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au sujet de la méditation...

18 Juillet 2013, 08:09am

Publié par pam

"Plaidoyer pour le bonheur" de Matthieu Ricard.

Gandhi : “Nous devons être le changement que nous voulons dans le monde.”

UN CHEMIN.

Apprenons la liberté. Le point central de la pratique spirituelle est de maîtriser son esprit. L’intention qui doit nous conduire sur un chemin spirituel est celle de nous transformer en vue d’aider les autres à se libérer de la souffrance. Cela, dans un premier temps, nous amène à constater notre propre impuissance, vient ensuite le désir de se perfectionner. L’invulnérabilité à l’égard des circonstances extérieures, née de la libérté intérieure, devient notre armure dans la bataille contre la souffrance d’autrui. Après avoir pratiqué avec persévérance la voie spirituelle, ce qui compte vraiment c’est de s’apercevoir que tout n’est plus comme avant, qu’on est devenu incapable de nuire à autrui sciemment. Et que l’orgueil, l’envie, la confusion mentale, ne règnent plus en maître de notre esprit. Une fois l’harmonie établie en soi, il sera beaucoup plus facile de la faire régner dans le cercle de nos proches, avant d’en étendre peu à peu le rayonnement à toute notre activité dans la société. Il ne peut exister de méthode unique, la diversité des moyens reflète la diversité des êtres.

La connaissance et l’amour, la compassion et la félicité dont jouit le sage ne sont pas survenues de nulle part.

au sujet de la méditation...

Aristote : “Ce serait une erreur de laisser au hasard le soin de ce qu’il y a de plus grand et de plus beau.”

Il faut d’abord recevoir un enseignement, puis l’assimiler, éviter que ce savoir ne reste lettre morte, réfléchir profondément à son sens. On ne saurait pour autant se contenter d’une simple compréhension intellectuelle. Il est nécessaire d’intégrer ce que l’on a compris, afin que cette compréhension se mêle intimement au courant de notre esprit. Il ne s’agit plus alors de théories, mais de transformation de soi.

Méditation = se familiariser avec une nouvelle manière d’être.

Durant la méditation, on suscite en soi une qualité déterminée, puis on la laisse imprégner tout son être, au point qu’elle devienne une seconde nature. On peut aussi méditer pour acquérir le calme intérieur, en stabilisant l'esprit au moyen de la concentration sur un objet. On apprend à apprivoiser l’esprit, instable au départ. Le but n’est pas de faire de son esprit un bon élève qui s’ennuie, mais de le rendre flexible, malléable, fort, lucide, vigilant, d’en faire un meilleur outil de transformation intérieure, au lieu de l’abandonner à son sort d’enfant gâté rétif à tout apprentissage.

On peut enfin méditer sur la nature même de l’esprit, en regardant directement la conscience pure comme une simple présence éveillée, une fois les pensées calmées, ou en contemplant la nature des pensées qui traversent l’esprit.

Toutes les façons de méditer ont en commun d’opérer en nous un long processus de transformation. La méditation diffère de la simple réflexion intellectuelle en ce sens qu’elle implique une expérience maintes fois renouvelées de la même analyse introspective, du même effort de transformation ou de la même contemplation. Il ne s’agit pas seulement d’éprouver un simple éclair de compréhension, mais de parvenir à une nouvelle perception de la réalité et de la nature de l’esprit, de faire éclore de nouvelles qualités jusqu’à ce qu’elles face partie intégrante de nous. La méditation a besoin de détermination, d’humilité, de sincérité et de patience.

Elle est suivie de l’action, de sa mise en application dans la vie quotidienne.

Une fois que les fleurs de la patience, de la force intérieure, de la sérénité, de l’amour et de la compassion ont mûri, c’est aux êtres qu’il faut en offrir les fruits.

Mais pour atteindre ce mûrissement, il faut du temps et des conditions propices. Il est parfois nécessaire de se retirer dans la solitude. Et ce n’est pas se désintéresser du sort des autres, bien au contraire. Prendre quelque distance vis-à-vis de l’agitation du monde permet une façon de voir les choses selon une perspective nouvelle, plus vaste et plus sereine, et donc de mieux comprendre la dynamique du bonheur et de la souffrance. En trouvant en soi-même la paix intérieure, on devient capable de la partager avec autrui.

au sujet de la méditation...

L’ermite n’est pas coupé de la société, car il remonte à la source même des comportements humains. Il ne se consacre pas à la contemplation parce qu’il n’a rien trouvé d’autre à faire ni parce qu’il a été rejeté par la société : il se consacre à l’élucidation des mécanismes du bonheur et de la souffrance, avec l’idée qu’il pourra non seulement en retirer du bien pour lui, mais surtout en faire bénéficier les autres.

Tout le monde ou presque s’intéresse au bonheur, mais qui s’intéresse à l’Éveil ?

Le bouddhisme appelle Éveil un état de liberté ultime qui va de pair avec une connaissance parfaite de la nature de l’esprit et de celle du monde des phénomènes. Le sage prend conscience du fait que le moi individuel et les apparences du monde phénoménal n’ont aucune réalité intrinsèque. Il se rend compte que tous les êtres ont le pouvoir de s’émanciper de l’ignorance et du malheur, mais qu’ils l’ignorent. Comment n’éprouverait-il pas alors une compassion infinie et spontanée vers tous ceux qui, trompés par lest sortilèges de l’ignorance, errent dans les tourments du samsâra ?

Ludwig Wittgenstein : “Les aspects des choses qui sont les plus importants pour nous sont cachés en raison de leur simplicité et de leur familiarité.”

L’Éveil est proche en ce sens que nous avons tous en nous le potentiel que constitue notre nature véritable. Chaque être contient en lui un trésor qui ne demande qu’à être dévoilé. Les qualités de l’Éveil se manifestent au terme de la longue transformation que constitue le chemin spirituel.

au sujet de la méditation...
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