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ecologie

Matthieu Ricard

25 Décembre 2013, 08:17am

Publié par pam

voici un beau cadeau à vous offrir : prenez 56 minutes entre deux excès de consommation aujourd'hui et offrez vous une pause intelligente si ce n'est réconfortante !

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De Darwin à Lévi-Strauss...

25 Décembre 2013, 06:54am

Publié par pam

Pascal Picq : «Malthus revient frapper à la porte»

Par Yann Verdo | 26/11 | 18:16 | mis à jour à 20:09 | 7commentaires

Dans son dernier ouvrage paru en septembre, « De Darwin à Lévi-Strauss », Pascal Picq pousse un cri d’alarme : l’homme pourrait ne pas survivre à la perte de diversité entraînée par notre mode de vie moderne.

Pascal Picq est l’un des avocats les plus ardents de la pensée darwinienne, qu’il a largement contribué à diffuser en France. - AFP

Pascal Picq, du Collège de France, est avec Yves Coppens l’un des paléoanthropologues français les plus influents et les plus connus. Pour « Les Echos », il revient sur l’analyse passionnée au cœur de son dernier livre, « De Darwin à Lévi-Strauss » : l’espèce humaine, fruit de deux millions d’années d’évolution, pourrait ne pas survivre à la perte de diversité biologique et culturelle entraînée par le mode de vie occidental. Notre modèle de développement est désormais caduc, il est urgent d’en changer.

Une des caractéristiques essentielles du genre humain, écrivez-vous dans « De Darwin à Lévi-Strauss », c’est qu’il s’est disséminé sur les cinq continents et a été capable de s’implanter dans tous les écosystèmes. Un fait unique dans la longue histoire du vivant, dites-vous ?

En effet. L’homme est la seule espèce animale que l’on trouve sous toutes les latitudes, longitudes et altitudes, si l’on excepte les chiens, les chats et probablement aussi les rats qui l’ont suivi dans ses pérégrinations à la surface du globe. Cette grande plasticité écologique est une caractéristique adaptative du genre Homo, un fait de nature bien antérieur à la maîtrise du feu ou à l’élaboration de techniques de taille sophistiquées, ainsi que l’illustre la description récente d’un crâne d’Homo erectus à Dmanisi, en Géorgie : même des hommes de petite taille, il y a 2 millions d’années, ont été capables de s’affranchir du monde des arbres.

Grâce aux progrès fascinants de la paléoanthropologie au cours des dernières années, et tout particulièrement aux apports déterminants de la génétique des populations et de la linguistique historique et comparée, nous avons pu clarifier cet étonnant et brutal processus de diaspora.

Son actualité

« De Darwin à Lévi-Strauss », son dernier ouvrage paru en septembre chez Odile Jacob, est un cri d’alarme face aux atteintes de plus en plus profondes que, depuis la révolution industrielle, Homo sapiens fait subir à la diversité sous toutes ses formes : animale, végétale, linguistique, culturelle… Se mettant dans les pas du naturaliste anglais et de l’anthropologue français, tous deux partis explorer le Brésil à un siècle de distance, Pascal Picq nous entraîne pour un troisième voyage à travers les cultures et les époques. Et s’interroge : pourquoi n’avons-nous pas su entendre le message de Darwin et de Lévi-Strauss ?

Comment se déroule-t-il ?

Le premier acte se produit il y a environ 2 millions d’années, soit dès l’aube de l’humanité, quand Homo erectus sort d’Afrique avec sa communauté écologique savanicole, dont le lion. Avançant vers l’Est, tout ce petit monde (Homo erectus, lions, mammouths, babouins…) rencontre la communauté du tigre qui est à la forêt ce qu’est celle du lion à la savane et là, personne ne passe… Sauf l’homme.

Continuons notre voyage à travers le temps. Nous voici arrivés à -100.000 ans, c’est-à-dire hier à l’échelle de l’évolution. Pas moins de quatre, voire cinq espèces d’hommes différentes peuplent la Terre : Homo sapiens (c’est-à-dire nous) en Afrique et dans le sud du Proche-Orient ; Neandertal au nord de la Méditerranée et en Asie occidentale ; l’homme de Denisova (découvert il y a seulement trois ans !) en Asie centrale ; l’homme de Solo à Java ; et enfin, plus controversé, le petit homme de Florès, également en Indonésie. Aucune de ces espèces ne prend le pas sur les autres.

C’est alors, vers -100.000 ans, que se produit le deuxième acte de l’expansion : celle qui va conduire le seul Homo sapiens partout sur le globe. Fait méconnu, Homo sapiens arrive en Australie avant de s’implanter en Europe, qui est pourtant plus proche de son berceau africain, mais où Neandertal occupe solidement le terrain. Les deux espèces vont d’ailleurs cohabiter en Europe pendant 10.000 ans, il va y avoir des échanges culturels et techniques dans les deux sens – l’homme de Neandertal est tout aussi humain que nous – et puis Neandertal va disparaître.

A l’inverse, Homo sapiens va se disséminer partout dans l’Ancien Monde (l’Afrique, l’Europe et l’Asie) mais aussi – et ceci est sans précédent – en Australie, en Océanie et bien sûr dans les deux Amériques. Outre qu’il est le premier homme à atteindre ces Nouveaux Mondes, le fait distinctif est que ces migrations successives, à pied ou en bateau, ne sont plus dictées par les changements climatiques. Il y a quelque chose dans le cerveau d’Homo sapiens qui le pousse à conquérir toujours de nouveaux horizons, jusque sur la Lune !

Mais cette conquête de la Terre ne s’est pas sans faite sans dégâts pour les autres espèces…

C’est le moins qu’on puisse dire ! Les premières victimes collatérales du succès évolutif d’Homo sapiens ont d’abord été toutes les autres espèces humaines citées plus haut, qui se sont toutes éteintes. Un autre ensemble de victimes a été les grandes faunes du Nouveau Monde qui n’avaient pas, comme celles de l’Ancien, appris à coévoluer avec l’homme. Leur disparition a été extrêmement brutale, au point qu’on la soupçonne d’avoir entraîné une mini-glaciation : tous ces gros animaux, par leurs flatulences, produisaient en effet du gaz à effet de serre !

Un processus de destruction qui s’est effroyablement accéléré… Depuis la préhistoire, écrivez-vous, nous sommes passés de l’ère de la « sauvagerie » à celle de la « barbarie ». Que signifie pour vous ce glissement sémantique ?

La sauvagerie est un acte de destruction sur lequel nous ne pouvons pas porter de jugement de valeur : l’homme préhistorique d’Amérique tuait pour sa propre survie et, bien sûr, il n’avait pas conscience des conséquences à grande échelle de ses actes. Mais aujourd’hui, c’est en toute conscience que nous détruisons les autres formes de vie, à un rythme effarant. Selon les estimations, le rythme d’extinction des espèces est de 1.000 à 100.000 fois plus élevé qu’il l’a jamais été depuis l’apparition du vivant.

Cette destruction de la biodiversité causée par la globalisation du mode de vie occidental, Darwin a été le tout premier à en prendre conscience et ce, dès les prémices de la révolution industrielle. C’est un aspect du personnage qui est passé relativement inaperçu jusqu’ici. Darwin est peut-être le scientifique le plus cité au monde, mais ce n’est certainement pas le mieux lu !

