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espoir

Lierre Keith et l'essentiel....

13 Septembre 2015, 05:55am

Publié par pam

Je pourrais effacer tout mon blog pour ne laisser que ce texte.....

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En quête d'un autre monde...

13 Avril 2015, 14:28pm

Publié par pam

en direct de bastamag.net une petite merveille pleine d'optimisme :

« Un métier n’est pas là pour vous emprisonner mais pour vous rendre libre »

PAR SIDEWAYS 13 AVRIL 2015

Daniel Testard est un boulanger atypique. Il ne travaille que deux jours par semaine pour pouvoir s’occuper de son jardin, pratiquer le chant et la musique, écrire et s’exercer à la méditation. Il ne vend pas lui-même son pain : il fait confiance à ses clients qui paient directement leurs achats, dans une corbeille. Il récupère l’eau de pluie, qu’il filtre et incorpore aux farines de blé anciens, biologiques, qu’il se procure illégalement. « J’ai toujours résisté à l’idée que soit on augmente son chiffre d’affaires, soit on disparaît. » Une pratique construite depuis 30 ans, à Quily, dans le Morbihan, qui vise à bâtir une vie harmonieuse où le travail n’aliène pas mais rend libre.

Un petit livret à la couverture orange, une impression ancienne, un objet que l’on a envie de garder précieusement. Il l’a écrit il y a quelques années, après avoir réinventé son métier. Parce que la formule vaut le coup d’être dupliquée, il voulait la partager... Avec son idée, il est possible de retrouver des commerces dans les villages, de la vie dans les campagnes. Des artisans qui sont heureux et qui ne manquent de rien.

À la base, il y a beaucoup d’envies : être proche de sa famille, produire sa nourriture, avoir du temps pour soi, écrire, avoir deux mois de congé l’été pour partir. La solution, il l’a inventée à partir de ces idées-là. Et au final, cela correspondait bien à son métier passion, à son métier d’origine, la boulange. Deux jours de pain dans la semaine, parce qu’il aime faire naître la vie dans la pâte, il aime son monastère panaire, ermite dans la nuit à converser les étoiles. Il participe ainsi à la vie du pays dans lequel il vit, 700 pains pour nourrir 150 familles, peut-être 300 à 500 consommateurs.

Et comme il ne pouvait pas vendre son pain en même temps qu’il le faisait, Daniel a choisi de ne pas le vendre lui-même. Il a ouvert son fournil à ses clients, qui viennent chercher leur pain quand ils le souhaitent et qui payent directement dans la caisse. « L’avantage du système, c’est que personne n’est prisonnier de l’autre. Les gens peuvent venir quand ils veulent, même la nuit, même le lendemain, et moi, je peux être là ou pas là. » Comme il faut autant de temps pour vendre son pain qu’il n’en faut pour le fabriquer, il gagne ainsi deux jours par semaine de liberté.

Et cela dure depuis 30 ans...

Pour voir la suite du reportage (photos, sons, vidéos).

Reportage réalisé par le site SideWays, web-série documentaire présentant des initiatives solidaires, positives et originales, qui sont « des idées pionnières ou bien des remèdes au système actuel, dans lequel de moins en moins de personnes se retrouvent », expliquent les initiateurs du projet, Hélène Legay et Benoit Cassegrain de l’association Contre-courant. Chaque épisode se décline sous un même format : une vidéo de 5 min, un article multimédia et un espace de discussion avec les protagonistes et les auteurs.

Pour en savoir plus : le site de SideWays.

En quête d'un autre monde...

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Ye tang che...

26 Octobre 2014, 07:43am

Publié par pam

“Ye tang che signifie en tibétain complètement épuisé (ras-le-bol total), ce mot décrit une expérience d’absence totale d’espoir. C’est le commencement.

Si nous n’abandonnons pas l’espoir, l’idée qu’il existe quelque part un endroit où nous serions mieux, qu’il existe quelqu’un de mieux que nous pourrions être, alors nous ne nous détendrons jamais là où nous sommes avec la personne que nous sommes.

Le mot attention signifie être bien là où nous sommes.

La souffrance commence à se dissoudre quand on est capable de remettre en question la croyance ou l’espoir qu’il existe un endroit quelconque où se cacher.”

“Nous sommes tous accro à l’espoir - l’espoir que le doute et le mystère vont disparaître.”

Pema Chödrön. “Conseils d’une amie pour des temps difficiles”.

Ye tang che...

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Pas en mon nom...

6 Octobre 2014, 06:08am

Publié par pam

Bonjour tout le monde ! nouveau record de fréquentation de ce blog et aussi de nationalités différentes et ça fait chaud au coeur.

