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decroissance

En quête d'un autre monde...

13 Avril 2015, 14:28pm

Publié par pam

en direct de bastamag.net une petite merveille pleine d'optimisme :

« Un métier n’est pas là pour vous emprisonner mais pour vous rendre libre »

PAR SIDEWAYS 13 AVRIL 2015

Daniel Testard est un boulanger atypique. Il ne travaille que deux jours par semaine pour pouvoir s’occuper de son jardin, pratiquer le chant et la musique, écrire et s’exercer à la méditation. Il ne vend pas lui-même son pain : il fait confiance à ses clients qui paient directement leurs achats, dans une corbeille. Il récupère l’eau de pluie, qu’il filtre et incorpore aux farines de blé anciens, biologiques, qu’il se procure illégalement. « J’ai toujours résisté à l’idée que soit on augmente son chiffre d’affaires, soit on disparaît. » Une pratique construite depuis 30 ans, à Quily, dans le Morbihan, qui vise à bâtir une vie harmonieuse où le travail n’aliène pas mais rend libre.

Un petit livret à la couverture orange, une impression ancienne, un objet que l’on a envie de garder précieusement. Il l’a écrit il y a quelques années, après avoir réinventé son métier. Parce que la formule vaut le coup d’être dupliquée, il voulait la partager... Avec son idée, il est possible de retrouver des commerces dans les villages, de la vie dans les campagnes. Des artisans qui sont heureux et qui ne manquent de rien.

À la base, il y a beaucoup d’envies : être proche de sa famille, produire sa nourriture, avoir du temps pour soi, écrire, avoir deux mois de congé l’été pour partir. La solution, il l’a inventée à partir de ces idées-là. Et au final, cela correspondait bien à son métier passion, à son métier d’origine, la boulange. Deux jours de pain dans la semaine, parce qu’il aime faire naître la vie dans la pâte, il aime son monastère panaire, ermite dans la nuit à converser les étoiles. Il participe ainsi à la vie du pays dans lequel il vit, 700 pains pour nourrir 150 familles, peut-être 300 à 500 consommateurs.

Et comme il ne pouvait pas vendre son pain en même temps qu’il le faisait, Daniel a choisi de ne pas le vendre lui-même. Il a ouvert son fournil à ses clients, qui viennent chercher leur pain quand ils le souhaitent et qui payent directement dans la caisse. « L’avantage du système, c’est que personne n’est prisonnier de l’autre. Les gens peuvent venir quand ils veulent, même la nuit, même le lendemain, et moi, je peux être là ou pas là. » Comme il faut autant de temps pour vendre son pain qu’il n’en faut pour le fabriquer, il gagne ainsi deux jours par semaine de liberté.

Et cela dure depuis 30 ans...

Pour voir la suite du reportage (photos, sons, vidéos).

Reportage réalisé par le site SideWays, web-série documentaire présentant des initiatives solidaires, positives et originales, qui sont « des idées pionnières ou bien des remèdes au système actuel, dans lequel de moins en moins de personnes se retrouvent », expliquent les initiateurs du projet, Hélène Legay et Benoit Cassegrain de l’association Contre-courant. Chaque épisode se décline sous un même format : une vidéo de 5 min, un article multimédia et un espace de discussion avec les protagonistes et les auteurs.

Pour en savoir plus : le site de SideWays.

En quête d'un autre monde...

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L’ART DE L’ESSENTIEL.

18 Mars 2015, 08:12am

Publié par pam

CONCLUSION de L’ART DE L’ESSENTIEL.

Jeter l’inutile et le superflu pour faire de l’espace en soi.

par

DOMINIQUE LOREAU. Flammarion. 2008.

Ne consommons pas plus que ce qui nous est nécessaire, ne jetons que pour mieux vivre dans moins de stress et en harmonie parfaite avec nous-même. Le problème n’est pas ce que nous possédons mais comment et pourquoi nous le possédons. Certains de nos désirs sont nécessaires à notre bonheur, pas ceux que nous imposent la société de consommation.

La simplicité, ce n’est pas éliminer tous les désirs, c’est apprendre à ne pas se laisser contrôler par eux. C’est s’abstenir de les multiplier.

Demandez-vous régulièrement de quoi vous avez réellement besoin, vivez avec passion chaque journée, ayez un but pour vos lendemains.

Plaisir de la connaissance, plaisir de prendre conscience de ce qu’il y a de merveilleux dans l’existence, plaisir de savoir maîtriser sa pensée pour se représenter les choses agréables, pour faire ressusciter les plaisirs du passé, pour jouir du moment présent, pour utiliser intelligemment les ressources naturelles, ses sens, son intelligence, la force naturelle dont nous sommes dotés.

Le désencombrement doit rester un mode de vie, un savoir.

Réveiller son âme, affiner sa conscience.

“Avec trop on se perd, avec moins on se trouve.” Tchouang-tseu.

 L’ART DE L’ESSENTIEL.

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sobriété heureuse...

15 Mars 2015, 08:50am

Publié par pam

PIERRE RABHI. Vers la sobriété heureuse. Acte sud 2010.