Au-delà de toute considération morale, pourquoi cette perte de biodiversité est-elle, selon vous, si préoccupante pour le devenir de l’espèce humaine ?

Il faut bien comprendre qu’une espèce ne vit pas dans sa petite niche écologique. Ce concept nous vient de la théologie naturelle, doctrine qui voulait que chacun soit à sa place dans le meilleur des mondes possibles. En réalité, il n’existe aucune espèce dont les populations évoluent seules, elles le font toujours en relation avec des organismes de toute taille. C’est ce qu’on appelle la co-évolution. Toutes les études montrent que plus il y a de diversité dans un écosystème donné, plus il y a d’échanges entre les espèces qui le composent (échanges de tous types qui peuvent aller du parasitisme le plus délétère et la prédation la plus brutale à la coopération et à l’entraide), et plus chacune de ces espèces, prise isolément, en tire profit.

Cette biodiversité qui nous est si indispensable n’est pas toujours visible. Darwin – encore lui ! – a consacré son dernier livre, en 1881, aux vers de terre. Il a montré le rôle éminent joué depuis la dernière glaciation par ces petits animaux (mais représentant une biomasse énorme) qui n’ont eu de cesse de remuer la terre, transporter des matières organiques et, in fine, de produire de l’humus. Sans l’incessant labeur des vers de terre, les agricultures, et donc les civilisations qui en sont les filles, n’auraient tout simplement pas été ! Et pourtant, nos lourds tracteurs d’aujourd’hui les écrasent allégrement… Et les vers de terre ne sont pas tout seuls. 80% de la biodiversité - dont les indispensables microorganismes - se trouvent dans les 30 premiers centimètres de terre.

Vous évoquez les formes d’agriculture modernes. Pourquoi, dans votre livre, dites-vous à leur sujet qu’elles constituent le « cauchemar de Darwin » ?

Parce qu’elles nous conduisent tout droit à la catastrophe. On continue de détruire chaque année des milliers d’hectares de forêt ou de mangrove pour en faire des terres arables. Mais cet accroissement est plus qu’annulé par toutes les terres agricoles qui sont chaque année rendues infertiles par la salinisation des sols, l’excès d’intrants, l’expansion urbaine, etc. Je n’ai pas d’opposition de principe aux OGM. Mais enfin, n’oublions pas que ces OGM – dont les rendements ne sont d’ailleurs pas supérieurs à ceux des autres parcelles – ont été mis sur le marché pour permettre aux multinationales de la chimie de continuer à vendre leurs pesticides ultra-puissants. C’est ce modèle économique-là qui est le cauchemar de Darwin. Pendant 10.000 ans, les agriculteurs, de façon empirique, ont sélectionné une grande variété de plantes et d’animaux pour se nourrir. Ils savaient que cette variété est la condition sine qua non d’une agriculture durable, car elle réduit les risques liés à la survenue d’un agent destructeur donné (météo, parasites...). Mais que faisons-nous aujourd’hui avec les OGM ? Exactement l’inverse. Pour une poignée de variétés produites par des entreprises, nous éradiquons tout l’environnement. Nous mettons tous nos œufs dans le même panier. C’est d’un anti-darwinisme absolu. Toute pratique qui élimine la diversité est potentiellement délétère : c’est la règle d’or de la survie. La diversité est l’assurance-vie des espèces.

Mais alors, que faire ?

Préserver les savoirs agricoles empiriques de toutes les cultures. Et puis rééquilibrer nos régimes alimentaires. Les chiffres sont éloquents. Il faut mobiliser une surface agricole 50 fois plus grande pour produire 1 kg de viande de bœuf qu’1 kg de légumes. Notre régime fortement carné n’est plus tenable. L’obésité est un fléau pire que le cancer. Elle coûte plus aux Etats-Unis que toute sa politique de santé à la France et frappe tous les pays émergents comme la Chine. Le temps n’est pas si lointain où mes parents ne mangeaient de la viande que quelquefois par semaine – et ne s’en portaient que mieux.

Ce régime alimentaire si gras est un trait de la mondialisation. Sans vouloir stigmatiser personne, rappelons-nous que les bœufs de nos hamburgers, majoritairement importés d’Amérique latine, ont été nourris avec du soja transgénique dans des champs pris sur la forêt tropicale, ce qui a participé à l’éradication des singes et surtout des derniers peuples amérindiens. Chaque fois que nous croquons un hamburger, nous croquons un peu de la diversité biologique mais aussi culturelle du monde.

« Diversité biologique mais aussi culturelle », dites-vous. Cela nous conduit de Darwin à Lévi-Strauss puisque l’une des exterminations que vous dénoncez le plus violemment dans votre livre est celle des langues et des cultures. Y a-t-il, là aussi, péril en la demeure ?

Il y a péril pour l’homme. On dénombre entre 4.000 et 7.000 langues (selon la frontière que l’on trace entre « langue » et « dialecte ») encore parlées à la surface du globe. Mais il faut savoir que 97% de la population mondiale s’exprime dans seulement 4% de ces milliers de langues, et que 96% d’entre elles ne sont parlées que par 3% de l’humanité. C’est dire que l’écrasante majorité de ces langues ne sont plus parlées que par une poignée de locuteurs vieillissants et s’éteindront bientôt avec eux. A cet égard, j’aime à rappeler ce si beau mot du poète et ethnologue malien Amadou Hampâté Bâ : « Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » On ne retrouvera jamais tous ces savoirs perdus et utiles pour notre avenir à tous ; c’est le « cauchemar de Lévi-Strauss ».

Au-delà de toutes ces tendances lourdes qui vous inquiètent, ce que vous pointez n’est-il pas la fin d’un modèle de civilisation hérité des Trente Glorieuses, celui qui ramenait tout à la croissance économique et au PIB ?

Absolument. Encore une fois, notre alimentation en est un bon exemple. On le voit bien aujourd’hui en Bretagne : tout le monde a à perdre avec le modèle super-productiviste imposé par la grande distribution : les agriculteurs qui sont acculés à la faillite et parfois au suicide par la pression du marché, les consommateurs qui voient arriver dans leur assiette des aliments toujours plus médiocres (les végétaux ont perdu 50% de leur saveur et de leur qualité nutritive depuis 50 ans) et les finances publiques qui doivent faire face aux coûts engendrés par l’obésité…

Le credo qui a fait le succès de l’Occident depuis le Néolithique jusqu’aux Trente Glorieuses, « Croissez, multipliez et produisez », a atteint sa limite. Malthus revient frapper à la porte.

Un paléoanthropologue résolument tourné vers l’avenir

A cinquante-neuf ans, Pascal Picq est l’un des avocats les plus ardents de la pensée darwinienne, qu’il a largement contribué à diffuser en France. Auteur de nombreux ouvrages à succès, depuis « Les Origines de l’homme » (1999) jusqu’à « L’Homme est-il un grand singe politique ? » (2011) en passant par « Darwin et l’évolution expliqués à nos petits-enfants » (2009), il s’intéresse de plus en plus à la réception de la théorie de l’évolution dans les milieux économiques et n’a de cesse d’interroger le lointain passé pour éclairer l’avenir de l’espèce humaine.

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Pour l'ecotaxe.

