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lectures

Apprendre à rester présent (suite)...

4 Août 2014, 05:28am

Publié par pam

PEMA CHÖDRÖN. “LES BASTIONS DE LA PEUR”.

Pratique du courage dans les moments difficiles.

Extraits, résumés, fiche de lecture du chapitre 4 (suite) :

DÉTERMINATION : en pratiquant la méditation, on renforce sa capacité à être ferme avec soi-même. Quoiqu’il advienne (courbatures, ennui, sommeil, pensées et émotions les plus folles) on reste loyal envers son expérience. Il ne faut jamais sous-estimer sa tendance à tout laisser tomber quand on a mal. On nous encourage à méditer chaque jour, même peu de temps, pour développer la fermeté envers soi. Quelques soient les circonstances, à force de méditer, on s’aperçoit que l’objet de la méditation n’est pas de bien méditer ou d’atteindre un état idéal mais de savoir rester présent à soi-même. On ne peut se délivrer des schémas d’autodestruction sans acquérir une intelligence pleine de compassion de ce qu’ils sont.

Être dans son corps. On peut commencer par fixer son attention sur chaque parties du corps, respirer en fixant son attention sur les zones douloureuses. À n’importe quel moment de la méditation, on peut rapidement se remettre en phase avec la sensation d’unité dans son corps. Pour un instant on peut ramener directement sa vigilance à ici et maintenant.

Dans la méditation, on découvre son agitation innée. On trouve tous une sécurité et du confort dans le monde imaginaire des souvenirs, fantasmes, projets, on refuse de demeurer dans la nudité de son expérience présente. Alors douceur et humour peuvent donner la force de s’apaiser. L’entraînement par la douceur donne souplesse et sûreté en soi, non bouleversé par les situations imprévisibles et peu rassurantes. Chaque fois que l’on s’égare, il faut s’encourager avec douceur à RESTER, à s’apaiser, ainsi la détermination se cultive.

VISION CLAIRE : après avoir médité quelques temps, il est fréquent de constater qu’on régresse au lieu d’avancer vers l’éveil. Ces expériences sont signe qu’on commence à y voir plus clair, on devient peu à peu très honnête avec soi, on a moins d’illusion sur soi. On croit qu’on va trouver Bouddha, ou le sens de la vie et de toutes les souffrances et au lieu de ça on arrive face à soi, sans aucune chance de truquer quoi que ce soit. (Jack Kerouac)

La méditation demande de la patience. Si l’on n’a pas de compassion envers soi, le processus devient de l’auto-agression. La compassion envers soi permet de stabiliser son esprit, nécessaire pour travailler avec ses émotions, pour apprendre à rester en méditation.

On nous enseigne à être simplement dans l’instant présent, conscient de notre respiration, de ne pas porter de jugement quand notre esprit s’égare, revenir à la respiration, à la présence. Et notre confusion, notre ignorance commencent à se transformer en vision claire. Penser devient un nom de code pour voir “juste ce qui est”. Il ne s’agit pas de se débarrasser de ses pensées mais de voir clairement nos mécanismes de défense, nos croyances négatives à propos de nous-même, nos désirs, nos attentes. On voit aussi la bienveillance, la vaillance et la sagesse qu’il y a en nous. Grâce à la pratique régulière de la technique d’attention-conscience en éveil, nous ne pouvons plus nous cacher de nous-même. Nous voyons les murs que nous érigeons pour nous protéger de l’expérience nue, commençons de les ressentir comme une contrainte alors que nous les avions érigé pour notre confort et sécurité. Nous voulons détruire ces murs entre nous et les autres.

FAIRE L’EXPÉRIENCE DE NOTRE DOULEUR ÉMOTIONNELLE : beaucoup utilisent la méditation comme un moyen d’échapper aux émotions pénibles. Ce n’est pas un moyen de répression, il faut demeurer ouvert à tout ce qui surgit, sans condamner ni justifier notre expérience.

Trungpa Rinpoché décrit l’émotion comme une combinaison d’énergie qui existe d’elle-même et de pensées. Elle ne peut proliférer sans nos conversations internes. Dans la méditation, on étiquette nos pensées avec le mot “penser” et on les abandonne. Mais sous les pensées demeure une énergie vitale, vibrante. La pratique consiste à rester avec elle, en faire l’expérience, la laisser comme elle est. Quand la douleur émotionnelle surgit sans avoir été invitée, on laisse se dérouler le scénario et on reste avec l’énergie. Expérience ressentie et non commentaire sur ce qui se passe. Si on arrive à demeurer avec l’énergie sans passer à l’acte ni la réprimer, elle réveille le méditant. Mais passer à l’acte et refouler cette énergie sont des tactiques pour tenir sa douleur affective à distance... ce qui ne fait que la renforcer. Ne pas pouvoir extérioriser sa colère par exemple permet de faire l’expérience de sa propre énergie.

