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bouddhisme

Bonheur national brut...

29 Juin 2014, 09:23am

Publié par pam

"Que je puisse aider les gens avec ce que j'ai, et qu'ils puissent m'aider avec ce qu'ils ont, c'est ça le bonheur."

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Bonheur et méditation...

5 Juin 2014, 07:40am

Publié par pam

Matthieu Ricard, "Plaidoyer pour le bonheur" extraits :

XXI - LE BONHEUR AU LABORATOIRE.

Adage bouddhiste : “ Il n’y a pas de grande tâche difficile qui ne puisse être décomposée en petites tâches faciles.”

On doit s’interroger sur les rapports entre le bonheur et le fonctionnement du cerveau.

Notre monde émotionnel peut être considérablement bouleversé par des anomalies cérébrales. Est-il possible de modifier durablement les configurations cérébrales en pratiquant certaines activités physiques et en cultivant divers états mentaux par un entraînement de l’esprit ?

On parle actuellement de neuroplasticité : le cerveau évolue continuellement en fonction de nos expériences (établissement de nouvelles connexions entre neurones, renforcement de connexions existantes, fabrication de nouveaux neurones). Exemple typique : la pratique musicale.

Pas de centre des émotions, mais interaction de plusieurs régions du cerveau.

À l’inverse, le cortex préfrontal gauche est plus actif chez les gens joyeux, altruistes, enthousiastes, vifs d’esprit ; et le cortex préfrontal droit est plus actif chez les dépressifs, anxieux, pessimistes. Ce serait présent dès l’enfance.

Le rapport personnel droite-gauche serait le point d’équilibre émotionnel.

Daniel Goleman : “Dans quelle mesure peut-on former le cerveau à fonctionner de façon constructive, à remplacer l’avidité par le contentement, l’agitation par le calme, la haine par la compassion ? Les médicaments sont la principale réponse de l’Occident aux émotions perturbatrices, pour le meilleur et pour le pire. Mais peut-on, par nos propres efforts, obtenir des changements positifs et durables du fonctionnement de son cerveau ?”

Des recherches ont envisagé la méditation comme un entraînement de l’esprit, comme une réponse pratique à l’éternel casse-tête que constitue la gestion des émotions perturbatrices. Les résultats sont prometteurs.

Contrairement à la plupart des sujets inexpérimentés, un moine peut volontairement réguler son activité cérébrale. Des méditations différentes entraînent des changements notables et distincts, autant que l’éveil et le sommeil. Corroborant aussi le fait que les altruistes manifestent la plus grande satisfaction de vivre.

Un autre test fait suivre très rapidement des expressions faciales traduisant des émotions. La capacité de reconnaître des expressions fugaces indique une disposition inusuelle à l’empathie et à la perspicacité. L’étude montrait que les plus doués sont aussi les plus ouverts, curieux des choses en général, consciencieux, fiables et efficaces. Les méditants pulvérisèrent les records de reconnaissance des signes émotionnels. Le Dalaï-lama avança que ce pouvait impliquer deux formes d’aptitude : un accroissement de la vitesse de cognition, qui faciliterait la perception de stimuli rapides, et une plus grande réceptivité aux émotions des autres.

Du point de vue des sciences cognitives, on pourrait décrire la méditation comme un effort systématique de focalisation de l’attention et des facultés mentales et émotionnelles qui l’accompagnent.

La méditation peut donc induire de profondes transformations du cerveau.

Si les méditants entraînent leur esprit de façon à maîtriser leurs émotions destructrices, pourrait-on intégrer certains aspects pratiques, non religieux, d’un tel entraînement dans l’éducation des enfants ? Pourrait-on inciter les gens à mieux gère leurs émotions destructrices en s’essayant à certaines de ces méthodes d’exercices de l’esprit ?

Le Dalaï-lama : “Je ne cherche pas à promouvoir le bouddhisme, mais plutôt la façon dont la tradition bouddhiste peut contribuer au bien de la société. “

 Bonheur et méditation...

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Technique de méditation.

