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evolution

choix écologiques...

25 Novembre 2014, 11:47am

Publié par pam

clair et net....

pour une économie basée sur les ressources.

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au sujet de la souffrance ...

17 Novembre 2014, 07:58am

Publié par pam

“Le schéma habituel de votre esprit est de réagir. Cependant, vous êtes dorénavant en mesure de reconnaître la vérité de la douleur et aussi la vérité de sa cause, qui est la réaction.

Tout être vivant souffre. La naissance, la maladie, la vieillesse et la mort sont des sources de douleur, mais si misérable que soit la vie, personne ne veut mourir, car la mort est la plus effrayante de toutes les souffrances.

La racine de tous les maux est l’ignorance. C’est à partir de l’ignorance que s’enchaînent les événements par lesquels on produit des montagnes de souffrance pour soi-même et pour les autres. Mais comment peut-on éliminer l’ignorance et rompre la chaîne ? Le Bouddha a proclamé que la chaîne pouvait être rompue au point des sensations. Là où s’amorcent les réactions et où se multiplient les addictions, obligeant l’individu à prendre sa part de plaisir et de souffrance comme une drogue.

Chaque sensation engendre plaisir ou aversion. Si, au lieu de réagir aveuglément, l’on s’attache à en saisir l’impermanence, pour comprendre que tout est voué à changer et disparaître, on cesse d’infliger de la souffrance à soi-même et aux autres.

Le Vipassana enseigne à agir plutôt que réagir. La réaction est toujours négative.

De même que les aliments que vous mangez et l’atmosphère dans laquelle vous vivez, sont la contribution pour que le flux de la matière (éléments qui constituent votre corps) continue à circuler, de même, la nourriture de l’esprit se compose des réactions mentales du passé et du présent. Si l’on observe bien, on verra que lorsqu’on nourrit l’esprit avec une réaction mentale de colère, l’élément feu prédominera, provoquant des sensations de chaleur. Si l’on éprouve de la peur, l’élément de l’air prédominera, provoquant des sensations de tremblement. Cette logique peut s’appliquer à tous les éléments. Observez, pour faire en sorte de ne pas produire de nouvelles réactions mentales. La cupidité et l’aversion sont le feu qui brûle et vous consume. L’ignorance des lois de la nature est la cause de votre souffrance. Cessez d’alimenter votre esprit en négativité. Renversez le processus. Comprenez bien l’enseignement et cultivez l’ataraxie (sérénité), l’outil qui vous purifiera en vous ouvrant les portes du bonheur et de la paix.

Ce ne sont pas les autres mais nous-mêmes, qui avons besoin de changer. Notre entourage n’est jamais responsable de nos réactions ou de ce que nous éprouvons. Nous seuls faisons ces choix, à l’exclusion de toute autre personne. Nul ne peut nous rendre malheureux sans notre consentement. Nul n’est responsable de la dureté de nos paroles ou de la méchanceté de notre comportement, même si l’on nous fait du tort ou qu’on nous insulte.

Je ne vous demande ni de vous poser en victimes, ni d’être passifs ou indifférents à la vie. Il y aura des moments où vous devrez prendre position et lutter pour vous protéger contre les malveillances et les agressions. Faites ce que vous avez à faire, mais sans cultiver de haine contre l’agresseur. Rappelez-vous constamment que c’est l’intention de l’esprit qui compte. L’intention est la semence qui produira le fruit, amer ou sucré. Un meurtrier utilise une lame, le chirurgien aussi, mais leur intention est totalement différente.

Protégez votre esprit de la négativité, méditez, suivez le chemin, laisser le Dharma progresser en vous et devenir fort, fort en vertu, fort en équanimité, fort en sagesse. Rendez-vous compte qu’il n’y a pas de Je, pas de Moi, par de Mien, et que s’accrocher à ces illusions n’apporte que souffrance et désolation. La mort nous prendra tous, tôt ou tard. Avons-nous donc la moindre raison de nous attacher à des choses vouées à disparaître, en nous engageant dans d’âpres luttes pour leur possession ?

