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evolution

La fin annoncée de la civilisation industrielle....

13 Juin 2015, 07:27am

Publié par pam

PAR IVAN DU ROY

Pablo Servigne et Raphaël Stevens, dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer ». Rappelant l’ensemble des données et des alertes scientifiques toujours plus alarmantes, les deux auteurs appellent à sortir du déni. « Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide »

Quels sont les obstacles à la prise de conscience ?

Il y a d’abord le déni, individuel et collectif. Dans la population, il y a ceux qui ne savent pas : ceux qui ne peuvent pas savoir par absence d’accès à l’information et ceux qui ne veulent rien savoir. Il y a ceux qui savent, et ils sont nombreux, mais qui n’y croient pas. Comme la plupart des décideurs qui connaissent les données et les rapports du GIEC, mais n’y croient pas vraiment. Enfin, il y a ceux qui savent et qui croient. Parmi eux, on constate un éventail de réactions : ceux qui disent « à quoi bon », ceux qui pensent que « tout va péter »…

L’alerte sur les limites de la croissance a pourtant été lancée il y a plus de 40 ans, avec le rapport du physicien américain Dennis Meadows pour le Club de Rome (1972). Comment expliquer cet aveuglement durable des « décideurs » ?

Quand un fait se produit et contredit notre représentation du monde, nous préférons déformer ces faits pour les faire entrer dans nos mythes plutôt que de les changer. Notre société repose sur les mythes de la compétition, du progrès, de la croissance infinie. Cela a fondé notre culture occidentale et libérale. Dès qu’un fait ne correspond pas à ce futur, on préfère le déformer ou carrément le nier, comme le font les climatosceptiques ou les lobbies qui sèment le doute en contredisant les arguments scientifiques.

Ensuite, la structure de nos connexions neuronales ne nous permet pas d’envisager facilement des évènements de si grande ampleur. Trois millions d’années d’évolution nous ont forgé une puissance cognitive qui nous empêche d’appréhender une catastrophe qui se déroule sur le long terme. C’est l’image de l’araignée : la vue d’une mygale dans un bocal provoque davantage d’adrénaline que la lecture d’un rapport du GIEC ! Alors que la mygale enfermée est inoffensive et que le réchauffement climatique causera potentiellement des millions de morts. Notre cerveau n’est pas adapté à faire face à un problème gigantesque posé sur le temps long. D’autant que le problème est complexe : notre société va droit dans le mur, entend-on. Ce n’est pas un mur. Ce n’est qu’après avoir dépassé un seuil – en matière de réchauffement, de pollution, de chute de la biodiversité – que l’on s’aperçoit que nous l’avons franchi.

L'article entier : http://www.bastamag.net/L-effondrement-qui-vient

La fin annoncée de la civilisation industrielle....

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changement climatique...

31 Mai 2015, 06:31am

Publié par pam

Pour ceux et celles qui doutent encore... si, si ça existe j'en ai même rencontré le week-end dernier....

Ce qu'il faut retenir sur le changement climatique

Depuis l'aube de nos civilisations, les fluctuations naturelles de température avoisinent plus ou moins 1°C par millénaire, or les températures annoncées tablent sur des changements 15 à 60 fois plus rapides !

Les résolutions à prendre pour éviter des changements climatiques majeurs sont de plus en plus impossibles à tenir pour les pays industrialisés. En effet, le panel intergouvenemental estime qu'il faudrait réduire les émissions de 60% d'ici à 2050 pour maintenir le réchauffement de la planète à un niveau acceptable, ce qui paraît utopique vu l'inertie de nos sociétés. Une étude scientifique de l'Agence internationale de l'énergie, rendue publique alors que la conférence de La Haye se terminait, révèle que les émissions de CO2 vont augmenter d'au moins de 60% dans l'atmosphère d'ici 2020, même si les engagements de la conférence de Kyoto sont effectivement appliqués...

Pour limiter le futur changement climatique tout en autorisant les pays pauvres à se développer, il faudrait diviser par deux la consommation par habitant des pays riches et limiter à un doublement celle des pays pauvres.