Plein de possibilités d'articles ce matin, de sujets passionnants, de sujets de révoltes, de livres à livre, d'auteurs, d'artistes à découvrir, de projets constructifs à soutenir, d'idées à faire circuler...

Ca fait trop pour un seul jour, pour une seule vie même ! alors un slogan pour commencer la semaine :

"PAS EN MON NOM"

Pas en mon nom la guerre, les conflits, le racisme, le sexisme, la haine de l'autre.

Pas en mon nom les prosélytismes religieux agressifs de tous poils.

Pas en mon nom l'exploitation d'enfants, de femmes, d'hommes.

Pas en mon nom l'élevage intensif, les souffrances animales.

Pas en mon nom la destruction de la nature, de la planète Terre, pour le profit d'une poignée d'hommes avides au pouvoir de multinationales répugnantes.

Pas en mon nom l'abrutissement des cerveaux par des médias aux ordres qui ne cherchent qu'à endormir les consciences par des infos orientées et sectaires.

Pas en mon nom la société de consommation.

Pas en mon nom l'uniformisation des esprits, des corps, des gouts et des choix.

Pas en mon nom...

Que votre semaine soit douce et joyeuse, calme et sereine,

Faites chaque jour une chose nouvelle,

Découvrez, rencontrez, essayez, aimez, riez,

Et à demain pour de nouvelles découvertes...

Photo de Papy qui s'est fait injustement castagner dans le métro hier et à qui je pense très fort.

Photo de Papy qui s'est fait injustement castagner dans le métro hier et à qui je pense très fort.

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L'urgence de ralentir...

27 Septembre 2014, 05:59am

Publié par pam

http://www.bastamag.net/Toujours-plus-vite-ces-dissidents

Toujours plus vite, toujours plus pressés. Nous sommes entrés dans l’ère de l’immédiateté, celle des profits, celle de l’information, celle de la satisfaction individuelle. Que traduit cette accélération de nos modes de vie ? Avec quels risques dans une planète aux ressources limitées ? Comment résister à cette injonction du toujours plus vite ? C’est ce qu’interroge Philippe Borrel dans son dernier film, L’urgence de ralentir, diffusé le 2 septembre sur Arte. Il est allé à la rencontre de ceux qui expérimentent des alternatives concrètes à contre-temps du modèle dominant néolibéral. Basta ! et Mediapart vous proposent des séquences inédites de son film.

L’immédiat et la vitesse sont devenus la norme. L’accélération, notre rythme quotidien. « Mais à quel prix ? Et jusqu’à quand ? » interroge le réalisateur Philippe Borrel [1] dans son dernier film, L’urgence de ralentir. « Ce que nous vivons, appuie l’économiste Geneviève Azam, c’est vraiment la colonisation du temps humain dans toutes ses dimensions – biologique, social, écologique – par le temps économique. C’est un temps vide, sans racine, sans histoire, seulement occupé par la circulation des capitaux ». Directement pointés du doigt, les milieux financiers et la logique d’actionnaires en attente d’une rentabilité immédiate.

Illustration de cette accélération financière et technologique, le trading haute fréquence dans lequel les algorithmes ont remplacé les hommes. « Le marché est un serveur mettant en relation des acheteurs et des vendeurs qui sont désormais des algorithmes, relate Alexandre Laumonier, auteur de 6. Un ordre est exécuté au New York Stock Exchange en 37 microsecondes, soit 1350 fois moins de temps qu’il n’en faut pour cligner de l’œil... » Le rythme est désormais dicté par les machines. « Celui qui compressera le temps le plus rapidement possible gagnera la partie », assène le sociologue Douglas Rushkoff. A moins que les catastrophes écologiques, économiques et sociales annoncées ne prennent les devants.

Résister à la société de consommation

Croisant les réflexions de sociologues, philosophes et économistes, le film de Philippe Borrel ne montre pas seulement les effets du néolibéralisme. Il filme celles et ceux qui tentent de faire émerger des alternatives constructives à la logique d’accélération généralisée. C’est dans le Val de Suse, en Italie, que Philippe Borrel pose d’abord sa caméra. Depuis vingt ans, la résistance s’organise face au projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin évalué à 26 milliards d’euros (voir nos articles). Outre les scandales financiers de ce projet, les militants interrogent le modèle de développement qu’il préfigure. « Si quelque chose doit s’accélérer ce sont les idées et pas les personnes ou les marchandises, confie un membre des No Tav.La modernité ce n’est pas d’aller plus vite, c’est d’avancer avec plus de sagesse. »

Passage incontournable à Notre-Dame-des-Landes, où les occupants de cette zone dénoncent « le projet d’aéroport et le monde qui va avec » (notre dossier). Dans cette zone de bocage, ils réinvestissent les terrains en plantant des vergers, des haies, en défrichant, drainant, repiquant des semis... « Rendre fertile ce qu’ils veulent rendre stérile, là est notre force », assurent les opposants au projet d’aéroport. Bien évidemment, d’une lutte à l’autre, les stratégies varient. Certains ont décidé de se couper complètement de la société de consommation. C’est le cas de la Wildroots Community, basée dans les Appalaches en Caroline du nord. Elle a été fondée par un ancien ingénieur et sa compagne. En pleine forêt, cette communauté de « survivalistes » accueille ceux qui, comme eux, veulent réapprendre à vivre en pleine autonomie au cœur de la nature.