Semez la graine de la colère et le feu en résultera.

Le premier puni par une action négative est celui qui l’a commise. On est puni lorsque l’on cède à la négativité. On ne peut infliger de souffrance à autrui sans se blesser d’abord soi-même.

Tous les remords du monde n’effaceront pas les mauvaises actions. Seule le peut la purification, et dans ce cas la purification sera l’observation équilibrée des sensations douloureuses que l’on a créées en soi-même.”

Vana Verouti in “Les soupirs des dieux”.

au sujet de la souffrance ...

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au sujet de l'évolution...

11 Novembre 2014, 07:32am

Publié par pam

“- On mesure la qualité d’une forêt, sa dynamique, à la multiplicité de ses essences, sa richesse à sa diversité. Lorsqu’on pratique les coupes rases et le reboisement extensif, non seulement on appauvrit la forêt, mais on modifie radicalement le sol et le sous-sol, et à terme, on prépare une érosion catastrophique. Il en est de même pour l’humanité. L’intelligence naît de la complexité. L’émergence des grandes religions monothéistes, le déferlement de la pensée unique et dogmatique, ont brisé les liens sacrés qui nous reliaient à la nature. L’uniformisation des valeurs du grand commerce libéral ne peut, à terme, que provoquer une érosion en profondeur de l’intelligence humaine, au sens physique, relationnel, et spirituel.

- Vous êtes plutôt pessimiste, non ?

- Non, pas du tout. Aujourd’hui de plus en plus d’individus, hommes et femmes, ont la volonté de faire évoluer les choses, les moyens d’échanger leurs connaissances, et l’envie de renouer ces attaches invisibles avec leur environnement. Les recherches les plus poussées en physique sub-quantique confirment qu’on ne peut dissocier la matière du vibratoire, la particule de l’onde. Par conséquent ces études trouvent des résonances dans certaines croyances chamaniques, ou d’anciennes traditions, qui vénèrent l’unicité de l’homme et de l’univers, et respectent les liens entre la réalité perçue et l’invisible. Non, je ne suis pas pessimiste, je crois cependant qu’il est grand temps que l’humanité entreprenne sa métamorphose.”

in Le don de Qâ de J.M. Pasquet.

au sujet de l'évolution...

“ C’est une guerre qui commence. Contre l’hydre tentaculaire et dévastatrice de l’anthropocentrisme aveugle qui dévore le monde, où tu voudrais que demain tes filles puissent vivre en paix, au sein d’une forêt végétale plutôt que synthétique... Contre le postulat de la pensée judéo-chrétienne et des modèles qui en découlent, qui depuis des siècles dictent aux hommes une conduite irresponsable, en prétextant que les dieux les ont créés à leurs images, donc supérieurs aux autres créatures, et que le monde entier leur est asservi. Contre les dogmes éculés que des grabataires auront beau faire reluire, dont jamais ils n’effaceront les taches et les miasmes du sang des millions de victimes dont ils sont maculés. Contre les ravages d’une économie aveugle qui considère croissance et prolifération comme des qualités, alors qu’elles sont les signes tangibles des déséquilibres qu’elle a provoqués. Regarde la nature, si tu soumets une plante à un stress intense, son réflexe va être de tout faire pour se reproduire avant de mourir, afin d’assurer la pérennité de l’espèce. Il en est de même pour l’humanité. La surpopulation, l’urbanisation effrénée, l’extension incontrôlable des hyper-mégapoles, toutes marques découlant d’un prétendu “progrès” inexorable, sont en fait les preuves manifestes que l’homme, en, tant qu’animal civilisé, se sent condamné. En proliférant, il répond à un instinct naturel qu’il ne sait plus comprendre, et en multipliant ses chances de survie, il œuvre à sa propre perte. Notre guerre va consister à redonner aux hommes la conscience de leurs instincts profonds, de l’humilité de leur appartenance au monde et à l’univers, la conscience de l’artificialité des normes qui régissent leurs sociétés, et surtout celle de leur indissociabilité et de leur responsabilité envers une planète qui les porte, les chauffe, les nourrit, sans qu’ils lui montrent aucune gratitude.”

in Le don de Qâ de J.M. Pasquet.

