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education

Maria Montessori

10 Mai 2016, 06:58am

Publié par pam

Maria Montessori

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qu'aimerions-nous transmettre à nos enfants ?

5 Avril 2015, 09:17am

Publié par pam

Q'aimerions-nous transmettre à nos enfants ?

Je vous conseille la lecture de Samtosha :

“ Je vis encore avec le sentiment d’avoir oublié quelque chose d’important. C’est comme si, toute ma vie durant, je m’étais efforcé de ne pas me souvenir de quelque chose qui s’est passé quand j’étais petit. Mais cette chose n’a pas complètement disparu, elle nage encore dans les sombres profondeurs recouvertes de la glace sur laquelle j’ai dansé.”

in La fille du directeur de cirque de Jostein Gaarder.

qu'aimerions-nous transmettre à nos enfants ?

“Il y a deux richesses durables que nous pouvons espérer léguer à nos enfants : des racines et des ailes.” Hodding Carter.

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je ne suis jamais allé à l'école....

22 Février 2015, 08:30am

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Education, compassion, partage....

10 Février 2015, 08:12am

Publié par pam

Education, compassion, partage....

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Etienne Chouard, pour que les choses soient claires...

29 Novembre 2014, 09:41am

Publié par pam

Le 6 novembre dernier, je vous proposais ici deux vidéos d'Etienne Chouard. J'avais hésité car j'avais compris qu'on le rattachait parfois à des individus peu fréquentables d'extrême-droite. Voici sa version, ses explications, claires et intelligentes comme ça le caractérise. Un bon exemple des méfaits d'Internet quand on manque de vigilance ou qu'on veut nous faire dire l'inverse de nos pensées. Un bon exemple aussi

"Comme tout le monde je ne progresse que dans la controverse".

Et voilà à quoi on arrive avec beaucoup d'ouverture d'esprit et d'intelligence :

Etienne Chouard, pour que les choses soient claires...

Ceci est un copié-collé de son blog : http://chouard.org/blog/

De grands médias et des politiciens de métier sont en train d’essayer de faire de moi un « Soralien », ce qui leur permettrait de discréditer d’un coup, sans argument de fond, la proposition ultra-démocratique de processus constituant populaire que je défends depuis dix ans.

Quels sont les faits ?

Depuis la bagarre de 2005 contre l’anticonstitution européenne, je travaille jour et nuit pour donner de la force à une idée originale d’émancipation du peuple par lui-même et pas par une élite : je soutiens l’idée que nous n’avons pas de constitution digne de ce nom et que, si nous voulons nous réapproprier une puissance politique populaire et nous débarrasser du capitalisme, nous devrons apprendre à écrire nous-mêmes notre Constitution, notre contrat social, en organisant nous-mêmes un peu partout des ateliers constituants populaires. Selon moi, ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir, ce n’est pas aux professionnels de la politique d’écrire ou de modifier la Constitution, qu’ils doivent craindre et pas maîtriser.

Depuis dix ans, donc, je lis beaucoup, dans toutes les directions, tout ce qui touche aux pouvoirs, aux abus de pouvoir et aux institutions : histoire, droit, économie, philosophie politique, sociologie, anthropologie, de la bible à nos jours, tout m’intéresse, pourvu que ça me donne des idées et des forces pour organiser la résistance des êtres humains à tous les systèmes de domination. J’essaie de comprendre comment on en est arrivé au monde injuste et violent qui est le nôtre, et comment on pourrait (réellement) améliorer la vie sur terre. Chaque fois que je déniche un livre, une thèse, une idée, un fait, une preuve, un intellectuel, un texte, une vidéo, ou tout document qui me semble utile pour comprendre les abus de pouvoir et y résister, je le signale sur mon site et on en parle ensemble. Depuis dix ans, ce sont ainsi des dizaines de milliers de liens que j’ai exposés à l’intérêt et à la critique de mes lecteurs.

Sur le plan de la méthode, même si je me sens (de plus en plus) sûr de moi quant à ma thèse radicalement démocratique, je suis pourtant toujours à l’affût des arguments de TOUS ceux qui ne pensent PAS comme moi ; c’est comme une hygiène de pensée, je cherche les pensées contraires aux miennes, autant pour les comprendre vraiment (ce qui facilite ensuite les échanges constructifs avec des adversaires que je considère, malgré notre opposition, comme des êtres humains, donc ipso facto légitimes pour défendre leur point de vue, quel qu’il soit), que pour détecter mes éventuelles propres erreurs. Comme tout le monde, je ne progresse que dans la controverse.

