manifeste par des éléments très dispersés : des petits bouts d’écoquartiers ici, des fermes des Amanins par là (centre d’agroécologie créé par Pierre Rabhi dans la Drôme, ndlr)

... La force qui m’anime vient d’une certitude. Je sens présente en moi l’humanité dont je fais partie. Non seulement je suis une petite partie dans le tout, mais le tout est à l’intérieur de moi-même. C’est peut-être cela qui me donne l’énergie de continuer sur la voie qui est la mienne. Et à un moment donné, sans que vous ne sachiez pourquoi, c’est comme une catalyse, quelque chose se passe, se transforme, bascule… C’est cela, l’espoir.

Où sont les penseurs, les enseignants, les médias, les politiques ?

Comment notre civilisation peut-elle se réveiller et aller de l’avant ?

Où sont les penseurs, les enseignants, les médias, les politiques ?

Comment notre civilisation peut-elle se réveiller et aller de l’avant ?

Où sont les penseurs, les enseignants, les médias, les politiques ?

Comment notre civilisation peut-elle se réveiller et aller de l’avant ?

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Contre la montée de l'insignifignance... un 7-9 radiophonique alternatif

7 Décembre 2014, 07:22am

Publié par pam

"Ils ont voulu nous enterrer, ils ne savaient pas que nous étions des graines" proverbe mexicain .

si vous voulez vous abonner à Là-bas si j'y suis :

http://abonnement.la-bas.org/membres/decouvrir

repère de la gauche critique en lambeaux ?

des témoignages d'auditeurs :

  • Les repaires n’ont rien lâché, bravo !1er décembre 22:08, par GaM

    J’ai eu le malheur d’écouter la radio ce matin, puis ce soir, en voiture... Quelle merde libérale partout.... immensité de nullité vide.

    Mélenchon s’absente, Chouard laisse tomber, ’vois plus Lordon, peu de nouvelles de Ruffin, Halimi (?)..... on se sent très très seul face aux aboyeurs qui finissent par réussir à nous garder tant l’horizon est vide...

    Bordel, vous foutez quoi là ????

  • Les repaires n’ont rien lâché, bravo !2 décembre 12:01

    Salut, je me joins au message de GaM pour dénoncer le discours "libéraliste" sur la quasi totalité des médias, cette impression de n’être plus considéré que comme un consommateur, asphyxié de pubs et la plupart du temps mensongères . Et le plus inquiétant pour moi, c’est que toute cette soupe libérale est accessible au plus grand nombre d’entre nous et "gratuitement" (mis à part la redevance) et que pour entendre un autre son de cloche, il faut payer, donc les plus nécessiteux n’y auront pas accès . Alors, pourquoi s’étonnent t-ils lorsque la blonde fn monte dans les sondages, puisque c’est la plus médiatisée "gratuitement" et aux heures de grande écoute, qui tienne un discours autre que les inféodés à l’oligarchie, Mélenchon a perdu de la crédibilité, préférant guerroyer avec les journalistes plutôt que de développer ses idées....bref, dépêchez vous, il y a urgence, avant que tout parte à vau-l’eau

  • Les repaires n’ont rien lâché, bravo !Et Athènes non plus !6 décembre 12:54, par doublebu

    La résistance grecque ne faiblit pas !Les manifestations, émeutes et occupations se multiplient chaque jour à Athènes et ailleurs en Grèce, depuis fin novembre."Cette nuit encore, à la veille du 6 décembre très attendu, avec une grande inquiétude par les uns et avec un profond désir par les autres, le quartier d’Exarcheia est encerclé par les camions de CRS (MAT) et les voltigeurs (Delta, Dias). Plusieurs rues sont barrées. On ne peut entrer et sortir d’Exarcheia que par certaines avenues, plutôt larges et très surveillées. La situation prend des allures de guerre civile et rappelle certaines régions du monde."
    (alors que les médias européens n’en parlent pas du tout, n’hésitez pas à faire circuler, merci de votre soutien)
    http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?article55
    http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?article54

    Les repaires n’ont rien lâché, bravo !28 novembre 20:14, par Sylvain

    8000 abonnés ?
    Où sont passés les 500 000 auditeurs ?
    Enfin, ça fait 480 000 € donc je pense qu’il y a de quoi faire avec une petite équipe pour quelques mois.
    Après il faut espérer que beaucoup plus s’abonneront quand l’émission commencera

    Je me demande si l’émission sera disponible pour les non-abonnés ?
    Je pense qu’elle y gagnerait beaucoup. Regardez Democracy Now aux Etats-Unis qui ne fonctionne qu’avec des dons.

    Bon courage à vous et j’espère vite vous réentendre.

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Sacrée croissance...

5 Décembre 2014, 06:50am

Publié par pam

Après le film, le livre de Marie-Monique Robin.

SACRÉE CROISSANCE!

Préface

____________________

Pour une harmonie durable

par Matthieu Ricard

Citoyenne du monde, Marie-Monique Robin est une infatigable voyageuse en quête de connaissances, d’observations et de témoignages qui apportent un éclairage saisissant sur l’évolution de nos sociétés et la situation de notre planète. Elle en tire des leçons et expose des solutions constructives issues de ses recherches et de ses rencontres avec des hommes et femmes visionnaires. Ces solutions s’accompagnent d’une double dénonciation, celle des orientations aberrantes qui sont sur le point d’amener la biosphère à franchir des seuils de basculement sans retour, et celle de l’égoïsme institutionnalisé qui anime les systèmes financiers et pousse nombre d’investisseurs et de multinationales à faire passer leur cupidité avant le bien-être des populations présentes et à venir.