"Le monde entier doit s'adapter à l'évolution du climat. Nous n'avons pas le choix. Le système est en proie à une énorme inertie et, quoi que nous fassions aujourd'hui, il nous faut nous adapter au changement climatique, qui est un phénomène inscrit dans la durée." (Rajendra Pachaury, président du GIEC, 11/2005)

"Il faut que l'opinion soit sûre d'une chose. Les scientifiques sont clairs. Il n'existe pas de grosses incertitudes sur le film qui est devant nous. Et les politiques ne peuvent pas s'abriter derrière de prétendues inconnues pour ne pas agir." (James Hansen, 16/03/2009). Ce qui signifie que les scientifiques sont suffisamment sûrs d'eux, c'est maintenant aux politiques d'agir...

Au final, les pays industrialisés, responsables de ce phénomène majeur et planétaire qui engage la stabilité de l'humanité, peinent à mettre en oeuvre des moyens de réduction et d'adaptation à la mesure des enjeux et des conséquences ineluctables et déjà visibles.

Maintenant, "vous en savez déjà suffisamment. Moi aussi. Alors agissez. Ce ne sont pas les informations qui nous font défaut. Ce qui nous manque, c'est le courage de comprendre ce que nous savons et d'en tirer les conséquences." (Sven Lindqvist)

A ce titre, la responsabilité de tous les citoyens est engagée et c'est à chacun d'entre nous aussi de nous impliquer, à notre niveau.



 Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/terre/climatologie_meteo/changement-climatique-ressources.php
changement climatique...

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L'urgence de ralentir...

9 Mai 2015, 08:20am

Publié par pam

L'urgence de ralentir...

http://www.bastamag.net/Toujours-plus-vite-ces-dissidents

Toujours plus vite, toujours plus pressés. Nous sommes entrés dans l’ère de l’immédiateté, celle des profits, celle de l’information, celle de la satisfaction individuelle. Que traduit cette accélération de nos modes de vie ? Avec quels risques dans une planète aux ressources limitées ? Comment résister à cette injonction du toujours plus vite ? C’est ce qu’interroge Philippe Borrel dans son dernier film, L’urgence de ralentir, diffusé le 2 septembre sur Arte. Il est allé à la rencontre de ceux qui expérimentent des alternatives concrètes à contre-temps du modèle dominant néolibéral. Basta ! et Mediapart vous proposent des séquences inédites de son film.

L’immédiat et la vitesse sont devenus la norme. L’accélération, notre rythme quotidien. « Mais à quel prix ? Et jusqu’à quand ? » interroge le réalisateur Philippe Borrel [1] dans son dernier film, L’urgence de ralentir. « Ce que nous vivons, appuie l’économiste Geneviève Azam, c’est vraiment la colonisation du temps humain dans toutes ses dimensions – biologique, social, écologique – par le temps économique. C’est un temps vide, sans racine, sans histoire, seulement occupé par la circulation des capitaux ». Directement pointés du doigt, les milieux financiers et la logique d’actionnaires en attente d’une rentabilité immédiate.

Illustration de cette accélération financière et technologique, le trading haute fréquence dans lequel les algorithmes ont remplacé les hommes. « Le marché est un serveur mettant en relation des acheteurs et des vendeurs qui sont désormais des algorithmes, relate Alexandre Laumonier, auteur de 6. Un ordre est exécuté au New York Stock Exchange en 37 microsecondes, soit 1350 fois moins de temps qu’il n’en faut pour cligner de l’œil... » Le rythme est désormais dicté par les machines. « Celui qui compressera le temps le plus rapidement possible gagnera la partie », assène le sociologue Douglas Rushkoff. A moins que les catastrophes écologiques, économiques et sociales annoncées ne prennent les devants.

Croisant les réflexions de sociologues, philosophes et économistes, le film de Philippe Borrel ne montre pas seulement les effets du néolibéralisme. Il filme celles et ceux qui tentent de faire émerger des alternatives constructives à la logique d’accélération généralisée. C’est dans le Val de Suse, en Italie, que Philippe Borrel pose d’abord sa caméra. Depuis vingt ans, la résistance s’organise face au projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin évalué à 26 milliards d’euros (voir nos articles). Outre les scandales financiers de ce projet, les militants interrogent le modèle de développement qu’il préfigure. « Si quelque chose doit s’accélérer ce sont les idées et pas les personnes ou les marchandises, confie un membre des No Tav.La modernité ce n’est pas d’aller plus vite, c’est d’avancer avec plus de sagesse. »

Passage incontournable à Notre-Dame-des-Landes, où les occupants de cette zone dénoncent « le projet d’aéroport et le monde qui va avec » (notre dossier). Dans cette zone de bocage, ils réinvestissent les terrains en plantant des vergers, des haies, en défrichant, drainant, repiquant des semis... « Rendre fertile ce qu’ils veulent rendre stérile, là est notre force », assurent les opposants au projet d’aéroport. Bien évidemment, d’une lutte à l’autre, les stratégies varient. Certains ont décidé de se couper complètement de la société de consommation. C’est le cas de la Wildroots Community, basée dans les Appalaches en Caroline du nord. Elle a été fondée par un ancien ingénieur et sa compagne. En pleine forêt, cette communauté de « survivalistes » accueille ceux qui, comme eux, veulent réapprendre à vivre en pleine autonomie au cœur de la nature.