Un jour, il y a trois ans je pense, je suis tombé sur une vidéo de Soral, que je ne connaissais pas, qui m’a intéressé : il y dénonçait le colonialisme raciste du gouvernement israélien et le sionisme comme idéologie de conquête, aux États-Unis mais aussi en France (en s’appuyant sur les livres — bouleversants — d’Israël Shahak, de Shlomo Sand, de Gilad Atzmon et d’autres que nous devrions tous lire, je pense). Pour moi qui travaille sur les abus de pouvoir, il est naturel d’être intéressé par toute étude d’un projet de domination, quel qu’il soit. En regardant un peu son site, j’ai vu qu’il étudiait, condamnait et résistait (comme moi), entre autres, à l’Union européenne, au capitalisme, à l’impérialisme, au colonialisme, au racisme, aux communautarismes, aux multinationales, aux complexes militaro-industriels et aux grandes banques d’affaires, à la prise de contrôle des grands médias par les banques et par les marchands d’armes, au libre-échange et au sabotage monétaire, aux innombrables et scandaleuses trahisons des élites, à toutes les guerres, à toutes les réductions des libertés publiques justifiées par la « lutte contre le terrorisme », etc. Bref, tous ces fronts de résistance étant, à mon avis, des fronts de gauche, et même de gauche radicale et vraie, j’ai ajouté naturellement un lien sur ma page d’accueil vers le site de Soral. Un lien, parmi des milliers — je ne savais pas encore que cela allait faire de moi, en quelques années, un homme à abattre.

Je n’ai pas fait l’exégèse de l’auteur et du site signalés : j’ai juste cité le lien déniché, comptant comme d’habitude sur l’intelligence des gens — que je considère comme des adultes — pour distinguer ce qui y est pertinent de ce qui ne l’est pas, ce qui est bon de ce qui est mauvais. Et puis, je suis passé à autre chose, évidemment ; ma vie est une course permanente d’une idée à l’autre.

À partir de ce moment, j’ai reçu des accusations violentes et des injonctions — souvent anonymes — à retirer ce lien, jugé diabolique. Or, j’ai horreur qu’on m’impose ce que je dois penser ou dire ; je veux bien changer d’avis (j’aime découvrir que je me trompe et progresser en changeant d’opinion), mais il ne suffit pas d’affirmer que je me trompe, même en criant que je suis un fasciste (sic), il faut me le prouver. Et si on veut me forcer à retirer un lien, il y a toutes les chances pour que je m’obstine (bêtement, je sais).

Autre fait qui m’est reproché : depuis 2011, les militants d’E&R relaient souvent mes textes et vidéos sur leur site (documents qui ne parlent que de démocratie, de constitution d’origine populaire, et de gestion commune du bien commun), signe d’intérêt de militants « de droite » pour la vraie démocratie que — en toute logique — je ne prends pas comme une preuve évidente de « fascisme »… Lorsque je constate qu’un parti ou un journal ou une radio ou un site quel qu’il soit relaie ma prose radicale d’émancipation par l’auto-institution de la société, je ne peux y voir que des raisons d’être satisfait : mon message est universel, il n’est pas réservé à une famille politique ; plus on sèmera des graines de démocratie auto-instituée, un peu partout, sans exclusive aucune, mieux ce sera.

Justement, j’ai observé une évolution qui me semble importante : les jeunes gens qui suivent et soutiennent Soral, et qui étaient assez radicalementantidémocrates quand ils m’ont connu, étaient en fait « anti-fausse-démocratie », mais ils ne le savaient pas encore : ils pensaient (comme tout le monde) que l’alternative politique était 1) capitalisme-libéralisme-« démocratie » (complètement pourri, mafieux, esclavagiste, des millions de morts, à vomir) ou 2) communisme-socialisme-« démocratie populaire » (complètement pourri, un capitalisme d’État, avec police de la pensée, des camps de travail en Sibérie, des millions de morts, à vomir) ou 3) fascisme-« non-démocratie » (violent aussi, mais sans corruption — choix terrifiant, selon moi, évidemment)… Et puis, voilà qu’ils découvrent, en lisant les livres que je signale (Manin, Hansen, Rousseau, Sintomer, Castoriadis, Guillemin…) un régime alternatif, une quatrième voie, une organisation politique dont personne ne nous a jamais parlé sérieusement à l’école ou dans les journaux : la vraie démocratie, sans guillemets, avec une vraie constitution et des vrais contrôles, que nous écririons nous-mêmes, directement parce que entraînés, pour être sûrs de ne pas nous faire tromper à nouveau… Eh bien, je suis sûr (je l’ai ressenti souvent, nettement) que nombre de ces jeunes militants (de droite dure au début par dépit de la corruption généralisée et faute d’alternative autre — processus identique à la naissance du nazisme en Allemagne) sont en train de devenir (ou sont déjà devenus) des démocrates réels. Non pas par magie, mais parce que cette alternative démocratique réelle est à la fois crédible et prometteuse, elle fait vibrer tous les hommes de bonne volonté. Alors, je maintiens qu’il est pertinent et nécessaire de parler avec enthousiasme de vraie démocratie à absolument tout le monde, en étant convaincu qu’un être humain, ça peut changer d’avis 1) si on le respecte en tant qu’être humain, et 2) si ce qu’on lui propose est émancipant, libérateur, puissant, prometteur.