Remarquablement documenté, Sacrée croissance ! donne la parole aux plus grandes figures de l’économie écologique et sociale, des sciences de l’environnement, de l’agrobiologie, des énergies renouvelables, de l’économie positive et des monnaies alternatives. Se démarquant des scénarios catastrophes qui dépeignent la situation dans laquelle nous nous trouverons dans un demi-siècle si nous poursuivons notre surexploitation de la planète, Marie-Monique Robin fait le pari d’imaginer ce que serait le monde dans vingt ans si les chefs d’États décidaient, dès 2014, de passer du paradigme indéfendable de la croissance sans fin à une gestion sensée et équilibrée des ressources naturelles.

On ne peut qu’espérer que les chefs d’États, ainsi que les responsables des multinationales, seront inspirés par ce portrait élogieux de leur courage et de leur sagesse potentiels et choisiront cette option plutôt que l’infamie qui sera la leur s’ils acceptent, en toute connaissance de cause, de sacrifier le sort des générations à venir. Par faiblesse, par inertie politique et par manque de vision, nombre d’hommes politiques s’inquiètent davantage des prochaines élections que des prochaines générations. « Vous saviez, et vous n’aviez rien fait », tel est le jugement que porteront sur eux, et sur nous tous, électeurs, nos arrière-petits-enfants. À certains, on a envie de dire : « Réfléchissez » ; à d’autres : « Écoutez votre cœur » ; et à tous : « N’attendez pas pour agir que la souffrance soit à votre porte. »

On fait grand cas de l’intelligence humaine tout en justifiant par des arguments spécieux notre « domination sur la nature », aussi illusoire qu’éphémère, et notre instrumentalisation massive des autres espèces vivantes. L’économiste et environnementaliste chilien Manfred Max Neef affirme que le remarquable développement de l’intelligence humaine s’est accompagné de la faculté de s’aveugler volontairement devant la réalité. Une colonie de fourmis, une bande d’oiseaux migrateurs ou une meute de loups ne se comportent jamais de façon « stupide » et ne prennent pas de décision qui nuise de toute évidence à leur survie ou à celle de leur espèce. Max Neef en conclut de manière provocatrice que la « stupidité est le propre de l’homme ». Son intention n’est pas d’offenser les humains, mais de les inciter à davantage de bon sens. La cupidité, elle aussi, semble être le propre de l’homme, puisque les animaux ne gaspillent pas leur temps et leur énergie à accumuler plus de biens qu’ils n’en ont besoin pour leur survie, alors que l’accumulation du superflu est le nerf de la société de consommation. Le sage président de l’Uruguay, Pepe Mujica, accuse la plupart des dirigeants du monde de nourrir une « pulsion aveugle de promotion de la croissance par la consommation, comme si le contraire signifiait la fin du monde ».

La vision caricaturale de l’homo economicus, celui qui n’a d’autre but que de promouvoir ses intérêts et ses préférences personnelles doit faire place à celle de l’homo altericus, qui prend en considération l’intérêt de tous. Si la main invisible de l’économie dérégulée du libre marché est celle d’un aveugle égoïste, les conséquences pour la société ne peuvent être que désastreuses.

Comme le rappelle Marie-Monique Robin dans son ouvrage, Simon Kuznets, lauréat du prix de la Banque de Suède en mémoire d’Alfred Nobel, avait montré il y a déjà quatre-vingts ans que le « revenu national » – l’ancêtre du PNB (produit national brut) et du PIB (produit intérieur brut) – ne mesure que quelques aspects de l’économie et ne devrait jamais servir à évaluer le bien-être, voire les progrès d’une nation : « Le bien-être d’un pays peut […] difficilement se déduire de la mesure du revenu national », écrivait Kuznets dès 1934. Il attirait l’attention sur le fait qu’il ne fallait pas se contenter de s’interroger sur ce qui augmente quantitativement, mais sur la nature de ce qui augmente : « Il faut garder à l’esprit la distinction entre quantité et qualité de la croissance. […] Quand on fixe comme objectif “plus” de croissance, il faudrait préciser plus de croissance de quoi et pour quoi faire. »

Comme le rappelle utilement Marie-Monique Robin, il y a près de cinquante ans déjà, le sénateur américain Robert Kennedy déclarait de façon visionnaire, alors qu’il se présentait à la présidence des États-Unis : « Notre PIB prend en compte la publicité pour le tabac et les courses des ambulances qui ramassent les blessés sur nos routes. Il comptabilise les systèmes de sécurité que nous installons pour protéger nos habitations et le coût des prisons où nous enfermons ceux qui réussissent à les forcer. Il intègre la destruction de nos forêts de séquoias ainsi que leur remplacement par un urbanisme tentaculaire et chaotique. Il comprend la production du napalm, des armes nucléaires et des voitures blindées de la police destinées à réprimer des émeutes dans nos villes. Il comptabilise la fabrication du fusil Whitman et du couteau Speck, ainsi que les programmes de télévision qui glorifient la violence dans le but de vendre les jouets correspondants à nos enfants… En revanche, le PIB ne tient pas compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur instruction, ni de la gaieté de leurs jeux. Il ne mesure pas la beauté de notre poésie ou la solidité de nos mariages. Il ne songe pas à évaluer la qualité de nos débats politiques ou l’intégrité de nos représentants. Il ne prend pas en considération notre courage, notre sagesse ou notre culture. Il ne dit rien de notre sens de la compassion ou du dévouement envers notre pays. En un mot, le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. »

Or, rien ne peut remplacer l’air pur, une végétation intacte et des terres saines et fertiles. Il est donc essentiel de distinguer et d’évaluer à leur juste valeur les différents types de capitaux – industriels, financiers, humains et naturels – et d’accorder à chacun l’importance qu’il mérite.

