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chamanisme

Pourquoi travailler sur soi ?

2 Mai 2016, 08:21am

Publié par pam

trouvé sur le site "Pravaha" :

Selon les chamans toltèques, il y a deux sortes d'hommes sur terre : ceux qui prennent le temps de s'interroger sur les gens et sur le sens de l'univers et de se demander qui ils sont et ce qu'ils font là, des hommes que les réponses toutes faites proposées par la société dans laquelle ils vivent ne satisfont pas et qui vont faire de ces deux questions le fondement d'une vie nouvelle, imprégnée d'un irrésistible parfum de liberté. Et puis il y a les autres, ceux qui, riches ou pauvres, cultivés ou non, se seront très tôt laissés hypnotiser par le brouhaha, les nécessités et les mirages de la vie quotidienne au point de ne jamais trouver le temps de se poser ce genre de questions, les trouvant inutiles ou même absurdes, une attitude et un choix que les chamans appellent "succomber à l'hypnose socialitaire".

Aventuriers de l'esprit, les premiers, s'ils persévèrent, ont une chance de devenir les créateurs de leur vie, portés par l'énergie du mystère de l'existence parce qu'ils l'auront regardé en face et accepté. Les seconds vivront le plus souvent dans le conformisme de leur époque, serviteurs du système en place, tournant le dos à l'inexpliqué et, par là, à eux-mêmes.

Le monde est en effet le miroir que chaque individu perçoit, une projection de soi, un processus circulaire que les chamanes appellent "anneau de pouvoir".

Comme le miroir, le monde ne nous renvoie que la représentation qu'en fabriquent nos perceptions personnelles, nos croyances et nos humeurs. Le vrai pouvoir de changer les choses se découvre et s'exerce à l'intérieur de soi, sur l'intérieur de soi.

Tous les psychothérapeutes dignes de ce nom et tous les chamans pratiquant la guérison spirituelle depuis de longues années sont amenés un jour ou l'autre à se demander pourquoi il est si difficile pour l'être humain de changer des croyances ou des comportements qui sont pourtant, à l'évidence, la cause de tant de souffrances, de mal-être et même de graves maladies. Mais il leur suffit de se rappeler combien de mémoires ancestrales, prénatales, familiales, éducatives et socialitaires ont façonné leur personnalité pour avoir la réponse : l'homme est littéralement et jusqu'au plus profond de ses cellules infiltré de programmations d'ordre karmique, culturel et affectif qui sont autant d'obstacles à tout changement.

Travailler sur soi devient ainsi le seul espoir pour l'homme de se libérer et de devenir celui que, tout au fond de lui, son nagual lui murmure qu'il peut être. Il est bien placé pour cela puisqu'en lui résident tous les changements et les potentiels créatifs de l'univers !

"L'homme ne naît pas libre mais il est libre de se libérer."

C'est donc pour lui à la fois une chance extraordinaire d'en avoir un jour le désir et sa plus grande responsabilité.

Les sages taoïstes désignent le travail sur soi par l'expression "chevaucher le tigre". Le tigre représente à leurs yeux cette force irrépressible qui fait mourir et renaître en permanence tous les êtres.

En travaillant sur soi, on ose affronter le tigre au lieu de fuir, on bondit sur son dos, on l'enfourche et on se fond dans sa force pour mieux orienter celle-ci pendant que s'éveille peu à peu la conscience de notre identité avec lui.

Auteur : Paul Degryse.

Pourquoi travailler sur soi ?

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Épices....

4 Mai 2015, 07:02am

Publié par pam

“LA MAÎTRESSE DES ÉPICES” de Divakaruni.

Postface de Marie-Odile Probst :

Médecins et cuisiniers emploient depuis l’Antiquité ces substances végétales que sont les épices. Utilisées avec discernement, les épices soignent : trop fortement dosées, elles peuvent empoisonner. Et Tilo, être intermédiaire entre les hommes et des entités supérieures, investies du pouvoir des épices, s’est incarnée pour aider les faibles. Elle intercède en faveur de ceux qui viennent à elle, les assiste sur le chemin de leurs vrais désirs, s’emploie à redresser, secrètement, humblement, l’équilibre des humeurs, maux du corps et de l’âme, et à les protéger des forces d’un mal qui les dépasse.

Le maniement des épices est affaire de mesure et d’expérience, affaire de cuisine et d’alchimie, travail de laboratoire.

L’Inde possède aussi une science des lapidaires, avec ses traités et ses spécialistes, car les pierres soignent aussi.

Les épices échauffent, stimulent, fluidifient, neutralisent, libèrent... le sang, le souffle, le flux vital, affectent comme nos drogues modernes les émotions. En Inde, la médecine ayurvédique, science de “longue vie”, enseigne dans ses universités que l’énergie des aliments et des épices répond tout ensemble aux besoins du continuum corps-esprit. La règle fondamentale se résume grossièrement à un “ni trop, ni trop peu” des éléments de base : nourriture, repos, sexualité. Travail de l’énergie à quoi il faut ajouter la conscience des autres énergies, celle de l’amour, de la paix intérieure, et de l’absolu. Les aliments émettent des radiations solaires, terrestres, et humaines car les aliments se chargent des radiations des personnes qui les manipulent. Néanmoins, chaque personne est différente, possède une nature et un équilibre propres. Tilo, en thérapeute, chamane, cherche l’épice particulière, l’épice-racine, clef intime, qui convient à chacun et à chaque situation. Les nombreuses variétés de sucreries dont les Indiens et leurs dieux sont si friands ont la réputation d’enlever l’amertume, de soigner le deuil et de concilier la peine ; la cannelle et le fenugrec tonifient, le gingembre atténue les douleurs, le sésame soigne les maladies de bouche, le poivre combat tant les fièvres que la léthargie, le lotus régularise le pouls. Le drame cosmique se joue à l’intérieur du corps de l’homme cosmique.

L’art ne s’acquiert qu’après la plus âpre des disciplines et ne se pratique que dans le plus grand respect des règles qui comportent des interdits stricts. Les brahmâchârin ne doivent pas quitter l’enceinte de leur affectation, rester chastes (unies en elles-mêmes, toute leur volonté tendue vers un seul but), ne pas toucher la peau, le corps de l’autre pour ne pas mêler les énergies ni prendre le risque de se laisser contaminer par l’émotion ou la peur de son vis-à-vis.

Tilo accompagne ses mélanges et ses poudres rituelles de ces formules propitiatoires, prières ou mantras. Magie ? Les mantras sont une technique de concentration et leur répétition, telle la méditation, aide le récitant à atteindre un état psychique de réceptivité et d’équilibre optimal.