« La réponse du capitalisme à l’urgence climatique reste uniquement technologique et ne remet jamais en cause ce qui, dans son fonctionnement, contribue au dérèglement des écosystèmes », analyse Philippe Borrel. Fort de ce constat, il est allé à la rencontre de Bunker Roy, le fondateur du Barefoot College en Inde.« Depuis quinze ans, il recrute des femmes illettrées dans les milieux ruraux d’Afrique, d’Amérique latine ou d’Asie pour les former pendant six mois à l’ingénierie solaire et à l’autonomie énergétique », relate le réalisateur. Plus de 300 ingénieures solaires auraient ainsi été formées depuis le lancement du projet. Ici, la technologie est démystifiée et réappropriée collectivement.

Aux États-Unis aussi, des systèmes d’apprentissage alternatifs se mettent en place. C’est ainsi qu’à deux pas des sièges de Google et de Facebook, au cœur de la Silicon Valley, une école interdit l’usage des ordinateurs ou des portables aux élèves jusqu’à la classe de seconde. « Nous amenons la technologie aux élèves seulement quand ils sont en mesure de la comprendre, explique une professeure. Je veux que mes élèves soient excités à l’idée d’apprendre. » Au-travers d’apprentissages concrets comme la permaculture, les enseignants espèrent développer chez les enfants des capacités d’innovation et d’adaptation à un monde en mutation accélérée. « L’éducation est la clé, c’est l’espoir de voir des êtres humains capables de penser librement ».

Questionner notre rapport au temps conduit irrémédiablement, dans une société capitaliste, à interroger notre rapport à l’argent. Philippe Borrel s’attache notamment à rencontrer les porteurs de monnaies locales, de Romans-sur-Isère (Drôme) à Bristol (sud-ouest de l’Angleterre). Une manière de relocaliser l’économie qui essaime dans une grande diversité de territoires (nos articles). « On résiste beaucoup mieux aux chocs extérieurs lorsque l’on a une économie locale solide »confirme Lionel Astruc, auteur de (R)évolutions.

Sa caméra nous conduit à Tomkins Time Traders, la banque du temps d’Ithaca, dans l’État de New York. Ici, le temps n’est plus forcément synonyme d’argent. Des services peuvent être échangés gratuitement avec d’autres habitants du quartier, tous à égalité, que l’on soit avocat ou électricien. « Nous avons tous des savoirs-faire uniques et quelque chose à partager ou à donner aux autres », confie une membre du projet. L’enjeu est de créer un nouveau système qui revalorise le travail au cœur de l’économie. Dans cette banque, une heure d’une compétence particulière – en plomberie ou comme dentiste par exemple – équivaut à une heure de soins pour les personnes âgées ou une heure de garde pour les enfants. Un moyen de sortir du système capitalisme monétisé mettant en concurrence les uns avec les autres.


Des adeptes du mouvement de la simplicité volontaire aux villes en transition (nos articles), en passant par des expériences en permaculture telles que la Ferme du Bec Hellouin, le film de Philippe Borrel nous amène à prendre le temps de s’arrêter pour réfléchir. Il égrène d’autres façons de vivre ensemble pour façonner un autre monde. Plutôt que de suivre un rythme qui nous mène vers des catastrophes écologiques, économiques et sociales, le réalisateur nous propose de redonner du sens au temps et de reprendre le contrôle de nos vies. Une invitation à amorcer dès aujourd’hui une véritable transition écologique et sociale. Un film à voir de toute urgence.

Sophie Chapelle

[1] Philippe Borrel est le réalisateur de Les Insurgés de la Terre, d’Un monde sans fous ? et d’Un monde sans humains ?

la video avait été supprimée, je vous la repropose !

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lettre à ceux qui s'en foutent...

