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La volonté de guérir...

19 Mars 2015, 08:21am

Publié par pam

Norman Cousin “La volonté de guérir” Ed. du Seuil.

Dr Rynearson (1978) : “La maladie , une maladie chronique en particulier, peut mettre sa victime en relation de dépendance à la personne qui offre de la guérir. Si la confiance ne devient pas un aspect important de cette relation, il est peu probable que la guérison se produise... L’utilisation croissante de la technologie en médecine éloigne le médecin du patient... Un examen physique complet entretient la confiance, il comporte l’imposition des mains et une écoute attentive. .. Tant que les êtres humains se sentiront menacés et sans défense, ils chercheront à se réfugier dans le sanctuaire de la maladie."

C’est pourquoi le service le plus précieux qu’un médecin puisse rendre à un patient c’est de l’aider à développer au maximum ses propres facultés de récupération et de guérison, et d’accorder la plus grande attention à l’immunologie et à la tendance naturelle du corps humain à l’autoguérison.

Les traitements (médicaments ou exercices) ont beaucoup plus d’effets si le patient se donne un but dans la vie, s’il tire pleinement partie de sa volonté de vivre.

Un médecin qui n’a pas été lui-même gravement malade ne se rend pas compte de la démobilisation qui s’opère chez son patient : la longueur des jours et des semaines qui s’écoulent sans qu’aucune amélioration visible ne vienne conforter l’espoir et la volonté, la difficulté qu’on éprouve à garder espoir et but quand la volonté de vivre est gangrenée par la douleur celle-ci elle-même renforcée par les effets secondaires contre lesquels son organisme doit lutter en plus de sa maladie ou de sa douleur... de même il est facile de se laisser gagner par le découragement quand les autres (familles, amis) se découragent eux-mêmes et se font de plus en plus lointains au fur et à mesure que le temps s’écoule sans amélioration.

Toutes les maladies ne peuvent pas être surmontées, mais bien des gens permettent à la maladie de leur gâcher la vie plus que de raison.

La volonté de guérir...

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L’ART DE L’ESSENTIEL.

18 Mars 2015, 08:12am

Publié par pam

CONCLUSION de L’ART DE L’ESSENTIEL.

Jeter l’inutile et le superflu pour faire de l’espace en soi.

par

DOMINIQUE LOREAU. Flammarion. 2008.

Ne consommons pas plus que ce qui nous est nécessaire, ne jetons que pour mieux vivre dans moins de stress et en harmonie parfaite avec nous-même. Le problème n’est pas ce que nous possédons mais comment et pourquoi nous le possédons. Certains de nos désirs sont nécessaires à notre bonheur, pas ceux que nous imposent la société de consommation.

La simplicité, ce n’est pas éliminer tous les désirs, c’est apprendre à ne pas se laisser contrôler par eux. C’est s’abstenir de les multiplier.

Demandez-vous régulièrement de quoi vous avez réellement besoin, vivez avec passion chaque journée, ayez un but pour vos lendemains.

Plaisir de la connaissance, plaisir de prendre conscience de ce qu’il y a de merveilleux dans l’existence, plaisir de savoir maîtriser sa pensée pour se représenter les choses agréables, pour faire ressusciter les plaisirs du passé, pour jouir du moment présent, pour utiliser intelligemment les ressources naturelles, ses sens, son intelligence, la force naturelle dont nous sommes dotés.

Le désencombrement doit rester un mode de vie, un savoir.

Réveiller son âme, affiner sa conscience.

“Avec trop on se perd, avec moins on se trouve.” Tchouang-tseu.

 L’ART DE L’ESSENTIEL.

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jour particulier...

17 Mars 2015, 08:33am

Publié par pam

jour particulier...

Voilà comment je me sens ce matin :

jour particulier...

et n'oublions pas :

jour particulier...

amitiés à toutes et tous, bonne journée à vous.

jour particulier...

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chamanisme et écologie...

16 Mars 2015, 08:59am

Publié par pam

extraits de

MAUD SÉJOURNANT. “LE CERCLE DE VIE”. 1997.

Chapitre 8 - LA TERRE - MÈRE.

C’est parce que nous avons oublié nos vraies origines que nous devons aujourd’hui faire face aux drames écologiques actuels. La Terre est source de vie. D’elle nous venons, vers elle nous retournerons, pour nous transformer, tel le phénix, en une autre forme de vie.

Certains savants pensent que la Terre pourrait bien être “un système complexe capable d’autorégulation”.

La grande erreur de notre culture est de croire que la mythologie est un ramassis de contes de cultures passées et dépassées. Le propre d’un mythe, à la différence d’une histoire, c’est qu’il continue à être vrai dans le temps : il décrit littéralement la réalité d’une autre dimension, d’un univers parallèle. Toutes les cultures ont des mythes de création, des mythes concernant la nature. Nous ne pourrions vivre sans eux. Ils continuent à faire vivre notre psyché, à animer notre inconscient, à susciter nos désirs. Nous avons créer le mythe de la toute-puissance de la technologie. Les problèmes environnementaux actuels semblent montrer que la technologie ne peut pas les résoudre et continue au contraire à en créer sans cesse de nouveaux.

Rendre à la Terre ce qu’elle nous donne, rendre grâces, remercier.

Léon Shenandoah, Ancien Hopi : “Notre religion s’occupe de remercier le Créateur pour le monde, et chaque animal et chaque plante qu’il contient. Nous le remercions pour tout ce qui existe. Nous ne considérerons pas comme acquis le fait qu’il y ait un arbre à cet endroit. Nous remercions pour cet arbre. Si nous ne le faisons pas, le créateur pourrait l’enlever. C’est pour cela que nos cérémonies sont importantes. Nous prions pour l’harmonie du monde. Nous croyons que si nous ne faisions pas nos cérémonies, le monde s’arrêterait, ce sont elles qui le maintiennent. On peut ne pas le croire, on peut en rire, mais c’est vrai. Le Créateur veut être remercié.”

