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ecologie

un rêve...

17 Mars 2014, 10:29am

Publié par pam

en ce beau jour ensoleillé, un cadeau pour chacun de vous...

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jardin au naturel.

13 Mars 2014, 08:09am

Publié par pam

Ces animaux qui veulent du bien à votre jardin

par CHARLES le 25 JUIN 2013. Site Touvert.

Inutile de chercher des produits chimiques et pesticides pour se battre contre certains nuisibles. Certains animaux sont prêts à vous donner un coup de main, pour rien !

Les vers de terre vous dégoûtent ? Vous avez tort. Ils passent le plus clair de leur temps à aérer le sol et l’enrichissent grâce à leurs déjections riches en humus. Lorsque vous travaillez la terre, n’hésitez pas à le faire aux heures chaudes. A ce moment-là, les vers s’enfoncent au frais dans le sol.

Vous souhaitez trouver des vers de terre pour qu’ils s’occupent de labourer en profondeur votre terrain ? Arrosez le sol le long d’un mur, de brou de noix, voire de vinaigre. Très rapidement, vous aurez plus que nécessaire de vers.

SUR LE MÊME SUJET : En avril, dans mon jardin potager, il y a…

Les larves de coccinelles adorent les pucerons. Elles peuvent même en manger jusqu’à 150 par jour, alors que les adultes ne peuvent pas aller au-delà de 100. Mettez-les à contribution entre mai et septembre.

Les crapauds ne cachent pas de princes charmants mais sont de gentilles bêtes qui se délectent delimaces. Autant dire que si votre jardin en possède, gardez-les.

Les lézards des murailles sont d’autres alliés au jardinier. Ils ingurgitent toutes sortes d’invertébrés. Il s’attaque aux mouches, chenilles, grillons.

Les oiseaux ont la fâcheuse tendance de savourer vos graines en même temps que des insectes et vers. Offrez-leur de quoi se rassasier avec des haies d’arbustes à petits fruits comme le sureau. Ils viendront malgré tout se servir en insecte, ce qui est une bonne chose. Le rouge-gorge par exemple est un chasseur des plus offensifs ! Il attaque les larves, vers, fourmis, ou autres limaces.

ET AUSSI : En mai, dans mon jardin potager, il y a…

Sa durée de vie a tendance à diminuer à cause des accidents de la route, mais le hérisson reste un des meilleurs pour dévorer les escargots, araignées, vers, carcasses d’animaux. Il dort 18 heures par jour, d’où la nécessité pour lui de se nourrir abondamment !

Chassé par la majorité du public, la chauve-souris est capable de capturer 600 moustiques par l’heure, et dévore des tonnes d’insectes chaque nuit. Vous pouvez reconsidérer son rôle dans la biodiversité !

Vous pouvez donc tranquillement laisser de côté les pesticides ou autres produits nuisibles à la vie des insectes !

jardin au naturel.

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vivre autrement, simplement,dans le respect de toute forme de vie.

23 Février 2014, 18:43pm

Publié par pam

impossible de mettre le lien de cette video : http://www.youtube.com/watch?v=YsgP8LkEopM&feature=share&list=FLZqb_mv2Dk-nfPE1Uvrmrvg&index=5

je vous propose donc d'aller sur you tube et de taper : Nakho Bear (médecine for thé people) Aloha Ke Akua. et de vous régaler pendant 10 minutes. C'est un choix de Ludovic "L'indi Gêne", l'auteur de la video précédente.

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LA TERRE - MÈRE.

15 Février 2014, 16:25pm

Publié par pam

extraits de :

MAUD SÉJOURNANT. “LE CERCLE DE VIE”. 1997.

Initiation chamanique d’une psychothérapeute.

C’est parce que nous avons oublié nos vraies origines que nous devons aujourd’hui faire face aux drames écologiques actuels. La Terre est source de vie. D’elle nous venons, vers elle nous retournerons, pour nous transformer, tel le phénix, en une autre forme de vie.

Certains savants pensent que la Terre pourrait bien être “un système complexe capable d’autorégulation”.