Et puis, quand on me reproche les médias — soi-disant parfois peu fréquentables— par lesquels sont relayées mes graines de démocratie réelle, je réponds que je ne m’identifie pas au média qui me tend son micro, que je reste moi-même quelle que soit la personne à qui je parle, et surtout que je n’ai guère le choix puisqu’AUCUN grand journal ni aucune grande radio de gauche (que j’aime quand même, hein) — ni Là-bas-si-j’y-suis, ni le Diplo, ni Politis, ni Terre-à-terre, dont je parle pourtant souvent, moi, depuis 2005 —, aucun de ces médias n’a jamais relayé / signalé / commenté mon travail, depuis DIX ans (!)… Comme si la démocratie vraie ne les intéressait pas du tout, ou comme si elle leur faisait peur. Il n’y a QUE les militants de base qui m’invitent à venir débattre sur ces questions : l’idée d’un processus constituant qui deviendrait populaire et d’une procédure authentiquement démocratique comme le tirage au sort, ça n’intéresse pas du tout les chefs, même ceux des médias de gauche…

Parmi les faits qui me sont reprochés, il y a aussi une conférence avec Marion Sigaut (que j’ai trouvée bien intéressante, d’ailleurs), sur la réalité du mouvement des « Lumières ». On s’empaille souvent, Marion et moi : on n’est pas d’accord du tout sur Rousseau, sur Robespierre, sur la Vendée, et sur quelques points historiques importants, mais on arrive bien à se parler, tous les deux, malgré nos désaccords, en essayant de comprendre l’autre, d’apprendre l’un de l’autre, en se respectant, ce qui s’appelle une controverse, processus qui est à la base du progrès de la connaissance. Cet échange intellectuel avec Marion, m’a fait découvrir des faits et documents particulièrement importants sur l’Ancien régime — par exemple, le livre passionnant « Le pain, le peuple et le roi » de Steven Kaplan —, et les intrigues fondatrices des « Philosophes » des « Lumières » (riches et marchandes, tiens tiens), pour faire advenir le « libéralisme », c’est-à-dire la tyrannie-des-marchands-libérés-devenus-législateurs qu’on appelle aujourd’hui le capitalisme.

Pour revenir à Soral, j’ai rapidement compris qu’il n’est pas du tout un démocrate, évidemment : il est autoritaire et il défend une idéologie autoritaire, au strict opposé de ce que je défends moi. Je ne veux pas plus de sa « dictature éclairée » que de n’importe quelle dictature, évidemment.

Mais malgré cela, une partie de son analyse du monde actuel (et non pas ses projets de société) me semble utile, objectivement, pour mon projet à moi, de compréhension des abus de pouvoir et de constituante populaire. Donc, pour ma part, je ne monte pas en épingle ce qui me déplaît chez Soral, je prends ce qui m’intéresse (les infos sur les fronts de gauche et sur la résistance au sionisme) et je laisse le reste, comme l’adulte libre de penser et de parler que je suis.

