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ecologie

Projets... les enfants de demain...

15 Décembre 2014, 08:09am

Publié par pam

Le principal écueil c'est d'abord nous-mêmes....

...trouver des solutions dans le vivre ensemble...

...Nous n'avons pas à apprendre les bonnes manières aux enfants,

ils en sont simplement les témoins...

Le Hameau des Buis est un écovillage fondé par Sophie Rabhi.

L’idée du projet : Permettre à des enfants d’observer des adultes qui évoluent dans le «vivre ensemble»

Ce documentaire invite à plonger dans l’univers de cet écovillage qui représente pour beaucoup un idéal d'un futur post-carbone.

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Hommes et nature... humain et environnement...

13 Décembre 2014, 08:09am

Publié par pam

“L’homme est le fruit du hasard. Loin d’être l’axe de l’univers, il en est le fourrier. Les dégâts qu’il commet sont irréparables.” Jean Bertolino in “Chaman”

“Par son égoïsme trop peu clairvoyant, par son penchant à jouir de tout, par son insouciance pour l’avenir et pour ses semblables, l’homme semble travailler à l’anéantissement de ses moyens de conservation et à la destruction même de sa propre espèce. Comme s’il était destiné à s’exterminer lui-même après avoir rendu le globe inhabitable.” Lamark.

“La faute originelle était bien d’avoir cru à une terre idiote, donnée aux humains par un Tout-Puissant invisible, avec cette idée terriblement destructrice qu’ils pouvaient en user et en abuser, comme d’une esclave.”

Jean Bertolino in “Chaman”.

Hommes et nature... humain et environnement...

“Notre bonheur, c’est de ne rien désirer d’autre que ce que la nature nous offre à chaque saison. Cette nature ne peut ni se tromper, ni nous tromper.”

Un chasseur inuit par Daniel Pouget in “L’esprit de l’ours”.

Hommes et nature... humain et environnement...

“J’ai l’impression que tout est fichu. Cette planète était notre berceau mais nous l’avons saccagée. Nous ne pourrons plus jamais la soigner et la retrouver comme avant. Quand la maison s’effondre, il faut partir. Recommencer tout, ailleurs et autrement. Actuellement je crois que le dernier espoir, c’est la fuite.”

“Si vous aimiez vos enfants, si vous aviez un projet pour les générations futures, est-ce que vous souilleriez aussi facilement l’air et l’eau ? Pour qu’un jour il puisse y avoir un futur meilleur, il faut l’imaginer aujourd’hui.”

“- Tu veux dire que quand une espèce naît, la Nature prévoit d’avance sa fin ?

- Tout du moins son “limitateur”. Pour certaines c’est un prédateur. Pour l’homme c’est une pulsion d’autodestruction.

... Ce n’est que la police, et l’armée, donc la violence collective, qui nous empêcher d’exprimer notre plaisir individuel de destruction... Nous sommes tous méchants. C’est une sécurité qu’a prévue la nature pour réduire notre croissance exponentielle et notre invasion de l’univers.... Nous avons tous un fond de noirceur. Nous ne pouvons plus laver nos gènes de cette malédiction d’origine. C’est de là que viennent toutes nos souffrances, nos peurs, nos agressivités et quelque part la condamnation de tous les projets positifs.”

“Quand j’étais plus jeune je croyais que l’univers était vivant. Et que les étoiles étaient des yeux qui nous regardaient.

Je crois que l’Univers a des projets. Quand il n’arrive pas à les réaliser par une voie, il emprunte un autre chemin, puis un autre. C’est pour cela qu’il y a autant de spermatozoïdes. Pour qu’au moins l’un d’eux réussisse. Si nous échouons, d’autres nous imiterons, plus tard, ailleurs, autrement...

- Et c’est quoi selon toi, le grand projet de l’Univers ?

- Je dirais : la complexité. D’abord rien. Rien étant l’expérience de complexité de base. Puis la matière, ça se complique un peu. Puis la vie, ça se complique beaucoup. Puis l’intelligence, puis la conscience.”

Bernard Werber in “Le papillon des étoiles”.

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agriculture et Colibris

13 Décembre 2014, 07:48am

Publié par pam

Comprendre les méfaits de l'agriculture chimique et industrielle

2mn pour comprendre les méfaits de l'agriculture chimique et industrielle. 19)
à partager au maximum

Je vous invite à rejoindre le Mouvement Colibris

(D'autres vidéos sur mon mur qui offrent à réflexions) (Venez faire une balade)

L'agriculture moderne, dont l'objectif, au sortir de la seconde guerre mondiale, était de produire suffisamment pour parvenir à l'autonomie alimentaire du pays, s'est progressivement vue entraînée dans la spirale industrielle et financière que nous connaissons aujourd'hui :

- De moins en moins de paysans sur des exploitations de plus en plus grandes

Comme Michel Serres le déclarait au JDD, nous sommes passés de 50% de paysans à la moitié du XXème siècle à 1% aujourd'hui (3,3% de la population active).

