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Transformation....

8 Février 2015, 08:07am

Publié par pam

Bon dimanche à vous.

Transformation....

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autotraitement

7 Février 2015, 09:10am

Publié par pam

Inspirés de :

BARBARA ANN BRENNAN. LE POUVOIR BÉNÉFIQUE DES MAINS.

Éditions Tchou. 1993. (1987)

ces quelques conseils de santé :

Vous êtes seul responsable de votre santé. Si vous souffrez, c'est vous et vous seul qui devez décider de la thérapie, ou des thérapies, que vous souhaitez suivre.

Si vous ne vous fiez pas à un diagnostic, rien n'empêche de s'enquérir d'un autre avis, d'une autre technique. Prenez votre santé en charge et surtout ne vous laissez pas limiter par un pronostic négatif. Prenez-le plutôt comme un message pour vous inciter à explorer plus les méthodes alternatives. Cette recherche changera votre vie, la maladie peut même apporter de grandes joies, plus de compréhension, un bonheur de vivre jamais éprouvé avant la maladie.

Si nous étions capables de changer notre attitude envers la maladie, de l'accepter et de comprendre le message qu'elle nous envoie, nous nous libérerions de la peur qu'elle nous inspire, non seulement au niveau personnel, mais peut être au niveau de tous les êtres.

Quelques conseils pour vous maintenir en bonne santé, pratiques quotidiennes à observer, régimes alimentaires, environnement…. mais plus que tout, pour être en bonne santé, nous avons besoin d'amour, l'amour que l'on se porte est le meilleur guérisseur, mais cet amour de soi exige, lui aussi, une pratique quotidienne.

À mesure que notre approche de la maladie se modifie, notre façon de la traiter se transforme aussi. Nous devenons plus efficace dans son diagnostic et son traitement. Chaque individu est unique et exige une combinaison de facteurs modulant leur processus d'application. Une substance précise, prise au moment voulu, agit comme un agent de transformation.

L'initiative du patient et son autoresponsabilité s'ajoutent au traitement du magnétiseur. Elles transforment sa vie.

Le magnétiseur ne peut progresser plus vite que son patient.

Quand les chakras fonctionnent mieux, le patient peut découvrir les facteurs responsables de sa maladie.

Pour être en bonne santé, il faut apprendre avant tout à la préserver et à la conserver. Trois principes :

- maintien d'une profonde connexion avec soi-même et avec le but de son existence, sur le plan personnel et sur celui du monde extérieur. Ce qui comporte l'amour et le respect de soi.

- la compréhension de ce que signifie pour vous la santé et la guérison.

- l'attention et les soins que vous vous portez. Dressez la liste des signaux intérieurs vous avertissant du moindre déséquilibre dès qu'il se manifeste et suivez ces orientations.

Pour bien prendre soin de vous, vous devez observer une routine quotidienne, méditer, faire de l'exercice, suivre un bon régime alimentaire, des règles d'hygiène, vous reposer suffisamment, vous distraire, poursuivre un but personnel, avoir des amis tout en préservant votre intimité, et une bonne dose d'amour.

Vos besoins personnels peuvent varier au fil des jours et des années, soyez souple. Ce qui convient à une période peut ne plus convenir à une autre. Mieux vaut déterminer vous-mêmes vos besoins, l'autoresponsablilité constitue l'essence même de la guérison et d'une bonne santé.

La diversité est le sel de la vie et le développement personnel le moteur de toute amélioration.

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désastre écologique....

6 Février 2015, 16:07pm

Publié par pam

"Entre une catastrophe qui a été pensée, préparée, qui est gérée dans la solidarité et qui génère au final de l'espérance, et une catastrophe que nous avons niée jusqu'au bout et qui génère de la panique, de la violence et du désespoir, il y a une différence fondamentale."

"À chaque fois que l'on se pose la question de la résilience, on voit bien que ce qu'il faudrait faire après une catastrophe, pour reconstituer la force de vie, l'espérance, du lien social, de la sobriété, du mieux-vivre, c'est précisément ce qu'il aurait fallu faire avant pour l'éviter."

in PRÉFACE de Patrick Viveret pour (R)ÉVOLUTIONS pour une politique en actes. Éditions Actes Sud 2011.

désastre écologique....

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Intime et politique...

