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humanisme

non-violence...

22 Novembre 2015, 09:22am

Publié par pam

La non-violence est « la meilleure réponse au terrorisme »

21 novembre 2015 / Lorène Lavocat (Reporterre)

Aux attentats de Paris, la classe politique et médiatique a répondu, presque à l’unisson, par des propos martiaux. Une autre voix propose de voir au-delà de l’émotion et de sortir de « l’idéologie de la violence ». Cela suppose du temps, de la réflexion, un retour sur soi, une attention à l’autre.

Des bombardements en Syrie, des manifestations interdites et des militaires qui patrouillent dans les rues. Vous l’aurez compris, « la France est en guerre ». Médias et politiques ont salué le discours martial du président de la République, lundi 16 novembre, à Versailles. Députés et sénateurs ont largement approuvé la prolongation et le renforcement de l’état d’urgence. À l’intensification des frappes aériennes en Syrie s’ajoute la possibilité d’une intervention au sol. Pour répondre aux actes terroristes qui ont fait 129 morts, le gouvernement joue la carte guerrière.

Une décision plébiscitée par les Français, du moins si l’on en croit les sondages. D’après l’Ifop,« 84% des personnes interrogées sont prêtes à accepter davantage de contrôles et une certaine limitation de leurs libertés pour mieux garantir la sécurité, et 85 % approuvent l’intervention militaire en Syrie » [1].

« Il y a des moments bien sûr où il faut contraindre »

Pourtant, dans les rues de la capitale meurtrie, les citoyens ont préféré les bougies et les fleurs aux armes, les messages d’amour et d’humour à ceux de haine. « Il y a beaucoup de sagesse au sein de la population, les gens se tournent spontanément vers des actions non-violentes », observe Jean-Marie Muller, philosophe et penseur de la non-violence. Symbole de ce refus populaire de la vengeance, Antoine Leiris, un jeune papa qui a perdu sa femme dans les attentats. Son message adressé aux djihadistes a fait le buzz sur la toile : « Je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr. Répondre à la haine par la colère, ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes. Je suis avec mon fils, qui va manger son goûter comme tous les jours, puis nous allons jouer comme tous les jours et toute sa vie, ce petit garçon vous fera l’affront d’être heureux et libre. »

Alors, la non-violence peut-elle être une réponse au terrorisme ? Oui, répondent sans hésiter ses défenseurs : « Seule la non-violence peut répondre à la violence. Vaincre le terrorisme, c’est refuser d’entrer dans sa logique de violence », explique Jean-Marie Muller.

Certes, face à une personne armée d’une kalachnikov et déterminée à tuer, la non-violence est un bouclier dérisoire. En 2009, le dalaï-lama affirmait : « Il est difficile de lutter contre le terrorisme par la non-violence. Les terroristes cultivent des mauvais sentiments, leur esprit est fermé. » En août dernier, un attentat a d’ailleurs été évité de justesse dans un train Thalys grâce à l’intervention musclée de trois jeunes états-uniens, militaires ou rompus aux arts martiaux. Ils se sont jetés sur un homme lourdement armé, lui ont porté plusieurs coups de cutter, avant de l’étrangler pour le rendre inconscient. Pas vraiment pacifiste comme action, mais elle a permis d’empêcher un drame.

« Il y a des moments bien sûr où il faut contraindre, reconnaît Serge Perrin, membre du Mouvement pour une alternative non-violente (le Man). Mais il faut absolument rester dans un cadre légal. Et la loi ne se construit pas dans l’urgence, mais dans le débat démocratique. » L’avis est partagé par Jean-Marie Muller, qui met en avant l’initiation à des pratiques de défense comme l’aïkido, qui retourne la violence contre celui qui en use. « Enseigner aux jeunes à se défendre sans violence, c’est aussi important que leur apprendre les maths ! », conclut-il.

La guerre ne résout rien

Former les jeunes à être « des artisans de la paix », c’est justement la raison d’être d’Intercordia, une association qui accompagne des 20-30 ans dans une mission de solidarité internationale.« Quand survient l’attentat, il est trop tard, admet Baptiste Anguis, chargé de projet au sein de l’ONG. C’est en amont qu’il faut agir, en construisant une culture de paix. » Prendre du recul et de la hauteur, c’est une des invitations de la non-violence : « La culture qui domine nos sociétés est structurée par l’idéologie de la violence nécessaire, légitime et honorable. Désarmer le terrorisme, c’est d’abord désarmer cette idéologie », estime Jean-Marie Muller.

