Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

evolution

écologie et pédagogie...

25 Avril 2014, 06:42am

Publié par pam

Vous avez du mal à comprendre les problèmes énergétiques et écologiques de la planète ? Vous pensez que le gaz de schiste est une solution ? Vous croyez encore qu'il faut la croissance à tous prix ? prenez 1/2 heure de votre précieux temps vous allez comprendre.....

... alors vous pensez toujours que les écolos sont de doux rêveurs, qui n'ont guère les pieds sur terre ? Que les décroissants sont une poignée de doux dingues ?

Si nous ne changeons pas nos habitudes très vite, chacun à la mesure de nos possibilités, il faudra bientôt le faire tous, contraints et forcés, ce sera dur, violent, compliqué et anxiogène. Et ça entrainera des guerres, encore plus d'inégalités et d'injustices, la mort de milliers peut être millions ou milliards de défavorisés, de faibles, de vieux, de malades, d'enfants sur toute la planète. Et que restera t'il de cette planète ? sera t'elle encore habitable pour ceux qui resteront ?

Si nous faisons le choix du changement, de la décroissance, volontairement, chacun à son rythme, mais en commençant tout de suite, nous pourrons nous adapter tranquillement à un autre mode de vie, peut être plus lent, mais pas moins intéressant !

Si on regarde autour de nous, qui sont parmi nos connaissances ceux qui semblent le plus heureux ? et par qui sont écrits les meilleurs livres sur le bonheur ? de qui nous viennent les plus beaux témoignages de vie, d'humanité ?

J'ai eu la grande chance de devoir changer de vie (handicap, impossibilité de travailler, baisse dramatique des revenus...etc) et je suis arrivée à la décroissance petit à petit, jour après jour, et chaque renoncement m'apportait toujours plus de bonheur. Bonheur de vivre, de trouver des combines, de me débrouiller avec ce que j'avais, de bricoler et jardiner, de limiter progressivement mes besoins et mes envies, de partager. Je crois que si on m'avait tout enlevé d'un coup je me serais révoltée, c'est pourquoi je parle de chance. La décroissance est devenue pour moi une philosophie et même si je craque encore occasionnellement sur des friandises chimiques, un bon moment devant la télé, une pointe de vitesse en voiture (...) ou un achat compulsif de temps en temps, j'en ressens toujours la futilité, et ce n'est pas ce qui me caractérise.

Une autre vie est possible dans le respect de nous-même, des autres, de l'humanité toute entière et de la planète, encore faut-il se mettre rapidement au boulot. Sinon que dirons-nous à nos enfants quand ils nous demanderont où l'on était, ce que l'on a fait.

Voir les commentaires

GIEC : mises en garde . HUMAINS : 0 ?

14 Avril 2014, 08:11am

Publié par pam

Réchauffement : une révolution économique est nécessaire

LE MONDE | 13.04.2014 à 11h01 • Mis à jour le 14.04.2014 à 02h14 |Par Laurence Caramel

Le temps est écoulé : si les Etats accordent encore quelque importance à l'objectif de limiter la hausse moyenne des températures mondiales à 2°C d'ici la fin du siècle, ils doivent agir dès maintenant en déployant des politiques d'une envergure sans commune mesure avec les initiatives prises jusqu'à présent. Tel est l'un des principaux messages du nouveau rapport sur « l'atténuation du changement climatique » du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat(GIEC), dont la synthèse a été publiée, dimanche 13 avril à Berlin.

Ce texte d'une trentaine de pages et qui constitue le « résumé pour les décideurs » est destiné à éclairer les gouvernements dans leurs choix en compilant l'état des connaissances sur les possibles scénarios de décarbonisation de l'économie mondiale. Près de 1200 projections ont été analysées et 235 scientifiques de 57 pays ont participé à sa rédaction.

Les impacts du réchauffement menacent la stabilité mondiale

Après le volet sur les preuves physiques du réchauffement publié en septembre 2013 et celui sur les impacts du réchauffement en mars 2014, ce troisième volet boucle le 5ème rapport du GIEC.

Relisez nos articles sur le premier et le second volet du 5ème rapport du GIEC

Sept ans après le précédent, il confirme l'échec des politiques publiques mises en œuvre jusqu'à présent. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre atteignent des niveaux sans précédent et leur croissance n'a jamais été aussi rapide qu'au cours de la dernière décennie, rappellent les experts. De 2000 à 2010, les émissions ont augmenté de 2,2 % par an contre 0,4 % en moyenne au cours des trois décennies précédentes. L'utilisation accrue du charbon a annulé les progrès réalisés dans le secteur énergétique grâce au développement des renouvelables.

A ce rythme, le seuil des 2° C sera franchi dès 2030. « Le message de la science est clair », avertit l'allemand Ottmar Edenhorfer, un des trois vice-présidents de ce troisième volume, « pour se mettre à l'abri d'interférences dangereuses avec le système climatique, il faut sortir de la routine habituelle ».

POUR S'EN SORTIR, UNE VOIE ETROITE

Comment ? La voie tracée par les experts du GIEC est étroite. Limiter d'ici la fin du siècle la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère à 450 ppm (partie par million) – valeur associée par les scientifiques à un réchauffement de 2°C – suppose de réduire les émissions mondiales entre 40 % et 70 % d'ici 2050 et de les ramener à un niveau « proche de zéro », d'ici la fin du siècle.

Tous les secteurs économiques – énergie, transport, habitat, agriculture… – devront faire leur révolution. Il faudra pour cela réaliser « de rapides progrès dans le domaine de l'efficacité énergétique, parvenir à tripler voire quadrupler l'énergie neutre en carbone produite à partir des énergies renouvelables, du nucléaire, des agrocarburants » sans oublier le développement massif des techniques de séquestration et de stockage du CO2 et des programmes à grande échelle de reforestation pour créer des puits de carbone.