Fausse est la vision dichotomique qui a laissé une marque parfois indélébile chez les catholiques, avec d’un côté le sacré intangible, et de l’autre la matière vulgaire, dépourvue de tout esprit. Les Indiens ont gardé vivante dans leur culture cette relation d’échange et de respect avec la Terre-Mère, qui existait aussi dans la vieille tradition européenne.

Des psy californiens mettent l’accent sur nos liens psychiques profonds avec le monde naturel : écopsychologie ou psychiatrie de l’âge de pierre !

Ils questionnent le bien-fondé physique et surtout psychologique de l’économie industrielle, mettent en relations nos dépendances et nos mauvaises habitudes face à l’environnement. Le problème de l’environnement n’est-il pas au fond ancré dans notre difficulté à transformer nos émotions ? (recyclage). Certains thérapeutes pensent que beaucoup ressentent inconsciemment une peine profonde devant la disparition de myriades de formes de vie, mais ne savent exprimer cette peine ni comment y réagir. La biosphère devrait être incluse dans tout projet thérapeutique. Chellis Glendinning montre la relation entre nos dépendances (drogues, tabac, alcool, télé...) et la crise écologique. Elle suggère que les solutions pour améliorer l’état de la société et de la Terre peuvent être inspirées par les approches de guérison des dépendances individuelles. Elle parle de la technodépendance qui sévit actuellement et rappelle la manière dont l’homo sapiens et les autres vivaient proches de la terre pendant plus d’un million d’années.

L’homme est d’essence divine mais il a perdu la conscience de sa filiation en s’incarnant. Parce qu’il a perdu sa conscience profondément spirituelle, il se venge en quelque sorte sur la Terre-Mère. S’il ne reporte pas sa faute sur les autres, s’il assume, cette prise de responsabilité le sauvera. Il faut du courage, il faut nous réveiller.

Il est important de reconnaître l’aspect nourricier de notre Terre au sens alimentaire mais aussi énergétique. Un groupe de scientifiques français ont montré les interactions vibratoires dues à la présence de divers réseaux d’énergie à la surface du globe et la possibilité pour ces interactions de créer des ondes négatives pour les humains. On parle de géographie subtile. Les Templiers par exemple semblait connaître cette biogéographie, conscients des méridiens d’énergie terrestre entre Paris et Jérusalem. En Extrême-Orient, l’art du feng shui permet de déterminer les lieux propices à l’édification de certains bâtiments, l’organisation interne des maisons en fonction des courants d’énergie, du terrain, des directions cardinales... Castaneda dit que son maître l’envoie dans des sites choisis avec soin, qui auront un effet spécifique sur sa conscience, et lui apprendront à devenir plus sensible et réceptif à l’énergie de la Terre. Beaucoup de grands lieux de pèlerinage, d’apparition, se trouvent dans des sites bien particuliers (Saint-Jacques de Compostelle, Rocamadour, Le Puy…) On parle de lieux saints ou sacrés ou spéciaux ou maudits parfois dans le monde entier.

On peut imaginer que les humains, avant l'avènement de l’esprit bicaméral, savaient percevoir directement certaines forces de la nature. Ils y amoncelèrent des tas de pierres, certains rituels s’y déroulèrent pour en capter l’énergie, des milliers de pèlerins finirent par former des sentiers. Les abris, les autels se transformèrent au fil des siècles en chapelles, lieux de cultes... Les chamanes ont toujours su s’installer dans des lieux de pouvoir et utiliser leur énergie. Certains lieux sacrés servaient de couloirs d’énergie pour communiquer à distance.

Cette énergie tellurique est aujourd’hui en grande partie ignorée et totalement sous-employée, même si notre culture reconnaît depuis longtemps l’influence bienfaitrice de certains lieux.

Notre survie va dépendre de l’éveil de la conscience collective par rapport aux dons et aux besoins de la Terre. le respect et l’amour en sont les premiers éléments.

Le meilleur moyen de voir les étoiles, c’est de s’allonger sur la terre...

Nous sommes à 90% déconnectés de la Terre. Durant les millénaires qui précédèrent l’ère patriarcal, les sociétés étaient fondées sur le culte de la Grande Mère, source de toute vie, c’est par là que l’humanité a commencé, s’est construite. Et à l’époque, l’égalité était de mise, culture égalitaire contrairement aux sociétés patriarcales.

Puis la culture de l’épée fit irruption entraînant la domination patriarcal : domination des hommes sur les femmes, des maîtres sur les esclaves, des techniciens sur la Terre. La relation d’équilibre disparut, au profit de la destruction et de l’oppression, et ce sur toute la planète. Sauf les Celtes et les Hopis, et quelques tribus.

Nous pouvons vivre chaque acte important de notre vie et même chaque instant dans l’esprit du chamane. Une certaine vibration intérieure peut influer sur notre environnement.

Chant Indien : La Terre est notre Mère, nous devons prendre soin d’elle.

Nous touchons son corps sacré, à chaque pas que nous faisons.

La Terre est notre Mère, elle prendra soin de nous.

chamanisme et écologie...

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sobriété heureuse...

15 Mars 2015, 08:50am

Publié par pam

PIERRE RABHI. Vers la sobriété heureuse. Acte sud 2010.

Pour un esprit naïf, l'économie est cet art magnifique dont la raison d'être est de gérer et réguler les échanges et la répartition des ressources, avec le minimum de dissipation et pour le bien de tous, en évitant les dépenses inutiles, excessives, qui porteraient atteinte au patrimoine vital. Bien éloigné de la réalité élémentaire, fondée sur la survie et la perpétuation de l'espèce, l'être humain est pris au piège de ses fantasmes. Il donne à des métaux ou des pierreries une valeur symbolique exorbitante. Pourquoi tant d'irrationalité devait affecter de façon aussi tragique toute l'histoire…

L'immodération semble être fille de la subjectivité humaine, quête d'une sorte de dépassement de la banalité du quotidien, en ouvrant un champ illimité aux désirs toujours renouvelés, toujours inassouvis et concurrentiels, l'essentiel étant de susciter l'envie de ses semblables par l'apparence que l'on offre.