Pour un esprit naïf, l'économie est cet art magnifique dont la raison d'être est de gérer et réguler les échanges et la répartition des ressources, avec le minimum de dissipation et pour le bien de tous, en évitant les dépenses inutiles, excessives, qui porteraient atteinte au patrimoine vital. Bien éloigné de la réalité élémentaire, fondée sur la survie et la perpétuation de l'espèce, l'être humain est pris au piège de ses fantasmes. Il donne à des métaux ou des pierreries une valeur symbolique exorbitante. Pourquoi tant d'irrationalité devait affecter de façon aussi tragique toute l'histoire…

L'immodération semble être fille de la subjectivité humaine, quête d'une sorte de dépassement de la banalité du quotidien, en ouvrant un champ illimité aux désirs toujours renouvelés, toujours inassouvis et concurrentiels, l'essentiel étant de susciter l'envie de ses semblables par l'apparence que l'on offre.

Les cultures traditionnelles, régulées par la modération qui y est une attitude naturelle et spontanée ("nous appartenons à la Terre"), font place aux civilisations de l'outrance ("la Terre nous appartient"), responsables de leur propre éradication.

Les outils de la communication renforcent-ils les liens sociaux, ou ne font-ils que connecter les solitudes ? L'internet a incontestablement l'avantage de libérer l'information des censures arbitraires des pouvoirs. Il peut alors participer à la constitution d'une belle sphère de conscience planétaire. Mais il peut aussi véhiculer, propager et mutualiser toutes les turpitudes du monde. Comme tous les outils inventés par le genre humain, il peut servir au pire et au meilleur, selon l'évolution et la conscience qui en fait usage.

Fondé sur des outils entièrement dépendants des énergies conventionnelles, le monde moderne est à l'évidence -et en dépit des apparences- le plus vulnérable qui ait jamais existé.

Même ceux qui récusent l'ordre établi sont condamnés à l'entretenir par leurs gestes quotidiens : acheter, s'éclairer, user de l'eau, se servir du téléphone, des ordinateurs et des portables, se déplacer, etc. Les situations de cohérence entre nos aspirations profondes et nos comportements sont limités, et nous sommes contraints de composer avec la réalité.

sobriété heureuse...

PROPOSITIONS : VIVRE ET PRENDRE SOIN DE LA VIE.

Incarner l'utopie.

L’utopie n’est pas la chimère mais le « non lieu » de tous les possibles. Face aux limites et aux impasses de notre modèle d’existence, elle est une pulsion de vie, capable de rendre possible ce que nous considérons comme impossible. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes car la mutation sociale ne se fera pas sans le changement des humains.

La terre et l'humanisme.

Nous reconnaissons en la terre, bien commun de l’humanité, l’unique garante de notre vie et de notre survie. Nous nous engageons en conscience, sous l’inspiration d’un humanisme actif, à contribuer au respect de toute forme de vie et au bien-être et à l’accomplissement de tous les êtres humains. Enfin, nous considérons la beauté, la sobriété, l’équité, la gratitude, la compassion, la solidarité comme des valeurs indispensables à la construction d’un monde viable et vivable pour tous.

La logique du vivant.

Nous considérons que le modèle dominant actuel n'est pas aménageable et qu'un changement de paradigme est indispensable. Il est urgent de placer l'humain et la nature au coeur de nos préoccupations et de mettre tous nos moyens et compétences à leur service.

Le féminin au coeur du changement.

La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l’un des grands handicaps à l’évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d’entre nous.

Agroécologie.

De toutes les activités humaines, l’agriculture est la plus indispensable car aucun être humain ne peut se passer de nourriture. L’agroécologie que nous préconisons comme éthique de vie et technique agricole permet aux populations de regagner leur autonomie, sécurité et salubrité alimentaires tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers.

Sobriété heureuse.

Face au « toujours plus » qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité.

Relocalisation de l'économie.

Produire et consommer localement s’impose comme une nécessité absolue pour la sécurité des populations à l’égard de leurs besoins élémentaires et légitimes. Sans se fermer aux échanges complémentaires, les territoires deviendraient alors des berceaux autonomes valorisant et soignant leurs ressources locales. Agriculture à taille humaine, artisanat, petits commerces... devraient être réhabilités afin que le maximum de citoyens puissent redevenir acteurs de l’économie.

Une autre éducation.

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le « chacun pour soi » pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature à laquelle il doit et devra toujours sa survie et qui l’éveille à la beauté et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience.

« Pour que les arbres et les plantes s’épanouissent, pour que les animaux qui s’en nourrissent prospèrent, pour que les hommes vivent, il faut que la terre soit honorée »

Pierre Rabhi.

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simplicité et décroissance : la cuisine !

12 Mars 2015, 08:37am

Publié par pam

simplicité et décroissance : la cuisine !

6 Règles pour cuisiner dans une très petite cuisine :

Ôna Maiocco est auteure et créatrice culinaire, fondatrice de l’atelier Super Naturelle, premier lieu à Paris dédié à la transmission en cuisine bio & végétale.

Avant d’ouvrir mon atelier (dans lequel j’ai construit la cuisine de mes rêves !), j’ai été amenée à cuisiner dans des espaces petits, voire très petits. Mon record fut une cuisinette de moins d’1 mètre carré, autant dire un placard ! Je n’ai pas abandonné la cuisine maison pour autant, et cette expérience m’a fait comprendre qu’on peut cuisiner sans problème dans des espaces exigus à condition d’être parfaitement organisé. Je vous fais partager aujourd’hui mon expertise : 6 règles pour cuisiner dans n’importe quelle cuisine, en particulier les plus petites !