Refuser la violence ne signifie pas nier le conflit, ou ne rien faire, mais proposer d’autres voies pour y répondre. « Pour vaincre le terrorisme, ce n’est pas la guerre qu’il faut faire mais la justice qu’il faut construire », insiste le philosophe. D’ailleurs, la guerre ne résout rien. C’est le constat fondamental de tous les mouvements pacifistes, de Gandhi à Martin Luther King. Dans un dossier consacré à la question du terrorisme, la revue Alternatives non-violentes rappelle ainsi que« l’histoire récente n’enregistre aucun cas dans lequel une lutte armée aurait su transformer un régime », et pointe au contraire – chiffres à l’appui – l’efficacité de la lutte non-violente, « qui est deux fois plus susceptible de mener ses auteurs à leur but que l’action armée ».

De l’Irak à l’Afghanistan, de la Libye au Nord-Mali, les faits semblent leur donner raison : comme l’ont rappelé nombre d’analystes, l’État islamique est né de la chute de Saddam Hussein, en conséquence à l’invasion états-unienne.

Contre la logique de guerre, les non-violents prônent l’intervention civile de paix. Jean-Marie Muller la définit comme « une intervention non-armée, sur le terrain d’un conflit, de missions extérieures venant accomplir des actions d’observation, d’information, d’interposition, de médiation et de coopération en vue de prévenir ou de faire cesser la violence, de créer les conditions d’une solution politique du conflit qui reconnaisse et garantisse les droits fondamentaux ». Missions d’observation, témoignages et plaidoyer sur la situation, création de zones démilitarisées, éducation populaire à la paix... Au Mexique, des observateurs internationaux se rendent ainsi tous les jours dans des zones de conflit afin d’éviter des massacres de populations civiles.

Prendre conscience de « la part de violence qui est en nous-mêmes »

« La paix se gagne au quotidien », insiste Baptiste Anguis. La logique de guerre, très court-termiste, suppose de désigner des coupables à punir. En fait, il vaudrait mieux « faire le constat de l’échec collectif ». « S’interroger sur notre responsabilité, c’est comprendre que notre mode de vie occidental, industrialisé, est un des moteurs de la violence. » Travailler sur les causes de la violence, certes, mais aussi construire au jour le jour « des relations positives, humaines », explique Serge Perrin. « Notre réponse aux actes terroristes passe par une résistance civile collective, par la cohésion sociale, par le vivre ensemble ». Fête des voisins, jardins familiaux, ateliers participatifs.« C’est pour cette raison que les manifestations prévues pendant la COP sont essentielles », pointe le militant.

Surtout, la non-violence n’est possible que si chacun d’entre nous prend conscience de « la part de violence qui est en nous-mêmes, explique Baptiste Anguis. Il faut commencer par faire la paix avec soi ». Une idée formulée en d’autres termes par Arun Gandhi, le petit fils du Mahatma : « L’attitude d’une nation ne sera toujours que le reflet de l’attitude des individus qui la composent. »

« La violence commence par nous-mêmes, par de petits gestes, de petits propos », soutient Baptiste Anguis. Il est possible d’y prêter attention. « Chacun peut s’y mettre, par des techniques de communication non-violente par exemple », précise-t-il. Écouter avec bienveillance et sans jugement, se mettre à la place de l’autre, ne pas catégoriser, ne pas confondre être et avoir, passer du « tu » au « je »... : autant d’actes qui permettent de « restaurer l’humanité en chacun d’entre nous ».

Exercez-vous ! Au lieu de dire : « Ces abominables terroristes », dites : « Des personnes qui ont commis des actes de terrorisme » ; au lieu de dire : « Tu m’énerves, espèce de journaliste imbécile », dites : « Je suis fatigué de lire des articles trop longs, j’ai besoin de me changer les idées ! »

non-violence...

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Inquiétude ou/et hospitalité.... capitalisme ou humanisme...

5 Septembre 2015, 07:04am

Publié par pam

ASILES ? Dedans et dehors ?