24 Avril 2015, 05:50am

Publié par pam

Rien à ajouter, juste écoeurée des couleuvres qu'on veut nous faire avaler et des moyens employés par les politiques, les pseudo-économistes, les médias... pour nous détourner des vrais problèmes, des manipulations organisées pour faire passer la pilule encore et encore....

Encore que.. si j'ai quelque chose à ajouter :

"Et peu à peu, on nous enseigne qu’une vie n’en vaut pas une autre… Qu’un être humain n’en vaut pas un autre. Et que donc, par extension, ces morts là ne sont pas graves.

Ou comment sombrer peu à peu dans le pire de l’inhumanité…"

 

C'est déjà ce qu'on nous enseigne actuellement pour le traitement des Palestiniens.

C'est ce qu'on nous a enseigné pour le traitement des Indiens d'Amérique.

C'est ce qu'on nous a enseigné pour le traitement des Juifs durant la période nazie.

C'est ce qu'on nous a enseigné pour le traitement des Aborigènes d'Australie.

C'est ce qu'on nous a enseigné pour le traitement des Congolais (plus de 6 millions de personnes massacrées durant la conquête belge).

Ce que nous voyons là, c'est le résultat de la politique de Sarkozy et consorts...

Il fallait intervenir avant que le mal ne soit fait.

Duduche.

lettre à ceux qui s'en foutent...

une piste pour aider à notre échelle (merci Yog'la vie !) :

http://www.calais-ouverture-et-humanite.fr/

Calais, Ouverture & Humanité - Accueil

www.calais-ouverture-et-humanite.fr

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évolution...

23 Avril 2015, 06:16am

Publié par pam

“Chez les Penan, comme chez les Boloven, le mot merci n’existe pas : tout est si équitablement partagé qu’aucun d’eux n’a de merci à dire à personne. La Terre est la seule vis-à-vis de laquelle ils se sentent redevables, elle qui leur accorde le droit d’exister.

“Mais quel étrange bruit font dans le crépuscule, ces chênes qu’on abat, pour le bûcher d’Hercule.” Hugo.

Hercule, c’est l’Occident, le Japon, la Chine, la Russie, et tous les pays qui les suivent. Hercule, ce sont ces hommes de la pierre et du fer qui ne cessent de croître au détriment des autres espèces et qui sont devenus en quelques siècles à peine une colossale multitude. Le bûcher, c’est la demande gloutonne d’énergie que ce demi-dieu gaspille pour se repaître et grossir encore plus. Viendra l’heure où ayant totalement détruit la biosphère, il s’apercevra qu’il lui faut mourir à son tour. Il n’est qu’un demi-dieu qui dépend exclusivement des ressources de la terre ! Sa peur sera incommensurable !

L’homme ne renaîtra pas forcément de ses cendres, l’intelligence si. Nous étions le produit achevé d’un environnement donné. Celui-ci a changé à cause de nos souillures. Le miracle teilhardien de l’homme épicentre de l’univers était une idée alléchante. J’y ai cru parce que, comme lui, je pensais que la sagesse finirait par triompher. Les sédentaires ont façonné la surface du globe selon leurs besoins qui se sont révélés sans limite. Ils en tirent le maximum, obèrent ses possibilités de recyclage. Si l’homo sapiens disparaît un jour de notre planète, celle-ci retrouvera, j’en suis convaincu, sa créativité première. Sur les ruines qu’il aura laissées, la vie rejaillira, et au bout de la chaîne, la pensée refleurira comme la première fois. La Grande Mère échaudée ne commettra peut-être pas la même erreur, et limitera les capacités de nuisance de ceux qui en seront les dépositaires.

Un jour viendra où l’idée de créer des musées de la biodiversité, des réserves de biotope, ne fera plus sourire.

La fin de la guerre du Vietnam était prémonitoire. Elle annonçait, au pire de la crispation idéologique mondiale, la disparition de ce type de conflit et la prééminence prochaine du pouvoir financier sur le politique, un pouvoir qui ne s’embarrasse, lui, d’aucun principe moral et exploite sans l’ombre d’un discernement toutes les ressources terrestres et humaines.”

Jean Bertolino in “Chaman”.

évolution...

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En quête d'un autre monde...