Tilo est yoginî, elle pratique l’âsana de l’assise en lotus ; elle entend ce qui ne peut se formuler, devine le passé et prévoit l’avenir, bien qu’elle se défende de bonimenter comme une vulgaire diseuse d’aventures ; elle sait que chaque parole, chaque geste, chaque pensée est un acte lourd de conséquences. C’est pourtant l’abandon de la distance nécessaire à l’efficacité de sa pratique,

c'est parce qu’elle se laisse contaminer par l’émotion et risque de perdre sa maîtrise, c’est l’adoption de la “voie humide” des larmes et des passions qui vont lui permettre de mettre en lumière les ombres que l’orgueil du savoir-pouvoir réglementé lui présentait jusqu’alors en un ordre parfait.

Si le lundi, jour de fermeture de l’épicerie, est consacrée aux mères, à chaque autre jour correspond une épice ; cela est conforme à la tradition, car chaque jour à sa déité particulière. Il est des jours où l’on prescrit de donner de l'argent et de l’huile aux pauvres, des jours où il faut protéger les enfants, un jour consacré au guru : chaque jour fait entendre un aspect de ce divin aux si nombreuses facettes, le divin au cœur de la matière de chaque graine comme de chaque étoile.

Tilo honore et nourrit les serpents invisibles qui peuplent les coins sombres de sa boutique, lovés dans les replis souterrains de notre inconscience.

Tilo est magicienne, elle maîtrise les formules de métamorphose dans la plus pure des traditions qui dit aussi qu’être tenté par l’amour, c’est risquer l’échec.

Tilo, sous son sari blanc de veuve, va changer en Amérique ; la femme nourricière - la femme - ne va plus s’immoler dans le feu de l’ego masculin ; elle va affirmer son droit à l’individualité, à la sensualité sans rien perdre de cette âme dont d’autres gardiens de la Loi niaient aux femmes, en d’autres temps, sous d’autres cieux, jusqu’à l’existence.

Le récit se déroule, s’enroule ; le mouvement, l’écriture est contemplation de l’énergie divine. Entre la sagesse et l’art existe une harmonie profonde.

Épices....

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chamanisme et écologie...

16 Mars 2015, 08:59am

Publié par pam

extraits de

MAUD SÉJOURNANT. “LE CERCLE DE VIE”. 1997.

Chapitre 8 - LA TERRE - MÈRE.

C’est parce que nous avons oublié nos vraies origines que nous devons aujourd’hui faire face aux drames écologiques actuels. La Terre est source de vie. D’elle nous venons, vers elle nous retournerons, pour nous transformer, tel le phénix, en une autre forme de vie.

Certains savants pensent que la Terre pourrait bien être “un système complexe capable d’autorégulation”.

La grande erreur de notre culture est de croire que la mythologie est un ramassis de contes de cultures passées et dépassées. Le propre d’un mythe, à la différence d’une histoire, c’est qu’il continue à être vrai dans le temps : il décrit littéralement la réalité d’une autre dimension, d’un univers parallèle. Toutes les cultures ont des mythes de création, des mythes concernant la nature. Nous ne pourrions vivre sans eux. Ils continuent à faire vivre notre psyché, à animer notre inconscient, à susciter nos désirs. Nous avons créer le mythe de la toute-puissance de la technologie. Les problèmes environnementaux actuels semblent montrer que la technologie ne peut pas les résoudre et continue au contraire à en créer sans cesse de nouveaux.

Rendre à la Terre ce qu’elle nous donne, rendre grâces, remercier.

Léon Shenandoah, Ancien Hopi : “Notre religion s’occupe de remercier le Créateur pour le monde, et chaque animal et chaque plante qu’il contient. Nous le remercions pour tout ce qui existe. Nous ne considérerons pas comme acquis le fait qu’il y ait un arbre à cet endroit. Nous remercions pour cet arbre. Si nous ne le faisons pas, le créateur pourrait l’enlever. C’est pour cela que nos cérémonies sont importantes. Nous prions pour l’harmonie du monde. Nous croyons que si nous ne faisions pas nos cérémonies, le monde s’arrêterait, ce sont elles qui le maintiennent. On peut ne pas le croire, on peut en rire, mais c’est vrai. Le Créateur veut être remercié.”

Fausse est la vision dichotomique qui a laissé une marque parfois indélébile chez les catholiques, avec d’un côté le sacré intangible, et de l’autre la matière vulgaire, dépourvue de tout esprit. Les Indiens ont gardé vivante dans leur culture cette relation d’échange et de respect avec la Terre-Mère, qui existait aussi dans la vieille tradition européenne.

Des psy californiens mettent l’accent sur nos liens psychiques profonds avec le monde naturel : écopsychologie ou psychiatrie de l’âge de pierre !

Ils questionnent le bien-fondé physique et surtout psychologique de l’économie industrielle, mettent en relations nos dépendances et nos mauvaises habitudes face à l’environnement. Le problème de l’environnement n’est-il pas au fond ancré dans notre difficulté à transformer nos émotions ? (recyclage). Certains thérapeutes pensent que beaucoup ressentent inconsciemment une peine profonde devant la disparition de myriades de formes de vie, mais ne savent exprimer cette peine ni comment y réagir. La biosphère devrait être incluse dans tout projet thérapeutique. Chellis Glendinning montre la relation entre nos dépendances (drogues, tabac, alcool, télé...) et la crise écologique. Elle suggère que les solutions pour améliorer l’état de la société et de la Terre peuvent être inspirées par les approches de guérison des dépendances individuelles. Elle parle de la technodépendance qui sévit actuellement et rappelle la manière dont l’homo sapiens et les autres vivaient proches de la terre pendant plus d’un million d’années.

L’homme est d’essence divine mais il a perdu la conscience de sa filiation en s’incarnant. Parce qu’il a perdu sa conscience profondément spirituelle, il se venge en quelque sorte sur la Terre-Mère. S’il ne reporte pas sa faute sur les autres, s’il assume, cette prise de responsabilité le sauvera. Il faut du courage, il faut nous réveiller.

