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médecine tibétaine... suite...

13 Juillet 2013, 06:45am

Publié par pam

Médecine tibétaine et philosophie bouddhique considèrent que les trois énergies corporelles, appelées humeurs (vent, bile et phlegme) sont perturbées par les trois poisons de l’esprit que sont le désir (ou soif ou attachement), la colère (ou haine ou aversion) et l’ignorance (ou aveuglement ou confusion). Le corps se compose des cinq éléments : Terre, Air, Eau, Feu et Espace ou (Éther).le corps est constitué d’éléments contraires. Lorsqu’ils sont en équilibre, on parle de santé.

La consommation d’aliments impropres est l’une des circonstances pouvant faire apparaître des maladies. Notre nourriture doit être adaptée à notre constitution, au climat... etc. Comme nous faisons partie intégrante de la nature, nos aliments doivent être des produits naturels autant que possible. L’alimentation est un facteur déterminant de notre santé.

Ce qui vaut pour l’alimentation vaut aussi pour le comportement qui lui aussi peut se trouver en déséquilibre. Une activité physique excessive, des travaux pénibles, peuvent provoquer des maladies. Le mode de vie joue lui aussi un rôle déterminant pour notre santé et peut être un facteur déclenchant de maladies. Lorsqu’un individu, dont l’esprit est détendu, mène une vie agréable, les éléments qui composent son corps sont dans un état d’équilibre, contrairement à une vie stressante (études, métier, peur de l’oppression, violence...).

Si l’on observe notre société moderne de manière superficielle, on constate qu’elle bénéficie de grands progrès matériels et technologiques. À y observer de plus près, la vie y est devenue frénétique, ressemblant à une machine qui s’emballe. Un mode de vie trépidant a des répercussions sur la santé. Le manque d’air frais et de végétation entraîne l’apparition d’angoisse. À la campagne, l’état physique et mental est bien meilleur car notre corps peut entretenir des relations étroites avec la nature.

Actuellement on remarque que dans les pays en développement, la majeure partie des maladies est en rapport avec un manque d’hygiène et d’hôpitaux (problèmes extérieurs d’ordre logistique). Dans les pays industrialisés, les individus sont soumis à un grand stress qui déclenche des problèmes intérieurs, d’ordre psychique et émotionnel, entraînant à leur tour de nombreux troubles des éléments du corps. Il serait important de parvenir à un équilibre complet des influences, tant extérieures qu’intérieures.

Certains remèdes tibétains, administrés tous les jours, ont une action globalement fortifiante, on peut les prendre même si l’on ne souffre d’aucune maladie, simplement pour harmoniser les différents éléments du corps. Sorte de traitement de fond non spécifique. Il existe une catégorie de médicaments que l’on prend quand l’équilibre des éléments est rompu. Ils servent à soulager des douleurs spécifiques. Si on les prenait en étant en bonne santé, ils nous rendraient malades. Un autre type de remèdes agit de manière très douce et étonnamment préventive quand on les absorbe sans être atteint de maladie.

La médecine tibétaine se caractérise par son approche holistique : elle considère que le corps et l’esprit sont liés l’un à l’autre par l’énergie du vent et elle traite les maladies en tenant compte de cette relation. C’est pourquoi elle accorde une telle importance à la relaxation et à la sérénité. Quant un individu fait preuve d’un esprit calme, il est moins malade, et s’il l’est, il se rétablit plus vite. Pour être un esprit serein, fort et vif, il faut impérativement faire preuve d’un comportement empreint de bonté. Plus l’esprit tend vers la bonté, plus il est serein et plus il sera solide dans les situations difficiles. En revanche, si l’esprit est envahi par la colère et la jalousie, il ne connaît plus de repos et devient agité et troublé. Si le phénomène s’accentue, il conduit à des troubles psychiques qui perturbent l’équilibre des éléments, avec comme conséquence l’apparition des maladies. Certains rituels religieux bouddhiques ont pour but d’activer la puissance d’un remède : un médecin peut accroître l’efficacité d’un médicament en récitant le mantra du Bouddha de Médecine.

La médecine tibétaine est née d’une combinaison de différentes traditions : la tradition ayurvédique originaire de l’Inde, la médecine traditionnelle chinoise et la tradition unani de Perse. Elle n’est pas seulement une branche du bouddhisme mais une science autonome dotée d’une structure propre (donc deux entités distinctes). Et donc, la médecine tibétaine reste performante quand ni le médecin ni le malade ne sont bouddhistes.

Les médicaments tibétains contiennent de nombreux composants. Pour certains médicaments, l’efficacité dépend de phénomènes naturels extérieurs ou de facteurs cosmiques. En tous cas, l’interdépendance, c’est-à-dire les phénomènes impermanents (passagers) liés à tous les autres phénomènes par un jeu de causes et d’effets, semble produire un effet.

En pratiquant la bonté et la sagesse et en ayant un comportement juste, nous pouvons vivre une vie heureuse, sans maladies ni mal-être.

La médecine tibétaine possède une conception claire du mouvement perpétuel de la nature, des causes et de la manifestation des maladies, de l’interaction entre corps, esprit et énergie, conception qui va au-delà des modèles de la médecine actuelle, y compris de la médecine psychosomatique. La médecine tibétaine dispose d’un code éthique qui va même au-delà du serment d’Hypocrate. L’objectif suprême est de réaliser l’idéal bouddhique de compassion, traiter les patients avec bonté et amour.

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