La sagesse est inhérente aux émotions. Lutter contre son énergie, c’est rejeter la source de la sagesse. Habituellement, quand nos émotions s’intensifient, on a peur. Dans la méditation, on s’exerce à laisser tomber les histoires qu’on se raconte et à se mettre à l’écoute des émotions et de la peur. On apprend à ouvrir son cœur à l’agitation de sa propre énergie et à rester avec la douleur émotionnelle.

ATTENTION AU MOMENT PRÉSENT : on fait le choix, instant après instant, d’être complètement là. Être présent à son esprit et à son corps est une manière d’être tendre avec soi, envers les autres, envers le monde. Cette qualité d’attention est inhérente à la capacité d’aimer. On touche les pensées en les reconnaissant comme l’action de penser et puis on les laisse tomber. Approche non agressive pour apprendre à être présent.

Parfois on aime ses pensées au point de refuser de les lâcher. Notre monde imaginaire peut être très séduisant. On apprend à consentir un effort en douceur pour rompre avec ses schémas habituels, on s’entraîne à cultiver la compassion envers soi.

Apprendre à rester présent (suite)...

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espoir, non-espoir...

31 Juillet 2014, 06:47am

Publié par pam

Pema Chödrön. “Conseils d’une amie pour des temps difficiles”. extraits...

L’absence d’espoir et la mort :

Si nous sommes disposés à abandonner l’espoir d’éradiquer l’insécurité et la douleur, alors nous aurons le courage de nous détendre dans une situation sans assise. C’est le premier pas sur la voie.

Quand on tourne son esprit vers le dharma, on prend courageusement acte de l’impermanence et du changement et on commence à acquérir le talent du non-espoir.

Ye tang che signifie en tibétain complètement épuisé (ras-le-bol total), ce mot décrit une expérience d’absence totale d’espoir. C’est le commencement.

Si nous n’abandonnons pas l’espoir, l’idée qu’il existe quelque part un endroit où nous serions mieux, qu’il existe quelqu’un de mieux que nous pourrions être, alors nous ne nous détendrons jamais là où nous sommes avec la personne que nous sommes.

Le mot attention signifie être bien là où nous sommes. La souffrance commence à se dissoudre quand on est capable de remettre en question la croyance ou l’espoir qu’il existe un endroit quelconque où se cacher.

La différence entre théisme et non-théisme ne réside pas dans le fait de croire ou non en Dieu. Le théisme est la conviction profondément ancrée qu’il existe une main que l’on peut tenir : si nous faisons ce qu’il faut, quelqu’un l’appréciera et prendra soin de nous. Cela revient à croire qu’il y a toujours une baby-sitter disponible quand nous en avons besoin (tendance à nous démettre de nos responsabilités et à déléguer notre autorité à quelque chose d’extérieur à nous). Le non-théisme, c’est se détendre dans l’ambiguïté et la précarité de l’instant présent sans chercher à atteindre quoi que ce soit pour nous protéger.

Le dharma ne nous procure absolument rien à quoi nous accrocher.

Nous sommes tous accro à l’espoir - l’espoir que le doute et le mystère vont disparaître.

Selon Bouddha, quand nous ressentons la souffrance cela ne veut pas dire que quelque chose ne va pas. La souffrance fait partie de la vie et rien ne sert de croire qu’on a mal parce qu’on a fait quelque chose de travers.

Dans ce monde d’espoir et de peur, on doit constamment changer de chaîne, de température, de musique, parce que quelque chose devient gênant ou nous agite, quelque chose commence à nous faire mal et nous n’arrêtons pas de chercher autre chose : laisser tomber l’espoir, pour vivre.

L’espoir et la peur proviennent de l’impression de manquer de quelque chose.

On ne peut pas faire l’impasse sur soi-même comme si on n’était pas là. Il faut mieux avoir une vue juste sur tous nos espoirs et toutes nos peurs. C’est alors que surgit une sorte de confiance en notre santé fondamentale.

Le renoncement est un enseignement pour nous inciter à élucider ce qui se produit chaque fois que nous empoignons quelque chose parce que nous ne supportons pas de faire face à ce qui nous arrive. Quand on se sent mal à l’aise, nauséeux, déstabilisé, on panique, on met aussitôt le grappin sur quelque chose, geste fondé sur l’espoir. S’abstenir de mettre le grappin sur quelque chose, c’est l’absence d’espoir.

Si nous sommes disposés à abandonner l’espoir d’éradiquer l’insécurité et la douleur, alors nous aurons le courage de nous détendre dans une situation sans assise. Si nous faisons le voyage pour nous rassurer, nous passons complètement à côté de l’essentiel.