10 Novembre 2013, 07:50am

Publié par pam

AVIS CONTRAIRES....ÇA SE FAIT RARE... ras le bol du consensus mou chez les journalistes...

J.M. Bouguereau. La république des Pyrénées.

L'écotaxe a bon dos. D'ailleurs, n'ayant jamais été appliquée, elle n'a été que le révélateur des problèmes de la Bretagne. Les suicides d'agriculteurs n'ont pas été provoqués par l'écotaxe, l'agonie de la filière porcine et la crise de celle des volailles non plus....

Aujourd'hui le poulet, hier le cochon, le lait, les oeufs ou les bovins, c'est toute une industrie agroalimentaire qui est en échec, celle qui devait nous nourrir et qui nous empoisonne. Dans le cas de Tilly-Sabco, c'est le marché moyen-oriental qui se ferme à cause du dumping salarial du Brésil. La volaille exportée est présentée comme "le poulet authentique calibré", c'est-à-dire du poulet bas de gamme. Entre la pression des centrales d'achats, le prix des matières premières et les nouveaux besoins de consommateurs, plus intéressés par la qualité, c'est ce type d'agroalimentaire qui est, pour la France, dépassé. D'autant que l'une des béquilles de ce secteur, les subventions européennes se tarissent, après que la Bretagne, comme l'ensemble de la France, ait beaucoup profité de la manne de la politique agricole commune.

On s'aperçoit en effet que ce type de production, destinée à produire massivement et moins cher, fait l'impasse sur d'autres coûts, jamais évoqués comme ceux sur la santé et l'environnement, la pollution aux algues vertes, les alertes aux pesticides dans les nappes phréatiques. Il faudrait aussi parler d'autres coûts induits sur laquelle une arithmétique superficielle fait systématiquement l'impasse, illustrée par l'épidémie de la vache folle : les agents infectieux et l'engrenage des vaccins, antibiotiques et autres médicaments largement utilisés dans l'agroalimentaire.

Mais déjà d'autres agriculteurs, à l'instar du groupe Terrana qui compte 22 000 agriculteurs, voudraient pratiquer une "Agriculture Ecologiquement Intensive" afin de "répondre aux formidables enjeux de volumes du marché mondial, dans le respect des écosystèmes et de l'environnement, en optimisant les bénéfices santé inhérents aux produits". Mais comme disait Einstein, "on ne peut résoudre les problèmes qu'on a crées à l'aide de la manière de penser qui les ont créés".

désolée pour ces images répugnantes mais faut savoir ce qu'on veut ....
désolée pour ces images répugnantes mais faut savoir ce qu'on veut ....
désolée pour ces images répugnantes mais faut savoir ce qu'on veut ....
désolée pour ces images répugnantes mais faut savoir ce qu'on veut ....
désolée pour ces images répugnantes mais faut savoir ce qu'on veut ....
désolée pour ces images répugnantes mais faut savoir ce qu'on veut ....
désolée pour ces images répugnantes mais faut savoir ce qu'on veut ....
désolée pour ces images répugnantes mais faut savoir ce qu'on veut ....
désolée pour ces images répugnantes mais faut savoir ce qu'on veut ....

désolée pour ces images répugnantes mais faut savoir ce qu'on veut ....

Je suis prête à soutenir mes voisins agriculteurs dès qu'ils arrêteront de se plaindre après avoir fait systématiquement les mauvais choix (surendettement dû au suréquipement et à l'embobinement par les banquiers, les fournisseurs, les représentants...; traitements chimiques privilégiés soit par facilité, soit par obscurantisme, soit par crédulité puisqu'ils sont toujours les premiers touchés ainsi que leurs familles; dénigrement systématique des méthodes bio, des jeunes agriculteurs non natifs, de la différence ; refus même d'une agriculture raisonnée).

Bien sur rien n'est tout noir ou tout blanc et comme dans tous les villages commencent à fleurir sur les marchés, dans de petites coopératives, des produits sains qui n'empoisonnent ni la terre, ni les nappes phréatiques, ni ceux qui les cultivent, ni ceux qui les consomment.

Pensez au colibri et faites votre part !

Pour l'ecotaxe.

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Roue de la médecine et spirale jardinière...

9 Novembre 2013, 09:00am

Publié par pam

“Le principe de base de la médecine cherokee, c’est que chaque personne est unique. Son traitement doit donc être unique lui aussi et étroitement adapté à son tempérament. Chaque personne a des esprits auxquels elle peut faire appel, une herbe qui lui convient tout particulièrement. De plus, c’est une médecine globale. Nous soignons l’homme total en évitant de séparer le physique, le mental et le spirituel. La médecine devient ainsi une philosophie. Nous insistons beaucoup sur le fait que chacun doit se sentir responsable de sa propre santé, et que, pour cela, il doit se connaître, apprendre à savoir ce qui est bon pour lui. C’est vraiment une médecine équilibrée et extrêmement puissante.

Nous commençons toujours une réunion en saluant les quatre directions dans le sens des aiguilles d’une montre. Cela constitue ce que nous appelons la roue de la médecine.

Nous commençons par l’est qui représente le chemin du soleil, la voie spirituelle et, en même temps, le respect pour tout ce qui vit, qu’il s’agisse des animaux, des oiseaux, des fleurs, des minéraux, et bien entendu de nos frères et sœurs les humains. La couleur de l’est est généralement le jaune et quelquefois le rouge.

Nous nous tournons ensuite vers le sud qui représente le chemin de la jeunesse et de l’innocence. Le cercle de la famille est à l’image du cercle de la vie. Cette direction donne de l’énergie aux forces vitales. Le sud est aussi le chemin de la paix qui consiste à apprendre à connaître les autres, à les respecter, à connaître les plantes et à les utiliser, à connaître les jeunes et à savoir les éduquer. La couleur du sud est le vert de la vie nouvelle ou le blanc de la pureté et de l’innocence des jeunes enfants.

L’ouest est la direction de la médecine physique, de la guérison par les mains, de la relaxation, de la méditation, de la conscience de soi-même, de l’entretien du corps. Tournés vers cette direction, les Anciens apprennent aux enfants à s’estimer eux-mêmes, à se contrôler et à établir de bonnes relations avec les autres. La couleur de l’ouest est le noir. Elle symbolise l’aspect sacré de la vie.

Le nord est la direction du calme, de la tranquillité et du partage. Il s’agit d’élever la conscience à son plus haut niveau de réceptivité. Et aussi d’aider les autres à prendre conscience de leurs responsabilités. L’image qui revient le plus souvent lorsqu’on pense au nord est celle de deux personnes qui se tiennent par la main sur un sentier de montagne. La couleur du nord est le blanc. Elle symbolise le calme et la pureté de l’esprit.

Le cercle de la vie entoure les quatre directions qui représentent l’équilibre et l’harmonie. Nous sommes tous reliés et nous avançons tous sur le chemin de la renaissance et du renouvellement. Équilibre, harmonie, n’est-ce pas ce dont notre monde a le plus besoin ?

Le chaman a le pouvoir de guérir mais aussi, trop souvent, de jeter de mauvais sorts. Une personne spirituelle ne fait pas cela.