La grande erreur de notre culture est de croire que la mythologie est un ramassis de contes de cultures passées et dépassées. Le propre d’un mythe, à la différence d’une histoire, c’est qu’il continue à être vrai dans le temps : il décrit littéralement la réalité d’une autre dimension, d’un univers parallèle. Toutes les cultures ont des mythes de création, des mythes concernant la nature. Nous ne pourrions vivre sans eux. Ils continuent à faire vivre notre psyché, à animer notre inconscient, à susciter nos désirs. Nous avons créé le mythe de la toute-puissance de la technologie. Les problèmes environnementaux actuels semblent montrer que la technologie ne peut pas les résoudre et continue au contraire à en créer sans cesse de nouveaux.

Rendre à la Terre ce qu’elle nous donne, rendre grâces, remercier.

Léon Shenandoah, Ancien Hopi : “Notre religion s’occupe de remercier le Créateur pour le monde, et chaque animal et chaque plante qu’il contient. Nous le remercions pour tout ce qui existe. Nous ne considérerons pas comme acquis le fait qu’il y ait un arbre à cet endroit. Nous remercions pour cet arbre. Si nous ne le faisons pas, le créateur pourrait l’enlever. C’est pour cela que nos cérémonies sont importantes. Nous prions pour l’harmonie du monde. Nous croyons que si nous ne faisions pas nos cérémonies, le monde s’arrêterait, ce sont elles qui le maintiennent. On peut ne pas le croire, on peut en rire, mais c’est vrai. Le Créateur veut être remercié.”

Fausse est la vision dichotomique qui a laissé une marque parfois indélébile chez les catholiques, avec d’un côté le sacré intangible, et de l’autre la matière vulgaire, dépourvue de tout esprit. Les Indiens ont gardé vivante dans leur culture cette relation d’échange et de respect avec la Terre-Mère, qui existait aussi dans la vieille tradition européenne.

Des psy californiens mettent l’accent sur nos liens psychiques profonds avec le monde naturel : écopsychologie ou psychiatrie de l’âge de pierre !

Ils questionnent le bien-fondé physique et surtout psychologique de l’économie industrielle, mettent en relations nos dépendances et nos mauvaises habitudes face à l’environnement. Le problème de l’environnement n’est-il pas au fond ancré dans notre difficulté à transformer nos émotions ? (recyclage). Certains thérapeutes pensent que beaucoup ressentent inconsciemment une peine profonde devant la disparition de myriades de formes de vie, mais ne savent exprimer cette peine ni comment y réagir. La biosphère devrait être incluse dans tout projet thérapeutique. Chellis Glendinning montre la relation entre nos dépendances (drogues, tabac, alcool, télé...) et la crise écologique. Elle suggère que les solutions pour améliorer l’état de la société et de la Terre peuvent être inspirées par les approches de guérison des dépendances individuelles. Elle parle de la technodépendance qui sévit actuellement et rappelle la manière dont l’homo sapiens et les autres vivaient proches de la terre pendant plus d’un million d’années.

L’homme est d’essence divine mais il a perdu la conscience de sa filiation en s’incarnant. Parce qu’il a perdu sa conscience profondément spirituelle, il se venge en quelque sorte sur la Terre-Mère. S’il ne reporte pas sa faute sur les autres, s’il assume, cette prise de responsabilité le sauvera. Il faut du courage, il faut nous réveiller.

Il est important de reconnaître l’aspect nourricier de notre Terre au sens alimentaire mais aussi énergétique. Un groupe de scientifiques français a montré les interactions vibratoires dues à la présence de divers réseaux d’énergie à la surface du globe et la possibilité pour ces interactions de créer des ondes négatives pour les humains. On parle de géographie subtile. Les Templiers par exemple semblaient connaître cette biogéographie, conscients entre autres des méridiens d’énergie terrestre entre Paris et Jérusalem. En Extrême-Orient, l’art du feng shui permet de déterminer les lieux propices à l’édification de certains bâtiments, l’organisation interne des maisons en fonction des courants d’énergie, du terrain, des directions cardinales... Castaneda dit que son maître l’envoie dans des sites choisis avec soin, qui auront un effet spécifique sur sa conscience, et lui apprendront à devenir plus sensible et réceptif à l’énergie de la Terre. Beaucoup de grands lieux de pèlerinage, d’apparition, se trouvent dans des sites bien particuliers (Saint-Jacques de Compostelle, Rocamadour, Le Puy... On parle de lieux saints ou sacrés ou spéciaux ou maudits parfois dans le monde entier.

