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décroissance...

21 Septembre 2013, 07:32am

Publié par pam

« Le mot croissance à lui seul est le signe d’une véritable supercherie, contre laquelle l’enseignement prémunissait autrefois les adolescents préparant le certificat d’études. (...) Ceux qui prêchent la croissance sont aussi néfastes que les dealers répandant leurs drogues. »
Albert Jacquard (23 décembre 1925 - 11 septembre 2013), éditorial de La Décroissance n°29, décembre 2005.

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« [Les principales organisations environnementales] ont fait plus de dégâts que les négationnistes climatiques de droite. Si on a perdu tellement de temps, c’est bien à cause d’elles (…) le niveau de réduction des émissions dont nous avons besoin dans les pays développés est incompatible avec la croissance économique. (...) Nous avons globalisé un modèle économique insoutenable d’hyperconsommation. Il se répand dans le monde avec succès, et il nous tue. (…) Les groupes environnementalistes n’ont pas été les spectateurs de ce phénomène, ils en ont été les partenaires. Ils voulaient en faire partie. »

Noami Klein, Earth Island Journal traduit par Reporterre.net

« Mais au fait, pourquoi croître ? Et comment le faire au sein d’un monde fini ? Le “toujours plus” est-il seulement possible ad vitam aeternam quand nous naviguons sur un esquif qui a ses limites ? À force de puiser dans les soutes de la terre, nous allons évidemment en épuiser les réserves. Un enfant le comprendrait. (...) La croissance, déesse moderne, est marchande d’illusions. (...) Si chacun n’a dans l’idée que de voir croître le niveau de sa propre abondance, d’épaissir le matelas de son confort et de sa consommation, il n’y a pas de raison que cette course sans fin et sans frein s’arrête autrement que dans une catastrophe. »

Bruno Frappat, journaliste, La Croix, 13 septembre 2013

« Les gens qui possèdent les journaux sont des capitalistes. (...) J’attends que l’on qualifie tous les éditorialistes, rédacteurs en chef et chroniqueurs de “journalistes engagés” parce que jour après jour, ils répandent une vision du monde dans laquelle la croissance est absolument indispensable. (...) La question écologique oblige, si on la prend au sérieux, à remettre en cause le système en place. »

décroissance...

« Vivre dans le mythe de la croissance va, bien entendu, détruire la planète. Ce mythe de l’exponentielle croissance qui va tout résoudre est une résurgence de croyance du XIXe siècle dans le progrès économique qui devait fonder, en parallèle, le progrès de l’humanité. Ne faudrait-il pas plutôt travailler moins pour vivre mieux, consommer moins et réfléchir plus ? Cette décroissance aurait au moins le mérite de sauvegarder notre écosystème. »

La Fabrique de l’homme pervers, de Dominique Barbier, psychiatre, psychanalyste et psychothérapeute spécialisé dans l’aide aux victimes, éditions Odile Jacob, 2013.

décroissance...

LE JOURNAL LA DECROISSANCE SUR ARTE LE MARDI 1ER OCTOBRE 2013 A 20H 15
Le mardi 1er octobre à 20 heures 15, retrouvez le journal La Décroissance dans un reportage de 52 minutes réalisé par la chaîne Arte : « De plus en plus de personnes en sont convaincues : la croissance illimitée n'est pas viable à long terme dans un monde où les ressources s'épuisent peu à peu. Ce documentaire explore des modèles économiques et de nouvelles façons de vivre qui ouvrent la voie à une société post-croissance. À la faveur de la crise, les opinions publiques prennent peu à peu conscience de ce que l’explosion démographique, la crise énergétique ou encore le changement climatique posent de sérieuses questions que nous ne pouvons plus remettre à demain... »
http://www.arte.tv/guide/fr/048214-000/moins-c-est-mieux

La résistance au changement qui semble constitutif d'une bonne partie de l'humanité, me semble le vrai grand problème auquel il nous faut trouver (et rapidement) une solution. Quand je dis "bonne" c'est pour être gentille...

Si on met bout à bout tous ceux qui souffrent trop pour souhaiter un statu quo, tous ceux qui ont quitté le système soit pour vivre en conformité avec leurs idées ou idéaux soit par dégout, tous ceux qui ont baissé les bras face à l'omnipotence et l'omniprésence des "trop riches", des médias, des profiteurs et des malhonnêtes.... ça fait un grand nombre de gens qui certes n'ont pas souvent la parole, qui parfois ne veulent pas la prendre, se révolter, aller contre le mouvement, se faire remarquer, accepter la différence...

Et si chacun d'entre nous fait chaque jour un geste, dit un mot, refuse un compromis, accepte d'être visible dans son envie d'un autre monde plus juste, plus propre, plus respectueux de la nature, de l'autre, de lui-même... et bien je suis sûre qu'il verra que la solution est aussi entre ses mains, contrairement à ce que voudraient nous faire croire ceux qui dirigent, ceux qui possèdent, ceux qui diffusent ce sentiment latent et permanent d'insécurité, de crainte de la pauvreté, du toujours pire.

Car c'est ça la peur du changement : croire que ça pourrait être encore pire : plus d'extrémismes, plus d'intégrismes, plus de surveillance, plus de bellicistes. Il faudrait peut être être plus confiants en l'Homme, en ses capacités de bonté, de générosité, d'envie de partage et de bonheur pour tous.

Politiciens, médias, financiers et grands possédants veulent nous faire croire que le changement est dangereux, tirerait l'humanité vers le bas, mais c'est pour eux et leurs possessions, leurs pouvoirs et leurs magouilles qu'ils ont peur, qu'avons-nous à perdre qu'ils ne nous aient déjà pris puisque nous sommes si nombreux en face d'eux ?

Dans le passé des hommes se sont levés et ont prouvé qu'on pouvait faire bouger les choses pacifiquement mais avec détermination, ils ont laissé le monde plus propre pour que leurs enfants vivent mieux, plus dignement, mais nous ? Si nous ne nous levons pas qu'arrivera t'il quand nos enfants nous demanderons des comptes ?

Aujourd'hui c'est pour notre planète qu'il faut se lever, l'humanité est trop nombreuse et la terre est limitée, nos besoins ont été artificiellement gonflés par le besoin d'une poignée d'hommes avides de profits. Les scandales alimentaires et médicaux qui se succèdent ne sont que manipulations de financiers qui se font la guerre entre eux par médias interposés. Le problème n'est pas la viande de cheval dans les lasagnes ou le médiator, le problème est qu'ils veulent nous faire consommer toujours plus quel que soient nos besoins et la qualité des produits proposés. À nous de refuser, de revenir à une consommation raisonnée et contrôlée PAR NOUS-mêmes.

Et même si ça urge ! il n'est jamais trop tard pour bien faire !!

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Pam 23/09/2013 09:07

hello Lise,
merci pour tes messages. Grâce à eux je viens de faire un tour sur ton blog, pas trop de temps ce matin, j' y retournerai dès que possible. Aujourd'hui encore grand beau temps, il faut en profiter, emmagasiner pour l'hiver ! passe une bonne journée ! Pam.

Lise 23/09/2013 08:00

L'avidité est sous chacun de nos pas.
Démonter le mécanisme en nous
Pour que tout change autour de nous.
C'est aussi simple qu'un sourire.

Oser le sourire qui dit "je suis"
Sans comparaison, ni envie
Juste suivre la Vie.
Le besoin de l'Etre est simple.