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meditation

Pourquoi ne sommes-nous pas heureux ?

23 Novembre 2014, 12:22pm

Publié par pam

BONHEUR DE LA MÉDITATION. Yongey Mingyour Rinpotché.

Extraits, résumé... :

VIII - POURQUOI NE SOMMES-NOUS PAS HEUREUX ?

“Tous les êtres ordinaires tendent à agir d’une façon qui leur est nuisible.” Jamgön Kongtrul.

Ceux qui possèdent un grand confort matériel éprouvent des souffrances aussi profondes que ceux qui en sont privés. Ils ont tendance à sourire facilement, mais leurs yeux trahissent souvent insatisfaction ou désespoir. Ils cherchent à devenir meilleur ou pus fort, ou vaincre la haine de soi.

Quand le progrès matériel, ou extérieur, est plus rapide que le progrès intérieur, les êtres semblent souffrir de problèmes émotionnels profonds, sans disposer ne eux-mêmes de moyens d’y faire face. L’abondance d’objets matériels fournit une telle multiplicité de distractions extérieures que l’on perd le lien avec la vie de l’esprit.

Quand les causes sous-jacentes qui ont produit ou perpétué quelques temps une sensation de bonheur se mettent à changer, la plupart des gens en attribuent la responsabilité à des circonstances extérieures (autres, lieu, temps) ou à eux-mêmes. Mais comme cette attitude reflète un manque de confiance en soi ou dans les choses dont on nous a appris à croire qu’elles devaient nous rendre heureux, nos blâmes ne font que rendre notre quête du bonheur plus difficile encore. Dans leur majorité, les gens ne savent pas clairement ce qu’est le bonheur et finissent par créer les causes de l’insatisfaction à laquelle ils tentent désespérément de mettre fin. Il faut donc examiner plus attentivement ce que sont le bonheur et le malheur, et quelles sont leurs causes respectives.

LE CORPS ÉMOTIONNEL.

“Il n’y a pas davantage de centre localisable des émotions qu’il y en a pour le jeu de tennis.” Davidson.

Notre corps joue un rôle très important dans la production des émotions. Tout commence par les perceptions.

ÉTATS ET TRAITS ÉMOTIONNELS.

“Toutes choses dépendent des circonstances”. Patrul Rinpotché.

Scientifiquement, les émotions sont soit des événements brefs ou états (colère soudaine) soit des conditions durables ou traits de tempérament. Les états émotionnels sont des poussées soudaines de bavardage neuronal, alors que les traits sont plutôt l’équivalent de relations suivies entre les neurones. Ces liens durables ont parfois une base génétique, ils peuvent aussi être dus à un traumatisme grave ou résulter d’expérience constantes ou répétées dans l’enfance ou l’adolescence. Les traits émotionnels ont un effet conditionnant sur la manière de juger les expérience quotidiennes et d’y réagir.

LES FACTEURS CONDITIONNANTS.

“La souffrance suit une pensée négative comme les roues d’un char le bœuf qui le tire.” Dhammapada.

Le bouddhisme nous aide, de l’intérieur, à nous représenter plus clairement nos expériences agréables ou désagréables et nous fournit les moyens de modifier nos pensées, sentiments et perceptions de telle sorte que nous devenons des êtres humains plus heureux, plus en paix et plus aimants, ce qu’on peut vérifier, même au niveau cellulaire.

Ce qu’on nomme esprit se manifeste comme la rencontre perpétuellement changeante de deux phénomènes : la perception nue (la simple conscience de ce qui se passe) et les facteurs conditionnants (processus par lequel notre perception est jugée et notre réaction déterminée). Toute activité mentale procède de l’activité combinée de la perception pure et des associations neuronales durablement établies. Pour être heureux, on doit apprendre à reconnaître et à travailler sur les facteurs conditionnants qui produisent des réactions compulsives, ou liées aux traits émotionnels. Tout facteur peut être perçu comme contraignant, dans la mesure où il nous empêche de voir les choses telles qu’elles sont, sans les juger. L’influence de nos conditionnements est si forte que nous pensons rarement que nous pouvons prendre du recul. Et comme, de ce fait, notre compréhension est limitée, nous confondons la vérité partielle que nous percevons avec la vérité complète. Si nous pouvions voir toute la vérité de chaque situation, notre seule réaction au comportement d’autrui serait la compassion.

LES AFFLICTIONS MENTALES.

“Qui a créé les armes de l’enfer, et comment ?” Shantideva.

On appelle les facteurs conditionnants, les afflictions mentales, les trois principales sont l’ignorance, l’attachement et l’aversion. Elles constituent la base de tout ce qui nous empêche de voir les choses telles qu’elles sont.

L’ignorance est l’incapacité fondamentale à reconnaître le potentiel illimité, la clarté et le pouvoir de notre esprit. Ainsi tout ce qu’on perçoit est dénaturé ou masqué. L’ignorance transforme la perception ouverte de la conscience éveillée en toutes sortes de distinctions entre soi et les autres perçus comme réellement existants. Une fois qu’on a établi le schéma neuronal qui consiste à s’identifier comme un “moi” unique, pourvu d’une existence indépendante, on perçoit inévitablement tout le reste comme “autre”, étranger. Ainsi on se perçoit comme infime, limité, vulnérable. Les autres êtres ou objets sont alors considérés comme des sources de bonheur ou de malheur potentiels et la vie devient une lutte pour obtenir ce que nous pensons indispensable au bonheur avant que d’autres ne mettent la main dessus. Cette lutte est le samsâra, roue ou cercle : cercle vicieux du malheur : rechercher sans cesse les mêmes expériences avec chaque fois l’espoir d’obtenir un résultat différent. Le contraire du samsâra est le nirvâna, état de félicité ou de bonheur complet qui résulte de l’extinction de l’ego ou de l’idée du moi. Le nirvâna signifie l’acceptation de toutes les expériences agréables ou non, comme des aspects de la conscience claire. Le point de vue du samsâra est fondé principalement sur le fait de classer les expériences en deux (agréables et désagréables) et de s’identifier à elles. Le nirvâna est un état de conscience fondamentalement objectif dans lequel les expériences sont acceptées sans jugement. Il nous rend capables de percevoir des solutions pas nécessairement liées à notre survie en tant qu’individu mais qui concourent au bien de tous les êtres.

