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BRF !

20 Octobre 2015, 07:51am

Publié par pam

Autre métamorphose... trop de sécheresse cet été, les pourtant nombreuses réserves d'eau de pluie à sec (pas longtemps mais au pire moment...)... trop d'optimisme naturel qui me fait agrandir chaque année le potager et les espaces fleuris donc un peu trop de boulot à nettoyer, désherber... et le souci de trouver des solutions avant l'arrivée des problèmes (comment améliorer maison et jardin pour que mes limites physiques ne m'obligent pas à quitter un lieu que j'aime mais qui devient chaque année plus lourd à gérer seule)... et voilà comment on arrive au BRF clairement expliqué sur cette courte video !

Rendez-vous dans un an pour le bilan mais je suis convaincue qu'entre les bienfaits de l'apport naturel à la terre, le temps économisé à désherber et arroser, le bonheur d'avoir toujours plus de légumes et fruits à domicile donc 100 % naturels et gouteux, et les espaces sauvages du jardin et des haies qui s'en trouvent nettoyés sans dommage, le BRF est la solution !

à suivre....

et pour plus d'infos : Le BRF - monjardinenpermaculture.fr

BRF !

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Eloge de la metamorphose...

18 Octobre 2015, 08:00am

Publié par pam

Edgar Morin

Quand un système est incapable de traiter ses problèmes vitaux, il se dégrade, se désintègre ou alors il est capable de susciter un meta-système à même de traiter ses problèmes : il se métamorphose. Le système Terre est incapable de s’organiser pour traiter ses problèmes vitaux : périls nucléaires qui s’aggravent avec la dissémination et peut-être la privatisation de l’arme atomique ; dégradation de la biosphère ; économie mondiale sans vraie régulation ; retour des famines ; conflits ethno-politico-religieux tendant à se développer en guerres de civilisation.

L’amplification et l’accélération de tous ces processus peuvent être considérées comme le déchaînement d’un formidable feed-back négatif, processus par lequel se désintègre irrémédiablement un système.

Le probable est la désintégration. L’improbable mais possible est la métamorphose. Qu’est-ce qu’une métamorphose ? Nous en voyons d’innombrables exemples dans le règne animal. La chenille qui s’enferme dans une chrysalide commence alors un processus à la fois d’autodestruction et d’autoreconstruction, selon une organisation et une forme de papillon, autre que la chenille, tout en demeurant le même. La naissance de la vie peut être conçue comme la métamorphose d’une organisation physico-chimique, qui, arrivée à un point de saturation, a créé la méta-organisation vivante, laquelle, tout en comportant les mêmes constituants physico-chimiques, a produit des qualités nouvelles.

La formation des sociétés historiques, au Moyen-Orient, en Inde, en Chine, au Mexique, au Pérou constitue une métamorphose à partir d’un agrégat de sociétés archaïques de chasseurs-cueilleurs, qui a produit les villes, l’Etat, les classes sociales, la spécialisation du travail, les grandes religions, l’architecture, les arts, la littérature, la philosophie. Et cela aussi pour le pire : la guerre, l’esclavage. A partir du XXIe siècle se pose le problème de la métamorphose des sociétés historiques en une société-monde d’un type nouveau, qui engloberait les Etats-nations sans les supprimer. Car la poursuite de l’histoire, c’est-à-dire des guerres, par des Etats disposant des armes d’anéantissement, conduit à la quasi-destruction de l’humanité. Alors que, pour Fukuyama, les capacités créatrices de l’évolution humaine sont épuisées avec la démocratie représentative et l’économie libérale, nous devons penser qu’au contraire c’est l’histoire qui est épuisée et non les capacités créatrices de l’humanité.