13 Avril 2015, 14:28pm

Publié par pam

en direct de bastamag.net une petite merveille pleine d'optimisme :

« Un métier n’est pas là pour vous emprisonner mais pour vous rendre libre »

PAR SIDEWAYS 13 AVRIL 2015

Daniel Testard est un boulanger atypique. Il ne travaille que deux jours par semaine pour pouvoir s’occuper de son jardin, pratiquer le chant et la musique, écrire et s’exercer à la méditation. Il ne vend pas lui-même son pain : il fait confiance à ses clients qui paient directement leurs achats, dans une corbeille. Il récupère l’eau de pluie, qu’il filtre et incorpore aux farines de blé anciens, biologiques, qu’il se procure illégalement. « J’ai toujours résisté à l’idée que soit on augmente son chiffre d’affaires, soit on disparaît. » Une pratique construite depuis 30 ans, à Quily, dans le Morbihan, qui vise à bâtir une vie harmonieuse où le travail n’aliène pas mais rend libre.

Un petit livret à la couverture orange, une impression ancienne, un objet que l’on a envie de garder précieusement. Il l’a écrit il y a quelques années, après avoir réinventé son métier. Parce que la formule vaut le coup d’être dupliquée, il voulait la partager... Avec son idée, il est possible de retrouver des commerces dans les villages, de la vie dans les campagnes. Des artisans qui sont heureux et qui ne manquent de rien.

À la base, il y a beaucoup d’envies : être proche de sa famille, produire sa nourriture, avoir du temps pour soi, écrire, avoir deux mois de congé l’été pour partir. La solution, il l’a inventée à partir de ces idées-là. Et au final, cela correspondait bien à son métier passion, à son métier d’origine, la boulange. Deux jours de pain dans la semaine, parce qu’il aime faire naître la vie dans la pâte, il aime son monastère panaire, ermite dans la nuit à converser les étoiles. Il participe ainsi à la vie du pays dans lequel il vit, 700 pains pour nourrir 150 familles, peut-être 300 à 500 consommateurs.

Et comme il ne pouvait pas vendre son pain en même temps qu’il le faisait, Daniel a choisi de ne pas le vendre lui-même. Il a ouvert son fournil à ses clients, qui viennent chercher leur pain quand ils le souhaitent et qui payent directement dans la caisse. « L’avantage du système, c’est que personne n’est prisonnier de l’autre. Les gens peuvent venir quand ils veulent, même la nuit, même le lendemain, et moi, je peux être là ou pas là. » Comme il faut autant de temps pour vendre son pain qu’il n’en faut pour le fabriquer, il gagne ainsi deux jours par semaine de liberté.

Et cela dure depuis 30 ans...

Pour voir la suite du reportage (photos, sons, vidéos).

Reportage réalisé par le site SideWays, web-série documentaire présentant des initiatives solidaires, positives et originales, qui sont « des idées pionnières ou bien des remèdes au système actuel, dans lequel de moins en moins de personnes se retrouvent », expliquent les initiateurs du projet, Hélène Legay et Benoit Cassegrain de l’association Contre-courant. Chaque épisode se décline sous un même format : une vidéo de 5 min, un article multimédia et un espace de discussion avec les protagonistes et les auteurs.

Pour en savoir plus : le site de SideWays.

En quête d'un autre monde...

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En quête de sens....

5 Mars 2015, 08:55am

Publié par pam

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Futur OU croissance ?

17 Février 2015, 09:37am

Publié par Christiane Kliemann Nicolas Casaux

Soyons honnêtes: Nous devons choisir entre notre économie et notre futur! (Christiane Kliemann)

LePartage 13 février 2015

Environnement / Écologie

capitalisme, climat, croissance, écologie, économie,environnement

Article initialement publié en anglais sur le site du Guardian, en date du 23 janvier 2015.

Christiane Kliemann est une journaliste allemande, en Freelance qui écrit pour différents médias, dont le Guardian. Les sujets qu’elle aborde le plus souvent sont l’après-croissance, les alternatives économiques, et les changements sociétaux. Elle est membre de l‘organisation internationale pour la décroissance.

Oubliez Davos. L’heure est venue de créer un mouvement social qui mette la pression aux gouvernements et aux entreprises afin que la priorité soit mise sur la qualité de vie plutôt que sur la croissance économique.

La nouvelle année début à peine et nous sommes déjà submergés par des nouvelles horribles: deux nouveaux rapports ont accumulés des preuves du risque que l’activité économique humaine fait peser sur la vie terrestre, et un autre nous a stupéfait en expliquant que les 85 personnes les plus riches de la planète possédaient autant que les 50% les plus pauvres – et que le fossé se creusait en permanence. Sans parler des attaques de Charlie Hebdo, des guerres en cour au Moyen-Orient et en Ukraine, et de la situation catastrophique des réfugiés.

