Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

ecologie

écologie et pédagogie...

25 Avril 2014, 06:42am

Publié par pam

Vous avez du mal à comprendre les problèmes énergétiques et écologiques de la planète ? Vous pensez que le gaz de schiste est une solution ? Vous croyez encore qu'il faut la croissance à tous prix ? prenez 1/2 heure de votre précieux temps vous allez comprendre.....

... alors vous pensez toujours que les écolos sont de doux rêveurs, qui n'ont guère les pieds sur terre ? Que les décroissants sont une poignée de doux dingues ?

Si nous ne changeons pas nos habitudes très vite, chacun à la mesure de nos possibilités, il faudra bientôt le faire tous, contraints et forcés, ce sera dur, violent, compliqué et anxiogène. Et ça entrainera des guerres, encore plus d'inégalités et d'injustices, la mort de milliers peut être millions ou milliards de défavorisés, de faibles, de vieux, de malades, d'enfants sur toute la planète. Et que restera t'il de cette planète ? sera t'elle encore habitable pour ceux qui resteront ?

Si nous faisons le choix du changement, de la décroissance, volontairement, chacun à son rythme, mais en commençant tout de suite, nous pourrons nous adapter tranquillement à un autre mode de vie, peut être plus lent, mais pas moins intéressant !

Si on regarde autour de nous, qui sont parmi nos connaissances ceux qui semblent le plus heureux ? et par qui sont écrits les meilleurs livres sur le bonheur ? de qui nous viennent les plus beaux témoignages de vie, d'humanité ?

J'ai eu la grande chance de devoir changer de vie (handicap, impossibilité de travailler, baisse dramatique des revenus...etc) et je suis arrivée à la décroissance petit à petit, jour après jour, et chaque renoncement m'apportait toujours plus de bonheur. Bonheur de vivre, de trouver des combines, de me débrouiller avec ce que j'avais, de bricoler et jardiner, de limiter progressivement mes besoins et mes envies, de partager. Je crois que si on m'avait tout enlevé d'un coup je me serais révoltée, c'est pourquoi je parle de chance. La décroissance est devenue pour moi une philosophie et même si je craque encore occasionnellement sur des friandises chimiques, un bon moment devant la télé, une pointe de vitesse en voiture (...) ou un achat compulsif de temps en temps, j'en ressens toujours la futilité, et ce n'est pas ce qui me caractérise.

Une autre vie est possible dans le respect de nous-même, des autres, de l'humanité toute entière et de la planète, encore faut-il se mettre rapidement au boulot. Sinon que dirons-nous à nos enfants quand ils nous demanderont où l'on était, ce que l'on a fait.

Voir les commentaires

GIEC : mises en garde . HUMAINS : 0 ?

14 Avril 2014, 08:11am

Publié par pam

Réchauffement : une révolution économique est nécessaire

LE MONDE | 13.04.2014 à 11h01 • Mis à jour le 14.04.2014 à 02h14 |Par Laurence Caramel

Le temps est écoulé : si les Etats accordent encore quelque importance à l'objectif de limiter la hausse moyenne des températures mondiales à 2°C d'ici la fin du siècle, ils doivent agir dès maintenant en déployant des politiques d'une envergure sans commune mesure avec les initiatives prises jusqu'à présent. Tel est l'un des principaux messages du nouveau rapport sur « l'atténuation du changement climatique » du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat(GIEC), dont la synthèse a été publiée, dimanche 13 avril à Berlin.

Ce texte d'une trentaine de pages et qui constitue le « résumé pour les décideurs » est destiné à éclairer les gouvernements dans leurs choix en compilant l'état des connaissances sur les possibles scénarios de décarbonisation de l'économie mondiale. Près de 1200 projections ont été analysées et 235 scientifiques de 57 pays ont participé à sa rédaction.

Les impacts du réchauffement menacent la stabilité mondiale

Après le volet sur les preuves physiques du réchauffement publié en septembre 2013 et celui sur les impacts du réchauffement en mars 2014, ce troisième volet boucle le 5ème rapport du GIEC.

Relisez nos articles sur le premier et le second volet du 5ème rapport du GIEC

Sept ans après le précédent, il confirme l'échec des politiques publiques mises en œuvre jusqu'à présent. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre atteignent des niveaux sans précédent et leur croissance n'a jamais été aussi rapide qu'au cours de la dernière décennie, rappellent les experts. De 2000 à 2010, les émissions ont augmenté de 2,2 % par an contre 0,4 % en moyenne au cours des trois décennies précédentes. L'utilisation accrue du charbon a annulé les progrès réalisés dans le secteur énergétique grâce au développement des renouvelables.

A ce rythme, le seuil des 2° C sera franchi dès 2030. « Le message de la science est clair », avertit l'allemand Ottmar Edenhorfer, un des trois vice-présidents de ce troisième volume, « pour se mettre à l'abri d'interférences dangereuses avec le système climatique, il faut sortir de la routine habituelle ».

POUR S'EN SORTIR, UNE VOIE ETROITE

Comment ? La voie tracée par les experts du GIEC est étroite. Limiter d'ici la fin du siècle la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère à 450 ppm (partie par million) – valeur associée par les scientifiques à un réchauffement de 2°C – suppose de réduire les émissions mondiales entre 40 % et 70 % d'ici 2050 et de les ramener à un niveau « proche de zéro », d'ici la fin du siècle.