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politique : inventer l'alternative...

9 Novembre 2014, 08:23am

Publié par pam

et sur le rôle des journalistes

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Sacrée croissance !

3 Novembre 2014, 07:55am

Publié par pam

Le nouveau documentaire de Marie-Monique Robin sera diffusé sur Arte le 4 novembre à 20h45. N'oubliez pas c'est demain !!

"La crise que nous traversons est multiple. En réalité, il s’agit d’une crise économique (financière et monétaire), sociale (les inégalités, la pauvreté et le chômage progressent) et environnementale (énergétique, climatique, alimentaire, perte de la biodiversité)… Les 3 piliers du développement durable sont touchés, montrant que nous n’arrivons pas à changer de modèle. Dans cette perspective, comment la seule croissance économique pourrait nous en sortir? Comment continuer d’imaginer une croissance illimitée, alors que les ressources naturelles de la planète sont limitées ? C’est à ces questions que « Sacrée croissance ! » tente de répondre, en mettant en lumière certaines alternatives éprouvées.

Ce documentaire s’intéresse notamment aux solutions alternatives pour sortir des crises alimentaires, énergétiques et monétaires. Portées par des entrepreneurs, des élus locaux et même des gouvernements, plusieurs expériences complémentaires fleurissent pour définir un nouveau modèle, prenant en compte les limites de la planète, les biens communs, le bonheur de la population et l’adaptation au changement climatique. Pendant deux ans, Marie-Monique Robin a voyagé en Europe, Amérique et Asie pour rencontrer ces pionniers, construisant le monde de demain."

Sacrée croissance !

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Syndrome du Titanic...

1 Novembre 2014, 09:12am

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sociétés inégalitaires... droit dans le mur

24 Octobre 2014, 08:09am

Publié par pam

extraits de "Plaidoyer pour l'altruisme" de Matthieu Ricard.

38 - Combattre les inégalités.

"Le déséquilibre entre les riches et les pauvres est la plus fatale et la plus ancienne des maladies des républiques." Plutarque.

Inégalités présentes partout dans la nature. Inégaux physiquement, intellectuellement ou de la richesse à la naissance, nous sommes égaux dans notre désir de ne pas souffrir et de nous épanouir dans la vie. La société a le devoir de ne pas délaisser ceux qui souffrent. Inégalités territoriales, économiques, sociologiques (mode de vie) ou sanitaires, inégalités d'éducation ou de conditions professionnelles, inégalités dans l'administration de la justice, dans la fiscalité, entre ceux qui subissent leur vie et ceux qui en jouissent.

Les inégalités économiques augmentent presque partout dans le monde ; aux USA 1% des plus riches détiennent 40% de la richesse du pays alors qu'ils n'en possédaient que 13% il y a 25 ans. Moralement injustifiable, un tel niveau d'inégalité est un fléau pour la société.

Cercle vicieux : d'après Spiglitz, l'inégalité est la cause et la conséquence de la faillite du système politique, et elle alimente dans notre système économique une instabilité qui l'aggrave à son tour. Dans les sociétés les plus inégalitaires, les institutions financières et politiques s'affairent énergiquement à maintenir l'inégalité aux profits de la minorité dominante.