5 Février 2015, 08:17am

Publié par pam

Bonjour à tous !

Je m'adresse rarement à vous ainsi, je préfère partager des textes, des articles...

Mais je vous dois quelques excuses pour m'être laissée aller à ma passion de la politique. La barbarie chez Charlie a fait office de catalyseur chez moi comme chez beaucoup. Les conséquences qui vont jour après jour en découler risquent de bouleverser de nombreuses "habitudes" de nos petites vies privilégiées d'occidentaux.

Le monde qu'on voudrait nous faire gober est de plus en plus ridicule et suicidaire.

Pourtant les initiatives, les alternatives ne manquent pas. Partout des gens se bougent, se démarquent, cherchent, testent de nouvelles solutions ou d'anciennes remises au gout du jour. La décroissance, la sortie de la société de consommation et de ses excès, la fraternité, l'entraide, d'autres conceptions de vie, de méthodes de soins, d'autres façons d'envisager le temps que nous avons à passer sur cette terre, le respect de celle-ci, voilà de quoi nous occuper les mains et l'esprit !

Si nous ne voulons pas laisser la société nous endormir, profiter de nous puis nous jeter, faire de nous des esclaves consentants "métro-boulot-dodo-télé-crédits-consommation", si les choix qui nous sont proposés ne nous donne que du dégout... il est peut être temps de refuser !

La vie que nous menons est celle que nous avons choisi, ou accepter de subir. À nous d'en changer et de nous donner les moyens d'un autrement plus conforme à nos aspirations profondes. Chacun de nos actes, de nos pensées, de nos paroles entraine une conséquence, il ne suffit pas de manger bio, de recycler et de marcher à pied pour sauver la planète et ses habitants. Il faudra plus ! plus de changements, plus de prises de conscience, plus de renoncements pour plus de libertés, plus de bonheur, plus de partages, plus de générosité et surtout, surtout, plus de conformité entre nos pensées et nos actes.

J'aimerai beaucoup vous connaitre, vous êtes de plus en plus nombreux à venir vous promener ici mais j'ignore quels sont vos centres d'intérêt, qui vous êtes, ce que vous faites de votre vie, j'ai le sentiment d'envoyer chaque jour une bouteille à la mer ! en espérant que celle de ce matin chatoie de couleurs sous le soleil.... et que vous laisserez quelques commentaires....

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anarchie...

4 Février 2015, 08:28am

Publié par pam

David Graeber est professeur d’anthropologie sociale à la London School of Economics (LSE). Il est membre de l’IWW (Industrial Workers of the World), un syndicat anarchiste. Anarchiste et activiste, fils d’un couple d’autodictates ouvriers, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont “Pour une anthropologie anarchiste”. Il est aussi l’une des principales figures du mouvement Occupy Wall Street.

Cet article est une traduction, l’original, en anglais, se trouve à l’adresse:http://theanarchistlibrary.org/library/david-graeber-are-you-an-anarchist-the-answer-may-surprise-you

Il se peut que vous ayez déjà entendu deux ou trois choses à propos des anarchistes et de ce en quoi ils sont supposés croire. Mais il y a aussi de fortes chances pour que tout ce que vous ayez entendu soit un non-sens total. Beaucoup de gens semblent penser que les anarchistes sont des adeptes de la violence, du chaos et de la destruction, qu’ils sont contre toute forme d’ordre ou d’organisation ou encore que ce sont des nihilistes allumés qui veulent simplement tout faire exploser. En réalité, rien n’est plus éloigné de la vérité. Les anarchistes sont simplement des gens qui pensent que l’être humain est capable de se comporter de manière raisonnable sans avoir à y être forcé. C’est une notion très simple. Mais c’est aussi une notion que les riches et puissants ont toujours trouvée très dangereuse.

Au plus simple, les croyances de l’anarchiste se basent sur deux principes élémentaires. La première est que les êtres humains sont, d’ordinaire, aussi raisonnables et décents que possible et peuvent s’organiser eux et leurs communautés sans qu’on leur dise comment faire. La seconde est que le pouvoir corrompt. Mais avant tout, l’anarchisme est une façon d’avoir le courage de prendre les principes simples de la décence commune selon laquelle nous vivons tous (NdT: fondée essentiellement sur le droit naturel, cf. Lysander Spooner) et de les suivre jusqu’à leurs conclusions logiques. Aussi étrange que cela puisse paraître, dans les grandes lignes, vous êtes déjà probablement un anarchiste qui s’ignore.