Publié le 5 septembre 2015 par imagiter.over-blog.com

Devant les images qui avalent toute notre pitié et la grande compassion de certain(e)s – nous omettons de nous concentrer sur 3 faits de blocus de cette civilisation :

1) - Nommer y est plus important que la réalité. La fonction de séquestrateur des mots que paraissent se monopoliser les médias mercenaires obéissent à un seul impératif : celui qui convient le mieux à, leurs commanditaires. Pas à l’objectivité collective.

D’où se concentrer sur ce que ne disent pas ces appellations. Soit devancer les prétendus pouvoirs et leurs trouver les points faibles.

2) - La position des populations européennes (ou celle que l’on voudrait nous faire la leur) – il y bien deux mouvements opposés : celle du refus de tout asile qui ne repose sur rien de juridique. Uniquement de la pression médiatico-politique. Et celle d’une grande partie de la population (peut-être majoritaire .) qui a la Constitution et des textes juridiques pour elle. Mais dont les applications quotidiennes semblent bien entravées.

3) – L’incompréhension complète des CAUSES réelles de ces mouvements de réfugiés. De ne pas vouloir savoir que c’est L’ÉCONOMIE qui est la cause essentielle de ces mouvements devient une attitude trop enfantine et insupportablement puérile : genre « je veux juste effacer les images d’aujourd’hui qui me dérangent dans ma vie »… Un peu de rationalité ? « Vous pensez que cela suffira ? … « Pour moi oui » de l’inconscience complète…cachez ce vrai réel que je ne veux pas voir. L’espace Schengen provient de pressions que des lobbies capitalistes ont imposées aux gouvernements européens. Sans l’accord des populations des pays. Il n’y a nulle fatalité : tous ces « non-accords » sont réversibles !!! Tous les traités économiques et financiers européens n’ont jamais eu le soutien de la majorité des populations. Qui peuvent toujours, de ce fait, contraindre les gouvernements A CHANGER DE POLITIQUE !!!

A ces seules conditions ces images insupportables (mais tellement moins que les réalités vécues trop loin des images) disparaitraient. Mais cela ne sera pas le cas. Pourquoi ? La nouvelle question devient « à qui profitent ces mouvements de réfugiés ? »

La réponse est : « Les afflux de réfugiés dans l’UE sont une stratégie Étasunienne» – à partir de la stratégie de globalisation des quatre prétendus « flows ininterrompus » (en français flux). Celle-ci provient du géostratégie militaire US-américain Thomas P.M. Barnett. Qui dit : « Comme condition préalable pour le fonctionnementsans heurts (de la globalisation), nous devons permettre quatre ‘Flows’ durables et sans entraves. »… Les afflux actuels, presque surdimensionnés, de réfugiés vers l’Europe, font partie de la stratégie du «Flux sans entraves », qui en l’occurrence vise l’Europe et n’a le droit d’être empêché par aucun gouvernement ou institution souveraines selon Barnett. Dont acte : ce n’est plus de la politique, c’est bien de l’invasion organisée.

……..%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

Après ce tableau global, où la 3ème facette cachée de la catastrophe a reçu une réponse intégrale – voyons pourquoi le mot prime sur le fait !!!

1)

- Réfugiés c’est celles et ceux qui cherchent un refuge, un abri, oui une cachette et ne l’ont pas trouvé. Le mot présente une forme passive de participe passé. Réfugié accuse deux responsabilités de sa situation : que fuit-il et avec raison ?. Vers où va-t-il sans le trouver ?

- Migrants le terme neutre et insensible qui souligne juste le déplacement, le mouvement, la mobilité. A distinguer des moins appréciés immigrants ou émigrants.

- Exilés ou expatriés , comme tous les mots avec le préfixe ex- qui avoue une extraction, un arrachement, la fin d’une situation antérieure. Et demeure connoté de l’ombre du proscrit.

Le mot réfugiés appelle à un refuge. Et donc à des réfugiants. De la bienvenue. Un accueil conscient et volontaire. Le mot « migrant » sonne comme subir une fatalité naturelle ou climatique telle le déplacement saisonnier des animaux. Le mot exil parait ne se remplir que de tristesse. Comme d’être coupé de tout contexte politique ou social.