Lorsque nous prononçons le mot “spirituel”, nous ne faisons pas référence à une religion. Sur la roue de la médecine, la direction de l’est nous aide à prendre conscience que nous sommes spirituels tout comme nous somme physiques. Il se trouve que je suis en ce moment dans un corps physique mais je suis aussi relié aux esprits de tous ceux qui sont venus avant moi sur la terre. Tous ces messages se trouvent dans l’ADN que je porte en moi. Nous comprenons la spirale de l’ADN : les Anciens parlent depuis toujours de la spirale de la vie et de tous les messages que nos transmettent ceux qui sont venus avant nous.

Nous ne parlons pas de réincarnation mais de transfert de l’esprit.”

Roue de la médecine et spirale jardinière...

“Chaque geste que nous faisons a une résonance spirituelle. Quand les gens veulent m’aider à arracher les “mauvaises herbes”, je les invite à se demander ce qu’ils doivent arracher à l’intérieur d'eux-mêmes. Quand ils sèment, ce qu’ils voudraient semer à l’intérieur d’eux-mêmes.

Nous avons perdu, nous, cette capacité à remercier pour tout ce qui nous est donné. Nous ne savons qu’abuser des cadeaux reçus. Pour moi, faire le jardin à la manière indienne, c’est remercier sans cesse pour l’abondance et la beauté, c’est faire de cette terre un lieu d’harmonie en même temps qu’un lieu de production.

Faire un jardin, cela n’a l’air de rien mais je suis persuadée, comme la plupart des Anciens, que les temps sont en train de venir où il nous faudra être capables de cultiver nous-mêmes notre propre nourriture.

Nous plantons en spirale car pour nous elle est très importante. C’est la spirale d’énergie qui monte de la terre et qui descend du ciel. Et aussi la spirale du cœur. En nous, l’ADN est une spirale. Ma vision de ce jardin a donc été celle d’une spirale qui monte de la terre. Elle monte en beauté à partir du centre et tourne autour des légumes et des fruits pour arriver jusqu’à nous. Je fais d’autres jardins sans spirale car c’est long et compliqué, l’essentiel est de comprendre qu’il s’agit toujours d’un espace sacré. J’invite les gens à entre par l’est pour amener l’énergie avec eux, à tourner dans le jardin dans le sens des aiguilles d’une montre.

Roue de la médecine et spirale jardinière...

Pour faire un jardin il faut savoir prendre son temps, il ne faut rien brusquer, rien bousculer, car tout ce qui vit à une âme, même le plus humble brin d’herbe.

Réaliser cela et le vivre dans la profondeur de mon être a été pour moi une extraordinaire révélation et une révolution dans ma vie.”

D'après Cartier “Les gardiens de la terre”.

Roue de la médecine et spirale jardinière...

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agriculture ????????????

3 Novembre 2013, 08:44am

Publié par pam

(Texte écrit par A-J Holbecq, économiste, auteur de "Un regard citoyen sur l'économie", Éditions Yves Michel - ISBN:2 913492 11 8 et par des membres du GRESSO" - Groupe de Recherches Économiques pour un Système SOciétal ).

L'impasse alimentaire:

"Si nous voulons pouvoir nourrir 6 milliards d'êtres humains sans détruire la planète qui nous héberge, il nous est impossible de poursuivre dans la voie de l'agriculture productiviste telle qu'elle est pratiquée depuis un quart de siècle sous la gouverne des industries alimentaires.

Car ce mode de production est aujourd'hui en partie responsable de l'érosion des sols, des changements climatiques, de la dégradation de la qualité de l'air et de l'eau, de la disparition de milliers d'espèces de plantes et d'animaux sauvages et domestiques. Dans nos assiettes, notre alimentation, polluée par des pesticides et des engrais, compromet l'avenir de nos enfants et affecte notre santé ( 76 produits toxiques dans le sang des parlementaires européens ! ) . Trente-cinq mille exploitations agricoles disparaissent encore chaque année en France, soit une toutes les quinze minutes. Au-delà de nos frontières, les lois du marché basées sur ce modèle d'agriculture ont aussi contraint des millions de gens à abandonner leurs cultures vivrières au profit des cultures occidentales affamant davantage des populations déjà démunies" résume en quatrième de couverture de "l'impasse alimentaire ?" le Comité de veille écologique et Karine Lou Matignon

( "L'impasse alimentaire" Fayard – ISBN: 2-213-62084-9) ....

Il est inutile de citer ici tous les chiffres et toutes les pollutions citées dans ce livre, mais il y a quand même un chiffre à retenir : les 27 milliards d'euros distribués aux grandes exploitations par l'Europe, lesquels proviennent évidemment de vos impôts, correspondent exactement au total des achats de pesticides et d'engrais.... simple transfert de subvention!

On voudrait nous faire croire que les agriculteurs français sont plus raisonnables, que la consommation d'engrais et de pesticides s'est stabilisée depuis 1980. C'est oublier, que dans le même temps, le nombre d'exploitations et le nombre d'exploitants ont diminué. La surface agricole utile diminue également tous les ans du fait de l'urbanisation et des équipements (actuellement moins de 30 millions d'ha). Mais le comble, les jachères ont été multipliées par 5 (243 000 ha en 1988 à 1 227 000 ha en 2000). C'est la plus spectaculaire hausse de toutes les cultures principales du pays (voir les chiffres des recensements agricoles dans http://www.agreste.agriculture.gouv.fr/ Autrement dit, la friche subventionnée est classée pour cette raison dans les cultures principales du pays. Le calcul est simple et la supercherie aussi : moins d'agriculteurs polluent autant sur une plus petite surface. Les aliments sont ainsi plus que jamais concentrés en pesticides et engrais chimiques de synthèse.

Comment peut-on encore soutenir politiquement une agriculture pétrolière et chimique, endettée et assistée par les subventions européennes et nationales, non créatrice d'emplois, qui participe au pillage et à la misère du Tiers-Monde? un secteur qui réduit d'année en année sa population active, alimentant le chômage des autres secteurs en difficulté. Celà signifie une plus grande dépendance alimentaire de la société vis-à-vis d'une minorité : 900 000 exploitants pour 60 millions d'habitants ; dépendance qui ne peut que s'aggraver par restriction à l'activité agricole et par restriction à l'accès à la terre. Les agriculteurs, qui ont choisi la voie de l'agriculture industrielle, qu'ils possèdent ou louent la terre, par agrandissement et accumulation de terres, profitant de la disparition des petites exploitations, excluent ainsi la possibilité à d'autres de vivre différemment de la terre. Comment expliquer ainsi la diminution constante du nombre des agriculteurs et l'augmentation corrélative de la surface moyenne des exploitations? Entre 1988 et 2000, les exploitations de moins de 75 ha ont diminué de plus de la moitié alors que les exploitations agricoles de plus de 75 ha ont augmenté de plus de la moitié. L'accès à la terre pour ceux qui veulent une autre agriculture s'en trouve ainsi verrouillée. Avec une installation pour trois départs en retraite, comment peut-on croire en l'avenir d'une agriculture nourricière et plus respectueuse de l'environnement?

Rappelons également qu'il ne reste plus que 10% des grands poissons dans l'Atlantique Nord, par rapport au début du siècle dernier.

et si vous en voulez plus : http://www.societal.org/Vousnepourrezpasdire.pdf

agriculture  ????????????

