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L'urgence de ralentir...

9 Mai 2015, 08:20am

Publié par pam

L'urgence de ralentir...

http://www.bastamag.net/Toujours-plus-vite-ces-dissidents

Toujours plus vite, toujours plus pressés. Nous sommes entrés dans l’ère de l’immédiateté, celle des profits, celle de l’information, celle de la satisfaction individuelle. Que traduit cette accélération de nos modes de vie ? Avec quels risques dans une planète aux ressources limitées ? Comment résister à cette injonction du toujours plus vite ? C’est ce qu’interroge Philippe Borrel dans son dernier film, L’urgence de ralentir, diffusé le 2 septembre sur Arte. Il est allé à la rencontre de ceux qui expérimentent des alternatives concrètes à contre-temps du modèle dominant néolibéral. Basta ! et Mediapart vous proposent des séquences inédites de son film.

L’immédiat et la vitesse sont devenus la norme. L’accélération, notre rythme quotidien. « Mais à quel prix ? Et jusqu’à quand ? » interroge le réalisateur Philippe Borrel [1] dans son dernier film, L’urgence de ralentir. « Ce que nous vivons, appuie l’économiste Geneviève Azam, c’est vraiment la colonisation du temps humain dans toutes ses dimensions – biologique, social, écologique – par le temps économique. C’est un temps vide, sans racine, sans histoire, seulement occupé par la circulation des capitaux ». Directement pointés du doigt, les milieux financiers et la logique d’actionnaires en attente d’une rentabilité immédiate.

Illustration de cette accélération financière et technologique, le trading haute fréquence dans lequel les algorithmes ont remplacé les hommes. « Le marché est un serveur mettant en relation des acheteurs et des vendeurs qui sont désormais des algorithmes, relate Alexandre Laumonier, auteur de 6. Un ordre est exécuté au New York Stock Exchange en 37 microsecondes, soit 1350 fois moins de temps qu’il n’en faut pour cligner de l’œil... » Le rythme est désormais dicté par les machines. « Celui qui compressera le temps le plus rapidement possible gagnera la partie », assène le sociologue Douglas Rushkoff. A moins que les catastrophes écologiques, économiques et sociales annoncées ne prennent les devants.

Croisant les réflexions de sociologues, philosophes et économistes, le film de Philippe Borrel ne montre pas seulement les effets du néolibéralisme. Il filme celles et ceux qui tentent de faire émerger des alternatives constructives à la logique d’accélération généralisée. C’est dans le Val de Suse, en Italie, que Philippe Borrel pose d’abord sa caméra. Depuis vingt ans, la résistance s’organise face au projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin évalué à 26 milliards d’euros (voir nos articles). Outre les scandales financiers de ce projet, les militants interrogent le modèle de développement qu’il préfigure. « Si quelque chose doit s’accélérer ce sont les idées et pas les personnes ou les marchandises, confie un membre des No Tav.La modernité ce n’est pas d’aller plus vite, c’est d’avancer avec plus de sagesse. »

Passage incontournable à Notre-Dame-des-Landes, où les occupants de cette zone dénoncent « le projet d’aéroport et le monde qui va avec » (notre dossier). Dans cette zone de bocage, ils réinvestissent les terrains en plantant des vergers, des haies, en défrichant, drainant, repiquant des semis... « Rendre fertile ce qu’ils veulent rendre stérile, là est notre force », assurent les opposants au projet d’aéroport. Bien évidemment, d’une lutte à l’autre, les stratégies varient. Certains ont décidé de se couper complètement de la société de consommation. C’est le cas de la Wildroots Community, basée dans les Appalaches en Caroline du nord. Elle a été fondée par un ancien ingénieur et sa compagne. En pleine forêt, cette communauté de « survivalistes » accueille ceux qui, comme eux, veulent réapprendre à vivre en pleine autonomie au cœur de la nature.

« La réponse du capitalisme à l’urgence climatique reste uniquement technologique et ne remet jamais en cause ce qui, dans son fonctionnement, contribue au dérèglement des écosystèmes », analyse Philippe Borrel. Fort de ce constat, il est allé à la rencontre de Bunker Roy, le fondateur du Barefoot College en Inde.« Depuis quinze ans, il recrute des femmes illettrées dans les milieux ruraux d’Afrique, d’Amérique latine ou d’Asie pour les former pendant six mois à l’ingénierie solaire et à l’autonomie énergétique », relate le réalisateur. Plus de 300 ingénieures solaires auraient ainsi été formées depuis le lancement du projet. Ici, la technologie est démystifiée et réappropriée collectivement.

Aux États-Unis aussi, des systèmes d’apprentissage alternatifs se mettent en place. C’est ainsi qu’à deux pas des sièges de Google et de Facebook, au cœur de la Silicon Valley, une école interdit l’usage des ordinateurs ou des portables aux élèves jusqu’à la classe de seconde. « Nous amenons la technologie aux élèves seulement quand ils sont en mesure de la comprendre, explique une professeure. Je veux que mes élèves soient excités à l’idée d’apprendre. » Au-travers d’apprentissages concrets comme la permaculture, les enseignants espèrent développer chez les enfants des capacités d’innovation et d’adaptation à un monde en mutation accélérée. « L’éducation est la clé, c’est l’espoir de voir des êtres humains capables de penser librement ».

Questionner notre rapport au temps conduit irrémédiablement, dans une société capitaliste, à interroger notre rapport à l’argent. Philippe Borrel s’attache notamment à rencontrer les porteurs de monnaies locales, de Romans-sur-Isère (Drôme) à Bristol (sud-ouest de l’Angleterre). Une manière de relocaliser l’économie qui essaime dans une grande diversité de territoires (nos articles). « On résiste beaucoup mieux aux chocs extérieurs lorsque l’on a une économie locale solide »confirme Lionel Astruc, auteur de (R)évolutions.