Toute l’anxiété, l’insatisfaction, les raisons d’espérer que notre expérience pourrait être différente, prennent racine dans notre peur de la mort. Nous avons été élevés dans une culture qui a peur de la mort et qui nous la cache. Nous en faisons néanmoins l’expérience tout le temps : sous forme de déceptions, sous la forme de choses qui ne marchent pas, ou de choses en perpétuel changement. Quand un jour finit, quand une seconde finit, quand nous expirons, c’est la mort dans la vie de tous les jours. Avoir une relation avec la mort dans notre vie de tous les jours signifie que nous commençons à pouvoir attendre, à pouvoir nous détendre dans l’insécurité, la panique, la gêne, ou avec ce qui ne marche pas.

La mort et l’absence d’espoir procurent une motivation adéquate pour vivre une vie lucide et compatissante. Mais la plupart du temps nous prémunir contre la mort est notre motivation la plus puissante, nous évitons tout ce qui pose problème. Se détendre dans le moment présent, se détendre dans l’absence d’espoir, se détendre avec la mort, ne pas s’opposer au fait que les choses changent tout le temps, qu’elles n’ont pas de substance durable, c’est ça le message de base. Parler de l’absence d’espoir et de la mort, ça veut dire faire face aux faits. Aucune fuite de la réalité. Nous pouvons continuer à avoir des dépendances de toutes natures, mais nous cessons de croire qu’elles sont autant de portes d’accès au bonheur.

espoir, non-espoir...

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Éviter de nuire

30 Juillet 2014, 07:25am

Publié par pam

Pema Chödrön. “Conseils d’une amie pour des temps difficiles”.

Éviter de nuire :

Ne pas nuire à autrui suppose évidemment de s’abstenir de tuer, voler ou mentir. Cela implique aussi de ne pas être agressif (en parole comme en esprit ou en action). Apprendre à ne nuire ni à nous-mêmes ni aux autres est un enseignement de base du bouddhisme sur le pouvoir de guérison lié à la non-agression. C’est la base même d’une société éveillée.

L’agression la plus fondamentale envers nous-mêmes, le mal le plus fort que nous pouvons nous faire est de demeurer ignorant en n’ayant ni le courage ni le respect de nous regarder avec honnêteté et douceur.

C’est le parcours de toute une vie que d’entrer honnêtement en relation avec le caractère immédiat de notre expérience et de nous respecter suffisamment pour ne pas porter de jugement sur celle-ci.

C’est un vrai choc de constater à quel point nous avons refusé de voir certaines de nos manières de nuire. Notre style est si bien enraciné en nous que nous ne pouvons pas entendre ceux qui essayent de nous dire que peut-être nous causons du tort par notre façon d’être ou dans nos rapports avec les autres.

Grâce à l’attention, nous voyons nos désirs et notre agression, notre jalousie et notre ignorance, sans suivre ces pulsions ; nous nous contentons de les voir, d’en prendre acte. L’étape suivante consiste à s’abstenir. L’attention est la base, l’action de s’abstenir est la voie.

Une pratique de méditation faisant appel à l’attention et à la faculté de s’abstenir : remarquer les mouvements de notre corps quand nous nous sentons mal à l’aise. La consigne est de ne pas essayer de changer quoi que ce soit, de ne pas nous critiquer quoi que nous fassions, mais de nous contenter d’observer nos gestes. Prendre note de la manière dont nous essayons d’éviter l’absence de terrain solide est un moyen d’entrer en contact avec cette perte d’assise.

S’abstenir, c’est-à-dire ne pas passer à l’acte de façon impulsive comme d’habitude, a quelque chose à voir avec le renoncement à la mentalité de divertissement. En nous abstenant d’agir, nous pouvons voir que quelque chose existe entre l’apparition du désir (ou de l’agression ou de la solitude...) et toute action que nous accomplissons comme résultat de ce sentiment. Il y a quelque chose dont nous ne voulons pas faire l’expérience et dont nous ne faisons jamais l’expérience parce que nous sommes tellement pressés d’agir.

S’abstenir, c’est la méthode dont on use pour parvenir à connaître la nature de cette agitation et de cette peur. C’est la méthode permettant de se faire à l’absence de terrain solide.

Si nous nous divertissons aussitôt en commençant à parler, agir ou penser, nous ne pourrons jamais nous détendre. Notre vie sera un marathon sans fin. Nous demeurerons bloqués au stade de “vrai paquet de nerfs”.

Si vous ne faites pas ce que vous dicte la peur, alors la peur n’a aucun pouvoir sur vous.

Quand nous comprenons le processus, nous ne nous faisons pas avoir par la réaction en chaîne qui transforme des choses minuscules en monstruosités.