Tout cela en partant de l'hypothèse que les obstacles pour accéder aux nouvellestechnologies ont été levés, qu'il existe un prix mondial du carbone permettant de bien orienter les investissements et que les Etats coopèrent... Autant de conditions loin d'être réunies aujourd'hui. « La lutte contre le changement climatique réclame une coopération internationale sans précédent », a averti le président du GIEC, Rajendra Pachauri, à Berlin : « le train de l'atténuation doitquitter la gare maintenant et toutes les sociétés du monde devront embarquer ». Sans donner de détails, le rapport du GIEC insiste aussi à plusieurs reprises sur« la transformation des modes de vie » qui devra accompagner cette mutation radicale pour qu'elle réussisse.

Climat : « une partie des changements liés au réchauffement sera irréversible »

DE NOUVEAUX MODES DE VIE

Est-ce réaliste ? Le temps presse, explique Youba Sokona, autre vice-président du groupe de travail sur l'atténuation :

Le rapport admet que l'impact du développement des agro-carburants sur la disponibilité en terre arables est mal évalué.

Comme en 2007, les experts mettent en garde contre le coût économique de l'inaction. Plus les gouvernements tardent, plus la charge sera lourde pour les générations futures. Toutes les études analysées le confirment. Pour autant, les travaux de modélisation réalisés depuis sept ans et compilés par le GIEC n'ont pas produit d'évaluations solides « des coûts et des bénéfices » de la lutte contre le changement climatique. Les seuls chiffres mis en avant dans le « résumé pour les décideurs » décrivent une incidence sur l'évolution de la consommationmondiale, -0,06 % sur une croissance anticipée de 1,6 à 3 % par an d'ici 2100. Avec de fortes variations dans le temps et selon les pays. Le tout dans un monde quasi parfait selon les hypothèses énumérées plus haut.

QUELS IMPACTS SUR L'EMPLOI ?

Mais quid de l'impact sur l'emploi et la distribution des revenus, quid des effets sur la fiscalité des politiques de soutien aux énergies renouvelables que les experts du GIEC jugent encore nécessaires pendant de nombreuses années, des interférences avec les objectifs de sécurité alimentaire, de développement… Le rapport admet mal cerner ces effets « collatéraux ».

« L'objectif de 2°C est un objectif politique adopté par les Etats [lors de la conférence des Nations unies sur le climat en 2010 à Cancun (Mexique)]. Le rapport dit clairement que si les gouvernements y tiennent, il est encore possible de l'atteindreavec les technologies existantes. Mais plus ils attendent, plus ce sera coûteux. Et plus ils seront dépendants de solutions dont les risques sont mal maîtrisés ou les conséquences par exemple sur la sécurité alimentaire

Ce sont pourtant eux – comme l'illustre le débat sur l'écotaxe en France – qui dans le temps court des politiques déterminent les arbitrages que les gouvernements font pour ou contre le climat.

Christian Gollier de l'Université de Toulouse 1 et co-auteur du rapport pointe aussi les limites des connaissances actuelles que traduit le rapport du GIEC : « aucune réponse concrète et réaliste n'est apportée ». Les économistes ne sont cependant, pour lui, pas seuls à blâmer. « La balle est dans le camp des politiques. Des choix de société doivent être faits. Combien sommes-nous prêts à payer pour ne pas laisser ce fardeau aux générations futures ? La science ne peut pas répondre à cette question » poursuit-il.

L'ENJEU DES VILLES

Que retiendront alors les « décideurs » : un nouveau message d'urgence face à une tâche titanesque ? Certes. Mais aussi qu'il existe au cours des deux prochaines décennies, à travers le basculement annoncé de la populationmondiale des campagnes vers les villes, la possibilité de construire des sociétés sobres en carbone. Peut-être pas pour limiter le réchauffement à 2°C mais pour s'éloigner radicalement de la trajectoire actuelle des émissions qui conduit sans transformation des modes de production à une hausse de 3,7 à 4,8°C des températures mondiales à la fin du siècle.

« Notre rapport ne cache pas les difficutés des défis que représente la lutte contre le réchauffement, mais il montre aussi qu'il existe un espoir même s'il est modeste » a conclu le vice-président du GIEC, Ottmar Edenhorfer, à Berlin.

Consultez notre carte des impacts du réchauffement climatique

Voir les commentaires

jeunesse, vieillesse ?

12 Avril 2014, 07:46am

Publié par pam

“La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité d’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort !

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.

Vous êtes aussi jeunes que votre foi. Aussi vieux que votre doute. Aussi jeunes que votre confiance en vous-même. Aussi jeunes que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeunes tant que vous serez réceptifs. Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.

Si un jour, votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard !”

Samuel Ullman.

jeunesse, vieillesse ?

Darwin :

“Ne peuvent survivre que ceux qui s’adaptent”.

L’adaptation exige souplesse et créativité. Pour progresser, pour surmonter les obstacles, pour affronter les défis que la vie nous impose, il faut être flexible et adaptable.

jeunesse, vieillesse ?

“Malgré le peu de progrès fait par la gérontologie, elle a démontré que de nombreux symptômes de sénilité qu’on pensait définitifs sont réversibles. Ils ne sont pas les signes d’une dégénérescence du cerveau mais viennent d’une mauvaise alimentation, de la solitude, de la déshydratation, de facteurs liés à l’environnement de la personne. Le vieillissement comporte un facteur choix important. Il est contrôlé par la conscience. Quand, grâce à la transcendance, l’activité mentale cesse, avec elle cesse l’activité cellulaire, retardant le vieillissement. Il suffit de ne pas se programmer à dégénérer avec l’âge. Il suffit donc d'élargir sa conscience pour vivre plus longtemps.

Ce qui rend la vie insupportable, c’est de se sentir prisonnier de son corps."

Deepak Chopra in “Le corps quantique”.

jeunesse, vieillesse ?

Voir les commentaires

évolution, diversité, métamorphose...