On reproche à Soral un antisémitisme intense et assumé. Pourtant, quand on lui demande « êtes-vous antisémite ? », Soral répond « NON, dans le vrai sens du mot c’est-à-dire raciste ». Et il souligne aussitôt que le mot « antisémite », avec des guillemets, a progressivement changé de sens pour servir aujourd’hui de bouclier anti-critiques (ce que Mélenchon dénonce lui aussi, amèrement, avec raison et courage, je trouve, en appelant cette calomnie systématique « le rayon paralysant du CRIF ») : dans ce nouveau sens, complètement dévoyé, « antisémite » sert à qualifier tous ceux (même ceux qui ne sont ABSOLUMENT PAS racistes) qui critiquent et condamnent la politique — elle, officiellement raciste et criminelle — du gouvernement israélien (critiques d’un racisme qui sont donc un antiracisme). C’est ce nouveau sens seulement que Soral assumait, en martelant, en substance : « j’en ai marre de ce chantage à « l’antisémitisme » et de ces intimidations permanentes de la part d’ultra-racistes qui osent accuser de racisme des résistants à leur racisme ».

Je trouve que ça se défend très bien, si on arrive à tenir le cap de l’humanisme, c’est-à-dire à ne pas devenir soi-même raciste en réaction à un racisme premier : il est essentiel, je pense, de ne pas devenir antisémite en réaction au sionisme : il ne faut surtout pas s’en prendre à tous les juifs au motif que certains sionistes seraient odieux et dangereux.

Or, tout récemment, j’ai découvert dans une publication de Soral des propos terribles et dangereux qui me conduisent à changer d’avis sur la portée du lien que j’ai mis sur mon site.

Dans une vidéo en direct de juin 2014 (1 minute, à partir de 47:54), Soral dit les mots suivants, que je n’avais jamais entendus de lui avant, et qui me choquent tous profondément :

[Bon, j’ai commencé à transcrire, mais j’ai honte de seulement écrire des trucs pareils… Donc, j’arrête. Je vous laisse lire le lien si ça vous chante.]

Je ne peux évidemment pas valider une parole pareille, froidement raciste, sexiste, autoritaire. Je n’avais jamais vu Soral parler comme ça. C’est un peu comme un désaveu, parce que je l’ai entendu maintes fois jurer qu’il n’était pas antisémite.

Alors, je cède, je reconnais que me suis trompé, en publiant un lien sans mise en garde : il y a un risque d’escalade des racismes. Ce mélange de lutte légitime et courageuse contre de redoutables projets de domination (résistance qui m’intéresse toujours et dont je ne me désolidarise pas), avec un sexisme, une homophobie, et maintenant un antisémitisme assumés (qui me hérissent vraiment), ce mélange est toxique. Stop. Et puis, je n’arrive plus à m’occuper de nos ateliers constituants : on nous interpelle sans arrêt sur notre prétendue identification à Soral, et la violence des échanges qui s’en suivent partout me désespère ; j’en ai assez, il faut faire quelque chose pour marquer une différence, une limite : je supprime le lien de mon site vers Soral. Désormais, je ferai le filtre, en évoquant moi-même les auteurs que je trouve utiles, comme Shlomo Sand, Jacob Cohen, Bernard Lazare, Israël Shahak, Gilad Atzmon, Norman Finkelstein, Gideon Levy, Mearsheimer et Walt, Éric Hazan, etc.

En conclusion, j’insisterai sur l’essentiel : à mon avis, tous ces reproches sont montés en épingle de mauvaise foi par les professionnels de la politique pour entretenir une CONFUSION entre les vrais démocrates et « l’extrême droite » ; confusion qui leur permet de se débarrasser des vrais démocrates à bon compte, sans avoir à argumenter.

Post scriptum: si le système de domination parlementaire arrive finalement à me faire passer pour un diable hirsute, infréquentable et banni, ce n’est pas grave, je ne suis qu’une cellule du corps social et je ne cherche absolument aucun pouvoir personnel (je ne perds donc rien d’essentiel si je suis ostracisé par le système, à part le bonheur de bien servir à quelque chose d’utile, que je ressens en ce moment) : prenez alors le relais vous-mêmes ! Notre cerveau collectif survivra très bien à la disparition d’un neurone, changez de nom, et continuez à défendre vous-mêmes, un peu partout et tout le temps, cette idée importante qui va tout changer, mais seulement si on est très nombreux à s’être bien polarisés sur la même idée, simple et forte : ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir, DONC, il ne faut SURTOUT PAS ÉLIRE l’Assemblée constituante ; si on veut une constitution, il faudra l’écrire nous-mêmes et il faut donc, dès maintenant et tous les jours (!), nous entraîner réellement en organisant et en animant partout des mini-ateliers constituants ultra-contagieux.

« Fais ce que tu dois, et advienne que pourra. »

Étienne Chouard,
28 novembre 2014.