Il est important de reconnaître l’aspect nourricier de notre Terre au sens alimentaire mais aussi énergétique. Un groupe de scientifiques français ont montré les interactions vibratoires dues à la présence de divers réseaux d’énergie à la surface du globe et la possibilité pour ces interactions de créer des ondes négatives pour les humains. On parle de géographie subtile. Les Templiers par exemple semblait connaître cette biogéographie, conscients des méridiens d’énergie terrestre entre Paris et Jérusalem. En Extrême-Orient, l’art du feng shui permet de déterminer les lieux propices à l’édification de certains bâtiments, l’organisation interne des maisons en fonction des courants d’énergie, du terrain, des directions cardinales... Castaneda dit que son maître l’envoie dans des sites choisis avec soin, qui auront un effet spécifique sur sa conscience, et lui apprendront à devenir plus sensible et réceptif à l’énergie de la Terre. Beaucoup de grands lieux de pèlerinage, d’apparition, se trouvent dans des sites bien particuliers (Saint-Jacques de Compostelle, Rocamadour, Le Puy…) On parle de lieux saints ou sacrés ou spéciaux ou maudits parfois dans le monde entier.

On peut imaginer que les humains, avant l'avènement de l’esprit bicaméral, savaient percevoir directement certaines forces de la nature. Ils y amoncelèrent des tas de pierres, certains rituels s’y déroulèrent pour en capter l’énergie, des milliers de pèlerins finirent par former des sentiers. Les abris, les autels se transformèrent au fil des siècles en chapelles, lieux de cultes... Les chamanes ont toujours su s’installer dans des lieux de pouvoir et utiliser leur énergie. Certains lieux sacrés servaient de couloirs d’énergie pour communiquer à distance.

Cette énergie tellurique est aujourd’hui en grande partie ignorée et totalement sous-employée, même si notre culture reconnaît depuis longtemps l’influence bienfaitrice de certains lieux.

Notre survie va dépendre de l’éveil de la conscience collective par rapport aux dons et aux besoins de la Terre. le respect et l’amour en sont les premiers éléments.

Le meilleur moyen de voir les étoiles, c’est de s’allonger sur la terre...

Nous sommes à 90% déconnectés de la Terre. Durant les millénaires qui précédèrent l’ère patriarcal, les sociétés étaient fondées sur le culte de la Grande Mère, source de toute vie, c’est par là que l’humanité a commencé, s’est construite. Et à l’époque, l’égalité était de mise, culture égalitaire contrairement aux sociétés patriarcales.

Puis la culture de l’épée fit irruption entraînant la domination patriarcal : domination des hommes sur les femmes, des maîtres sur les esclaves, des techniciens sur la Terre. La relation d’équilibre disparut, au profit de la destruction et de l’oppression, et ce sur toute la planète. Sauf les Celtes et les Hopis, et quelques tribus.

Nous pouvons vivre chaque acte important de notre vie et même chaque instant dans l’esprit du chamane. Une certaine vibration intérieure peut influer sur notre environnement.

Chant Indien : La Terre est notre Mère, nous devons prendre soin d’elle.

Nous touchons son corps sacré, à chaque pas que nous faisons.

La Terre est notre Mère, elle prendra soin de nous.

chamanisme et écologie...

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Définition du chamanisme...et loi de perception...

25 Février 2015, 08:49am

Publié par pam

Maud Séjournant :

Ma définition du chamanisme

Donner une définition du chamanisme est trop vaste et multiple. Je préfère parler de celui ou celle qui le met en pratique.


Pour moi, "un chaman est celui ou celle, qui par la maîtrise de ses états de conscience, peut être en relation avec les mondes non manifestés, souvent appelés monde du nagual, qui vont alors lui apporter des réponses, nouvelles perspectives, moyens de guérir,visions du futur ou de directions nouvelles ; il saura ensuite les comprendre et les transmettre afin que ces réponses servent au bien-être de sa communauté, de sa famille, et de lui même."

Trois points sont à souligner :


Un : le praticien est mu par une intention de service ; le bénéfice servira à apporter un mieux être concret et utilisable dans notre vie quotidienne. Le but de sa pratique n’est pas de s’échapper du réel pour son propre plaisir ou par rejet de sa condition humaine, mais de ramener à ses proches le bénéfice de sa relation aux forces de l’univers.


Deux : le praticien établit une relation profonde et directe avec les éléments essentiels de la nature et tire son enseignement et ses réponses de là.


Trois : Le praticien agit dans le contexte spécifique de son environnement naturel et culturel. Sa pratique est en harmonie avec les formes adéquates et justes pour ce contexte. Il est important, en effet, de ne pas vouloir copier ou imiter des rituels ou cérémonies qui correspondent à une culture différente de la nôtre mais de comprendre leur essence afin de les intégrer dans le cadre de notre monde contemporain. Voici un article qui vous permettra d'approfondir le sujet de la relativité culturelle: "La relativité des cultures".


Enfin, lorsque je parle de maîtrise, je ne veux pas dire contrôle ; notre conditionnement, nos habitudes, nous donnent l’illusion de pouvoir contrôler l’énergie de vie qui nous entoure ; bien au contraire, il s’agit de savoir diriger son attention pour s’ouvrir à une force plus grande que nous qui contient des informations, et une intention de vie au delà de ce que notre mental peut prévoir.


Le chamanisme peut donc se vivre au quotidien dans la simplicité et la discrétion de notre relation personnelle et intime aux éléments et à la vérité que nous recelons au plus profond de nous lorsque nous nous sommes débarrassés de notre conditionnement.
Le travail toltèque est une excellente préparation à cette voie.

Définition du chamanisme...et loi de perception...

Que veux-tu voir ?
Le choix t’est donné, n’oublie jamais cette loi de perception
Si la haine est ton coeur, tu percevras un monde hostile
Si tu ressens l’amour en toi, tu chercheras un monde de grace et d’amour.

Tu es responsable de ce que tu vois
Tu choisis les émotions que tu ressens
Et tu décides quel va être le but que tu veux atteindre
Tout ce qui nous semble nous arriver
Nous le demandons et nous recevons selon notre demande

Marianne Williamson

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essence, éléments et chamanisme

14 Mai 2014, 06:48am

Publié par pam

Extraits de "L'envol de l'aigle" de Kenneth Meadows :

Les traditions mystiques occidentales définissent quatre éléments : air, feu, eau, terre. Ils sont considérés comme les composants de base de tout ce qui existe dans la réalité physique bien qu’ils ne soient pas compris comme des substances physiques mais comme des principes métaphysiques gouvernant l’apparition de la matière. Néanmoins, on peut percevoir les éléments comme des mouvements d’énergie.

Chaque élément a des qualités spécifiques et identifiables :

- Le feu est créatif, expansif, vigoureux, explosif, dévorant.