En restant en attente, nous commençons à entrer en rapport avec l’agitation fondamentale aussi bien qu’avec l’espace fondamental. Et la conséquence, c’est que nous cessons de nous causer du tort. Établir une relation vraiment bonne avec nous-mêmes nous apprend l’immobilité, ce qui n’empêche pas de courir, danser, sauter, mais signifie que la compulsion a disparu. Nous arrêtons de trop manger, trop fumer, chercher à trop séduire...

Notre parole est apprivoisée et communique quelque chose. Nous ne gaspillons pas le don de parole pour exprimer notre névrose. C’est la libération qui se produit naturellement quand nous sommes tout à fait là, sans nous faire de souci au sujet de l’imperfection.

Éviter de nuire

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Meditation Tonglen...

28 Juillet 2014, 06:47am

Publié par pam

extraits de

“CONSEILS D’UNE AMIE POUR DES TEMPS DIFFICILES”.

de PEMA CHÖDRÖN.

Aller à contre-courant :

Pour avoir de la compassion envers les autres, il faut en éprouver pour soi. Nous soucier des personnes anxieuses, irritées, jalouses, dominées par des dépendances, arrogantes, orgueilleuses, avares, méchantes..., ressentir de la compassion pour elles, nous en occuper implique de ne pas fuir la douleur de découvrir toutes ces choses en nous-mêmes.

La pratique de tonglen est une méthode pour entrer en relation avec la souffrance, la nôtre et celle qui nous entoure partout où nous allons. C’est une méthode pour surmonter la peur de la souffrance et faire disparaître la rigidité de notre cœur, pour éveiller la compassion quelles que soient la cruauté ou la froideur qui semblent nous habiter. Le cœur de la pratique c’est inspirer la douleur des autres pour qu’ils puissent se sentir bien et avoir plus d’espace pour se détendre et s’ouvrir ; et expirer en leur envoyant la détente ou tout ce que nous sentons pouvoir leur apporter soulagement et bonheur.

Souvent nous sommes incapables d’accomplir cette pratique parce que nous sommes face à notre peur, notre propre résistance ou colère ou autre forme de notre douleur personnelle. Nous pouvons alors faire porter notre pratique de tonglen sur ce que nous et des millions d’autres ressentent à ce moment-là. Nous entrons en contact avec ce que nous ressentons et nous l’inspirons, nous l’accueillons à l’intérieur de nous-mêmes pour nous tous et nous renvoyons à l’extérieur du soulagement pour tous.

Cette pratique dissout les murs que nous avons édifiés autour de notre cœur. On dit qu’elle dissout la fixation et l’attachement à l’ego.

Tonglen éveille notre compassion et nous amène à une vision beaucoup plus vaste de la réalité. Nous commençons à entrer en relation avec la dimension ouverte de notre être. Cela nous permet de vivre sans faire tout un plat de tout ce qui arrive, sans voir les choses de manière aussi solide qu’elles nous paraissaient avant.

Méditation en quatre étapes :

- reposez votre esprit brièvement dans un état d’ouverture ou d’immobilité : ouverture soudaine à la clarté et à l’espace primordiaux.

- inspirez une sensation de chaleur, d’obscurité et de lourdeur (claustrophobie) et expirez une sensation de rafraîchissement, de clarté et de légèreté.

Inspirez et irradiez à fond par tous les pores de la peau. Continuez jusqu’à synchronisation avec l’expir et l’inspir.

- travaillez sur une situation personnelle douloureuse et en même temps pour tous ceux qui souffrent comme vous.

Aspirez votre douleur et renvoyez la confiance, le sentiment d’être à la hauteur ou le soulagement.

- amplifiez ce que vous prenez en vous et ce que vous renvoyez. Vous pouvez faire tonglen pour des gens que vous considérez comme vos ennemis, pensez qu’ils souffrent de la même déroute et de la même incapacité à se décoincer que vous.

Inspirez leur souffrance et renvoyez-leur du soulagement.

Meditation Tonglen...

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Quand tout s’effondre...

27 Juillet 2014, 07:23am

Publié par pam

PEMA CHÖDRÖN.

“CONSEILS D’UNE AMIE POUR DES TEMPS DIFFICILES”.

Quand tout s’effondre :

et qu’on est sur le bord d’on ne sait quoi, l’épreuve pour chacun d’entre nous est de demeurer au bord de ce précipice sans s’efforcer de concrétiser la situation.

Le voyage spirituel n’a rien à voir avec le ciel ni avec le fait d’arriver, au bout du compte, dans un endroit mirobolant.

Toutes les façons de me protéger, de me duper, de maintenir bien polie l’image que j’avais de moi-même, tout cela s’écroulait. Ce ne sont pas les qualités qui me manquaient, c’est simplement que je n’étais pas la petite chérie la plus populaire. C’était si douloureux que je me demandais si j’arriverais jamais à m’en remettre.