Aux USA en 2011 un patron touchait en moyenne 253 fois plus qu'un salarié (au lieu de 30 fois il y a 50 ans, et 16 fois aujourd'hui au Japon). En France, revenu annuel d'un "grand patron" égal 400 à 1500 ans de SMIC, celui des cadres sup et de certains sportifs correspond à 35 ans de SMIC ; 23 ans pour un cadre de la finance, 18 ans pour un dirigeant d'entreprise salarié. Edgar Morin : dans le contexte français, la nouvelle pauvreté, celle des précarisés, des dépendants, des sans-défense, celle du "quart-monde" est la première à s'aggraver.

Existe-t-il vraiment un patron qui mérite d'être payé 300 fois plus que ses employés ?

Les USA se fracturent de plus en plus vite, pendant que les plus nantis s'enrichissent considérablement, la situation de la majorité des Américains se dégrade.

Les pays les plus égalitaires sont les pays scandinaves ou l'écart de revenus entre les 10% les plus pauvres et les 10% les plus riches n'est que de 1 à 6.

En France, entre 1998 et 2005, le revenu des 3500 foyers les plus riches a augmenté de 42%, tandis que le revenu moyens des Français n'augmentait que de 6%.

Presque partout dans le monde, l'inégalité des revenus ralentit la croissance et provoque des crises financières.

Jacques Attali : Le cinquième de l'humanité le plus riche reçoit 86% du revenu mondial, contre seulement 1% pour le dernier cinquième. La richesse totale du milliard d'êtres humains les plus déshérités est aujourd'hui égale à celle des 100 plus riches……

Les femmes, quant à elles, ne gagent que 10% du revenu mondial, alors qu'elles effectuent les deux tiers du travail de l'humanité.

Rapport de l'OCDE de 2011 : le contrat social commence à se lézarder dans de nombreux pays. Cette étude balaie l'hypothèse qui voudrait que les bienfaits de la croissance économique se répercutent automatiquement sur les catégories défavorisées, et qu'un surcroît d'inégalité stimule la mobilité sociale. Sans stratégie exhaustive de croissance solidaire, le creusement des inégalités se poursuivra.

L'OCDE souligne la nécessité pour les gouvernements de réviser leur fiscalité, afin que les plus nantis assument une part équitable de la charge fiscale.

Une enquête, menée par le Forum économique mondial de Davos auprès de plus d'un milliers d'experts, conclut que l'inégalité doit être considéré comme le problème le plus urgent de la décennie à venir.

Exception sud-américaine : le taux de pauvreté y a baissé de 30% durant les 10 dernières années. Progrès dû à l'éducation, à l'égalisation des salaires et aux avantages sociaux accordés aux familles à condition qu'elles envoient leurs enfants à l'école. Le salaire minimum à travers tout le continent a grimpé en flèche depuis 2003 (plus de 50% au Brésil). Il en va de même pour les retraites, indexées sur les salaires. Les gouvernements sud-américains dépensent maintenant une part nettement plus grande de leur PIB à l'éducation des enfants des 20% les plus pauvres que ne le font les USA.

Selon Wilkinson, épidémiologiste anglais et Kate Picket, une plus grande égalité entraine des sociétés en meilleure santé, où règnent une harmonie et une prospérité plus grandes.

Ils démontrent que pour chacun des paramètres sanitaires ou sociaux (santé physique, santé mentale, réussite scolaire, statut de la femme, confiance en autrui, obésité, toxicomanie, violence, homicides, taux d'emprisonnement, montée dans l'échelle sociale, grossesses précoces, mortalité infantile, bien-être des enfants en général) les résultats sont bien pires dans les pays où l'inégalité est la plus grande.

On pourrait abaisser de 10% la mortalité des 15-60 ans dans les 30 pays les plus riches en réduisant les inégalités de revenus. L'espérance de vie est meilleure dans les pays les plus égalitaires (Japon, pays scandinaves) où la cohésion sociale est forte, tandis que les USA sont les derniers du classement des 30 pays les plus riches. De même pour les contributions à l'aide internationale en proportion du PIB : bien plus importante dans les pays scandinaves mais 4 fois moindre aux USA, Australie, Portugal, champions en matière d'inégalités.