11 Avril 2014, 08:20am

Publié par pam

“- On mesure la qualité d’une forêt, sa dynamique, à la multiplicité de ses essences, sa richesse à sa diversité. Lorsqu’on pratique les coupes rases et le reboisement extensif, non seulement on appauvrit la forêt, mais on modifie radicalement le sol et le sous-sol, et à terme, on prépare une érosion catastrophique. Il en est de même pour l’humanité. L’intelligence naît de la complexité. L’émergence des grandes religions monothéistes, le déferlement de la pensée unique et dogmatique, ont brisé les liens sacrés qui nous reliaient à la nature. L’uniformisation des valeurs du grand commerce libéral ne peut, à terme, que provoquer une érosion en profondeur de l’intelligence humaine, au sens physique, relationnel, et spirituel.

- Vous êtes plutôt pessimiste, non ?

- Non, pas du tout. Aujourd’hui de plus en plus d’individus, hommes et femmes, ont la volonté de faire évoluer les choses, les moyens d’échanger leurs connaissances, et l’envie de renouer ces attaches invisibles avec leur environnement. Les recherches les plus poussées en physique sub-quantique confirment qu’on ne peut dissocier la matière du vibratoire, la particule de l’onde. Par conséquent ces études trouvent des résonances dans certaines croyances chamaniques, ou d’anciennes traditions, qui vénèrent l’unicité de l’homme et de l’univers, et respectent les liens entre la réalité perçue et l’invisible. Non, je ne suis pas pessimiste, je crois cependant qu’il est grand temps que l’humanité entreprenne sa métamorphose.”

in "Le don de Qâ" de J.M. Pasquet.

évolution, diversité, métamorphose...

“ C’est une guerre qui commence. Contre l’hydre tentaculaire et dévastatrice de l’anthropocentrisme aveugle qui dévore le monde, où tu voudrais que demain tes filles puissent vivre en paix, au sein d’une forêt végétale plutôt que synthétique... Contre le postulat de la pensée judéo-chrétienne et des modèles qui en découlent, qui depuis des siècles dictent aux hommes une conduite irresponsable, en prétextant que les dieux les ont créés à leurs images, donc supérieurs aux autres créatures, et que le monde entier leur est asservi. Contre les dogmes éculés que des grabataires auront beau faire reluire, dont jamais ils n’effaceront les taches et les miasmes du sang des millions de victimes dont ils sont maculés. Contre les ravages d’une économie aveugle qui considère croissance et prolifération comme des qualités, alors qu’elles sont les signes tangibles des déséquilibres qu’elle a provoqués. Regarde la nature, si tu soumets une plante à un stress intense, son réflexe va être de tout faire pour se reproduire avant de mourir, afin d’assurer la pérennité de l’espèce. Il en est de même pour l’humanité. La surpopulation, l’urbanisation effrénée, l’extension incontrôlable des hyper-mégapoles, toutes marques découlant d’un prétendu “progrès” inexorable, sont en fait les preuves manifestes que l’homme, en, tant qu’animal civilisé, se sent condamné. En proliférant, il répond à un instinct naturel qu’il ne sait plus comprendre, et en multipliant ses chances de survie, il œuvre à sa propre perte. Notre guerre va consister à redonner aux hommes la conscience de leurs instincts profonds, de l’humilité de leur appartenance au monde et à l’univers, la conscience de l’artificialité des normes qui régissent leurs sociétés, et surtout celle de leur indissociabilité et de leur responsabilité envers une planète qui les porte, les chauffe, les nourrit, sans qu’ils lui montrent aucune gratitude.”

in "Le don de Qâ" de J.M. Pasquet. 2001.

évolution, diversité, métamorphose...

Voir les commentaires

réalité et changement...

10 Avril 2014, 08:52am

Publié par pam

“C’est notre esprit qui crée le monde dans lequel nous vivons.”

Dalaï-Lama.

réalité et changement...

“”Regarder”, interpréter ce que le monde nous offre détermine en grande partie le cours de notre existence. La perception est la source de tout. Chacun de nous choisit la manière dont il ou elle veut considérer la réalité. Cette perception se transforme avec l’âge, certainement, mais nous restons toujours conscients qu’il y a au moins “treize façons de regarder un merle”, comme Stevens le dit si pertinemment. Comme tant d’aspects de la vie qui se situent au-delà du constat empirique, il n’existe pas d’unicité de point de vue. Là encore, la subjectivité domine.”

Douglas Kennedy in “Quitter le monde”.

”Quand un chien voit l’homme lui donner à manger, il se dit que l’homme est son dieu. Quand un chat voit l’homme le nourrir, il se dit que l’homme est son serviteur.”

Bernard Werber in” Le miroir de Cassandre”.

“C’est ton imaginaire onirique qui me donne consistance. La réalité, c’est ce que tu crois.” idem.

Tout Ce Que Nous Ne Sommes Pas :

Je peux facilement m'identifier à l'excès, aux émotions et aux rôles, et devenir ce que je ressens: je suis en colère....je suis divorcé...Je suis déprimé....je suis une nullité....je ne suis que confusion et tristesse.

Peu importe comment nous nous sentons à quelque moment que ce soit, nous ne sommes pas alors seulement nos émotions, nos rôles, nos traumatismes, nos valeurs, nos obligations ou nos ambitions. Il est facile de nous définir par le combat qui nous absorbe dans l'instant! Et il est tout à fait humain d'être consumé par ce qui nous meut intérieurement. En contrepartie, j'ai souvent pensé à la manière de sculpter de Michel-Ange, à sa façon de voir sa sculpture déjà finie dans la pierre brute.

Il disait souvent que son travail consistait à éliminer le surplus et à libérer de la pierre la beauté qui attendait à l'intérieur.