Parallèlement, beaucoup d’efforts sont faits pour nous assurer que la croissance économique et que l’économie capitaliste sont essentiels pour résoudre ce que certains appellent « la crise de civilisation ».

La croissance est le mot clé perpétuel du forum économique mondial – de cette année comme des autres. Les représentants nous assurent que leurs propres profits sont vitaux pour la sauvegarde de l’humanité, tandis que nous, les gens ordinaires, continuons avec notre routine: nous conduisons jovialement nos voitures, nous réservons nos vols pour nos prochaines vacances et élevons nos enfants comme nous l’avons toujours fait.

Il semble que nous souffrions de déni collectif vis-à-vis des implications menaçantes de la réalité. Nous croyons toujours en cette vieille litanie, comme quoi la croissance et la compétition sont des bonnes choses, comme quoi la technologie et les experts répareront tout et comme quoi le capitalisme est la victoire ultime de l’histoire. Les limites écologiques et les inégalités sociales croissantes, mais aussi la violence des fondamentalistes de tous bords en augmentation nous indiquent qu’il est grand temps de mettre en place une nouvelle économie et une nouvelle structure sociale. Une économie essentiellement basée sur la compétition continuera à perpétuer la violence et la haine.

[A ce propos la présentation de Naomi Klein lors des conférences Bioneers 2014 est extrêmement intéressante!!]:

Recherché: nouveau projet économique

Avant qu’un nouveau projet – la décroissance par exemple – puissent prendre racine, nous devons accepter qu’il ne reste plus que des options radicales. Nous devons choisir entre notre économie et notre futur.

Aujourd’hui même, la décroissance attire de plus en plus de monde, comme la quatrième conférence internationale sur la décroissance et pour la soutenabilité écologique et l’équité sociale, de l’an dernier à Leipzig, nous le prouve.

Elle englobe bien des aspects communs à un certain nombre d’initiative populaires sociales et écologiques à travers la planète:

  • Intégrer les problèmes sociaux et écologiques au lieu de les mettre en concurrence.
  • Remplacer la croissance économique par une idée holistique de bien-être
  • Se détourner de la production qui surexploite les ressources et de l’agriculture industrielle
  • Instaurer une démocratie réellement participative et la co-création
  • Préférer les petites solutions décentralisées avec retours rapides, relocaliser l’économie et décentraliser
  • Favoriser l’autonomie et la résilience
  • Créer des lieux de vies résilients plutôt que des emplois instables dans des chaines logistiques mondialisées

Dans les cercles proches du « mainstream », j’ai pu personnellement observer que critiquer la dépendance à la croissance économique et appeler à une transformation socio-écologique de l’économie était bien accueilli par beaucoup.

Le doute et l’hésitation naissent de l’impression répandue comme quoi transformer le système serait irréaliste, vu les puissants intérêts des élites. Les gens ordinaires se sentent plutôt sujets, plutôt que maitres, de leurs circonstances. Afin que la perspective d’une société de décroissance soit acceptée largement comme réaliste, nous devons accepter les points suivants:

  • Croissance et stabilité climatique sont incompatibles
  • La croissance perpétuelle n’augmente pas la prospérité
  • La croissance va de toute façon bientôt toucher à sa fin
  • Après un certain point, les coûts écologiques et sociaux du maintien de la croissance sont inacceptables
  • Les schémas de croissance et de consommation occidentaux sont de plus en plus réprouvés dans l’hémisphère Sud
  • Les « retombées économiques » n’existent pas
  • La « croissance verte » n’existe pas non plus
  • La décroissance ne signifie pas moins, mais différemment, c’est-à-dire répondre aux besoins de chacun de manière plus soutenable et équitable en utilisant moins de ressources
  • La décroissance n’est pas contre l’innovation technologique, mais requiert son administration démocratique et basée sur le principe de précaution

La marche pour le climat du 21 septembre 2014 à New-York!

Il est temps de créer un mouvement social mondial

En dépit de ce que les intérêts des corporations disent, nous pouvons tous comprendre qu’une bonne vie ne requiert pas plus de traffic, des maisons plus grandes, et plus de gaspillage. On ne peut pas comparer les bénéfices de « plus de trucs » alors que nos écosystèmes sont menacés et que cela entraine de la pauvreté extrême à certains endroits du globe.