Tous les secteurs économiques – énergie, transport, habitat, agriculture… – devront faire leur révolution. Il faudra pour cela réaliser « de rapides progrès dans le domaine de l'efficacité énergétique, parvenir à tripler voire quadrupler l'énergie neutre en carbone produite à partir des énergies renouvelables, du nucléaire, des agrocarburants » sans oublier le développement massif des techniques de séquestration et de stockage du CO2 et des programmes à grande échelle de reforestation pour créer des puits de carbone.

Tout cela en partant de l'hypothèse que les obstacles pour accéder aux nouvellestechnologies ont été levés, qu'il existe un prix mondial du carbone permettant de bien orienter les investissements et que les Etats coopèrent... Autant de conditions loin d'être réunies aujourd'hui. « La lutte contre le changement climatique réclame une coopération internationale sans précédent », a averti le président du GIEC, Rajendra Pachauri, à Berlin : « le train de l'atténuation doitquitter la gare maintenant et toutes les sociétés du monde devront embarquer ». Sans donner de détails, le rapport du GIEC insiste aussi à plusieurs reprises sur« la transformation des modes de vie » qui devra accompagner cette mutation radicale pour qu'elle réussisse.

Climat : « une partie des changements liés au réchauffement sera irréversible »

DE NOUVEAUX MODES DE VIE

Est-ce réaliste ? Le temps presse, explique Youba Sokona, autre vice-président du groupe de travail sur l'atténuation :

Le rapport admet que l'impact du développement des agro-carburants sur la disponibilité en terre arables est mal évalué.

Comme en 2007, les experts mettent en garde contre le coût économique de l'inaction. Plus les gouvernements tardent, plus la charge sera lourde pour les générations futures. Toutes les études analysées le confirment. Pour autant, les travaux de modélisation réalisés depuis sept ans et compilés par le GIEC n'ont pas produit d'évaluations solides « des coûts et des bénéfices » de la lutte contre le changement climatique. Les seuls chiffres mis en avant dans le « résumé pour les décideurs » décrivent une incidence sur l'évolution de la consommationmondiale, -0,06 % sur une croissance anticipée de 1,6 à 3 % par an d'ici 2100. Avec de fortes variations dans le temps et selon les pays. Le tout dans un monde quasi parfait selon les hypothèses énumérées plus haut.

QUELS IMPACTS SUR L'EMPLOI ?

Mais quid de l'impact sur l'emploi et la distribution des revenus, quid des effets sur la fiscalité des politiques de soutien aux énergies renouvelables que les experts du GIEC jugent encore nécessaires pendant de nombreuses années, des interférences avec les objectifs de sécurité alimentaire, de développement… Le rapport admet mal cerner ces effets « collatéraux ».

« L'objectif de 2°C est un objectif politique adopté par les Etats [lors de la conférence des Nations unies sur le climat en 2010 à Cancun (Mexique)]. Le rapport dit clairement que si les gouvernements y tiennent, il est encore possible de l'atteindreavec les technologies existantes. Mais plus ils attendent, plus ce sera coûteux. Et plus ils seront dépendants de solutions dont les risques sont mal maîtrisés ou les conséquences par exemple sur la sécurité alimentaire

Ce sont pourtant eux – comme l'illustre le débat sur l'écotaxe en France – qui dans le temps court des politiques déterminent les arbitrages que les gouvernements font pour ou contre le climat.

Christian Gollier de l'Université de Toulouse 1 et co-auteur du rapport pointe aussi les limites des connaissances actuelles que traduit le rapport du GIEC : « aucune réponse concrète et réaliste n'est apportée ». Les économistes ne sont cependant, pour lui, pas seuls à blâmer. « La balle est dans le camp des politiques. Des choix de société doivent être faits. Combien sommes-nous prêts à payer pour ne pas laisser ce fardeau aux générations futures ? La science ne peut pas répondre à cette question » poursuit-il.

L'ENJEU DES VILLES

Que retiendront alors les « décideurs » : un nouveau message d'urgence face à une tâche titanesque ? Certes. Mais aussi qu'il existe au cours des deux prochaines décennies, à travers le basculement annoncé de la populationmondiale des campagnes vers les villes, la possibilité de construire des sociétés sobres en carbone. Peut-être pas pour limiter le réchauffement à 2°C mais pour s'éloigner radicalement de la trajectoire actuelle des émissions qui conduit sans transformation des modes de production à une hausse de 3,7 à 4,8°C des températures mondiales à la fin du siècle.

« Notre rapport ne cache pas les difficutés des défis que représente la lutte contre le réchauffement, mais il montre aussi qu'il existe un espoir même s'il est modeste » a conclu le vice-président du GIEC, Ottmar Edenhorfer, à Berlin.

Consultez notre carte des impacts du réchauffement climatique

Voir les commentaires

Rapport du GIEC et silence coupable des médias et inaction des politiques...

7 Avril 2014, 08:15am

Publié par Olivier Nouaillas

ENVIRONNEMENT

Rapport du GIEC : les 4 impacts majeurs du changement climatique

OLIVIER NOUAILLAS
CRÉÉ LE 01/04/2014 / MODIFIÉ LE 01/04/2014 À 17H17

Pour les scientifiques du Giec, qui viennent de rendre public le volume II de leur 5e rapport, si le réchauffement climatique n’est pas maîtrisé il aura des conséquences sur la vie des 7 milliards de Terriens.