Les cultures traditionnelles, régulées par la modération qui y est une attitude naturelle et spontanée ("nous appartenons à la Terre"), font place aux civilisations de l'outrance ("la Terre nous appartient"), responsables de leur propre éradication.

Les outils de la communication renforcent-ils les liens sociaux, ou ne font-ils que connecter les solitudes ? L'internet a incontestablement l'avantage de libérer l'information des censures arbitraires des pouvoirs. Il peut alors participer à la constitution d'une belle sphère de conscience planétaire. Mais il peut aussi véhiculer, propager et mutualiser toutes les turpitudes du monde. Comme tous les outils inventés par le genre humain, il peut servir au pire et au meilleur, selon l'évolution et la conscience qui en fait usage.

Fondé sur des outils entièrement dépendants des énergies conventionnelles, le monde moderne est à l'évidence -et en dépit des apparences- le plus vulnérable qui ait jamais existé.

Même ceux qui récusent l'ordre établi sont condamnés à l'entretenir par leurs gestes quotidiens : acheter, s'éclairer, user de l'eau, se servir du téléphone, des ordinateurs et des portables, se déplacer, etc. Les situations de cohérence entre nos aspirations profondes et nos comportements sont limités, et nous sommes contraints de composer avec la réalité.

sobriété heureuse...

PROPOSITIONS : VIVRE ET PRENDRE SOIN DE LA VIE.

Incarner l'utopie.

L’utopie n’est pas la chimère mais le « non lieu » de tous les possibles. Face aux limites et aux impasses de notre modèle d’existence, elle est une pulsion de vie, capable de rendre possible ce que nous considérons comme impossible. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes car la mutation sociale ne se fera pas sans le changement des humains.

La terre et l'humanisme.

Nous reconnaissons en la terre, bien commun de l’humanité, l’unique garante de notre vie et de notre survie. Nous nous engageons en conscience, sous l’inspiration d’un humanisme actif, à contribuer au respect de toute forme de vie et au bien-être et à l’accomplissement de tous les êtres humains. Enfin, nous considérons la beauté, la sobriété, l’équité, la gratitude, la compassion, la solidarité comme des valeurs indispensables à la construction d’un monde viable et vivable pour tous.

La logique du vivant.

Nous considérons que le modèle dominant actuel n'est pas aménageable et qu'un changement de paradigme est indispensable. Il est urgent de placer l'humain et la nature au coeur de nos préoccupations et de mettre tous nos moyens et compétences à leur service.

Le féminin au coeur du changement.

La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l’un des grands handicaps à l’évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d’entre nous.

Agroécologie.

De toutes les activités humaines, l’agriculture est la plus indispensable car aucun être humain ne peut se passer de nourriture. L’agroécologie que nous préconisons comme éthique de vie et technique agricole permet aux populations de regagner leur autonomie, sécurité et salubrité alimentaires tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers.

Sobriété heureuse.

Face au « toujours plus » qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité.

Relocalisation de l'économie.

Produire et consommer localement s’impose comme une nécessité absolue pour la sécurité des populations à l’égard de leurs besoins élémentaires et légitimes. Sans se fermer aux échanges complémentaires, les territoires deviendraient alors des berceaux autonomes valorisant et soignant leurs ressources locales. Agriculture à taille humaine, artisanat, petits commerces... devraient être réhabilités afin que le maximum de citoyens puissent redevenir acteurs de l’économie.

Une autre éducation.

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le « chacun pour soi » pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature à laquelle il doit et devra toujours sa survie et qui l’éveille à la beauté et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience.

« Pour que les arbres et les plantes s’épanouissent, pour que les animaux qui s’en nourrissent prospèrent, pour que les hommes vivent, il faut que la terre soit honorée »

Pierre Rabhi.

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scandales alimentaires...

14 Mars 2015, 07:39am

Publié par pam

prenez le temps de lire cet article, changez vos habitudes d'achat et de consommation, vite, et prenez le temps d'aller vous excuser auprès de tous ceux que vous avez traités de babas cool, de doux rêveurs, de zonards... ceux-là même qui vous parlent de ça depuis plusieurs dizaines d'années.... et arrêtez de voter pour des gens qui mettent ces problèmes sous le tapis...

Le scandale alimentaire qui s'annonce

LE MONDE | 25.02.2013 à 15h57 • Mis à jour le 25.02.2013 à 17h35

Que se passe-t-il vraiment dans l'univers de la viande industrielle ? Et que nous fait-on manger, de gré ou de force ? Avant d'essayer de répondre, il est bon d'avoir en tête deux études récentes.

La première, publiée en 2011, montre la présence dans le lait - de vache, de chèvre ou d'humain - d'anti-inflammatoires, de bêtabloquants, d'hormones et bien sûr d'antibiotiques. Le lait de vache contient le plus grand nombre de molécules.

La seconde, qui date de 2012, est encore plus saisissante. Une équipe de chercheurs a mis au point une technique de détection des résidus dans l'alimentation, en s'appuyant sur la chromatographie et la spectrométrie de masse.

Analysant des petits pots pour bébés contenant de la viande, ils y ont découvert des antibiotiques destinés aux animaux, comme la tilmicosine ou la spiramycine, mais aussi des antiparasitaires, comme le levamisole, ou encore des fongicides.

Certes à des doses très faibles – en général –, mais, comme on le verra, la question se pose aujourd'hui dans des termes neufs.

On remarquera que, dans le scandale en cours, un mot a presque disparu : phénylbutazone. Cet anti-inflammatoire, on le sait, a été retrouvé dans des carcasses de chevaux exportés vers la France.

UNE FRAUDE ISOLÉE ?

Or la phénylbutazone est un produit dangereux, interdit dans toute viande destinée à la consommation humaine. S'agit-il d'une fraude isolée ? Ou bien, comme certains éléments permettent de l'envisager, d'une pratique tolérée par les autorités de contrôle ?