Selon l’un des experts rencontrés par Marie-Monique Robin, Herman Daly, professeur à l’université du Maryland, passé un certain seuil, la croissance économique, qui oublie de comptabiliser comme des coûts les dégâts qu’elle occasionne, nous appauvrit au lieu de nous enrichir. La plupart des économistes rechignent en effet à prendre en compte les « externalités », un terme qui fait référence aux conséquences indirectes des activités économiques. Une entreprise d’exploitation forestière qui rase 1 000 hectares n’inclut en aucun cas dans ses comptes l’externalité que représente le déficit de production d’oxygène et d’absorption du CO2, l’érosion des sols et la perte de biodiversité provoquées par la disparition des arbres.

Le terme même d’externalité montre à quel point les effets néfastes des activités économiques sur l’environnement sont considérés comme des inconvénients secondaires et des perturbations indésirables dans la conduite des affaires. Dans la réalité, en raison de la sévérité de leur impact sur les conditions de vie, ces externalités ont pris une importance telle qu’elles sont sur le point d’éclipser les préoccupations centrales des économistes. Il faut donc abandonner ce concept d’externalité et intégrer les variables qu’il représente dans les évaluations économiques.

En bref, le capital naturel – la valeur des forêts intactes, des réserves d’eau douce, des zones humides, de la biodiversité – doit être évalué à sa juste valeur et inclus dans le bilan économique d’un pays, au même titre que les revenus financiers ou les réserves en or, par exemple. Il représente en effet un trésor inestimable, et une économie qui n’inclut pas ce capital naturel est foncièrement biaisée.

Les décideurs de ce monde auront-ils la lucidité et la détermination de suivre le chemin tracé dans Sacrée croissance ! ? Dans l’état actuel des choses, les perspectives ne sont pas brillantes. Limiter le réchauffement global à 2 °C d’ici la fin du siècle semble presque déjà un rêve inaccessible. Or, même selon ce scénario, nous n’en sortirons pas indemne. Les problèmes d’immigration d’aujourd’hui paraîtront anodins en comparaison du déferlement des réfugiés climatiques qui afflueront vers les régions plus clémentes. Une quinzaine de maladies tropicales dont l’incidence croît avec la température moyenne (le paludisme en particulier) se développeront notablement.

Pire, le dernier rapport du GIEC – le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat – nous avertit sans ménagements d’un réchauffement climatique de 4,8 °C d’ici 2100 si les émissions de gaz à effet de serre continuent de progresser au rythme de la dernière décennie. Le monde sera, dans ce cas, très différent de ce qu’il est aujourd’hui. Rappelons que les bouleversements liés aux alternances de réchauffements et de glaciations qui ont précédé la période particulièrement stable de l’holocène (laquelle se poursuit depuis 12 000 ans) impliquaient aussi des différences de température de l’ordre de 4 °C. Cette fois-ci, la variation rapide de température résulte des activités humaines : nous sommes rentrés dans l’anthropocène, l’« ère de l’homme ». N’y resterons-nous que le temps de ruiner notre propre habitat ?

Au cours des 3,5 milliards années d’évolution de la vie sur Terre, la planète a connu cinq grandes extinctions. La dernière, très probablement due à la chute d’un astéroïde dans le Golfe du Mexique, remonte à soixante-cinq millions d’années. Elle entraîna la fameuse disparition des dinosaures mais aussi de 62 % des espèces sur Terre. Or au rythme actuel, 30 % de toutes les espèces auront déjà disparu d’ici 2050. Et bien davantage d’ici la fin du siècle. Nous serons ainsi responsables de la sixième extinction.

Marie-Monique Robin cite notamment l’article publié en 2008 dans la prestigieuse revue scientifique PNAS par Paul Ehrlich et Robert Pringle, chercheurs à l’université de Stanford, qui soulignent que « l’avenir de la biodiversité pour les dix prochains millions d’années sera certainement déterminé dans les cinquante à cent ans à venir par l’activité d’une seule espèce, Homo sapiens ».

Rien dans tout cela ne relève de la fatalité. Il est possible d’orienter différemment le cours des choses, pour peu qu’il y ait une volonté populaire et politique. Même dans le monde économique, le respect des valeurs humaines incarnées dans l’altruisme n’est pas un rêve idéaliste, mais l’expression pragmatique de la meilleure façon d’arriver à une économie équitable et à une harmonie durable, concept que j’ai proposé dans Plaidoyer pour l’altruisme. Le terme « développement durable » est en effet trop ambigu, puisqu’il évoque dans bien des esprits une croissance quantitative, laquelle ne peut être durable du simple fait qu’elle requière l’utilisation toujours plus grande d’un écosystème fini. Nous ne disposons pas de trois ou cinq planètes. Selon l’environnementaliste Johan Rockström, on ne pourrait mieux décrire l’hérésie d’une économie qui croît aux dépens mêmes des ressources premières qui lui permettent d’exister : « La population mondiale augmente, la consommation augmente, mais la Terre, elle, n’augmente pas. » Il souligne que les seules ressources naturelles qui soient pratiquement illimitées sont le vent et l’énergie solaire. Or ce sont celles que nous utilisons le moins. Il faut donc, comme le souligne Marie-Monique Robin, une révolution énergétique.