Parallèlement, les surfaces cultivées diminuent en France et la proportion des grandes exploitations (en moyenne 100 ha) augmente. (voir les chiffres de l'INSEE)

Dans le reste du monde, l’intensification de l’exode rural mondial (endettement des petites exploitations, cultures d’exportation plutôt que cultures vivrières...) creuse les disparités sociales et régionales. Au cours des 50 dernières années, selon la FAO, quelques 800 millions de personnes dans les pays en développement ont abandonné les campagnes (désertification, pauvreté...) en quête d’un «meilleur» salaire.

- Érosion des terres arables

Plus de 10 millions d’hectares de terres arables se dégradent tous les ans à cause de pratiques agricoles non durables, selon une étude du professeur David Pimentel professeur à l’université Cornell aux États-Unis. La stérilisation des sols par les intrants chimiques appauvri et fini par lessiver les sols de toute leur richesse organique, 80% de la biomasse vivante. Selon les données de l’ISRIC World Soil Information, 46,4% des sols connaissent une baisse importante de productivité, avec des fonctions biologiques partiellement détruites.

Parallèlement, les terres arables disparaissent du fait de l'urbanisation galopante. Depuis le 1960 et jusqu’en 2007, la France a perdu 5,1 millions d’ha de terres agricoles, soit une perte moyenne de 111 000 ha par an affirme Philippe Pointereau dans un article pour l'INRA, 26m2 chaque seconde. L'Europe a quant à elle perdu 30 millions d’ha de terres agricoles entre 1961 et 2003.

- Disparition de la biodiversité

Les labours fréquents et particulièrement les labours profonds participent à détruire la biodiversité du sol, l'utilisation massive de pesticides affaiblit des écosystèmes entiers, comme le montre une étude 2011 du WWF, et participe directement à l'extinction d'espèces comme les abeilles.

- Dangers pour la santé

« Les paysans, fortement exposés aux pesticides, mais aussi les personnes qui les utilisent pour leurs plantes d'intérieur, ont statistiquement deux fois plus de chances de développer des tumeurs au cerveau, d'après une étude française publiée par la revue Occupational and environmental medecine le 5 juin » publiait le journal le Monde en 2007. Depuis, de nombreuses études sont venues mettre en lumière les dangers de ces molécules chimiques pour la santé humaine et animale. Perturbations endocriniennes, plusieurs types de cancer (gliomes, sarcomes, cancers de la prostate) ainsi que des pathologies neuro-dégénératives, des hémopathies et des troubles de la reproduction.

- Pollution et gaspillage de l’eau…

Aujourd’hui l’agriculture continue d’être la plus consommatrice d’eau parmi les activités humaines. Et pourtant 70% de l’eau utilisée est perdue par évapotranspiration ! Les activités agricoles conventionnelles utilisant engrais et pesticides entraînent une forte détérioration de la qualité de l’eau redistribuée dans les sols et acheminée vers les lacs et rivières (2 fois plus que la pollution des transports maritimes pour les océans).

- Des paysans endettés et peu rémunérés

« Selon Christian Jacquiau, auteur du désormais célèbre « Les coulisses de la grande distribution », près de 97% des produits alimentaires (et 90% des produits de grande consommation) passent par les fourchent caudines de 5 centrales d’achat : Carrefour-Promodès 29 % de part du marché alimentaire français, Lucie, centrale d’achat commune à Leclerc et à Système U, 22 %, Opéra, centrale d’achats regroupant Casino-Cora (mais aussi Franprix, Leader Price, Monoprix-Prisunic) 19%, Auchan 14 % et Intermarché 13 %. Cette situation place ces mastodontes en position extrêmement confortables pour constamment négocier les prix à la baisse vis à vis des producteurs. Pour supporter cette pression, ceux-ci sont amenés à industrialiser au maximum leurs méthodes production, recherchant à fournir des volumes importants à des prix toujours plus compétitifs. (...)
Comme l’affirmait l’agriculteur Michel Morisset en 2010 : « «La grande distribution fixe des prix en dessous du coût de production. 1 kg de tomates, c'est environ 80 centimes à 1 euro pourtant la grande distribution nous l'achète à 60 centimes ! » extrait du magazine Kaizen, janv-fev 2013

- Perte de l’autonomie alimentaire

Cet oligopole français, participe non seulement à industrialiser la production et à appauvrir les paysans, mais également à concentrer le pouvoir sur l’approvisionnement de nourriture dans les mains de quelques grosses sociétés. Tendance accentuée par la mainmise progressive de quelques semenciers sur l’ensemble du patrimoine vivant permettant aux paysans de, librement, reproduire leurs semences à travers le monde. "Monsanto, spécialisé dans les espèces les plus cultivées de maïs, de soja, de coton et de tomate, détient à lui seul plus d’un quart du marché mondial des semences. Un marché qu’il partage avec Syngenta, le groupe suisse ayant lui aussi racheté de nombreuses entreprises actives dans la sélection et la production de légumes. Cette concentration a fait l’objet d’une étude publiée en Suisse le 4 juin dernier commanditée par la Déclaration de Berne (DB), Swissaid et des associations suisses de consommateurs. Elle révèle que le marché européen des semences potagères appartient à quelques firmes: parmi les 231 variétés de tomates protégées dans l’Union européenne, 36% sont la propriété de Monsanto et 26% appartiennent à Syngenta. Idem pour les poivrons, tandis que Monsanto détient 50% du chou-fleur et Syngenta près d’un quart de la centaine de variétés protégées. Une information que le consommateur ignore, soulignent les ONG." sources Novethic

- Dérèglement climatique

Le secteur de l’agriculture représente 21% des émissions de gaz à effet de serre en France. Les activités agricoles rejettent principalement du protoxyde d’azote (surtout lié à la fertilisation azotée) et du méthane (surtout lié à la fermentation entérique du bétail et déjections animales). Si on y ajoute l'ensemble des activités de transformation et de distribution (transport), l'alimentation devient le 1er poste d'émission de GES.