On peut imaginer que les humains, avant l‘avènement de l’esprit bicaméral, savaient percevoir directement certaines forces de la nature. Ils y amoncelèrent des tas de pierres, certains rituels s’y déroulèrent pour en capter l’énergie, des milliers de pèlerins finirent par former des sentiers. Les abris, les autels se transformèrent au fil des siècles en chapelles, lieux de cultes... Les chamanes ont toujours su s’installer dans des lieux de pouvoir et utiliser leur énergie. Certains lieux sacrés servaient de couloirs d’énergie pour communiquer à distance.

Cette énergie tellurique est aujourd’hui en grande partie ignorée et totalement sous-employée, même si notre culture reconnaît depuis longtemps l’influence bienfaitrice de certains lieux.

Notre survie va dépendre de l’éveil de la conscience collective par rapport aux dons et aux besoins de la Terre. Le respect et l’amour en sont les premiers éléments.

Le meilleur moyen de voir les étoiles, c’est de s’allonger sur la terre...

Nous sommes à 90% déconnectés de la Terre. Durant les millénaires qui présidèrent l’ère patriarcal, les sociétés étaient fondées sur le culte de la Grande Mère, source de toute vie, c’est par là que l’humanité a commencé, s’est construite. Et à l’époque, l’égalité était de mise, la culture égalitaire contrairement aux sociétés patriarcales.

Puis la culture de l’épée fit irruption entraînant la domination patriarcale : domination des hommes sur les femmes, des maîtres sur les esclaves, des techniciens sur la Terre. La relation d’équilibre disparut, au profit de la destruction et de l’oppression, et ce sur toute la planète. Sauf chez les Celtes et les Hopis, et quelques tribus.

Nous pouvons vivre chaque acte important de notre vie et même chaque instant dans l’esprit du chamane. Une certaine vibration intérieure peut influer sur notre environnement.

Chant Indien : La Terre est notre Mère, nous devons prendre soin d’elle.

Nous touchons son corps sacré, à chaque pas que nous faisons.

La Terre est notre Mère, elle prendra soin de nous.

Exercice de “recyclage émotionnel” : à la fin de la journée, asseyez-vous confortablement, passez en revue les émotions qui vous ont perturbé et dont vous voulez vous débarrasser. Invitez-les à venir dans votre plexus, remerciez-les en voyant ce qu’elles vous ont appris, concentrez-les dans vos deux mains jointes et envoyez-les dans les sphères de conscience supérieure en demandant qu’elles y soient réabsorbées et transformées en énergie neutre.

LA TERRE - MÈRE.

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Terres mortes contre Terre vivante

9 Février 2014, 09:05am

Publié par pam

"Ils ont oublié que la Terre est vivante"
Claude Bourguignon
(Sur FB: Lydia Claude Bourguignon )

"La mort d’un sol se fait en trois étapes. En premier lieu arrive la mort biologique, elle est la plus commune. Elle commence avec les apports d’engrais et le labour qui favorisent la minéralisation de la matière organique et fait chuter sa teneur dans le sol. Privée de nourriture, la biomasse de la faune du sol s’effondre. Depuis la sortie de la deuxième guerre mondiale, l’utilisation massive des pesticides (herbicides, insecticides, fongicides, etc.) a engendré un effondrement des populations de vers de terres, de la microfaune (collembole, mille-pattes, cloporte, etc.…), des champignons et des microbes. Depuis que le Laboratoire d’analyses microbiologiques des sols (LAMS) dirigé par Claude et Lydia Bourguignon a commencé ses recherches dans les années 1990, une baisse régulière de l’activité biologique des sols agricoles français a été observée. Pour certains d’entre eux, on ne mesure plus aucun signe de vie microbienne. Les populations de vers de terre quant à elles se sont effondrées en passant de 2 t/ha à moins de 200 kg/ha. La formation du complexe argilo-humique n’est alors plus assurée et l’on rentre dans la deuxième phase de mort d’un sol, sa mort chimique." (source: CGE-Grand Angle n°15) - http://www.cge-news.com/main.php?p=230

Vidéo "Alerte à Babylone" avec Claude Bourguignon:
http://www.koreus.com/video/alerte-babylone.html

Vidéo "Où va le Monde" de Claude Bourguignon (16:33mn):
http://www.youtube.com/watch?v=CGZtf_Srkqo&feature=related