À quoi bon une nation qui serait richissime et toute-puissante, mais dans laquelle les gens ne seraient pas heureux ? Mieux vaut rechercher une croissance qualitative des conditions de vie qu’une croissance quantitative de la consommation. Il est donc nécessaire de changer de cap et de s’attacher à construire dès aujourd’hui une société fondée davantage sur le bien-être que sur la richesse économique. D’où les notions de « simplicité volontaire » et de « sobriété heureuse ». Sur le plan technologique, cette sobriété est liée aux innombrables possibilités d’économiser l’énergie dépensée dans les maisons, les voitures, les ordinateurs, et dans l’urbanisme, l’alimentation et la mobilité. Ce but peut être atteint en évitant l’immense gaspillage auquel s’adonnent les pays développés, en multipliant les améliorations technologiques (rénovations thermiques, etc.), en consommant des produits locaux et saisonniers, en réduisant au moins de moitié la consommation de viande (la production de viande par l’élevage industriel contribue aujourd’hui à 15 % des gaz à effet de serre, et vient en deuxième position, après les bâtiments mais avant les transports), et en donnant la priorité absolue aux énergies renouvelables : biogaz, éoliennes et énergie photovoltaïque. Au Danemark, 40 % de l’électricité consommée sont actuellement d’origine renouvelable, et ce pays prévoit d’atteindre les 100 % en 2050.

L’essor des monnaies locales, à l’échelle d’une ville ou d’un quartier, ainsi que des monnaies interentreprises et régionales a déjà montré que l’on pouvait par ce moyen sortir les communautés défavorisées de leur marasme et améliorer considérablement leurs conditions de vie. Parmi nombre d’expériences citées par Marie-Monique Robin, celle de la banque communautaire Palmas : fondée en 1998 par Joaquim Melo dans le Nord-Est du Brésil, elle a créé une monnaie spéciale pour un quartier qui n’arrivait pas à s’extirper de la pauvreté ; au lieu de consommer à l’extérieur, les habitants ont commencé à acheter entre eux, créant ainsi un cercle vertueux d’économie locale qui a produit du travail et de la richesse.

Le juste milieu entre croissance et décroissance se situe donc dans une harmonie durable, c’est-à-dire une situation qui assurerait à chacun un mode de vie décent et réduirait les inégalités tout en cessant d’exploiter la planète à un rythme insoutenable. Pour parvenir à cette harmonie et la maintenir, il faut donc sortir un milliard de personnes de la pauvreté, réduire la consommation galopante propre aux pays riches, s’approcher partout dans le monde des 100 % d’énergies renouvelables et rendre un visage humain à l’économie mondiale. Il faut également prendre conscience qu’une croissance matérielle illimitée n’est nullement nécessaire à notre bien-être. On sait par exemple que dans les dix années à venir, la croissance économique de l’Europe et de bien d’autres pays va très probablement stagner. Il vaut donc mieux rediriger notre attention vers une croissance qualitative de la satisfaction de vie et vers la préservation de l’environnement. C’est ainsi que nous pourrons relever le grand défi de notre époque, celui de concilier les exigences de la prospérité, de la qualité de vie et de la protection de l’environnement, à court, à moyen et à long terme.

La simplicité volontaire ne consiste pas à se priver de ce qui nous rend heureux – ce serait absurde –, mais à mieux comprendre ce qui procure une satisfaction véritable et à ne plus être assoiffé de ce qui engendre davantage de tourments que de bonheur. La simplicité volontaire est à la fois heureuse et altruiste. Heureuse du fait qu’elle n’est pas constamment tourmentée par la soif du « davantage » ; altruiste, car elle n’incite pas à concentrer entre quelques mains des ressources disproportionnées qui, réparties autrement, amélioreraient considérablement la vie de ceux qui sont privés du nécessaire.

Sacrée croissance ! sera-t-il un cri d’espoir à l’aube d’un renouveau ou un triste sanglot au soir d’une catastrophe ? « Cela dépend de nous… » Le fait de l’avoir dit et redit ne diminue en rien la responsabilité qui nous incombe. « L’inaction des bons n’est pas moins nuisible que l’action néfaste des méchants », soulignait Martin Luther King. Une société responsable doit allier la liberté d’accomplir son propre bien à la responsabilité de ménager celui des générations à venir.

Sacrée croissance...

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Fruits d'hiver...

4 Décembre 2014, 08:32am

Publié par pam

Quelques fruits exotiques et quelques autres d'ici qui se conservent bien :

ANANAS. origine Brésil.

Riche en potassium, magnésium, broméline, acide folique, vit A et C.

Propriétés : désintoxiquant, digestif, diurétique, reminéralisant et stomachique. Anti-inflammatoire (broméline).

Conseillé en cas de paresse intestinale et constipation. Recommandé pour croissance et convalescence.

Ne brûle pas les graisses !! Autrefois utilisé comme antipoison.

Perd ses propriétés bienfaisantes en cuisant.

En boite : magnésium, plus de bêtacarotène et moins de vit C, mais du sucre...

BANANE. origine Indochine.

Bonne source de potassium, riboflavine, acide folique, magnésium, vit B6 et C.

Propriétés : nutritive (glucides), reminéralisante. Favorise la croissance, donne de l’énergie au corps et au cerveau. Nourrit le système osseux, régule le transit intestinal.

Bénéfique pour fournir un effort intellectuel. Très calorique et riche en sucre, le triple si séchée mais très digeste. 3 vit antioxydantes. Verte, elle est plus riche en sucres lents.

Conserver à l’abri du froid et de la chaleur. Pour éviter qu’elle noircisse : filet de citron.

CITRON. Origine Chine et Inde.

Antioxydant naturel. Riche en vit C, sels minéraux, calcium, potassium et vit B, B3, B9.

Propriétés : Antibactérien, anti-fatigue, antirhumatismal, antiseptique, curatif, diurétique, fortifiant, reminéralisant et vermifuge, immunostimulant, régulateur hépatique.

Contribue à renforcer les défenses de l’organisme. Aide à éliminer les calculs biliaires et urinaires et permet l’absorption du calcium par l’organisme.