Commençons par quelques exemples de la vie de tous les jours:

  • S’il y a la queue pour prendre le bus, attendez-vous votre tour et vous réfrénez-vous de jouer des coudes pour passer devant les autres même s’il n’y a aucune forme d’autorité présente ?

Si vous avez répondu “oui”, alors vous agissez comme un anarchiste ! Le principe le plus basique de l’anarchisme est l’auto-organisation: la supposition selon laquelle les êtres humains n’ont pas besoin d’être menacés de poursuite judiciaire, ni d’aucune forme de coercition pour être capable de se comprendre raisonnablement les uns les autres ou de se traiter mutuellement avec respect et dignité.Tout le monde pense être capable de se comporter raisonnablement. Si l’on pense que la loi et la police sont nécessaires, c’est parce qu’on considère que les autres n’en sont pas capables. Mais en y réfléchissant, ne pensez-vous pas que tous ces gens pensent la même chose de vous ? Les anarchistes argumentent sur le fait que presque toute l’attitude antisociale qui nous fait penser que les armées, polices, prisons et gouvernements sont nécessaires, provient en fait des inégalités et des injustices systématiquement causées par ces mêmes institutions – armées, polices, et prisons. Il s’agit d’un cercle vicieux. Si les gens sont habitués à être traités comme si leurs avis n’avaient aucune importance, alors ils seront plus enclins à devenir coléreux, cyniques voire violents – ce qui, par conséquent, permet à ceux au pouvoir de décréter que leurs avis importent peu. Une fois qu’ils comprennent que leur opinion a vraiment de l’importance comme celle de tous les autres, alors les gens deviennent vraiment compréhensifs. Pour faire court: Les anarchistes pensent que c’est le pouvoir en lui-même et les répercussions de ce pouvoir, qui rendent les gens stupides et irresponsables.

  • Êtes-vous un membre d’un club ou d’une équipe de sport ou de toute autre organisation de volontaires où les décisions ne sont pas imposées par un leader mais prises sur la base du consentement général ?

Si vous avez répondu “oui”, alors vous appartenez à une organisation qui fonctionne selon des principes anarchistes ! Un autre principe de base de l’anarchie est l’association volontaire. Il s’agit simplement de l’application de principes véritablement démocratiques à la vie de tous les jours. La seule différence c’est que les anarchistes pensent qu’il est possible d’avoir une société dans laquelle tout est organisé selon cette ligne de conduite, avec des groupes fonctionnant sur la base du consentement libre de leurs membres et que, par conséquent, tout type d’organisation pyramidale (du haut vers le bas) — de style militaire et bureaucratique, ou comme les grandes corporations — fondé sur une chaîne de commandement, un principe hiérarchique, ne serait plus du tout nécessaire. Peut-être ne pensez- vous pas que cela soit possible. Peut-être le pensez-vous. Mais à chaque fois que vous parvenez à un accord consensuel, plutôt que coercitif, chaque fois que vous passez un accord volontaire avec une ou plusieurs personnes, parvenez à un accord compréhensif ou à un compromis en prenant en considération la situation particulière de l’autre ou ses besoins, vous êtes un anarchiste – même si vous n’en avez pas conscience.

L’anarchisme c’est juste la façon dont les gens agissent lorsqu’ils sont libres de suivre leur volonté, et quand ils interagissent avec d’autres qui sont également libres et donc conscients de la responsabilité que cela implique pour les autres. Ceci mène à un autre point crucial: alors que les gens peuvent être raisonnables et bienveillants quand ils interagissent avec leurs égaux, la nature humaine est telle qu’on ne peut leur faire confiance lorsqu’ils sont investis d’une autorité sur les autres. Donnez à quelqu’un un tel pouvoir et il en abusera d’une manière ou d’une autre.

  • Pensez-vous que les politiciens soient des ordures égoïstes ne se préoccupant pas de l’intérêt public ? Pensez-vous que nous vivions dans un système économique injuste et stupide ?