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décroissance ou....

3 Novembre 2013, 08:09am

Publié par pam

"Casseurs de pub".

Il n'est pas besoin d'être économiste pour comprendre qu'un individu, ou une collectivité, tirant la majeure partie de ses ressources de son capital, et non de ses revenus, est destiné à la faillite. C'est pourtant le cas des sociétés riches, qui pillent allègrement les ressources naturelles de la planète, un patrimoine commun à toute l'humanité, sans tenir aucun compte du temps nécessaire à leur renouvellement. Par exemple, le pétrole a mis des millions d'années à se constituer sous la forme que nous connaissons actuellement, et il aura suffi de deux siècles pour faire main basse sur la majeure partie de cette richesse. De plus, comme si cela ne suffisait pas, notre modèle économique fondé sur la croissance provoque une augmentation constante de ces prélèvements.

Pour ne pas contrarier leurs beaux calculs, les économistes ont tout simplement éliminé de leurs raisonnements le paramètre « nature » ! Ainsi privé d'un paramètre fondamental, notre modèle économique est déconnecté de la réalité. En fait, les économistes vivent dans le monde religieux du xixe siècle, où la nature était considérée comme inépuisable. Quand les économistes (nouveaux prêtres) se retrouvent confrontés à cet argumentaire, leur réponse est que le progrès technologique (nouvelle religion) permet de résoudre ces problèmes. Mais, au contraire, tout démontre qu'apporter une réponse inadaptée à un problème l'aggrave. Ce n'est pas avec des solutions techniques et scientifiques que nous viendrons à bout de questions culturelles, politiques et philosophiques. Nier la réalité au profit d'une construction intellectuelle est le propre d'une idéologie. Nous pourrions donc considérer que l'économie actuelle est avant tout de nature idéologique, fût-ce par défaut. La réalité est plus complexe, car le système économique est en fait largement livré à lui-même, sans contrôle politique.

Si nous voulions tendre vers une économie « saine », nous ne devrions alors pas toucher à notre capital naturel. L'idéal serait de le reconstituer, mais vivre sur les revenus de la nature (soleil, éolien, énergies métaboliquesŠ) constituerait déjà un défi extraordinaire. Nous pouvons même nous demander si cet objectif est encore réalisable et si le point de non-retour n'a pas déjà été franchi. Mais, de toute manière, cet objectif est le seul envisageable pour l'humanité, tant d'un point de vue moral que scientifique.

Moral, car il est du devoir, de la responsabilité de chaque individu et de l'humanité de préserver son environnement et de le restituer à ses descendants, au minimum, dans l'état où il lui a été confié.

Scientifique, car imaginer que l'humanité a les moyens de coloniser d'autres planètes relève du délire. Les distances dans l'espace sont hors de portée de nos technologies. Pour faire des sauts de puce dans l'espace, nous gaspillons inutilement des quantités gigantesques de ressources précieuses.

De plus, et de manière purement théorique, si nous pouvions rapporter sur notre planète et de façon rentable une ressource énergétique extra-terrestre, cela aurait pour conséquence une nouvelle dégradation écologique. En effet, des scientifiques estiment que le danger est plus dans le « trop » de ressources que dans le risque de les voir s'épuiser. Le danger principal est l'incapacité de la Terre à absorber tous les polluants que nous produisons. L'arrivée d'une nouvelle ressource énergétique ne ferait ainsi qu'amplifier les changements climatiques.

Ne pas puiser du tout dans notre capital naturel semble difficile, ne serait-ce que pour fabriquer des objets de première nécessité comme une casserole ou une aiguille. Mais nous avons déjà prélevé et transformé une quantité de minerais considérable. La masse d'objets produits constitue déjà un formidable potentiel de matière à recycler.

L'objectif de l'économie saine peut nous sembler un horizon utopique. En fait, nous avons au maximum 50 ans pour y parvenir si nous voulons sauvegarder l'écosystème. Notre planète ne négocie pas de délais supplémentaires. Il reste, au rythme de consommation actuel, 41 années de réserves prouvées de pétrole1, 70 années de gaz2, 55 années d'uranium3. Même si ces chiffres peuvent être contestés, nous nous dirigeons vers le terme de la plus grande partie des ressources terrestres à brève échéance si nous ne changeons pas radicalement de cap. Prenons le pétrole : nous consommons désormais plus de ces ressources que nous en découvrons de nouvelles. De plus, il est prévu, d'ici à 20 ans, un doublement du parc automobile mondial ainsi qu'un doublement de la consommation énergétique mondiale. Enfin, plus nous approchons du terme des ressources, plus celles-ci sont difficilement extractibles. Il reste que le plus grand danger semble aujourd'hui plus les dommages que nous faisons courir au climat que l'épuisement des ressources naturelles.

« Chaque fois que nous produisons une voiture, nous le faisons au prix d'une baisse du nombre de vies à venir » rappelle Nicholas Georgescu-Roegen, le père de la bioéconomie4 et de la décroissance.

Car c'est bien de décroissance dont nous devons parler. Nous devons passer d'un modèle économique et social fondé sur l'expansion permanente à une civilisation « sobre » dont le modèle économique a intégré la finitude de la planète. Pour passer de notre civilisation à l'économie saine, les pays riches devraient s'engager dans une réduction drastique de leur production et de leur consommation. En termes économiques, cela signifie entrer dans la décroissance. Le problème est que nos civilisations modernes, pour ne pas susciter de conflits sociaux, ont besoin de cette croissance perpétuelle. Même les riches des pays riches aspirent à consommer toujours plus ! Conduire une telle politique d'en haut ne pourrait être le fait que d'un pouvoir ultra-autoritaire. Celui-ci aurait toutes les peines pour contrer une soif sans fin de consommation attisée par des années de conditionnement à l'idéologie publicitaire. à moins d'entrer dans une économie de guerre, l'appel à la responsabilité des individus est la priorité. Les mécanismes économiques conduits par le politique auront un rôle fondamental à jouer, mais demeureront secondaires. Le tournant devra donc s'opérer « par le bas », pour rester dans la sphère démocratique et humaniste.

Des écologistes affirment que seule une crise économique mondiale pourrait retarder la crise écologique globale si rien n'était entrepris. Mais l'histoire nous enseigne que les crises ont rarement des vertus pédagogiques et qu'elles engendrent le plus souvent des conflits meurtriers. L'humain en situation périlleuse privilégie ses instincts de survie, au détriment de la société. La crise de 1929 a amené au pouvoir Hitler, les nazis, les fascistes, les franquistes en Europe et les ultra nationalistes au Japon. Les crises appellent des pouvoirs autoritaires avec toutes les dérives qu'ils entraînent. Tout l'objectif consiste, au contraire, à éviter la régulation par le chaos. C'est pourquoi cette décroissance devra être « soutenable ». C'est-à-dire qu'elle ne devra pas provoquer de crise sociale remettant en cause la démocratie et l'humanisme. Cela ne servirait à rien de vouloir préserver l'écosystème global si le prix devait être pour l'humanité un effondrement humain. Mais, plus nous attendrons pour nous engager dans la « décroissance soutenable », plus le choc contre la fin des ressources sera rude, et plus le risque d'engendrer un régime totalitaire ou de s'enfoncer dans la barbarie sera élevé.