Se réapproprier la technologie

« La réponse du capitalisme à l’urgence climatique reste uniquement technologique et ne remet jamais en cause ce qui, dans son fonctionnement, contribue au dérèglement des écosystèmes », analyse Philippe Borrel. Fort de ce constat, il est allé à la rencontre de Bunker Roy, le fondateur du Barefoot College en Inde.« Depuis quinze ans, il recrute des femmes illettrées dans les milieux ruraux d’Afrique, d’Amérique latine ou d’Asie pour les former pendant six mois à l’ingénierie solaire et à l’autonomie énergétique », relate le réalisateur. Plus de 300 ingénieures solaires auraient ainsi été formées depuis le lancement du projet. Ici, la technologie est démystifiée et réappropriée collectivement.

Aux États-Unis aussi, des systèmes d’apprentissage alternatifs se mettent en place. C’est ainsi qu’à deux pas des sièges de Google et de Facebook, au cœur de la Silicon Valley, une école interdit l’usage des ordinateurs ou des portables aux élèves jusqu’à la classe de seconde. « Nous amenons la technologie aux élèves seulement quand ils sont en mesure de la comprendre, explique une professeure. Je veux que mes élèves soient excités à l’idée d’apprendre. » Au-travers d’apprentissages concrets comme la permaculture, les enseignants espèrent développer chez les enfants des capacités d’innovation et d’adaptation à un monde en mutation accélérée. « L’éducation est la clé, c’est l’espoir de voir des êtres humains capables de penser librement ».

Un autre rapport à l’argent

Questionner notre rapport au temps conduit irrémédiablement, dans une société capitaliste, à interroger notre rapport à l’argent. Philippe Borrel s’attache notamment à rencontrer les porteurs de monnaies locales, de Romans-sur-Isère (Drôme) à Bristol (sud-ouest de l’Angleterre). Une manière de relocaliser l’économie qui essaime dans une grande diversité de territoires (nos articles). « On résiste beaucoup mieux aux chocs extérieurs lorsque l’on a une économie locale solide »confirme Lionel Astruc, auteur de (R)évolutions.

Sa caméra nous conduit à Tomkins Time Traders, la banque du temps d’Ithaca, dans l’État de New York. Ici, le temps n’est plus forcément synonyme d’argent. Des services peuvent être échangés gratuitement avec d’autres habitants du quartier, tous à égalité, que l’on soit avocat ou électricien. « Nous avons tous des savoirs-faire uniques et quelque chose à partager ou à donner aux autres », confie une membre du projet. L’enjeu est de créer un nouveau système qui revalorise le travail au cœur de l’économie. Dans cette banque, une heure d’une compétence particulière – en plomberie ou comme dentiste par exemple – équivaut à une heure de soins pour les personnes âgées ou une heure de garde pour les enfants. Un moyen de sortir du système capitalisme monétisé mettant en concurrence les uns avec les autres.


Des adeptes du mouvement de la simplicité volontaire aux villes en transition (nos articles), en passant par des expériences en permaculture telles que la Ferme du Bec Hellouin, le film de Philippe Borrel nous amène à prendre le temps de s’arrêter pour réfléchir. Il égrène d’autres façons de vivre ensemble pour façonner un autre monde. Plutôt que de suivre un rythme qui nous mène vers des catastrophes écologiques, économiques et sociales, le réalisateur nous propose de redonner du sens au temps et de reprendre le contrôle de nos vies. Une invitation à amorcer dès aujourd’hui une véritable transition écologique et sociale. Un film à voir de toute urgence.

Sophie Chapelle

Notes

[1] Philippe Borrel est le réalisateur de Les Insurgés de la Terre, d’Un monde sans fous ? et d’Un monde sans humains ?

"Nous n'avons pas encore compris à quel point la situation est terrifiante. Nous sommes inconscients..."

"Nous sommes beaucoup plus qu'on ne le croit à avoir envie de changer de paradigme."

"D'abord ils vous ignorent, puis ils se moquent de vous, ensuite ils vous combattent, et à la fin vous gagnez." Gandhi.

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