... à suivre...

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Méditation...

19 Novembre 2014, 07:49am

Publié par pam

Mingyour Rinpotché :

“Le véritable but de la méditation est de demeurer dans la conscience nue, quoi qu’il se passe ou ne se passe pas dans l’esprit. Peu importe ce qui se présente à vous, restez simplement ouvert et présent à ce phénomène, puis laissez-le disparaître. Si rien ne se produit, ou si les pensées s’évanouissent avant que vous les ayez remarquées, demeurez simplement dans cette clarté naturelle.” Il explique comment l’entraînement de l’esprit permet de passer d'un état pathologique à un état normal, puis à un état optimal. Il décrit de l’intérieur, le processus de transformation qu’il l’a conduit de l’état d’angoisse chronique paniquante à une sérénité durable alliée à un ensemble de qualités, dont la compassion et la liberté intérieure, qui permettent de gérer toutes les circonstances auxquelles nous sommes confrontés dans l’existence. Nous montrant ainsi que nous sous-estimons le pouvoir de transformation de l’esprit et la façon d’y remédier. “Peu à peu, je commençais à reconnaître la fragilité et le caractère éphémère des pensées et émotions qui m’avaient perturbé pendant des années, et je comprenais comment, en me focalisant sur de petits ennuis, je les avais transformés en énormes problèmes.”

Méditation...

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au sujet de la souffrance ...

17 Novembre 2014, 07:58am

Publié par pam

“Le schéma habituel de votre esprit est de réagir. Cependant, vous êtes dorénavant en mesure de reconnaître la vérité de la douleur et aussi la vérité de sa cause, qui est la réaction.

Tout être vivant souffre. La naissance, la maladie, la vieillesse et la mort sont des sources de douleur, mais si misérable que soit la vie, personne ne veut mourir, car la mort est la plus effrayante de toutes les souffrances.

La racine de tous les maux est l’ignorance. C’est à partir de l’ignorance que s’enchaînent les événements par lesquels on produit des montagnes de souffrance pour soi-même et pour les autres. Mais comment peut-on éliminer l’ignorance et rompre la chaîne ? Le Bouddha a proclamé que la chaîne pouvait être rompue au point des sensations. Là où s’amorcent les réactions et où se multiplient les addictions, obligeant l’individu à prendre sa part de plaisir et de souffrance comme une drogue.

Chaque sensation engendre plaisir ou aversion. Si, au lieu de réagir aveuglément, l’on s’attache à en saisir l’impermanence, pour comprendre que tout est voué à changer et disparaître, on cesse d’infliger de la souffrance à soi-même et aux autres.

Le Vipassana enseigne à agir plutôt que réagir. La réaction est toujours négative.

De même que les aliments que vous mangez et l’atmosphère dans laquelle vous vivez, sont la contribution pour que le flux de la matière (éléments qui constituent votre corps) continue à circuler, de même, la nourriture de l’esprit se compose des réactions mentales du passé et du présent. Si l’on observe bien, on verra que lorsqu’on nourrit l’esprit avec une réaction mentale de colère, l’élément feu prédominera, provoquant des sensations de chaleur. Si l’on éprouve de la peur, l’élément de l’air prédominera, provoquant des sensations de tremblement. Cette logique peut s’appliquer à tous les éléments. Observez, pour faire en sorte de ne pas produire de nouvelles réactions mentales. La cupidité et l’aversion sont le feu qui brûle et vous consume. L’ignorance des lois de la nature est la cause de votre souffrance. Cessez d’alimenter votre esprit en négativité. Renversez le processus. Comprenez bien l’enseignement et cultivez l’ataraxie (sérénité), l’outil qui vous purifiera en vous ouvrant les portes du bonheur et de la paix.

Ce ne sont pas les autres mais nous-mêmes, qui avons besoin de changer. Notre entourage n’est jamais responsable de nos réactions ou de ce que nous éprouvons. Nous seuls faisons ces choix, à l’exclusion de toute autre personne. Nul ne peut nous rendre malheureux sans notre consentement. Nul n’est responsable de la dureté de nos paroles ou de la méchanceté de notre comportement, même si l’on nous fait du tort ou qu’on nous insulte.

Je ne vous demande ni de vous poser en victimes, ni d’être passifs ou indifférents à la vie. Il y aura des moments où vous devrez prendre position et lutter pour vous protéger contre les malveillances et les agressions. Faites ce que vous avez à faire, mais sans cultiver de haine contre l’agresseur. Rappelez-vous constamment que c’est l’intention de l’esprit qui compte. L’intention est la semence qui produira le fruit, amer ou sucré. Un meurtrier utilise une lame, le chirurgien aussi, mais leur intention est totalement différente.

Protégez votre esprit de la négativité, méditez, suivez le chemin, laisser le Dharma progresser en vous et devenir fort, fort en vertu, fort en équanimité, fort en sagesse. Rendez-vous compte qu’il n’y a pas de Je, pas de Moi, par de Mien, et que s’accrocher à ces illusions n’apporte que souffrance et désolation. La mort nous prendra tous, tôt ou tard. Avons-nous donc la moindre raison de nous attacher à des choses vouées à disparaître, en nous engageant dans d’âpres luttes pour leur possession ?

Semez la graine de la colère et le feu en résultera.

Le premier puni par une action négative est celui qui l’a commise. On est puni lorsque l’on cède à la négativité. On ne peut infliger de souffrance à autrui sans se blesser d’abord soi-même.