Si vous avez répondu “oui”, alors vous souscrivez à la critique anarchiste de la société d’aujourd’hui – du moins dans ses grandes lignes. Les anarchistes pensent que le pouvoir corrompt et que ceux qui passent leur vie entière à le rechercher sont les derniers qui devraient en être investis. Les anarchistes pensent que notre système économique actuel a plus tendance à récompenser les gens pour leur attitude égoïste et sans scrupule que pour leur décence et leur attention. La plupart des gens ont ce sentiment. La seule différence c’est que la plupart des gens pensent qu’on ne peut rien faire à ce sujet, ou, de toute façon – et c’est ce sur quoi les serviteurs des puissants vont toujours avoir tendance à insister – rien qui ne ferait empirer les choses.

Et si c’était faux ?

Y a-t-il vraiment une seule bonne raison de croire ça ? Quand vous les analysez, la plupart des prédictions sur ce qu’il se passerait sans l’État ou le capitalisme s’avèrent complètement fausses. Pendant des milliers d’années, les gens ont vécu sans gouvernement. Dans bien des endroits du monde, aujourd’hui encore, des gens vivent en dehors de tout contrôle gouvernemental. Ils ne s’entretuent pas. Ils vaquent à leurs occupations, comme tout un chacun. Bien sûr dans une société moderne, urbaine et complexe, ça serait un peu plus compliqué, mais la technologie peut également servir à résoudre ces problèmes.

En fait, nous n’avons même pas encore commencé à réfléchir à ce à quoi ressembleraient nos vies si la technologie était vraiment mise au service des besoins fondamentaux de l’humanité. Combien d’heures devrions-nous vraiment travailler pour maintenir une société fonctionnelle – cela s’entend, si nous éliminions tous les boulots inutiles comme, par exemple, les démarcheurs téléphoniques, les huissiers de justice, les gardiens de prisons, les analystes financiers, les “experts” en relations publiques, les bureaucrates et les politiciens et si nous détournions nos esprits scientifiques les plus brillants de leurs recherches actuelles en armement spatial ou en analyses de marché, pour qu’ils s’emploient à mécaniser les tâches dangereuses ou ennuyeuses comme l’extraction de charbon et le nettoyage de salle de bain, tout en redistribuant le travail restant de manière équitable ? 5 heures par jours ? 4 heures ? 3 ? 2 ? Personne ne sait, parce que personne ne pose ce genre de question. Les anarchistes pensent que ce sont LES questions qui doivent être posées.

  • Croyez-vous vraiment en toutes ces choses que vous dites à vos enfants (ou que vos parents vous ont dites) ?

“Peu importe qui a commencé”. “ On ne guérit pas le mal par le mal”, “nettoie ton propre bordel”. “Ne fais pas aux autres…”. “Ne sois pas méchant avec les autres juste parce qu’ils sont différents”. Nous devrions peut-être chercher à savoir si nous mentons à nos enfants lorsque nous leur parlons du bien et du mal, ou si nous sommes prêts à prendre au sérieux nos propres injonctions. Parce que si vous suivez ces principes moraux jusqu’à leurs conclusions logiques, vous arrivez à l’anarchisme.

Prenez le principe « on ne guérit pas le mal par le mal». Si nous prenions cela au sérieux, ça invaliderait entièrement le fondement des guerres et du système judiciaire. Il en va de même pour le partage: nous disons toujours aux enfants qu’ils doivent apprendre à partager, à prendre en considération les besoins des autres, à s’entraider, quand, dans nos réalités de tous les jours, nous supposons que tout le monde est naturellement égoïste et compétitif. Un anarchiste ferait remarquer: en fait ce que nous disons à nos enfants est exact. La quasi-totalité des plus remarquables prouesses de l’histoire de l’humanité, des découvertes et des accomplissements qui ont amélioré nos vies, ont vu le jour grâce à l’entraide et à la coopération ; aujourd’hui encore, nous dépensons plus d’argent pour nos amis et notre famille que pour nous-mêmes ; et bien qu’il risque de toujours y avoir des gens compétitifs dans le monde, il n’y a aucune raison de fonder la société sur l’encouragement de ce type d’attitude, et encore moins d’encourager la compétition pour la satisfaction des besoins fondamentaux. Cela sert uniquement les intérêts de ceux au pouvoir, qui souhaitent que nous vivions dans la peur de l’autre. C’est pourquoi les anarchistes imaginent une société fondée non seulement sur l’association libre mais aussi sur l’entraide mutuelle (NdT: cf. Pierre Kropotkin). Le fait est que la plupart des enfants grandissent en croyant en une morale anarchiste, puis, au fur et à mesure, se rendent compte que le monde des adultes ne fonctionne pas vraiment de cette façon. C’est pourquoi bien des adolescents deviennent rebelles, aliénés, voire parfois suicidaires, et finissent en adultes amers et résignés. Leur seul réconfort étant souvent d’éduquer des enfants eux-mêmes en prétendant avec eux que le monde est un endroit juste. Qu’en serait-il si nous pouvions commencer à bâtir un monde véritablement fondé sur, au moins, le principe de justice ? Ne serait-ce pas le plus beau cadeau qu’on puisse offrir à nos enfants ?