- L’eau est fluide, adaptable, absorbante, dispersante.

- L’air est illimité, vif, impatient, imprévisible.

- La terre est stable, patiente, nourrissante, obstinée.

Le feu gouverne l’étincelle de la Vie.

L’air gouverne le souffle de la Vie.

L’eau gouverne le flux ou la rivière de la Vie.

La terre gouverne la substance de la Vie.

Dans la tradition orientale, il y a cinq éléments : bois, feu, terre, métal et eau.

On les représente sous la forme d’un pentagrame qui illustre leurs liens fonctionnels.

Il ne s’agit pas de conceptions contraires ou mêmes différentes, ce sont les polarités complémentaires d’un tout, elles indiquent essentiellement différents modes d’activités.

Le système à cinq éléments de l’approche chinoise fait apparaître la Terre, au centre, comme une grande force d’équilibre et d’unification.

Le système à quatre éléments des traditions occidentales, lui, fait figurer au centre un élément caché que les théosophes appellent éther (lumière céleste ou cosmique) et qui est selon eux la lumière à partir de laquelle les quatre éléments entrent dans le processus de manifestation.

La nature qui nous entoure est habitée d’un pouvoir manifeste, bien qu’ignoré de la plupart des gens et par la science matérialiste parce qu’il n’est pas physique, mais les chamans l’ont identifié depuis des milliers d’années comme une essence fondamentale permettant à toute chose manifestée d’être consciente de sa nature d’être vivant.

On peut définir l’essence comme une énergie primaire pure dont tout est dérivé. Tout dans l’univers vibre ou palpite avec elle et c’est grâce à elle que tout continue d’exister. L’apparence inanimée de certains objets, comme les minéraux, n’est qu’une illusion.

L’essence de cette vitalité qui génère l’activité de toute créature vivante, de l’amibe à l’être humain, est spirituelle. Certains chamans l’ont appelée Ce sans quoi rien ne peut exister.

En Polynésie et dans certaines régions d’Amérique du Nord, on l’appelait Mana (puissance miraculeuse). En Chine, c’est le Chi (force de vie), au Japon le Ki (essence vitale), en Inde, c’est Prana (énergie absolue), chez les chamans des anciens peuples nordiques Megin (pouvoir intérieur). Chacun de ces termes se réfère à un aspect de la même puissance originelle et montre que tous les peuples du monde possédaient le concept d’une essence infuse dans toute forme de vie qu’elle active sans être elle-même matière. Cette essence est dans l’air que nous respirons et dans ce que nous consommons.

essence, éléments et chamanisme

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Médecine cherokee et guérison

1 Mars 2014, 09:02am

Publié par pam

“Vous devez commencer avant tout par reconnaître vos erreurs et arracher ainsi de vous ce qui vous donne l’apparence de la maladie. Car celle-ci vient de la disharmonie qui existe entre vous et votre profondeur. Nous devons tous être en harmonie avec ce qui est naturel car c’est l’harmonie qui maintient le corps en bonne santé. Reconnaissez que votre corps et votre cœur ont besoin d’être purifiés.

La plupart des hommes n’arrêtent pas de répéter : “Je veux ceci, je veux cela...” Ils ont le sentiment que s’ils n’obtiennent pas ce qu’ils désirent, tout ira de travers, que leur vie ne vaudra pas la peine d’être vécue. C’est l’inverse que nous devons faire. Commencez par être reconnaissants pour tout ce qui vous est donné. C’est cela la première médecine. Vous n’avez pas idée de l’énergie que vous économiseriez si vous agissiez ainsi.

Vous pouvez aussi apprendre à avoir un regard nouveau sur la souffrance. Dans certains cas, vous pouvez même rendre grâce pour cette souffrance, parce qu’elle est souvent pour vous un moyen de vous purifier.

Ce que vous devez apprendre surtout, c’est à cultiver votre énergie et à sentir la lumière qui est en vous. Nous devons donner à cette lumière le droit de grandir en nous, à cette énergie les moyens de s’équilibrer, de se stabiliser pour notre bénéfice et aussi pour tous les hommes.

Le corps que nous avons nous a été prêté pour le temps de notre vie. Nous devons jusqu’au bout le conserver en bon état. Pour cela, nous devons comprendre que chacun de nous est unique, qu’il n’y a pas deux corps semblables. C’est pourquoi, chez les Cherokees, nous ne prescrivons pas la même ordonnance pour deux personnes. L’art de la médecine consiste à trouver la drogue qui correspond à chaque personne et qui peut lui donner de l’énergie. Nous recommandons souvent aux malades d’aller marcher dans la campagne en étant aussi conscients que possible afin de sentir s’ils sont attirés par telle ou telle plante.

Nous ne sommes pas des unités séparées mais nous faisons partie de l’univers. L’énergie qui monte en nous est commune à tous les êtres. Celle qui monte de la terre et celle qui descend du ciel se rejoignent en notre cœur. À chaque instant, nous devons être conscients de cette rencontre. L’énergie de la Terre est la vraie nourriture de notre corps.”

Cartier in “Les gardiens de la terre”.

Médecine cherokee et guérison

“Si la guérison n’intervient pas, ce peut être pour des raisons karmiques ou parce que la personne a une leçon à apprendre de la maladie.”

“En leur imposant les mains, je les aide à rétablir en eux l’équilibre.”

“En vous voyant, j’ai vu la peine de vos ancêtres, la peine que vous avez eue avec vos enfants, la peine de votre enfance à vous. Tout cela vous l’avez emmagasiné et votre hanche a été déformée. Cela s’est produit chez vous entre 4 et 7 ans. Vous avez pris cette position fautive pour vous défendre. Chaque chagrin en vous s’est installé là. Les muscles se sont contractés. Cela suffit pour expliquer le déséquilibre de votre colonne vertébrale qui est la cause de votre souffrance. Vous avez le droit d’être heureuse et l’énergie de l’univers va vous aider.

Il vous arrivera encore de souffrir car la mémoire du corps ne s’en va que petit à petit mais vous irez de mieux en mieux.”

Cartier in “Les gardiens de la terre”.

Médecine cherokee et guérison

“Le principe de base de la médecine cherokee, c’est que chaque personne est unique. Son traitement doit donc être unique lui aussi et étroitement adapté à son tempérament. Chaque personne a des esprits auxquels elle peut faire appel, une herbe qui lui convient tout particulièrement. De plus, c’est une médecine globale. Nous soignons l’homme total en évitant de séparer le physique, le mental et le spirituel. La médecine devient ainsi une philosophie. Nous insistons beaucoup sur le fait que chacun doit se sentir responsable de sa propre santé, et que, pour cela, il doit se connaître, apprendre à savoir ce qui est bon pour lui. C’est vraiment une médecine équilibrée et extrêmement puissante.