Combien d’avertissements faudra-t-il pour que les hommes politiques se décident à passer à l’action ? On peut se poser la question à la lecture du second volume du 5e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), rendu public le 31 mars, tant la mise en garde est de nouveau sérieuse. Cette fois, il n’est pas question de données scientifiques brutes (augmentation des températures, élévation du niveau de la mer, fonte des glaciers…) comme dans le volume I mais bien « des impacts, les vulnérabilités et l’adaptation » au changement climatique, c’est-à-dire des conséquences sur la vie des habitants de la planète.

« Face à l’inaction des politiques, je crois de plus en plus à la prise de conscience des populations qui vont être le plus impactées par le changement climatique », souligne Hervé Le Treut*, directeur de l’institut Simon-Laplace et un des climatologues français réviseur-éditeur de ce volume II. « En effet, poursuit-il, si on veut vraiment agir sur le changement climatique – et on peut encore le faire – plutôt que des chiffres globaux, je crois qu’il va falloir davantage mettre en avant des conséquences concrètes ancrées dans les différents territoires. Et peut-être inciter à développer des politiques d’adaptation au niveau régional, pour qu’ensuite le national suive. »Revue en détail, mais non exhaustive, de quatre impacts majeurs à redouter.

1- Les océans vont s’acidifier

C’est l’un des aspects les plus méconnus du changement climatique mais pourtant l’un des plus redoutables : « L’acidification des océans, due à l’augmentation de la quantité de dioxyde de carbone absorbée, s’est accrue de 30 % depuis la révolution industrielle et devrait tripler d’ici 2100 », commente Jean-Pierre Gattuso, directeur de recherche au CNRS au Laboratoire d’Océanographie de Villefranche-sur-Mer et rédacteur du volume II.

Conséquences : les récifs coralliens, qui à la fois protègent les côtes et abritent une riche biodiversité marine, blanchissent et souvent meurent. Ce qui, conjugué à la hausse du niveau de la mer, pourra entraîner la disparition pure et simple de certains atolls et petites îles du Pacifique et contraindre leurs populations à l’exil.

D’autre part, la production de phytoplancton pourrait chuter de 10 % d’ici 2100 et de nombreuses espèces de poissons migrer des eaux tropicales vers des zones plus fraîches, avec d’importantes conséquences pour les pêcheurs locaux. Ainsi, les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest devraient subir une réduction d’au moins un quart de leurs prises de poissons.

2 - L’eau sera de plus en plus mal répartie

Alors que selon l’OMS, 11 % de la population mondiale n’a toujours pas accès à l’eau potable, les experts du Giec redoutent « une réduction significative » des eaux de surface et souterraines dans la plupart des régions subtropicales sèches. Ceci en raison d’une diminution de la saison des pluies et de températures plus élevées.

Le texte, qui détaille ses conséquences continent par continent, évoque même des risques accrus de pénurie d’eau en Afrique, en Asie et en Australie, déjà victime de canicules à répétition, doublées de gigantesques incendies comme en 2013.

En Europe, la situation devrait être plus contrastée, entre une partie sud qui devrait subir davantage de sécheresse et une partie nord, qui, au contraire, pourrait connaître de fortes précipitations notamment en hiver. Avec son lot de crues et d’inondations en France et en Grande-Bretagnecomme durant l’hiver 2013-2014.

3 - La sécurité alimentaire sera menacée

L’effet de ciseau semble inévitable : d’un côté, une population mondiale qui va augmenter (de 7 à 9, voire 10 milliards d’habitants d’ici la fin du siècle) et, de l’autre, des ressources alimentaires soumises à la double pression de la diminution des ressources en eau et à l’augmentation des températures (de + 0,3° à + 4,8° selon les scénarios du Giec). « Entre 1980 et 2010, les rendements de blé au niveau mondial ont diminué de 2 % et ceux de mais de 1 % », souligne Jean-François Soussana, directeur de la structure Environnement à l’Inra et un des rédacteurs de la partie agricole du volume II. « Pour le moment, il n’y a pas d’impact sur la production de riz et de soja, mais si le réchauffement se poursuit à son rythme actuel, on estime que toutes les productions céréalières seront impactés de -1 % à - 2 % par décennie. Avec une nette aggravation à partir de 2050. » Petit rappel : selon le programme alimentaire mondial des Nations unies, 842 millions de personnes sont déjà en état de malnutrition.

4 - Le monde deviendra plus instable

« L’homme est à la fois la cause et la première victime du changement climatique anthropique », résume Annmaria Lammel, maître de conférence à Paris VIII et qui a travaillé sur les futurs réfugiés climatiques. Ce que les experts du Giec ont traduit encore plus brutalement par ce sombre pronostic : « Le changement climatique peut indirectement augmenter les risques de conflits violents, comme les guerres civiles ou les affrontements intergroupes, en amplifiant les déterminants de ces conflits comme la pauvreté et les chocs économiques. »

Sans oublier la progression des maladies. « Il est encore temps d’éviter le pire et de limiter le réchauffement à 2°, veut pourtant encore croire le climatologue Hervé le Treut*. À condition, ajoute-t-il, qu’on inverse rapidement la courbe des émissions de gaz à effet de serre. »

rabâchage écologique ou contrepouvoir aux médias ?

Voir les commentaires

medias : abus de pouvoir...