- Faim dans le monde

Alors que nous serions, selon Jean Ziegler, ancien rapporteur de l'ONU pour le droit à l'alimentation, capable de nourrir 12 milliards de personnes dans le monde, près d'un milliard de personnes souffrent gravement de malnutrition. (voir la page dédiée à la faim dans le monde)

Construire une agriculture saine, durable et productive !
Alors que la situation est grave, il existe heureusement de multiples solutions !

- L'agriculture bio plus performante que la conventionnelle

Une étude menée sur 30 ans aux Etats-Unis a montré que l'agriculture biologique avait de meilleurs rendements sur la durée, résistait mieux aux aléas climatique, était trois fois plus rentable, meilleure pour les sols, plus économe de 45% en énergie, créait trois fois plus d'emplois à par hectare, permettait de recharger plus efficacement les nappes phréatiques...

- L’agroécologie, avenir de l'agriculture

Le rapport d’Olivier de Schütter, rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, de mars 2012, montre que l’agroécologie permettrait de doubler la production alimentaire de régions entières en 10 ans tout en réduisant la pauvreté rurale et en apportant des solutions au changement climatique. Rapport sur lequel s’est notamment appuyée Marie-Monique Robin pour réaliser son film les Moissons du futur. Depuis 2013, le gouvernement français et les média commencent à prendre conscience de ces potentialités.

- Créer des centaines de milliers d'emplois

Terre de Liens Normandie a mis au point un "convertisseur alimentaire" permettant d'évaluer le nombre d'emplois créés dans l'agriculture biologique, si nous mangions localement. Résultat hypothétique... 600 000 emplois ! En 1998, la FNAB avait évalué de son côté le développement de l'emploi dans ses filières.

- Planter partout ce que nous mangeons...

Le mouvement des Incroyables Comestibles, né à Todmorden en 2008, propose à chacun de transformer son lieu de vie en véritable potager de nourriture à partager. Ce geste qui peut paraître parfaitement anondin (installer des bacs de légumes en pleine ville) a toutefois permis à cette petite ville de recontruire 82% d'autonomie alimentaire en 3 ans, en sensibilisant l'ensemble de la population sur la nécessité de produire, transformer, distribuer et acheter local !

- Faire pousser des fermes bio

Terre de Liens est une foncière permettant de collecter des fonds destiné à sortir les terres de la propriété privée et d'y installer des paysans bio. "En 8 ans, le projet qui regroupe aujourd’hui 22 structures (1 association nationale, 19 associations locales, 1 foncière et 1 fonds d’investissement), 44 salariés et près de 200 administrateurs, a permis de lever 27 millions d’euros et d’installer 200 paysans bio dans une centaine de fermes. Le montant moyen des investissements par ferme est de 180 000 euros. L’objectif pour les prochaines années est d’acheter une vingtaine de fermes par an et d’en recevoir 5 à 10 en donations." Extrait du magazine Kaizen n°3

Retrouvez d'autres actions pour (R)évolutionner l'agriculture !
Sur le site: http://www.colibris-lemouvement.org/colibris

agriculture et Colibris

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La bio peut-elle vraiment nourrir le monde ?

11 Décembre 2014, 09:38am

Publié par Jacques Caplat

Par Jacques Caplat dans le 29 Novembre 2014 à 22:11

Je n'ai pas encore développé ici un thème qui est pourtant au cœur de mes deux derniers ouvrages : l'agriculture biologique est-elle vraiment une solution à grande échelle, capable de répondre autant aux enjeux alimentaires qu'environnementaux ?

Les bénéfices environnementaux de l'agriculture biologique ne font pas de doute. Mais ils sont souvent opposés à ses supposés moindres rendements. C'est là un total contresens, puisque la bio est également l'agriculture la plus performante sur le plan agronomique et sur le plan social – or, la dimension sociale est centrale dans la question alimentaire mondiale.

L'agriculture conventionnelle provoque la faim

Il faut d'abord rappeler que la planète n'est pas en situation de sous-production agricole, bien au contraire. La production mondiale est actuellement de plus de 300 kg d'équivalent-céréales par humain et par an, alors que 200 kg suffisent. Exception faite de situations politiques et géo-climatiques ponctuelles et totalement indépendantes de l'agriculture (guerres civiles, séismes, cyclones), la faim dans le monde est un problème de pauvreté. Les 800 millions d'humains qui souffrent de la faim chaque année sont tout simplement ceux qui n'ont pas les moyens de s'acheter à manger.