  • Pensez-vous que les êtres humains soient fondamentalement corrompus et mauvais, ou que certaines sortes de gens (les femmes, les personnes de couleur, les gens ordinaires ni riches ni hautement éduqués) soient des spécimens inférieurs, destinés à être dominés par ceux qui leurs sont supérieurs ?

Si vous avez répondu “oui”, eh bien, il se pourrait bien que vous ne soyez pas un anarchiste après tout. Mais si vous avez répondu “non”, alors il y a des chances pour que vous souscriviez à 90% des principes anarchistes, et pour que vous viviez d’ores et déjà votre vie en accord avec. A chaque fois que vous traitez un autre être humain avec considération et respect, vous êtes un anarchiste. A chaque fois que vous réglez vos différends avec les autres en arrivant à un compromis raisonnable, en écoutant ce que chacun a à dire plutôt qu’en laissant une personne décider pour tout le monde, vous êtes un anarchiste. A chaque fois qu’ayant l’opportunité de forcer quelqu’un à faire quelque chose, vous décidez plutôt de faire appel à sa raison et à son sens de la justice, vous êtes un anarchiste. Même chose pour toutes les fois où vous partagez quelque chose avec un ami, ou décidez ensemble qui va faire la vaisselle ou faites quoi que ce soit en gardant l’équité à l’esprit.

Vous pourriez maintenant objecter que tout cela est bien et valable pour de petits groupes de personnes, mais que gérer une ville, une région ou un pays est une autre paire de manches. Bien sûr il y a du vrai là-dedans. Même en décentralisant au maximum la société et en mettant autant que faire se peut le pouvoir entre les mains des petites communautés, il y aura toujours beaucoup de choses qui devront être coordonnées, de la gestion des chemins de fer aux orientations de la recherche médicale. Mais parce qu’une chose est compliquée ne signifie en rien qu’il ne soit pas possible de l’accomplir démocratiquement. Ça sera simplement compliqué. D’ailleurs, les anarchistes ont toutes sortes d’idées et de visions sur la manière dont une société complexe puisse se gérer elle-même. Les expliquer en détails ici serait s’éloigner de l’intention originale ayant motivé l’écriture d’un petit texte d’introduction comme celui-ci. Il suffit de rappeler, en premier lieu, qu’ils sont nombreux à avoir dédié beaucoup de temps à l’élaboration de modèles de sociétés véritablement démocratiques et saines ; et ensuite, et c’est tout aussi important, qu’aucun anarchiste ne prétend détenir le plan parfait. La dernière chose que nous voulons c’est imposer des modèles préfabriqués à la société. En vérité, on n’imagine probablement pas la moitié des problèmes qui se présenteront lorsqu’on tentera de créer une société véritablement démocratique ; cependant, nous sommes confiants, l’ingéniosité humaine étant ce qu’elle est, de tels problèmes pourront être résolus, tant que l’on respecte nos principes élémentaires – qui sont, en fin de compte, les principes de la décence humaine la plus élémentaire.

David Graeber

Traduction: Nicolas CASAUX

trouvé sur le blog : "Le Partage".

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terrorisme et politique de la banque mondiale...

2 Février 2015, 09:41am

Publié par pam

extrait de Reporterre :

Le terrorisme découle aussi de la politique de la Banque mondiale

ENTRETIEN AVEC IBRAHIMA COULIBALY

samedi 31 janvier 2015

Au Mali, les politiques imposées par le FMI et la Banque Mondiale ont détruit l’agriculture et l’éducation, poussant les jeunes vers le terrorisme. C’est la théorie d’Ibrahima Coulibaly, agriculteur, président de la Coordination nationale des organisations paysannes du Mali et ambassadeur de la FAO (Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’Agriculture) pour l’agriculture familiale. Entretien.