Tous les remords du monde n’effaceront pas les mauvaises actions. Seule le peut la purification, et dans ce cas la purification sera l’observation équilibrée des sensations douloureuses que l’on a créées en soi-même.”

Vana Verouti in “Les soupirs des dieux”.

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Au sujet de la méditation...

16 Novembre 2014, 10:36am

Publié par pam

“Contentez-vous de laisser les eaux se calmer et le soleil et la lune se refléter à la surface de votre Être.” Sufi Rumi, poète.

Pendant la méditation, toute ambiguïté, toute dépendance à autrui et tout attachement disparaissent complètement. Une sensation extrême de liberté se fait alors ressentir.

C’est le chemin le plus simple et rapide vers le bonheur.

Ce qui est important, c’est de rester, pendant un moment, intérieurement attentif. C’est le procédé par lequel nous affûtons notre conscience et notre attention.

Méditer en latin signifie se laisser conduire vers le centre.

Il faut faire taire le corps en gardant certaines postures. Ralentir la respiration. Faire taire le mental. Interdire toute pensée qui ramènerait l’esprit à la réflexion.

“Il faut laisser les pensées défiler comme les nuages dans le ciel. Ne pas penser à la vie, mais être la vie.”

Deshimaru, maître zen.

“Ne plus avoir à attendre, voilà qui libère le Moi. Il me semble que je m’étais rejeté moi-même, avec tout ce que j’avais rejeté. Même la pesanteur de mon corps avait disparu. Je sentis que je ne possédais rien, pas même moi, et que plus rien ne me possédait. Le monde entier était devenu aussi transparent et sans la moindre obstruction que mon propre esprit.”

Alan Watts, in “Bouddhisme zen”.

Observez vos émotions comme des phénomènes extérieurs qui ne vous touchent pas. Vous parviendrez ainsi à ne plus être esclave de vos regrets, de votre impatience, de l’anxiété et de toutes sortes de pensées confuses, au point que vous en arriverez même à oublier le présent et que vous aimerez cela ! Quand vous parvenez à ne plus penser, vous avez atteint votre but, les choses deviennent simples.

Le silence permet de prêter attention à tout, d’observer le flot de détritus mentaux qui traversent sans cesse nos esprits.

Une personne peut aboutir à la connaissance intuitive par le repos, le non-attachement et la contemplation. L’homme peut se libérer du temps, de l’espace, de la vie quotidienne, des désirs, des idées reçues et enfin de lui-même.

D. LOBEAU in “L’ART DE LA SIMPLICITÉ”.

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Toxicomanies...

21 Octobre 2014, 07:27am

Publié par pam

Extraits de “Santé parfaite” Dr Deepak Chopra.

Chapitre 8 - COMMENT SE LIBÉRER DES TOXICOMANIES.

Notre société est de plus en plus toxicomane. Rien ne parvient à faire cesser le problème du tabac, même si la consommation diminue. Les programmes coûteux de désintoxication de l’alcool et des drogues n’ont que peu de succès. Les drogues dures se multiplient. Les jeunes sont touchés les premiers. (sans parler de toutes le pilules légales : somnifères, anxiolytiques…..)

LA GUÉRISON EST ANCRÉE DANS LA MÉMOIRE.

La mémoire de la perfection ne peut pas se perdre, c’est l’essence de la guérison quantique. Un individu intoxiqué souffre toujours d’une grave perte d’équilibre, les messages clairs de santé émis par le corps quantique sont soit très déformés soit inexistants. Une distorsion de l’intelligence se produit au niveau très profond chez le toxicomane. Peu importe que l’accoutumance soit physique ou mentale, acquise ou héréditaire, au niveau quantique toutes ces influences se fondent. La mémoire, smitri, régit tous les choix que nous faisons en tant qu’organismes biologiques. Il faut parler à la mémoire de la cellule pour qu’elle se transforme et même la mémoire d’une cellule est capable de survivre à la cellule elle-même. Il faut donc transformer la matrice en mémoire si l’on veut se débarrasser d’une toxicomanie. Il n’est pas suffisant d'éliminer les toxines physiques présentes dans les cellules, ni de donner des conseils au toxicomane ou d’essayer de lui enseigner d’autres modes de comportement. Ces étapes jouent leur rôle mais il faut déraciner la toxicomanie de la mémoire.

UN TRAITEMENT RADICAL AGISSANT SANS QU’ON AIT BESOIN D’INTERVENIR.

Les programmes de désintoxication basent leurs stratégies sur la nécessité de faire face et l’importance de la vigilance en vue de se prémunir contre un retour possible du problème. On cherche la guérison en transformant les toxicomanes en non-toxicomanes invétérés.

Dans l’Ayurveda, la démarche est contraire : le toxicomane va cesser son habitude lorsqu’on lui offrira une source de satisfaction plus grande. Car la toxicomanie est une recherche de satisfaction. Elle cause des dégâts inouïs, permet d’en retirer un certain plaisir, un soulagement au stress massif que le toxicomane ressentirait sans elle. Les toxicomanes maintiennent leurs habitudes faute de connaître d’autres moyens pour s’en sortir. Les sentiments de culpabilité, honte, remords, autocritique sont impuissants à les aider.

Lorsqu’on enseigne la méditation aux toxicomanes, leur degré d’anxiété décroît, ayant pour effet une diminution de leur consommation de drogue, tabac ou alcool. Traitée à un stade précoce, la toxicomanie est ainsi facile à guérir.

En éliminant les distorsions causées par le stress, la méditation régénère la mémoire de l’équilibre présente dans le système nerveux. La pratique régulière sollicite cette mémoire de manière réitérée, jusqu’au moment où, avec le temps, les cellules retournent à un état normal, échangeant leurs récepteurs anormaux contre d’autres plus normaux. Une fois les circuits d’intelligence réparés, les cellules choisissent automatiquement les signaux du corps favorables à la santé. Le cycle qui avait été rompu par la toxicomanie est rétabli.