J'aime beaucoup penser au discernement spirituel de cette façon. En nous faisant face et en découvrant le sens de nos rudes expériences, tout le travail de la conscience s'effectue en éliminant l'excès, ce que nous ne sommes pas. Ainsi nous trouvons et libérons le geste de l'âme qui attend depuis longtemps en nous, entier. Les diverses souffrances intérieures et extérieures sont les coups de ciseaux divins qui dégagent la beauté présente en nous depuis notre naissance.

Mark Nepo

“La science rejoint enfin la Tradition. Le monde d'espace-temps dans lequel nous vivons au quotidien n'a aucune réalité. Il est une construction mentale que certaines propriétés de notre cerveau rendent réelle tant que nous y croyons, une sorte de rêve-cauchemar dont nous sommes prisonniers et dans lequel nous souffrons. La Physique Quantique nous apporte les éléments de réflexion qui nous permettent de sortir de nos illusions”.

Jacqueline Bousquet.

réalité et changement...

“Eddington a affirmé qu’il existait deux réalités : la secondaire est la réalité mécanistique étudiée par la science, l’autre est la réalité humaine faite d’expériences quotidiennes. Dans la 1° la Terre est un grain de matière tournant autour d’une étoile, jetée à la dérive parmi des milliards d’objets stellaires. Dans la réalité humaine, la Terre est le centre de l’Univers, la vie qu’elle abrite est la seule chose importante qui existe. De nombreuses personnes connaissent des contacts mystiques avec la Terre, se sentant être la Lune ou la Mer.”

“Il est possible que nous choisissions nos maladies. Nous n’en sommes pas conscients car le choix se situe au-dessous du niveau de nos pensées conscientes, mais s’il existe, nous devrions être capables de le modifier. Chacun de nous peut modifier la biologie de son organisme d’un extrême à l’autre : on n’est pas le même, physiologiquement parlant, quand on est heureux ou déprimé. Les cas de personnalités multiples prouvent que cette capacité de changer de l’intérieur est contrôlée de manière très précise.

On peut considérer le vide sidéral comme morne, froid, sans vie mais aux yeux du physicien il est rempli d’une énergie invisible attendant de fusionner pour créer des atomes.

Upanishad indien : “La puissance qui pénètre l’Univers est bien supérieure à celle qui transparaît”.

Nos sens ne sont pas prêts à considérer le vide comme la matrice de la réalité car ils ne perçoivent la nature qu’à un niveau plus grossier. Chaque gradation quantique est minime mais elle implique une réalité totalement nouvelle au niveau plus large des molécules et des organismes vivants.

Ainsi, le vide n’est pas un vide mais le point de départ de tout ce qui existe. Et ce point de départ est en contact permanent avec tous les autres points, il n’y a aucune rupture dans cette continuité.

L’équation d’Einstein, E = mc2, a montré que l’énergie pouvait se transformer en matière, ce constat a permis à la physique de franchir la limite de ce qui est “plus petit que petit”. Les pères fondateurs de la physique quantique étaient tous des disciples de Platon, ils pensaient que le monde des choses n’est que l’ombre projetée d’une réalité plus vaste, invisible et immatérielle. Certains, comme Einstein restèrent perplexes devant la perfection de la nature, sans pour autant lui attribuer une intelligence, contrairement à Eddington pour qui notre vision du monde est à la base un ensemble de fonctions cérébrales. Où que l’on regarde, l’Univers visible est fondamentalement un réseau de signaux, mais tous ces signaux fonctionnent en harmonie, transformant des vibrations sans signification en expériences qui ont une signification humaine. L’amour qui lie un homme à une femme peut être décomposée en données brutes mais ce faisant, il perd de sa réalité. D’après Eddington, tous ces codes doivent correspondre à quelque chose de plus réel qui se situe au-delà de nos sens. En même temps, ce quelque chose nous est très familier car nous sommes tous capables de déchiffrer le code pour transformer des vibrations quantiques chaotiques en une réalité bien ordonnée. La réalité de la musique se trouve dans la forme éclatante et invisible qui hante notre mémoire sans jamais avoir été présente dans le monde physique.

Contrairement à ce que pensent les médecins aujourd’hui, le pancréas anormal d’un diabétique n’est pas aussi réel que la mémoire déformée qui s’est infiltrée à l’intérieur des cellules pancréatiques. Cette prise de conscience ouvre la voie de la guérison quantique. Les techniques mentales de l’Ayurveda impliquent le contrôle des structures invisibles qui régissent l’organisme. Cela permet de maîtriser la relation corps-esprit. La technique ayurvédique n’est pas magique, elle s’inspire de la nature.”

“ Quand notre cerveau nous montre le monde, c’est en réalité nous-mêmes qu’il montre. Tout ce qui existe se trouve donc enfermé dans notre subjectivité.”

Deepak Chopra in “Le corps quantique”.

réalité et changement...

Voir les commentaires

Rapport du GIEC et silence coupable des médias et inaction des politiques...

7 Avril 2014, 08:15am

Publié par Olivier Nouaillas

ENVIRONNEMENT

Rapport du GIEC : les 4 impacts majeurs du changement climatique

OLIVIER NOUAILLAS
CRÉÉ LE 01/04/2014 / MODIFIÉ LE 01/04/2014 À 17H17

Pour les scientifiques du Giec, qui viennent de rendre public le volume II de leur 5e rapport, si le réchauffement climatique n’est pas maîtrisé il aura des conséquences sur la vie des 7 milliards de Terriens.

Combien d’avertissements faudra-t-il pour que les hommes politiques se décident à passer à l’action ? On peut se poser la question à la lecture du second volume du 5e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), rendu public le 31 mars, tant la mise en garde est de nouveau sérieuse. Cette fois, il n’est pas question de données scientifiques brutes (augmentation des températures, élévation du niveau de la mer, fonte des glaciers…) comme dans le volume I mais bien « des impacts, les vulnérabilités et l’adaptation » au changement climatique, c’est-à-dire des conséquences sur la vie des habitants de la planète.