Reporterre - Chez vous, dans un pays à 90 % musulman comme le Mali, comment avez-vous vous reçu la nouvelle des attentats terroristes en France ?

Ibrahima Coulibaly - D’abord il faut préciser que la majeure partie de la population malienne est musulmane, mais on pratique un Islam très, très tolérant, présent chez nous depuis plusieurs siècles. C’est seulement très récemment qu’un autre type d’Islam, comme l’Islam wahhabite [courant fondamentaliste de l’Islam - NDLR], s’est développé. Il est financé principalement par les pays du Golfe. C’est un Islam un peu particulier qui présente une interprétation qui n’est pas celle de la majeure partie des gens au Mali.

Le Coran est clair : on ne peut pas obliger quelqu’un à aimer une religion. On respecte les religions des autres. Ici il y a eu une condamnation quasi unanime des attentats, pour nous la religion ne peut pas prôner la violence, c’est écrit dans le Coran que la vie est sacrée. Sur le fond je pense que tout le monde aime vivre, donc si des gens n’ont plus peur de la mort il faut se poser des questions.

Je pense que l’origine de ce problème est l’exclusion sociale ; comme en France, au Mali l’État n’a pas de réponse pour les jeunes. Les États doivent se questionner là dessus partout dans le monde : aux États-Unis, en Israël, en Europe, pas seulement nous.

Comment expliquez-vous le développement du terrorisme dans votre pays ?

La base de la constitution d’une conscience humaine c’est l’éducation. Depuis quarante ans, la banque mondiale a détruit l’éducation dans notre pays. Donc les jeunes n’apprennent pas à voter, à être citoyens. Dans le Sahel, il n’y a pas d’école ou seulement des écoles coraniques. Ils prennent les enfants, mais n’ont rien pour les nourrir ni les entretenir. Alors les enfants passent leurs journées à mendier pour ces écoles. Ils sont battus s’ils ne ramassent pas assez d’argent.

La société ne donne pas d’éducation à ces enfants, ce sont des bandits.

Mais la pauvreté des agriculteurs maliens, qui représentent près de 80 % de la population, est-elle aussi en cause ?

Le monde rural en Afrique a été abandonné. La Banque mondiale et le FMI sont arrivés et ont décrété que les États africains n’avaient plus le droit de soutenir leur agriculture. Ils ont demandé l’ouverture des marchés, la libéralisation. Les agriculteurs se sont retrouvés dans une compétition féroce. En plus les intermédiaires sont apparus et ont pris une partie de leurs revenus. En vendant un sac de céréales, les paysans ne couvrent même plus leur coût de production.

Ajoutez à cela les aléas climatiques, les sécheresses, les inondations qui sont de plus en plus fréquentes à cause du réchauffement climatique...

Les familles sont pauvres, vulnérables, n’ont pas les revenus pour s’alimenter dignement et encore moins pour donner une éducation de qualité à leurs enfants parce qu’il faut payer, l’État ne prend plus en charge l’éducation de base.

Les enfants voient leurs parents pauvres, ne voient pas de solution à rester chez eux. Donc soit ils tentent d’émigrer en Europe. Soit ils rencontrent un marchand d’illusions qui leur dit que s’ils vont au combat, ils vont directement au paradis. Quelqu’un qui en a marre de cette vie ici peut avoir envie d’aller au paradis où tout est soit-disant mieux.

Quels groupes terroristes recrutent dans votre région ?

D’abord je précise que je dis terroristes et pas islamistes, car pour moi ces mouvements n’ont rien à voir avec l’Islam.

Par exemple dans le Nord du Mali on trouve le Mujao [Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest - NDLR], une branche dirigée par des noirs uniquement. Ces terroristes sont une émanation d’une branche de Boko Haram [présent surtout dans le Nord-Est du Nigéria - NDLR].

Ils recrutent aussi des Nigériens, des Burkinabés, des Mauritaniens, des Algériens, des Nigérians, etc. On trouve toutes les nationalités.