Or, pourquoi 800 millions d'humains sont-ils dans cette situation ? La majorité d'entre eux sont de petits paysans enfermés par leurs gouvernements (et souvent l'histoire coloniale) dans la pratique de cultures d'exportation. Comme le cours mondial est, par définition et depuis l'antiquité, un cours de surplus donc un cours « à perte », l'obligation faite par l'OMC depuis vingt ans d'aligner les cours intérieurs sur le cours mondial conduit ces fermes à produire en dessous de leur seuil de rentabilité. La spéculation particulièrement importante sur les productions tropicales exportées affaiblit encore plus le revenu de ces petites fermes. En conséquence, une fois leur récolte vendue (à perte), ces paysans n'ont tout simplement pas suffisamment de revenu pour s'acheter de quoi manger à leur faim ! Le système agricole mondial, basé sur des cours spéculatifs, est ici directement responsable.

Une autre partie des affamés sont la conséquence directe de nos choix agronomiques. Les élevages hors-sol européens et nord-américains ne peuvent exister que parce qu'ils importent massivement du soja d'Amérique du Sud pour nourrir leurs animaux. Or, ce soja est cultivé dans d'immenses domaines hérités de l'époque coloniale, qui employaient autrefois énormément de main-d'œuvre. Cette dernière a été remplacée depuis 30 ans par des machines et de la chimie... et s'est retrouvée obligée de s'exiler dans les bidonvilles. Ainsi, la quasi-totalité des habitants des favelas du Brésil sont d'anciens salariés agricoles (et leurs enfants), réduits à la misère par la généralisation de l'agriculture conventionnelle dans leur pays. Nos choix techniques (élevage hors-sol) et la généralisation de l'agriculture conventionnelle (qui remplace les humains par la sur-mécanisation et la chimie) sont la première cause de la misère mondiale, et de la faim qui en découle.

Seule l'agriculture biologique s'adapte aux milieux

L'affirmation qui prétend que les variétés dites « améliorées » et l'agriculture conventionnelle auraient augmenté les rendements dans les pays du Sud est une imposture. Les agronomes qui arguent que leriz amélioré permet d'obtenir 10 tonnes par hectare et par an en Inde se basent sur des travaux expérimentaux et sur les « meilleures années ». Prétendre que ces chiffres correspondent à la réalité concrète est soit de l'inconscience soit de la malhonnêteté. La réalité est simple : toutes les études qui mesurent les rendements réels dans les champs réels sur le long terme (et non pas seulement les « meilleures années ») constatent que les rendements moyens du riz conventionnel en Inde varient entre 2 et 4 tonnes par hectare et par an. C'est tout simplement moins que le riz biologique.

La raison en est relativement simple. Les variétés dites « améliorées » nécessitent que l'on puisse adapter le milieu aux conditions artificielles de leur sélection : leurs hauts rendements ne sont assurés qu'à ce prix. Or, si les milieux tempérés (Europe et Amérique du Nord) se prêtent assez bien à cette artificialisation et à ce lissage des conditions de cultures, à coup d'engrais, de pesticides et d'irrigation, les milieux non-tempérés ne s'y prêtent absolument pas et ne pourront jamais s'y prêter ! La variabilité des climats non-tempérés implique que les « conditions idéales de la sélection » ne sont réunies qu'une année sur trois voire une année sur quatre. Le reste du temps, les rendements sont dérisoires, car ces variétés fonctionnent sur le mode du tout ou rien. L'agriculture conventionnelle a fait illusion au début de sa généralisation sous le nom de révolution verte, car elle bénéficiait de la fertilité accumulée préalablement dans le sol et car elle était développée dans des sociétés agraires déstructurées et ruinées par la colonisation puis la décolonisation. Aujourd'hui où le capital-sol a été épuisé et où d'autres agricultures performantes ont pu être élaborées ou retrouvées, le modèle conventionnel montre ses limites et devient proprement aberrant.

Pire, cette agriculture conventionnelle basée sur des cultures pures conduit à rendre les sols particulièrement vulnérables car souvent nus ou demi-nus, et provoque peu à peu une érosion (par les vents, par l'impact des pluies tropicales très violentes, etc.) qui risque de transformer une partie du monde en désert.

À l'inverse, l'agriculture biologique est basée sur la protection des milieux et la reconstitution des écosystèmes. Grâce aux cultures associées (et en particulier aux arbres et arbustes), la bio permet de stabiliser les sols et de les protéger contre les vents et les pluies. Grâce aux cultures associées et à la suppression de la chimie de synthèse, la bio reconstitue et enrichit la fertilité biologique des sols. Grâce aux cultures associées, la bio optimise l'utilisation de la photosynthèse et augmente naturellement et durablement les rendements (voir une note antérieure sur l'importance agronomique des cultures associées). D'un autre côté, l'agriculture biologique s'appuie sur des variétés végétales et des races animales adaptées aux milieux et évolutives. Cela permet non seulement d'obtenir des rendements beaucoup plus réguliers et sécurisants que les variétés standardisées, mais en outre de voir les plantes s'adapter progressivement et insensiblement aux évolutions climatiques en cours. Dans le contexte inexorable des dérèglements climatiques, seules des agricultures utilisant des plantes adaptées, adaptables et évolutives pourront fonctionner à moyen terme.