Etienne Chouard, pour que les choses soient claires...

Et parce que l'honnêteté et la franchise semblent caractériser cet homme, il y a une suite et j'aime tout particulièrement l'idée de cesser de parler de racistes mais de paroles racistes, car chaque être humain a droit à l'erreur et peut évoluer et changer. Moi même je me surprends à m'énerver dès qu'on aborde le sujet des injustices commises contre les palestiniens par exemple, pour m'en vouloir de m'énerver tout de suite après !

Tournons notre langue sept fois dans la bouche...et notre plume sept fois dans l'encrier, ayons la générosité d'essayer de comprendre, toujours, avant de juger, et plutôt que de prêcher la compassion, mettons la en pratique. Il ne s'agit pas de compromissions ou de retournements de veste, mais d'humanité.

"La haine de la haine c'est encore de la haine."

"La droite extrême est déjà au pouvoir"... partout... presque...!!

Etienne Chouard, pour que les choses soient claires...

Pour que les choses soient claires – suite

Posted on 29 novembre 2014

Quand on s’aperçoit qu’on se trompe, il faut se corriger.

Quand on s’aperçoit qu’on a trop corrigé, ou pas assez, il faut encore se corriger.
C’est un travail qui dure toute la vie.

Ça donne une trajectoire en zig-zag, qui peut suggérer une instabilité ou une fragilité, mais c’est plutôt le résultat d’une honnêteté, et il faut l’assumer : tout ce qui est vivant sur terre se trompe, et se trompe souvent ; et il faut donc s’adapter. Je ne prétends pas, comme les donneurs de leçon qui prétendent avoir définitivement tout compris mieux que tout le monde, avoir trouvé la vérité le premier et ensuite tenir un cap sûr et droit, déterminé à n’en pas changer. Si vous m’accompagnez, préparez-vous à zig-zaguer.

Sur le plan de la pression que je subis, ça devient raide, je vous prie de croire. Je suis là tout seul devant mon clavier, et vous êtes des milliers — des milliers ! — à parler, ou à crier, soit pour féliciter, soit pour condamner, soit pour exiger, soit pour renoncer, mais des milliers c’est inhumain, presque incompréhensible tellement c’est varié et animé de pensées argumentées, contrastées, violemment opposées. Essayer de tous vous contenter, c’est certainement devenir bientôt fou à lier. Je vais donc me retourner sur moi-même, c’est plus simple, et tâcher d’évaluer — isolé — ce que j’ai fait.

J’ai passé des jours et des nuits à préparer le billet d’hier, et il me semble équilibré. Sauf à la fin, où ma conclusion va trop loin, parce qu’elle est, je pense, exagérée. Il fallait exprimer — clairement, fortement — mon opposition farouche aux paroles dangereuses, et peut-être corriger le lien en lui ajoutant un commentaire explicite sur le racisme, le non racisme et l’antiracisme ; mais pas supprimer un lien, ce petit lien, avec toute une communauté (geste trop fort, symboliquement), même pour cause de très mauvaises paroles. En coupant complètement les ponts, je me rends moi-même coupable, précisément, du travers anti-politique que je condamne d’habitude.

Je vous rappelle quelle est ma position sur le racisme et sur « l’antiracisme » :

Je pense (et c’est précisément ce qu’on me reproche, si j’ai bien compris) que, pour servir à quelque chose d’utile, le mot « extrême droite » devrait servir à désigner les ennemis extrêmes du peuple et du bien commun, et PAS « les racistes » ; car les paroles racistes sont un fléau qu’on retrouve partout et elles sont plus une conséquence des problèmes sociaux qu’une cause. J’utilise l’expression paroles racistes car je refuse le mot « raciste » pour désigner une personne, comme si elle n’allait jamais changer d’avis, comme si sa nature c’était d’être raciste, comme si elle n’était plus humaine, inférieure politiquement… Je trouve cette façon de penser précisément… raciste, antipolitique.

La haine de la haine, c’est encore de la haine. En traitant quelqu’un de « raciste », avec haine (et… racisme), en enfermant l’adversaire (à vie) dans ses mauvaises paroles du moment, on s’interdit absolument, selon moi, d’améliorer la situation, aussi peu que ce soit : les accusés vont s’enferrer dans leurs mauvais discours et même se préparer à une guerre. Contre les paroles racistes, je ne vois pas d’autre issue que politique : la vision raciste du monde est une grave erreur d’analyse, une honte au regard de l’humanité, mais ça se démontre, ça ne s’impose pas.