Tout est à recommencer

L’idée de métamorphose, plus riche que l’idée de révolution, en garde la radicalité transformatrice, mais la lie à la conservation (de la vie, de l’héritage des cultures). Pour aller vers la métamorphose, comment changer de voie ? Mais s’il semble possible d’en corriger certains maux, il est impossible de même freiner le déferlement techno-scientifico-économico-civilisationnel qui conduit la planète aux désastres. Et pourtant l’Histoire humaine a souvent changé de voie. Tout commence, toujours, par une innovation, un nouveau message déviant, marginal, modeste, souvent invisible aux contemporains. Ainsi ont commencé les grandes religions : bouddhisme, christianisme, islam. Le capitalisme se développa en parasite des sociétés féodales pour finalement prendre son essor et, avec l’aide des royautés, les désintégrer.

La science moderne s’est formée à partir de quelques esprits déviants dispersés, Galilée, Bacon, Descartes, puis créa ses réseaux et ses associations, s’introduisit dans les universités au XIXesiècle, puis au XXe siècle dans les économies et les Etats pour devenir l’un des quatre puissants moteurs du vaisseau spatial Terre. Le socialisme est né dans quelques esprits autodidactes et marginalisés au XIXe siècle pour devenir une formidable force historique au XXe. Aujourd’hui, tout est à repenser. Tout est à recommencer.

Tout en fait a recommencé, mais sans qu’on le sache. Nous en sommes au stade de commencements, modestes, invisibles, marginaux, dispersés. Car il existe déjà, sur tous les continents, un bouillonnement créatif, une multitude d’initiatives locales, dans le sens de la régénération économique, ou sociale, ou politique, ou cognitive, ou éducationnelle, ou éthique, ou de la réforme de vie.

Ces initiatives ne se connaissent pas les unes les autres, nulle administration ne les dénombre, nul parti n’en prend connaissance. Mais elles sont le vivier du futur. Il s’agit de les reconnaître, de les recenser, de les collationner, de les répertorier, et de les conjuguer en une pluralité de chemins réformateurs. Ce sont ces voies multiples qui pourront, en se développant conjointement, se conjuguer pour former la voie nouvelle, laquelle nous mènerait vers l’encore invisible et inconcevable métamorphose. Pour élaborer les voies qui se rejoindront dans la Voie, il nous faut nous dégager d’alternatives bornées, auxquelles nous contraint le monde de connaissance et de pensée hégémoniques. Ainsi il faut à la fois mondialiser et démondialiser, croître et décroître, développer et envelopper.

L’orientation mondialisation/démondialisation signifie que, s’il faut multiplier les processus de communication et de planétarisation culturelles, s’il faut que se constitue une conscience de « Terre-patrie », il faut aussi promouvoir, de façon démondialisante, l’alimentation de proximité, les artisanats de proximité, les commerces de proximité, le maraîchage périurbain, les communautés locales et régionales.

L’orientation croissance/décroissance signifie qu’il faut faire croître les services, les énergies vertes, les transports publics, l’économie plurielle dont l’économie sociale et solidaire, les aménagements d’humanisation des mégapoles, les agricultures et élevages fermiers et biologiques, mais décroître les intoxications consommationnistes, la nourriture industrialisée, la production d’objets jetables et non réparables, le trafic automobile, le trafic camion (au profit du ferroutage).

L’orientation développement/enveloppement signifie que l’objectif n’est plus fondamentalement le développement des biens matériels, de l’efficacité, de la rentabilité, du calculable, il est aussi le retour de chacun sur ses besoins intérieurs, le grand retour à la vie intérieure et au primat de la compréhension d’autrui, de l’amour et de l’amitié.

Cinq principes d’espérance

Il ne suffit plus de dénoncer. Il nous faut maintenant énoncer. Il ne suffit pas de rappeler l’urgence. Il faut savoir aussi commencer par définir les voies qui conduiraient à la Voie. Ce à quoi nous essayons de contribuer. Quelles sont les raisons d’espérer ? Nous pouvons formuler cinq principes d’espérance.