L'agriculture biologique permet une alimentation accessible et diversifiée

Produire ne suffit pas. Pour qu'une population se nourrisse, encore faut-il qu'elle ait un travail donc un revenu, et que les aliments disponibles permettent de disposer d'une alimentation équilibrée. C'est justement l'une des grandes vertus de l'agriculture biologique. Comme elle permet de maintenir une main-d'œuvre agricole nombreuse et de la nourrir directement, la bio évite l'exode rural. Or, dans les pays du Sud, l'exode rural n'est pas synonyme de développement comme certaines agences internationales semblent étonnamment encore le croire, mais de misère : 90 % des ruraux qui arrivent en ville se retrouvent à mourir de faim dans des bidonvilles. Maintenir une vie rurale active permet d'éviter cette paupérisation. En outre, les techniques bio imposent une diversité de cultures (cultures associées, rotations complexes), et par conséquent conduisent à une alimentation beaucoup plus riche et équilibrée que l'agriculture conventionnelle.

L'agriculture biologique nourrira bien mieux l'humanité que l'agriculture conventionnelle

Le résultat est indiscutable. Toutes les études internationales qui ont étudié les rendements réels dans les fermes réelles sur des millions d'hectares (et non pas des rendements expérimentaux d'agronomes réductionnistes) parviennent à la même conclusion, sans aucune exception, sans controverse possible. Dans les pays non-tempérés, correspondant aux trois-quarts de la planète et à la quasi-totalité de l'humanité, les rendements de l'agriculture biologique sont aujourd'hui supérieurs à ceux de l'agriculture conventionnelle.

Les seules régions du monde où les rendements bio sont inférieurs à ceux de l'agriculture conventionnelle sont le Canada et l'Europe. Comment s'en étonner ? En Europe et en Amérique du Nord, les paysans ne peuvent pas disposer de variétés adaptées aux milieux (les règlements sur les semences les en empêchent), ne disposent pas de savoirs sur les cultures associés et l'agroforesterie (certains pionniers les inventent actuellement, mais beaucoup reste à faire), ne peuvent pas développer de systèmes riches en main-d'œuvre (car toute la fiscalité a été bâtie pour défavoriser l'emploi et favoriser la mécanisation, créant une terrible distorsion de concurrence à l'encontre des agricultures riches en emploi, cf. une note antérieure).

Il faut donc sortir de notre habituel ethnocentrisme. Certes, pour des raisons politiques et historiques, l'agriculture biologique ne peut pas encore parvenir à obtenir de meilleurs rendements que l'agriculture conventionnelle en Europe et au Canada (ils sont cependant déjà équivalents aux États-Unis). Mais d'une part c'est là une conséquence de politiques agricoles qui écrasent la bio et l'empêchent d'être performante, et d'autre part c'est une paille à l'échelle mondiale ! Nos petits pays ne sont pas représentatifs du monde. À l'échelle mondiale, l'agriculture biologique est globalement plus performante que l'agriculture conventionnelle, elle est la seule capable de s'adapter aux changements climatiques, elle permet en outre de redonner un revenu aux populations paupérisées et elle est donc, de loin, la solution technique la plus efficace pour nourrir l'humanité.

*

Pour aller plus loin, vous pouvez lire le rapport d'Olivier De Schutter (ancien rapporteur spécial des Nations-Unies pour le droit à l'alimentation) ou la synthèse de l'université d'Essex (qui a comparé 37 millions d'hectares dans les pays non-tempérés ; étude en anglais). NB : pour des raisons diplomatiques ou personnelles, ces études parlent d'agroécologie ou d'agriculture préservant les ressources – mais 99 % des cas qu'elles appellent ainsi relèvent de l'agriculture biologique au sens d'IFOAM et de ses fondateurs, comme le révèle la lecture détaillée des exemples cités. Enfin, une autre étude ciblée sur l'Afrique montre un doublement des rendements en bio, celle du Programme des Nations-Unies pour l'environnement (en anglais).

La bio peut-elle vraiment nourrir le monde ?

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TAFTA : urgence !

11 Décembre 2014, 09:04am

Publié par pam

Défendez votre liberté et celles ce ceux qui nous suivront :

https://stop-ttip.org/fr/signer/

« Signez l’ICE anti Tafta ! »
Découvrez cette Initiative Citoyenne Européenne contre les accords commerciaux entre l’Union Européenne et les Etats-Unis.
Les initiateurs de ce mouvement dénoncent les répercussions socio-économiques néfastes pour l'humain et l’environnement, telles que le manque de transparence sur les origines et conditions de production des aliments ; la destruction de nombreux emplois dans le secteur agricole, la dégradation des sols et surtout la remise en cause de la souveraineté des Etats…
Cette campagne se termine à la fin de l’année. Il manque 500.000 signatures. Mobilisez-vous et parlez-en autour de vous !

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un jour on arrêtera de jouer le oiseaux de mauvais augures, à force de répéter encore et encore les choses, on prendra un baluchon et on partira... et démerdez-vous...