Enfin , le mot asile des demandeurs d’asile semble correspondre à la fois :

*** - A la reconnaissance des causes réelles : celles d’une barbarie des sommets de la société dont il faut protéger les populations par le plus maternant asile.

** - A l’acte sociétal demandant une totale reconnaissance : oui nous « devons » asile au reste du monde.

*** - Au respect, enfin, des asilaires admis comme des créditeurs des maltraitances diverses. Et ayant droit à réparation. L’équilibre de respect entre accueillants et accueillis semble bien plus présent dans le mot « asile » (dressé droit contre le ciel) que dans « refuge » (où se terrer en se cachant, plutôt).

Et c’est le mot « réfugiés » que « préfèrent » ce genre de médias !!! Donc…un œil sur leurs écrits :

………………………………….****

2)

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2015/09/04/migrant-exile-refugie-les-mots-pour-le-dire_4745562_1654200.html

Les reportages montrant ou décrivant les parcours de ces personnes ont recouru conjointement ou alternativement aux termes « migrants » ou « réfugiés ». Parce que la distinction n’est pas toujours aisée à faire entre ceux qui participent à une migration, quelles qu’en soient les raisons (et celles-ci ne sont pas toujours mauvaises), et ceux qui fuient leur pays d’origine afin d’échapper à un danger mortel. D’où les hésitations, dans la presse en général, quant à l’emploi des mots. Par exemple : « “Migrant”, “exilé”, “réfugié” : le poids des mots »…

(…) Amnesty International utilise la formulation générale « migrants et réfugiés ». Sauf, bien évidemment, quand la situation des personnes ou des populations est sans équivoque. Ainsi, dans les pays frontaliers de la Syrie, ce sont bien des « réfugiés » fuyant le régime de Bachar Al-Assad ou les exactions de l’Etat islamique qui ont été accueillis par centaines de milliers. »

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2015/09/04/en-france-quelques-elans-citoyens-ne-masquent-pas-une-hospitalite-en-berne_4745565_1654200.html

Le télescopage de deux réalités : « La France réagit par le repli et nous ne sommes pas d’accord, défend Brigitte Comard, membre du collectif implanté dans le Sud-Ouest. Nous sommes des gens engagés à gauche. Nous voulions désespérément un gouvernement de gauche et on s’est planté. »

Autre initiative : la start-up Singa a lancé fin juin une application qui met en relationdes réfugiés politiques avec des gens prêts à les accueillir. « Depuis deux jours, nous avons reçu 550 propositions », s’étonne sa codirigeante Alice Barbe. Sur Facebook, plus de 14 000 personnes indiquent qu’elles participeront samedi 5 septembre à un «rassemblement citoyen en solidarité avec les migrants » à Paris. »

La France au 12e rang européen pour l’asile

Seront-ils tenus ? Les derniers appels du genre ont réuni en août à peine un peu plus d’une centaine de personnes, à Calais ou à Paris. Enfin, Mercredi 2 septembre, un sondage commandé par BFM-TV indiquait, d’ailleurs, que 56 % des Français à ne pas souhaiter accueillir les migrants. »

http://www.huffingtonpost.fr/muriel-boulmier/56-des-francais-ne-sont-pas-egoistes-au-sujet-des-migrants-ils-sont-inquiets_b_8083212.html?utm_hp_ref=france

Ces quasi mêmes 56 % qui votaient contre la Constitution européenne et dont il n’aura pas été tenu compte, seraient ici mis en exergue ? « Migrants : 56% des Français ne sont pas égoïstes, ils sont inquiets."

« Cependant, voilà que le nombre de ceux qui veulent rejoindre la paix et la prospérité de l'Europe augmente, et qu'au travers de chacune de ses frontières, les Syriens, les Irakiens, les Afghans, et bien d'autres, sollicitent l'accueil de ces vieux pays, avec la détermination de leur désespoir exploitée par les passeurs avides et assassins. Le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie... et la France avec Calais, impuissantes, tentent de trouver une ou des solutions.

Et les Français... eux, craignent d'être envahis. Ont-ils perdu leur hospitalité ? Certainement pas, nos compatriotes ont su accueillir, protéger des exilés pendant la dernière guerre mondiale, ceux fuyant les régimes autoritaires de Mussolini ou Franco, et tant d'autres dans des périodes plus récentes. Mais les temps ont changé et nos concitoyens sont devenus inquiets.