On a établi par expérience (1972) que la plupart des gens cessent leur toxicomanie au bout de 21 mois de méditation quotidienne. En 3 mois, la moitié des gens réduisent ou cesse leur consommation. Et cela sans autre programme de réhabilitation. Personne ne leur avait demandé d’arrêter ou de réduire. Ces diminutions spontanées suggère qu’en réduisant stress et anxiété, en accroissant le niveau de satisfaction intérieure, la moitié des toxicomanes cessent leurs habitudes.

Ces expériences ont les mêmes résultats concernant alcool, tabac, drogues douces ou dures.

Toxicomanies...

LA TOXICOMANIE ET LES DOSHAS.

Il existe donc un mécanisme d’autocorrection inhérent chez le toxicomane, qui peut être déclenché simplement en permettant à l’esprit de le contacter. Les gens qui s’adonnent à ces excès se sont conditionnés et écartés du désir naturel du corps, qui vise à atteindre l’équilibre. Au début, leur faculté de garder le contrôle sur ces manies peut demeurer relativement intact, les toxicomanes croient alors qu’ils peuvent encore contrôler leur mauvaise habitude. Puis vient une période, des mois ou des années, où les trois doshas s’aggravent de façon chronique. Généralement, Pitta est profondément aggravé : humeurs violentes et irrationnelles, peau qui rougit, propension anormale à la transpiration et à la soif, et à divers troubles digestifs.

Le déséquilibre du dosha (Dosha = l’un des trois principes métaboliques fondamentaux reliant corps et esprit) Vata (Vata = dosha responsable du mouvement) entraîne un comportement impulsif. Quand il est très aggravé, l’envie de la drogue sera irrépressible. Alors que la maîtrise sur ces envies se dégrade, la culpabilité se développe, le toxicomane s’identifie à son manque de contrôle de soi. Ne sachant pas qu’il est en train de suivre une injonction de Vata (comme nous le faisons tous mais de façon pus saine), le toxicomane ne voit qu’une chose : toutes les bonnes résolutions qu’il prend pour s’arrêter échouent misérablement. C’est Vata lui-même qui est le vrai drogué. Les phases de cette accoutumance ressemblent à celles qui accompagnent toute détérioration du système nerveux central. C’est pourquoi tremblement des mains dû au manque de sommeil, ou maladie de Parkinson, maladies mentales et alcoolisme apparaîtront tous identiques à un oeil non exercé. Vata passera généralement par les étapes de déclin suivantes :

- léger déséquilibre : agitation, pensées dispersées, accroissement de l’inquiétude, sursauter, perte de mémoire et de concentration, absence de fraîcheur intérieure.

- déséquilibre modéré : insomnie, perte de la coordination physique, tremblement des mains, anxiété, perte de l’appétit, pensées incohérentes, sensations temporaires de faiblesse physique et de vide.

- grave déséquilibre : insomnie chronique, perception perturbée (objets semblant distants et irréels), tremblement incontrôlable de la tête et des mains, apathie, perte totale d’appétit, perte généralisée de tous désirs, illusions et hallucinations.

Un alcoolique au dernier degré (delirium tremens) et un schizophrène sont des exemples de Vata perturbé à son point extrême.

Len point sensible de toute toxicomanie est que les mêmes symptômes de détresse sont causés par l’habitude et aussi par la cessation de l’habitude. Vata a été conditionné à accepter la présence de l’alcool. Dès qu’on retire la drogue, Vata essaye de se défaire de son mauvais conditionnement et de revenir à la normale. Lorsqu’il retourne à l’équilibre, ce qui exige l’élimination de l’excès de Vata, le corps est plus que jamais Vata, d’où tremblements, insomnie, anxiété qui accompagnent le sevrage.

Quand le système nerveux est déséquilibré au niveau chimique, Vata n’a plus d’ancrage, il ne suit plus le cycle quotidien de repos et activité permettant de stabiliser tous les autres rythmes biologiques qui sont coordonnés chez tout sujet sain. La pratique régulière de la méditation procure la stabilité d’un repos profond, alternant avec l’activité de la vie quotidienne. Les gens faiblement et récemment drogué peuvent facilement cesser leurs mauvaises habitudes.

suite demain...

Toxicomanies...

dépendances

“Nous utilisons toutes sortes de méthodes pour nous échapper - toutes les dépendances ont pour origine ce moment où nous rencontrons notre limite et où nous ne pouvons tout simplement y faire face. Nous avons le sentiment que nous devons l’adoucir, l’amortir avec quelque chose et nous devenons dépendant de ce qui semble atténuer la douleur.

La méditation est une invitation à percevoir l’instant où nous atteignons notre limite et à ne pas nous laisser emporter par l’espoir ou la peur.”

Pema Chodron in “Conseils d’une amie...”.

“Se détendre dans le moment présent, se détendre dans l’absence d’espoir, se détendre avec la mort, ne pas s’opposer au fait que les choses changent tout le temps, qu’elles n’ont pas de substance durable, c’est ça le message de base. Parler de l’absence d’espoir et de la mort, ça veut dire faire face aux faits. Aucune fuite de la réalité. Nous pouvons continuer à avoir des dépendances de toutes natures, mais nous cessons de croire qu’elles sont autant de portes d’accès au bonheur.”

Pema Chodron in “Conseils d’une amie...”.

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L’attention et l’intention.

17 Octobre 2014, 07:30am

Publié par pam

La conscience orchestre son activité en réponse à l’attention et à l’intention. Tout ce sur quoi vous dirigez votre attention se renforce, tout ce à quoi vous retirez votre attention s’atténue. L’intention est la clé de la transformation. On peut donc dire que l’attention active le champ d’énergie, tandis que l’intention active le champ d’information, ce qui génère la transformation.