Nul besoin d'une vaste enquête pour avoir une idée de l'incroyable pharmacopée destinée aux animaux d'élevage. La liste des produits autorisés contient de nombreux douvicides (contre des vers parasites), anticoccidiens (parasites de l'intestin), anthelminthiques (vermifuges), hormones, vaccins, neuroleptiques et antibiotiques.

Sait-on comment l'oxytétracycline se mélange avec la gonadolibérine chez un poulet ? Comment le flubendazole se marie avec l'azapérone et les prostaglandines PGF2 dans la chair d'un porc ? Le thiabendazole avec le diazinon ou le décoquinate dans le sang d'une bonne vache charolaise ?

Aucune étude sur les effets de synergie de ces produits n'est menée. Il n'est pas dit qu'elles seraient possibles.

Lorsque c'est le cas, on découvre en tout cas un nouveau monde. Le 3 août 2012, la revue PloS One publiait un travail sur les effets combinés de trois fongicides très employés dans l'agriculture. Leur association provoque des effets inattendus sur les cellules de notre système nerveux central.

Commentaire de l'un des auteurs, Claude Reiss : "Des substances réputées sans effet pour la reproduction humaine, non neurotoxiques et non cancérigènes ont, en combinaison, des effets insoupçonnés."

Effets insoupçonnés, éventuellement cancérigènes, ouvrant la voie –peut-être – à des maladies neurodégénératives comme Parkinson, la sclérose en plaques ou Alzheimer.

Cette découverte est cohérente avec les grands changements en cours dans la toxicologie, qui étudie les substances toxiques.

"LA DOSE FAIT LE POISON"

Aujourd'hui encore, le principe de base de cette discipline est le Noael (No observed adverse effect level), ou dose sans effet toxique observable. Longtemps avant Noael, son précurseur Paracelse – un magnifique alchimiste du XVIe siècle – résumait à sa façon le paradigme actuel de la toxicologie : "Toutes les choses sont poison, et rien n'est sans poison ; seule la dose fait qu'une chose n'est pas un poison."

Phrase-clé que des générations de toxicologues ont résumée dans cette formule : "La dose fait le poison."

Mais la connaissance bouscule les idées en apparence les plus solides. Le lourd dossier des perturbateurs endocriniens vient rebattre les cartes de manière spectaculaire.

En deux mots, ces substances chimiques imitent les hormones naturelles et désorientent des fonctions essentielles du corps humain, comme la reproduction ou la différenciation sexuelle.

Or les perturbateurs agissent à des doses si faibles que l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a pu conclure, dans un rapport de 2011, que les effets de l'un d'eux, le bisphénol A, étaient avérés à "des doses notablement inférieures aux doses de référence utilisées à des fins réglementaires".

Il est certain que ce seul propos marque un tournant. Car du même coup, la dose journalière admissible (DJA) du bisphénol A - sa limite légale - pourrait être divisée par... 2 millions, selon le toxicologue André Cicolella.

Le bisphénol A pourrait même "avoir des effets plus importants à très faible niveau d'exposition qu'à haut niveau", ce qui mettrait à bas tout l'édifice.

Quel rapport avec cette fraude géante appelée désormais "horsegate" ? C'est on ne peut plus limpide : nul ne sait ce que contient réellement la viande industrielle. Et nul ne veut savoir. Dans la lutte contre l'orgie d'antibiotiques donnés au bétail, le ministère de l'agriculture apparaît comme un Janus biface.

D'un côté, des promesses, et, de l'autre, l'inaction. Il lance fin 2011 un plan de réduction "de 25 % en cinq ans de la consommation des antibiotiques destinés aux animaux", mais que n'a-t-il oeuvré auparavant ? Entre 1999 et 2009, l'exposition du bétail à ces médicaments a augmenté de 12,5 %.

Certes, le volume global a baissé entre ces deux dates, mais les nouveaux produits sont actifs à des doses plus faibles. La situation s'aggrave, alors que l'antibiorésistance a été repérée dès avant la seconde guerre mondiale.

De quoi s'agit-il ? Après un temps court, les bactéries combattues par un antibiotique mutent. Ainsi des sulfamides, introduits en 1936, confrontés dès 1940 à des souches résistantes de bactéries.

LES INFECTIONS NOSOCOMIALES

Ainsi de la molécule de tétracycline, ainsi du tristement célèbre staphylocoque doré, dont plusieurs souches résistantes ont donné diverses lignées SARM (staphylocoque doré résistant à la méticilline).

Le SARM joue un rôle fondamental dans les infections nosocomiales, celles qui surviennent dans les hôpitaux. Bien que des chiffres indiscutables n'existent pas, on pense que les trois quarts des 7 000 à 10 000 décès annuels de ce type en France sont le fait de bactéries résistantes aux antibiotiques, au tout premier rang desquelles le SARM.

Des chiffres officiels américains font état de 19 000 morts dans ce pays en 2005, soit davantage que le sida. L'enjeu de santé publique est donc considérable.

Et il n'est pas exagéré de parler d'une maladie émergente, dont l'évolution demeure imprévisible. Tout récemment, le professeur David Coleman, spécialiste de la question, a identifié une souche si différente des autres qu'elle ne peut être détectée par les tests existants. Bien qu'elle touche les humains, elle se développe tout d'abord chez des animaux d'élevage, surtout les bovins.

Ce n'est guère étonnant, car une autre souche - le CC398 - prolifère depuis des années dans les élevages industriels.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu, en 2010, un avis indiquant que le réservoir du CC398 se trouve chez les bovins, la volaille, mais surtout chez les porcs.

Fait inquiétant, le SARM animal est de plus en plus présent dans les infections humaines, et une étude néerlandaise (Voss et al., 2005) établit que les producteurs de porcs sont 760 fois plus touchés que la population générale.