« Face à l’inaction des politiques, je crois de plus en plus à la prise de conscience des populations qui vont être le plus impactées par le changement climatique », souligne Hervé Le Treut*, directeur de l’institut Simon-Laplace et un des climatologues français réviseur-éditeur de ce volume II. « En effet, poursuit-il, si on veut vraiment agir sur le changement climatique – et on peut encore le faire – plutôt que des chiffres globaux, je crois qu’il va falloir davantage mettre en avant des conséquences concrètes ancrées dans les différents territoires. Et peut-être inciter à développer des politiques d’adaptation au niveau régional, pour qu’ensuite le national suive. »Revue en détail, mais non exhaustive, de quatre impacts majeurs à redouter.

1- Les océans vont s’acidifier

C’est l’un des aspects les plus méconnus du changement climatique mais pourtant l’un des plus redoutables : « L’acidification des océans, due à l’augmentation de la quantité de dioxyde de carbone absorbée, s’est accrue de 30 % depuis la révolution industrielle et devrait tripler d’ici 2100 », commente Jean-Pierre Gattuso, directeur de recherche au CNRS au Laboratoire d’Océanographie de Villefranche-sur-Mer et rédacteur du volume II.

Conséquences : les récifs coralliens, qui à la fois protègent les côtes et abritent une riche biodiversité marine, blanchissent et souvent meurent. Ce qui, conjugué à la hausse du niveau de la mer, pourra entraîner la disparition pure et simple de certains atolls et petites îles du Pacifique et contraindre leurs populations à l’exil.

D’autre part, la production de phytoplancton pourrait chuter de 10 % d’ici 2100 et de nombreuses espèces de poissons migrer des eaux tropicales vers des zones plus fraîches, avec d’importantes conséquences pour les pêcheurs locaux. Ainsi, les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest devraient subir une réduction d’au moins un quart de leurs prises de poissons.

2 - L’eau sera de plus en plus mal répartie

Alors que selon l’OMS, 11 % de la population mondiale n’a toujours pas accès à l’eau potable, les experts du Giec redoutent « une réduction significative » des eaux de surface et souterraines dans la plupart des régions subtropicales sèches. Ceci en raison d’une diminution de la saison des pluies et de températures plus élevées.

Le texte, qui détaille ses conséquences continent par continent, évoque même des risques accrus de pénurie d’eau en Afrique, en Asie et en Australie, déjà victime de canicules à répétition, doublées de gigantesques incendies comme en 2013.

En Europe, la situation devrait être plus contrastée, entre une partie sud qui devrait subir davantage de sécheresse et une partie nord, qui, au contraire, pourrait connaître de fortes précipitations notamment en hiver. Avec son lot de crues et d’inondations en France et en Grande-Bretagnecomme durant l’hiver 2013-2014.

3 - La sécurité alimentaire sera menacée

L’effet de ciseau semble inévitable : d’un côté, une population mondiale qui va augmenter (de 7 à 9, voire 10 milliards d’habitants d’ici la fin du siècle) et, de l’autre, des ressources alimentaires soumises à la double pression de la diminution des ressources en eau et à l’augmentation des températures (de + 0,3° à + 4,8° selon les scénarios du Giec). « Entre 1980 et 2010, les rendements de blé au niveau mondial ont diminué de 2 % et ceux de mais de 1 % », souligne Jean-François Soussana, directeur de la structure Environnement à l’Inra et un des rédacteurs de la partie agricole du volume II. « Pour le moment, il n’y a pas d’impact sur la production de riz et de soja, mais si le réchauffement se poursuit à son rythme actuel, on estime que toutes les productions céréalières seront impactés de -1 % à - 2 % par décennie. Avec une nette aggravation à partir de 2050. » Petit rappel : selon le programme alimentaire mondial des Nations unies, 842 millions de personnes sont déjà en état de malnutrition.

4 - Le monde deviendra plus instable

« L’homme est à la fois la cause et la première victime du changement climatique anthropique », résume Annmaria Lammel, maître de conférence à Paris VIII et qui a travaillé sur les futurs réfugiés climatiques. Ce que les experts du Giec ont traduit encore plus brutalement par ce sombre pronostic : « Le changement climatique peut indirectement augmenter les risques de conflits violents, comme les guerres civiles ou les affrontements intergroupes, en amplifiant les déterminants de ces conflits comme la pauvreté et les chocs économiques. »

Sans oublier la progression des maladies. « Il est encore temps d’éviter le pire et de limiter le réchauffement à 2°, veut pourtant encore croire le climatologue Hervé le Treut*. À condition, ajoute-t-il, qu’on inverse rapidement la courbe des émissions de gaz à effet de serre. »

rabâchage écologique ou contrepouvoir aux médias ?

Voir les commentaires

medias : abus de pouvoir...

7 Avril 2014, 07:27am

Publié par Cyril Dion

C’est la fin du monde, baissons les impôts !

le avril 1, 2014 dansA la uneCyril Dion

14

Loin des querelles politiques et de l’ergotage de la plupart des médias pour savoir si Jean-Marc Ayrault devait, ou non, payer la déroute socialiste ou pourquoi François Hollande a choisi Manuel Valls, d’autres événements, d’une autre importance, se déroulent sous nos yeux, ou plutôt, loin de nos yeux.

D’une part, le climat de notre planète continue à se modifier. Comme le souligne le deuxième volet du rapport du Giec sorti ce jour, les symptômes sont déjà là : sécheresses, inondations, maladies, migrations, pénuries alimentaires, risques de conflits… Nous nous acheminons gentiment vers un réchauffement de 2°C et ne désespérons pas de parvenir à 4°C, ce qui aurait des conséquences extrêmement graves. (lire l’article de nos confrères du Monde sur le sujet).