Quand on commence à porter de l’attention à un mot, couleur ou objet, cette chose semble apparaître plus souvent dans notre environnement. Des millions de choses se produisent chaque jour sans jamais pénétrer dans notre esprit conscient. Notre attention est sélective. Ce sur quoi nous choisissons de focaliser notre attention doit passer à travers le filtre de notre esprit.

Habituellement, notre attention n’est pas orientée vers la dimension invisible de l’âme, pourtant tout ce qui survient dans le monde visible y a son origine. Tout est connecté à tout le reste. Dans le monde spirituel, ces connexions deviennent visibles. Dans le monde physique, nous ne faisons qu’entrevoir les connexions dans les indices qui nous sont donnés par les coïncidences. De même que notre attention crée de l’énergie, l’intention entraîne la transformation de cette énergie. Attention et intention sont les plus puissants instruments du pratiquant spirituel.

Plus vous prêterez attention aux coïncidences, plus vous en attirerez d’autres qui vous aideront à clarifier leur signification. La réponse peut venir sous forme d’une certaine compréhension, d’un sentiment intuitif, d’une rencontre.

Dans l’expérience de la plupart, le passé ne réside que dans la mémoire et le futur que dans l’imagination. Mais au niveau spirituel, passé futur et toutes les probabilités de la vie existent simultanément.

LE LIVRE DES COÏNCIDENCES. Dr Deepak CHOPRA.

Vivre à l’écoute des signes que le destin nous envoie.

2003. Édition Dunod.

L’attention et l’intention.

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Respect.

30 Août 2014, 15:11pm

Publié par pam

Matthieu Ricard :

Le manque de respect de l’autre peut conduire aux pires atrocités

En manquant de respect pour l’autre, on commence par le dévaloriser, puis peu à peu, sous l’effet de la haine, de la peur et du dégoût — autant de forces contraires au respect de l’autre — à le déshumaniser, voire le diaboliser. Lorsque la valeur d’un groupe d’individus est dégradée dans l’esprit des membres d’un autre groupe, chaque individu du groupe dévalorisé devient quantité négligeable. Il est dorénavant perçu telle une unité abstraite considérée comme nuisible ou exploitable à volonté. Un slogan des Khmers annonçait à ceux qu’ils éliminaient en masse : « Vous garder n’est pas un avantage, vous détruire n’est pas une perte.?» Outre la persécution, ce processus de dévalorisation peut également conduire à l’instrumentalisation des individus : les humains deviennent des esclaves et les animaux des produits alimentaires.
Les auteurs de massacres de masse utilisent les mêmes métaphores partout dans le monde. Les objets de leur haine deviennent autant de rats, de cafards, de singes ou de chiens. Impures et répugnantes – car un « sang mauvais?» coule dans leurs veines –, les victimes contaminent le reste de la population et doivent donc être éliminées au plus vite.
Il faut donc oser respecter l’autre en ayant le courage de s’ouvrir à lui avec bienveillance, en évitant de l’instrumentaliser au service de nos intérêts personnels. Respecter l’autre, c’est aussi, ne l’oublions pas, respecter et prendre sérieusement en compte le sort des générations futures, ce qui exige de ne pas endommager aujourd’hui la planète qui sera la leur demain.

Respect.

L’acte positif fait avec amour et compassion est

Générosité parce qu’il est pour le bien des êtres,

Discipline parce qu’il est dépourvu de désir égoïste,

Patience parce qu’il fait inlassablement le bien d’autrui,

Diligence parce qu’il est exécuté dans l’enthousiasme,

Concentration parce qu’il est focalisé sur le bien des êtres,

Et Connaissance s’il est libre d’attachement à l’existence réelle des choses :

Un tel acte n’est jamais dissocié des vertus transcendantes.


Le Trésor de précieuses qualités, p. 96
JIGME LINGPA (1729-1798)

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principes de base de la méditation...

13 Août 2014, 07:51am

Publié par pam

continuons le résumé de "Réflexions d'un médecin bouddhiste à l'usage des soignants et des soignés" Dr. Daniel Chevassut.

- PRINCIPES DE BASE DE LA MÉDITATION.

Pour réaliser cet objectif, le moyen est la pratique de l’attention. Être attentif, présent et pleinement conscient à ce qui est Aussi bien intérieurement dans sa tête et dans son corps qu’à l’extérieur : environnement, situation vécue... Pour éliminer progressivement l’habitude du mental de partir dans tous les sens, on utilise un support comme le souffle pour le fixer. On reste donc posé sans distraction sur le va et vient du souffle, on ne bloque pas pensées ou sensations (physiques ou psychologiques) et on ne les suit pas non plus. On expérimente alors progressivement cet état témoin. Tout est vu, éprouvé, mais sans identification, ni fixation, ni tentative d’appropriation. C’est un acte de dépossession.

Ce type de travail sur soi a pour résultat de développer un esprit paisible, réceptif, disponible et apte à se concentrer rapidement et efficacement sur ce qui est approprié en fonction du lieu et du temps. Il favorise donc l’expression d'une attitude juste mais aussi le développement de l’intuition. D’ailleurs, si on est vraiment réceptif à une situation, l’esprit est en paix et souvent la solution s’impose d’elle-même.

Outre l’esprit, la méditation implique un travail sur le corps, par le biais de la posture. La position du corps a d’elle-même un effet apaisant. Le plus important est la rectitude du dos. Le corps est parcouru de canaux subtils (nadi en sanscrit), dans lesquels circule l’énergie (prâna en sanscrit). La production et la qualité des pensées, émotions et rêves sont étroitement liées à la circulation de cette énergie.

“L’axe vertébral est la manifestation physique de la verticalité. À ce titre, il occupe une place essentielle dans l’équilibre et l’épanouissement de l’être. La verticalité n’est pas seulement une posture corporelle, mais aussi le reflet de la présence à l’instant, dans laquelle aucune énergie n’est dispersée dans la remémoration du passé ou l’anticipation du futur. Dans cette intemporalité, libre du moi et de ses illusoires sécurités, le corps trouve sa dignité naturelle et son repos parfait.” Jean-Marc Mantel.