7 Avril 2014, 07:27am

Publié par Cyril Dion

C’est la fin du monde, baissons les impôts !

le avril 1, 2014 dansA la uneCyril Dion

14

Loin des querelles politiques et de l’ergotage de la plupart des médias pour savoir si Jean-Marc Ayrault devait, ou non, payer la déroute socialiste ou pourquoi François Hollande a choisi Manuel Valls, d’autres événements, d’une autre importance, se déroulent sous nos yeux, ou plutôt, loin de nos yeux.

D’une part, le climat de notre planète continue à se modifier. Comme le souligne le deuxième volet du rapport du Giec sorti ce jour, les symptômes sont déjà là : sécheresses, inondations, maladies, migrations, pénuries alimentaires, risques de conflits… Nous nous acheminons gentiment vers un réchauffement de 2°C et ne désespérons pas de parvenir à 4°C, ce qui aurait des conséquences extrêmement graves. (lire l’article de nos confrères du Monde sur le sujet).

Il y a quinze jours, c’était une autre étude, financée par la Nasa et révélée par le Guardian, qui annonçait « l’effondrement de notre civilisation » dans les prochaines décennies si nous persistons à creuser les inégalités entre riches et pauvres d’une part et à prélever les ressources naturelles à ce rythme de l’autre. (lire ici le décryptage de JP Fritz du Nouvel Observateur).

Il a un an et demi c’est « Approaching a State-Shift in the Earth Biosphere » (publiée en juin 2012 dans la revue Nature) qui envisageait une disparition possible d’une partie de l’humanité entre 2040 et 2100, due à l’effondrement en cascade des écosystèmes qui permettent à l’être humain de vivre sur cette planète. (voir le billet d’Audrey Garric du Monde et l’article de Laure Nouhalat de Libération).

Tous ces experts, ne se sont heureusement pas contentés de jouer les Cassandres. Ils ont également fait des recommandations pour éviter le pire. Même si, dans le cas des deux études que je viens de citer – le GIEC faisant preuve d’une réserve toute Intergouvernementale – les scientifiques ne sont guère optimistes sur notre capacité à réagir à temps et avec l’ampleur requise.

Pour autant, ils nous encouragent, tous, à redistribuer plus équitablement les richesses (ajuster les niveaux de vie des plus riches sur ceux des plus pauvres), à réduire drastiquement la consommation énergétique en s’orientant vers les sources de production renouvelables, à créer de nouveaux modes d’agriculture, à diminuer radicalement la pression démographique, à concentrer les populations sur les zones enregistrant déjà de fortes densités afin de laisser les autres territoires tenter de retrouver des équilibres naturels, à diversifier l’économie…

Ces informations devraient être centrales dans nos médias. Elles devraient faire l’objet de décryptages approfondis à la une des rédactions et pas être reléguées sur les blogs des journalistes (qui font d’ailleurs un remarquable travail avec les moyens qui leurs sont donnés). Elles devraient faire l’objet de toute notre attention, de celle de nos responsables politiques, de nos capitaines d’industrie… Au lieu de cela, nous nous agitons bien souvent autour de querelles dérisoires, d’élucubrations futiles.

Nous connaissons un grand nombre de réponses à ces dangers, qui ont maintes fois été présentées dans ce magazine : l’agroécologie et la permaculture qui nous permettraient de drastiquement réduire nos émissions de CO2 et de redonner la capacité de se nourrir à des millions de personnes à travers le monde, tout en préservant la biodiversité, des démarches comme le scénario NégaWatt qui permettrait à la France de s’affranchir des énergies fossiles et nucléaires d’ici 2050 et de réduire de 60% nos dépenses énergétiques (scénario réplicable dans d’autre pays), la relocalisation de nos économies, capable de créer des millions d’emplois et de diminuer la concentration de richesses créées par les gigantesques multinationales,l’éducation à la coopération et à l’écologie… Je pourrais sans fin continuer cette énumération.

Oui, je veux bien entendre que ces annonces catastrophistes ne servent à rien, qu’elles n’ont pas d’autres conséquences que de créer de la peur, du déni et de la résignation tant l’enjeu paraît démesuré face à notre capacité individuelle d’agir ; que notre système est vérolé, que l’être humain ne vaut pas grand chose… Mais je sais aussi que les êtres humains, lorsqu’ils s’unissent autour d’aspirations qui les dépassent, sont capables de se transcender et de déplacer des montagnes.

Comme l’écrivait Marianne Williamson (avec des mots toujours attribués à tort à Nelson Mandela) : « Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur, Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites. C’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.

(…) Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde. (…) En nous libérant de notre propre peur, notre puissance libère automatiquement les autres. »

Soyons donc puissants au delà de toutes limites et retroussons nos manches pour créer ce monde dans lequel nos enfants pourront toujours vivre demain. Ayons le courage de sortir de notre confort matériel, de nos intérêts politiciens, de notre cynisme protecteur. Soyons les êtres humains que nous méritons d’être.

Par Cyril Dion

medias : abus de pouvoir...

Voir les commentaires

vivre en yourte

6 Avril 2014, 08:15am

Publié par Pam

connaissez-vous le blog : http://yurtao.canalblog.com/

allez y faire un tour et pour vous mettre l'eau à la bouche la couverture de son livre et voici son dernier texte :

vivre en yourte

YURTAO, la voie de la yourte.

le TAO de la yourte

Oeuvrer sans agir.

02 AVRIL 2014

Oeuvrer sans agir.