Nous commençons toujours une réunion en saluant les quatre directions dans le sens des aiguilles d’une montre. Cela constitue ce que nous appelons la roue de la médecine.

Nous commençons par l’est qui représente le chemin du soleil, la voie spirituelle et, en même temps, le respect pour tout ce qui vit, qu’il s’agisse des animaux, des oiseaux, des fleurs, des minéraux, et bien entendu de nos frères et sœurs les humains. La couleur de l’est est généralement le jaune et quelquefois le rouge.

Nous nous tournons ensuite vers le sud qui représente le chemin de la jeunesse et de l’innocence. Le cercle de la famille est à l’image du cercle de la vie. Cette direction donne de l’énergie aux forces vitales. Le sud est aussi le chemin de la paix qui consiste à apprendre à connaître les autres, à les respecter, à connaître les plantes et à les utiliser, à connaître les jeunes et à savoir les éduquer. La couleur du sud est le vert de la vie nouvelle ou le blanc de la pureté et de l’innocence des jeunes enfants.

L’ouest est la direction de la médecine physique, de la guérison par les mains, de la relaxation, de la méditation, de la conscience de soi-même, de l’entretien du corps. Tournés vers cette direction, les Anciens apprennent aux enfants à s’estimer eux-mêmes, à se contrôler et à établir de bonnes relations avec les autres. La couleur de l’ouest est le noir. Elle symbolise l’aspect sacré de la vie.

Le nord est la direction du calme, de la tranquillité et du partage. Il s’agit d’élever la conscience à son plus haut niveau de réceptivité. Et aussi d’aider les autres à prendre conscience de leurs responsabilités. L’image qui revient le plus souvent lorsqu’on pense au nord est celle de deux personnes qui se tiennent par la main sur un sentier de montagne. La couleur du nord est le blanc. Elle symbolise le calme et la pureté de l’esprit.

Le cercle de la vie entoure les quatre directions qui représentent l’équilibre et l’harmonie. Nous sommes tous reliés et nous avançons tous sur le chemin de la renaissance et du renouvellement. Équilibre, harmonie, n’est-ce pas ce dont notre monde a le plus besoin ?

Le chaman a le pouvoir de guérir mais aussi, trop souvent, de jeter de mauvais sorts. Une personne spirituelle ne fait pas cela.

Lorsque nous prononçons le mot “spirituel”, nous ne faisons pas référence à une religion. Sur la roue de la médecine, la direction de l’est nous aide à prendre conscience que nous sommes spirituels tout comme nous somme physiques. Il se trouve que je suis en ce moment dans un corps physique mais je suis aussi relié aux esprits de tous ceux qui sont venus avant moi sur la terre. Tous ces messages se trouvent dans l’ADN que je porte en moi. Nous comprenons la spirale de l’ADN : les Anciens parlent depuis toujours de la spirale de la vie et de tous les messages que nos transmettent ceux qui sont venus avant nous.

Nous ne parlons pas de réincarnation mais de transfert de l’esprit.”

“Chaque geste que nous faisons a une résonance spirituelle. Quand les gens veulent m’aider à arracher les “mauvaises herbes”, je les invite à se demander ce qu’ils doivent arracher à l’intérieur d'eux-mêmes. Quand ils sèment, ce qu’ils voudraient semer à l’intérieur d’eux-mêmes.

Nous avons perdu, nous, cette capacité à remercier pour tout ce qui nous est donné. Nous ne savons qu’abuser des cadeaux reçus. Pour moi, faire le jardin à la manière indienne, c’est remercier sans cesse pour l’abondance et la beauté, c’est faire de cette terre un lieu d’harmonie en même temps qu’un lieu de production.

Faire un jardin, cela n’a l’air de rien mais je suis persuadée, comme la plupart des Anciens, que les temps sont en train de venir où il nous faudra être capables de cultiver nous-mêmes notre propre nourriture.

Nous plantons en spirale car pour nous elle est très importante. C’est la spirale d’énergie qui monte de la terre et qui descend du ciel. Et aussi la spirale du cœur. En nous, l’ADN est une spirale. Ma vision de ce jardin a donc été celle d’une spirale qui monte de la terre. Elle monte en beauté à partir du centre et tourne autour des légumes et des fruits pour arriver jusqu’à nous. Je fais d’autres jardins sans spirale car c’est long et compliqué, l’essentiel est de comprendre qu’il s’agit toujours d’un espace sacré. J’invite les gens à entre par l’est pour amener l’énergie avec eux, à tourner dans le jardin dans le sens des aiguilles d’une montre.

Pour faire un jardin il faut savoir prendre son temps, il ne faut rien brusquer, rien bousculer, car tout ce qui vit à une âme, même le plus humble brin d’herbe.

Réaliser cela et le vivre dans la profondeur de mon être a été pour moi une extraordinaire révélation et une révolution dans ma vie.”

Cartier in “Les gardiens de la terre”.

Médecine cherokee et guérison

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devenir les magiciens de nos vies...

20 Février 2014, 08:23am

Publié par pam

Maud Sejournant : "Le cercle de vie".

L’efficacité et le pouvoir des chamanes résident dans la parfaite combinaison de trois éléments qui constituent la base de tout pouvoir personnel : intention, motivation, action.

Intention. Le principe écologique joue ici un rôle central. Le contexte de notre vie aura une tendance à former le contenu de nos désirs, mais les principes demeurent identiques.

Le but du chamanisme n’est pas de s’échapper du monde, mais au contraire d’aider ceux qui s’y trouvent à mieux vivre. Ce n’est pas un amusement, cela demande du temps, de l’énergie.

Les “guides” susceptibles de nous aider à réveiller notre pouvoir personnel sont parfois ceux qui cherchent avant tout à démesurément gonfler le leur. L’éthique est donc primordiale, le refus de faire le mal, de l’immoralité, de la corruption. L’intention doit être claire, précise, compréhensible, non limitée par nos croyances. Sous prétexte qu’il faut lâcher-prise, certains se laissent emporter par les turbulences chaotiques de l’imprévu, d’autres veulent suivre une direction floue.