4 Décembre 2014, 08:32am

Publié par pam

lu dans "Clefs magazine" :

Le coût du réchauffement climatique

Mandaté par le gouvernement britannique pour évaluer les conséquences économiques du réchauffement climatique, Sir Nicholas Stern, ancien économiste en chef de la Banque mondiale, a prévenu qu'une récession économique mondiale catastrophique sera déclenchée par le changement de climat. Son coût serait estimé à 5 500 milliards d'euros.


Pour lutter contre la hausse des températures, les pays devraient consacrer 1 % du PIB mondial.

un jour on arrêtera de jouer le oiseaux de mauvais augures, à force de répéter encore et encore les choses, on prendra un baluchon et on partira... et démerdez-vous...

Quand je pense qu'il existe encore des pseudos scientifiques pour minimiser le problème, nier l'évidence, caresser les gouvernements dans le sens du poil...

un jour on arrêtera de jouer le oiseaux de mauvais augures, à force de répéter encore et encore les choses, on prendra un baluchon et on partira... et démerdez-vous...

Je vais être tout à fait honnête (et pas du tout politiquement correcte !) je me fous pas mal des ours (même si j'ai toujours mon nounours de bébé !!!) , c'est un de nos prédateurs, et la planète peut survivre malgré des disparitions d'espèces. Mais notre seule espèce, soi- disant la plus évoluée, la plus intelligente, va rendre toute une planète inhabitable à jamais pour que quelques uns se remplissent les poches et se partagent le pouvoir sur les autres. Et autour d'eux pullulent des moutons qui pour quelques miettes de cet argent et de ce pouvoir, cautionnent, baissent les yeux, plient le dos.

Nous, occidentaux, sommes encore une fois privilégiés : les changements climatiques atteignent en priorité les pays déjà difficiles à vivre, pas les plus riches, pas les plus influents, pas les plus consommateurs.

un jour on arrêtera de jouer le oiseaux de mauvais augures, à force de répéter encore et encore les choses, on prendra un baluchon et on partira... et démerdez-vous...

Certes je n'ai pas fait l'ENA ni Polytechnique, et malgré la quantité de livres qui m'entourent depuis toujours, je parle avec mon coeur, avec mes tripes, libre à vous de rechercher les statistiques, les preuves mathématiques, les évidences scientifiques...

Tout le monde peut le voir : on va dans le mur ! La surconsommation de biens matériels, les abhérations de nos sociétés basées sur la finance, le racisme, le sexisme, les religions culpabilisantes, l'individualisme, le détournement des découvertes scientifiques à fin commerciales et militaires, l'agressivité... tout cela et bien plus encore ont perverti l'humain qui lui-même perverti la planète.

Le temps n'est plus aux mesurettes, aux petits changements-bonne-conscience. Il ne faut pas fermer la lumière en sortant de la pièce, il faut fermer toutes les centrales nucléaires, il ne faut fermer l'eau quand on se lave les dents, il faut faire sauter les barrages qui privent les plus pauvres d'eau...

Que feront les pays dits développés quand les premiers réfugiés climatiques frapperont à nos portes ?

un jour on arrêtera de jouer le oiseaux de mauvais augures, à force de répéter encore et encore les choses, on prendra un baluchon et on partira... et démerdez-vous...

Ils ne seront pas quelques dizaines de milliers comme aujourd'hui ceux qui viennent vers nous, fuyant la pauvreté, les guerres, les sécheresses, le manque de tout voire le désir de toucher, de vivre eux aussi le mirage télévisuel qui est entré dans toutes les cases, toutes les yourtes, un faux paradis miroitant dont ils aimeraient eux aussi bénéficier...

Ils seront des dizaines de millions, et demanderont seulement le partage, la justice, l'égalité. Que leur répondrons-nous ?

Est-ce contre eux qu'ils ont développé les armes chimiques, biologiques, nucléaires ?

Ne serait-ce pas plus juste, plus simple, plus logique de commencer au plus vite à remettre en question nos choix de société, de vie ?

J'ai tant fait d'erreurs que je ne voudrais ni donner de leçon ni imaginer démontrer la vérité mais seulement témoigner d'un exemple modeste parmi d'autres : depuis 15 ans je ne prends plus l'avion, depuis des années je n'achète quasi rien de neuf, je fabrique, je recycle, j'achète d'occasion si j'ai un besoin matériel, je n'ai pas plus de 5 % de livres, vêtements, meubles, achetés neufs, depuis 2 ans hormis un voyage à Paris pour aider ma mère et un séjour de santé à 280 kms, je n'ai pas dépassé un rayon de 50 kms autour de chez moi. du coup ma voiture bonne pour la casse est toujours efficiente, mes besoins financiers ont été divisés pas deux (y compris la facture d'eau grâce aux toilettes sèches) et ils continuent de baisser mois après mois.

Et le bilan est plus que positif : je suis plus heureuse puisque plus en conformité avec mes idées, plus créative puisqu'en recherche permanence de combines et de palliatifs, plus sereine puisque je participe de moins en moins à l'exploitation d'autres êtres humains, et à l'exploitation de la planète.

Même s'il me faut encore progresser, m'améliorer, je touche du doigt le bonheur d'être moi, simplement mais intègre au plus de mes capacités.