« Maintenant, tu vas faire quoi ?

Et demain, tu veux quoi pour demain ? »

La question me laisse sans voix, ou juste avec un « je ne sais pas » imbécile.

Quel après ? Après quoi ? Ce calendrier m'échappe, je ne connais de plus tard que ce qui est en gestation maintenant.

Ça s'énerve : « Alors, c'est quoi tes projets ?! »

Je ne sais pas pourquoi je n'arrive pas à répondre que je n'en ai pas, ou plus. Sans doute parce qu'il faut des explications et que j'en ai marre d'expliquer.

Pourtant, c'est simple, je n'ai plus de projets parce que j'ai réalisé ce que je voulais.

Habiter la nature en ermite, m'adonner aux livres, aux fleurs,

aux arbres, au merveilleux et à l'anodin du quotidien.

C'est enfin arrivé.

Après bien des détours, des empêchements, des erreurs, du malheur.

Que peut-il donc y avoir comme après à la réalisation ?

Que vouloir d'autre que jouir désormais du rêve réalisé ?

Que d'accompagner joyeusement le sage ralentissement de la vieillesse ?

Quoi d'autre que s'établir dans une écoute plus approfondie, plus ouverte ?

Quoi de mieux que cet apprivoisement de la fusion à l'indicible, qui préserve de la distraction ?

Rien, il n'y a rien d'autre à désirer que d'être là, attentive au présent, à ce qui advient.

Tout ce qui a existé avant n'a eu lieu que pour me mener là où je suis.

Suivre les saisons, contempler les transformations,

puiser l'eau, couper le bois, nourrir le feu,

soigner les restitutions à la terre,

enfouir des bulbes, repérer l'ortie, le chénopode, les noisetiers sauvages,

surveiller les boutures, dégager un chemin,

jeter des boules d'argile pleines de graines dans la forêt ravagée,

découvrir des yeux dans les branches,

une foule de vivants dans les plantes,

et sourire aux esprits.

Admirer les tulipes au milieu des bruyères arborescentes en liesse,

et les muscaris au coin des restanques,

surveiller les petites salades qui pointent,

tresser des nids pour parler aux oiseaux,

écouter les vibrations des pierres,

mijoter un ragoût de pousses de houblon,

s'éblouir des fleurs de cerisiers,

suspendre des colliers au cou des troncs,

et des grappes aux arbres morts,

se laisser fasciner par les reflets chatoyants du soleil

sur les rideaux et les drapeaux

et, quand le ciel est voilé,

s'abriter sous un flot d'étoiles.

Allumer la chandelle,

tricoter des attrape-rêves,

dénicher la phrase qui ira bien pour dire

comment le petit déjoue l'assaut du méchant,

choisir la lecture inspirée du soir.

Et toujours, continuer à gamberger sur cabanes de toiles.

Je ne vois rien qui puisse égaler ce bonheur simple qui s'élève de la racine de l'être jusqu'au troisième œil et pardessus la tête vidée, aérée, avec de toutes petites choses qu'on est seul à savourer.

Ni amoureux, ni voyages, ni renommée, ni argent, ni promotion, ni château, ni bateau, ni île déserte, aucune promesse, aucune illusion.

Rien de mieux que ne plus rien attendre, ne plus rien exiger.

Avoir compris que le monde peut continuer sans soi,

être rassurée de ne pas avoir à s'éterniser.

Parce que dès que s'établit le réel, les effets de la paix intérieure se dégustent au quotidien : évitement des confrontations, respect,réconciliation, pudeur, équanimité, tempérance, compassion, stabilité, humilité, joie sans objets, communion avec la nature, disponibilité à l'intime et à la grâce, ravissements.

L'absence de projet dégage l'avenir de projections et planifications contraignantes, comme la toile blanche du peintre où sont invitées toutes les couleurs,

un peintre dont la production n'est commandée que

par l'appel viscéral de l'intériorité.

Alors le cadre de l'action s'ouvre par le haut,

comme un vase attendant son bouquet.

Car, selon le Tao, ce qui est plein entraîne la possession

et ce qui est vide produit l'œuvre.

L'artiste libre saisit le pinceau

et tout se passe sans soi, en pure création.

Comme la rose qui ne fait aucun effort pour être belle,

dans le repos du « vouloir faire » s'épanouit le fruit de l'être.

vivre en yourte

sans commentaires (de ma part) trop touchée je crois mais je vous conseille une visite sur son blog ne serait-ce que pour voir les images de sa yourte, de ses oeuvres de land art, de sa vie. Je suis dans l'admiration !

Voir les commentaires

Conséquences des changements climatiques

6 Avril 2014, 06:37am

Publié par pam

Climat : stupeur face à l’ampleur des impacts du réchauffement

04 AVRIL 2014 | PAR JADE LINDGAARD. Mediapart

Le deuxième volet du nouveau rapport du Giec, consacré aux effets du dérèglement climatique sur la nature et les sociétés humaines, suscite des réactions d’une rare intensité. Sauf en France.

La publication du deuxième volet du nouveau rapport du Giec (à lire en cliquant ici), consacré « aux impacts, à l’adaptation et à la vulnérabilité », c’est-à-dire aux effets du dérèglement climatique sur la nature et sur les sociétés humaines, suscite des réactions d’une rare intensité. « À moins d’agir drastiquement et rapidement, la science nous dit que notre climat et notre mode de vie sont littéralement en danger », a déclaré le secrétaire d’État américain John Kerry dans une réaction officielle, ajoutant que « les coûts de l’inaction sont catastrophiques ».