Sa caméra nous conduit à Tomkins Time Traders, la banque du temps d’Ithaca, dans l’État de New York. Ici, le temps n’est plus forcément synonyme d’argent. Des services peuvent être échangés gratuitement avec d’autres habitants du quartier, tous à égalité, que l’on soit avocat ou électricien. « Nous avons tous des savoirs-faire uniques et quelque chose à partager ou à donner aux autres », confie une membre du projet. L’enjeu est de créer un nouveau système qui revalorise le travail au cœur de l’économie. Dans cette banque, une heure d’une compétence particulière – en plomberie ou comme dentiste par exemple – équivaut à une heure de soins pour les personnes âgées ou une heure de garde pour les enfants. Un moyen de sortir du système capitalisme monétisé mettant en concurrence les uns avec les autres.


Des adeptes du mouvement de la simplicité volontaire aux villes en transition (nos articles), en passant par des expériences en permaculture telles que la Ferme du Bec Hellouin, le film de Philippe Borrel nous amène à prendre le temps de s’arrêter pour réfléchir. Il égrène d’autres façons de vivre ensemble pour façonner un autre monde. Plutôt que de suivre un rythme qui nous mène vers des catastrophes écologiques, économiques et sociales, le réalisateur nous propose de redonner du sens au temps et de reprendre le contrôle de nos vies. Une invitation à amorcer dès aujourd’hui une véritable transition écologique et sociale. Un film à voir de toute urgence.

Sophie Chapelle

[1] Philippe Borrel est le réalisateur de Les Insurgés de la Terre, d’Un monde sans fous ? et d’Un monde sans humains ?

la video avait été supprimée, je vous la repropose !

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Tout va s'effondrer, alors préparons la suite...

8 Mai 2015, 06:47am

Publié par Marie Astier pour Reporterre

Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, de Pablo Servigne et Raphaël Stevens.

Entretien avec Pablo Sevigne

Le pic pétrolier, le climat qui se dérègle, la biodiversité qui disparaît… Les scientifiques nous bombardent de nouvelles alarmistes, mais que faire ? Prenons-les enfin au sérieux, préconise Pablo Servigne, co-auteur de « Comment tout peut s’effondrer ». Mais pas de panique : même si le chemin n’est pas facile, il faut l’accepter, pour commencer à préparer le monde d’après.

Sur quels faits vous appuyez-vous pour affirmer que l’effondrement est possible ?

Nous avons rassemblé un faisceau de preuves qui viennent des publications scientifiques. Les plus évidentes sont liées au fait que notre civilisation est basée à la fois sur les énergies fossiles et sur le système-dette.

Le pic de pétrole conventionnel a eu lieu en 2006-2007, on est entrés dans la phase où l’on exploite le pétrole non conventionnel : sables bitumineux, gaz de schiste, pétroles de schiste, etc. Déjà, c’est un signe qui ne trompe pas.

Ensuite, il y a un siècle, on investissait un baril de pétrole et on en retirait cent. On avait quatre-vingt-dix-neuf barils de surplus, on nageait dans le pétrole. Un siècle après, ce taux de retour est descendu à dix ou vingt, et cette diminution s’accélère. Or, en-dessous d’un certain seuil, entre quinze et vingt, c’est dangereux pour une civilisation. Pour fonctionner, notre société a besoin de toujours plus d’énergie. Or il y en a toujours moins. Donc à un moment, il y a un effet ciseaux.

En même temps, pour fonctionner, notre société a besoin de toujours plus de croissance. Pendant les Trente glorieuses, les deux-tiers de notre croissance faramineuse venaient des énergies fossiles. Sans énergies fossiles il n’y a plus de croissance. Donc toutes les dettes ne seront jamais remboursées, et c’est tout notre système économique qui va s’effondrer comme un château de cartes.

Dans ce schéma, quelle place a la crise écologique ?

Dans notre livre, on prend la métaphore de la voiture. Il y a la question du réservoir d’essence : à un moment il sera vide. C’est ce que je viens d’expliquer. Et il y a un autre problème : la voiture va de plus en plus vite et sort de la route. La science s’est rendue compte que le climat s’est emballé, que la biodiversité s’effondre littéralement. On dépasse des seuils qu’il ne faudrait pas dépasser sous peine de déstabiliser les écosystèmes qui nous maintiennent en vie. La voiture risque de se prendre des arbres. Si on va au bout, certaines études montrent que l’on peut vraiment éliminer presque toute vie sur Terre. On en est à ce point là.

Donc la crise écologique est beaucoup plus grave que les crises économiques. Certaines civilisations anciennes se sont effondrées économiquement et politiquement. Quelques siècles après, ça renaît. Et puis il y a des civilisations qui se sont effondrées pour des cause écologiques. L’effondrement de l’environnement provoque l’effondrement de la civilisation. Là, en revanche, la civilisation ne repart pas parce que le milieu est épuisé, mort.

Parmi toutes ces catastrophes, quelle est celle qui risque de déclencher les autres ?

Ce qui est important, pour l’étincelle qui déclenchera les autres, c’est la rapidité. Et là, c’est le système financier qui est le plus fragile. Les effondrements financiers sont très rapides, même s’ils sont moins graves. Le problème, c’est qu’ils peuvent déclencher un effondrement économique, donc du commerce physique, qui peut déclencher un effondrement politique, et plus tard un effondrement des institutions sociales, de la foi en l’humanité, de la culture, etc.

On utilise plutôt les mots « crise » ou « catastrophe » : pourquoi avoir choisi de parler d’« effondrement » ?

On a quand même utilisé les mots catastrophe et crise. Catastrophe, on l’aime bien parce qu’il est provocateur. En fait nous sommes devenus catastrophistes. Cela ne veut pas dire qu’on souhaite les catastrophes ou qu’on arrête de lutter contre. Cela veut juste dire qu’on est lucides et qu’on les accepte.