Ce qui me gêne c’est qu’en France on ne dit jamais comment ces gens sont financés. C’est leurs amis du Qatar qui financent, c’est l’Arabie Saoudite. Les entreprises occidentales, notamment pour le pétrole, sont là-bas alors on ne dit rien. Ce n’est pas du tout un problème lié à l’Islam ! Cela n’a rien à voir avec l’Islam.

C’est de l’instrumentalisation de la religion parce que c’est facile de mobiliser pour cela mais ce ne sont pas des gens qui croient en Dieu.

Quel intérêt auraient les monarchies du Golfe à financer ces mouvements ?

Tous ces mouvements salafistes ou wahhabites sont nés dans ces pays du Golfe. Ils ont mis les monarchies de la région en difficulté parce qu’ils voulaient les renverser. Les monarchies les ont donc financés pour se sauver. Ce n’est pas un secret !

Que peut-on faire pour que les jeunes de votre pays et des pays voisins n’aient plus envie de se tourner vers le terrorisme ?

J’aimerais être très optimiste et vous dire qu’il existe des solutions. Mais c’est un travail de cinquante ans pour enrayer ce mal parce qu’il est là depuis longtemps. En Afrique, nous n’avons pas les moyens que l’occident continue de piller nos ressources.

Il n’y a pas de solution miracle. Il faut commencer à donner une éducation de qualité à tous les enfants. Il faut créer du travail pour que les jeunes ne deviennent pas des bandits. Et il faut que l’occident fasse son autocritique, qu’il arrête les accords commerciaux qui étouffent notre agriculture.

L’Europe vient de signer un accord commercial avec l’Afrique de l’ouest. Nous, les représentants des agriculteurs, avons freiné pendant dix ans. Mais l’Europe a mis un ultimatum qui a fait que tous les chefs d’État ont signé, en dehors de la Gambie, de la Mauritanie et du Nigeria.

L’objectif de ces « Accords de Partenariat Economique » (APE), c’est le libre échange, c’est de supprimer les droits de douane pour que l’Europe puisse déverser chez nous sa production à bas coût. Les produits d’Europe vont concurrencer notre production, les agriculteurs ne vendront plus et la pauvreté va encore augmenter. (Lire à ce propos : L’Europe impose à l’Afrique un traité pire que le TAFTA - NDLR)

Ce sont des masses de paysans qui vont aller en ville, des masses de jeunes qui vont se jeter en mer pour immigrer ou qui vont rejoindre les groupes terroristes.

Propos recueillis par Marie Astier

terrorisme et politique de la banque mondiale...

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Sobriété heureuse...

1 Février 2015, 17:09pm

Publié par pam

Extraits de " VERS LA SOBRIÉTÉ HEUREUSE." de Pierre Rabhi.

Éditions Babel. 2010.

Nos méthodes de gestion du petit domaine se sont fondées sur des principes écologiques, à l'exclusion de toute nuisance chimique. C'était le refus radical de l'agriculture industrielle, qui ne peut produire sans détruire, ce qui à nos yeux représentait une exaction majeure contre la terre nourricière, la nature et les êtres humains.

Les pesticides affectent toutes les ramifications du système vivant, jusqu'à atteindre l'être humain par son alimentation dénaturée.

Ainsi le principe de sobriété que je prône n'est pas un principe de circonstance, il vient d'une conviction intrinsèquement liée à un choix de vie.

Cette vie est à l'évidence un chemin initiatique ascendant.

Les efforts révolutionnaires des mouvements de protestation, comme celui de 1968, ont souvent été réduits à néant ou à la portion congrue par la confusion de la désinvolture et de la liberté, elle-même assimilée au refus de toute contrainte. Une vision rationnelle et objective est en fait indispensable pour satisfaire aux besoins matériels.

Option de l'autolimitation réussie car la sobriété est une force.

Le système est fait de telle sorte que si l'on prend comme référence, dans la hiérarchie de l'avoir, les besoins vitaux les plus légitimes, il y a beaucoup de capitalistes qui s'ignorent. On peut dire en toute logique que, sitôt après avoir satisfait aux nécessités vitales de base, indexées sur le niveau élémentaire de survie (nourriture, eau potable, abri, vêtements, soins pour tous), et qui sont loin d'être couverts sur la planète, on passe dans le domaine du superflu et de l'accumulation sans équité ni limites.