Site Vedura :

Le réchauffement climatique a des conséquences très préoccupantes sur l'homme et l'environnement :

  • réchauffement des terres émergées et des latitudes élevées
  • fonte des glaciers , diminution voire disparition dans certaines zones de la glace dans l'Arctique et l'Antarctique
  • élévation du niveau de la mer provoquant des inondations des zones côtières, à cause de l'augmentation de la température de l'eau, la dilatation de l'eau chaude la rendant plus volumineuse que l'eau froide
  • perturbation voire destruction de certains écosystèmes
  • extinction d'espèces
  • extension du désert
  • recrudescence de maladies infectieuses, qui s'étendront vers le Nord
  • vagues de chaleurs plus intenses
  • fortes pluies plus fréquentes et denses
  • cyclones, typhons et ouragans plus intenses, avec des vents et précipitations plus violents ainsi que des inondations, provoquant des dommages humains et matériels graves
  • baisse de la ressource en eau potable
  • migration de masse des peuples subissant le réchauffement climatique

Selon un rapport du Forum humanitaire mondial publié en 2009 et présenté par Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations Unies, le réchauffement climatique tue 300 000 personnes par an.

Ce sont les pays du Sud, et les 325 millions de personnes les plus pauvres du monde qui sont les plus touchés par le changement climatique. Ouragans, cyclones, inondations, pluies torrentielles, vagues de sécheresse, élévation du niveau de la mer... menacent de nombreux pays et des milliards d'hommes et de femmes.

Les modélisations du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) sur les conséquences du réchauffement climatique rencontrent un consensus scientifique, avec des prévisions qui s'aggravent au fil du temps (courant 20ème et 21ème siècle).

Les perspectives d'augmentation de température varient entre 1,8°C et 4°C d'ici la fin du siècle, augmentation qui ne sera pas répartie uniformément sur la planète : au Pôle Nord, les températures moyennes des dix dernières années ont augmenté 2 fois plus vite qu’au niveau mondial.

Conséquences des changements climatiques

et surtout allez la voir la carte des impacts du réchauffement climatique sur le site du Monde.

La carte des impacts du réchauffement climatique

WWW.LEMONDE.FR

Hausse des précipitations ou désertification, multiplication des cyclones et des séismes, fonte des glaces... la quasi-totalité de la planète subit les effets du réchauffement climatique.

Très honnêtement, je suis perplexe : comment faire enfin comprendre à tous les humains de cette planète qu'on est en train de détruire notre lieu de vie, le seul que l'on ait, semble t'il. Je vois, même tout près de moi, des gens qui semblent conscients des problèmes écologiques mais qui agissent égoïstement sur le plan individuel, ou qui devant l'évidence enfonce la tête dans le sable en bonnes autruches...

après moi le déluge ?

ça vient, ça vient, plus vite qu'on pensait, plus vite que prévu... et si on était devant une croissance exponentielle ?

Avez-vous remarqué que ce sont les plus attachés à la société de consommation qui sont les moins écolos ? Ceux qui ont finalement le plus à perdre qui détruisent le plus... mais chez nous ça ne se voit pas au quotidien, ou si peu pour le moment (encore que, quand on a un jardin et deux yeux, pas besoin de longs discours...).

Naïvement, après la catastrophe naturelle et nucléaire au Japon, j'ai cru que ce pays allait donner l'exemple d'une autre façon de vivre, d'une autre économie politique, et puis non, ils sont repartis dans le nucléaire, ont trafiqué les chiffres des radiations, dissimulé les rejets polluants dans l'océan...et rebranché les centrales....

Combien de fois a t'on entendu "plus jamais ça" après une guerre atrocement meurtrière, un génocide, un drame sanitaire, une épidémie...? et les hommes continuent à s'enfoncer dans leurs horreurs... alors sauver la planète... ils laissent ça aux vieux babas et aux jeunes rêveurs ! et ils retournent consommer en toute immunité pour oublier le vide de leurs vies...

Selon une étude de l'association Christian Aid, au moins 1 milliard de personnes vont migrer d'ici à 2050 :

  • 645 millions de personnes à cause de grands projets (15 millions par an actuellement)
  • 250 millions à cause de phénomènes liés aux changements climatiques (inondations, sécheresses, famines)
  • 50 millions à cause de conflits et d'atteintes aux droits de l’homme

Voir les commentaires

alternatives...

1 Avril 2014, 07:45am

Publié par pam

Voir les commentaires

prises de conscience.... ou pas...

26 Mars 2014, 07:21am

Publié par pam

Hello ! c'est mercredi... petit cadeau pour les grands et les petits... un peu nunuche mais bon, c'est l'intention qui compte...

quelques pistes de réflexion trouvé dans "La décroissance", journal mensuel des Casseurs de pub.

« Je parle beaucoup à mes enfants de la sobriété et de la décroissance. C’est nécessaire en tout point. »

Françoise Martres, présidente du Syndicat de la magistrature,Libération, 4 septembre 2013.

Nasa : « Les changements technologiques augmentent l’efficacité des ressources, mais aussi la surconsommation »

« Pour éviter ce scénario noir [un effondrement de notre civilisation], encore faudrait-il modifier radicalement nos habitudes pour mettre fin à la fois à la surconsommation, et réorienter nos politiques afin de rendre la répartition des richesses plus équitable. En somme, un programme décroissant et anti-capitaliste que l'on ne s'attendait pas à voir issu de la Nasa. » Le Nouvel observateur, 19-3-2014.