1. Point trop n’en faut
C’est la règle numéro un. Si votre espace est petit, il faudra stocker sur vos étagères et dans vos placards uniquement le strict nécessaire. La question à se poser est donc : de quoi ai-je besoin au quotidien (ou de façon hebdomadaire) ? Ce qui ne sert pas au moins une fois par semaine n’a pas sa place dans votre petite cuisine, stockez-le ailleurs ! On pourrait citer, entre autres : l’appareil à gaufres, le service en porcelaine de Mamie, les moules à cupcakes et leurs poches à douilles, l’huile de truffe, le plat à tajines…
On privilégiera les ustensiles ou ingrédients qui jouent plusieurs rôles (une casserole permet de faire bouillir de l’eau même si elle est moins rapide qu’une bouilloire électrique !), et qui prennent peu de place (la marguerite en inox dépliante en lieu et place d’un cuit vapeur électrique). Faire un point sur tout cela vous permettra d’y voir plus clair, de trouver rapidement ce que vous cherchez et de vous sentir léger (si si !). Car c’est aussi une bonne occasion d’offrir ou de vendre des choses dont vous vous servez très peu, voire jamais.

2. Des zones bien définies
Les actions que l’on fait dans une cuisine sont en nombre assez réduit : on stocke, on lave, on prépare / découpe, on cuit, on assaisonne, etc. Pour que chaque action soit efficace, il faut réunir dans l’espace les éléments qui y participent :
- Placer les ustensiles de cuisson (cuillères en bois, spatules, etc.) à portée de main, à côté des feux, dans un pot en verre, par exemple.
- Sur un petit plateau, une assiette ou une étagère à proximité de vos feux de cuisson, stockez les condiments et épices de base, celles que vous utilisez toujours : sel, poivre, huile d’olive, sauce de soja, herbes de Provence, par ex. Les autres épices et condiments peuvent être rangés ailleurs.
- Pensez à un coin petit-déjeuner, pour gagner du temps le matin : un bout d’étagère ou un petit plateau qui regroupe votre bol, votre muesli, etc. Tout ce dont vous avez besoin pour préparer rapidement ce repas important.
- Regroupez les couverts dont vous avez besoin : si vous êtes deux chez vous, ne gardez pas dans votre placard plus de 4 assiettes et 4 verres, cela occupe de l’espace pour rien.
- Sur (ou à proximité de) l’évier, le minimum. Produit vaisselle, éponges, égouttoir, torchon. Je conseille de sécher au torchon la vaisselle propre (et de la ranger directement) si vous êtes dans un espace vraiment très petit. Cela prend plus de temps, mais un égouttoir permanent prend beaucoup de place.
- Et bien entendu, il vous faut un plan de travail pour cuisiner correctement. Cet espace, même minuscule, est indispensable. Voyons ceci en détail.

3. Plan de travail obligatoire
Un plan de travail, c’est un endroit qui vous permet de cuisiner, c’est là où vous réalisez vos plats : vous y découpez des légumes et du pain, vous y préparez une salade et sa vinaigrette ou un gâteau. C’est un espace dégagé qu’il faudra toujours garder propre et libre. Dans une toute petite cuisine, le plan de travail peut se situer :
- sur le frigo ;
- au niveau de la partie égouttoir de votre évier, mais il faut poser un élément plat (planche ou autre) si elle est gondolée ;
- au-dessus du bac de l’évier si vous avez une planche prévue à cet effet ;
- sur une tablette murale éventuellement pliante (pour prendre moins de place) ;
- sur petite table (il existe des mini tables de jardin qui font à peine 50 cm sur 30 cm)
- sur deux de vos feux si vous en avez quatre. Attention, cette option est dangereuse si vous avez des plaques électriques qui peuvent être allumées par inadvertance.
Votre plan de travail doit être muni d’une planche à découper. Dans les toutes petites cuisines, cette dernière représente à elle seule le plan de travail.
Il doit également être muni d’autres éléments utiles : un pot avec des couteaux (le mieux étant d’accrocher au mur une barre aimantée pour ces derniers), une paire de ciseaux, un fouet, etc. Une fois encore, il faut penser aux actions que vous effectuez régulièrement, et ce dont vous avez besoin pour ce faire. Inutile de surcharger votre plan de travail ou votre cuisine de gadgets.

4. Les ingrédients du quotidien tu garderas sous la main
On l’a vu pour le petit-déjeuner, mais c’est la même chose pour tous les ingrédients que vous conservez dans votre cuisine. Avant, on avait un garde-manger dans lequel on piochait mais sa taille ne permettait aucun excès. Avec nos actuels réfrigérateurs, on a tendance à empiler et à oublier… source de gaspillage. Pour éviter ceci, le mieux est de ranger ensemble les ingrédients qui vont dans le même type de recette. Cela permet de se rendre vite compte de ceux qu’on utilise très peu et de les remiser ailleurs, ou de les donner. On peut alors imaginer organiser les produits de ses placards ou étagères ainsi :
- le coin « plats chauds » : avec les céréales, les légumineuses, les pâtes, le riz…
- le coin « plats vite faits » : sauces tomates, pois chiches en bocal, conserves variées…
- le coin dessert : chocolat, farine, sucre, poudre à lever, raisins secs, cannelle…
- le coin thé / goûter : paquet de thé, paquet de biscuits, fruits secs…

Vous l’aurez compris, pensez action, et pas ressemblance : rien de sert de ranger la farine avec les pâtes, même si les deux sont faites avec du blé !

Si vos étagères sont trop hautes, ménagez des demi-étagères en disposant des petites planches sur des grands bocaux en verre.