N’oubliez pas que ceux qui ont aujourd’hui des paroles racistes sont des êtres humains. N’oubliez pas que, DONC, ils changent. Peut-être cette personne que vous détestez aujourd’hui (parce qu’elle pense et dit effectivement des horreurs) vous sauvera-t-elle la vie demain. Il ne faut jamais renoncer à l’action politique (qui n’est PAS la guerre sans merci des partis, misérable parodie d’action politique). Il vaut mieux chercher les causes premières du racisme que d’invectiver ceux qui sont aujourd’hui frappés de cette maladie (honteuse).

En plus, quand vous mettez toutes vos forces dans « l’antiracisme » (sic), vous ne mettez plus aucune force dans la lutte contre le capitalisme : contre les 1% « libéraux »-esclavagistes, ni contre leurs « élus » et leurs traîtrises. Donc, ces derniers doivent bien se frotter les mains de « l’antiracisme », ce « confusionnisme politique, sciemment organisé, intellectuellement structuré, qui vise à déplacer la vraie ligne de divergence démocratique majeure entre les héritiers possédants et les dépossédés »…

Et si l’expression extrême droite désigne simplement, comme je pense que nous devrions le décider, la droite extrême, je pense qu’elle est déjà AU POUVOIR en ce moment, et que les chiffons rouges (Soral, Le Pen, etc.) qu’on agite frénétiquement devant nous dans toutes nos discussions servent de LEURRES, qui nous distraient de l’essentiel et qui nous empêchent — littéralement — de penser et de progresser.

Hier, sans m’en apercevoir, je me suis rendu coupable moi-même de cet « antiracisme » qui fabrique une race des « racistes », sorte de sous-hommes à combattre en toute matière pour cause de péché impardonnable, de crime de la pensée : quand on repère une parole raciste, il faut la combattre, bien sûr, en dénoncer fortement le danger, la honte et l’inhumanité, mais pas couper les ponts avec les hommes, pas couper l’humanité en deux catégories (les purs : les non racistes, et les impurs : les racistes), sinon on n’arrivera jamais à faire société : il faut garder confiance dans la politique : les êtres humains peuvent changer, et il faut s’y atteler. Les exclure, c’est y renoncer.

Je vais donc remettre un lien, différent, commenté, vers E&R, que je considère comme un portail utile pour comprendre et résister à certains abus de pouvoir terribles, même s’il est évidemment très critiquable par certains côtés (comme tout le monde) ; je reviens donc à ma position ouverte d’avant-hier, que je tiens depuis des années : il faut que chacun se forge une opinion en adulte, et une vraie démocratie doit laisser une place aux non démocrates. Et pour les ulcérés, faut quand même pas charrier, ce n’est qu’un lien suggéré, pas du tout une identité, une allégeance ou une caution : je ne suis pas « soralien », je cherche à RENDRE POSSIBLE UN MONDE VRAIMENT COMMUN, je ne suis pas « complaisant avec le fascisme » que je combats du mieux que je peux, en conscience, librement, à ma façon, et je vous pense tous libres de penser. Soyez gentils de ne pas tout surinterpréter, tâchez de modérer.

Vous savez maintenant ce que je pense de l’antisémitisme et du racisme : je les considère comme des fléaux, une honte pour l’humanité. Mais je pense que les combattre en traitant les gens de « racistes » comme si c’était leur nature, et en leur coupant la parole (comme on coupe une tête), c’est croire éteindre un incendie en jetant de l’essence sur les flammes.

Je suis désolé de vous mécontenter, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui ; ce ne sont pas les mêmes et je risque fort de tous vous énerver. Je vous demande de me pardonner. Je suis bouleversé, tout noué, mal au bide, comme percé par la violence des mille commentaires qui fusent de toute part chaque jour, comme si je devais ne jamais me tromper, ou comme si, pour m’être trompé, je devais maintenant expier. Vous tous, qui m’aimez ou qui me détestez, vous m’épuisez. Quelque temps, je vais m’éloigner.

Je fais ce que je peux, mais là, je n’en peux plus.

Étienne.

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éducation...