Thomas Legrand,chroniqueur à France inter, 13 mars 2014.

« C’est l’union sacrée (...) de l’extrême gauche à l’extrême droite c’est la croissance. On ne diverge que sur les moyens de la stimuler (...) Seuls les écologistes questionnent la nature de la croissance mais ils ont abandonné le discours qui conteste sa nécessité. Ils préfèrent parler d’une autre croissance ou d’une croissance soutenable plutôt que de la remettre en cause de façon trop explicite. (...) [Les objecteurs de croissance] opposent à leur tour un principe de réalité lui aussi imparable. ( ...) En réalité, quoi que l’on pense de leurs thèses, ce sont eux les vrais révolutionnaires. Ils le sont beaucoup plus que ceux qui se présentent comme radicaux à gauche de la gauche ou à la droite de la droite. »


Michel Blay, Président du Comité pour l’histoire du CNRS, journal du CNRS, 31 janvier 2014

« La course permanente à l’innovation qui implique de relever de multiples défis technologiques, de la biologie de synthèse aux nanotechnologies (on peut rajouter autre chose…), conduit inévitablement à l’épuisement des ressources et à la pollution. Parallèlement, nous sommes confrontés à la solitude au travail dans l’oubli du sens des métiers et dans l’automatisation normalisée des gestes. Nous nous épuisons également. (...) L’innovation, devenue ces derniers temps “innovation permanente”, c’est donc toujours, dans un cas comme dans l’autre, du plus à consommer et à produire. »

« Le modèle actuel est insoutenable. C’est pourquoi il nous faut bien réfléchir autrement. Je plaide pour une décroissance sélective qui repose sur le fait de s’interroger sur nos véritables besoins. Promouvoir une forme de “tempérance solidaire” peut devenir un moyen pour un projet de société passionnant, pour mieux vivre ensemble. »

Cécile Renouard, économiste, auteur de Éthique et entreprise, pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire, (éditions de l’Atelier, 2013) , La Croix, 21 novembre 2013.

« Il faut vite abandonner le dogme de la croissance »

Pierre Rabhi, France Info, 14 octobre 2013.

« Nous pensons que notre manière actuelle de vivre est normale, bien qu’elle soit en fait une aberration dans l’histoire humaine. »

Joseph Tainter, auteur de L’Effondrement des sociétés complexes, (éditions Le Retour aux sources, 2013), La Décroissance n°103, octobre 2013. En kiosque

C’est donc, dès maintenant, non pas seulement une “croissance zéro” comme l’avait proposé le Club de Rome, mais une décroissance de la consommation des plus riches qui est nécessaire. »
Albert Jacquard (23-12-1925-11-9-2013),Mon utopie, éds Stock

« [Les principales organisations environnementales] ont fait plus de dégâts que les négationnistes climatiques de droite. Si on a perdu tellement de temps, c’est bien à cause d’elles (…) le niveau de réduction des émissions dont nous avons besoin dans les pays développés est incompatible avec la croissance économique. (...) Nous avons globalisé un modèle économique insoutenable d’hyperconsommation. Il se répand dans le monde avec succès, et il nous tue. (…) Les groupes environnementalistes n’ont pas été les spectateurs de ce phénomène, ils en ont été les partenaires. Ils voulaient en faire partie. »

Noami Klein, Earth Island Journal traduit par Reporterre.net

« Les gens qui possèdent les journaux sont des capitalistes. (...) J’attends que l’on qualifie tous les éditorialistes, rédacteurs en chef et chroniqueurs de “journalistes engagés” parce que jour après jour, ils répandent une vision du monde dans laquelle la croissance est absolument indispensable. (...) La question écologique oblige, si on la prend au sérieux, à remettre en cause le système en place. »

Hervé Kempf, journaliste, Libération, 5 septembre 2013.

Voir les commentaires

écoeurée....

24 Mars 2014, 08:47am

Publié par pam

.... ce matin par les résultats politiques ou plutôt par le constat qu'il ne suffit par d'être honnête et plein de bons projets pour sa commune, il faut être grande gueule, avoir de bons coaches en communication et quelques avocats magouilleurs et les bulletins de vote tombent...

Non j'arrête tout de suite... mais quand même comment est-il possible de pouvoir se présenter à une élection quand on a des casseroles juridiques aux fesses ?... j'ai dit que j'arrêtais... et puis la solution est-elle dans les urnes ou dans l'exemple individuel, le boycott de l'insupportable, le choix personnel d'alternatives propres humainement, écologiquement, en opposition systématique d'avec le pouvoir de l'argent, de la compétition, des egos, qui dans le mépris total de l'"autre", de la planète, de la différence nous conduit évidemment dans le mur.... Je n'ai pas dit que j'arrêtais ?

écoeurée....

... magouilles blues...

Alors ... et au boulot !

Matthieu Ricard :

Pensée de la semaine

"Le son du tonnerre, bien qu’assourdissant, est inoffensif ; L’arc-en-ciel, malgré ses couleurs chatoyantes, ne dure pas ; Ce monde, même s’il apparaît plaisant, est semblable à un rêve ; Les plaisirs des sens, bien qu’agréables, n’apportent au bout du compte que désillusions. "

MILAREPA (1040-1123)

écoeurée....