Le mot crise, lui, ne convient pas parce qu’il sous-entend que l’on peut revenir à l’état de normalité qu’on avait avant la crise. Or ce n’est pas le cas. Donc parler de crise est un abus de langage, même si on l’a quand même un peu utilisé dans le livre.

Effondrement est un mot qui nous plaît bien parce qu’il est très large. Il permet d’être aussi bien du côté de la raison, de parler des rapports scientifiques, que de toucher l’imaginaire. Quand on parle d’effondrement, les gens voient Mel Gibson avec un fusil à pompe, ou des films de zombies. Mais il y a beaucoup d’autres choses qui peuvent émerger. Donc notre travail, c’est de donner chair à ce mot d’effondrement. D’arriver à décrire ce à quoi il pourrait correspondre dans notre société, pour la génération présente, en-dehors des mythes hollywoodiens.

Et cela permet aussi de se rendre compte que c’est un processus.

Oui. Dans notre imaginaire, on a la notion d’apocalypse. Du jour au lendemain, il n’y a plus rien et c’est la barbarie. En fait non. Quand on parle d’effondrement, on parle aussi bien d’une catastrophe financière qui arrive en quelques heures, que d’une catastrophe climatique qui arrive en quelques décennies voire en quelques siècles. Toutes les grandes civilisations qui se sont effondrées ont mis des dizaines voire des centaines d’années à le faire.

Si ça s’effondre, qu’est-ce qui s’effondre exactement ?

On a creusé cette question en partant de ce qui était vulnérable. Aujourd’hui dans nos sociétés, on a une économie, des lignes d’approvisionnement, un système financier, des structures de flux – tout ce qui est système alimentaire, système d’approvisionnement en eau, système médical. Tout cela est devenu extrêmement fragile parce que complexe, inter-connecté. Donc ce qui va s’effondrer, c’est tout ce qui dépend des énergies fossiles. Cela inclut les énergies renouvelables et le nucléaire, car pour les fabriquer, il faut des énergies fossiles. Quand on se rend compte que quasiment toute notre nourriture dépend du pétrole, qu’est-ce qu’on va manger ? Ce qui va s’effondrer est absolument gigantesque.

Une autre manière de répondre est que plus un pays est riche et industrialisé, et hors sol, plus il va tomber de haut. Aux périphéries, cela va être beaucoup moins grave et il va y avoir des jeunes pousses qui vont pouvoir relancer une civilisation. Par exemple, pendant la crise des subprimesde 2008, il y a eu trente-cinq pays qui sont entrés en émeutes de la faim, juste à cause d’une fluctuation des matières premières. Au Mozambique, ils n’étaient pas connectés au système mondial économique, et ils n’ont pas subi cette crise.

Est-il possible d’éviter cet effondrement ?

Non, c’est un des grands messages du livre. L’éviter voudrait dire qu’on continue notre trajectoire de croissance. Or non seulement ce n’est plus possible (on l’a montré avec la fin des énergies fossiles), mais si on continue de croître, le réchauffement climatique et la destruction de la biodiversité provoqueront un effondrement de notre civilisation. L’autre voie pour éviter un effondrement serait de bâtir une économie qui n’ait pas besoin de croissance. Mais sans croissance, la civilisation industrielle actuelle s’effondre. Donc de tous les côtés, ça s’effondre. On est cernés.

La posture du livre est de l’accepter. Il y a un effondrement, d’accord, on respire. On apprend à gérer sa raison, à gérer ses émotions, à gérer son rapport avec les autres, avec l’avenir. J’ai dû renoncer à des rêves que j’avais pour moi, mais j’ai dû renoncer à des rêves que j’avais pour mes enfants. C’est très douloureux. Une piste de sortie, c’est que l’effondrement peut être vu comme une opportunité incroyable d’aller vers quelque chose qu’on peut commencer à construire dès maintenant.

Est-ce qu’on le saura, quand l’effondrement arrivera ?

Vous connaissez la fable de la grenouille ? Quand on met une grenouille dans l’eau bouillante, elle saute. Quand on la met dans l’eau froide et qu’on fait peu à peu monter la température, elle reste jusqu’à en mourir parce qu’elle ne se rend pas compte que l’eau devient bouillante… Notre intuition est que peut-être, en Grèce, en Espagne, en Syrie, l’effondrement a déjà commencé. Nous, on n’est pas encore touchés parce qu’on est riches.

Comment êtes-vous arrivé à concentrer vos recherches sur l’effondrement ?

Un spécialiste du pic pétrolier, dans un colloque, a un jour parlé de ce qu’il appelle des « Oh my God points » [des points « oh mon Dieu » - NDLR]. Ce n’est pas un choc de la tête, c’est un choc du ventre et du cœur et après, plus rien n’est pareil.

Mon premier, c’était le pic pétrolier. J’ai vu un documentaire sur comment Cuba a survécu au pic pétrolier, et ça m’a tellement bouleversé que j’y suis allé pendant deux mois. Un autre grand « Oh my god point » est ma rencontre avec Dennis Meadows, le co-auteur du rapport du club de Rome [Rapport sur les limites de la croissance, 1972 - NDLR]. Son message est clair : il est trop tard pour le développement durable, il faut se préparer au choc, et construire des petits systèmes résilients parce que l’effondrement est là. Cela fait quarante ans qu’il dit cela, personne ne l’écoute. Le rapport prévoit un effondrement pour le début du 21e siècle et c’est ce qu’on est en train de vivre.

Pourtant, la grande majorité des gens ne voient pas l’effondrement.

Ils sont dans le déni, parce que c’est trop violent.