La confiance dans les autres joue en particulier un rôle très important dans la bonne marche d'une société. Or, le niveau de confiance est étroitement lié au degré d'égalité.

Les inégalités sont source de mépris et de rejet (stigmatisation de certains groupes : noirs, immigrés…). Tocqueville : "Ainsi, le même homme qui est plein d'humanité pour ses semblables quand ceux-ci sont ses égaux, devient insensible à leurs douleurs dès que l'égalité cesse."

Les grands écarts de richesse engendre des sociétés violentes et conflictuelles, car la richesse n'est pas seulement mesurable en volume de biens, mais en termes de qualité relationnelle. Il en découle aussi, de la part des plus pauvres, un retrait de la vie publique et une forte abstention lors des élections.

À l'inverse, la solidarité profite aux pauvres quand la coopération l'emporte sur la compétition, mais elle profite également à la classe moyenne et aux classe aisées, qui se portent mieux quand l'éventail des disparités est réduit. Les sociétés démocratiques les plus égalitaires sont aussi les plus prospères à la longue (cf. la Suède).

Ce n'est pas l'enrichissement des plus riches qui stimule l'économie et profite à tous mais l'enrichissement des plus pauvres qui profite à tous, même aux riches !

Edgar Morin propose pour réduire ces inégalités de revoir à la baisse ou d'effacer les dettes des pays pauvres, de leur fournir à des prix abordables sources d'énergies renouvelables et médicaments, et gratuitement les traitements contre les pandémies et les aliments en cas de famine. Il faut aussi rétablir l'autosuffisance vivrière des pays qui l'ont perdue et juguler les spéculations financières qui font fluctuer artificiellement les prix des produits de base. Il faut aussi lutter contre la corruption qui détourne l'aide apportée aux pays pauvres tout en accroissant les inégalités. En Scandinavie, la principale source de l'égalité est le redistribution des ressources par l'État : les taux d'imposition sont élevés mais les services sociaux très importants. Ils restent pourtant parmi les pays à la croissance est la plus forte et la plus stable.

Synthèse d'experts dans The Economist : réformes pour réduire les inégalités dans le monde : en premier lieu sévir contre la corruption, le népotisme (Chine et autres pays émergents), les trafics d'influences qui permettent à des individus et des multinationales d'exercer des pressions indues sur les gouvernements et de jouir de monopoles leur permettant de maintenir la mainmise sur les marchés. Les grandes entreprises et les banques font du chantage aux États sous prétexte que leur faillite entraineraient des catastrophes nationales, échappant ainsi à toute sanction pour leur gestion déplorable, voire malhonnête. Il faut aussi réduire les abus et les gaspillages, et instaurer une protection sociale efficace, tout en demandant plus d'aide financière aux plus riches et aux plus âgés. L'Amérique Latine a montré que c'était possible en liant l'aide sociale à l'implication des citoyens dans l'apprentissage professionnel et dans l'éducations e leurs enfants.

L'impôt sur le revenu doit être considéré comme un moyen de financer l'État et de réduire les inégalités, et non comme un outil pour punir les riches. Il faut surtout s'assurer que l'imposition est bien progressive et que le système fiscal devienne plus efficace en éliminant entre autres les paradis fiscaux. Les plus riches disposent de toutes sortes de stratagèmes pour échapper à l'impôt et déduire des sommes considérables de leurs déclarations de revenus, ce qui accentue encore les inégalités.

Cela est vrai aussi au niveau des entreprises. Aux USA, les compagnies pharmaceutiques ont obtenu de l'État qu'il ne négocie pas le prix des médicaments remboursables par la sécurité sociale, recevant ainsi un cadeau (des contribuables) d'au moins 50 milliards de dollars chaque année…..