Une fois que l’on a construit l’image avec le mental, il est nécessaire de lui donner vie en appliquant l’énergie de ses émotions. Le problème actuel est souvent le manque de désir. L’image a été construite, il faut la faire bouger à l’intérieur de soi, prendre conscience de la faille qui existe entre le souhait et la réalité du moment. Sentir le décalage entre rêve et réalité doit donner l’énergie de faire s’incarner l’image.

Le troisième élément nécessaire à l’édification d’un pouvoir personnel est l’engagement dans l’action. C'est le "Just do it !" de Jerry Rubin... C’est en agissant que les miracles surviennent.

Il peut arriver qu’au cours des diverses étapes de l’action, nous découvrions la nécessité de reformuler notre intention, afin que l’ensemble demeure en harmonie.

En termes chamaniques, il faut superposer le corps physique, le corps émotionnel et le corps mental de façon à ce qu’ils forment un seul être, en accord avec les trois niveaux de conscience.

Il faut équilibrer les forces du mental et de l’émotionnel. Le potentiel émotionnel est loin de se situer au niveau du potentiel mental la plupart du temps. Certains génies souffrent d’un déséquilibre profond entre corps mental et corps émotionnel. Il faut donc rééquilibrer, par la méditation quotidienne par exemple. Parvenu au point d’équilibrage entre son corps mental et son corps émotionnel, le sujet commence à pouvoir vraiment “devenir le magicien de sa vie”.

Mais si l’on arrête les exercices de concentration avant d’avoir atteint le point de verrouillage ou les deux augmentent ensemble (et rapidement), le déséquilibre se réinstalle inexorablement.

“Le monde est ce que nous croyons qu’il est.” C’est le postulat du chamanisme polynésien Huna. Si l’on vit avec l’idée permanente que le monde est hostile, il y a des chances pour que l’on perçoive en permanence des agressions venant de partout et que l’on en devienne la victime. Si l’on a par contre l’idée qu’il y a toujours une solution à tout, les idées viendront toujours à bout des problèmes quels qu’ils soient.

Il semble que les différentes cultures et traditions spirituelles évoquent toutes les mêmes formes, les mêmes modalités, les mêmes principes, qui sont donc universels. C’est pourquoi il est bon de savoir jeter des passerelles entre ancien et nouveau, monde de la science et monde du rêve, univers subatomique et univers des esprits.

Nous sommes déjà des magiciens, le fait de le savoir aide à le devenir davantage.

devenir les magiciens de nos vies...

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LA TERRE - MÈRE.

15 Février 2014, 16:25pm

Publié par pam

extraits de :

MAUD SÉJOURNANT. “LE CERCLE DE VIE”. 1997.

Initiation chamanique d’une psychothérapeute.

C’est parce que nous avons oublié nos vraies origines que nous devons aujourd’hui faire face aux drames écologiques actuels. La Terre est source de vie. D’elle nous venons, vers elle nous retournerons, pour nous transformer, tel le phénix, en une autre forme de vie.

Certains savants pensent que la Terre pourrait bien être “un système complexe capable d’autorégulation”.

La grande erreur de notre culture est de croire que la mythologie est un ramassis de contes de cultures passées et dépassées. Le propre d’un mythe, à la différence d’une histoire, c’est qu’il continue à être vrai dans le temps : il décrit littéralement la réalité d’une autre dimension, d’un univers parallèle. Toutes les cultures ont des mythes de création, des mythes concernant la nature. Nous ne pourrions vivre sans eux. Ils continuent à faire vivre notre psyché, à animer notre inconscient, à susciter nos désirs. Nous avons créé le mythe de la toute-puissance de la technologie. Les problèmes environnementaux actuels semblent montrer que la technologie ne peut pas les résoudre et continue au contraire à en créer sans cesse de nouveaux.

Rendre à la Terre ce qu’elle nous donne, rendre grâces, remercier.

Léon Shenandoah, Ancien Hopi : “Notre religion s’occupe de remercier le Créateur pour le monde, et chaque animal et chaque plante qu’il contient. Nous le remercions pour tout ce qui existe. Nous ne considérerons pas comme acquis le fait qu’il y ait un arbre à cet endroit. Nous remercions pour cet arbre. Si nous ne le faisons pas, le créateur pourrait l’enlever. C’est pour cela que nos cérémonies sont importantes. Nous prions pour l’harmonie du monde. Nous croyons que si nous ne faisions pas nos cérémonies, le monde s’arrêterait, ce sont elles qui le maintiennent. On peut ne pas le croire, on peut en rire, mais c’est vrai. Le Créateur veut être remercié.”

Fausse est la vision dichotomique qui a laissé une marque parfois indélébile chez les catholiques, avec d’un côté le sacré intangible, et de l’autre la matière vulgaire, dépourvue de tout esprit. Les Indiens ont gardé vivante dans leur culture cette relation d’échange et de respect avec la Terre-Mère, qui existait aussi dans la vieille tradition européenne.

Des psy californiens mettent l’accent sur nos liens psychiques profonds avec le monde naturel : écopsychologie ou psychiatrie de l’âge de pierre !

Ils questionnent le bien-fondé physique et surtout psychologique de l’économie industrielle, mettent en relations nos dépendances et nos mauvaises habitudes face à l’environnement. Le problème de l’environnement n’est-il pas au fond ancré dans notre difficulté à transformer nos émotions ? (recyclage). Certains thérapeutes pensent que beaucoup ressentent inconsciemment une peine profonde devant la disparition de myriades de formes de vie, mais ne savent exprimer cette peine ni comment y réagir. La biosphère devrait être incluse dans tout projet thérapeutique. Chellis Glendinning montre la relation entre nos dépendances (drogues, tabac, alcool, télé...) et la crise écologique. Elle suggère que les solutions pour améliorer l’état de la société et de la Terre peuvent être inspirées par les approches de guérison des dépendances individuelles. Elle parle de la technodépendance qui sévit actuellement et rappelle la manière dont l’homo sapiens et les autres vivaient proches de la terre pendant plus d’un million d’années.

L’homme est d’essence divine mais il a perdu la conscience de sa filiation en s’incarnant. Parce qu’il a perdu sa conscience profondément spirituelle, il se venge en quelque sorte sur la Terre-Mère. S’il ne reporte pas sa faute sur les autres, s’il assume, cette prise de responsabilité le sauvera. Il faut du courage, il faut nous réveiller.