Un exemple : l'énergie. Plus des trois quarts des ressources énergétiques que nous utilisons aujourd'hui sont d'origine fossile. Ce sont le gaz, le pétrole, l'uranium, le charbon. Ce sont des ressource non renouvelables, ou plus exactement au taux de renouvellement extrêmement faible. En tout cas sans rapport aucun avec notre utilisation actuelle. L'économie saine nous impose de cesser ce pillage. Nous devons réserver ces ressources précieuses pour des utilisations vitales. De plus, la combustion de ces ressources fossiles désagrège l'atmosphère (effet de serre et autres pollutions) et entame par cet autre biais notre capital naturel. Quant au nucléaire, outre le danger que font peser ses installations, il produit des déchets à durée de vie infinie à l'échelle humaine (plutonium 239, demi-vie 24 400 ans ; iode 129, durée de demi-vie 16 millions d'années). Le principe de responsabilité, qui définit l'âge adulte, veut que nous ne développions pas une technique non maîtrisée. Nous n'avons pas à léguer à nos descendants une planète empoisonnée pour la fin des temps.

En revanche, nous aurons droit aux énergies « de revenu », c'est-à-dire le solaire, l'éolien et, en partie, la biomasse (bois) et un peu d'hydraulique. Ces deux dernières ressources devant se partager avec d'autres utilisations que la seule production d'énergie.

Cet objectif n'est atteignable que grâce à une réduction drastique de notre consommation énergétique. Dans une économie saine, l'énergie fossile disparaîtrait. Elle serait réservée à des usages de survie comme les usages médicaux. Le transport aérien, les véhicules à moteur à explosion seraient condamnés à disparaître. Ils seraient remplacés par la marine à voile, le vélo, le train, la traction animale (quand la production d'aliments pour les animaux est soutenable). Bien entendu, toute notre civilisation serait bouleversée par ce changement de rapport à l'énergie. Il signifierait la fin des grandes surfaces au profit des commerces de proximité et des marchés, la fin des produits manufacturés peu chers importés au profit d'objets produits localement, la fin des emballages jetables au profit des contenants réutilisables, la fin de l'agriculture intensive motorisée au profit d'une agriculture paysanne extensive. Le réfrigérateur serait remplacé par une pièce froide, le voyage aux Antilles par une randonnée à vélo dans les Cévennes, l'aspirateur par le balai et la serpillière, l'alimentation carnée par une nourriture quasiment végétarienne, etc.

Au moins pendant la période de réorganisation de notre société, la perte de l'énergie fossile entraînerait un accroissement important de la masse de travail pour les pays occidentaux, et ceci même en intégrant une diminution considérable de la consommation. Non seulement nous ne disposerions plus de l'énergie fossile, mais en plus, la main d'¦uvre peu chère des pays du tiers-monde ne serait plus disponible. Nous aurions alors recours à notre énergie musculaire

à l'échelle de l'état, une économie saine gérée démocratiquement ne peut être que le fruit d'une recherche d'équilibre constante entre les choix collectifs et individuels. Elle nécessite un contrôle démocratique de l'économie par le politique et par les choix de consommation des individus. Une économie de marché contrôlée par le politique et le consommateur. L'un ne pouvant se passer de l'autre. Ce modèle exige une responsabilisation accrue du politique comme du consommateur.

à l'énoncé des mesures à prendre pour entrer dans la décroissance soutenable, la majorité de nos concitoyens restera incrédule. La réalité est trop crue pour être admise d'emblée par la majeure partie de l'opinion. Elle suscite dans la plupart des cas une réaction d'animosité. Difficile de se remettre en cause lorsque l'on a été élevé au biberon médiatico-publicitaire de la société de consommation. Un cocktail ressemblant étrangement à la Soma, drogue euphorisante décrite par Aldous Huxley dans Le Meilleur des mondes (Brave New World, 1932, annonçant un pouvoir psychobiologique !) Il est difficile pour les Occidentaux d'envisager un autre mode de vie. Mais nous ne devons pas oublier que le problème ne se pose pas dans ces termes pour l'immense majorité des habitants du globe. Environ 80 % des humains vivent sans automobile, sans réfrigérateur ou encore sans téléphone. Pas moins de 94 % des humains n'ont jamais pris l'avion. Nous devons donc nous extraire de notre cadre d'habitant des pays riches pour raisonner à l'échelle planétaire et envisager l'humanité comme une et indivisible. Faute de cela, nous serions réduits à penser comme Marie-Antoinette à la veille de la Révolution française, incapable d'imaginer pouvoir se déplacer sans chaise à porteur et proposant de la brioche à ceux qui n'ont pas de pain.

Environ un tiers de la population américaine est obèse. Les Américains se sont lancés à la recherche du gène de l'obésité pour résoudre ce problème de manière scientifique. La bonne solution est bien sûr d'adopter un meilleur régime. Ce comportement est tout à fait symptomatique de notre civilisation. Plutôt que de mettre en cause notre mode de vie, nous poursuivons une fuite en avant à la recherche de solutions techniques afin de répondre à un problème culturel. De plus, cette folle fuite en avant ne fait qu'accélérer le mouvement destructif. En fait, même si la décroissance nous semble impossible, la barrière se situe plus dans nos têtes que dans les réelles difficultés à la mettre en place. Sortir l'opinion d'un conditionnement idéologique fondé sur la croyance en la science, le nouveau, le progrès, la consommation, la croissance, l'« économisme » conditionne cette évolution. « Un vieux proverbe dit que quand on a un marteau en tête, on voit tous les problèmes sous la forme de clous. Les hommes modernes se sont mis un marteau économique dans la tête. Toutes nos préoccupations, toutes nos activités, tous les évènements sont vus à travers le prisme de l'économique. Tant que le marteau économique reste dans nos têtes, ces agitations sont vaines, stériles et le plus souvent dangereuses. » Serge Latouche6.

Pour entrer dans la décroissance soutenable, la priorité est donc de s'engager à l'échelle individuelle dans la simplicité volontaire. C'est en changeant nous-mêmes que nous transformerons le monde. « La décroissance matérielle sera une croissance relationnelle sociale et spirituelle ou ne sera pas. »7

Bruno Clémentin et Vincent Cheynet

décroissance ou....

texte un peu long... vous préférez plus concis :

- La production d'un kilo de bœuf nécessite autant d'eau qu'une douche (débit de 18 litres par minute) quotidienne de 5 minutes pendant 2 ans.


- En Europe, chaque tête de bétail est subsidiée à plus de 2 euros par jour, soit un peu plus que le revenu journalier des 2/3 de la population mondiale.

- Le total des actifs financiers (crédits et spéculations) atteint 6,7 fois le PIB mondial!

- Dans le Pacifique Nord, les courants océaniques charrient des millions de tonnes de plastique. Leur accumulation couvre désormais une zone grande comme 6 fois la France.


- Seuls 1,6% des dépenses militaires ou 4,3% des subventions agricoles sont nécessaires pour assainir les besoins en eau de 80% des Africains.


- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres (600 millions de personnes).


- Les pays en développement, qui subissent durement les dérèglements climatiques, ont produit moins de 20% des 350Gt (giga tonne) de CO2 accumulé dans l’atmosphère depuis 1850, alors qu’ils représentent 80% des terriens.