Après plein de gens savent. C’est le grand problème de notre époque : on sait mais on ne croit pas. Les mythes sont toujours plus forts que les faits. Notre mythe, c’est la croissance infinie, la techno-science qui domine la nature. Si on trouve un fait qui ne colle pas avec ces mythes, on le déforme pour le faire rentrer. On dit qu’on trouvera de nouvelles énergies, par exemple.

C’est pour cela qu’avec ce livre on est sur le terrain de l’imaginaire, qui est beaucoup plus fort que les faits, et structure la manière de donner sens au monde. On dit que l’utopie a changé de sens : les utopistes sont aujourd’hui ceux qui croient qu’on peut encore continuer comme avant.

Accepter l’effondrement, c’est comme accepter la mort d’un proche. Il faut dépasser les phases du deuil : le déni, le marchandage, la colère, la tristesse et l’acceptation. Beaucoup de gens sont encore dans le déni, mais il y en a aussi dans la tristesse, dans la colère. Et il y en a qui sont dans la joie, parce qu’ils sont déjà dans l’acceptation.

A la fin de l’année se déroulera une grande conférence sur le climat à Paris. N’est-ce pas la preuve que nos élites politiques ne nient plus l’effondrement et cherchent des solutions ?

Non, je pense que les politiques n’y croient pas. C’est bien que des gens se mettent autour de la table pour parler de climat, cela a au moins une vertu pédagogique. Mais parler de solutions, c’est tordu. Cela laisse la porte ouverte à tous les techno-béats qui sont là à trépigner avec la géo-ingénierie. Et cela empêche de se rendre compte que le changement climatique, même si tout s’arrête d’un coup, c’est déjà trop tard, il s’est emballé.

Mais on peut limiter les dégâts, c’est pour cela que c’est bien de mener des négociations. Et surtout on doit le faire parce qu’aujourd’hui, il n’y a aucun grand conflit international. C’est le moment idéal pour des négociations.

Que peut-on faire d’autre au niveau politique pour faire face à l’effondrement ?

On est dans des paradoxes, car si quelqu’un au niveau politique commence à parler d’effondrement cela va créer une panique des marchés financiers, qui va provoquer l’auto-réalisation de l’effondrement. Il va provoquer ce qu’il voulait éviter.

En revanche, on peut agir au niveau micro-politique. Avec l’effondrement, les macro-structures vont souffrir. On va retourner à des sociétés beaucoup plus locales. Le mouvement de la transition est en train de redonner du pouvoir aux gens au niveau municipal. C’est cette échelle qui permet de passer à l’action rapidement.

Vous dites que pour décrire l’effondrement, les faits scientifiques ne suffisent pas. Il faut aussi avoir l’intuition qu’il arrive. Ceux qui portent des alternatives sont-ils ceux qui ont cette intuition ?

Pour beaucoup, oui. Il y a des millions d’individus dans le monde qui sont déjà dans le monde post-pétrole, post-effondrement : le monde d’après.

Le problème est que si on n’a pas encore mis les lunettes de la transition, on ne voit pas ces initiatives. On ne comprend pas pourquoi tel paysan a développé la traction animale. Or dans vingt ans, l’agriculture industrielle se sera effondrée et tout le monde sera à la traction animale.

Il faut se mettre en transition, c’est une opportunité de changer le monde. Cela veut dire construire des « réseaux des temps difficiles ». C’est retrouver le lien aux autres, à la nature, avec nous-mêmes. C’est accepter l’interdépendance de tous les êtres. Quand une civilisation s’effondre, les bâtiments peuvent s’effondrer, il reste les liens humains.

A quoi ressemblerait ce monde d’après, ce monde en transition ?

Ce n’est pas à moi de répondre à cette question. Ce qu’on donne dans ce livre, ce sont des outils pour qu’avec votre imaginaire, vous forgiez votre monde d’après. Il sera différent d’un pays à l’autre, d’une personne à l’autre, c’est la mosaïque de l’effondrement. Je ne sais pas si on arrivera dans un grand sursaut collectif à en atténuer les effets, ou si on ira vers plus de guerres, de famines, de catastrophes. Mais je sais qu’il y a un grand chemin intérieur à faire, qu’on a déjà commencé et qu’on est nombreux.

Ici nous sommes au Hameau des buis, une communauté installée dans la campagne ardéchoise. Avoir fait le choix d’habiter ici, est-ce une façon d’anticiper l’effondrement ?

J’aimerais dire non, mais en fait je dois avouer qu’au fond de moi, j’ai fait cela pour quitter la ville parce que je sens qu’à ville, cela va être de plus en plus difficile. Un grand exode urbain a commencé. Plein de jeunes, de néoruraux, de « nimaculteurs » - non issus du monde agricole - y participent.

Et la transition, comment l’amorcez-vous ici ?

Ici, au Hameau des buis, on n’est pas du tout autonomes en énergie, en alimentation, etc. Quand je suis arrivé, j’ai fait ma conférence et cela a provoqué des « Oh my god points ». On a entamé des travaux pour être autonomes en eau et en alimentation. On se dit qu’il va falloir qu’on ait des chevaux pour se débrancher de la voiture.

Pour moi, la transition c’est l’histoire d’un grand débranchement du système industriel. Se débrancher avant qu’il ne s’effondre et nous emporte avec. Car pour l’instant, si tout s’effondre on est mort : je ne sais pas vivre sans voiture et sans supermarché.

- Propos recueillis par Marie Astier

Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Ed. Le Seuil, 304 p., 19 €

Tout va s'effondrer, alors préparons la suite...

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Jardinage et pucerons...

7 Mai 2015, 06:47am

Publié par pam

Les pucerons envahissent la plante et se déplacent en colonie pour sucer la sève. Leur prédateur : la coccinelle.

Autres solutions écologiques :

Pratiquez la douche écossaise pour les éliminer, car ils détestent l’eau. On peut aussi effectuer des pulvérisations de savon noir dilué dans de l’eau, à quelques jours d’intervalle et à titre préventif.