Un exemple frappe l'imagination : celui d'un vétérinaire (Nienhoff et al., 2009) qui transmet à son propre chien un SARM animal acquis au contact d'un porc.

C'est dans ce contexte de grande inquiétude que l'EFSA lance en 2008 une enquête européenne. Disons franchement qu'elle étonne. Laissons de côté le mystère britannique, qui ne reconnaît aucun cas de SARM animal.

L'Espagne, en revanche, a retrouvé la souche CC398 dans 46 % des élevages porcins, l'Italie dans 14 % d'entre eux, l'Allemagne dans 43,5 % et la Belgique dans 40 %. Autrement exprimé, tous nos voisins sont fortement touchés. Mais pas nous.

Nos services ne rapportent que 1,9 % d'élevages porcins frappés par le SARM animal, dont tout le monde sait qu'il tue en France un nombre inconnu, mais en toute hypothèse élevé, de malades.

Ce pourcentage est peut-être exact, mais il fait penser, mutatis mutandis, à ce nuage de Tchernobyl qui aurait par miracle épargné la France.

Il est peut-être exact, mais l'Europe elle-même, par le biais de l'EFSA, a diplomatiquement fait état de sa grande surprise au vu des résultats. Citation du rapport de 2009 : "L'EFSA recommande en outre que de nouvelles études soient réalisées afin d'identifier les raisons justifiant les différences observées au niveau de la prévalence du SARM dans les différents Etats membres."

Oui, pourvu que ce pourcentage soit exact, ce qui serait mieux que de jouer avec le feu bactérien. Car laisser flamber le SARM dans les élevages serait autrement plus grave que le tour de passe-passe autour de la viande de cheval.

Aucune équipe gouvernementale, depuis cinquante ans, n'a osé ouvrir le dossier infernal de l'élevage industriel et de la folie des antibiotiques. Le moment est peut-être venu.

Graines d'anarchie.

Graines d'anarchie.

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solitude...

14 Mars 2015, 06:56am

Publié par pam

La solitude est un cadeau royal que nous repoussons parce qu’en cet état nous nous découvrons infiniment libres et que la liberté est ce à quoi nous sommes le moins prêts.

“L’esprit de solitude” Jacqueline Kelen. 2001.

solitude...

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Santé, discipline et simplicité...

13 Mars 2015, 06:27am

Publié par pam

extraits de "L'art de la simplicité" de Dominique Lobeau :

Quand on se sent bien dans son corps, on se sent bien partout. Si vous faites disparaître la tension de votre visage, elle disparaîtra aussi de votre esprit. Si vous vous efforcez de montrer un visage souriant au monde, vous deviendrez heureux à votre tour et le monde aussi vous sourira.

“Nous sommes ce que nous faisons. L’excellence, alors, n’est pas un acte, mais une habitude.” Aristote.

Santé, discipline et simplicité...

 

 

Selon la tradition zen, nettoyage physique et spirituel vont de pair.

Appréciez le contact de l’eau, écoutez-la couler. Les Chinois pensent qu’elle est le véhicule de l’énergie, le ki. 

Buvez-en aussi beaucoup.

Un bain quotidien stimule le métabolisme et dénoue les muscles contractés.

Selon la tradition zen, nettoyage physique et spirituel vont de pair.

Appréciez le contact de l’eau, écoutez-la couler. Les Chinois pensent qu’elle est le véhicule de l’énergie, le ki. 

Buvez-en aussi beaucoup.

Un bain quotidien stimule le métabolisme et dénoue les muscles contractés.

 

La santé ne se limite pas à l’absence de maladies, elle se définit par la possession et l’exercice de la vitalité. Une personne équilibrée trouve conviction, énergie et motivation dans sa vie. Nous avons autant besoin d’énergie vitale que d’aliments. Il faut veiller à ne pas faire de la santé un but en soi, mais rechercher la forme pour pouvoir vivre et travailler avec joie et entrain.

 

“Les gens devraient prendre soin de leur corps chaque jour, sinon ils se réveilleront un matin en découvrant que celui-ci ne leur obéit plus. Nous nous sentons bizarres lorsque nous ne sommes plus maîtres de notre corps. En ce qui me concerne, le fait de me “connecter” à mon corps m’aide à être plus en contact avec le vrai “moi” qui se trouve en lui.” Shirley MacLaine.

 

Nous devons nous assouplir pour nous sentir bien. Notre mode de vie sédentaire est tel que nous ne faisons jamais travailler certains muscles de notre corps, ce qui laisse toutes sortes de toxines stagner dans l’organisme et provoquer un empoisonnement interne. Il faut marcher, nager, faire de l’exercice...

On apprend beaucoup sur soi en recherchant la perfection, et cette quête est une des bases de toutes les disciplines orientales. L’exercice physique permet de conserver un corps jeune et sain, il apaise l’anxiété, améliore l’apparence et apporte une sensation de contrôle de soi. L’inactivité mène à l’atrophie, qui elle-même favorise l’obésité et la dépression. La qualité d’une vie dépend du degré d’attention que l’on porte à ce que l’on fait, à ce que l’on pense, à ce que l’on choisit.

Le yoga, pratiqué régulièrement est aussi source de santé. Il stimule l’énergie et développe nos facultés de concentration et d'équilibre. 

Les tensions physiques et mentales sont des dépenses en énergie. Lors de chaque étirement on prend plaisir à sentir son corps et l’énergie qui s’en dégage. Il faut chasser toute pensée parasite et se concentrer sur la partie du corps que l’on est en train d’assouplir.

En Occident, la discipline évoque la peine, l’effort, la souffrance. En Asie, elle est comprise à priori comme un bienfait pour le corps, le mental et l’esprit. 

Les disciplines devraient être auto-imposées et pratiquées avec plaisir et conviction, que ce soit la marche, la méditation, la lecture, le yoga...

5 minutes de discipline concentrée peuvent donner de meilleurs résultats que 45 minutes en dilettante.