- Pour la banque mondiale, de 2006 à 2008, les prix alimentaires ont augmenté de 85%. Dans les pays pauvres, les dépenses alimentaires représentent 60 à 90% des budgets des ménages…


- Un plein de 50 litres de bioéthanol correspond à 250 kg de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.


- Par an, les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique.


- L'élevage industriel consomme autant de céréales qu'Indiens et Chinois réunis (moitié de la population mondiale).

- La production, le stockage, le transport et le conditionnement d'une calorie alimentaire issue de l'agriculture conventionnelle nécessite 40 calories fossiles!

trouvé dans : Décroissance.overblog

décroissance ou....

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ecocide

28 Octobre 2013, 07:19am

Publié par pam

La destruction de la nature est un crime. Un crime dont les auteurs devraient être tenus responsables.
Ce crime a un nom: l'écocide.

Eco-cide dérive de oikos en grec signifiant maison ou domicile et de caedere, démolir, tuer en latin. Il signifie littéralement tuer notre maison.

POURQUOI EN AVONS-NOUS BESOIN ?

  • Pour qu’une loi puisse être invoquée pour tous types de destructions environnementales
  • Pour que la responsabilité pénale des décideurs soit engagée
  • Pour préserver et protéger la biodiversité
  • Pour protéger les écosystèmes dans leur ensemble, et pas seulement des éléments distincts comme le sol, l’air, la faune et la flore
  • Pour favoriser la transition écologique
  • Pour honorer notre devoir envers les générations futures
  • Pour contribuer à un changement de valeurs afin que la Terre se voit reconnaître des droits

END ECOCIDE, EN RÉSUMÉ

L’INITIATIVE CITOYENNE EUROPÉENNE

L'initiative citoyenne européenne (ICE)est un outil de démocratie directe permettant aux citoyens de l'UE de proposer l'examen d'une directive.

Signer une ICE a le même pouvoir que voter. Nous avons besoin de votre vote pour que la Commission européenne étudie notre proposition.

Si au moins 1 million de citoyens européens issus de 7 pays différents la soutienne, la directive sera discutée au niveau européen.

Contrairement à une pétition ordinaire, l'ICE a le pouvoir juridique d'influencer la politique. C'est pourquoi certaines informations telles que votre adresse et votre date de naissance sont demandées. Dans certains pays, comme en France, il vous sera aussi demandé un numéro d'identité.

merci Jacky !

merci Jacky !

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Bon week-end quand même !!!

19 Octobre 2013, 06:49am

Publié par pam

Michel Dogna. (Extraits de “Prenez en main votre santé” tome 2)

“Au nom du progrès et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, intégrité de la nature, beauté et bonheur de vivre, s’effectuent lentement et inexorablement, avec la complicité consternante des victimes, ignorantes ou démunies. Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter réactions et mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter, telle une fatalité, des conditions de vie décadentes, voire dramatiques.

Le gavage permanent d’informations de la part des médias sature les cerveaux qui ont du mal à faire la part des choses entre réel et virtuel, films et réalité. Le développement irresponsable des centrales nucléaires, la cancérisation de l’ensemble du vivant par les engrais et pesticides chimiques, l’organisation de la famine et de la maladie par les OGM, le monopole meurtrier de l’industrie pharmaco-chimique, le viol du vivant par le génie génétique, la pollution générale de l’eau et de l’air, la désertification par déforestation.... ont grignoté progressivement notre libre arbitre au point qu’il est devenu illégal de se soigner d’une façon naturelle, utopiste de manger bio, irresponsable d’être végétarien, condamnable d’échapper aux vaccinations, criminel de refuser une chimiothérapie.

Bientôt les puces “Vérichip”, microprocesseurs de la taille d’un grain de riz seront implantées sous la peau (paramètres sociaux, médicaux...). On fera miroiter le côté pratique et sécuritaire, puis l’obligation légale sera généralisée et on pourra nous suivre à la trace comme des animaux. Ceux qui refuseront perdront l’accès aux établissements publics, autoroutes, banques... 15 pays sont déjà en train d’adopter l’utilisation de la puce sous-cutanée pour malades, indigents, différents corps de métiers.

Réorganiser notre vie.

Les catastrophes épidémiques et écologiques se multiplient, mettant en évidence les infractions et crimes contre la vie. Les décideurs, aux ordres de gigantesques organisations, sont aveugles et sourdes aux besoins réels des hommes, mais attentives à créer des besoins artificiels nocifs dans le seul but de profits colossaux. Nous glissons vers une grande dictature mondiale. Les grands gêneurs sont écartés ou éliminés. Le mensonge organisé anesthésie chaque jour un peu plus le peuple.

Notre vigilance est de plus en plus sollicitée pour boire et manger sain, respirer et habiter sain, si nous ne voulons pas tomber dans souffrance, maladie et déchéance.

Devant l’irresponsable mauvaise foi des gouvernements successifs, devant l’échec quasi constant des pétitions, la non-aptitude des français à s’organiser, il parait évident que l’urgence à survivre prend le pas sur les revendications dans le vide. La liberté thérapeutique est bafouée depuis plus d’un siècle. Il est plus que temps de s’occuper de nous et d’organiser nos vies selon nos préceptes, même au prix de la désobéissance civique, affichant ainsi détermination et “paradoxale” réussite en santé. La résistance passive est l’arme des forts. Exigez du bio, tournez vous vers le végétarisme, faites un jardin, achetez à des petits producteurs de confiance. Le meilleur moyen pour faire tomber le système en place, c’est de montrer aux autres que tout va mieux quand on fait autrement. Écartez de votre vie tout ce qui vous gêne et rattachez-vous aux seules valeurs qui respectent la vie. La providence aide toujours ceux qui sont le juste et le vrai.

Les marchands de produits chimiques ont choisi de doser “scientifiquement” la pollution (agriculture raisonnée), colportant que le bio est une utopie aux rendements dérisoires et de qualité illusoire. Le marché bio est en croissance constante de 10% par an, alors que rien n’est fait pour le promouvoir, les fabricants de pesticides s’affolent créant ce concept d’agriculture raisonnée. Mais les vrais décideurs sont en réalité les consommateurs : ce que nous refusons d’acheter ne peut commercialement subsister.

Aluminium : responsable de pathologies rénales, osseuses et cardiaques graves, allergies, anémies, psoriasis... et surtout impliqué dans la nécrose progressive du système nerveux central. Les cerveaux de gens âgés atteints d’Alzheimer contiennent 30% d’aluminium de plus que les cerveaux sains. Le problème de l’aluminium réside surtout dans les vaccins. Dr. Lévy, chef du service de vaccination de l'Institut Pasteur de Lyon : plus de 25 vaccins courants, dont ceux obligatoires (en France seulement), contiennent de l’hydroxyde, des phosphates ou des sulfates d’aluminium à des pourcentages 50 à 80 fois supérieurs aux doses autorisées par les instances de santé européenne. Cette intoxication vaccinale a été nommée Myofacite, ses symptômes : fatigue chronique, douleurs articulaires, développement de sclérose en plaques. Hécatombe minimisée voire niée par les pouvoirs publics, alors qu’on peut remplacer par des extraits de calcium pour doper les vaccins. Le pouvoir médical ne réagit pas. De nombreux médicaments contiennent aussi des doses massives d’hydroxyde d’aluminium.