20 Mai 2014, 06:47am

Publié par pam

d'après :

CHÔGYAM TRUNGPA. LE CHEMIN EST LE BUT.

Manuel de base de méditation bouddhique.

1995. 2005, Édition Véga.

extraits.

La pratique de la méditation implique une notion fondamentale de continuité. Il n’est pas nécessaire d’opérer une discontinuité dans notre relation avec nous-même et avec l’autre, de chercher à devenir une meilleure personne ou les possibilités de nous réformer.

La pratique de la méditation est une façon d’entretenir notre confusion, chaos, agressivité, passion, mais en travaillant avec cela, en le considérant d’un point de vue éveillé.

Shamatha : développement de la paix. Le terme paix se réfère à l’harmonie conjuguée à la rectitude, plutôt qu’au plaisir préféré à la douleur. Nous avons fait l’expérience de la douleur, de l’inconfort, parce que nous avons échoué à communiquer avec l’harmonie des choses telles qu’elles sont. Pour la première fois, nous sommes capables de nous voir tels que nous sommes, c’est la paix.

C’est plus que relever notre niveau de potentialité.

Il s’agit de développer notre attention, pas la concentration attentive sur les bancs de l’école, plutôt être pleinement attentif, plein d’attentions, une nouvelle approche, un développement de la paix, de l’harmonie, de l’ouverture.

L’enseignement ne doit pas être une entité extérieure harcelante mais une partie de vous, votre conviction propre. Il faut juste être, simplement, et garder un oeil attentif.

Sans la pratique de la méditation, impossible de faire un pas en direction d’une compréhension personnelle du véritable bouddhadharma. Bouddha inventa cette technique et traversa le même processus expérimental, il ne s’agit pas d’un mythe, nous pouvons suivre son exemple.

La technique de base consiste à s’identifier à sa respiration ou, pendant la méditation en marchant, à la marche.

Quand nous pratiquons, nous devrions mettre 25% de notre attention dans la respiration ou la marche, et le reste de notre activité mentale devrait être relâché, laissé ouvert. Être concentré à 100% rend stupide, tellement concentré qu’il n’y a plus d’espace pour communiquer, pour s’ouvrir. Une concentration trop lourde sur la technique amène toutes sortes d’activités mentales, frustrations, fantasmes. 25% d’attention, 25% de détente, 25% occupés à entrer en amitié avec soi, 25% connectés à l’attente, esprit ouvert à la possibilité que quelque chose arrive pendant la session de pratique. Se séparer donne plusieurs possibilités d’identification, c’est l’ensemble de l’expérience.

Ces quatre aspects de l’attention sont comparés aux quatre roues du chariot : concentration, ouverture, attention, attente. Ces techniques sont les plus simples, les plus puissantes, immédiates, pratiques, pertinentes pour notre vie. Il existe une tradition ou l’on trouve la notion, liée à la respiration, de mélanger l’esprit et l’espace. Cette combinaison joue un rôle important dans le développement du méditant. L’attention devient conscience attentive. Elle porte de l’intérêt à la précision de toutes sortes de choses, à la simplicité de la respiration, aux sensations du corps, aux expériences de l’esprit (flux mental et souvenirs). La conscience attentive est décrite comme la 1° expérience de la non-ego-ïté, 1° introduction à la compréhension de l’absence d’ego. Elle est dans ce cas globale plutôt qu’orientée. Il n’y a pas d’objet de conscience : vous êtes complètement conscient de l’ensemble, de vous, de l’autre, de vos activités et des siennes en même temps, tout est ouvert.

Il faut dompté son esprit pour commencer une discipline spirituelle, développer santé fondamentale, réconciliation, acceptation. Le niveau du débutant est une voie étroite, très sévère.

Il ne s’agit pas de conquérir mais de réconcilier, de vous réconcilier avec cela.

À ce stade, la seule voix intelligente est celle de l’observateur, on en parle comme de la conscience de soi.

Inutile d’essayer de savoir qui ou quoi est confus, l’ensemble deviendrait compliqué. Il faut simplifier, dépouiller, sans essayer de le faire, c’est le point de départ. Devenir ami avec soi-même. Ne pas faire le tri entre ce qui est meilleur et ce qui ne l’est pas : trier produit d’autres problèmes.