Dans le frigo, réunissez les produits à conservation courte (yaourts, etc.) à un endroit et ceux à conservation longue (confitures, cornichons, etc.) à un autre. Cela vous permet de voir rapidement où vous en êtes, afin d’optimiser les prochaines courses. Enfin, n’entassez pas les fruits et légumes dans le bac à légumes. Beaucoup peuvent rester hors du frigo (courges, tomates, poireaux, pommes, etc). Voir vos légumes dans votre cuisine vous aidera aussi à être plus créatif dans vos recettes. De même pour les herbes et épices tant qu’elles n’envahissent pas des espaces importants.


5. Ordre et propreté
Plus qu’ailleurs, l’ordre et la propreté des petites cuisines sont cruciaux. En effet, dès que des éléments ne sont pas rangés, ils monopolisent le peu d’espace disponible et inhibent les actions du quotidien. Comme des couverts sales dans un bac d’évier unique (comment se laver les mains ou rincer une salade ?), ou des ingrédients et ustensiles qui traînent sur votre plan de travail (où poser le gratin brûlant qui sort du four ?). Gardez un espace visuel le plus dégagé possible, cela agrandira votre cuisine.

6. Utilisation de la verticalité
Peu de surface au sol ? Vous en avez certainement pas mal au mur, pensez-y ! Posez de petites étagères, peu larges, mais qui vous aideront à soulager vos placards et à garder des objets ou ingrédients importants sous la main (sel, verres). Posez des crochets au mur, même assez haut : vous pourrez y suspendre des torchons et des ustensiles (louches, fouets, petites poêles).

A vous de jouer, désormais ! Vous verrez, ces conseils vous simplifieront la vie et la cuisine…

Merci à Ôna Maiocco.

Ôna Maiocco est auteure et créatrice culinaire, fondatrice de l’atelier Super Naturelle, premier lieu à Paris dédié à la transmission en cuisine bio & végétale.


 photo: Ôna Maiocco

photo: Ôna Maiocco

Dominique Lobeau "L'art de la simplicité" :

3 maximes :

Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place.

L’ordre économise le temps et soulage la mémoire.

Un bon travail commence par un environnement propre et ordonné.

Simplifiez : n’acceptez pas ce que vous ne voulez pas.

La simplicité ne signifie pas éliminer ce que l’on aime, mais éliminer ce qui ne contribue pas ou plus à notre bonheur.

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SImplicité volontaire...

28 Janvier 2015, 07:15am

Publié par pam

http://www.decroissance.org/

« La simplicité volontaire cela veut dire essayer de pratiquer au quotidien la décroissance, c’est-à-dire refuser l’accumulation infinie, refuser le slogan sarkozyste “travailler plus pour gagner plus” qui est un triomphe de l’idéologie capitaliste, ça veut dire faire un pas de côté. »

Catherine Thumann, journaliste, à l'occasion de la sortie du livre Vivre la simplicité volontaire, Histoire et témoignages, par La Décroissance (co-édition l'échappéeavec Le pas de côté) sur Radio Galère le 18 novembre 2014. Ecouter ici.

« La croissance sert de justification dans le présent à la suppression de la liberté au nom d'une plus grande liberté future. Elle est motif, argument à tous les sacrifices. Sacrifier la liberté à la croissance : avec plus ou moins de rigueur, tous les États tiennent ce langage. C'est-à-dire sacrifier aujourd'hui à un lendemain toujours reporté. »

15 novembre 2014, décès de Serge Moscovici (in De la nature pour penser l'écologie, éditions. Métailié, 2002).


Luc Semal, maître de conférences au Muséum national d’histoire naturelle, Le Monde, 5 novembre 2014.

« Il [le livre Croissance zéro de Patrick Arthus] ne s’agit en rien de l’un de ces plaidoyers utopiques et irresponsables pour la décroissance, qui voient dans une misère croissante la clé du bonheur des peuples, dans un mode de vie étriqué et médiocre, la voie vers la félicité. »

Laurent Joffrin, directeur de publication de Libération, 23 janvier 2015.

« Moi j'aimerais bien qu'on amorce une décroissance à tous les niveaux. Qu'on consomme moins. Qu'on se libère des biens matériels. Et qu'on en revienne aux besoins fondamentaux de l'homme : manger et avoir chaud. La logique économique d'aujourd'hui, c'est de fabriquer des besoins. »

Bouli Lanners, comédien, scénariste, metteur en scène et réalisateur belge, Le Soir, 5 janvier 2015.

« La récession qui s'annonce n'est pas une forme de décroissance. Car la décroissance voulue par certains est une notion solidaire et équitable. »

Bernard Maris (France Inter, 14 octobre 2008) assassiné le 7 janvier 2015.

« Depuis les années 1970, la conviction qu’il existe des limites à la croissance est l’un des traits caractéristiques de la pensée écologiste dans le champ politique. C’est une idée profondément subversive, qui suggère de réviser de fond en comble notre imaginaire politique, aujourd’hui phagocyté par l’espoir d’une croissance salvatrice. Les autres grandes familles idéologiques ont certes reconnu la crise écologique et développé des discours sur l’environnement, mais elles peinent à reconnaître que la croissance peut ou doive un jour s’arrêter. Elles maintiennent leur conviction que le progrès technique permettra de toujours repousser la finitude des ressources et de l’espace. »

Prémonitoire ? :