Il existe plus de 100 000 molécules artificielles érigées par les chimistes. Les autorisations de mise sur le marché sont un vaste foutoir illégal : tout ce qui vit est considéré comme du simple matériel d’expérimentation, animaux, malades, soldats. La corruption est partout. À chaque fois que nous sommes acheteurs de ce type de médecine, nous alimentons toute cette chaîne d’horreurs dont nous devenons alors coresponsables. Il y a d’autres solutions qui respectent hommes, animaux, nature.

Autrefois, les morts se décomposaient lentement, maintenant ils se momifient : tous ceux qui consomment standard sont devenus progressivement des usines chimiques ambulantes : un français absorbe autour de 4 kg de pesticides, conservateurs, édulcorants chimiques et autres molécules toxiques en un an. D’où la nécessité permanente de consommer à grands frais vitamines et autres additifs qui auraient dû être synthétisés naturellement si notre flore intestinale avait été en bonne santé. L’Institut Pasteur a mis en évidence que l’absorption de pesticides par ingestion est 10 fois moindre que par la respiration, d’où l'augmentation des maladies pulmonaires. Le Régent et le Gaucho n’ont jamais eu d’autorisation de mise sur le marché. Les

24 000 dossiers annuels de demande d’homologation de produits phytosanitaires sont traités par... 3 personnes...

Extraits de “Prenez en main votre santé” tome 2 de Michel Dogna.

 Bon week-end quand même !!!

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vinaigre blanc...

17 Octobre 2013, 06:58am

Publié par pam

Utilisé pour les conserves, le vinaigre blanc est fabriqué industriellement en étant obtenu par acétification d’alcool de betterave ou de maïs (transformation de l’éthanol en acide acétique). Le vinaigre blanc peut aussi être fait par simple dilution d’acide acétique pur dans de l’eau, jusqu’à obtenir 6 ou 8% d’acide (% indiqué sur l’étiquette).

N’ayez pas peur d’utiliser le vinaigre blanc sans modération : le vinaigre blanc est incolore et son odeur s’évapore rapidement. Evitez cependant de l’utiliser avec de l’eau de javel : ce mélange dégage des vapeurs toxiques.


Le vinaigre blanc possède des vertus incroyables : détartrant, répulsif, dégraissant, anti bactérien, anti poux, ou désodorisant:

Il existe de nombreuses astuces concernant le vinaigre blanc :

  • Après avoir utilisé des pinceaux, s’ils restent collés, durs et secs, faites-les bouillir avec du vinaigre blanc et laisser les tremper dans ce vinaigre blanc, ils ressortiront propres et souples.
  • Si des insectes et des fourmis envahissent votre cuisine ou vos sols, vous pouvez les décourager en les nettoyant avec du vinaigre blanc.
  • Le vinaigre blanc élimine les microbes et peut représenter une alternative intéressante à l’eau de Javel au quotidien.Ceci dit, ne jetez pas pour autant votre au de Javel qui reste plus puissante que le vinaigre blanc. Le vinaigre blanc peut remplacer l’eau de javel dans vos toilettes.
  • On peut aussi nettoyer et détartrer et blanchir les faïences d’éviers et sanitaires.Le vinaigre blanc peut aussi détartrer vos casseroles.
  • Le vinaigre blanc peut détartrer votre cafetière, vos vases ou carafes. Pour enlever le tartre de votre bouilloire ou de votre cafetière, remplissez la à moitié d’eau et à moitié de vinaigre blac, faites chauffer jusqu’à ébullition. Jetez le mélange de vinaigre blanc. Rincez soigneusement (le vinaigre blanc n’est pas très bon) et faites bouillier au moins une fois à l’eau pour rincer.
  • Le vinaigre blanc peut servir à enlever la rouille sur des petites pièces en métal. (vis, trombones, outils, ….). Laissez tremper la pièce métallique rouillée toute une journée et elle sera impeccable, plus de rouille.
  • Vous pouvez rafraîchir votre argenterie avec du vinaigre blanc : trempez vos couverts en argent dans du vinaigre blanc et… soyez patient ! Attention, les résidus de ce nettoyage de l’argenterie sont toxiques.
    Autres utilisations du vinaigre blanc

    Au total, le vinaigre blanc c’est puissant, écologique, non toxique et très économique. Indispensable !

    • Adoucissant pour le linge, un bouchon doseur rempli de vinaigre blanc sans l’adoucissant.
    • Arrosez les mauvaises herbes avec du vinaigre blanc, c’est un super désherbantécologique.
    • Diluer le vinaigre blanc avec 3/4 d’eau c’est un super détachant pour tapis ou moquettes.
    • Pour de beaux cheveux lisses, le vinaigre blanc est un super démêlant!
    • Le four micro-ondes peut être nettoyé avec du vinaigre blanc : remplissez un tiers de bol à moitié d’eau et de vinaigre blanc, mettez-le à chauffer au micro-ondes jusqu’à ce que le mélange boue. À ébullition, arrêtez le micro-ondes ;laissez le bol pendant 2 heures. Votre micro-onde est propre !
    • Le vinaigre blanc est utile pour dégraisser et enlever les traces noires des bruleurs de cuisinière.
    • Le vinaigre blanc est efficace pour éliminer lest très tenaces odeurs d‘urine de chat!
    • Un shampoing de vinaigre blanc tiède, laissez agir 30 minutes avec une serviette sur les cheveux, et c’est la mort assurée des poux et lentes!
    • Une autre astuce communiquée par Josette : si vous êtes piqué par un insecte(moustiques, fourmis, araignées), passez un chiffon imbibé de vinaigre blanc sur la piqûre ; cela fait passer l’envie de se gratter.

trouvé sur le site : "Consoglobe".

vinaigre blanc...

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arme fatale...

17 Octobre 2013, 06:03am

Publié par pam

Au Pays basque, un apiculteur a trouvé une solution bien plus naturelle que le dioxyde de soufrepour défendre ses ruches contre cet insecte, grand prédateur des abeilles.

Les apiculteurs peuvent désormais utiliser le dioxyde de soufre, jusqu'ici interdit, pour défendre leurs ruches des frelons asiatiques, grands prédateurs d'abeilles. L'arrêté, paru samedi 7 septembre au Journal officiel, était très attendu par les apiculteurs. Mais dans une ferme du Pays basque, un apiculteur amateur a adopté une technique bien plus naturelle pour lutter contre cet insecte nuisible. Depuis trois ans, ses abeilles vivent sous la protection rapprochée de poules qui se régalent des frelons, raconte France 3 Aquitaine.

Le poulet repère le frelon à son battement d'ailes bruyant. Le vol géostationnaire de l'insecte fait que, tout en se méfiant de la ruche et de la colonie d'abeilles, le poulet capture le frelon, explique Francis Ithurburu. Mieux, au printemps, le poulet attrape les premières fondatrices qui sont en train de construire le nid de frelons. Résultat : les nids autour des ruchers sont avortés et les frelons ne s'y installent pas.

La poule pourrait donc être le meilleur ennemi du frelon asiatique, introduit dans le Sud-Ouest en 2004 via des poteries venues de Chine, et désormais présent dans une soixantaine de départements.

arme fatale...

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