Vidéo "Microbiodiversité- Vie et mort des sols" expliquée par Lydia et Claude Bourguignon:
http://www.dailymotion.com/video/xh7vea_microbiodiversite-vie-et-mort-des-sols-expliquee-par-lydia-et-claude-bourguignon-microbiologistes_news?from_fb_popup=1&error_reason=user_denied&error=access_denied&error_description=The+user+denied+your+request.#_=_

Article sur Claude Bourguignon "Ils ont oublié que la terre est vivante":
http://www.ddmagazine.com/1732-Claude-Bourguignon-ils-ont-oublies-que-la-terre-est-vivante.html

Agriculture intensive, les impacts sur l'environment:
http://seme.cer.free.fr/ecologie-profonde/impact-agriculture-intensive.php

Manifeste pour une agriculture biologique:
http://naturaventoux.blogy.fr/manifeste-pour-une-agriculture-biologique-a25050234

merci Annabel !

merci Annabel !

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Homo sapiens ?

9 Février 2014, 07:10am

Publié par pam

“Mais quel étrange bruit font dans le crépuscule, ces chênes qu’on abat, pour le bûcher d’Hercule.” Hugo.

Hercule, c’est l’Occident, le japon, la Chine, la Russie, et tous les pays qui les suivent. Hercule, ce sont ces hommes de la pierre et du fer qui ne cessent de croître au détriment des autres espèces et qui sont devenus en quelques siècles à peine une colossale multitude. Le bûcher, c’est la demande gloutonne d'énergie que ce demi-dieu gaspille pour se repaître et grossir encore plus. Viendra l’heure où ayant totalement détruit la biosphère, il s’apercevra qu’il lui faut mourir à son tour. Il n’est qu’un demi-dieu qui dépend exclusivement des ressources de la terre ! Sa peur sera incommensurable !

L’homme ne renaîtra pas forcément de ses cendres, l’intelligence si. Nous étions le produit achevé d’un environnement donné. Celui-ci a changé à cause de nos souillures. Le miracle teilhardien de l’homme épicentre de l’univers était une idée alléchante. J’y ai cru parce que, comme lui, je pensais que la sagesse finirait par triompher. Les sédentaires ont façonné la surface du globe selon leurs besoins qui se sont révélés sans limite. Ils en tirent le maximum, obèrent ses possibilités de recyclage. Si l’homo sapiens disparaît un jour de notre planète, celle-ci retrouvera, j’en suis convaincu, sa créativité première. Sur les ruines qu’il aura laissées, la vie rejaillira, et au bout de la chaîne, la pensée refleurira comme la première fois. La Grande Mère échaudée ne commettra peut-être pas la même erreur, et limitera les capacités de nuisance de ceux qui en seront les dépositaires.

Un jour viendra où l’idée de créer des musées de la biodiversité, des réserves de biotope, ne fera plus sourire.

La fin de la guerre du Vietnam était prémonitoire. Elle annonçait, au pire de la crispation idéologique mondiale, la disparition de ce type de conflit et la prééminence prochaine du pouvoir financier sur le politique, un pouvoir qui ne s’embarrasse, lui, d’aucun principe moral et exploite sans l’ombre d’un discernement toutes les ressources terrestres et humaines.

Jean Bertolino in “Chaman”. 2002.

Homo sapiens ?

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eau...

29 Janvier 2014, 07:34am

Publié par pam

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600 000 emplois créés si on mangeait local...

19 Janvier 2014, 08:36am

Publié par Reporterre

L’Europe doit changer son système alimentaire, et vite !

PABLO SERVIGNE

« Il y a de grandes chances pour que le système alimentaire européen s’effondre d’ici quelques années ». Tel est le constat d’un rapport qui sonne l’alarme, et propose des pistes pour une transition vers un modèle alimentaire post-industriel, aux mécanismes résilients et durables.

La convergence de toutes les crises (économie, social, climat, biodiversité, énergie, etc.) menace la stabilité du système alimentaire industriel européen. Tel est le constat d’un rapport commandé par le député européen Yves Cochet pour le groupe les Verts/ALE, et intitulé Nourrir l’Europe en temps de crise. Vers des systèmes alimentaires résilients. Au delà du constat accablant, le rapport dresse un panorama original d’une alimentation post-industrielle européenne, et les grandes lignes d’une transition qui pourrait s’avérer rapide et brutale.