Pour protéger vos plants contre les pucerons, il existe une autre solution naturelle. En effet, le purin d’ail est très efficace :

  • Portez un litre d’eau à ébullition puis retirez du feu.
  • Incorporez 100 g d’ail épluché et haché.
  • Couvrez et laissez refroidir.
  • Filtrez et diluez la solution à raison de 1 volume de solution pour 5 litres d’eau.
  • Pulvérisez sur les feuilles sans oublier le dessous.
  • Renouvelez la pulvérisation au bout d’une semaine.
Jardinage et pucerons...

et toujours et encore le purin d'ortie, faites tremper une bonne poignée d'orties dans de l'eau, au bout de quelques jours filtrer et pulvériser, à part l'odeur tout est bon dans ce purin, il soigne, booste et traite toutes les plantes !

alors bon jardinage !

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Épices....

4 Mai 2015, 07:02am

Publié par pam

“LA MAÎTRESSE DES ÉPICES” de Divakaruni.

Postface de Marie-Odile Probst :

Médecins et cuisiniers emploient depuis l’Antiquité ces substances végétales que sont les épices. Utilisées avec discernement, les épices soignent : trop fortement dosées, elles peuvent empoisonner. Et Tilo, être intermédiaire entre les hommes et des entités supérieures, investies du pouvoir des épices, s’est incarnée pour aider les faibles. Elle intercède en faveur de ceux qui viennent à elle, les assiste sur le chemin de leurs vrais désirs, s’emploie à redresser, secrètement, humblement, l’équilibre des humeurs, maux du corps et de l’âme, et à les protéger des forces d’un mal qui les dépasse.

Le maniement des épices est affaire de mesure et d’expérience, affaire de cuisine et d’alchimie, travail de laboratoire.

L’Inde possède aussi une science des lapidaires, avec ses traités et ses spécialistes, car les pierres soignent aussi.

Les épices échauffent, stimulent, fluidifient, neutralisent, libèrent... le sang, le souffle, le flux vital, affectent comme nos drogues modernes les émotions. En Inde, la médecine ayurvédique, science de “longue vie”, enseigne dans ses universités que l’énergie des aliments et des épices répond tout ensemble aux besoins du continuum corps-esprit. La règle fondamentale se résume grossièrement à un “ni trop, ni trop peu” des éléments de base : nourriture, repos, sexualité. Travail de l’énergie à quoi il faut ajouter la conscience des autres énergies, celle de l’amour, de la paix intérieure, et de l’absolu. Les aliments émettent des radiations solaires, terrestres, et humaines car les aliments se chargent des radiations des personnes qui les manipulent. Néanmoins, chaque personne est différente, possède une nature et un équilibre propres. Tilo, en thérapeute, chamane, cherche l’épice particulière, l’épice-racine, clef intime, qui convient à chacun et à chaque situation. Les nombreuses variétés de sucreries dont les Indiens et leurs dieux sont si friands ont la réputation d’enlever l’amertume, de soigner le deuil et de concilier la peine ; la cannelle et le fenugrec tonifient, le gingembre atténue les douleurs, le sésame soigne les maladies de bouche, le poivre combat tant les fièvres que la léthargie, le lotus régularise le pouls. Le drame cosmique se joue à l’intérieur du corps de l’homme cosmique.

L’art ne s’acquiert qu’après la plus âpre des disciplines et ne se pratique que dans le plus grand respect des règles qui comportent des interdits stricts. Les brahmâchârin ne doivent pas quitter l’enceinte de leur affectation, rester chastes (unies en elles-mêmes, toute leur volonté tendue vers un seul but), ne pas toucher la peau, le corps de l’autre pour ne pas mêler les énergies ni prendre le risque de se laisser contaminer par l’émotion ou la peur de son vis-à-vis.

Tilo accompagne ses mélanges et ses poudres rituelles de ces formules propitiatoires, prières ou mantras. Magie ? Les mantras sont une technique de concentration et leur répétition, telle la méditation, aide le récitant à atteindre un état psychique de réceptivité et d’équilibre optimal.

Tilo est yoginî, elle pratique l’âsana de l’assise en lotus ; elle entend ce qui ne peut se formuler, devine le passé et prévoit l’avenir, bien qu’elle se défende de bonimenter comme une vulgaire diseuse d’aventures ; elle sait que chaque parole, chaque geste, chaque pensée est un acte lourd de conséquences. C’est pourtant l’abandon de la distance nécessaire à l’efficacité de sa pratique,

c'est parce qu’elle se laisse contaminer par l’émotion et risque de perdre sa maîtrise, c’est l’adoption de la “voie humide” des larmes et des passions qui vont lui permettre de mettre en lumière les ombres que l’orgueil du savoir-pouvoir réglementé lui présentait jusqu’alors en un ordre parfait.

Si le lundi, jour de fermeture de l’épicerie, est consacrée aux mères, à chaque autre jour correspond une épice ; cela est conforme à la tradition, car chaque jour à sa déité particulière. Il est des jours où l’on prescrit de donner de l'argent et de l’huile aux pauvres, des jours où il faut protéger les enfants, un jour consacré au guru : chaque jour fait entendre un aspect de ce divin aux si nombreuses facettes, le divin au cœur de la matière de chaque graine comme de chaque étoile.

Tilo honore et nourrit les serpents invisibles qui peuplent les coins sombres de sa boutique, lovés dans les replis souterrains de notre inconscience.

Tilo est magicienne, elle maîtrise les formules de métamorphose dans la plus pure des traditions qui dit aussi qu’être tenté par l’amour, c’est risquer l’échec.