Une bonne vie requiert que les besoins fondamentaux de tous soient sécurisés: nourriture, toit, affection, loisirs, protections, compréhension, santé, participation, création et liberté. Toutes ces conditions dépendent d’une planète saine.

Si nous prenons les valeurs occidentales – dont nous parlons sans cesse – au sérieux, il ne fait aucun doute que nous devons changer nos modes de vies et nous assurer que valeurs viennent avant les corporations et le profit.

Il est grand temps d’esquisser un vaste mouvement social qui mettrait la pression sur les gouvernements et le monde du commerce afin de modifier les productions et la consommation au bénéfice de tous. Nous voulons la coopération au lieu de la compétition, le bien commun au lieu de l’intérêt des corporations, la solidarité au lieu de l’avarice, des relations sociales fortes au lieu d’une consommation insensée, une gestion intelligente des ressources au lieu d’un extractivisme et la compassion au lieu de l’indifférence. Nous voulons moins de trafic, moins de méga-projets et plus de règles basées sur les communautés.

Il est grand temps de prendre en main notre futur et de réaliser que notre système économique actuel fait partie du problème et ne peut donc faire partie de la solution.

Christiane Kliemann

Traduction: Nicolas CASAUX

Futur OU croissance ?

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Naomi Klein

11 Février 2015, 16:53pm

Publié par pam

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2015 : trois minutes avant la fin du monde.

11 Février 2015, 10:02am

Publié par C. Magdelaine

2015 : trois minutes avant la fin du monde

5 février 2015.
Auteur
 Christophe Magdelaine / notre-planete.info -

L'humanité a survécu à la prétendue fin du monde de 2012 mais elle est, avec bien plus de sérieux, sur le point de basculer : guerre nucléaire et changements climatiques font partie des risques planétaires les plus inquiétants comme le symbolise la célèbre horloge de l'Apocalypse qui vient d'être avancée à 23 h 57 : il ne reste plus que 3 minutes avant la fin de notre civilisation.

L'horloge de l'Apocalypse ou de la fin du monde (Doomsday Clock) fut créée en 1947, peu de temps après les bombardements atomiques américains sur le Japon, par les membres du Bulletin des scientifiques atomistes, (BAS) basé à l'Université de Chicago. Cette association, qui compte pas moins de 17 prix Nobel avertit la communauté internationale : "la probabilité d'une catastrophe mondiale est très élevée", faisant avancer l'horloge de 3 minutes, le premier ajustement depuis 2012.

Une horloge conceptuelle pour estimer le temps qu'il nous reste avant la fin du monde

L'horloge de l'Apocalypse est une horloge virtuelle qui décompte le nombre de minutes qu'il reste avant minuit (l'Apocalypse). Elle est révisée chaque année par les dirigeants du BAS, principalement en fonction des tensions géopolitiques autour du risque nucléaire : course aux armements, traités d'interdiction, terrorisme...  La menace d'une guerre nucléaire planétaire a très largement contribué à diminuer le nombre de minutes qu'il restait à l'humanité avant de sombrer dans le chaos.

Depuis 2007, ce terrible compte à rebours intègre les changements climatiques et les nouveaux développements en matière de sciences de la vie, menaces qui pourraient compromettre de manière irrévocable l'avenir des sociétés humaines.

Si l'année 1953 détient le record avec seulement 2 minutes avant minuit, la situation s'est fortement dégradée depuis le début des années 1990 où l'horloge était fixée à 23 h 43, soit 17 minutes avant la fin du monde. Depuis, presque chaque année, l'horloge avance ses aiguilles vers minuit.

L'échelle verticale représente le temps qu'il reste sur cette horloge jusqu'à l'heure fatidique de minuit. Les carrés rouges représentent les périodes de tensions internationales pendant lesquelles on considère que l'heure de la fin du monde approche. À l'inverse, les carrés bleus représentent des périodes de détente pendant lesquelles l'heure de la fin du monde semble s'éloigner. À sa création, en 1947, l'horloge indiquait 23 h 53.
© Wikimedia Commons

Soulignons les limites de cette pendule : il ne s'agit pas d'une prédiction, personne ne connaît le futur, mais d'un outil d'alerte, un moyen clair et compréhensible par tous pour mesurer l'urgence des décisions à prendre.