Tant qu'un seul enfant naît dépourvu de ce qui lui revient légitimement en tant qu'être vivant, il y a usurpation car les biens venus de la terre, qui sont encore abondants, sont dédiés à tous les êtres vivants qu'elle héberge et non à ceux qui, par le pouvoir politique, la loi du marché, les finances ou les armes, s'en attribuent la légitimité. Un tel hold-up est aujourd'hui entériné par des lois qui en font une norme que l'on ne peut remettre en question. Tant que cette malhonnêteté ne sera pas considérée comme illicite selon l'ordre et l'intelligence de la vie, l'humanité ne pourra être pérenne. Ainsi, misère, pauvreté et richesse cohabitent sur notre planète commune et créent des hiérarchies de l'avoir et du pouvoir débouchant sur toutes les répressions - le tout imitable à l'idéologie du toujours plus illimité.

Consommer, au risque de toutes les obésités physiques et psychiques, est de fait une sorte de devoir civique, reposant sur une manière d'ascèse inversée, où insatiabilité et insatisfaction alternées constituent les deux mamelles de l'économie. Gratitude, modération, pondération sont les sentiments et vertus qu'Homo economicus, rouage d'une gigantesque machine mondiale, doit résolument abolir, car ils sont dangereux pour le métabolisme de la pseudo-économie qui tient le monde à la gorge. Comment définir alors ce que devrait être la sobriété ? D'autant que l'on sait aussi que, sans l'aide sociale de l'Etat et des organisations caritatives, une plus grande partie encore des citoyens des pays dits développés seraient dans un état de misère insoutenable. Cette situation mène inexorablement au surendettement de familles, qui s'ajoute à celui des Etats et d'un nombre toujours grandissant d'institutions communales, départementales, régionales… Ce que l'on n'ose appelé "récession" n'a pas besoin d'être nommé pour exister dans les faits.

Les défaillances et les incompétences sont telles que des révoltes incontrôlables, de plus en plus violentes, vont à l'évidence se multiplier en s'amplifiant si la gouvernance mondiale persiste à entretenir la logique inhumaine qui produit souffrance et indifférence.

Il est évident que, pour les catégories les plus pénalisées, le principe de sobriété n'a aucun sens et pourrait légitimement être interprété comme une provocation, ou de la dérision.

Je prône la sobriété heureuse comme une sorte d'antidote à la société de surabondance sans joie dans laquelle les pays dits développés se sont enlisés.

"La seule économie qui vaille est celle qui produit du bonheur avec de la modération." Roegen, économiste roumain.

Au train où va leur prélèvement par une minorité acquise au credo de la croissance indéfinie, et de toujours plus de finance, l'épuisement des ressources évolue selon une courbe exponentielle. En choisissant le modèle de développement responsable du désastre, les pays émergents contribuent à accélérer un processus qui ne peut qu'être fatal à l'espèce humaine.

En même temps que le réenchantement du monde que nous aurons à accomplir, la beauté étant à l'évidence une nourriture immatérielle absolument indispensable à notre évolution vers un humanisme authentique, nous devons également et impérativement trouver une façon juste d'habiter la planète et d'y inscrire notre destin d'une manière satisfaisante pour le coeur, l'esprit et l'intelligence. Seule la beauté qui s'épanouit en générosité, équité et respect est capable de changer le monde, car elle est plus puissante que toutes les beautés créées de la main de l'homme, qui, pour foisonnantes qu'elles soient, n'ont pas sauvé le monde et ne le sauveront jamais. En réalité, il y a va de notre survie. Le choix d'un art de vivre fondé sur l'autolimitation individuelle et collective est des plus déterminants ; cela est une évidence.

Le modèle de société destructeur qui s'est imposé sur toute la planète n'est pas "rafistolable". S'acharner à le maintenir, comme le fait la gouvernance du monde, est vain et ne fait qu'en prolonger l'agonie. Les effets désastreux induits ne cessent de s'amplifier.

Les évolutions climatiques, écologiques, économiques et sociales, prévisibles comme imprévisibles, nécessitent une créativité sans précédent. Partant d'un art de vivre personnel, nous sommes impérativement invités à travailler à la sobriété du monde.

Les biens absolument vitaux que recèle notre planète doivent être protégés par une réglementation spécifique. Il faudrait voter des résolutions radicales pour en préserver l'intégrité.

Sobriété heureuse...

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