Une société inégalitaire est une société fracturée. Les leaders politiques doivent réparer cette fracture et combler les inégalités qui sauf en Amérique Latine et dans les pays scandinaves, n'ont cessé de se creuser depuis les années 1970. Il faut favoriser une économie du bien commun, fondée sur la solidarité, la réciprocité et la justice sociale appelée "économie positive", économie altruiste qui restaure le bien-être social et le capital écologique.

sociétés inégalitaires... droit dans le mur

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Altruisme ou compétition ?

15 Octobre 2014, 05:59am

Publié par pam

Prix Nobel d’économie

L’imposture

par Hazel Henderson, février 2005. Le monde Diplomatique.

Une querelle inhabituelle a récemment secoué l’atmosphère feutrée de la remise des prix Nobel. La voix de M. Peter Nobel, un des héritiers du fondateur Alfred Nobel, s’est ajoutée au concert de protestations de scientifiques de plus en plus nombreux contre la confusion entourant le « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel ». Depuis son établissement par la Banque centrale suédoise, en 1969, ce prix de 1 million de dollars est confondu avec les vrais prix Nobel, au point qu’on le désigne souvent, à tort, comme le « prix Nobel d’économie » (et, en anglais, Nobel Memorial Prize).

Dans son numéro du 10 décembre 2004, le grand quotidien suédoisDagens Nyheter a publié une longue tribune signée du mathématicien suédois Peter Jager, membre de l’Académie royale des sciences, de l’ancien ministre de l’environnement Mans Lonnroth, désormais titulaire d’une chaire « Technologie et société », et de Johan Lonnroth, économiste et ancien membre du Parlement suédois. L’article montrait de manière détaillée comment certains économistes, au nombre desquels plusieurs récipiendaires du prix de la Banque de Suède, avaient fait un mauvais usage des mathématiques en créant des modèles de dynamiques sociales irréalistes.

« Jamais, dans la correspondance d’Alfred Nobel, on ne trouve la moindre mention concernant un prix en économie, nous a précisé M. Peter Nobel dans un entretien exclusif. La Banque royale de Suède a déposé son œuf dans le nid d’un autre oiseau, très respectable, et enfreint ainsi la “marque déposée” Nobel. Les deux tiers des prix de la Banque de Suède ont été remis aux économistes américains de l’école de Chicago, dont les modèles mathématiques servent à spéculer sur les marchés d’actions – à l’opposé des intentions d’Alfred Nobel, qui entendait améliorer la condition humaine. »

Le choix des lauréats de l’année 2004 a peut-être constitué la goutte d’eau de trop. Une nouvelle fois, le prix a couronné deux économistes américains, MM. Finn E. Kydland et Edward C. Prescott, qui, dans un article de 1977, avaient « démontré » à partir d’un modèle mathématique que les banques centrales doivent être indépendantes de toute pression des élus – y compris dans une démocratie. La présentation des lauréats du prix de la Banque de Suède glorifiait leur article de 1977 et son « grand impact sur les réformes entreprises en de nombreux lieux (dont la Nouvelle-Zélande, la Suède, le Royaume-Uni et la zone euro) pour confier les décisions de politique monétaire à des banquiers centraux indépendants ».

Or de telles « réformes » posent un problème dans les démocraties où l’on se soucie de la transparence des décisions publiques. La politique monétaire détermine la répartition des richesses entre créanciers et débiteurs, la politique des revenus et l’égalité des chances. Trop rigoureuse, elle pénalise les salariés en favorisant le chômage, elle renchérit le remboursement des prêts au profit des organismes de crédit et des détenteurs de capitaux.

Les préjugés idéologiques des économistes néoclassiques sont établis (1), de même que l’irréalisme de nombre de leurs postulats. Mais un nouveau groupe de scientifiques – dans des domaines aussi variés que la physique, les mathématiques, les neurosciences ou l’écologie – demandent à leur tour que le prix de la Banque de Suède en sciences économiques soit élargi, correctement attribué, dissocié des prix Nobel, ou simplement aboli.