Conseillé en cas de goutte et de rhumatismes, d’affections intestinales et pulmonaires et maladies respiratoires.

Attention : très acide, le citron doit être mangé avec d’autres aliments, et son jus dilué. À éviter en cas d’ulcère à l’estomac.

Trempé 5 mn dans de l’eau chaude, il rend plus de jus.

Le citron traité au diphényl doit être très bien lavé et réservé au jus.

KIWI . Origine Chine.

Antioxydant naturel. Riche en calcium, potassium, magnésium, broméline,vit B, B2, B6, B9. Très riche en vit C et E. C’est le fruit qui sous un faible apport énergétique présente la plus forte densité en éléments nutritifs. Un seul fruit apporte la quantité journalière recommandée en vit C et 1/4 de la vit E.

Tonifiant, très reminéralisant, diurétique, doucement laxatif.

Régularise la tension artérielle et contribue à la baisse du cholestérol.

Peut irriter les intestins sensibles : bien ôter les grains.

Fruits d'hiver...

DATTE . Origine Moyen-Orient.

Très riche en fer, calcium, potassium, magnésium, phosphore. Riche en fibres.

Cuivre, niacine, acide pantothénique, vit B6. Pas de vit C.

Propriétés : énergétique, nutritive, toxique. Efficace contre les affections pulmonaires.

Conseillé lors de grande dépense d’énergie physique ou intellectuelle.

Très riches en calories elles peuvent avoir un effet laxatif.

Indice glycémique élevé qui fait augmenter rapidement la concentration de sucre dans le sang.

Sa poudre donne une farine utilisée par les nomades, son jus ou “miel de datte” remplace le beurre et le sucre dans leurs préparations culinaires.

POIRE . Origine Asie.

Bonne source de potassium. Contient fer, cuivre, phosphore, sodium.

Propriétés : diurétique, énergétique, reminéralisante, sédative, stomachique.

Contribue à régulariser la tension artérielle. Conseillé en cas de goutte, d’arthrite, rhumatismes, troubles intestinaux.

Riche en glucide, fibres et quelques antioxydants.

POMME . Origine Asie.

Antioxydant naturel. Contient vit B et C et flavonoïdes.

Propriétés : anti-cholestérol, anti-diarrhéique, antirhumatismale, désinfectante, digestive, diurétique, laxative, nettoyante, sédative, stomachique, tonique (muscles).

Contribue à prévenir l’hypoglycémie. Bon décongestionnant hépatique. Utile dans les affections rhumatismales, arthrite, douleurs articulaires et musculaires, soulage tendinites et bursites. Favorise le drainage.

Calme les brûlures d’estomac, les inflammations gastriques, urinaires et intestinales. Favorise le bon fonctionnement des intestins.

Excellent coupe-faim, faiblement calorique.

Recommandée dans le cas de congestion lymphatique.

Riche en fibres, pauvres en calories et en lipides, apporte vit C et autres antioxydants.

Dicton très ancien : “Une pomme par jour éloigne le médecin”.

Traitement des diarrhées de l’enfant : pomme râpée, saupoudrée de cannelle et arrosée d’un filet de citron. (Mais aussi aliment-santé pour toute la famille).

Le mélange de pommes cuites et d’huile d’olive constituait autrefois le traitement des brûlures : origine du mot pommade.

Conserve ses qualités après cuisson mais perd 30% de sa vit C cuite à l’eau et 80% cuite au four.

Attention : la vit C est surtout concentrée dans la peau mais les pesticides et autres engrais chimiques aussi... donc lavez-la bien et privilégiez les productions locales (moins de transports, moins d'intermédiaires, moins de traitements) si vous ne pouvez acheter bio.

RAISINS SECS : contiennent énormément de potassium. Bonne source de fer, cuivre, phosphore, calcium, magnésium, vit C. Riches en fibres.

Propriétés : nutritifs et reminéralisants. Très caloriques.

Conseillés lors d’un effort physique et pour les anorexiques.

Déconseillés en cas d’insomnie.

Fruits d'hiver...

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un jour on arrêtera de jouer le oiseaux de mauvais augures, à force de répéter encore et encore les choses, on prendra un baluchon et on partira... et démerdez-vous...

4 Décembre 2014, 08:32am

Publié par pam

lu dans "Clefs magazine" :

Le coût du réchauffement climatique

Mandaté par le gouvernement britannique pour évaluer les conséquences économiques du réchauffement climatique, Sir Nicholas Stern, ancien économiste en chef de la Banque mondiale, a prévenu qu'une récession économique mondiale catastrophique sera déclenchée par le changement de climat. Son coût serait estimé à 5 500 milliards d'euros.


Pour lutter contre la hausse des températures, les pays devraient consacrer 1 % du PIB mondial.

un jour on arrêtera de jouer le oiseaux de mauvais augures, à force de répéter encore et encore les choses, on prendra un baluchon et on partira... et démerdez-vous...

Quand je pense qu'il existe encore des pseudos scientifiques pour minimiser le problème, nier l'évidence, caresser les gouvernements dans le sens du poil...

un jour on arrêtera de jouer le oiseaux de mauvais augures, à force de répéter encore et encore les choses, on prendra un baluchon et on partira... et démerdez-vous...

Je vais être tout à fait honnête (et pas du tout politiquement correcte !) je me fous pas mal des ours (même si j'ai toujours mon nounours de bébé !!!) , c'est un de nos prédateurs, et la planète peut survivre malgré des disparitions d'espèces. Mais notre seule espèce, soi- disant la plus évoluée, la plus intelligente, va rendre toute une planète inhabitable à jamais pour que quelques uns se remplissent les poches et se partagent le pouvoir sur les autres. Et autour d'eux pullulent des moutons qui pour quelques miettes de cet argent et de ce pouvoir, cautionnent, baissent les yeux, plient le dos.