23 Août 2014, 09:26am

Publié par pam

Mathieu Ricard :

Altruisme : "Il faut enseigner la méditation dès la maternelle"

From www.huffingtonpost.fr - August 20, 9:28 AM

Ce n'est pas uniquement le moine qui le dit, c'est surtout la science. De l'évolutionnisme à la neurologie en passant par la psychologie, mais aussi l'analyse de données concernant les conflits, tout concourt à montrer que l'altruisme est non seulement inné chez l'homme, mais qu'il peut aussi être créé.

Or, si vous analysez les actes des individus tout au long de la journée on remarque qu'en moyenne 70% de ceux-ci sont des actes qu'on pourrait qualifier d'entraide comme tenir la porte ouverte à quelqu'un, des petits gestes.

Autre exemple, celui de Richard Davidson à l'Université du Wisconsin et de son programme d'entraînement à la compassion et aux comportements pro-sociaux chez des enfants âgés de 4 et 5 ans. En dix semaines, grâce à trois séances de 30 minutes de méditation par semaine, on a réussi à stimuler les comportements pro-sociaux et altruistes chez les enfants. Les résultats sont incroyables.

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éducation...

18 Février 2014, 07:59am

Publié par pam

“J’ai constaté souvent que la plupart des enfants sont capables de s’engager pour faire quelque chose de bon.”

“Une maîtresse m’a traité de menteuse, disant que je ne savais pas lire, ce qui était faux. J’ai compris ce jour-là que je ne devais pas dépendre de ce que les autres pensaient de moi et que je ne pouvais faire confiance qu’à mon expérience personnelle.”

“Il est temps que l’homme moderne se rende compte à quel point il est lié à la Terre et au cosmos. Il prend, il ne cesse de prendre, oubliant que la Terre est un patrimoine qui doit être géré pour le bien de tous, de ceux qui vivent aujourd’hui mais aussi de ceux qui vivront demain pendant d’innombrables générations. La Terre est comme un jardin dont il faut s’occuper avec sagesse en se gardant bien d’épuiser le sol. Tout le mal que nous lui faisons nous revient avec un effet de boomerang.

Nous croyons avoir le droit de dominer la Terre mais c’est une pensée erronée. Vous ne pensez pas que vous avez le droit de dominer vos pères et mères ; au contraire, vous avez vis-à-vis d’eux de grandes responsabilités et vous devez les traiter avec amour. Au lieu de nous acharner à cultiver l’esprit de possession, nous ferions mieux d’être sans cesse à la recherche de l’indispensable harmonie. C’est cela que nous devons avant tout enseigner à nos enfants.”

“Nous devons sans cesse découvrir que nous agissons par habitude. Lorsque j’étais enfant, on nous apprenait à être autant que possible attentifs à tout : au vent, à la température, au chant de la rivière, aux mouvements des nuages, aux actions des êtres qui nous entouraient... Être présents. C’est parce que nous ne savons pas être présents, ici et maintenant, qu’il y a tant de luttes. Nous devons considérer tous les êtres avec un égal respect, comme des membres de notre famille.”

“Si nous voulons progresser, nous devons parvenir à avoir avec nos parents des relations harmonieuses.... Il ne peut y avoir de vraie libération aussi longtemps que les relations avec les parents ne sont pas réglées. Les Indiens avaient compris cela des siècles avant la psychanalyse.”

“Le devoir silencieux de tout homme est d’enseigner à ceux qui en savent moins que lui et d’apprendre de ceux qui en savent plus. Tous, nous sommes sur cette terre pour nous aider les uns les autres. Et quand je dis tous, je veux parler aussi de notre mère la Terre, de tout ce qui vit et respire, de tout ce qui a une âme. Même si ce n’est pas une âme tout à fait semblable à la nôtre.”

“Vous devez traiter toute la famille parce que c’est dans cette famille que l’enfant est devenu malade.”

“Quand vous voyez des gens sourire sans cesse autour de vous, vous avez le sentiment que le monde est merveilleux.

Si vous faites peur aux enfants, les punissez, les brutalisez, vous leur donnez nécessairement une mauvaise image d’eux-mêmes et toute leur vie s’en ressent. Alors que la façon dont on a agi avec moi a fait de moi quelqu’un de vraiment libre.

Je n’ai jamais eu à m’inquiéter de savoir si je faisais ou non une bonne impression à ceux qui m’entouraient ; je n’ai jamais eu à m’efforcer de bien agir dans le but d’être aimée. Si vous m’aimez c’est bien, si vous ne m’aimez pas, c’est votre problème.”

“Si une personne rejette une autre personne, c’est qu’elle se sent elle-même rejetée. Cela lui fait du bien de penser mal de l’autre : découverte importante.”