Finie la croissance, finie la France industrielle au travail et son agriculture vivrière et familiale. Les industries ont disparu, quant à l'agriculture, son champ se réduit. Cette évolution a modifié la perception des Français face aux migrations.

Notre pays s'est structuré autour de sa protection sociale, suscitant les plus grands rassemblements contestataires dès lors qu'une réforme se profilait. Je suis fière de la protection sociale de mon pays, mais je ne voudrais pas qu'on y perde la notion de ce que représente la valeur du travail, du mérite, de l'engagement. »

...

Ce n'est pas une absence de générosité qui pousse 56% des Français à ne pas souhaiter accueillir les migrants, c'est l'inquiétude pour le conjoint ou l'enfant qui cherche en vain un travail depuis des mois, c'est l'insécurité contre laquelle ils ne sentent pas assez protégés tant le laxisme du gouvernement a été grand sur ce sujet. Alors l'amalgame est proche. "De quoi vont vivre ceux qui viendraient ? Le travail ?", s'interrogent ceux qui vivent en France."

…………………………..%%%%%

2) – Tout ce récit mythifié qui dit un bon temps passé, entre-file une fatalité du ciel qui contraint l’économie (ainsi autonomisée et douée de volonté propre) à ne pas pouvoir être partagée (ce qui est le cas inexcusable du capitalisme avant tout, le non-partage). Et le tout dénucléé de toutes causalités (politique capitaliste du non respect généralisé des humains de Schengen et politique impérialiste injustifiable des U.S.A.). Comme évidé de toutes pressions : comme si la propagande ne tentait pas de manipuler les esprits…Et le tout justifie à bon compte les européens. Tout en omettant le parcours des solutions (acheter une ile en Méditerranée pour les réfugiés, etc.). La position des populations européennes (ou celle que l’on voudrait nous faire la leur) est, ici, utilisée contre qui veut une politique cohérente et humaine d’accueil des réfugiés. –

…………………….***

Ce qui implique de faire connaître les données concrètes des drames que vivent les réfugiées : 52 millions de réfugiés sur Terre – soit moins que la population de la France. Plus comparable à la population d’un pays comme la Turquie.

Mais…

4 FOIS PLUS de morts dans les 5 premiers mois de 2015 qu’en toute l’année 2014.

95 % des 3,8 millions de réfugiés syriens sont accueillis dans seulement 5 pays.

http://www.huffingtonpost.fr/2015/04/24/migrants-europe-chiffres-immigration_n_7133634.html

Les dirigeants européens ont décidé, fin Août, « de tripler les moyens alloués pour le sauvetage des migrants en Méditerranée, et vont chercher l'aval de l'ONU pour mener des actions militaires contre les trafiquants en Libye. Mais ils se sont divisés sur la prise en charge des réfugiés, en renvoyant les décisions à plus tard.

Un nouveau naufrage de migrants en Méditerranée a fait officiellement 24 morts, mais le nombre des disparus est estimé à environ 800 par les organisations humanitaires internationales. »

15 chiffres qui montrent, alors, l'ampleur du défi en Europe :.

• 42

C'est le nombre de Libyens qui ont obtenu le statut de réfugiés en France depuis 2013. En comparaison, ils sont près de 350 à l'avoir obtenu en Suède.

• 500 à 700

C'est la part de l'accueil de réfugiés syriens que prendrait la France, a indiqué François Hollande jeudi à Bruxelles. Le chiffre de 5000 pour toute l'Europe, qui figurait mercredi dans un projet de déclaration du sommet européen extraordinaire, consacré aux migrants en Méditerranée, ne figure toutefois plus dans la version finale.

• 1300

C'est le nombre de migrants qui ont perdu la vie en avril 2015, ce qui en fait un mois record, selon le porte-parole du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (ONU) Adrian Edwards.

• 1500

C'est le nombre de Syriens qui ont obtenu le statut de réfugié en France depuis 2013,selon les derniers chiffres du Haut commissariat aux réfugiés. On est loin de l'Allemagne, qui a accordé ce statut à 21.000 Syriens depuis deux ans. Plus de trois millions de Syriens ont fui la guerre dans leur pays depuis 2011, ce qui en fait la plus importante population de réfugiés au monde.