Nous, occidentaux, sommes encore une fois privilégiés : les changements climatiques atteignent en priorité les pays déjà difficiles à vivre, pas les plus riches, pas les plus influents, pas les plus consommateurs.

un jour on arrêtera de jouer le oiseaux de mauvais augures, à force de répéter encore et encore les choses, on prendra un baluchon et on partira... et démerdez-vous...

Certes je n'ai pas fait l'ENA ni Polytechnique, et malgré la quantité de livres qui m'entourent depuis toujours, je parle avec mon coeur, avec mes tripes, libre à vous de rechercher les statistiques, les preuves mathématiques, les évidences scientifiques...

Tout le monde peut le voir : on va dans le mur ! La surconsommation de biens matériels, les abhérations de nos sociétés basées sur la finance, le racisme, le sexisme, les religions culpabilisantes, l'individualisme, le détournement des découvertes scientifiques à fin commerciales et militaires, l'agressivité... tout cela et bien plus encore ont perverti l'humain qui lui-même perverti la planète.

Le temps n'est plus aux mesurettes, aux petits changements-bonne-conscience. Il ne faut pas fermer la lumière en sortant de la pièce, il faut fermer toutes les centrales nucléaires, il ne faut fermer l'eau quand on se lave les dents, il faut faire sauter les barrages qui privent les plus pauvres d'eau...

Que feront les pays dits développés quand les premiers réfugiés climatiques frapperont à nos portes ?

un jour on arrêtera de jouer le oiseaux de mauvais augures, à force de répéter encore et encore les choses, on prendra un baluchon et on partira... et démerdez-vous...

Ils ne seront pas quelques dizaines de milliers comme aujourd'hui ceux qui viennent vers nous, fuyant la pauvreté, les guerres, les sécheresses, le manque de tout voire le désir de toucher, de vivre eux aussi le mirage télévisuel qui est entré dans toutes les cases, toutes les yourtes, un faux paradis miroitant dont ils aimeraient eux aussi bénéficier...

Ils seront des dizaines de millions, et demanderont seulement le partage, la justice, l'égalité. Que leur répondrons-nous ?

Est-ce contre eux qu'ils ont développé les armes chimiques, biologiques, nucléaires ?

Ne serait-ce pas plus juste, plus simple, plus logique de commencer au plus vite à remettre en question nos choix de société, de vie ?

J'ai tant fait d'erreurs que je ne voudrais ni donner de leçon ni imaginer démontrer la vérité mais seulement témoigner d'un exemple modeste parmi d'autres : depuis 15 ans je ne prends plus l'avion, depuis des années je n'achète quasi rien de neuf, je fabrique, je recycle, j'achète d'occasion si j'ai un besoin matériel, je n'ai pas plus de 5 % de livres, vêtements, meubles, achetés neufs, depuis 2 ans hormis un voyage à Paris pour aider ma mère et un séjour de santé à 280 kms, je n'ai pas dépassé un rayon de 50 kms autour de chez moi. du coup ma voiture bonne pour la casse est toujours efficiente, mes besoins financiers ont été divisés pas deux (y compris la facture d'eau grâce aux toilettes sèches) et ils continuent de baisser mois après mois.

Et le bilan est plus que positif : je suis plus heureuse puisque plus en conformité avec mes idées, plus créative puisqu'en recherche permanence de combines et de palliatifs, plus sereine puisque je participe de moins en moins à l'exploitation d'autres êtres humains, et à l'exploitation de la planète.

Même s'il me faut encore progresser, m'améliorer, je touche du doigt le bonheur d'être moi, simplement mais intègre au plus de mes capacités.

Nous devons lutter pacifiquement contre ce que l'on veut nous imposer : le prosélytisme semble la bonne voie, et l'exemple. Nous sommes si nombreux à vouloir vivre une autre alternative que celle qu'on nous impose, qui nous rend bête et égoïste, malheureux et en mauvaise santé, si nous nous levions tous ensemble, quelle force nous aurions !

Peut être faudrait-il assommer d'un coup de massue tous les abrutis qui chercheraient à nous récupérer, à encore une fois prendre le pouvoir, et ils sont nombreux, mais sans personne pour les écouter, pour les suivre, pour leur cirer les pompes, ils disparaitraient... peut être même sans coup de massue !!!!

un jour on arrêtera de jouer le oiseaux de mauvais augures, à force de répéter encore et encore les choses, on prendra un baluchon et on partira... et démerdez-vous...

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Légumes d'hiver

3 Décembre 2014, 08:06am

Publié par pam

Quelques classiques de nos campagnes...

BETTERAVE. origine Méditerranée.

Riche en magnésium, fer, cuivre, acide folique, acide oxalique, potassium, vit A, B9 et C.

Propriétés : apéritive, neurosédative, diurétique, énergétique. Contribue à lutter contre maux de tête et migraines, grippe et anémie.

Antioxydants et flavonoïdes. Les feuilles sont riches en bêtacarotène, magnésium, calcium et fer.

Attention à cause de l’acide oxalique, déconseillée pour certains cas de calculs rénaux.

CAROTTE. origine Europe.

Antioxydant naturel. Contient vit B6, E, acide folique, magnésium, thiamine. Riche en fibres, potassium et amidon (valeur nutritive plus importante cuite). Avec le foie, c’est l’aliment le plus riche en bêtacarotène.

Propriétés : anti diarrhéique (enfants), antidouleur, apéritive, carminative, digestive, diurétique, emménagogue, reminéralisante, tonique, vermifuge.