Tilo, sous son sari blanc de veuve, va changer en Amérique ; la femme nourricière - la femme - ne va plus s’immoler dans le feu de l’ego masculin ; elle va affirmer son droit à l’individualité, à la sensualité sans rien perdre de cette âme dont d’autres gardiens de la Loi niaient aux femmes, en d’autres temps, sous d’autres cieux, jusqu’à l’existence.

Le récit se déroule, s’enroule ; le mouvement, l’écriture est contemplation de l’énergie divine. Entre la sagesse et l’art existe une harmonie profonde.

Épices....

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au sujet de l'argile...

3 Mai 2015, 06:57am

Publié par pam

réf. “ L’argile qui guérit” de Raymond Dextreit.

La terre d’où nous venons - où nous retournerons -

La terre d’où vient tout ce qui vit - où retourne tout ce qui meurt -

La terre qui reçoit la mort et donne la vie.

Utilisée de tout temps par l’homme (abri, récipients, objets décoratifs, tablettes pour l’écriture et le dessin, pour la momification), les Grecs de l’Antiquité se servaient de l'argile pour le traitement des fractures. En Égypte au temps des Pharaons, l’argile faisait partie de la pharmacopée. On trouve l’argile dans tous les peuples dits primitifs.

Ce qu’on appelle argile est une terre grasse lorsqu’elle est humide et sur laquelle rien ne pousse. C’est la terre glaise des potiers. Elle peut être verte, rouge, jaune, grise, blanche... Chacune a ses propriétés, et il faut chercher celle qui convient le mieux à l’affection traitée ou au tempérament du malade. Il semble que l’argile verte soit la plus efficace.

Il y a des liens d’affinité entre l’argile et tout ce qui vit, plante, animal ou homme. La même argile peut déterminer un résultat spectaculaire chez l’un, et sembler inopérante sur l’autre. En réalité, elle agit toujours, mais plus ou moins rapidement selon le degré d’affinité. Si les résultats ne sont pas concluant, il faut alors changer d’argile.

En utilisant les éléments de la nature, nous devons toujours chercher et trouver la sympathie. Ce n’est pas à une substance inerte que nous faisons appel. La couleur a son importance de même que la provenance. En général, l’argile de la région où l’on vit agit plus en sympathie que les argiles de provenance éloignée... sauf exceptions.

Plus l’argile a été exposée au soleil, à l’air, à l’eau de pluie, plus elle est active.

UTILISATION : la dose journalière moyenne est d’une cuillère à café (une demie pour les enfants de moins de 10 ans). Dans certaines affections intestinales la dose peut être portée à 2 ou 3 cuill. par jour.

Préparer si possible quelques heures ou une nuit à l’avance (sans remuer).

Mettre l’argile dans un demi verre d’eau non bouillie. Ne pas laisser de métal en contact avec l’argile. Utiliser un verre assez épais. Prendre l’argile le matin, dès le réveil. Ou bien le soir au coucher. Ou encore 30 à 15 minutes avant un repas (1 heure si possible).

Si l’argile constipe le patient, prendre en plusieurs fois (entre les repas) ou associer avec une tisane laxative.

On remarque chez certains, un “resserrement” des intestins avec la prise le matin à jeun, alors que, si on la prend le soir, au coucher, c’est généralement l’effet inverse qui est obtenu.

Si l’argile est mal acceptée, se contenter de boire l’eau, puis peu à peu inclure de plus en plus d’argile jusqu’à 1 cuillère.

Si l’argile provoque des nausées, mélanger avec un peu d’eau pour faire une pâte ferme qu’on roule en boulette ; on peut aussi préparer les boulettes avec une infusion (menthe, pin, eucalyptus) et les sucer comme des bonbons.

En cas de rhume, de maux de gorge ou de problèmes de bouche ou de dents, sucer de l’argile est une bonne pratique, et facile pour les enfants.

La première cure d’argile dure trois semaines puis, après un arrêt d’une semaine, on reprend la cure en alternant une semaine de cure et une semaine de repos et ce pendant des mois si nécessaire.

En cas de tension artérielle élevée, diminuer les doses, car l’argile enrichit le sang.

L’argile ne doit pas être considérée comme un remède anodin, et, surtout en usage interne, elle doit être utilisée avec discernement.

Pour obtenir une guérison totale, il faut aussi adopter un mode d’alimentation en harmonie avec les lois naturelles.

Il est bien connu des usagers des méthodes curatives naturelles que certaines réactions peuvent subvenir consécutivement à leur intervention. Certains pensent parfois que l’argile leur a fait mal au foie, aux reins... alors qu’elle s’est comportée en révélateur, mettant en évidence ce qui était latent et qu’il importe de traiter.

En usage externe, l’argile préparée à l’avance, doit être souple, sans couler et lisse. On peut l’appliquer froide, tiède ou chaude. On peut laisser la préparation au soleil (avec un linge pour protéger des impuretés). En revanche, quand on veut conserver l’argile on doit la garder à l’obscurité qui est sa condition initiale.

On étale l’argile sur un tissu ou du papier absorbant en couche régulière et on applique le cataplasme directement sur la peau de préférence. Ne remuer et toucher l’argile qu’au minimum. L’application peut durer de une heure à toute la nuit. En cas de plaie purulente, il faut renouveler toutes les heures. Pour traiter un organe profond il faut laisser le cataplasme au moins deux heures.

En cas de refroidissement on peut approcher une bouillotte du cataplasme.

En cas de gêne ou de sensation pénible, il faut retirer le cataplasme. Ensuite recommencer en mettant moins d’argile, ou moins étendu, ou moins longtemps.

Généralement, l’argile est presque sèche au moment où on l’enlève et le cataplasme s’enlève facilement. Si des particules restent sur la peau, laver à l’eau sans savon, sans alcool. Jeter l’argile après usage.

Quand un traitement est commencé, il faut éviter de l’interrompre, même provisoirement, et ne cesser que lorsque tout est bien terminé.