• 1750

C'est le nombre de personnes qui ont perdu la vie depuis le début de l'année en tentant de traverser la Méditerranée, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Soit 30 fois plus que durant la même période de l'an dernier.

• 3200

C'est le nombre de dossiers de Syriens reçus par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) en 2014. On reste toutefois loin des niveaux que connaissent la Suède (31.000) et l'Allemagne (41.000), selon les chiffres d'Eurostat.

• 10.000

C'est le nombre de morts potentiels qu'il pourrait y avoir en 2015 en Méditerranée "si nous ne faisons rien", avertit Koji Sekimizu, le directeur de l'Organisation maritime internationale (OMI).

• 20.000

C'est le nombre de migrants qui sont déjà arrivés en Italie depuis le début de l'année. Et rien ne semble les décourager. Plus de 200 ont encore débarqué jeudi matin dans le port sicilien de Catane, et l'Italie s'attend à un flux continu qui pourrait être de 5000 par semaine jusqu'en septembre.

• 36.000

C'est le nombre de réfugiés syriens acceptés par l'Union européenne en 2014. Le Haut Commissariat des Nations unis pour les réfugiés (HCR) avait demandé à l'UE d'en accueillir 130.000 à l'origine.

• 50.830

C'est le nombre de migrants qui sont passés illégalement par la route de la Méditerranée orientale en 2014, deux fois plus qu'en 2013 (24.800), mais moins que l'année 2011 qui avait atteint un record (57.000 passages illégaux). Les réfugiés syriens mais aussi les Afghans et les Somaliens constituent les groupes les plus nombreux. La frontière terrestre gréco-turque, la frontière terrestre bulgare et surtout la voie maritime Turquie-îles grecques de la mer Égée (Lesbos, Samos, Kos, Chios notamment) constituent les trois points de passage principaux de cette route de la Méditerranée orientale.

• 65.000

C'est le nombre de dossiers de migrants, toutes nationalités confondues, reçus par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) en 2014. Plus largement, l'Allemagne a concentré un tiers de toutes les demandes déposées dans l'UE (202.000), suivie par la Suède et l'Italie.

• 283.000

C'est le nombre de migrants entrés illégalement dans l'Union européenne en 2014. Parmi eux, 220.000 sont arrivés par la Méditerranée, selon les données de l'agence européenne de contrôle des frontières de l'UE (Frontex).

• 258.900

C'est le nombre de migrants accueillis légalement en France en 2014, selon les chiffres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

• 500.000 à 1 million

C'est le nombre de migrants qui pourraient arriver cette année dans l'Union européenne, selon Frontex.

• 21 millions

C'est le nombre d'étrangers non européens qui vivent dans un des 28 pays de l'Union européenne, selon les chiffres de l'OCDE.

……………………………………***

Enfin, les médias ne mettant en exergue que quelques cas isolés d’agressions des réfugiés par les populations autochtones voudraient faire croire que ces quelques actes isolés représenteraient l’avis massif de la population. Le danger massif des images ( utilisées, exclusivement, dans TOUTES les dictatures) c’est que celles-ci exigent une action immédiate. Instantanée. Tandis que les mots (fuis par toutes les dictatures…) savent mettre en place des actions échelonnées qui réalisent, elles, un réel changement. Les prétendues « actions » exigées par les images qui ne croient qu’aux miracles instantanés – pas à la réalité durable – oui ces actions ne sont que réactions.

………………………….Dont il ne restera, sans doute, rien

…………………………………..%%%%%%%%%%

Documentation complémentaire :

http://www.imagiter.fr/2015/09/asiles-dedans-et-dehors.html

Inquiétude ou/et hospitalité.... capitalisme ou humanisme...

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Bonjour tristesse...

8 Octobre 2014, 07:20am

Publié par pam

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Palestine, suite...

21 Juillet 2014, 07:05am

Publié par pam

5OO morts palestiniens depuis ces quelques jours... ça fait combien de personnes qui viennent de perdre quelqu'un qu'ils aiment, qu'ils aimaient ? combien qui ne s'en remettront pas ?