Loin de la PAC, des monocultures et des exportations subventionnées, cet avenir aurait plutôt les couleurs de l’agriculture urbaine, l’agroécologie et la permaculture. Un grand bond en avant vers des petits systèmes résilients et autonomes.

Malgré la crise économique et sociale, l’Europe reste un continent stable, riche et puissant ; sa population y est relativement bien nourrie. Mais pour combien de temps encore ?

Il faut dans un premier temps se rendre compte que l’alimentation du citoyen européen dépend dans une très large mesure d’un système alimentaire industriel : des chaines d’approvisionnement très longues, une agriculture lourdement mécanisée basée sur les intrants et les monocultures, une politique commerciale d’importations et d’exportations, une dépendance totale au pétrole et au gaz naturel à toutes les étapes de la chaine, et une taille et une complexité démesurées.

Chronique d’une mort annoncée

Ce système alimentaire industriel contribue très largement à un ensemble de crises que subit notre planète et nos sociétés : le réchauffement climatique, la dégradation des écosystèmes et de la biodiversité, l’épuisement des énergies fossiles, la situation sociale des agriculteurs, la mauvaise santé des populations, et un gaspillage immense de nourriture.

L’ironie est que ces crises l’affectent en retour de manière inquiétante. Les menaces qui pèsent sur ce système sont un climat et une économie de plus en plus instables, et surtout un épuisement des énergies fossiles, des minerais et de l’eau douce. Une autre menace vient de sa structure même, centralisée et interconnectée, très vulnérable aux chocs systémiques.

Toutes ces menaces interagissent, et pourraient provoquer un effet domino. Il y a donc de grandes chances pour que le système alimentaire européen s’effondre d’ici quelques années.

Penser la sécurité alimentaire de l’Europe implique donc d’adopter une pensée systémique et transdisciplinaire, et de traiter les crises simultanément. Continuer des politiques de statu quo ou ne traiter qu’une crise, sans vision à long terme, met en danger la stabilité et la pérennité du système alimentaire industriel.

L’avenir sera résilient ou ne sera pas

Pour penser la structure et le fonctionnement des futurs systèmes alimentaires, cette étude propose de se référer à des principes généraux de résilience : des systèmes locaux, diversifiés, décentralisés, cycliques, transparents, ainsi qu’une grande cohésion sociale à une échelle locale. L’Europe retrouverait une certaine autonomie alimentaire.

La production devrait désormais être cadrée par deux principes fondamentaux : restaurer les écosystèmes et se limiter uniquement aux énergies renouvelables. On parlera donc d’« agriculture de réparation », et d’« agriculture solaire ».

Enfin, pour qu’un système alimentaire résilient se maintienne malgré ces crises, il est nécessaire que les consommateurs prennent conscience de ses mécanismes et de ses limites. Sans cela, toute transition est impossible.

Un paysage radicalement nouveau

Appliquer ces principes de résilience dès aujourd’hui transformera profondément l’aménagement de nos villes, qui sont aujourd’hui conçues sur des modes de fonctionnement totalement opposés (centralisation, transports à longue distance, gabegie énergétique, etc.). A l’avenir, il y aura une multitude de systèmes alimentaires de taille plus petite et non plus un seul système dominant, les réseaux de distribution alternatifs bien plus courts apporteront aux citadins les produits d’une agriculture urbaine émergente et très innovante.

La production urbaine ne suffira toutefois pas à nourrir les citadins, et nécessitera la (re)mise en culture et la sécurisation des ceintures péri-urbaines, ainsi que la revitalisation des campagnes.

Dans les zones rurales, le chantier est immense, puisque les exploitations devront fournir non seulement une production alimentaire régionale diversifiée mais (en absence d’énergies fossiles abondantes) produire aussi des énergies renouvelables à partir de biomasse et d’énergie solaire.

La descente énergétique annonce la fin des monocultures et du labour à grande échelle, et le retour d’une génération entière de (millions de) nouveaux paysans. Les instabilités climatiques favoriseront quant à elles une agriculture privilégiant les polycultures de plantes vivaces, dont principalement les arbres et les arbustes, qui, sans consommer beaucoup d’énergie, restructurent les sols et protègent la biodiversité tout en assurant de bons rendements.