Lâcher prise est observer la respiration, observer la respiration est lâcher prise.

La méditation n’est ni une médecine, ni une thérapie, juste une façon inconditionnelle d’être en vie.

Selon la tradition bouddhiste, il y a cinq sentiers qui composent le chemin : le sentier de l’accumulation, celui de l’unification, celui de la vision, celui de la méditation et celui de la cessation de l’apprentissage.

Attendre quelque chose, c’est perdre votre temps, car vous n’allez rien obtenir.

Technique de méditation.

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Plantes médicinales, médecine tibétaine, cueillette et thérapeutes

19 Mai 2014, 06:41am

Publié par pam

TENDSIN TCHEUDRAK. Le Palais des arcs-en-ciel.

Propos recueillis par Gilles Van Grasdorff.

Éd. Albin Michel. 1998.

Extraits:

La médecine tibétaine fait partie d’une des traditions les plus anciennes du monde et son système thérapeutique est unique car, dans sa pratique, elle a une approche holistique. Malheureusement ignorée des spécialistes occidentaux, par négligence, par préjugé, et surtout par indifférence, sa survie dépend essentiellement du travail effectué actuellement à Dharamsala.

“Aussi longtemps qu’il y aura des êtres souffrants, et jusqu’à ce que leurs maladies soient guéries, puissé-je être, pour les aider, leur médecin, leur remède et leur serviteur.”

Chantidéva.

On peut extraire des médicaments de toutes les substances de la terre.

Cueillette des plantes médicinales 4 fois par an : 1° en février et mars, au sortir de l’hiver. 2° en mai et juin, quand les fleurs et feuilles s’épanouissent. 3° en août et septembre, pour les fruits. 4° en septembre et octobre, pour le ramassage des racines, dont les propriétés sont alors au maximum.

Une plante évolue en permanence. Elle partage les propriétés et la nature des cinq éléments qui la produisent : la terre est sa base ; l’eau lui apporte l’humidité nécessaire à son évolution ; la chaleur soutient son développement ; l’air lui insuffle la croissance ; et l’espace lui offre le champ de son épanouissement. Lorsqu’une plante croît, au moment de la montée de la sève, toute son énergie se concentre dans ses extrémités supérieures, et c’est là, bien entendu, que sont contenues les substances qui nous intéressent. Quand elle parvient à maturité, son énergie s’est déplacée pour se concentrer dans les graines et dans les feuilles, puis, quelques mois plus tard, ce sont ses fruits qui vont fournir les ingrédients nécessaires à certains médicaments. Enfin, lorsqu’elle meurt, ce sont ses racines que nous devons utiliser. Donc, pour une même espèce, ses propriétés sont très différentes selon le stade de son développement et les saveurs très spécifiques selon la période de cueillette. Sucrée quand prédominent la terre et l’eau (safran, beurre, miel, viande), acide quand prédominent la terre et le feu (yaourt, levure), âcre quand prédominent le feu et l’air (ail, gingembre, poivre long). Salée, eau et feu. Amère, eau et air (musc, gentiane). Astringente, terre et air (myrobolan : arbre dont tige et fruit ont la faculté de servir à la guérison d’un grand nombre de maladies).

Le lieu, l’altitude, la direction dans laquelle elle pousse font différer la plante. En médecine tibétaine, un seul ingrédient ne suffit pas à apporter l’effet thérapeutique souhaité, la combinaison de plusieurs ingrédients s’avère, ainsi absolument nécessaire.

Il faut choisir les lieux de cueillette les plus sains possibles, prélever les plantes médicinales au moment le plus propice, fraîches et non fanées (certaines sont cueillies très vieilles), les laver soigneusement, les faire sécher convenablement, ne pas les conserver plus de trois ans (cela dépend du climat, en Inde 1 an).