Ces objections proviennent de chercheurs en sciences « dures », qui étudient le monde naturel et dont les découvertes sont soumises à vérification et à réfutation. Le prix d’économie dévalue à leurs yeux les vrais prix Nobel. En particulier depuis l’ouvrage classique de Nicholas Georgescu-Roegen (2), l’économie subit un feu roulant de critiques émanant d’écologistes, de biologistes, d’experts en ressources naturelles, d’ingénieurs, de spécialistes en thermodynamique. Une démarche multisectorielle – économie écologique, économie des ressources naturelles, etc. – ne remédie pas aux erreurs fondamentales de l’économie néoclassique, que certains comparent à une croyance religieuse, notamment dans sa foi en la « main invisible » des marchés.

La vieille question de savoir si l’économie est une science ou une profession refait surface. La plupart de ses « principes » n’étant pas soumis à l’épreuve, alors que le sont les lois de la physique grâce auxquelles on peut envoyer une fusée sur la Lune, il s’agit plutôt d’une profession. On peut par exemple démontrer que le « principe » dit « optimum de Pareto (3) » ignore la question de la distribution préalable des richesses, du pouvoir et de l’information, conduisant ainsi à des résultats sociaux injustes. La présentation mathématisée de ces concepts sert souvent à masquer leur idéologie sous-jacente. Et à mettre hors de portée intellectuelle du public, et même des élus, des problèmes présentés comme trop « techniques » pour eux. Ainsi, non seulement les économistes gagnent en influence au sein des puissantes institutions qui les emploient, mais on les soumet rarement aux critères d’évaluation des autres professions. Un médecin encourt un procès s’il commet une faute dans le traitement d’un malade ; des économistes peuvent, par leurs mauvais conseils, rendre un pays malade en toute impunité.

Les nouvelles découvertes des chercheurs en neurosciences, des biochimistes et des scientifiques du comportement portent le fer dans la plaie la plus constante des économistes néoclassiques : l’assimilation de la « nature humaine » à un « agent économique rationnel » obsédé par le souci de maximiser son propre intérêt. Fondé sur la peur et la rareté, ce modèle est celui du cerveau reptilien et du caractère étroitement territorial de notre passé primitif. Chercheur en neurosciences à l’université Claremont, Paul Zak a, au contraire, déterminé une relation entre la confiance, qui pousse les humains à se regrouper pour coopérer, et une hormone reproductive nommée oxytocin.

De son côté, David Loye a revisité les écrits de Charles Darwin et montré que, contrairement à ce que l’on dit habituellement, Darwin ne s’était pas concentré sur la « survie des plus aptes » et la compétition comme facteurs majeurs de l’évolution humaine (4). Davantage intéressé par la capacité des humains à construire des liens de confiance et à partager, il voyait dans l’altruisme un facteur de réussite collective. D’autres travaux, revenant sur la théorie des jeux, aboutissent à des conclusions similaires (5). Du reste, si ce n’était pas le cas, on se demande comment les humains seraient passés du stade des bandes nomades de chasseurs-cueilleurs à celui de bâtisseurs de villes, d’entreprises ou d’entités internationales comme l’Union européenne ou les Nations unies.

Contrairement à ce que postule la mathématisation de l’économie, les gens ne se comportent pas comme des atomes, des balles de golf ou des cochons d’Inde. A l’inverse de l’« homme économique rationnel » imaginé dans des livres théoriques, les humains ont une « rationalité » sans rapport avec le sens que les économistes donnent à ce mot. Complexes, leurs motivations incluent le soin des autres, le partage et la coopération, souvent dans un cadre bénévole. Les simulations informatiques fondées sur les groupes d’agents rendront peut-être l’économie plus « scientifique » à l’avenir. Actuellement, les hypothèses fondamentales de l’économie sont patriarcales – ce qui ouvre un intéressant champ de recherche à une « économie féministe ».