Nous devons lutter pacifiquement contre ce que l'on veut nous imposer : le prosélytisme semble la bonne voie, et l'exemple. Nous sommes si nombreux à vouloir vivre une autre alternative que celle qu'on nous impose, qui nous rend bête et égoïste, malheureux et en mauvaise santé, si nous nous levions tous ensemble, quelle force nous aurions !

Peut être faudrait-il assommer d'un coup de massue tous les abrutis qui chercheraient à nous récupérer, à encore une fois prendre le pouvoir, et ils sont nombreux, mais sans personne pour les écouter, pour les suivre, pour leur cirer les pompes, ils disparaitraient... peut être même sans coup de massue !!!!

un jour on arrêtera de jouer le oiseaux de mauvais augures, à force de répéter encore et encore les choses, on prendra un baluchon et on partira... et démerdez-vous...

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Défi climatique.

2 Décembre 2014, 08:45am

Publié par pam

Climatologue et prix Nobel de la paix avec le GIEC, Jean Jouzel plaide pour un "plan Marshall pour le climat" à mettre en place d'urgence

Jean Jouzel s'entretient avec nous du défi climatique, titre de son dernier ouvrage et une des mesure phare de Nouvelle Donne.
"Le Defi Climatique", Par Jean Jouzel et Anne Debroise est disponible ici : http://www.lalibrairie.com/tous-les-l...

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choix écologiques...

25 Novembre 2014, 11:47am

Publié par pam

clair et net....

pour une économie basée sur les ressources.

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Nicolas Hulot...

20 Novembre 2014, 07:46am

Publié par pam

Futile, inutile, sordide....

Nabilla, feu de l’insignifiance. Nicolas Hulot s’indigne !

Découvrez le coup de gueule de Nicolas Hulot publié le 14/11/2014 sur sa propre page facebook. Un message qui parle au nom de beaucoup.

« L’ÈRE DU VIDE »

« Les géologues nous disent que nous sommes brutalement rentrés dans l’anthropocène, une nouvelle étape géologique qui signifie que nous avons basculé dans l’ère de l’Humanité. L’Homme en peu de temps, dans sa toute puissance est devenu son propre facteur d’évolution, il est lui même une force géologique.

« Je déplore que le sort de l’humanité soit dans d’aussi mauvaises mains que les siennes » disait déjà au 18ème siècle le philosophe Julien Offray de La Mettrie. Pour ma part, je me bats, avec bien d’autres, pour donner tort à cette sentence. Je considère que tant que l’avenir dépend de nous, l’improbable est possible et le meilleur aussi. Sauf que la fenêtre d’opportunité entre ce que nous pouvons décider ou ce que nous devrons subir se réduit à chaque instant.
Mais j’avoue qu’au retour d’un déplacement au Sahel, je me demande dans un accès de colère si l’avenir ne va pas va pas cruellement donner raison au philosophe. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait Rabelais. « Science sans conscience sera la ruine de l’Homme » oserai-je paraphraser !

Ce qui motive ma fureur de l’instant (mauvaise conseillère), c’est le contraste saisissant entre la situation de l’Afrique au carrefour de toutes les douleurs et de toutes les menaces et l’objet chez nous de nos attentions. Une Afrique engluée dans les conflits qui subit déjà pour une partie des conditions climatiques difficiles mais qui voit sous le joug des changements globaux le phénomène tragique de désertification s’accélérer. Une Afrique abreuvée de l’extérieur de bonnes intentions mais ignorées souvent des réalisations concrètes. Une Afrique qui attend désespérément la matérialisation des innombrables engagements énoncés ici et là et notamment au sommet de Copenhague. Une Afrique qui en définitive aura toute légitimité à migrer vers le Nord si celui ci ne remplit pas d’urgence ses obligations. La désertification aura porté aux portes de l’Europe, entre 2000 et 2020, 60 millions de personnes nous dit Monique Barbut, secrétaire exécutive de la convention des Nations Unies sur la désertification.

A peine posé sur notre sol et parcourant d’un œil distrait mais consterné la presse de ces derniers jours, me saute aux yeux combien une fois de plus, mais avec un art consommé, nous avons inversé l’ordre des priorités entre l’utile et le futile. Le futile, l’inutile et même le sordide en terme d’espace sont devenus l’objet premier d’un microcosme qui malheureusement préempte l’attention et détourne de l’essentiel au profit du superficiel.

Le summum a été atteint avec le fait divers Nabilla. Je crois que nous étions proche de l’orgasme médiatique tant il y avait matière à alimenter le feu de l’insignifiance. Un cas d’école où la même machine qui a consacré sans précaution au rang de star un personnage vide de tout talent et d’intérêt, la même machine se repaît aujourd’hui des conséquences de notre inconséquence.

Au regard il y a quelques semaines de l’hystérie collective provoquée par la publication d’un livre d’une ex première dame, événement qui aurait dû se réduire à une simple brève dans les journaux, nous sommes dans la même logique ou plutôt illogisme. Comparé avec le traitement insignifiant de la publication du dernier volet du 5ème rapport du GIEC qui met ni plus ni moins en lumière l’incertitude de plus en plus forte sur l’avenir de l’humanité, avouons qu’il y a de quoi pleurer.