“Quand tu seras devenue une bonne amie de toi-même, il y aura aussi plus d’amitié dans ta vie.”

“C’est seulement dans la mesure où nous nous exposons nous-mêmes encore et toujours à l’anéantissement que ce qui est indestructible en nous peut apparaître.”

Quand la base est ébranlée, toutefois, et qu’on ne peut rien trouver à quoi s’accrocher, la douleur est grande.

La première vérité du Bouddha montre que la souffrance est inévitable pour les êtres humains tant qu’on croit que les choses durent.

Je me souviens de ce jour où tout ce qui faisait ma vie s’est volatilisé.

La vie est un bon maître et un bon ami. Les choses sont toujours transitoires, si seulement nous pouvions nous en rendre compte. Jamais rien ne se résout de la façon dont nous le rêvions. L’état intermédiaire, décentré, est une situation idéale, une situation dans laquelle on n’est pas piégé et où on peut ouvrir son cœur et son esprit au-delà de toute limite. C’est un état très tendre, non agressif, ouvert.

Demeurer avec cet ébranlement (rester ainsi avec le cœur brisé, un estomac qui gargouille, un sentiment de non-espoir et le désir de prendre sa revanche) c’est cela le chemin de l’éveil véritable. Coller à cette incertitude, acquérir le talent de se détendre au milieu du chaos, apprendre à ne pas être pris de panique, c’est ça la voie spirituelle. Trouver le truc pour s’attraper soi-même, s‘attraper avec douceur et compassion, c’est la voie du guerrier.

Quand tout s’effondre...

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Droit de se rebeller...

17 Juillet 2014, 06:21am

Publié par pam

extraits, résumé, fiche de lecture, simple outil pour donner envie de lire ou de relire, pour méditer, pour occuper l'esprit quand les mains sont à l'ouvrage...suite...

MICHEL ONFRAY. ANTIMANUEL DE PHILOSOPHIE.

Leçons socratiques et alternatives.

5 - LE DROIT. Le règlement, le surveillant et la police.

Il existe un droit de se rebeller ou de désobéir qui s’appuie même sur un devoir de se comporter ainsi. Le droit ne peut pas vous obliger quand la morale vous retient. Avant toute législation, et indépendamment d’elle, les obligations éthiques priment (respecter la dignité de l’autre, assurer son existence ou sa subsistance alimentaire, lui accorder la protection élémentaire de son corps et de sa santé, de son identité et de sa subjectivité, donner à son cadavre les soins convenables...)

Les uns placent l’humanité et la justice au-dessus de tout, les autres vénèrent la loi, l’ordre et le droit au détriment de toute autre considération.

La Déclaration des droits de l’homme, la Constitution de 1958 reconnaissent légalement et juridiquement la possibilité d’un droit de refus ou d’insurrection. Article 21 de la Constitution : lorsque “le gouvernement viole les libertés et les droits garantis par la Constitution, la résistance sous toutes ses formes est le plus sacré de tous les droits et le plus impérieux des devoirs”. On ne peux mieux dire : le droit obéit d’abord à la morale, il doit garantir la sécurité et la liberté des individus ayant accepté de s’y soumettre. Le pouvoir existe par le seul consentement de ceux sur lesquels il s’exerce. Le droit d’opposition se manifeste dans le refus de contribuer personnellement à la logique qui fait sa force : déséquilibrer en refusant de soutenir. En n’obéissant pas à une loi inique, on en supprime l’effet. La loi et le droit existent pour les hommes, pas le contraire.

Epicure (342-270 av. J.C.). Matérialiste (il ne croit qu’aux atomes et à leur organisation dans le vide), indifférent aux dieux (qui n’ont que faire des hommes), eudémoniste (recherchant le maximum de bien-être dans l’existence), il propose pour parvenir au bonheur de satisfaire les seuls désirs naturels et nécessaires. “Le droit de la nature est le moyen de reconnaître ce qui est utile pour ne pas se faire du tort les uns aux autres et ne pas en subir.”

La Boétie : “Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libre.”

Henri-David Thoreau (1817-1862) : “La seule obligation que j’aie le droit d’adopter, c’est d’agir à tout moment selon ce qui me paraît juste... La loi n’a jamais rendu les hommes plus justes d’un iota.”

Si l’on exige de vous que des devoirs sans vous reconnaître aucun droit, alors vous expérimentez la situation des esclaves, des domestiques et des prisonniers ; si en revanche on ne vous accordait que des droits, vous brilleriez de tous les feux du tyran. La liberté n’est pas la licence de faire ce que l’on veut, quand on veut, avec qui l’on veut. Cela est plutôt la loi de la jungle. La liberté pure c’est la violence de tous contre tous, le maximum de pouvoir accordé aux plus forts et aux plus rusés. Elle permet aux dominants d’imposer leur loi aux plus faibles.