2015 : la menace des changements climatiques et d'une guerre nucléaire

Comme en 2012, les décisions politiques ne sont manifestement pas à la hauteur des défis posés par le changement climatique en cours et la modernisation des armes nucléaires : "Malgré des développements modestement positifs dans le domaine du changement climatique, les efforts actuels sont absolument insuffisants pour éviter un réchauffement catastrophique de la Terre", soulignent les chercheurs.
"Parallèlement, les Etats-Unis et la Russie se sont lancés dans des programmes massifs de modernisation de leurs "triades" nucléaires, compromettant ainsi les traités existant sur les armes nucléaires", ajoutent-ils, évoquant les trois composantes terrestre, aérienne et navale des arsenaux nucléaires.
En effet, le conflit en Ukraine a fait basculer, en seulement quelques mois, l'équilibre des grandes puissances vers une nouvelle guerre froide où chaque partie s'emploie à augmenter considérablement ses capacités de dissuasion nucléaire.
Résultat : "Si quelqu'un perd son sang-froid durant cette période surchauffée, nous n'allons pas survivre aux années à venir" a déclaré Mikhaïl Gorbatchev, âgé de 83 ans. "Ce n'est pas quelque chose que je dis à la légère. Je suis extrêmement préoccupé" a t-il ajouté dans un entretien donné dans un journal allemand.

Par conséquent, l'horloge de l'Apocalypse a été avancée de deux minutes par rapport à 2012 et se situe maintenant à 23h57, à  seulement 3 minutes de la fin du monde, au même niveau qu'en 1984 à l'apogée de la guerre froide entre les Etats-Unis et la Russie. 30 ans plus tard, la sagesse collective de l'humanité n'a pas progressé...

"L'horloge n'est plus qu'à trois minutes de minuit en raison de l'échec des dirigeants internationaux à accomplir leur devoir le plus important : assurer et préserver la santé et la vitalité de la civilisation humaine." ont déclaré les membres du BAS.

L'humanité est plus que jamais confrontée à un monde qui change, loin de l'espoir suscité par l'entrée dans le XXIème siècle. En effet, la course à l'armement nucléaire a été ravivée avec la guerre en Ukraine, une guerre régionale enflamme tout le moyen-orient, le protocole de Kyoto est un échec total et aucune décision forte n'a été prise pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre tandis que les sources d'énergie renouvelables et sûres ne sont pas encore suffisamment développées et soutenues. Finalement, les décideurs du monde entier ne parviennent pas à sortir du modèle « business as usual » qui favorise leurs propres intérêts et hypothèque l'avenir de l'humanité.

Sivan Kartha, membre du Conseil de la science et de la sécurité du Bulletin of the Atomic Scientists, et chercheur à l'Institut de Stockholm pour l'environnement, a déclaré : "les émissions de gaz à effet de serre mondial sont maintenant 50% plus élevé que ce qu'ils étaient en 1990. Depuis 2000, les taux d'émissions ont augmenté plus rapidement encore que les trois précédentes décennies combinées. Les investissements ont continué d'être portés dans les combustibles fossiles à un rythme qui dépasse les 1000 milliards de dollars par an, auxquels il faut ajouter des centaines de milliards de dollars de subventions. Nous pouvons et devons inverser cette tendance"

Les recommandations urgentes du Bulletin des scientifiques atomistes

Dans tous les cas, ce constat peu encourageant conduit le BAS à émettre une liste de recommandations qui réclament « une attention urgente » dont notamment :

Prendre des mesures fortes visant à plafonner les émissions de gaz à effet de serre à des niveaux suffisants pour maintenir l'augmentation de la température moyenne mondiale à + 2°C au-dessus des niveaux préindustriels.
Réduire considérablement les dépenses engagées sur les programmes de modernisation des armes nucléaires.
Re-dynamiser le processus de désarmement, en insistant sur les résultats.
Traiter les problème des déchets nucléaires.
Sans aucun doute, l'humanité vit un tournant. Les alertes sont nombreuses - l'horloge de l'Apocalypse en fait partie - elles émanent bien souvent de scientifiques et d'observateurs et sont partagées avec dépit par de très nombreux citoyens. Pour autant, le monde semble figé, ancré dans ses querelles puériles et futiles : l'indécision et l'inaction politique risquent bien de faire sonner les douze coups de minuits, pour une dernière fois...

Source
It is now 3 minutes to midnight - BAS




Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/4199-horloge-apocalypse-fin-du-monde
2015 : trois minutes avant la fin du monde.

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