De la cueillette à la préparation des substances médicinales, nous devions travailler dans un état de conscience le plus proche possible de l’esprit d’éveil, et nous efforcer d’agir comme si nous étions le Bouddha de médecine. En effet, l’état d’esprit avec lequel nous accomplissons ces activités peut influer favorablement ou défavorablement sur l’efficacité d’un remède. La clarté de l’esprit ou la pureté des intentions est plus importantes que l’ensoleillement, le relief ou l’état du sol, lors du ramassage. C’est notre motivation, bonne ou mauvaise, qui détermine toujours la qualité de nos actions.

Si notre pratique spirituelle est contaminée par l’amour de soi, notre capacité à accomplir le bien en souffrira. La préparation des médicaments met en connexion nos connaissances médicales et notre disposition spirituelle.

Plantes médicinales, médecine tibétaine, cueillette et thérapeutes

Le médecin doit être intelligent car il est destiné à de grandes responsabilités, l’intelligence permet de faire la différence entre ce qui convient et ce qui ne convient pas. Les sages et les maîtres sont calmes et humbles. Le médecin habile triomphe de la maladie par son habileté. Il ne doit jamais se laisser décourager par les difficultés rencontrées lors de l’étude des textes. L’engagement moral du médecin exige une discipline très stricte. La créativité est une autre qualité, le médecin doit être ingénieux pour soigner un patient tout en respectant à la lettre les lois relatives au corps, à l’esprit et à la parole. Il faut considérer en quoi chaque geste ou parole peut influencer autrui. Il faut s’efforcer d’être utile aux autres, et les pensées doivent être dirigées vers le bien d’autrui. Le médecin doit se montrer aimable et ferme. Il doit savoir s’adapter à toutes les situations. Pour ceux qui n’ont pas toutes ces qualités, l’essentiel est qu’ils ressentent le désir d’aider les êtres et qu’ils s’y efforcent de leur mieux. À connaissances égales, celui qui aura de meilleurs résultats est celui dont le cœur est empli de bonté.

Un être avide et agressif qui s’entête à ne pas changer d’habitude ou d‘attitude ne changera pas de comportement, même si on le lui demande. Il est comme recouvert par la poussière de l’ignorance. Il n’éprouve aucune compassion. Dans cette vie, il lutte pour obtenir des bénéfices personnels, et il fait fi des autres. Un tel être ne peut étudier correctement la médecine.

Plantes médicinales, médecine tibétaine, cueillette et thérapeutes

En 1727, Tendzin Phunetsok dresse la liste de 2 294 substances, 312 plantes. Aujourd'hui, il reste à peine 1 500 substances et 200 plantes.

Tchernobyl, 26 avril 1986.

Les textes médicaux tibétains abordent dés le XI° siècle des questions de contamination liées au progrès de l’humanité et aux expériences chimiques qui affecteraient sa consommation alimentaire et sa santé. Ils indiquent que l’évolution des sociétés entraînerait une dégradation des valeurs morales et de l’environnement. À travers les siècles, l’homme s’est lancé dans des compétitions effrénées et se révèle aujourd’hui prêt à obtenir toujours plus de pouvoir et un meilleur statut. Les nations se livrent à une course aux armements frénétiques. Les pays riches mobilisent des capitaux considérables pour procéder à toutes sortes d’expérimentations. Toutes ces activités sont aggravées par le développement des cinq fléaux (désir/attachement, ignorance, orgueil, colère et jalousie).

Plantes médicinales, médecine tibétaine, cueillette et thérapeutes

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L’INFLUENCE DE LA TERRE MÈRE.

11 Mai 2014, 06:06am

Publié par pam

extraits de :

"RÉFLEXIONS D’UN MÉDECIN BOUDDHISTE À L’USAGE DES SOIGNANTS ET DES SOIGNÉS."

Dr. Daniel Chevassut. Éditions Sully. 2007.

On peut se demander dans quelle mesure le lieu où l’on naît exerce ou non une influence sur notre vie : nourritures matérielles et spirituelles, terre, air qu’on respire, saveurs, parfums, sons, couleurs, êtres qui y vivent. Quelque chose au départ est déjà scellé.