Il y a quinze jours, c’était une autre étude, financée par la Nasa et révélée par le Guardian, qui annonçait « l’effondrement de notre civilisation » dans les prochaines décennies si nous persistons à creuser les inégalités entre riches et pauvres d’une part et à prélever les ressources naturelles à ce rythme de l’autre. (lire ici le décryptage de JP Fritz du Nouvel Observateur).

Il a un an et demi c’est « Approaching a State-Shift in the Earth Biosphere » (publiée en juin 2012 dans la revue Nature) qui envisageait une disparition possible d’une partie de l’humanité entre 2040 et 2100, due à l’effondrement en cascade des écosystèmes qui permettent à l’être humain de vivre sur cette planète. (voir le billet d’Audrey Garric du Monde et l’article de Laure Nouhalat de Libération).

Tous ces experts, ne se sont heureusement pas contentés de jouer les Cassandres. Ils ont également fait des recommandations pour éviter le pire. Même si, dans le cas des deux études que je viens de citer – le GIEC faisant preuve d’une réserve toute Intergouvernementale – les scientifiques ne sont guère optimistes sur notre capacité à réagir à temps et avec l’ampleur requise.

Pour autant, ils nous encouragent, tous, à redistribuer plus équitablement les richesses (ajuster les niveaux de vie des plus riches sur ceux des plus pauvres), à réduire drastiquement la consommation énergétique en s’orientant vers les sources de production renouvelables, à créer de nouveaux modes d’agriculture, à diminuer radicalement la pression démographique, à concentrer les populations sur les zones enregistrant déjà de fortes densités afin de laisser les autres territoires tenter de retrouver des équilibres naturels, à diversifier l’économie…

Ces informations devraient être centrales dans nos médias. Elles devraient faire l’objet de décryptages approfondis à la une des rédactions et pas être reléguées sur les blogs des journalistes (qui font d’ailleurs un remarquable travail avec les moyens qui leurs sont donnés). Elles devraient faire l’objet de toute notre attention, de celle de nos responsables politiques, de nos capitaines d’industrie… Au lieu de cela, nous nous agitons bien souvent autour de querelles dérisoires, d’élucubrations futiles.

Nous connaissons un grand nombre de réponses à ces dangers, qui ont maintes fois été présentées dans ce magazine : l’agroécologie et la permaculture qui nous permettraient de drastiquement réduire nos émissions de CO2 et de redonner la capacité de se nourrir à des millions de personnes à travers le monde, tout en préservant la biodiversité, des démarches comme le scénario NégaWatt qui permettrait à la France de s’affranchir des énergies fossiles et nucléaires d’ici 2050 et de réduire de 60% nos dépenses énergétiques (scénario réplicable dans d’autre pays), la relocalisation de nos économies, capable de créer des millions d’emplois et de diminuer la concentration de richesses créées par les gigantesques multinationales,l’éducation à la coopération et à l’écologie… Je pourrais sans fin continuer cette énumération.

Oui, je veux bien entendre que ces annonces catastrophistes ne servent à rien, qu’elles n’ont pas d’autres conséquences que de créer de la peur, du déni et de la résignation tant l’enjeu paraît démesuré face à notre capacité individuelle d’agir ; que notre système est vérolé, que l’être humain ne vaut pas grand chose… Mais je sais aussi que les êtres humains, lorsqu’ils s’unissent autour d’aspirations qui les dépassent, sont capables de se transcender et de déplacer des montagnes.

Comme l’écrivait Marianne Williamson (avec des mots toujours attribués à tort à Nelson Mandela) : « Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur, Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites. C’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.

(…) Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde. (…) En nous libérant de notre propre peur, notre puissance libère automatiquement les autres. »

Soyons donc puissants au delà de toutes limites et retroussons nos manches pour créer ce monde dans lequel nos enfants pourront toujours vivre demain. Ayons le courage de sortir de notre confort matériel, de nos intérêts politiciens, de notre cynisme protecteur. Soyons les êtres humains que nous méritons d’être.

Par Cyril Dion

medias : abus de pouvoir...

Voir les commentaires

vivre en yourte

6 Avril 2014, 08:15am

Publié par Pam

connaissez-vous le blog : http://yurtao.canalblog.com/

allez y faire un tour et pour vous mettre l'eau à la bouche la couverture de son livre et voici son dernier texte :

vivre en yourte

YURTAO, la voie de la yourte.

le TAO de la yourte

Oeuvrer sans agir.

02 AVRIL 2014

Oeuvrer sans agir.

« Maintenant, tu vas faire quoi ?

Et demain, tu veux quoi pour demain ? »

La question me laisse sans voix, ou juste avec un « je ne sais pas » imbécile.

Quel après ? Après quoi ? Ce calendrier m'échappe, je ne connais de plus tard que ce qui est en gestation maintenant.

Ça s'énerve : « Alors, c'est quoi tes projets ?! »

Je ne sais pas pourquoi je n'arrive pas à répondre que je n'en ai pas, ou plus. Sans doute parce qu'il faut des explications et que j'en ai marre d'expliquer.

Pourtant, c'est simple, je n'ai plus de projets parce que j'ai réalisé ce que je voulais.

Habiter la nature en ermite, m'adonner aux livres, aux fleurs,

aux arbres, au merveilleux et à l'anodin du quotidien.

C'est enfin arrivé.

Après bien des détours, des empêchements, des erreurs, du malheur.

Que peut-il donc y avoir comme après à la réalisation ?

Que vouloir d'autre que jouir désormais du rêve réalisé ?

Que d'accompagner joyeusement le sage ralentissement de la vieillesse ?

Quoi d'autre que s'établir dans une écoute plus approfondie, plus ouverte ?

Quoi de mieux que cet apprivoisement de la fusion à l'indicible, qui préserve de la distraction ?

Rien, il n'y a rien d'autre à désirer que d'être là, attentive au présent, à ce qui advient.

Tout ce qui a existé avant n'a eu lieu que pour me mener là où je suis.