Voir les commentaires

écologie, la desespérance...

22 Mars 2014, 08:22am

Publié par pam

« Le septième continent » : 3,43 millions de km2 de déchets flottent au large du Pacifique

par CHARLES le 26 NOVEMBRE 2013

On connait leur existence depuis près de 15 ans. Les gyres de déchets sont des témoins de nos excès : dans le Pacifique, 3,43 millions de km2 d’amas de petits morceaux de plastique (dont la profondeur peut par endroit aller jusqu’à 30 mètres) polluent les eaux. En raccourcissant l’échelle, on y trouve près 750 000 déchets par km2, dont 5 kg de plastique pour seulement 1kg de plancton.

ET AUSSI : « Palmarès » des fleuves les plus pollués du monde

Des chiffres, rapportés par « l’expédition 7e continent », qui donnent le tournis et un constat qui a profondément marqué Patrick Deixonne, à l’initiative de la mission. Navigateur, Patrick Deixonne rencontre un des 5 gyres de déchets pendant une tentative de traversée de l’Atlantique à la rame : « on a par exemple croisé des par-chocs de voiture au milieu de l’océan », rapporte-t-il désabusé.

Patrick Deixonne est aujourd’hui le chef de mission de « l’expédition 7e continent », opération qui a pu voir le jour grâce au partenariat entre le CNES, la Nasa et la NOAA et qui vise à « rapporter un témoignage […] de cette nouvelle catastrophe écologique […] directement liée au comportement de l’homme. »

Si ce n’est pas à proprement parler une mission scientifique, l’opération aura tout de même pour objectif de mieux comprendre ces gyres : « en collaboration avec des laboratoires de recherche, nous allons tirer profit de notre déplacement pour collecter des données et faire des prélèvements qui permettront d’améliorer la connaissance du phénomène », lit-on sur le site officiel du projet.

A LIRE ÉGALEMENT : Comment l’Afrique lutte contre les sacs en plastique

Mais comment se forment les plaques de déchets ? Sous l’effet des gyres océaniques, les déchets des quatre coins du monde s’accumulent en 5 principaux endroits du globe, dont la spectaculaire « Grande plaque de déchets du Pacifique ». « À l’image d’un puissant siphon marin, le vortex attirerait vers lui tous les résidus de notre société », vulgarise le site notre-planete.info. Avec des conséquences désastreuses pour les écosystèmes présents : « dans cette zone la plupart des morceaux de plastique sont très petits. [...] En fait ils ont la même taille que le plancton dont se nourrissent les poissons. »

Alors quels sont leurs impacts ? Des effets sur les espèces présentes dans ces eaux, mais pas seulement : le plastique agit comme une éponge, fixant de nombreuses toxines dont des polluants organiques persistants (POP), connus pour leur nocivité et leur volatilité. « Ainsi, Bisphénol A, phtalates, DDT et PCBse retrouvent dans ces morceaux de plastique à des concentrations jusqu’à 1 million de fois supérieures aux normales », continue-t-on de lire sur notre-planete.info.

LIRE AUSSI : Top 10 des pays écolos : un podium presque 100% européen

Un triste constat qui en appelle un autre, plus dérangeant encore :« le nettoyage de cet océan de déchets semble insurmontable, la superficie à couvrir est trop importante et les coûts seraient colossaux. SelonMarcus Eriksen, directeur de recherche et d’éducation à la Algalita Marine Research Foundation : il n’y a rien que nous puissions faire maintenant, à l’exception de ne pas faire plus de mal », rapporte notre-planete.info.

Pour en savoir plus :

La vidéo du CNED, Cap vers les 7e continent : http://www.dailymotion.com/video/x10e3ju_cap-vers-le-7e-continent_tech#.Ubsnd4X_OHk
Le site de l’expédition 7e continent : http://www.septiemecontinent.com/#!page3/cee5
Pour approfondir, l’émission de France Inter, La Tête au Carré, Plastiques : danger sur les océans : http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-plastiques-danger-sur-les-oceans

écologie, la desespérance...
écologie, la desespérance...
écologie, la desespérance...

Ce qui est bien avec ces "continents de plastiques" c'est que c'est loin, on ne voit pas, on peut oublier qu'ils existent..... et continuer à faire n'importe quoi.... mais plus près de vous, vos plages polluées, salies après le passage des tempêtes hivernales... qui obligent les communes à nettoyer (enfin, à cacher la misère), à rapporter par camions entiers du beau sable pour que vous puissiez l'imbiber de crème solaire cet été... c'est rien, j'ai rien dit, continuez de vivre en consommant, faites comme si vos actes insignifiants à l'échelle de la planète et des océans ne portaient aucunement à conséquence, continuez de penser que les problèmes n'arriveront pas de votre vivant, ni de celui de vos enfants ou petits-enfants, mais si vous sentez une petite gène, je vous en prie retournez-vous et ouvrez les yeux et changez : de mode de consommation, de façon de vivre, d'être, de partager et d'être heureux sans porter atteinte à votre environnement.

Mais peut être n'êtes vous pas gênés d'avoir comme choix manger des poissons au ventre plein de déchets toxiques ou des poissons d'élevage plein d'antibiotiques et de farines animales.... moi je n'en mange plus, dommage j'aimais bien le poisson comme disait Bobby Lapointe.

écologie, la desespérance...

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>