Bonne pour les yeux, elle améliore la vision, spécialement nocturne (vit A). Soigne le foie, lutte contre la constipation en améliorant le transit intestinal.

Une consommation régulière (100 gr par jour) diminue de moitié le risque de cancer . Indiquée dans la plupart de cas d’inflammations du côlon.

Le jus de carotte sur la peau soigne, purifie le teint et lutte contre les taches de vieillesse.

Conseillée en cas de rhumatismes, arthrite, affections cutanées, maladies de la vessie et du foie, goutte (aide à éliminer l’acide urique). Piège le cholestérol grâce à la pectine.

Fibres et amidon = valeur nutritive plus importante cuite.

Cuire à l’eau froide, avec peu d’eau. Pas de vinaigre pour les carottes râpées, mais du citron et une cuill d’eau. Se conserve longtemps dans un endroit sombre et frais.

POIREAU . Origine Asie Centrale.

Riche en fibres, potassium, soufre, acide folique, calcium, vit B6, B9, B3, Bêtacarotène.

Propriétés : antiseptique, arthritique, diurétique, laxatif, tonique. anti-infectieux.

Nettoie le système digestif. Conseillé aux personnes souffrant de la goutte, d’arthrite, d’obésité et à celles qui sont très nerveuses.

En quantité, peut provoquer ballonnements et flatulences.

Le blanc doit être ferme et les feuilles brillantes. Bien écarter les feuilles pour les laver. Ne se conserve pas plus de deux jours et au frigo, après quoi il devient indigeste.

Légumes d'hiver

POMME DE TERRE . Origine Amérique du Sud.

Légume le plus consommé dans le monde.

Riche en amidon (sucres lents), potassium, phosphore. niacine, acide pantothénique, cuivre, magnésium, vit B (1, 2, 5, 6, 9) et peu de vit C et E.

Peu calorique cuite au four ou à l’eau.

Propriétés : antispasmodique, calmante, cicatrisante, curative, diurétique, énergétique, hypnotique, reminéralisante. Digeste.

Très alcaline (contraire d’acide) donc utile dans toute les affections rhumatologiques.

traite et soulage les ulcères d’estomac.

Le jus cru favorise et accélère la cicatrisation des muqueuses et des ulcères internes : il est diurétique, cicatrisant et antispasmodique.

Conseillée aux athlètes pour ses vertus énergétiques.

Les féculents contiennent des concentrations élevées en glucides complexes et en fibres. Les p.d.t. améliorent le fonctionnement du système immunitaire.

Doivent être fermes, sans germe et sans tâches vertes. On les conserve à l’abri de la lumière et de l’humidité mais dans un endroit aéré.

POTIRON.

Proche des citrouilles et des courges.

Fibres (pectine). Calcium, potassium. Bêtacarotène, un peu de vit E.

Facilite la digestion, très reminéralisant, retarde l’absorption des sucres, réduit le cholestérol, diurétique, doucement laxatif.

Avait la réputation de “calmer les sens”.

NAVET. origine Europe.

Calcium et potassium. Faible en calories.

Les tiges et les feuilles sont riches en vit C et bêtacarotène.

Propriétés : diurétique, émollient, revitalisant. Utile contre la décalcification.

Ses fibres ont un rôle de protection contre les cancers du côlon et du rectum.

Peut être difficile à digérer + flatulences à cause de sa haute teneur en soufre.

Primeurs, peuvent être consommés en crudités, ou cuits à la vapeur, à peine épluchés, avec 2 ou 3 cm de tige. Les choisir avec des feuilles bien vertes. On peut les conserver pour faire de la soupe.

ENDIVE . Origine Belgique.

Riche en acide folique et potassium. Contient acide pantothénique, riboflavine, zinc.

Propriétés : apéritive, cholagogue, digestive, diurétique, reminéralisante et tonique.

Faible teneur en calories.

Les choisir bien blanches, ôter les premières feuilles et creuser la base sur 2 cm. Ne jamais faire tremper dans l’eau, juste rincer. On peut les conserver une semaine mais à l’abri de la lumière et au frais. Pour les cuire, peu d’eau, avec sel et une pincée de sucre.

Puis les égoutter en pressant délicatement.

ÉPINARD. Origine Espagne.

Antioxydant naturel.

Riche en magnésium, potassium, calcium Contient sélénium, zinc, thiamine, beaucoup de bêtacarotène, vit B6 et C, acide linoléique: beaucoup de fibres, de minéraux, énormément de vit et très peu de calories : forte densité nutritionnelle.

Propriétés : diurétique, laxatif, nettoyant, reminéralisant, tonique.

Aurait une action préventive contre certains cancers et la dégénérescence de la rétine et de la vision. Contribue à réduire la tension artérielle.

Conseillé aux anémiques et aux femmes enceintes. Important pour la santé.

Pas recommandé en cas de goutte et de calculs rénaux.

Ne jamais le conserver cuit ni cru. Concentration élevé en nitrates.

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Départ...

2 Décembre 2014, 09:19am

Publié par pam

1988. Départ

Ne demandez pas pourquoi ?

Seulement si je n’ai rien oublié.

Peut-être bien que je pars

Pour un très long voyage.

J’ai le cœur déchiré,

Et plein de projets en tête.

Devant il y a des portes entrouvertes

Et du soleil derrière.

J’y vais.

Je voudrai rester pour vous,

Dans un petit coin de votre tête,

Un petit nuage tout rose, un peu barge,

Qui se déguiserai en clown les soirs d’orage

Pour jouer avec les gosses

A dessiner leurs rêves.

Demain, dans très longtemps, je reviendrai.

