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au sujet de la paix...

3 Septembre 2013, 07:21am

Publié par pam

"Nous aimons la tranquillité; nous laissons la souris jouer en paix; quand les bois frémissent sous le vent, nous n'avons pas peur."

Chef indien au gouverneur de Pennsylvanie en 1796

au sujet de la paix...

il n'y a pas de chemin vers la paix, la paix est le chemin.

au sujet de la paix...

Michel Onfray in “Antimanuel de philosophie”.

“Peut-on recourir à la violence ?

Malheureusement, on constate que le recours à la violence entraîne un mouvement que seule arrête la destruction de l’un des deux protagonistes. Y recourir c’est constater son incapacité à épuiser sa haine contre qui on la dirige. La violence se défend moralement lorsqu’elle arrête un processus qui menace d’être destructif et catastrophique, dans le cas où elle est défensive. Offensive, en revanche, elle est intenable : l’histoire des hommes et celle des nations procèdent pourtant de cette énergie sombre qui agit en moteur de l’histoire.

Hegel : “Les peuples heureux n’ont pas d’histoire”.

Là où l’autre met en péril ma possession, je réagis instinctivement. La guerre est naturellement inscrite dans la nature humaine ; la paix en revanche, procède de la culture et de la construction, de l’artifice et de la détermination des bonnes volontés. À l’origine, la violence suppose une incapacité à se parler, une impossibilité à vider la querelle par le langage, en ayant recours aux seuls mots. Ceux qui ne maîtrisent pas les mots, parlent mal, ne trouvent pas d’explications sont des proies désignées pour la violence.

La diplomatie est l’art d’éviter la violence en travaillant sur le terrain de la politesse, courtoisie, intérêts communs et bien défendus. Elle doit faire face aux intimidations qui sont toujours les manifestations premières des nations belliqueuses, agressives ou guerrières. Quand la diplomatie ni la dissuasion ne suffisent et que la guerre froide persiste, on passe le cap de la violence théâtralisée pour franchir un seuil dont on ne reviens pas : le passage à l’acte. L’histoire passe souvent pour la mémoire consignée de ce seul état. Les belligérants qui prennent l’initiative de libérer les pulsions de mort sur le terrain des nations cherchent et trouvent des prétextes.

À l’origine des conflits, le désir d’empire, la volonté d’étendre ce qu’on croit être la vérité politique à l’ensemble de la planète. L’histoire des hommes se réduit souvent à l’enregistrement des faits et gestes qui découlent de leurs pulsions animales. Chaque fois, le droit disparaît sous la force, la convention est écartée au profit de l’agression, la violence triomphe là où le langage et les contrats faisaient précédemment la loi. L’homme recule, la bête avance.

La lutte est le moteur de l’histoire : entre classes sociales, appartenances ethniques, identités régionales, nations, confessions religieuses.

La violence se propose de régler les problèmes, en fait, elle les déplace et les nourrit. “

René Girard : “La violence inassouvie cherche et finit toujours par trouver une victime de rechange. À la créature qui excitait sa fureur, elle en substitue soudain une autre qui n’a aucun titre particulier à s’attirer les foudres du violent, sinon qu’elle est vulnérable et qu’elle passe à sa portée.”

Georges Sorel : “Nous dirions donc que la force a pour objet d’imposer l’organisation d‘un certain ordre social dans lequel une minorité gouverne, tandis que la violence tend à la destruction de cet ordre.”

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