Si l’on ajoute à cela le spectacle constant et désolant des affaires, et le climat tout aussi édifiant d’une permanence d’élection présidentielle, avec son lot de petites haines et phrases assassines qui fait le bonheur de l’info continue et de ses commentateurs avisés, je me dis que garder espoir devient vraiment un acte de bravoure.

Paris va accueillir en décembre 2015 la conférence climat où 195 états vont décider pour le meilleur, je l’espère ou pour le pire, je le crains, de l’avenir de la planète et donc de l’humanité. Cet enjeu éminemment complexe qui oblige à combiner 2 notions de temps, le court terme et le long terme, et à remettre à plat un modèle économique, dopé depuis 150 ans par l’usage des énergies fossiles qui, aujourd’hui, ne sont plus la solution mais le problème, ce carrefour de complexité ne peut en aucun cas s’accommoder de cette inversion consacrée des valeurs. La France qui sera sous l’œil du monde doit se ressaisir et renouer avec la hiérarchie des priorités.

Chacun de nous doit prendre sa part de responsabilités dans ce cycle du futile. Dans cette complaisance silencieuse, voire même cette gourmandise avec le frivole, nous nous réduisons. Car derrière les fonctions, derrière nos différences culturelles, politiques ou sociales, c’est notre responsabilité de parents qui doit primer.

Ne sacrifions pas l’avenir de nos enfants à l’aune de nos futilités ! » – N. Hulot

brésil, coupe du monde de foot...

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au sujet de l'évolution...

11 Novembre 2014, 07:32am

Publié par pam

“- On mesure la qualité d’une forêt, sa dynamique, à la multiplicité de ses essences, sa richesse à sa diversité. Lorsqu’on pratique les coupes rases et le reboisement extensif, non seulement on appauvrit la forêt, mais on modifie radicalement le sol et le sous-sol, et à terme, on prépare une érosion catastrophique. Il en est de même pour l’humanité. L’intelligence naît de la complexité. L’émergence des grandes religions monothéistes, le déferlement de la pensée unique et dogmatique, ont brisé les liens sacrés qui nous reliaient à la nature. L’uniformisation des valeurs du grand commerce libéral ne peut, à terme, que provoquer une érosion en profondeur de l’intelligence humaine, au sens physique, relationnel, et spirituel.

- Vous êtes plutôt pessimiste, non ?

- Non, pas du tout. Aujourd’hui de plus en plus d’individus, hommes et femmes, ont la volonté de faire évoluer les choses, les moyens d’échanger leurs connaissances, et l’envie de renouer ces attaches invisibles avec leur environnement. Les recherches les plus poussées en physique sub-quantique confirment qu’on ne peut dissocier la matière du vibratoire, la particule de l’onde. Par conséquent ces études trouvent des résonances dans certaines croyances chamaniques, ou d’anciennes traditions, qui vénèrent l’unicité de l’homme et de l’univers, et respectent les liens entre la réalité perçue et l’invisible. Non, je ne suis pas pessimiste, je crois cependant qu’il est grand temps que l’humanité entreprenne sa métamorphose.”

in Le don de Qâ de J.M. Pasquet.

au sujet de l'évolution...

“ C’est une guerre qui commence. Contre l’hydre tentaculaire et dévastatrice de l’anthropocentrisme aveugle qui dévore le monde, où tu voudrais que demain tes filles puissent vivre en paix, au sein d’une forêt végétale plutôt que synthétique... Contre le postulat de la pensée judéo-chrétienne et des modèles qui en découlent, qui depuis des siècles dictent aux hommes une conduite irresponsable, en prétextant que les dieux les ont créés à leurs images, donc supérieurs aux autres créatures, et que le monde entier leur est asservi. Contre les dogmes éculés que des grabataires auront beau faire reluire, dont jamais ils n’effaceront les taches et les miasmes du sang des millions de victimes dont ils sont maculés. Contre les ravages d’une économie aveugle qui considère croissance et prolifération comme des qualités, alors qu’elles sont les signes tangibles des déséquilibres qu’elle a provoqués. Regarde la nature, si tu soumets une plante à un stress intense, son réflexe va être de tout faire pour se reproduire avant de mourir, afin d’assurer la pérennité de l’espèce. Il en est de même pour l’humanité. La surpopulation, l’urbanisation effrénée, l’extension incontrôlable des hyper-mégapoles, toutes marques découlant d’un prétendu “progrès” inexorable, sont en fait les preuves manifestes que l’homme, en, tant qu’animal civilisé, se sent condamné. En proliférant, il répond à un instinct naturel qu’il ne sait plus comprendre, et en multipliant ses chances de survie, il œuvre à sa propre perte. Notre guerre va consister à redonner aux hommes la conscience de leurs instincts profonds, de l’humilité de leur appartenance au monde et à l’univers, la conscience de l’artificialité des normes qui régissent leurs sociétés, et surtout celle de leur indissociabilité et de leur responsabilité envers une planète qui les porte, les chauffe, les nourrit, sans qu’ils lui montrent aucune gratitude.”

in Le don de Qâ de J.M. Pasquet.

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