J’ai une longue route à faire,

La source est au bout.

Je pars plonger dans mes rêves,

Je m’emmerdais ici, je devenais sérieuse,

J’ai même cru que j’allais devenir adulte,

L’était temps de partir, dis donc.

Départ...

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Défi climatique.

2 Décembre 2014, 08:45am

Publié par pam

Climatologue et prix Nobel de la paix avec le GIEC, Jean Jouzel plaide pour un "plan Marshall pour le climat" à mettre en place d'urgence

Jean Jouzel s'entretient avec nous du défi climatique, titre de son dernier ouvrage et une des mesure phare de Nouvelle Donne.
"Le Defi Climatique", Par Jean Jouzel et Anne Debroise est disponible ici : http://www.lalibrairie.com/tous-les-l...

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Pourquoi ne sommes-nous pas heureux ?

1 Décembre 2014, 16:11pm

Publié par pam

(2° partie du texte publié le 23 novembre dernier)

Extraits de :

BONHEUR DE LA MÉDITATION. Yongey Mingyour Rinpotché.

L’attachement. Deuxième des afflictions mentales de base.

Notre corps physique a besoin d’oxygène, d’eau, de nourriture et d’un minimum d’attention. Le problème commence quand nous étendons ce minimum vital à des domaines qui n’ont rien à voir avec la simple survie : c’est le désir ou l’attachement. Le désir-attachement est semblable à l’addiction, à la dépendance compulsive d’objets ou d‘expériences qui engendrent en nous une illusion de complétude. Comme l’addiction, le désir s’intensifie avec le temps. Et la satisfaction procurée par l’obtention de l’objet du désir est de courte durée. En plus, nous renforçons les schémas neuronaux qui nous conditionnent à trouver notre bonheur dans des sources extérieures. Histoire élaborée par les neurones entre ce qu’on espère gagner en réalisant son désir et ce qu’on redoute de perdre si on n’y parvient pas.

L’aversion. Tout désir intense engendre la peur : de crainte de ne pas obtenir ce que l’on veut ou de le perdre si on l’a obtenu. Cette peur est une forme de l’aversion : résistance aux changements inéluctables qui résultent de la nature impermanente de tout phénomène dans le monde relatif. Quand nous avons réussi à créer des conditions qui suscitent en nous un sentiment confortable de complétude et d'achèvement, nous voulons que tout reste en l'état. Plus nous sommes attachés à ce qui nous procure cette sensation parfaite, plus nous redoutons de le perdre, et plus notre douleur est cruelle quand cela disparaît.

L'aversion renforce les schémas neuronaux qui engendrent une image mentale de soi limitée, faible et incomplète. Puisque vous percevez comme une menace tout ce qui pourrait compromettre l'indépendance de ce moi fabriqué par vous, inconsciemment vous consacrez énormément d'énergie à repérer les dangers potentiels, entrainant stress, et nombreux problèmes de santé. Sur un plan émotionnel, l'aversion se manifeste sous forme de colère ou de haine, les êtres et les choses prennent tous l'allure d'ennemis. Votre monde intérieur et le monde extérieur se rétrécissent alors de plus en plus. Vous perdez confiance en vous-même et vous renforcez les schémas neuronaux qui engendrent les sentiments de peur et de fragilité.

"Considérez les avantages de cette rare vie humaine !" Jamgön Kongtrul.

Il serait facile de considérer nos afflictions mentales comme des défauts de notre caractère. Notre capacité à éprouver des émotions, à réagir "avec nos tripes" a joué, et joue encore, un rôle essentiel pour notre survie, nous permettant de nous adapter aux changements. Une telle sensibilité confirme l'une des leçons du Bouddha, à savoir que notre vie humaine est éminemment précieuse, mais qu'elle est rare et facile à perdre.

La science, en nous montrant la complexité et la sensibilité extraordinaires du cerveau humain, nous rappelle aussi notre chance d'être des hommes, avec notre capacité à percevoir et prendre en compte ce que ressentent les autres autour de nous.

Il n'est pas nécessaire d'avoir un microscope pour pouvoir observer nos habitudes psychologiques. La plupart n'ont qu'à considérer leur dernière relation amoureuse, leur dernier travail, pour voir qu'en dépit de toutes nos bonnes intentions, nous répétons les mêmes schémas tout en espérant obtenir un résultat différent.

Heureusement, plus nous nous habituons à observer notre esprit, plus nous trouvons rapidement une solution aux problèmes, et plus nous pouvons, aussi, reconnaître facilement que nos attachements, nos aversions, nos stress, nos angoisses, nos peurs, nos attentes ne sont que des fabrications de notre esprit.

Ceux qui ont fait l'effort sincère de découvrir leurs richesses intérieures jouissent naturellement et en toutes circonstances d'une certaine forme de réputation, de respect et de crédibilité. Leur comportement inspire admiration et confiance, mais leurs succès n'ont rien à voir avec l'ambition personnelle ou le désir d'attention. Ils proviennent du fait que leur esprit est ouvert et détendu, ce qui leur permet de voir les êtres et les situations plus clairement, mais aussi de conserver un sentiment fondamental de bonheur.

Si vous voulez vraiment trouver un bonheur durable, vous devez apprendre à reposer votre esprit. C'est seulement ainsi que vos qualités intérieures pourront se révéler. Si vous voulez rendre claire l'eau boueuse, le meilleur moyen est de la laisser reposer. Si vous reposez votre esprit, l'ignorance, l'attachement, l'aversion et toutes les autres afflictions mentales s'apaiseront graduellement, et la compassion, la clarté et la véritable nature de l'esprit deviendront manifestes.

Pourquoi ne sommes-nous pas heureux ?

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