Les graines sont déjà en place

Nous ne partons pas de rien, les graines du nouveau système alimentaire ont déjà été plantées. Le cadre de transition esquissé dans cette étude s’incarne déjà sur le terrain. De multiples expériences alternatives, souvent à la marge mais économiquement viables, émergent partout, là où la sécurité alimentaire vacille, et où des citoyens conscients des menaces décident d’agir collectivement.

Dans les pays industrialisés, l’agriculture urbaine est en plein essor. Ses bénéfices ne sont pas uniquement alimentaires, ils sont aussi sociaux : cohésion sociale, amélioration du cadre de vie, création d’emplois.

Dans les campagnes, les expériences d’une agriculture « post-pétrole » et« post-industrielle » restent isolées mais prometteuses, car très productives, sobres en énergie et économiquement viables.

Toutes ces expériences s’insèrent dans le nouveau cadre de transition développé dans cette étude. Ainsi, elles rendent crédibles ce cadre de pensée, et inversement, le cadre de pensée permet de les rendre plus visibles et compréhensibles par le public. Ceci redonne espoir en la possibilité d’une transition et favorise le passage à l’action. Mais les initiatives sont encore fragiles, il convient donc de les soutenir et de favoriser leur émergence par des politiques publiques fortes.

Quelle transition ?

La transition est ici vue comme le passage rapide (et peut-être brutal) d’un système industriel dominant à de multiples systèmes très divers, plus autonomes en énergie, plus simples et plus locaux.

Une telle transition comporte des obstacles de taille, comme le problème du changement des choix des consommateurs (la demande) ou le système de verrouillage de l’innovation technique (lock-in). Il faudra par ailleurs favoriser une multitude de systèmes agricoles sans imposer un seul modèle à l’ensemble des acteurs.

Enfin, les politiques devront construire à la fois une transition continue et radicale, et prévoir des cellules d’urgence basés sur des scénarios de rupture. S’adapter et se préparer aux deux est un facteur très important de résilience.

Sur le terrain, une transition a déjà démarré silencieusement depuis des années. Beaucoup d’agriculteurs ont déjà réduit leur consommation d’énergie, d’engrais et de pesticides. Le nombre de fermes biologiques et agroécologiques, de marchés de producteurs locaux et de circuits courts type AMAP est en constante augmentation. Des consommateurs de plus en plus nombreux sont conscients de l’impact de leur nourriture sur l’environnement et privilégient les systèmes locaux.

Mais si la transition a démarré aux marges du système, il faudra passer à la vitesse supérieure en commençant dès à présent une transition programmée, à une plus grande échelle et de manière bien plus officielle. Car le temps presse.

Alors que nous avions le temps de commencer à construire un« développement durable » dans les années 70, à l’heure des premiers constats globaux, nous n’avons aujourd’hui plus le temps. L’imminence de perturbations systémiques de grande ampleur obligent à construire rapidement des systèmes résilients.

Source : Pablo Servigne pour Reporterre.

Pablo Servigne est agronome et docteur en sciences. Il vit à Bruxelles où il participe à l’émergence du réseau local des Initiatives de Transition.

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manger sain, info ou intox.

9 Janvier 2014, 07:01am

Publié par pam

10 fongicides sur une même grappe de raisin... et même si les concentrations sont faibles leur synergie est vraiment nocive.

Raisin, fraise, pomme poire : les plus touchés par les pesticides. Ceux qui le sont le moins : ananas, kiwi, banane.

Bien sur on sait déjà qu'il vaut mieux éviter les aliments transformés mais s'il faut éviter les poissons d'élevage, les courgettes, poivrons, haricots très chargés en pesticides, fongicides et autres produits chimiques que manger ?

Les aubergines, les choux et les légumes racines sont les légumes les moins toxiques.

La solution : s'échanger de bonnes adresses locales où l'on trouve des produits plus sains cultivés par des agriculteurs en qui l'on peut faire confiance, et recommencer à se régaler à table en offrant à nos enfants des aliments qui ne perturbent pas leur croissance et leur avenir.

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Indignés et après ?

3 Janvier 2014, 08:07am

Publié par pam

"Il y a assez sur terre pour répondre aux besoins de tous mais pas assez pour satisfaire l'avidité de chacun." Gandhi.

"Vivre , c'est être utile aux autres." Sénèque.

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