L’outil pour observer le corps subtil (canaux, centres d’énergie...) est la conscience, mais une conscience plus affinée que celle dont nous faisons habituellement l’expérience, une conscience progressivement purifiée par le travail de la méditation.

Bokar Rimpotché : “Les scientifiques nous révèlent un grand nombre de choses que nous n’avons pas la capacité de percevoir par nous-mêmes. Cependant, malgré tout leur savoir, malgré les découvertes merveilleuses qu’ils opèrent, il reste un domaine qu’ils ne savent ni approcher ni comprendre : celui de la nature de l’esprit. Ce domaine est précisément celui de l’enseignement du Bouddha.”

Seul l’esprit peut connaître et analyser l’esprit, et la première étape de cette observation consiste à développer un état intérieur clair et serein.

Par ailleurs, le niveau de conscience du sujet modifie considérablement l’observation de l’objet. Nous percevons les choses en fonction de ce que nous sommes. D’après le principe d’incertitude du physicien Heisenberg, la qualité de conscience de l’observateur peut modifier la nature ou la structure de l’objet observé. Cette vision quantique selon laquelle les atomes forment un univers d’événements multiples plutôt qu’un monde figé d’éléments et d’états, crée beaucoup d’espace dans les possibles de la relation humaine. Cela signifie que la qualité d’être du médecin a une influence directe sur la santé de son patient.

Il y a une compréhension qui naît de la pratique de la méditation elle-même. L’accès à certaines réalités implique en effet un niveau de maturation de la psyché et de la conscience équivalent.

Ces connaissances sont le fruit de l’expérience spirituelle des grands maîtres du passé. Rien n’a donc été inventé.

Bokar Rimpotché : “S’engager sur la voie de la méditation implique que l’on en connaisse la finalité, les moyens utilisés et les résultats obtenus :

- Reconnaître que la source de toute souffrance et de tout bonheur est l’esprit lui-même et que, donc, seul le travail sur l’esprit permet d’éliminer la première et d’établir le second de manière authentique et définitive.

- Connaître les conditions auxiliaires nécessaires : désir de méditer, instructeur qualifié, lieu retiré.

- Savoir poser son esprit en méditation : sans suivre les pensées du passé ou de l’avenir, établir dans le présent son esprit, ouvert, détendu, lucide et le fixer sur l’objet de concentration choisi.

- Savoir quels sont les fruits temporaires et ultimes de la méditation : sérénité, liberté face aux circonstances et enfin, l’état de Bouddha.”

principes de base de la méditation...

- LA MÉDITATION EST-ELLE SANS RISQUES ?

Toute la difficulté consiste à maintenir une cohérence dans le fonctionnement du corps et de la psyché, tout en conservant cette vision profonde, même si, inéluctablement, il y a des périodes de crises. Entre l’éveil de la conscience et l’ignorance, il y a un entre-deux qui peut parfois être inconfortable, mais qui est aussi en même temps très tonifiant.

Je ne sais pas exactement où j’en suis sur le chemin spirituel, mais je sais que pour rien au monde ne ne reviendrais en arrière. Cela serait de toute façon impossible.

Pratique mal comprise : la torpeur est un danger, il est essentiel de maintenir un esprit vif et clair pendant la méditation. Il vaut mieux raccourcir le temps de méditation ou reporter en cas de fatigue. Sinon cette torpeur risque de nous faire développer une apathie dans le reste de l’existence. Il faut de la rigueur.

La pratique peut révéler des problèmes antérieurs. La méditation favorise progressivement une transparence intérieure. Dans cette transparence, la censure répressive de la psyché se relâche, tout un contenu mental et émotionnel inconscient est susceptible de remonter à la surface. Il faut donc savoir travailler avec ce qui peut se révéler désagréable, voire inacceptable. Un dysfonctionnement mental sévère peut constituer un obstacle majeur dans le cadre de la pratique contemplative.

Enfin, quand tout se passe bien, la structure égotique, se sentant menacée par une pratique méditative bien conduite, va réagir de multiples façons : le plus souvent par l’ennui, l’orgueil, la tristesse ou la dépression. Ce cas particulier n’est pas sans rappeler le phénomène du sevrage. On peut aussi éprouver de la peur, plus dans l’approche de la vision supérieure.

Aristote : “De même que les yeux des oiseaux de nuit clignotent devant l’éclat de la lumière du jour, ainsi le regard des mortels est ébloui devant ce qui est le plus manifeste.”

Tout cela se travaille, en comprenant entre autre que ce sont des effets secondaires d’une pratique efficace (variables en fonction de chacun).

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POUR UNE JUSTE COMPRÉHENSION DE LA MÉDITATION.

11 Août 2014, 06:34am

Publié par pam

RÉFLEXIONS D’UN MÉDECIN BOUDDHISTE À L’USAGE DES SOIGNANTS ET DES SOIGNÉS.

Dr. Daniel Chevassut. Fiche de lecture suite...

CHAPITRE 4 : MÉDITATION ET CONTEMPLATION, LES VOIES INEXPLORÉES DE LA MÉDECINE MODERNE.

- POUR UNE JUSTE COMPRÉHENSION DE LA MÉDITATION.

La nature profonde de l’être humain est paisible. C’est une réalité que l’on découvre progressivement, d’une manière inéluctable et universelle, si la voie spirituelle dans laquelle on s’engage est authentique (chemin qui arrive quelque part et qui conduit à incarner les potentialités les plus profondes et nobles de l’esprit : paix, amour, compassion, sagesse).

Le parcours spirituel se crée au fur et à mesure de notre progression et mène à une transformation radicale si la détermination est forte.