Imiter est important dans l’apprentissage de nouvelles facultés, puis cela vient un jour : faire semblant précède faire. Nous pouvons alors être nous-mêmes. Il y a mille façons de se parfaire et donc de rayonner encore un peu plus en mettant la discipline au service de la beauté !

S’imposer de petits efforts, rien que pour soi (manger peu, se lever tôt, prendre une douche froide...) et faire que ces pratiques appartiennent à son mode de vie donne force de caractère et endurance pour ce qui est essentiel.

 

“La perfection ne consiste pas à faire des choses extraordinaires, mais à faire des choses ordinaires de façon extraordinaire.” Dicton japonais.

 

Ce ne sont pas les maladies qu’il faudrait soigner, mais les gens.

Trop ou trop peu, trop tôt ou trop tard, voilà les raisons de la maladie ou de la guérison. 

Pour obtenir un équilibre naturel, il faut éliminer les toxines physiques et mentales.

Le régime universel amincissant est de supprimer les pensées négatives : il est en effet impossible de jouir d’une bonne santé et d’évoluer positivement si l’on ne ressent ni amour ni joie.

 

“La maladie la plus grave est le mépris de notre corps.” Montaigne.

 

L’idéal en matière de diététique est de prendre une variété limitée d’aliments par repas : les nutriments sont alors plus facilement assimilés et digérés.

Les habitants de l’Himalaya se nourrissent de riz, de deux ou trois petits poissons grillés à la cendre et de quelques légumes de leur jardin. En Chine, les centenaires vivent de bouillies de maïs broyé à la pierre, agrémentées d’un ou deux légumes sautés au wok.

Jeûner aide le corps à brûler son excès de graisse et à éliminer les toxines.

Hippocrate : “C’est en se nourrissant qu’on nourrit ses maladies”.

Santé, discipline et simplicité...

La santé ne se limite pas à l’absence de maladies, elle se définit par la possession et l’exercice de la vitalité. Une personne équilibrée trouve conviction, énergie et motivation dans sa vie. Nous avons autant besoin d’énergie vitale que d’aliments. Il faut veiller à ne pas faire de la santé un but en soi, mais rechercher la forme pour pouvoir vivre et travailler avec joie et entrain.

“Les gens devraient prendre soin de leur corps chaque jour, sinon ils se réveilleront un matin en découvrant que celui-ci ne leur obéit plus. Nous nous sentons bizarres lorsque nous ne sommes plus maîtres de notre corps. En ce qui me concerne, le fait de me “connecter” à mon corps m’aide à être plus en contact avec le vrai “moi” qui se trouve en lui.” Shirley MacLaine.

Nous devons nous assouplir pour nous sentir bien. Notre mode de vie sédentaire est tel que nous ne faisons jamais travailler certains muscles de notre corps, ce qui laisse toutes sortes de toxines stagner dans l’organisme et provoquer un empoisonnement interne. Il faut marcher, nager, faire de l’exercice...

On apprend beaucoup sur soi en recherchant la perfection, et cette quête est une des bases de toutes les disciplines orientales. L’exercice physique permet de conserver un corps jeune et sain, il apaise l’anxiété, améliore l’apparence et apporte une sensation de contrôle de soi. L’inactivité mène à l’atrophie, qui elle-même favorise l’obésité et la dépression. La qualité d’une vie dépend du degré d’attention que l’on porte à ce que l’on fait, à ce que l’on pense, à ce que l’on choisit.

Le yoga, pratiqué régulièrement est aussi source de santé. Il stimule l’énergie et développe nos facultés de concentration et d'équilibre.

Les tensions physiques et mentales sont des dépenses en énergie. Lors de chaque étirement on prend plaisir à sentir son corps et l’énergie qui s’en dégage. Il faut chasser toute pensée parasite et se concentrer sur la partie du corps que l’on est en train d’assouplir.

En Occident, la discipline évoque la peine, l’effort, la souffrance. En Asie, elle est comprise à priori comme un bienfait pour le corps, le mental et l’esprit.

Les disciplines devraient être auto-imposées et pratiquées avec plaisir et conviction, que ce soit la marche, la méditation, la lecture, le yoga...

5 minutes de discipline concentrée peuvent donner de meilleurs résultats que 45 minutes en dilettante.

Imiter est important dans l’apprentissage de nouvelles facultés, puis cela vient un jour : faire semblant précède faire. Nous pouvons alors être nous-mêmes. Il y a mille façons de se parfaire et donc de rayonner encore un peu plus en mettant la discipline au service de la beauté !

S’imposer de petits efforts, rien que pour soi (manger peu, se lever tôt, prendre une douche froide...) et faire que ces pratiques appartiennent à son mode de vie donne force de caractère et endurance pour ce qui est essentiel.

“La perfection ne consiste pas à faire des choses extraordinaires, mais à faire des choses ordinaires de façon extraordinaire.” Dicton japonais.

Santé, discipline et simplicité...

Ce ne sont pas les maladies qu’il faudrait soigner, mais les gens.

Trop ou trop peu, trop tôt ou trop tard, voilà les raisons de la maladie ou de la guérison.

Pour obtenir un équilibre naturel, il faut éliminer les toxines physiques et mentales.

Le régime universel amincissant est de supprimer les pensées négatives : il est en effet impossible de jouir d’une bonne santé et d’évoluer positivement si l’on ne ressent ni amour ni joie.

“La maladie la plus grave est le mépris de notre corps.” Montaigne.

L’idéal en matière de diététique est de prendre une variété limitée d’aliments par repas : les nutriments sont alors plus facilement assimilés et digérés.

Les habitants de l’Himalaya se nourrissent de riz, de deux ou trois petits poissons grillés à la cendre et de quelques légumes de leur jardin. En Chine, les centenaires vivent de bouillies de maïs broyé à la pierre, agrémentées d’un ou deux légumes sautés au wok.

Jeûner aide le corps à brûler son excès de graisse et à éliminer les toxines.

Hippocrate : “C’est en se nourrissant qu’on nourrit ses maladies”.

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simplicité et décroissance : la cuisine !