1. Le surgissement de l’improbable. Ainsi la résistance victorieuse par deux fois de la petite Athènes à la formidable puissance perse, cinq siècles avant notre ère, fut hautement improbable et permit la naissance de la démocratie et celle de la philosophie. De même fut inattendue la congélation de l’offensive allemande devant Moscou en automne 1941, puis improbable la contre-offensive victorieuse de Joukov commencée le 5 décembre, et suivie le 8 décembre par l’attaque de Pearl Harbor qui fit entrer les Etats-Unis dans la guerre mondiale.

2. Les vertus génératrices/créatrices inhérentes à l’humanité. De même qu’il existe dans tout organisme humain adulte des cellules souches dotées des aptitudes polyvalentes (totipotentes) propres aux cellules embryonnaires, mais inactivées, de même il existe en tout être humain, en toute société humaine des vertus régénératrices, génératrices, créatrices à l’état dormant ou inhibé.

3. Les vertus de la crise. En même temps que des forces régressives ou désintégratrices, les forces génératrices créatrices s’éveillent dans la crise planétaire de l’humanité.

4. Ce à quoi se combinent les vertus du péril : « Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve. » La chance suprême est inséparable du risque suprême.

5. L’aspiration multimillénaire de l’humanité à l’harmonie (paradis, puis utopies, puis idéologies libertaire /socialiste/communiste, puis aspirations et révoltes juvéniles des années 1960). Cette aspiration renaît dans le grouillement des initiatives multiples et dispersées qui pourront nourrir les voies réformatrices, vouées à se rejoindre dans la voie nouvelle.

L’espérance était morte. Les vieilles générations sont désabusées des faux espoirs. Les jeunes générations se désolent qu’il n’y ait plus de cause comme celle de notre résistance durant la seconde guerre mondiale. Mais notre cause portait en elle-même son contraire. Comme disait Vassili Grossman de Stalingrad, la plus grande victoire de l’humanité était en même temps sa plus grande défaite, puisque le totalitarisme stalinien en sortait vainqueur. La victoire des démocraties rétablissait du même coup leur colonialisme. Aujourd’hui, la cause est sans équivoque, sublime : il s’agit de sauver l’humanité.

L’espérance vraie sait qu’elle n’est pas certitude. C’est l’espérance non pas au meilleur des mondes, mais en un monde meilleur. L’origine est devant nous, disait Heidegger. La métamorphose serait effectivement une nouvelle origine.

Source : Article publié dans Le Monde du 11 janvier 2010. Repris par :http://mneaquitaine.wordpress.com/2...

Première mise en ligne sur Reporterre le 27 novembre 2010.

Eloge de la metamorphose...

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des pierres....

9 Octobre 2015, 07:53am

Publié par pam

Le sculpteur syrien Nizar Ali Badr est un homme discret. Les mots ne sont pas son truc. Lui c’est les pierres.

Je ne sais rien de lui, ni d’où il vient exactement, ni où il est juste maintenant. Je trouve sa trace sur deux, trois sites turcs. Emus par ses compositions sur les réfugiés syriens, ils présentent Nizar Ali comme “migrant”.

Sur son Facebook je vois qu’il habite à Lattaquié en Syrie. Y est-il encore ? Sinon, où il a atterri ? J’aurais voulu tellement en savoir plus. Je ne parle pas l’arabe. J’essaye alors désespérément de déchiffrer ses rares mots en traduisant avec des outils médiocres. Malgré l’approximation des traductions, je ressens la sagesse, la simplicité, une immense amour pour l’humanité, et l’espoir. Ces mots rejoignent totalement la poésie qui découle de singulières pierres, touchées par les mains d’artiste.

Je finis enfin par trouver quelques photos de lui, fondues au milieu d’une inimaginable collection de compositions de galets et de pierres sculptées.

Nizar Ali, raconte la vie.

Nizar Ali raconte la vie avec des pierres.

Je suis sûre que vous avez quelques cailloux chez vous. Nous en avons toutes et tous. Quelques unes de ces pierres que nous avons ramassées à toutes les époques de notre vie, souvent sans savoir pourquoi. Celles qui ont rempli nos paumes d’enfant, celles qui ont titillé nos yeux d’adulte, celles que nous avons oubliées au fond d’une poche au retour à la maison. Et celle que nous voulons absolument garder, qui est posée sur un meuble. Notre préférée.