« La croissance de la France est égale à zéro depuis sept ans et on constate une décroissance continue des gains de productivité depuis une quinzaine d’années. (...) Il existe une règle de base en économie qui explique qu’on ne sait pas gérer démocratiquement à moyen et court terme un pays sans croissance. (...) La fin d’année 2014 sera dramatique pour la France, car de la crise sociale brûlante qui s’échafaude en ce moment naîtra une crise institutionnelle qui pousse à lancer un véritable cri d’alarme. La situation est extrêmement grave. Le risque réel d’implosion fin 2014 du système économique français est sérieux. L’implosion annoncée pourrait entraîner un conflit sociétal humain source de violences physiques dans les zones urbaines où résident les Français aux ressources faibles et les classes moyennes inférieures. Le danger est réel. Le danger est imminent. Les indicateurs sont dans le rouge. L’alarme s’est déclenchée. »

« Quand les seuils de contre-productivité sont partout dépassés, quand les efforts pour maitriser les processus en cours ne font plus qu’aggraver leur caractère incontrôlable, quand la démesure est générale, la seule voie sensée est la décroissance. »

Olivier Rey, chercheur au CNRS et professeur à la Sorbonne, Une question de taille, éditions Stock, 2014

Denis Sieffert, rédacteur en chef de Politis, éditorial du 4 septembre 2014.

« Il faudrait en vérité que beaucoup de choses changent. Bien plus encore que n’ose l’espérer Manuel Valls. En renonçant par exemple à la religion de la croissance. Le récent rapport du très libéral Conseil d’analyse économique nous le dit : il n’y aura peut-être plus jamais de croissance. Du coup, c’est le discours officiel qui est ringardisé. Et c’est peut-être un autre rapport à la consommation (la “sobriété” ou la « décroissance » ?) (...) qu’il faudrait replacer au cœur du débat public. »

John Burnside, romancier et poète écossais, auteur de l'Eté des noyés (éditions Métailié, 8-2014),Marianne, 24 août 2014.

« On ne peut pas échapper au désastre écologique par le capitalisme industriel. J'en appelle à André Gorz : “La décroissance est donc un impératif de survie. Mais elle suppose une autre économie, un autre style de vie, une autre civilisation, d'autres rapports sociaux. En leur absence, l'effondrement ne pourrait être évité qu'à force de restrictions, rationnements, allocations autoritaires de ressources caractéristiques d'une économie de guerre...” »

« L'utopie aujourd'hui c'est de continuer à penser qu'une croissance économique infinie soit possible dans un monde fini. Les rêveurs ou les affabulateurs sont ceux qui entretiennent cet espoir. »

Yves-Marie Abraham,

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on arrête tout, on réfléchit... et c'est pas triste....

22 Décembre 2014, 08:17am

Publié par pam

je vous propose un papier paru dans Reporterre, discuter, débattre, convaincre, ou pas, se sentir isolé, impuissant, bâillonné... dans tous les cas voilà des liens de réflexions, lectures et vidéos, alors bonne recherche.

CHRONIQUE - Décroissant ! Qu’il est difficile d’avoir raison tout seul...

VINCENT LIEGEY

jeudi 18 décembre 2014

Susciter le débat est difficile quand on s’attaque à la société de croissance. « Comment s’ouvrir sans pour autant rompre avec la pertinence de notre pensée ? Comment être radical sans sombrer dans l’extrémisme ? (...) Comment s’ouvrir à l’autre pour ne plus avoir raison tout seul ? Car avoir raison tout seul, c’est avoir tort. »

Être décroissant dans une société de croissance n’est pas une chose facile. On est confronté à la gestion de plein de contradictions.

Juste pour reprendre quelques exemples développés dans mes dernières chroniques : être non-violent face à une situation qui pousse à la violence, devoir travailler dans une société de « bullshit job » productivistes et destructeurs de la planète ou encore devoir amener la Décroissance dans des institutions que nous rejetons ou critiquons. On pourrait allonger cette liste.

Entre idéalisme et réalisme

Être décroissant dans une société de croissance est un jeu d’équilibriste. On est sur une corde instable, si tant est qu’elle existe, entre risque d’excès de réalisme ou d’idéalisme. Le réalisme, par extrémisme, nous amène vers l’impasse du catastrophisme qui, par les peurs qu’il génère, s’avère contre-productif.

L’idéalisme puriste vers l’impasse de l’entre soi. Le réalisme, par absence de radicalité, peut aussi nous amener à alléger notre discours pour le rendre plus audible. L’idéalisme, par abus de confiance en nos capacités d’analyse et de rationalité, peut nous amener à oublier, même si nous ne l’avons pas choisi, que nous avons grandi, nous sommes imprégnés, nous vivons dans cette société de croissance que nous rejetons... On pourrait là aussi continuer...

Ces derniers jours, j’ai à la fois écouté plusieurs conférences de Philippe Bihouix et regardé le dernier film de Marie-Monique Robin « Sacré croissance ». Deux personnes dont je respecte énormément les contributions.

En tant qu’ingénieur, je me retrouve tout à fait dans le style et la manière de penser et de présenter les choses de Philippe Bihouix. Ses réflexions sur la fin des métaux, l’impasse physique de la société de croissance sont fondamentaux. Les portes qu’il ouvre sur « l’âge des low tech »apportent beaucoup d’espoir.

Par contre, je suis interpellé par son approche plus technocratique des solutions. En effet, je suis plus dans une approche décentralisée de la Décroissance, construite sur une masse critique partant du bas, que l’on retrouve chez Marie Monique Robin.

Trouver le juste équilibre

Si j’avais adoré Les moissons du futurs, film remarquable sur, je pense, une solution centrale et là aussi pleine d’espoir, comme les low tech, que représente l’agroécologie, je suis plus dubitatif après avoir vu le dernier film de Marie-Monique Robin.