Mon apprentissage de la solitude et cette aptitude à ressentir plus qu’à analyser me sont utiles comme médecin, et aussi comme aspirant spirituel. Dans ma vision d’enfant, j’avais déjà perçu le jeu de l’égocentrisme, la puissance de l’aveuglement et leurs conséquences dramatiques sur les êtres, avant-goût de l’équanimité bouddhiste.

Le sous-développement le plus grave n’est pas tant celui du matériel et de l’avoir que celui de l’être. Le délabrement progressif de la planète et la souffrance qui en résulte nous amèneront peut-être à le réaliser plus tôt que prévu.

“La nature nous aide à être nous-mêmes, à traverser les changements majeurs et les situations où notre vie est en jeu. Elle apporte la magie et le rire.” Sobonfu Somé.

L’être humain ne réalise pas à quel point sa propre survie dépend de l’amour et du respect qu’il porte à la planète. Tout le monde le ressent plus ou moins, mais peu le réalisent vraiment. La nature et les éléments ont ce pouvoir extraordinaire de procurer des expériences de ravissement, où l’on s’oublie, où ce qui est superficiel en nous disparaît pour laisser place à notre vraie nature, la plus profonde.

Mircea Eliade : “Je crois que l’élément essentiel de la condition humaine est le sens du sacré.”

Si nous voulons que s’installe l’harmonie entre l’homme et son environnement, et aussi simplement survivre sur cette terre, nous devons retrouver, par un important travail sur nous-mêmes cette réalité sacrée qui vit en chacun de nous.

Nous devons préserver à tout prix un système de vie interdépendant qui doit rester intact si chacun veut continuer à exister. Seule solution pour sortir de l’impasse.

“Quand les êtres humains perdent le contact avec la nature, avec le ciel et la terre, ils ne sont plus capables de nourrir leur environnement, ni - ce qui revient au même - de gouverner leur monde ; ils détruisent leur écologie en même temps qu’ils se détruisent entre eux. Dans cette optique, la guérison de notre société doit s’effectuer de concert avec la guérison de notre lien personnel et élémentaire avec le monde phénoménal.” Chögyam Trungpa in “Shambhala, la voie sacrée du guerrier”.

Harmonie...

Harmonie...

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Pleine conscience...

4 Mars 2014, 07:00am

Publié par pam

Pour faire simple, la “Pleine Conscience” est une énergie positive en nous qu’on génère (provoque) par la respiration, la méditation, la marche, mais “conscientes”.

(pour une vraie définition allez voir sur Wikipedia !)

Penser aux problèmes au lieu de les fuir ou de les enterrer sous le quotidien permet de les résoudre. Le seul effort de prendre trois ou quatre respirations conscientes chaque matin suffit à renouer le contact avec soi et avec tout ce qui nous entoure et donc à nous transformer. L'idéal étant plus proche de deux méditations de 20 minutes chaque jour...

Si je me tourne vers les textes bouddhistes c’est que j’y trouve une grande simplicité et une bonté évidentes, que contrairement aux cathos, juifs, musulmans, le dernier souci des bouddhistes n’est pas de chercher à convertir au contraire. Ce n’est qu’ouverture d’esprit sur l’autre, acceptation de ses différences, générosité désintéressée et non-violence.

J’y trouve aussi des réponses aux questions que je me pose sur le pourquoi et le comment du soin par imposition des mains qui “me” font guérir les gens qui me demandent.

Ce qu’ils appellent Pleine Conscience c’est aussi simplement l’”intention”. Quand une émotion négative me submerge (où que je soies, quoique je fasse) je prends une respiration consciente : j’inspire la prise de conscience de mon “problème” et j’expire le bonheur d’être en vie, la beauté de mon petit Causse, le sourire des enfants, les chansons de mon père... On ressent un apaisement instantané.

C’est du même ordre que ce que je fais pour m’endormir quand je souffre, en décrispant chaque muscle, chaque nerf, en prenant simplement conscience des tensions accumulées.