12 Mars 2015, 08:37am

Publié par pam

simplicité et décroissance : la cuisine !

6 Règles pour cuisiner dans une très petite cuisine :

Ôna Maiocco est auteure et créatrice culinaire, fondatrice de l’atelier Super Naturelle, premier lieu à Paris dédié à la transmission en cuisine bio & végétale.

Avant d’ouvrir mon atelier (dans lequel j’ai construit la cuisine de mes rêves !), j’ai été amenée à cuisiner dans des espaces petits, voire très petits. Mon record fut une cuisinette de moins d’1 mètre carré, autant dire un placard ! Je n’ai pas abandonné la cuisine maison pour autant, et cette expérience m’a fait comprendre qu’on peut cuisiner sans problème dans des espaces exigus à condition d’être parfaitement organisé. Je vous fais partager aujourd’hui mon expertise : 6 règles pour cuisiner dans n’importe quelle cuisine, en particulier les plus petites !

1. Point trop n’en faut
C’est la règle numéro un. Si votre espace est petit, il faudra stocker sur vos étagères et dans vos placards uniquement le strict nécessaire. La question à se poser est donc : de quoi ai-je besoin au quotidien (ou de façon hebdomadaire) ? Ce qui ne sert pas au moins une fois par semaine n’a pas sa place dans votre petite cuisine, stockez-le ailleurs ! On pourrait citer, entre autres : l’appareil à gaufres, le service en porcelaine de Mamie, les moules à cupcakes et leurs poches à douilles, l’huile de truffe, le plat à tajines…
On privilégiera les ustensiles ou ingrédients qui jouent plusieurs rôles (une casserole permet de faire bouillir de l’eau même si elle est moins rapide qu’une bouilloire électrique !), et qui prennent peu de place (la marguerite en inox dépliante en lieu et place d’un cuit vapeur électrique). Faire un point sur tout cela vous permettra d’y voir plus clair, de trouver rapidement ce que vous cherchez et de vous sentir léger (si si !). Car c’est aussi une bonne occasion d’offrir ou de vendre des choses dont vous vous servez très peu, voire jamais.

2. Des zones bien définies
Les actions que l’on fait dans une cuisine sont en nombre assez réduit : on stocke, on lave, on prépare / découpe, on cuit, on assaisonne, etc. Pour que chaque action soit efficace, il faut réunir dans l’espace les éléments qui y participent :
- Placer les ustensiles de cuisson (cuillères en bois, spatules, etc.) à portée de main, à côté des feux, dans un pot en verre, par exemple.
- Sur un petit plateau, une assiette ou une étagère à proximité de vos feux de cuisson, stockez les condiments et épices de base, celles que vous utilisez toujours : sel, poivre, huile d’olive, sauce de soja, herbes de Provence, par ex. Les autres épices et condiments peuvent être rangés ailleurs.
- Pensez à un coin petit-déjeuner, pour gagner du temps le matin : un bout d’étagère ou un petit plateau qui regroupe votre bol, votre muesli, etc. Tout ce dont vous avez besoin pour préparer rapidement ce repas important.
- Regroupez les couverts dont vous avez besoin : si vous êtes deux chez vous, ne gardez pas dans votre placard plus de 4 assiettes et 4 verres, cela occupe de l’espace pour rien.
- Sur (ou à proximité de) l’évier, le minimum. Produit vaisselle, éponges, égouttoir, torchon. Je conseille de sécher au torchon la vaisselle propre (et de la ranger directement) si vous êtes dans un espace vraiment très petit. Cela prend plus de temps, mais un égouttoir permanent prend beaucoup de place.
- Et bien entendu, il vous faut un plan de travail pour cuisiner correctement. Cet espace, même minuscule, est indispensable. Voyons ceci en détail.

3. Plan de travail obligatoire
Un plan de travail, c’est un endroit qui vous permet de cuisiner, c’est là où vous réalisez vos plats : vous y découpez des légumes et du pain, vous y préparez une salade et sa vinaigrette ou un gâteau. C’est un espace dégagé qu’il faudra toujours garder propre et libre. Dans une toute petite cuisine, le plan de travail peut se situer :
- sur le frigo ;
- au niveau de la partie égouttoir de votre évier, mais il faut poser un élément plat (planche ou autre) si elle est gondolée ;
- au-dessus du bac de l’évier si vous avez une planche prévue à cet effet ;
- sur une tablette murale éventuellement pliante (pour prendre moins de place) ;
- sur petite table (il existe des mini tables de jardin qui font à peine 50 cm sur 30 cm)
- sur deux de vos feux si vous en avez quatre. Attention, cette option est dangereuse si vous avez des plaques électriques qui peuvent être allumées par inadvertance.
Votre plan de travail doit être muni d’une planche à découper. Dans les toutes petites cuisines, cette dernière représente à elle seule le plan de travail.
Il doit également être muni d’autres éléments utiles : un pot avec des couteaux (le mieux étant d’accrocher au mur une barre aimantée pour ces derniers), une paire de ciseaux, un fouet, etc. Une fois encore, il faut penser aux actions que vous effectuez régulièrement, et ce dont vous avez besoin pour ce faire. Inutile de surcharger votre plan de travail ou votre cuisine de gadgets.

4. Les ingrédients du quotidien tu garderas sous la main
On l’a vu pour le petit-déjeuner, mais c’est la même chose pour tous les ingrédients que vous conservez dans votre cuisine. Avant, on avait un garde-manger dans lequel on piochait mais sa taille ne permettait aucun excès. Avec nos actuels réfrigérateurs, on a tendance à empiler et à oublier… source de gaspillage. Pour éviter ceci, le mieux est de ranger ensemble les ingrédients qui vont dans le même type de recette. Cela permet de se rendre vite compte de ceux qu’on utilise très peu et de les remiser ailleurs, ou de les donner. On peut alors imaginer organiser les produits de ses placards ou étagères ainsi :
- le coin « plats chauds » : avec les céréales, les légumineuses, les pâtes, le riz…
- le coin « plats vite faits » : sauces tomates, pois chiches en bocal, conserves variées…
- le coin dessert : chocolat, farine, sucre, poudre à lever, raisins secs, cannelle…
- le coin thé / goûter : paquet de thé, paquet de biscuits, fruits secs…

Vous l’aurez compris, pensez action, et pas ressemblance : rien de sert de ranger la farine avec les pâtes, même si les deux sont faites avec du blé !