A trop vouloir être pédagogue, rassurer, tendre la main, et il faut le faire, on en arrive à présenter des vraies-fausse solutions. En effet, et je suis d’accord avec Philippe Bihouix, mettre des panneaux solaires partout (voir l’exemple danois) est une impasse...

D’où l’importance et la pertinence de notre slogan provocateur et empêcheur de penser en rond : la Décroissance... substance radicale que la post-croissance n’a pas. Par contre, ce slogan est moins repoussoir que notre mot obus...

Mon propos n’est pas de faire le donneur de leçon en donnant les bons et les mauvais points aux uns et aux autres comme c’est malheureusementcoutumier chez certains décroissants. Mon propos est de réfléchir à comment trouver un juste équilibre.

En politique, s’il suffisait d’avoir raison, ça se saurait...

J’ai commencé à m’intéresser à la décroissance avec Nicholas Georgescu-Roegen et ses réflexions sur l’entropie, les mythes énergétiques et l’imposture de l’économie classique, néo-classique dominant nos imaginaires et notre société...

Par la suite, je me suis concentré sur le peak everything (pic de toute matière, sur le modèle du pic pétrolier). Réflexions qui très vite m’ont enfermé dans une forme de catastrophisme rationnel. Très vite, je me suis rendu compte que rabâcher toujours plus fort que l’on allait dans le mur, que c’est prouvé physiquement, qu’il suffit d’ouvrir les yeux, était loin d’être suffisant pour amener mes interlocuteurs à changer d’avis... au contraire, je me coupais d’eux.

Pour ne plus avoir raison tout seul...

Alors, avec d’autres, je me suis intéressé aux limites culturelles, anthropologiques, de la société de croissance avec entre autres, les réflexions de Serge Latouche sur la critique au développement et l’abondance frugale, la convivialité d’Ivan Illich, l’autonomie de Castoriadis... et ainsi penser un projet de Décroissance souhaitable.

L’enjeu n’est pas de convaincre mais de susciter du débat. L’enjeu est de montrer que d’autres voies sont possibles, celles des alternatives concrètes, des solidarités locales et auto-gérées, de l’agroécologie, des low tech, mais aussi d’une autre démocratie, d’une sortie de la religion de l’économie, d’autres projets comme une dotation inconditionnelle d’autonomie couplée à un revenu maximum acceptable...

Il n’y a pas de recette magique. C’est d’ailleurs un des risques que nous avons pris avec notre « Projet de Décroissance » : que l’on nous prenne trop au sérieux alors que notre objectif est de susciter du débat, des discussions et réflexions constructives autour d’une base commune qui nous semble utile.

L’enjeu c’est changer le monde, de minimiser les violences, les domination pour non créer la société parfaite pour l’homme parfait mais les sociétés les moins violentes possibles pour les hommes et les femmes que nous sommes.

Pour cela, comment susciter du dialogue ? Comment faire se rencontrer toutes ces approches ? Comment poser sur la tables les vrais problèmes ?

Il n’y aura pas de grand soir, mais la transition est en marche, l’enjeu est de voir comment s’ouvrir à l’autre pour ne plus avoir raison tout seul. Car avoir raison tout seul c’est avoir tort.

Comment s’ouvrir sans pour autant rompre avec la pertinence de notre pensée Comment trouver ces équilibres compliqués et non uniques ? Comment être radical sans sombrer dans l’extrémisme ?

Source : Vincent Liegey pour Reporterre

on arrête tout, on réfléchit... et c'est pas triste....

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décroissance et empreinte écologique

31 Août 2014, 06:24am

Publié par pam

Pollution : ma planète va craquer28/08/2014 | 09h56

Les inrocks article de Jean-Marie Durand.

Pollution en Chine (Reuters)

Dans un essai très personnel et très documenté, “Je crise climatique, la planète, ma chaudière et moi”, la journaliste de Médiapart Jade Lindgaard questionne le mystère d’un aveuglement collectif face à la crise environnementale. Une réflexion salutaire et enlevée sur une question qui nous concerne tous, au quotidien.

En dépit d’un savoir largement étayé sur les causes du dérèglement climatique, en dépit de nombreux rapports officiels, d’études argumentées, d’une prise de conscience mondiale partagée, de cris d’alarme répétés depuis des années…, la crise environnementale s’aggrave.

Nous produisons toujours plus de déchets, de rejets de CO2, d’autoroutes, d’aéroports, de grandes surfaces… La destruction de la planète semble plus que jamais souveraine, comme une dette dont nous portons tous aveuglément le poids. En s’en moquant, finalement, trop préoccupés que nous sommes par l’horizon à court terme de notre confort quotidien (bien se chauffer, se déplacer vite, consommer beaucoup…).

Cécité généralisée

Comment comprendre cette insensibilité collective à l’impact de nos vies sur l’environnement ? La journaliste Jade Lindgaard, spécialiste à Médiapart des questions écologiques, fait de cette question l’objet d’une enquête circonstanciée, nourrie de ses informations accumulées au fil de nombreux reportages effectués ces cinq dernières années autant que de ses interrogations plus personnelles.

Très habilement, elle entrelace données objectives et réflexions circonspectes sur la cécité généralisée, y compris chez certains de ses proches avec lesquels les malentendus créent des clivages absurdes. Car chacun peut au moins admettre une évidence : par nos industries, notre mondialisation, notre consommation, nos habitudes…, nous modifions la réalité géophysique de notre planète.