Dans la tradition de l’Inde ancienne, “le bon praticien, qualifié de guide ou de convoyeur de la vie, est censé avoir des connaissances non seulement en anatomie et physiologie, mais aussi en psychologie et spiritualité.” Les qualités de vitalité et d’ouverture d’esprit du médecin étaient donc considérées comme essentielles.

La méditation concerne le spirituel. Le mot peut lui-même être source de confusion et d’erreurs, comme de confondre avec réflexion, analyse ou relaxation.

Méditer : du latin meditari (penser, étudier, avoir en vue, réfléchir) et de mederi (soigner, traiter), et aussi racine sanscrite madya (milieu, centre). Donc dimension de centre, équilibre et soin. Méditer c’est aussi la traduction de zen, mot japonais dérivé du sanscrit dhyana (concentration de l’esprit, contrôle de l’esprit).

La voie de la méditation est un processus graduel d’ouverture de l’esprit ou d’expansion de la conscience. Méditer signifie “tourner son regard vers l’intérieur et demeurer l’esprit posé en lui-même, sans se fixer sur ce qui peut être vu”.

Notre esprit est généralement fermé, égocentré, limité par ses conditionnements (pensées, concepts, émotions...). Si une forme de dépendance est bonne dans l’enfance, le bouddhisme considère qu’être esclave de ses passions est pratiquement du domaine de l’addiction.

Honorer le devoir de mémoire n’a de sens que si l’on honore en même temps l’exigence de transformation de soi.

À mesure qu’on progresse dans la pratique de la méditation, la conscience se dégage des liens qui l’entravent et l’esprit commence à s’ouvrir, s’épanouir et réaliser sa véritable nature. Car la conscience a tendance à s’identifier à ces états ou perturbations que sont pensées, émotions, rêves. Il ne s’agit pas de nier ou refouler nos contenus mentaux, mais de les voir pour ce qu’ils sont, sans en être prisonnier ou s’y identifier. 1° étape de la méditation : pratique du calme mental (samatha en sanscrit).

Méditer signifie donc demeurer posé sans distraction sur la nature de l’esprit. Bien que n’ayant aucune substantialité, l’ego est le sentiment d’exister comme une entité permanente, fixe et solide. Centre factice qui naît d’un manque de clarté et qui n'a pas d’existence en soi. L’ego est comme une contracture de la conscience, l’amalgame d’une succession d’instants de conscience, donnant l’illusion d’une entité fixe et solide, tout comme la succession rapide des molécules d’eau donne l’illusion d’un fleuve.

Francisco Varela : “L’ego, c’est l’entité virtuelle qui cache l’essence”.

Le terme méditer est aussi synonyme de contempler, si on considère la pratique contemplative comme un moyen de dépasser la pensée conceptuelle. Il semble que la plupart des gens pensent la vie plus qu’ils ne la vivent. Nous vivons en fait ce que nous pensons être. On peut donc parler d’un processus de désaliénation par la connaissance de soi, par la réalisation de ce que nous sommes véritablement en essence.

2° étape du processus méditatif et objectif principal de la méditation : reconnaître la nature ultime de son esprit, pratiquer la vision supérieure (vipassana en sanscrit). Dans le sens de supérieur à notre mode de vision précédent. Dans sa réalisation, le témoin disparaît, ni moi ni autre. Il est dit qu’ultimement on devient soi-même l’espace. Cette étape est la vraie méditation et cette observation sans observateur ne ressemble en rien à l’introspection de type psy.

La pratique du calme mental est une phase préparatoire indispensable à cette étape révélatrice et cruciale. Le calme mental apaise l’agitation des pensées, ensuite grâce à la vison supérieure, on voit la nature de l’esprit, on voit ce qui n’était pas vu auparavant. Le calme mental c’est demeurer dans ce qui perçoit au lieu de demeurer habituellement dans ce qui est perçu.

Bokar Rimpotché : “La vraie raison et le véritable but de la méditation sont d’éliminer notre ignorance (qui conçoit à tort l’existence d’un soi réel) et les émotions perturbatrices... Le point de vue de la méditation considère que les bonheurs et les souffrances ne dépendent pas fondamentalement des circonstances extérieures, mais de l’esprit lui-même.

Une attitude d’esprit positive engendre le bonheur, une attitude négative produit la souffrance.

Comment comprendre cette méprise qui nous fait chercher au-dehors ce que nous ne pouvons trouver qu’au-dedans ?

La nature positive ou négative de notre esprit se reflète dans les apparences extérieures qui nous renvoient notre propre image. La manifestation extérieure est ainsi une réponse à la qualité de notre monde intérieur.

Le bonheur que nous désirons ne viendra pas de la déstructuration du monde qui nous entoure, mais de la réforme de notre monde intérieur.

Donc méditer nous apprend d’abord à développer une relation plus juste vis-à-vis de nous-mêmes et de notre environnement, en attendant de nous éveiller à une non-dualité, au-delà de toute forme de relation.

Lama Denys Teundroup : “La méditation est un moyen d’explorer l’esprit, mais non pas tant un moyen d’exploration et d’analyse des contenus de l’esprit, comme dans la psychologie, mais plutôt de connaissance de ses mécanismes profonds et de sa structure fondamentale”.

Méditer, c’est aussi se familiariser avec une nouvelle manière d’être, en expérimentant concrètement et progressivement une nouvelle vision des choses, une nouvelle façon d’entrer en relation avec ses pensées et émotions, ainsi qu’une nouvelle perception des phénomènes extérieurs.

La méditation est le lieu de la transformation où le corps, la parole et l’esprit entrent en cohérence parfaite.

Méditer c’est finalement devenir soi-même, lorsque tout ce que nous ne sommes pas vraiment a progressivement disparu. Tout ce qui est faux en nous, tout ce à quoi nous sommes identifiés et qui ne nous appartient pas.

 POUR UNE JUSTE COMPRÉHENSION DE LA MÉDITATION.

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Apprendre à rester présent (suite)...