Si vos étagères sont trop hautes, ménagez des demi-étagères en disposant des petites planches sur des grands bocaux en verre.

Dans le frigo, réunissez les produits à conservation courte (yaourts, etc.) à un endroit et ceux à conservation longue (confitures, cornichons, etc.) à un autre. Cela vous permet de voir rapidement où vous en êtes, afin d’optimiser les prochaines courses. Enfin, n’entassez pas les fruits et légumes dans le bac à légumes. Beaucoup peuvent rester hors du frigo (courges, tomates, poireaux, pommes, etc). Voir vos légumes dans votre cuisine vous aidera aussi à être plus créatif dans vos recettes. De même pour les herbes et épices tant qu’elles n’envahissent pas des espaces importants.


5. Ordre et propreté
Plus qu’ailleurs, l’ordre et la propreté des petites cuisines sont cruciaux. En effet, dès que des éléments ne sont pas rangés, ils monopolisent le peu d’espace disponible et inhibent les actions du quotidien. Comme des couverts sales dans un bac d’évier unique (comment se laver les mains ou rincer une salade ?), ou des ingrédients et ustensiles qui traînent sur votre plan de travail (où poser le gratin brûlant qui sort du four ?). Gardez un espace visuel le plus dégagé possible, cela agrandira votre cuisine.

6. Utilisation de la verticalité
Peu de surface au sol ? Vous en avez certainement pas mal au mur, pensez-y ! Posez de petites étagères, peu larges, mais qui vous aideront à soulager vos placards et à garder des objets ou ingrédients importants sous la main (sel, verres). Posez des crochets au mur, même assez haut : vous pourrez y suspendre des torchons et des ustensiles (louches, fouets, petites poêles).

A vous de jouer, désormais ! Vous verrez, ces conseils vous simplifieront la vie et la cuisine…

Merci à Ôna Maiocco.

Ôna Maiocco est auteure et créatrice culinaire, fondatrice de l’atelier Super Naturelle, premier lieu à Paris dédié à la transmission en cuisine bio & végétale.


 photo: Ôna Maiocco

photo: Ôna Maiocco

Dominique Lobeau "L'art de la simplicité" :

3 maximes :

Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place.

L’ordre économise le temps et soulage la mémoire.

Un bon travail commence par un environnement propre et ordonné.

Simplifiez : n’acceptez pas ce que vous ne voulez pas.

La simplicité ne signifie pas éliminer ce que l’on aime, mais éliminer ce qui ne contribue pas ou plus à notre bonheur.

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Peurs et guérison...

11 Mars 2015, 10:02am

Publié par pam

“La dixième prophétie” de James Redfield :

“La rapidité de votre rétablissement dépend de votre façon de penser. Votre attitude devant les causes d’un accident ou d’une maladie influence votre guérison.

Nous ne considérons plus notre corps comme une machine dont les pièces usées pourraient être réparées ou remplacées. Notre santé est déterminée par nos processus mentaux, ce que nous pensons de la vie et spécialement de nous-mêmes, à la fois consciemment et inconsciemment. C’est une découverte fondamentale, cela annule l’idée d’un médecin tout puissant et d’un patient passif. La peur et le stress sont des facteurs clés, ainsi que la façon dont nous les affrontons. Et nous refoulons souvent nos peurs, jouant les héros. Mais nos peurs inexprimées créent des blocages, des obstacles dans le flux d’énergie qui parcourt notre corps, et ces blocages finissent par créer des problèmes. La seule solution est d’affronter nos peurs afin de penser guérir, et même de façon préventive. Le plus souvent, les accidents et les maladies ne sont pas inéluctables. Essayez de vous rappeler la nature de vos pensées juste avant votre problème de santé : vos préoccupations, la peur que votre accident à mis au jour.

On peut tomber pour éviter d’avoir prendre une décision. Nous pouvons influer sur notre avenir, y compris sur notre santé à venir.

Utilisez la douleur, elle est là pour vous aider à focaliser votre énergie. C’est un signal lumineux. La douleur ne sert pas seulement à nous informer que quelque chose ne va pas, elle indique aussi où se trouve exactement la difficulté. Nous pouvons la suivre dans notre corps, puis concentrer notre attention et notre énergie juste au bon endroit. Quand la douleur est trop forte, la concentration est impossible, il faut faire baisser artificiellement la douleur (analgésiques) afin de diminuer son intensité, mais ne pas l’éliminer totalement.

On sent la vibration de l’énergie au travail sous forme de picotements, de chaleur, quand vous envoyez l’énergie à l’intérieur de la douleur.

Mais il est vital de commencer par détecter l’origine de votre peur. Quand elle est ancienne, il faut souvent avoir recours à l’hypnose ou à l’intervention d’un thérapeute.

Vous devez vous rappeler vos objectifs existentiels, et visualiser un nouvel avenir enthousiasmant. Seule l’inspiration nous maintient en bonne santé.

La responsabilité de l’individu et la passion pour la vie fortifie nos défenses.

Chacun d’entre nous doit assumer la responsabilité de sa propre guérison.

La guérison consiste fondamentalement à surmonter les peurs qui dominent notre vie, que nous ne voulons pas affronter, et à trouver notre propre source d’inspiration, notre vision de l’avenir à la création duquel nous contribuerons.

Cette femme consacre sa vie à soigner les autres, elle les aide à vaincre les blocages provoqués par la peur, elle aiguillonne leur mémoire, afin qu’ils discernent la raison pour laquelle ils sont sur cette terre.”

Peurs et guérison...

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