Chacun doit parler, échanger et contribuer à la rédaction d’un règlement intérieur pour consentir à l’essentiel (le besoin d’une règle du jeu) sans qu’il soit nécessaire de payer le prix fort (tous les droits pour l’administration et la direction, aucun pour les élèves). La loi réalise une liberté : pouvoir disposer de soi sans craindre pour soi. Partout entre les individus et les groupes, le contrat social doit se pratiquer : constater le risque d’une liberté sans limitation, vouloir vivre ensemble et construire un projet pour permettre cette convivialité, accepter de renoncer à un pouvoir de nuisance, puis construire une règle du jeu viable à laquelle chacun peut se référer en cas de besoin - voilà la nature du projet. Trop souvent, le règlement intérieur correspond à la liste des interdits et des obligations à vous destinés. La loi et le droit sont justifiables quand ils permettent de réduire les risques de la vie en communauté. S’ils doivent servir à asseoir le pouvoir de l’autorité habituelle sur les individus qui deviennent ainsi des sujets soumis, alors la loi est l’instrument de domination du pouvoir, le droit sert l’autorité en place et les individus subissent l’injustice d’un système qui les bâillonne.

J.J. Rousseau : “Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui-même..... Enfin chacun se donnant à tous ne se donne à personne, et comme il n’y a pas un associé sur lequel on n’acquière le même droit qu’on lui cède sur soi, on gagne l’équivalent de tout ce qu’on perd, et plus de force pour conserver ce qu’on a.”

Au regard de ces disparités (entre les petits et les grands), a-t-on vraiment envie de défendre la police ? Le mot police suppose l’organisation de la cité dans le respect de tous et de chacun, l’ordre reconnu pour les citoyens, la protection des personnes exposées et la contrainte exercée sur ces individus décidés à n’écouter que leur intérêt, donc nuisibles. Légitimer l’idée de police ne signifie pas légitimer l’action des policiers dans le détail. Tant que les hommes vivront en société, il faudra une police pour empêcher la loi de la jungle et permettre la loi de la civilisation.

Nous laissons partout des traces numériques, informatiques, électroniques. Les États qui aspirent à dominer la planète commencent à contrôler la circulation des informations, d’où la crainte d’une maîtrise des ondes de communication par une puissance secrète, commerciale et mafieuse. L’apparent effacement de la discipline correspond à l’augmentation du contrôle. Craignez plutôt la police invisible. Moins vous la voyez, plus elle vous voit.

Droit de se rebeller...
Droit de se rebeller...

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Antimanuel de philosophie...

14 Juillet 2014, 07:05am

Publié par pam

extraits, résumé, fiche de lecture, simple outil pour donner envie de lire ou de relire, pour méditer, pour occuper l'esprit quand les mains sont à l'ouvrage...

MICHEL ONFRAY. ANTIMANUEL DE PHILOSOPHIE.

Leçons socratiques et alternatives.

Édition Bréal. 2001.

La tâche de la philo selon Nietzsche : “Nuire à la bêtise”.

INTRODUCTION.

La matière peut ennuyer si elle persiste à privilégier les questions sans jamais se soucier d’apporter des réponses.

Plus votre vocabulaire est riche, plus votre pensée peut s’approfondir, décoller des lieux communs.

La philo existe pour essayer de résoudre les questions que vous vous posez dans la vie quotidienne. Nombre des idées que vous teniez de vos parents, de votre milieu, de votre époque s’effritent et laissent place à un désert angoissant. C’est en continuant la philo que vous dépasserez cet état d’inquiétude pour commencer à trouver un réel plaisir à résoudre des problèmes philosophiques.

Pour l’institution, un bon philosophe est un philosophe mort.

Occasion de soumettre la réalité et le monde à une critique constructive.

Cours de philo = perpétuel mouvement d’aller et retour entre votre existence et les pensées philosophiques disponibles.

Raoul Vaneigem (1934) “Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations” en 1967. Critique radicale du capitalisme, instrument de mort et d’aliénation, défend la révolution comme condition de réalisation de la jouissance : “Préoccupation dominante de l’entreprise scolaire : améliorer les techniques de dressage afin que l’animal soit rentable.”

Jean Dubuffet (1901-1985) souhaite réhabiliter, dans le monde de la création, la puissance des malades, fous, gens simples et sans cultures et attaque ceux qui fabriquent le goût d’une époque : marchands, critiques, intellectuels, profs...

Jacques Derrida (1930) invente la déconstruction, art de démontrer par l’analyse des textes philosophiques leurs sous-entendus idéologiques, politiques et métaphysiques.

Pierre Hadot : “Le discours philosophique prend son origine dans un choix de vie et une option existentielle et non l’inverse.”