Il est important de reconnaître l’aspect nourricier de notre Terre au sens alimentaire mais aussi énergétique. Un groupe de scientifiques français a montré les interactions vibratoires dues à la présence de divers réseaux d’énergie à la surface du globe et la possibilité pour ces interactions de créer des ondes négatives pour les humains. On parle de géographie subtile. Les Templiers par exemple semblaient connaître cette biogéographie, conscients entre autres des méridiens d’énergie terrestre entre Paris et Jérusalem. En Extrême-Orient, l’art du feng shui permet de déterminer les lieux propices à l’édification de certains bâtiments, l’organisation interne des maisons en fonction des courants d’énergie, du terrain, des directions cardinales... Castaneda dit que son maître l’envoie dans des sites choisis avec soin, qui auront un effet spécifique sur sa conscience, et lui apprendront à devenir plus sensible et réceptif à l’énergie de la Terre. Beaucoup de grands lieux de pèlerinage, d’apparition, se trouvent dans des sites bien particuliers (Saint-Jacques de Compostelle, Rocamadour, Le Puy... On parle de lieux saints ou sacrés ou spéciaux ou maudits parfois dans le monde entier.

On peut imaginer que les humains, avant l‘avènement de l’esprit bicaméral, savaient percevoir directement certaines forces de la nature. Ils y amoncelèrent des tas de pierres, certains rituels s’y déroulèrent pour en capter l’énergie, des milliers de pèlerins finirent par former des sentiers. Les abris, les autels se transformèrent au fil des siècles en chapelles, lieux de cultes... Les chamanes ont toujours su s’installer dans des lieux de pouvoir et utiliser leur énergie. Certains lieux sacrés servaient de couloirs d’énergie pour communiquer à distance.

Cette énergie tellurique est aujourd’hui en grande partie ignorée et totalement sous-employée, même si notre culture reconnaît depuis longtemps l’influence bienfaitrice de certains lieux.

Notre survie va dépendre de l’éveil de la conscience collective par rapport aux dons et aux besoins de la Terre. Le respect et l’amour en sont les premiers éléments.

Le meilleur moyen de voir les étoiles, c’est de s’allonger sur la terre...

Nous sommes à 90% déconnectés de la Terre. Durant les millénaires qui présidèrent l’ère patriarcal, les sociétés étaient fondées sur le culte de la Grande Mère, source de toute vie, c’est par là que l’humanité a commencé, s’est construite. Et à l’époque, l’égalité était de mise, la culture égalitaire contrairement aux sociétés patriarcales.

Puis la culture de l’épée fit irruption entraînant la domination patriarcale : domination des hommes sur les femmes, des maîtres sur les esclaves, des techniciens sur la Terre. La relation d’équilibre disparut, au profit de la destruction et de l’oppression, et ce sur toute la planète. Sauf chez les Celtes et les Hopis, et quelques tribus.

Nous pouvons vivre chaque acte important de notre vie et même chaque instant dans l’esprit du chamane. Une certaine vibration intérieure peut influer sur notre environnement.

Chant Indien : La Terre est notre Mère, nous devons prendre soin d’elle.

Nous touchons son corps sacré, à chaque pas que nous faisons.

La Terre est notre Mère, elle prendra soin de nous.

Exercice de “recyclage émotionnel” : à la fin de la journée, asseyez-vous confortablement, passez en revue les émotions qui vous ont perturbé et dont vous voulez vous débarrasser. Invitez-les à venir dans votre plexus, remerciez-les en voyant ce qu’elles vous ont appris, concentrez-les dans vos deux mains jointes et envoyez-les dans les sphères de conscience supérieure en demandant qu’elles y soient réabsorbées et transformées en énergie neutre.

LA TERRE - MÈRE.

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Homo sapiens ?

9 Février 2014, 07:10am

Publié par pam

“Mais quel étrange bruit font dans le crépuscule, ces chênes qu’on abat, pour le bûcher d’Hercule.” Hugo.

Hercule, c’est l’Occident, le japon, la Chine, la Russie, et tous les pays qui les suivent. Hercule, ce sont ces hommes de la pierre et du fer qui ne cessent de croître au détriment des autres espèces et qui sont devenus en quelques siècles à peine une colossale multitude. Le bûcher, c’est la demande gloutonne d'énergie que ce demi-dieu gaspille pour se repaître et grossir encore plus. Viendra l’heure où ayant totalement détruit la biosphère, il s’apercevra qu’il lui faut mourir à son tour. Il n’est qu’un demi-dieu qui dépend exclusivement des ressources de la terre ! Sa peur sera incommensurable !

L’homme ne renaîtra pas forcément de ses cendres, l’intelligence si. Nous étions le produit achevé d’un environnement donné. Celui-ci a changé à cause de nos souillures. Le miracle teilhardien de l’homme épicentre de l’univers était une idée alléchante. J’y ai cru parce que, comme lui, je pensais que la sagesse finirait par triompher. Les sédentaires ont façonné la surface du globe selon leurs besoins qui se sont révélés sans limite. Ils en tirent le maximum, obèrent ses possibilités de recyclage. Si l’homo sapiens disparaît un jour de notre planète, celle-ci retrouvera, j’en suis convaincu, sa créativité première. Sur les ruines qu’il aura laissées, la vie rejaillira, et au bout de la chaîne, la pensée refleurira comme la première fois. La Grande Mère échaudée ne commettra peut-être pas la même erreur, et limitera les capacités de nuisance de ceux qui en seront les dépositaires.

Un jour viendra où l’idée de créer des musées de la biodiversité, des réserves de biotope, ne fera plus sourire.

La fin de la guerre du Vietnam était prémonitoire. Elle annonçait, au pire de la crispation idéologique mondiale, la disparition de ce type de conflit et la prééminence prochaine du pouvoir financier sur le politique, un pouvoir qui ne s’embarrasse, lui, d’aucun principe moral et exploite sans l’ombre d’un discernement toutes les ressources terrestres et humaines.

Jean Bertolino in “Chaman”. 2002.

Homo sapiens ?

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Chamanisme

8 Décembre 2013, 08:32am

Publié par pam

“Chamanes au fil du temps”. 500 ans sur la piste du savoir.

Jeremy Narby et Francis Huxley. 2002.

Il y a 500 ans, les explorateurs européens rencontrèrent en Amérique des individus affirmant pouvoir communiquer avec les esprits afin de guérir les gens et de connaître la vie. Ils s’empressèrent de les juger diaboliques, ignorants...

De même, les russes au XVII° commençant à coloniser la Sibérie rencontrèrent des individus qui affirmaient pouvoir entrer en communication avec les esprits, on les appelait shamans. Ils prétendaient pouvoir guérir, faire du mal, influer sur le temps et le gibier, prédire l’avenir. Mêmes jugements...