“Nous sommes collectivement devenus une force géologique”, observe l’auteur, qui dépasse le cadre de son effarement face aux “psychopathes” de la pollution et de la dépense énergétique pour prendre raisonnablement la mesure d’un mystère irrésolu : que peut-on faire, seuls, du savoir imparable sur le changement climatique ? Ne plus prendre l’avion ? Ne plus manger de viande ? Abattre tous les bovins pour endiguer les rejets de méthane ?… S’il n’y a pas “de simples solutions”, admet-elle, Jade Lindgaard déconstruit surtout la logique morbide “d’un système de pensée et d’affects, d’une idéologie qui a enfermé l’individu en lui-même, qui a perdu tout sens du commun et de la solidarité”.

La politique des “petits gestes”

Or, il faut penser autrement, c’est-à-dire valoriser l’attention au monde, la sobriété énergétique, “faire de la place au public dans notre intimité”, se transporter d’un monde individuel à un monde commun ; “il faut nous déprivatiser”, c’est-à-dire s’extraire de la gangue néolibérale. Sortir de la bulle cotonneuse de son “égo climat” exige au minimum une politique des “petits gestes”, à la fois insuffisante, vu la dimension des problèmes, et nécessaire, vu l’absence de cadre général d’action. Ce n’est pas parce que la réforme par le bas échoue en partie qu’il faut y renoncer totalement.

“Si l’on se contente des petits gestes, c’est catastrophique : rien n’empêchera l’épuisement des ressources naturelles et notre bonne conscience deviendra une imposture. Pour autant, en ignorer la puissance de transformation personnelle est idiot”.

Jade Lindgaard salue les progrès de la culture du “faire soi-même”, des contraintes auto-appliquées : “manger ses restes, composter ses déchets organiques, cesser de manger de la viande à cause des pollutions causées par l’élevage et de son énorme consommation d’eau… fabrique de la société, en développant une culture alternative au consumérisme passif et à la dépendance industrielle”.

Ces quelques “graines de dissidence” ne suffiront probablement pas à neutraliser les dérives de notre culture consumériste que l’auteur cartographie impeccablement à travers un état des lieux affligeant de nos modes de vie, surtout lorsqu’ils sont dépendants de modes de chauffage domestique (chaudières à gaz) et de transports (avion, voiture), tous très polluants, de modes de consommation (la place abusive des hypermarchés, sans parler même de notre dépendance numérique, dont l’impact sur l’écosystème est énorme (nous dépensons plus d’énergie pour transporter des données électroniques que pour nous déplacer nous-mêmes !).

“Agir sur soi pour ne pas rester seul”

Tout en critiquant l’insuffisance des politiques publiques, Jade Lindgaard nous met surtout face nos responsabilités individuelles, dont l’association cumulative conduit à une vraie responsabilité collective. Sans disculper les Etats et les industriels, elle souligne qu’ils ne peuvent pas être les seuls acteurs impliqués et incriminés.

L’environnement est l’affaire de tous, à condition de le savoir et de le vouloir. Alors, que faire, sinon au minimum ajuster ses gestes quotidiens à la prise de conscience du dérèglement climatique ? Plus qu’une politique parfaitement dessinée dans ses types d’intervention, c’est à une action “infra-politique” que l’auteur nous invite, au cœur de notre existence enfin éveillée à la présence des périls. “Agir sur soi pour ne pas rester seul” : un programme de vie préférant au sens commun le sens du commun.

Je crise climatique, la planète, ma chaudière et moi de Jade Lindgaard (La Découverte, 240 p, 17 €, sortie le 28 août)

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vivre autrement, simplement,dans le respect de toute forme de vie.

23 Février 2014, 18:43pm

Publié par pam

impossible de mettre le lien de cette video : http://www.youtube.com/watch?v=YsgP8LkEopM&feature=share&list=FLZqb_mv2Dk-nfPE1Uvrmrvg&index=5

je vous propose donc d'aller sur you tube et de taper : Nakho Bear (médecine for thé people) Aloha Ke Akua. et de vous régaler pendant 10 minutes. C'est un choix de Ludovic "L'indi Gêne", l'auteur de la video précédente.

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décroissance...

21 Septembre 2013, 07:32am

Publié par pam

« Le mot croissance à lui seul est le signe d’une véritable supercherie, contre laquelle l’enseignement prémunissait autrefois les adolescents préparant le certificat d’études. (...) Ceux qui prêchent la croissance sont aussi néfastes que les dealers répandant leurs drogues. »
Albert Jacquard (23 décembre 1925 - 11 septembre 2013), éditorial de La Décroissance n°29, décembre 2005.

décroissance...
décroissance...

« [Les principales organisations environnementales] ont fait plus de dégâts que les négationnistes climatiques de droite. Si on a perdu tellement de temps, c’est bien à cause d’elles (…) le niveau de réduction des émissions dont nous avons besoin dans les pays développés est incompatible avec la croissance économique. (...) Nous avons globalisé un modèle économique insoutenable d’hyperconsommation. Il se répand dans le monde avec succès, et il nous tue. (…) Les groupes environnementalistes n’ont pas été les spectateurs de ce phénomène, ils en ont été les partenaires. Ils voulaient en faire partie. »