Suivre les saisons, contempler les transformations,

puiser l'eau, couper le bois, nourrir le feu,

soigner les restitutions à la terre,

enfouir des bulbes, repérer l'ortie, le chénopode, les noisetiers sauvages,

surveiller les boutures, dégager un chemin,

jeter des boules d'argile pleines de graines dans la forêt ravagée,

découvrir des yeux dans les branches,

une foule de vivants dans les plantes,

et sourire aux esprits.

Admirer les tulipes au milieu des bruyères arborescentes en liesse,

et les muscaris au coin des restanques,

surveiller les petites salades qui pointent,

tresser des nids pour parler aux oiseaux,

écouter les vibrations des pierres,

mijoter un ragoût de pousses de houblon,

s'éblouir des fleurs de cerisiers,

suspendre des colliers au cou des troncs,

et des grappes aux arbres morts,

se laisser fasciner par les reflets chatoyants du soleil

sur les rideaux et les drapeaux

et, quand le ciel est voilé,

s'abriter sous un flot d'étoiles.

Allumer la chandelle,

tricoter des attrape-rêves,

dénicher la phrase qui ira bien pour dire

comment le petit déjoue l'assaut du méchant,

choisir la lecture inspirée du soir.

Et toujours, continuer à gamberger sur cabanes de toiles.

Je ne vois rien qui puisse égaler ce bonheur simple qui s'élève de la racine de l'être jusqu'au troisième œil et pardessus la tête vidée, aérée, avec de toutes petites choses qu'on est seul à savourer.

Ni amoureux, ni voyages, ni renommée, ni argent, ni promotion, ni château, ni bateau, ni île déserte, aucune promesse, aucune illusion.

Rien de mieux que ne plus rien attendre, ne plus rien exiger.

Avoir compris que le monde peut continuer sans soi,

être rassurée de ne pas avoir à s'éterniser.

Parce que dès que s'établit le réel, les effets de la paix intérieure se dégustent au quotidien : évitement des confrontations, respect,réconciliation, pudeur, équanimité, tempérance, compassion, stabilité, humilité, joie sans objets, communion avec la nature, disponibilité à l'intime et à la grâce, ravissements.

L'absence de projet dégage l'avenir de projections et planifications contraignantes, comme la toile blanche du peintre où sont invitées toutes les couleurs,

un peintre dont la production n'est commandée que

par l'appel viscéral de l'intériorité.

Alors le cadre de l'action s'ouvre par le haut,

comme un vase attendant son bouquet.

Car, selon le Tao, ce qui est plein entraîne la possession

et ce qui est vide produit l'œuvre.

L'artiste libre saisit le pinceau

et tout se passe sans soi, en pure création.

Comme la rose qui ne fait aucun effort pour être belle,

dans le repos du « vouloir faire » s'épanouit le fruit de l'être.

vivre en yourte

sans commentaires (de ma part) trop touchée je crois mais je vous conseille une visite sur son blog ne serait-ce que pour voir les images de sa yourte, de ses oeuvres de land art, de sa vie. Je suis dans l'admiration !

Voir les commentaires

un rêve...

17 Mars 2014, 10:29am

Publié par pam

en ce beau jour ensoleillé, un cadeau pour chacun de vous...

Voir les commentaires

Réflexions d'un médecin bouddhiste

16 Mars 2014, 09:41am

Publié par pam

POURQUOI NOUS DEVONS GRANDIR.

Par honnêteté scientifique : on peut aujourd’hui apprécier scientifiquement différents niveaux de conscience chez un être humain (comas). Mais la réalité spirituelle est un niveau de conscience plus subtil et difficilement mesurable par une science qui se veut objective. On ne peut pour autant nier son existence, donc remise en question dans notre manière de soigner.

Stuart Mill : “S’il s’était trouvé que les vérités géométriques puissent gêner les hommes, il y a longtemps qu’on les aurait trouvées fausses.”

Aspect déontologique : si nous pouvons faire mieux qu’actuellement, nous devons le réaliser, car il est du devoir du médecin de rechercher tout ce qui peut être bon pour la santé des patients.

En niant le phénomène conscience ou la réalité spirituelle, on se prive de quelque chose d’essentiel. Et une société qui se veut saine ne peut pas faire l’économie de la santé de chacun.

De plus, il y a une nécessité à approfondir notre connaissance de l’humain. De même qu’on observe des modifications physiologiques et métaboliques quand le corps humain se développe ou est soumis à certaines conditions (froid, chaleur, variations de pression...) ou que surviennent des manifestations émotionnelles (colère, désir), la conscience qui s’éveille donne lieu à diverses manifestations. Ces perturbations concernent les dimensions physique et psychologique de la personne, par exemple le calme de plus en plus profond de l’esprit, qui se développe au fur et à mesure de la pratique méditative, génère progressivement une sensation physique de grande souplesse, malgré le vieillissement. Un tel fait devrait interpeller les rhumatologues. On peut parler d’épiphénomènes de la croissance spirituelle.

Paradoxalement, le monde chaotique d’aujourd’hui agit comme un stimulus d’éveil de la conscience pour beaucoup. Les médecins seront donc bientôt confrontés à des hommes mutants, il faudra donc modifier notre manière de soigner.

Jean Rostand, dans les années 50 : “Ma conviction est que l’homme se trouve tout au début de son aventure intellectuelle. Son “âge mental” est extrêmement bas en regard de celui qu’il est appelé à prendre. Cette notion de l’immaturité, de l’infantilisme de notre espèce suffirait à me convaincre que pendant une très longue période, nous n’avons à espérer que des réponses naïves et grossières aux grandes questions qui nous préoccupent. Il n’est d’ailleurs pas sûr que l’humanité ait assez d’avenir pour épuiser toute la connaissance dont sa condition cérébrale la rendrait capable et il est extrêmement douteux que cette condition même l’habilite à une compréhension totale de l’univers.”

Importance de considérer rapidement la problématique de l’émergence spirituelle dans notre monde occidental.