Tanguy Kan

Tanguy Kan

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MATTHIEU RICARD. PLAIDOYER POUR L'ALTRUISME.

12 Juin 2014, 06:32am

Publié par pam

INTRODUCTION. (extraits)

À mon retour d'Orient, mon regard avait changé, et le monde aussi. J'étais habitué à vivre au sein d'une culture et parmi des personnes dont la priorité était de devenir de meilleurs êtres humains en transformant leur manière d'être et de penser. Les préoccupations ordinaire du gain et de la perte, du plaisir et du déplaisir, de la louange et de la critique, de la renommée et de l'anonymat, y étaient considérées comme puériles et sources de déboires. Par-dessus tout, l'amour altruiste et la compassion constituaient les vertus cardinales de toute vie humaine et se trouvaient au coeur du chemin spirituel. J'ai été, et je suis toujours particulièrement inspiré par la vision bouddhiste selon laquelle chaque être humain possède en lui un potentiel inaltérable de bonté et d'épanouissement.

Le monde occidental que je retrouvais, un monde où l'individualisme est apprécié comme une force et comme une vertu, au point souvent de virer à l'égoïsme et au narcissisme, était d'autant plus déconcertant.

Sources culturelles et philosophiques de cette différence :

- Plaute : l'homme est un loup pour l'homme.

- Thomas Hobbes : la guerre de tout homme contre tout homme.

- Nietzsche : l'altruisme est la marque des faibles.

- Freud : assure avoir découvert que fort peu de bien chez les hommes.

Supposer que tous nos actes, paroles, pensées sont motivés par l'égoïsme a longtemps influencé la psychologie occidentale, les théories de l'évolution et de l'économie, jusqu'à acquérir la force d'un dogme dont la validité n'a guère été contestée que récemment. Le plus surprenant reste la persistance de grands esprits à vouloir déceler à tout prix une motivation égoïste à l'origine de chaque acte humain.

En Occident, les sages ne sont plus des modèles, on leur a substitué les gens célèbres, riches ou puissants. L'importance démesurée accordée à la consommation et au goût du superflu ainsi que le règne de l'argent me font penser que beaucoup de nos contemporains ont oublié le but de l'existence - atteindre un sentiment de plénitude - pour se perdre dans les moyens. Mais ce monde semble en proie à une curieuse contradiction, puisque les sondages de popularité mettent aux premières places Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela et Mère Teresa. Reconnaître les vraies valeurs humaines ne nous empêche pas d'être séduits par le miroir aux alouettes de la richesse, du pouvoir et de la célébrité et de préférer l'image de la facilité à l'idée d'un effort de transformation spirituelle.

Dans la réalité quotidienne, en dépit du lot de violences qui afflige le monde, notre existence est le plus souvent tissée d'actes de coopération, d'amitié, d'affection et de prévenance.

Par ailleurs, contrairement aux idées reçues et à l'impression que nous donnent les médias, toutes les études montrent que la violence, sous toutes ses formes, n'a cessé de diminuer au cours des siècles derniers. L'hypothèse de l'égoïsme universel est démentie par l'investigation scientifique. L'altruisme véritable existe et ne se réduit pas à une forme d'égoïsme déguisé.

J'ai été élevé dans un milieu laïc et personne ne m'a inculqué de dogmes sur l'altruisme ou la charité. La seule force de l'exemple m'a appris bien davantage.

Dalaï-lama : "Ma religion, c'est la bonté". " Tout être, même hostile, redoute comme moi la souffrance et cherche le bonheur. Cette réflexion nous amène à nous sentir profondément concernés par le bonheur d'autrui, ami ou ennemi. C'est la base de la compassion authentique. Rechercher le bonheur en restant indifférent aux autres est une erreur tragique."

Tout pratiquant doit d'abord se transformer lui-même avant de pouvoir se mettre efficacement au service des autres. Toutefois, le Dalaï-lama insiste sur la nécessité de jeter un pont entre la vie contemplative et la vie active. Si la compassion sans sagesse est aveugle, la compassion sans action est hypocrite.

MATTHIEU RICARD. PLAIDOYER POUR L'ALTRUISME.

MATTHIEU RICARD. PLAIDOYER POUR L'ALTRUISME.

La force de la bienveillance. Nil éditions; 3013.

"Rien n'est plus puissant qu'une idée dont le temps est venu." Victor Hugo.

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Comment les riches détruisent la planète

27 Mai 2014, 05:34am

Publié par pam

Comment les riches détruisent la planète - Hervé Kempf

"Pour la première fois dans notre histoire, le dynamisme de l’espèce humaine se heurte aux limites de la biosphère. Nous devons relever le défi, magnifique mais redoutable, d’orienter différemment l’énergie humaine.