Il est possible qu’au début du traitement, on enregistre une recrudescence du mal : l’argile exerce une puissante action de drainage et attire à elle toutes les substances de radiation négative. Il est donc compréhensible que toutes les toxines du corps aillent s’acheminer vers le lieu du traitement.

Il est donc recommandé de faire précéder le traitement à l’argile par des tisanes laxatives, une petite cure de fruits ou de citron et l’absorption d’argile par voie buccale. Ensuite il convient de commencer par des applications légères, de peu d’étendue et peu épaisses, conservées une heure. Si les applications précédentes ont été bien tolérées, on augmente la surface, l’épaisseur et le temps des applications.

On retrouve parfois une similitude entre certains médicaments chimiques (antiseptiques par ex.) et l’argile. Cette similitude n’est qu’apparente : tout produit chimique est un produit mort qui agit aveuglément et détruit inconsidérément le bon et le mauvais, le sain et le malsain, l’utile et le nuisible. Les germes dangereux sont peut-être anéantis, mais les éléments reconstructifs ne sont pas épargnés, et les tissus des plaies traitées se reconstituent à un rythme bien plus lent que celles qui ne le sont pas, contrairement à l’argile, substance vivante.

L’argile agit avec discernement, entrave la prolifération des microbes ou bactéries pathogènes, c’est-à-dire tous corps parasitaires, tout en favorisant la reconstitution cellulaire saine. Incontestablement, c’est une force intelligente, bienfaisante, qu’il faut avoir expérimentée pour concevoir l’ampleur de son action. L’argile va là où est le mal. Utilisée en usage externe ou interne, l’argile se dirige vers le foyer morbide et s’y fixe parfois pendant plusieurs jours pour, finalement, entraîner pus, sang corrompu... etc... dans son évacuation.

Il n’est pas possible de prouver toutes les explications de l’action bénéfique de l’argile, mais certaines sont assez évidentes pour être évoquées : elle est par exemple, bactéricide et peut rendre inoffensive l’eau polluée. Son pouvoir absorbant peut être mis à contribution pour enlever à l’eau de ville ses relents chimiques de chlore... etc. Cette action ne se borne pas à la désodorisation, mais se poursuit tout le long du trajet digestif et libère le canal de bien des intrus, gaz entre autres.

Pour toutes les irritations, ulcérations, ulcère, voire cancer des organes digestifs, l’argile constitue un pansement d’une extrême activité, éliminant les cellules détruites et activant leur reconstitution.

Partout où il y a carence, l’argile semble combler ces carences sans que l’analyse ne révèle une exceptionnelle richesse de ces substances carencées dans l’argile.

Renfermant des métaux, les argiles attirent les nucléoprotéines dont l’assemblage forme l’A.D.N. . Aussi est-il probable que l’argile peut intervenir dans le processus de la transformation et de l’assimilation des éléments nutritifs, donc dans les phénomènes d’entretien de la vie et de défense contre les agressions et le vieillissement.

Si un organe fonctionne mal ou si une fonction ne s’accomplit qu’en partie, ce n’est pas porter remède que d’introduire dans l’organisme la substance non élaborée. Il faut aller plus loin, et l’argile y va. Elle stimule l’organe déficient et contribue au rétablissement de la fonction défaillante. Comment s’accomplit ce rétablissement ? Par l’apport de substances impondérables, de catalyseurs qui permettent l’assimilation, puis la fixation des corps minéraux apportés par les aliments et que l’organisme laissait fuir auparavant.

Ces catalyseurs agissent à doses infinitésimales. C’est pourquoi il est inutile d’absorber de grandes quantités d’argile : une cuillère à café par jour étant une moyenne bien suffisante.

Naturellement, elle absorbe toutes les toxines, et l’on peut lui faire confiance comme remède contre les intoxications (champignons, acides chimiques et autres poisons) qu’elle peut neutraliser.

au sujet de l'argile...

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perturbateurs endocriniens...

1 Mai 2015, 08:08am

Publié par pam

trouvé sur le site : http://www.sabotage-hormonal.org

Science des P.E. / Action des P.E. / Tableau synthèse des perturbateurs endocriniens

Tableau synthèse des perturbateurs endocriniens

Le tableau fait une synthèse de l’information sur quelques perturbateurs endocriniens présents à la maison et qui peuvent être évités. Leurs effets sur la santé ne sont pas tous connus et les recherches menées dans les années à venir préciseront leur impact sur les humains et sur l’environnement.

Pour se débarrasser de tous ces trucs ingérés depuis des années et que notre corps accumulent sans pouvoir s'en défaire une solution parmi d'autres : Xenosulf (détoxiquant et chélateur des métaux toxiques). Mon ostéopathe me l'avait conseillé dans une période de fatigues et douleurs récurrentes et j'ai trouvé ça efficace. Vous en trouverez en pharmacie ou magasins bios. Le charbon activé (2 cuillères trois fois par jour) peut nettoyer votre organisme aussi.

Inutile de vous prendre la tête, ce genre de liste est très anxiogène mais il faut la prendre comme une liste de produits à éviter petit à petit (si vous en avez encore chez vous) en les remplaçant par des produits sains et naturels. Quand c'est possible car les alternatives sont parfois dures à trouver... De plus vous verrez que vous dépensez moins finalement et que le plaisir de ce grand nettoyage (de votre corps et de votre lieu de vie, pour vous et vos proches) est en soit une excellente thérapie ! alors au boulot dans la joie !!

perturbateurs endocriniens...

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violence, non-violence...