L’éducation à la santé doit être aussi prise en compte. Mais la négation de la dimension spirituelle dans le domaine médical fait qu’on ne peut pas actuellement la considérer comme un élément à part entière, important et nécessaire à prendre en compte dans l’émergence et le maintien de la santé.

Pourtant, beaucoup de souffrances psychologiques ont leurs racines dans cet espace méconnu. La conscience intervient d’une manière considérable dans la façon de vivre sa maladie, dans l’évolution de celle-ci et très certainement dans la manière de mourir.

L’être humain ne peut pas se contenter de la vie tout court, il est aussi à la recherche, même inconsciemment, de la vie sacrée, ou en tout cas d’une oasis de paix. D’ailleurs, dans le cadre d’une quête spirituelle, on ne trouve pas parce qu’on cherche, mais on cherche parce qu’on a déjà trouvé, parce qu’on sait au plus profond de soi cette indicible réalité.

La santé spirituelle est le défi que nous avons à relever, pour la médecine, mais aussi pour l’éducation, la justice, la politique, le commerce...

En matière de pollution, nous polluons notre environnement parce que nous n’avons pas bien compris les liens très subtils qui nous unissent à lui. Il y a une relation étroite entre le spirituel et l’écologie par le biais de la prise de conscience. Il ne peut y avoir d’écologie extérieure sans une véritable écologie intérieure.

Thich Nath Hanh appelle cela l’inter-être. Quand nous grandissons dans notre corps spirituel, nous percevons d’une manière plus aiguë notre lien avec l’univers et ses différentes composants.

Plutôt que d’opposer l’homme à l’animal, il serait plus éthique de dire que si l’être humain a une quelconque supériorité sur l’animal, cela lui confère la responsabilité de prendre soin du règne animal et non pas de l’exploiter sans aucune compassion comme il le fait actuellement à des fins commerciales, souvent dans un grand gâchis, voire avec un objectif ludique et mercantile, ce qui est pire. Ce que nous faisons subir aux animaux, dans une indifférence quasi générale, est honteux.

Le monde d’aujourd’hui, dans son système d’hyper et de surconsommation, dans son sacro-saint développement économique, est un monde qui brise et qui consomme de l’humain. L’objectif de notre système économique ne serait-il pas finalement d’entretenir le système pour lui-même, sans tenir compte des conséquences sur les gens, sur le produit concerné, ou encore sur son utilité ?

L’être humain a besoin de sanctifier le monde : de le percevoir à partir d’une conscience épanouie, vaste et profonde. Cela fait partie de sa nature fondamentale, et c’est aussi un élément structurant et fondateur de sa bonne santé.

Harry Moody et David Caroll : “La plupart des gens passent leur vies rivés à un niveau de conscience bien inférieur à ce qu’il pourrait être. Ils ont une perception réduite du monde, vivant, comme le dit une ancienne parabole, au rez-de-chaussée d’un palais de mille pièces.”

Nous sommes plus vastes que notre existence, et sans conscience ou sans élargir son champ de conscience, c’est comme un chasseur d’horizon, on arrive nulle part.

RÉFLEXIONS D’UN MÉDECIN BOUDDHISTE À L’USAGE DES SOIGNANTS ET DES SOIGNÉS.

Dr. Daniel Chevassut. Éditions Sully. 2007.

Matthieu Ricard.

Tout le monde y perd ou tout le monde y gagne

La recherche du bonheur égoïste semble vouée à l’échec pour plusieurs raisons. Tout d’abord, du point de vue de l’expérience personnelle, l’égoïsme, né du sentiment exacerbé de l’importance de soi, s’avère être une perpétuelle source de tourments. L’égocentrisme multiplie nos espoirs et nos craintes et nourrit les ruminations de ce qui nous affecte. L’obsession du "moi" nous conduit à magnifier l’impact du moindre événement sur notre bien-être, à regarder le monde dans un miroir déformé. Nous projetons sur ce qui nous entoure des jugements et des valeurs fabriqués par notre confusion mentale. Ces projections constantes nous rendent non seulement misérables, mais aussi vulnérables à toutes les perturbations extérieures et à nos propres automatismes de pensée, qui entretiennent en nous une sensation de malaise permanent.

Dans la bulle de l’ego, la moindre contrariété prend des proportions démesurées. L’étroitesse de notre monde intérieur fait qu’en rebondissant sans cesse sur les parois de cette bulle, nos états d’esprit et nos émotions s’amplifient de manière disproportionnée et envahissante. La moindre joie devient euphorie, le succès nourrit la vanité, l’affection se fige en attachement, l’échec nous plonge dans la dépression, le déplaisir nous irrite et nous rend agressifs. Nous manquons des ressources intérieures nécessaires pour gérer sainement les hauts et les bas de l’existence. Ce monde de l’ego est comme un petit verre d’eau : quelques pincées de sel suffisent à le rendre imbuvable. À l’inverse, celui qui a fait éclater la bulle de l’ego est comparable à un grand lac : une poignée de sel ne change rien à sa saveur. Par essence, l’égoïsme ne fait que des perdants : il nous rend malheureux et nous faisons, à notre tour, le malheur de ceux qui nous entourent.

La deuxième raison tient au fait que l’égoïsme est fondamentalement en contradiction avec la réalité. Il repose sur un postulat erroné selon lequel les individus sont des entités isolées, indépendantes les unes des autres. L’égoïste espère construire son bonheur personnel dans la bulle de son ego. Il se dit en substance : "À chacun de construire son propre bonheur. Je m’occupe du mien, occupez-vous du vôtre. Je n’ai rien contre votre bonheur, mais ce n’est pas mon affaire." Le problème est que la réalité est tout autre : nous ne sommes pas des entités autonomes et notre bonheur ne peut se construire qu’avec le concours des autres. Même si nous avons l’impression d’être le centre du monde, ce monde reste celui des autres.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>