Or une classe dirigeante cupide fait obstacle à ce changement de cap. Elle n’est animée d’aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice et prétend que la seule voie possible est celle qui accroît toujours plus la richesse.

Cette représentation du monde est aveugle. Elle sous-estime la gravité de l’empoisonnement de la biosphère et consent à dilapider les chances de survie des générations futures. Pour l’auteur de ces pages incisives, on ne résoudra pas la crise écologique sans s’attaquer à la crise sociale. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd’hui les riches qui menacent la planète."

Source : http://www.lecerclepoints.com/livre-comment-les-riches-detruisent-planete-herve-kempf-9782757839898.htm

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 Comment les riches détruisent la planète

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La volonté de guérir...

24 Mai 2014, 07:38am

Publié par pam

extraits

Toute personne souffrant d’une maladie ou d’un handicap doit assumer une part de responsabilité dans sa propre guérison.

La possibilité d’atteindre un âge très avancé est sans doute liée à une certaine constitution génétique, mais il est certain qu’elle dépend plus encore du mode de vie.

La longévité est liée à un régime alimentaire plutôt frugal mais bien équilibré, une activité physique énergique et soutenue, et la participation à la vie sociale jusqu’à la fin de la vie.

Les malades devraient être coresponsables de leur traitement. Ils doivent avoir la volonté de vivre qui mobilise les mécanismes naturels de résistance de l’organisme à la maladie. Nous ne survivons que parce que nous sommes dotés de mécanismes biologiques et psychologiques qui nous permettent d’avoir des réactions adaptées à des dangers nombreux et variés. Cette réaction adaptée peut être si efficace que la plupart des agressions n’aboutissent pas à la maladie.

Les médecins d’autrefois connaissaient si bien ce pouvoir naturel de l’organisme à maîtriser la maladie qu’ils inventèrent à cet effet la très belle expression vis medicatrix naturae :

“le pouvoir guérisseur de la nature”.

Qu’ils aboutissent à l’homéostase (processus naturels qui permettent à l’organisme de revenir à l’état “normal” qui était le sien avant d’être perturbé par une influence nocive) ou à l’adaptation créatrice (aptitude compensatrice, modifications permanentes du corps ou de l’esprit), les mécanismes de la vis medicatrix naturae sont si efficaces que la plupart des maladies guérissent d’elles-mêmes. De bons soins médicaux contribuent, bien sûr, à rendre la guérison plus complète, rapide ou aisée, mais, en dernière analyse, la guérison dépend de la mobilisation des mécanismes de résistance du patient à la maladie.

Dr Osler : les guérisons de maladies organiques qu’il avait à son actif étaient dues essentiellement non à son traitement, mais à la foi du malade dans l’efficacité de son traitement et au réconfort apporté par les bons soins du personnel hospitalier. L’expression “la foi qui guérit” signifiait pour Osler les influences psychologiques qui déclenchent les mécanismes de rétablissement de la vis medicatrix naturae - en réalité l’autoguérison.

Francis Peabody : “Le secret du traitement d’un malade est de bien le traiter.”

On a constaté que toute perturbation dans la routine quotidienne pouvait retarder la digestion des particules grasses. Des processus mentaux peuvent donc affecter le cours de processus physiologiques apparemment aussi simples que la digestion.

On sait depuis longtemps que l’état affectif agit sur la sécrétion de certaines hormones (ex : glandes thyroïdes et surrénales). On a découvert que le cerveau et l’hypophyse contiennent un groupe d’hormones qui ont une composition chimique analogue et sont désignées sous le nom collectif d’endorphines. L’activité physiologique de certaines endorphines est très analogue à celle de la morphine et autres substances opiacées qui calment la douleur, non seulement en agissant sur les mécanismes de la douleur elle-même, mais aussi en inhibant la réaction affective à la douleur, donc la souffrance. Les attitudes mentales peuvent agir sur la sécrétion des endorphines, comme sur celle d’autres hormones, et donc sur la perception de la maladie par le patient.

Guérir la maladie est seulement un aspect des soins médicaux ; atténuer les manifestations de la maladie est souvent le rôle le plus important du médecin.

La responsabilité des patients ne doit pas se borner au fait de mener un mode de vie plus sain ; cette relation suppose aussi de partager avec le médecin la responsabilité du choix et de l’application de la thérapeutique quand cela est possible.

Le rire ou l’affirmation de la volonté de vivre aide à mobiliser les mécanismes de défenses naturels du malade, agents indispensables de la guérison.

Tout comme la guérison, la réadaptation implique autant la participation de l’esprit que celle de corps, unis dans la volonté de créer un processus de changements adaptés.

allez lire la suite dans :

NORMAN COUSIN. “LA VOLONTÉ DE GUÉRIR”

Éditions du Seuil et en livre de poche.

La volonté de guérir...

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