Noami Klein, Earth Island Journal traduit par Reporterre.net

« Mais au fait, pourquoi croître ? Et comment le faire au sein d’un monde fini ? Le “toujours plus” est-il seulement possible ad vitam aeternam quand nous naviguons sur un esquif qui a ses limites ? À force de puiser dans les soutes de la terre, nous allons évidemment en épuiser les réserves. Un enfant le comprendrait. (...) La croissance, déesse moderne, est marchande d’illusions. (...) Si chacun n’a dans l’idée que de voir croître le niveau de sa propre abondance, d’épaissir le matelas de son confort et de sa consommation, il n’y a pas de raison que cette course sans fin et sans frein s’arrête autrement que dans une catastrophe. »

Bruno Frappat, journaliste, La Croix, 13 septembre 2013

« Les gens qui possèdent les journaux sont des capitalistes. (...) J’attends que l’on qualifie tous les éditorialistes, rédacteurs en chef et chroniqueurs de “journalistes engagés” parce que jour après jour, ils répandent une vision du monde dans laquelle la croissance est absolument indispensable. (...) La question écologique oblige, si on la prend au sérieux, à remettre en cause le système en place. »

décroissance...

« Vivre dans le mythe de la croissance va, bien entendu, détruire la planète. Ce mythe de l’exponentielle croissance qui va tout résoudre est une résurgence de croyance du XIXe siècle dans le progrès économique qui devait fonder, en parallèle, le progrès de l’humanité. Ne faudrait-il pas plutôt travailler moins pour vivre mieux, consommer moins et réfléchir plus ? Cette décroissance aurait au moins le mérite de sauvegarder notre écosystème. »

La Fabrique de l’homme pervers, de Dominique Barbier, psychiatre, psychanalyste et psychothérapeute spécialisé dans l’aide aux victimes, éditions Odile Jacob, 2013.

décroissance...

LE JOURNAL LA DECROISSANCE SUR ARTE LE MARDI 1ER OCTOBRE 2013 A 20H 15
Le mardi 1er octobre à 20 heures 15, retrouvez le journal La Décroissance dans un reportage de 52 minutes réalisé par la chaîne Arte : « De plus en plus de personnes en sont convaincues : la croissance illimitée n'est pas viable à long terme dans un monde où les ressources s'épuisent peu à peu. Ce documentaire explore des modèles économiques et de nouvelles façons de vivre qui ouvrent la voie à une société post-croissance. À la faveur de la crise, les opinions publiques prennent peu à peu conscience de ce que l’explosion démographique, la crise énergétique ou encore le changement climatique posent de sérieuses questions que nous ne pouvons plus remettre à demain... »
http://www.arte.tv/guide/fr/048214-000/moins-c-est-mieux

La résistance au changement qui semble constitutif d'une bonne partie de l'humanité, me semble le vrai grand problème auquel il nous faut trouver (et rapidement) une solution. Quand je dis "bonne" c'est pour être gentille...

Si on met bout à bout tous ceux qui souffrent trop pour souhaiter un statu quo, tous ceux qui ont quitté le système soit pour vivre en conformité avec leurs idées ou idéaux soit par dégout, tous ceux qui ont baissé les bras face à l'omnipotence et l'omniprésence des "trop riches", des médias, des profiteurs et des malhonnêtes.... ça fait un grand nombre de gens qui certes n'ont pas souvent la parole, qui parfois ne veulent pas la prendre, se révolter, aller contre le mouvement, se faire remarquer, accepter la différence...

Et si chacun d'entre nous fait chaque jour un geste, dit un mot, refuse un compromis, accepte d'être visible dans son envie d'un autre monde plus juste, plus propre, plus respectueux de la nature, de l'autre, de lui-même... et bien je suis sûre qu'il verra que la solution est aussi entre ses mains, contrairement à ce que voudraient nous faire croire ceux qui dirigent, ceux qui possèdent, ceux qui diffusent ce sentiment latent et permanent d'insécurité, de crainte de la pauvreté, du toujours pire.

Car c'est ça la peur du changement : croire que ça pourrait être encore pire : plus d'extrémismes, plus d'intégrismes, plus de surveillance, plus de bellicistes. Il faudrait peut être être plus confiants en l'Homme, en ses capacités de bonté, de générosité, d'envie de partage et de bonheur pour tous.

Politiciens, médias, financiers et grands possédants veulent nous faire croire que le changement est dangereux, tirerait l'humanité vers le bas, mais c'est pour eux et leurs possessions, leurs pouvoirs et leurs magouilles qu'ils ont peur, qu'avons-nous à perdre qu'ils ne nous aient déjà pris puisque nous sommes si nombreux en face d'eux ?

Dans le passé des hommes se sont levés et ont prouvé qu'on pouvait faire bouger les choses pacifiquement mais avec détermination, ils ont laissé le monde plus propre pour que leurs enfants vivent mieux, plus dignement, mais nous ? Si nous ne nous levons pas qu'arrivera t'il quand nos enfants nous demanderons des comptes ?

Aujourd'hui c'est pour notre planète qu'il faut se lever, l'humanité est trop nombreuse et la terre est limitée, nos besoins ont été artificiellement gonflés par le besoin d'une poignée d'hommes avides de profits. Les scandales alimentaires et médicaux qui se succèdent ne sont que manipulations de financiers qui se font la guerre entre eux par médias interposés. Le problème n'est pas la viande de cheval dans les lasagnes ou le médiator, le problème est qu'ils veulent nous faire consommer toujours plus quel que soient nos besoins et la qualité des produits proposés. À nous de refuser, de revenir à une consommation raisonnée et contrôlée PAR NOUS-mêmes.

Et même si ça urge ! il n'est jamais trop tard pour bien faire !!

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Serge Latouche. La décroissance.

19 Mai 2013, 06:23am

Publié par pam

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