J'ai l'impression de baigner depuis mon enfance dans cette horrible histoire de camps de concentration, de guetto de Varsovie, de juifs exterminés, d'atroces nazis... et je me souviens clairement d'un jour ou jeune ado j'ai demandé à mes parents pourquoi on a donné la Palestine aux juifs, les palestiniens n'avaient rien fait, pourquoi ne pas donné aux juifs une partie de l'Allemagne et une partie de l'Autriche ? ils étaient là les nazis non ? ou Berlin et les environs puisque les alliés avaient raser la ville ?

Il n'y avait pas de réponse, mais la question reste.

Et j'aimerai bien que quand on dit du mal des israéliens guerriers, racistes et extrémistes on ne se fasse pas traiter d'antisémite. De même que quand on critique les intégristes islamistes on ne se fasse pas traiter de raciste, ou quand on crache sur l'excision, le mariage forcé, l'esclavage sexuel... on se fasse pas traiter de féministe.

Mais ce serait sympa aussi de ne pas traiter les écolos de babas ou de doux rêveurs.... et j'en passe la liste est trop longue.

Palestine, suite...

Mais revenons à nos moutons...

Comment se fait-il alors, que des gens qu'on a tous plaints, avec qui on a tous crié ou pensé "plus jamais ça", acceptent dans leurs rangs autant de tarés qui reproduisent sur d'autres, plus faibles qu'eux bien évidemment, ce qu'on a fait subir à leurs ancêtres ?

Parce qu'on a perdu les trois quarts de sa famille dans un camp, on contraint des palestiniens (et qu'avaient-ils fait pour mériter ça ???) à vivre dans des camps de réfugiés depuis 4 ou 5 générations ?

Puis, comme , et on le serait à moins, les palestiniens ne sont pas contents qu'on leur ait confisqué leurs terres, leurs maisons, leur pays, on fasse de Gaza une sorte de guetto où pour s'approvisionner des hommes et des enfants creusent et utilisent tous les jours des tunnels qui contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire ne servent pas seulement à passer des armes mais de la nourriture, des couches culottes, des produits de première nécessité ?

Accord de paix après accord de paix pour calmer l'opinion mondiale, des colons extrémistes grignotent la terre de ceux qu'ils chassent chaque jour un peu plus loin, puis on érige un mur qui sépare les fermes des puits qui les font vivre, qui coupe des villages, qui éloigne des frères, des amis... en prétextant craindre les pierres et les armes de ceux qu'on a chassé, à qui on a enlevé tout espoir et toute dignité.

Et pendant ce temps des bobos font la fête chaque jour à Tel-Aviv sous les yeux de ceux qui se demandent simplement comment élever dignement leurs enfants....

Mon père, paix à son âme, disait pour justifier ces horreurs, oui mais tu ne te rends pas compte, quand les juifs sont arrivés en Israël il n'y avait rien, c'était un désert de miséreux et ils en ont fait des jardins par leur travail... oui mais ce n'était pas leur jardin et depuis des milliers d'autres sont venus envahir ce bout de terre et surtout narguer un peuple entier parqué derrière les barbelés qui forcément n'ont qu'une idée en tête reprendre leur bien, leur terre, leur pays, leur village.

La haine a décuplé la haine, l'horreur a succédé à l'horreur, combien de morts faudra t'il ? combien d'extrémistes de chaque côté ?

À quand des reportages honnêtes sur ce qui se passe vraiment là-bas et ici ?

Et si on vient vous prendre votre terre, votre maison, qu'on construit un mur devant chez vous, qu'on vous contrôle 10 fois par jour, qu'on menace la santé et la scolarité de vos enfants quand ce n'est pas leur vie, vous faites quoi ? vous prenez un balluchon et votre famille et vous prenez la route, SDF à vie, ou vous prenez les armes ? comment savoir vraiment tant qu'on n'est pas directement concerné ? comment juger celui qui doit faire ce choix ? Et j'exclus de mon exemple ceux qui subiraient des représailles après avoir fait ça à leur prochain....

Palestine, suite...

Dans combien de pays, dans combien de villages, des hommes se dressent contre d'autres hommes pour leur voler leur bien ? Combien de faibles écrasés chaque jour sur la planète ? quelle tristesse l'humanité....

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