4 Août 2014, 05:28am

Publié par pam

PEMA CHÖDRÖN. “LES BASTIONS DE LA PEUR”.

Pratique du courage dans les moments difficiles.

Extraits, résumés, fiche de lecture du chapitre 4 (suite) :

DÉTERMINATION : en pratiquant la méditation, on renforce sa capacité à être ferme avec soi-même. Quoiqu’il advienne (courbatures, ennui, sommeil, pensées et émotions les plus folles) on reste loyal envers son expérience. Il ne faut jamais sous-estimer sa tendance à tout laisser tomber quand on a mal. On nous encourage à méditer chaque jour, même peu de temps, pour développer la fermeté envers soi. Quelques soient les circonstances, à force de méditer, on s’aperçoit que l’objet de la méditation n’est pas de bien méditer ou d’atteindre un état idéal mais de savoir rester présent à soi-même. On ne peut se délivrer des schémas d’autodestruction sans acquérir une intelligence pleine de compassion de ce qu’ils sont.

Être dans son corps. On peut commencer par fixer son attention sur chaque parties du corps, respirer en fixant son attention sur les zones douloureuses. À n’importe quel moment de la méditation, on peut rapidement se remettre en phase avec la sensation d’unité dans son corps. Pour un instant on peut ramener directement sa vigilance à ici et maintenant.

Dans la méditation, on découvre son agitation innée. On trouve tous une sécurité et du confort dans le monde imaginaire des souvenirs, fantasmes, projets, on refuse de demeurer dans la nudité de son expérience présente. Alors douceur et humour peuvent donner la force de s’apaiser. L’entraînement par la douceur donne souplesse et sûreté en soi, non bouleversé par les situations imprévisibles et peu rassurantes. Chaque fois que l’on s’égare, il faut s’encourager avec douceur à RESTER, à s’apaiser, ainsi la détermination se cultive.

VISION CLAIRE : après avoir médité quelques temps, il est fréquent de constater qu’on régresse au lieu d’avancer vers l’éveil. Ces expériences sont signe qu’on commence à y voir plus clair, on devient peu à peu très honnête avec soi, on a moins d’illusion sur soi. On croit qu’on va trouver Bouddha, ou le sens de la vie et de toutes les souffrances et au lieu de ça on arrive face à soi, sans aucune chance de truquer quoi que ce soit. (Jack Kerouac)

La méditation demande de la patience. Si l’on n’a pas de compassion envers soi, le processus devient de l’auto-agression. La compassion envers soi permet de stabiliser son esprit, nécessaire pour travailler avec ses émotions, pour apprendre à rester en méditation.

On nous enseigne à être simplement dans l’instant présent, conscient de notre respiration, de ne pas porter de jugement quand notre esprit s’égare, revenir à la respiration, à la présence. Et notre confusion, notre ignorance commencent à se transformer en vision claire. Penser devient un nom de code pour voir “juste ce qui est”. Il ne s’agit pas de se débarrasser de ses pensées mais de voir clairement nos mécanismes de défense, nos croyances négatives à propos de nous-même, nos désirs, nos attentes. On voit aussi la bienveillance, la vaillance et la sagesse qu’il y a en nous. Grâce à la pratique régulière de la technique d’attention-conscience en éveil, nous ne pouvons plus nous cacher de nous-même. Nous voyons les murs que nous érigeons pour nous protéger de l’expérience nue, commençons de les ressentir comme une contrainte alors que nous les avions érigé pour notre confort et sécurité. Nous voulons détruire ces murs entre nous et les autres.

FAIRE L’EXPÉRIENCE DE NOTRE DOULEUR ÉMOTIONNELLE : beaucoup utilisent la méditation comme un moyen d’échapper aux émotions pénibles. Ce n’est pas un moyen de répression, il faut demeurer ouvert à tout ce qui surgit, sans condamner ni justifier notre expérience.

Trungpa Rinpoché décrit l’émotion comme une combinaison d’énergie qui existe d’elle-même et de pensées. Elle ne peut proliférer sans nos conversations internes. Dans la méditation, on étiquette nos pensées avec le mot “penser” et on les abandonne. Mais sous les pensées demeure une énergie vitale, vibrante. La pratique consiste à rester avec elle, en faire l’expérience, la laisser comme elle est. Quand la douleur émotionnelle surgit sans avoir été invitée, on laisse se dérouler le scénario et on reste avec l’énergie. Expérience ressentie et non commentaire sur ce qui se passe. Si on arrive à demeurer avec l’énergie sans passer à l’acte ni la réprimer, elle réveille le méditant. Mais passer à l’acte et refouler cette énergie sont des tactiques pour tenir sa douleur affective à distance... ce qui ne fait que la renforcer. Ne pas pouvoir extérioriser sa colère par exemple permet de faire l’expérience de sa propre énergie.

La sagesse est inhérente aux émotions. Lutter contre son énergie, c’est rejeter la source de la sagesse. Habituellement, quand nos émotions s’intensifient, on a peur. Dans la méditation, on s’exerce à laisser tomber les histoires qu’on se raconte et à se mettre à l’écoute des émotions et de la peur. On apprend à ouvrir son cœur à l’agitation de sa propre énergie et à rester avec la douleur émotionnelle.

ATTENTION AU MOMENT PRÉSENT : on fait le choix, instant après instant, d’être complètement là. Être présent à son esprit et à son corps est une manière d’être tendre avec soi, envers les autres, envers le monde. Cette qualité d’attention est inhérente à la capacité d’aimer. On touche les pensées en les reconnaissant comme l’action de penser et puis on les laisse tomber. Approche non agressive pour apprendre à être présent.

Parfois on aime ses pensées au point de refuser de les lâcher. Notre monde imaginaire peut être très séduisant. On apprend à consentir un effort en douceur pour rompre avec ses schémas habituels, on s’entraîne à cultiver la compassion envers soi.

Apprendre à rester présent (suite)...

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