XVIII°, les premiers observateurs rationalistes ont généralement déconsidéré les chamanes. Ils ne craignaient plus le savoir mais restaient troublés par le comportement étrange de ces derniers qui n’entrait pas vraiment dans le champ de la connaissance scientifique et objective. Ils cherchaient à comprendre le monde par la raison. Donc leur but était de démasquer les chamanes, comme autant d’imposteurs.

XIX° : naissance de l’anthropologie sociale ou ethnologie. Les premiers anthropologues estimaient que les peuples indigènes étaient des “sauvages”, des “primitifs” appartenant à des “sociétés inférieures”.

À cette époque, le chamanisme évolue en raison des attaques aux sociétés indigènes de la civilisation occidentale.

Au début du XX°, les anthropologues se mirent à prendre en compte les préjugés de leur propre vision des choses, améliorant la qualité de leurs observations et écrivant des rapports détaillés sans précédent sur les chamanes. Ils les laissent s’exprimer et retranscrivent mot à mot.

Chamane Igjugârjuk à Rasmussen : “La véritable sagesse ne peut être trouvée que loin des gens, dans la profonde solitude. On ne la rencontre pas à travers le jeu, mais seulement dans la souffrance. La solitude et la souffrance ouvrent l’esprit humain. C’est donc là que le chamane doit puiser sa sagesse.”

Dans le même temps, d’autres estimaient que les chamanes étaient atteints de maladies mentales (hallucinations, parler avec les esprits, parler avec d’autres voix).

Claude Lévi-Strauss renversa la logique de ce débat en postulant que les chamanes ressemblaient plus à des psychanalystes qu’à des psychopathes.

D’autres admettaient que les chamanes étaient considérés comme médecins par leurs pairs.

Milieu XX° : rapports divers sur des chamanes de régions très éloignées (Australie, Arctique, Amazonie).

Différents noms tous synonymes du shaman sibérien.

Alfred Metraux : les fonctions du chamane comprennent la guérison des maladies, l’enchantement du gibier, l’interprétation des signes ou augures, l’influence sur le temps et la divination. Le chamane peut aussi faire du mal.

Pour lui (1944) est chamane : “Tout individu qui, dans l’intérêt de la communauté, entretient par profession un commerce intermittent avec les esprits ou en est possédé”.

1951, Mircea Eliade, historien roumain spécialiste des religions, écrit une étude référence : “Le chamanisme et les techniques archaïques de l’extase”. Il y fait état des correspondances frappantes existant dans les pratiques chamaniques, les visions du monde et les comportements symboliques de centaines de sociétés disséminées sur notre planète. Il démontre que les pratiques et conceptions chamaniques sont anciennes et profondément humaines. Il pressent que le chamane va devenir un personnage très attractif du fait du vide spirituel et de l’insatisfaction des gens à l’égard de la religion traditionnelle. Le chamanisme est “l’expérience religieuse par excellence. Le chamane, et lui seul, est le grand maître de l’extase”.

Parallèlement, des scientifiques et des écrivains découvrent les propriétés des hallucinogènes (L.S.D., mescaline). Ils observent que ces substances peuvent radicalement modifier la perception du monde des consommateurs et découvrent que les hallucinogènes renferment des molécules dont le profil est similaire aux substances sécrétées par le cerveau humain. Ce qui indique que leur fonctionnement repose davantage sur les modifications des échanges chimiques du cerveau que sur la superstition ou l’autosuggestion.

L’absorption de plantes hallucinogènes permettent des expériences analogues à celles décrites par les chamanes.

Gordon Wasson écrit un rapport (Life Magazine 1957) sur la consommation de champignons psilocybes avec la chamane mazatèque Maria Sabina au Mexique.

Années 60, la consommation d’hallucinogènes se répand parmi des jeunes de nombreux pays.

Arrive Carlos Castaneda, étudiant en anthropologie, qui prétend avoir étudié avec un indien Yaqui en Arizona et au Mexique. Il décrit un monde étrange mais cohérent, qu’il qualifie de réalité séparée, explorée sous l’influence de plantes hallucinogènes. Voir "L’herbe du diable et la petite fumée” et suivants.

Il n’appelait pas son maître chamane mais sorcier (sortiarus = devin en latin alors qu’en français sorcier = personne qu’on croit en relation avec le diable et qui peut opérer des maléfices). Il ne le décrit pas comme un guérisseur mais comme un homme de savoir intéressé par le pouvoir. Ses lecteurs pensent pouvoir être eux aussi des apprentis sorciers et faire l’expérience directe du chamanisme.

Doutes quant à l’authenticité de ses récits. Mais l’intérêt pour le chamanisme est né, et les études se multiplient. Les chamanes commencent à écrire leurs récits.

Au cours des dernières années, les anthropologues regardent le chamanisme comme un “ensemble de techniques de connaissance”.

Pendant que les scientifiques tirent partie des connaissances des chamanes concernant les vertus thérapeutiques des plantes pour fabriquer de nouveaux produits pharmaceutiques, les chercheurs ont encore à étudier l’efficacité du traitement proposé par les chamanes ainsi que la façon dont ceux-ci appréhendent la nature et le monde. Si les chamanes apparaissent comme les pionniers de l‘exploration de la conscience humaine, leur système d’analyse, lui, n’a presque pas été étudié à ce jour.

Les chamanes seraient des médecins de l’esprit.

Un dialogue entre ces deux visions du monde pourrait un jour se réaliser.

Le chamanisme est une autologie ou étude de soi, alors que la science consiste en une hétérologie ou étude de l’autre.

Le chamanisme n’est pas qu’une manière d’exploiter le pouvoir de l’imagerie mentale, il touche à la connaissance, à la guérison, au pouvoir. Il est ambigu par nature.

Michael Brown : “Le chamanisme affirme la vie, mais il sème aussi la violence et la mort”.

Les chamanes ont toujours été les spécialistes du voyage entre les mondes.

Le chamanisme perdure, adoptant la tactique du caméléon.

Un champ de force continue à séparer observateurs et chamanes, qui implique un conflit de croyances concernant la nature fondamentale de la réalité.

De nombreux observateurs sont des matérialistes philosophiques. Ils croient que tout ce qui existe est fait de matière physique ou dépend de la matière pour exister. Les chamanes croient aux esprits.

Le cœur du chamanisme reste un mystère.

Chamanisme

“Ceux qui ne s’attendent pas à l’inattendu ne le trouveront pas, car il est inexploré et dénué de piste.” Héraclite.

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