Et finalement, c’est aussi du même ordre que la peine que je ressens pour la personne qui m’appelle parce qu’elle souffre. La compassion que j’éprouve me fait envoyer vers elle une énergie positive que je “prends” dans le soleil, les arbres, n’importe quoi de beau ou de positif, et qui me fait aussi trouver les mots que souvent je prononce sans avoir l’impression de les avoir réfléchis. Et on retombe dans cette “simplicité” bouddhiste...

Pleine conscience...

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paix, pardon et compassion...

2 Mars 2014, 15:00pm

Publié par pam

PEMA CHÖDRÖN. “LES BASTIONS DE LA PEUR”.

Pratique du courage dans les moments difficiles.

“Reconnais tes erreurs cachées.

Approche-toi de ce que tu trouves repoussant.

Aide ceux que tu crois ne pas pouvoir aider.

Tout ce à quoi tu es attaché, abandonne-le.

Va dans les lieux qui t’effraient.”

NOUVEAU DÉPART.

“Nous sommes tous les enfants du Grand Esprit, nous appartenons tous à la Terre Mère. Notre planète est en grand danger et si nous persistons à nourrir de vieilles rancunes, sans travailler tous ensemble, nous mourrons tous. “ Le chef Seattle.

Le pardon est un élément essentiel de la pratique de la bodhichitta, il permet d’oublier le passé et de repartir à zéro. On peut revoir sa vie avec honnêteté et compassion. La chose la plus importante c’est de se pardonner à soi-même. Se visualiser puis passer intentionnellement en revue tous les regrets de sa vie. Pas ressasser des souvenirs pénibles mais entrer en contact avec les sentiments sous-jacents à la douleur : culpabilité, honte, confusion, remords, tout ce qui nous bloque. Ensuite il faut inspirer ces sentiments dans son cœur et en expirant se pardonner. Ensuite il faut penser à tous ceux qui ressentent la même angoisse et leur renvoyer à tous le pardon. C’est un processus de guérison qui permet de se réconcilier avec ceux à qui on a fait du mal et avec ceux qui nous en ont fait. On n’a plus à porter le fardeau, on peut reconnaître les faits, se pardonner et repartir à neuf. On apprendra ainsi à demeurer avec ce regret de s’être fait du mal à soi et d’en avoir fait aux autres. Le pardon est l’expression naturelle du cœur ouvert, l’expression de la bonté primordiale. Chaque instant est l’occasion de repartir à neuf.

paix, pardon et compassion...

PEMA CHÖDRÖN. POUR FAIRE LA PAIX EN TEMPS DE GUERRE.

Un point de vue bouddhiste.

“Si personne ne commence à proposer une certaine harmonie, le monde dans lequel nous vivons n’aura jamais de bon sens. Quelqu’un doit planter des semences pour que règne le sens commun sur cette terre.” Chögyam Trungpa Rinpoché.

Si l’on veut que règne la paix, de la paix de l’esprit à la paix sur terre, il faut rester avec la crispation initiale au lieu de s’en éloigner sur le champ. Ne rien compliquer.

Il faut aussi s’entraîner à rester simple dans le vaste contexte qui englobe tous les êtres doués de sensibilité. Compassion.

Dès que vous sentez une énergie déstabilisante vous envahir, dès que vous vous mettez à construire des barrières protectrices, faites une pause et respirez avec. Et dans ces moments voyez que l’insécurité qu’on ressent pourrait créer une nouvelle culture fondée sur l’amour et la compassion et non sur la peur et l’agression. On peut prendre part à la création de cette nouvelle culture chacun pour soi et pour toute la planète.

Lorsqu’on s’ouvre à la nature toujours changeante de son être et de sa réalité, on accroît sa capacité d’aimer et de se soucier d’autrui et sa capacité de ne pas s’effaroucher. On peut garder les yeux, le cœur et l’esprit ouverts. On se rend compte des moments où l’on se fait prendre au jeu des préjugés, des partis pris et de l’agression. On n’arrose plus ces graines de négativité, et on commence à voir que la vie offre des possibilités innombrables de faire les choses autrement, de laisser se désagréger les semences de la guerre là où elles prennent naissance, dans le cœur et l’esprit d’êtres humains comme nous.

paix, pardon et compassion...

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