Mais pourquoi donc ramasse-t-on des pierres ? Pourquoi on ne peut pas s’empêcher ? On la voit, sur le sol, sur le sable, parmi d’autres. On la voit, elle. C’est un réel rencontre. Quelque chose en elle nous parle. Sa forme, sa couleur, ses dessins, sa texture, la façon dont elle brille ou non d’ailleurs. On tend la main et on la prend. Le toucher… Comme dans une histoire d’amour. Ce n’est pas pour rien que les manchots offrent des galets à leur partenaire avant de s’accoupler.

Nos pierres collectées nous racontent des histoires intimes que seuls nous connaissons et parfois sans pouvoir les exprimer avec des mots.

Celles de Nizar Ali, racontent la Vie.

Tout ce qui fait partie de la Vie est là… Les gens, l’amour, les enfants, la joie… La tristesse, le malheur, la guerre, la mort, et l’exil aussi…

Je vous invite à survoler cette collection que je configure soigneusement en mode “aléatoire”, pour mêler le bonheur au chagrin, autant que la Vie le fait.

et pour en voir plus : Les pierres de l'artiste syrien Nizar Ali Badr | KEDISTAN
et pour en voir plus : Les pierres de l'artiste syrien Nizar Ali Badr | KEDISTAN
et pour en voir plus : Les pierres de l'artiste syrien Nizar Ali Badr | KEDISTAN

et pour en voir plus : Les pierres de l'artiste syrien Nizar Ali Badr | KEDISTAN

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bonjour !

4 Octobre 2015, 15:03pm

Publié par pam

Bonjour à tous qui me faites l'honneur de visiter si nombreux mon blog... que j'ai un peu honte d'avoir délaissé ces derniers temps. Trop de temps passé sur facebook quand j'ouvre l'ordi... et surtout beaucoup de temps passé dans le jardin qui après la grande sécheresse de cet été a retrouvé ses couleurs mais avait besoin d'un sérieux nettoyage !

Quelle merveille de voir après chaque catastrophe (chenilles processionnaires, orages de grêle, tempête et autres...) la nature reprendre sa place, les végétaux reverdir, refleurir alors qu'on les croyaient morts.

Et puis les grosses chaleurs ont entrainé une recrudescence des appels pour des soins... les organismes humains eux aussi ont souffert, il faut s'adapter aux changement climatiques qui iront crescendo, adapter nos habitats, nos habitudes de vie, et pour certains s'est difficile semble t'il... Les climat-sceptiques ont fait des dégâts, espérons qu'eux aussi réfléchiront...

Et relativisons, d'autres que nous subissent bien plus, bien pire, et ont besoin de notre compassion.

Je rêverai aussi que les patients de la médecine occidentale soient un peu plus sceptiques quant à eux... trop d'appels pour que je les suive lors de leurs chimios et radiothérapies alors qu'ils me disent j'ai un kyste non cancéreux mais dans le doute.... ou bien le spécialiste m'a donné les statistiques, il vaut mieux faire le traitement pour éviter que ça devienne cancéreux... je ne suis pas habilitée à donner des conseils médicaux, mais j'aimerai tant qu'au lieu de subir, les patients se renseignent, demandent un autre avis médical ; nous sommes tous responsables de notre santé et seuls juges des traitements que nous souhaitons, encore faut-il avoir toutes les cartes en main pour que le choix en soit un, réellement, et je sais combien il est difficile de tenir tête à des gens sensés être détenteurs du savoir... ça n'empêche pas de se renseigner, de comparer, de rechercher les alternatives, même quand on est envahi par la peur du diagnostic voire par le soulagement qui incite à tout accepter pour sortir des statistiques.

À tous, soignants et soignés, guéris ou malades, jardiniers ou bricoleurs, et aux autres, je souhaite un bel automne.

bonjour !

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