La controverse sur le prix de la Banque de Suède en sciences économiques – un prix dont l’objectif était de conférer à cette profession l’aura de la science – a fait ressurgir toutes ces questions importantes. Une imposture scientifique est mise en cause. Si cette controverse n’a guère de chances de figurer au menu des élites regroupées à Davos, dans la Suisse enneigée, elle mériterait d’être à l’ordre du jour du Forum social mondial de Porto Alegre.

Hazel Henderson

Auteure de plusieurs ouvrages, dont Building a Win-Win World, Hazel Henderson a créé avec le Groupe Calvert des fonds de pension socialement responsables, des indicateurs sur la qualité de la vie, ainsi qu’une série télévisée sur l’éthique du commerce. Site :www.hazelhenderson.com.

Merci Antonin Rey !

Il n'y a pas d'alternatives ?

Faux ! il y en a des centaines... et si vous connaissez d'autres adresses, faites suivre en laissant un message dans les commentaires, merci !

Altruisme ou  compétition ?

100 sites de Consommation Collaborative

Par ANTONIN LÉONARD le 1 JANVIER 2013 · 31 COMMENTAIRES · dans ETRE UN CONSOMMATEUR COLLABORATIF AUJOURDui

Publiée une première fois en Juin 2011 et actualisée trente fois depuis, c’est une première tentative de création d’une liste d’initiatives françaises liée à la Consommation Collaborative. Même si cette liste vise une certaine exhaustivité, elle est évidemment incomplète et des précisions mériteraient d’être apportées pour mettre en lumière les différences entre les services. Le parti pris a été d’inclure des initiatives se situant aux limites de la consommation collaborative mais qui méritaient d’être mises en avant pour l’innovation sociale qu’elles représentent. N’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de ce parti pris d’ailleurs.

Cette liste a été établie de manière collaborative avec le collectif OuiShare.

Alimentation

Recevez / Allez manger chez des locaux

Location/Revente/Don/Echange/Troc/Envoi de biens matériels

Location d’espace de stockage

Location de matériel de bricolage et de jardinage

Recycler vos propres vêtements

Prêt d’objets

Transport

Location de Camping Car

Voyages

Echange d’appartements entre étudiants

Accessoires et cadeaux
Location d’équipement pour enfants
Finance collaborative
Echange / Troc de services

Se rendre service à proximité

Garde d’animaux entre particuliers

Communautés

Education Collaborative

Suivez les cours d’un mentor par vidéo-bulle

Habitat
Coworking et Partage de Bureaux

Espaces de coworking

Recyclage
Partage de gestes et idées écologiques
Plateforme BtoB
Réseau social

Merci Antonin Leonard !

et merci Nouvelle Donne qui a fait suivre !

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TAFTA

5 Octobre 2014, 06:11am

Publié par pam

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Les alimenteurs

4 Octobre 2014, 07:04am

Publié par pam

J'ai hésité à (encore !) vous proposer un documentaire anxiogène... mais, même si vous faites partie des convaincus, je vous propose de passer une heure de votre week-end à regarder celui qui suit et puis à aller faire votre marché (local !) et à diffuser autour de vous les raisons de vos choix. Regardez-le jusqu'au bout, faites le regarder à vos enfants, eux aussi doivent savoir. Et ils auront surement moins envie de vous tanner au supermarché pour acheter des produits industriels qui ne sont que des poisons pour leurs corps. Je sais qu'on pense qu'il est plus long et plus onéreux de bien se nourrir mais c'est faux. Ce n'est qu'une question d'organisation et aussi de partage. En se groupant avec nos amis, nos voisins, en échangeant les produits du jardin, les recettes, les bonnes adresses, en groupant les commandes chez les producteurs locaux, vous gagnerez du temps, de l'énergie et de l'argent... et vous serez, ainsi que vos proches en meilleure santé. Désolée si vous êtes déjà convaincus, voici juste des arguments pour vous aider à convaincre d'autres autour de vous ! et bon week-end !

Deux pour le prix d'un !!

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