1 Mai 2015, 06:22am

Publié par pam

"Il fut un temps où la violence n’existait pas. Ce n’est pas un rêve, une fable, de la spéculation philosophique. De plus en plus, c’est le scénario qu’ébauchent les sciences, au confluent de l’archéologie, de l’anthropologie, de la biologie de l’évolution, des disciplines qui étudient le cerveau et la psyché. A l’image d’une nature humaine pétrie de violence et de compétition, le savoir contemporain en substitue une autre, faite d’empathie et de coopération. Les connaissances sur la nature humaine rendent ainsi possible d’imaginer un monde sans massacres, sans guerres, sans brutalité: rien de ceci ne serait en effet inévitable, eu égard à ce que nous sommes..."

violence, non-violence...

une des causes de violence, les religions... alors qu'elles devraient prêcher l'amour...

Les Éditions Ariane

LES 7 DIFFÉRENCES ENTRE LA RELIGION ET LA SPIRITUALITÉ

Beaucoup de gens confondent la religion et la spiritualité ou certains phénomènes mystérieux et surnaturels. Certains pourraient même la comparer à une secte, mais cela est dû à un manque de connaissances et à la peur d’être manipulé.

Si nous nous engageons à faire abstraction de nos appréhensions pour essayer d’étudier et de comprendre le sens même de la spiritualité, nous arrivons à une prise de conscience et à la conclusion qu’elle n’a rien de mystérieux ni de surnaturel, et qu’elle n’est en aucun cas liée à une secte.

Voici 7 différences entre la religion et la spiritualité qui vous aideront à mieux les comprendre...

La religion oblige à s'incliner ou à se prosterner – la spiritualité vous libère.

La religion vous dit de suivre une idéologie et d’obéir à certaines règles car sinon vous allez être puni. La spiritualité vous permet de suivre votre cœur et de sentir ce qui est juste pour vous. Elle vous libère de façon à exprimer votre vraie nature sans devoir vous incliner à tout ce qui ne s’aligne pas avec vous. Il vous a été donné de choisir ce qui peut être honoré afin de le rendre divin.

La religion vous inculque la peur – la spiritualité vous montre comment être courageux.

La religion vous dit ce qu’il faut craindre et vous montre les conséquences. La spiritualité vous fait prendre conscience des conséquences, mais ne veut pas que vous vous concentriez sur la peur. Elle vous montre comment vous positionner malgré la peur, et comment continuer à faire ce que vous sentez être juste, malgré les conséquences qui peuvent en découler. Elle vous montre l’acte fondé sur l’amour et non la peur, et ainsi comment contrôler la peur, pour agir au mieux.

La religion vous clame ses vérités – la spiritualité vous permet de les découvrir.

La religion vous dit ce qui est considéré comme juste et ce en quoi il faut croire. La spiritualité vous permet de le découvrir à votre propre rythme et selon vos aspirations. Elle vous permet de vous connecter avec votre Moi Supérieur et de comprendre avec votre propre esprit ce qu’est la vérité, car la vérité dans son ensemble est la même pour tous. Ainsi, elle vous permet de croire en votre propre vérité, et ce, à travers votre propre perception et votre cœur.

La religion est en compétition avec les autres religions – la spiritualité les unit.

Il y a beaucoup de religions à l’échelle mondiale et toutes prêchent que leur version de l'histoire est la meilleure de toutes. La spiritualité voit la vérité à travers toutes les religions et révèle ce qui les unit toutes, parce que la vérité est fondamentalement la même pour tous, malgré les différences d'interprétation et de perception. Elle met l’accent sur la qualité du message divin que les religions partagent et non sur les différences de ses détails historiques.

La religion crée une dépendance – la spiritualité vous rend indépendant.

Vous n’êtes réellement religieux que si vous assistez à des événements religieux et alors seulement, vous êtes considéré comme étant digne du bonheur. La spiritualité vous montre que vous n’avez ni à dépendre ni à avoir besoin de quoi que soit pour être heureux. Le bonheur se trouve toujours au fond de soi-même et nous sommes les seuls à être responsables de notre bonheur. Nous sommes toujours là où nous devons être, et ne sommes pas tenus d’assister à aucun événement ou rituel religieux. La divinité se trouve en chacun de nous et c’est la raison pour laquelle nous sommes toujours dignes du bonheur.

La religion se fonde sur la répression punitive – la spiritualité se fonde sur la compréhension de la loi univeselle du karma.

La religion dit que si nous n’obéissons pas à certaines règles, il y a une punition qui nous attend. La spiritualité nous permet de comprendre que toute action entraîne une conséquence, et de réaliser que la «punition» ou la «récompense» compensatoires suite à nos actes sera la conséquence naturelle de ce que nous aurons choisi de faire ou de ne pas faire. Elle s’appuie uniquement sur les forces fondamentales de l’univers et vous n’avez pas besoin de croire à l’existence de ces forces.

La religion vous demande de suivre le cheminement d'éveil d’un autre humain – La spiritualité vous permet de créer le vôtre.

La base même d’une religion repose sur l’histoire qu’elle raconte sur le prophète l'ayant fondée, sur son voyage vers l’illumination et sur les vérités ainsi découvertes, et elle vous propose de suivre ses traces. La spiritualité vous laisse découvrir votre propre voyage vers l’illumination et vos vérités fondatrices, et ce, par vos propres moyens en suivant ce que votre cœur vous indique être vrai et juste, parce que la vérité est toujours la même, peu importe le chemin suivi pour y parvenir.

Chaque religion est venue au monde par la spiritualité, grâce au voyage initiatique d'une personne ensuite reconnue comme guide prophétique inspiré par Dieu. Les détails de l’histoire de ce voyage ne sont pas forcément importants, car ils ne font que relater comment ce personnage a découvert la vérité. Ce qui est important, c’est le message faisant état de cette vérité, c'est « le code divin du cœur humain » qui résonne harmonieusement à travers chacun d’entre nous. C’est pourquoi chaque religion a aussi quelque chose de vrai à enseigner.

Adapté à partir de http://bit.ly/1HFbPmN

merci Yog La Vie !

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