“On peut aller encore plus loin et dire que l’essentiel est de reconnaître que nous sommes tous reliés, que ce que je vous fais ou ce que je fais à la Terre me reviendra nécessairement. Si je vous traite avec amour et compassion, cela me reviendra aussi. C’est comme ça que cela marche.”

“Nous avons vécu une époque où le seul moyen d’”éduquer” les enfants était de les punir et de les frapper. Nous voyons aujourd’hui le résultat. Cela nous a empêchés de développer nos dons de créativité et cela a fait naître des êtres qui ont eu un impact négatif sur l’humanité. Car un enfant malheureux ne peut pas devenir un adulte constructif.”

“Ce que nous voulons éviter à tout prix, c’est d’installer dans l’esprit de l’enfant des idées de jugement, de punitions, de honte.”

“Nous devons aider l’enfant à trouver une façon créative d’obtenir ce qu’il veut sans pour autant nuire à une autre personne. Ainsi l’éducation devient une série d’occasions sacrées qui nous sont données, jour après jour, d’élargir chez l’enfant son champ de conscience, si précieux.”

“Il faut donner la permission de vivre à l’enfant qui se trouve dans l’adulte.”

Cartier in “Les gardiens de la terre”.

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Éthique et éducation...

6 Septembre 2013, 07:07am

Publié par pam

“L’éthique est une affaire de corps et non d’âme. Je suis mon corps, et rien d’autre, la morale en procède. La chair s’agence par les organes en système qui, eux-mêmes en relation, produisent les connexions nécessaires au fonctionnement de cette machine sublime. Une matière et rien d’autre, traversée par de perpétuels flux, eux aussi réductibles à de la matière même s’ils transcendent la pure et simple juxtaposition atomique. Puisque l’éthique n’est pas donnée, mais produite, construite, puisqu’elle suppose un travail volontariste, puisque le cerveau agit en centrale numérique, alors concluons à la nécessité du dressage neuronal et de l’imprégnation éthique du système nerveux. L’éducation joue un rôle majeur ; le formatage pose les bases selon lesquelles rien de moral n’est possible. L’individu que construit la société et la société que construit l’individu se nourrissent et se modifient substantiellement. La morale universelle, éternelle et transcendante laisse la place à l’éthique particulière, temporelle et immanente. L’absence d’éducation, le renoncement à la transmission des valeurs, l’abdication devant toute entreprise pédagogique (caractéristiques de notre époque), constituent en négatif un autre dressage neuronal, dangereux car il intègre dans le système nerveux que la loi n’est pas la loi éthique mais la loi de la jungle.

La construction d’un cerveau éthique constitue le premier degré vers une révolution politique digne de ce nom.”

éMichel Onfray in “La puissance d’exister”.

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parents et enfants...

5 Septembre 2013, 07:28am

Publié par pam

“ Mme Darling eut vent de Peter pour la première fois alors qu’elle était occupée à mettre de l’ordre dans l’esprit de ses enfants. C’est une habitude nocturne de toute bonne mère, de fouiller dans l’esprit de ses enfants dès qu’ils sont endormis et de remettre toute chose d’aplomb pour le lendemain, rangeant à leur place les nombreux objets égarés dans la journée.

Si vous pouviez rester éveillés (mais c’est impossible, bien sûr) vous verriez comment s’y prend votre maman et trouveriez très intéressant de l’observer à ce moment. C’est exactement comme fouiller dans des tiroirs. Vous la surprendriez à genoux, je pense, se demandant perplexe où diable vous avez bien pu dénicher ce machin, faisant des découvertes agréables et d’autres qui le sont moins, pressant cette chose contre sa joue comme si c’était aussi doux qu’un petit chat, et faisant vivement disparaître cette autre de la vue. Quand, le matin, vous rouvrez les yeux, votre méchanceté et les passions mauvaises qui vous accompagnèrent au lit, vous les retrouvez pliées en une seule pile serrée, et repoussées tout au fond de votre conscience. Par-dessus sont rangées vos plus jolies pensées, attendant que vous les enfiliez.”

in Peter Pan de James M. Barrie.

parents et enfants...

“ Il n’y a qu’une seule manière d’aimer ses parents : tout leur pardonner, quoi qu’ils aient fait. Ensuite, il n’y a plus qu’à se pardonner soi-même de ne pas leur avoir pardonner plus tôt.”

in “Les Thanatonautes” de Werber.

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