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meditation

enfants...

10 Novembre 2013, 08:19am

Publié par pam

Almaas : “Lorsque nous regardons un enfant, nous voyons que cette impression de plénitude, de vivacité innée, de joie d’être ce qu’on est n’a pas de cause extérieure. Être soi-même a déjà une valeur, sans faire appel à ce qu’on fait ou ne fait pas. Cette valeur était là au début, quand nous étions enfant, mais nous l'avons peu à peu perdue.”

enfants...

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impermanence...

5 Novembre 2013, 08:14am

Publié par pam

“Avait-elle été aveugle ? Comment se faisait-il qu’elle n’eût pas encore jamais remarqué toute cette magie (de la nature) ? Le silence et l’isolement, les heures de méditation avaient atteint leur but. L’esprit d’Ashley s’était bel et bien aiguisé. Ses yeux percevaient des détails ignorés. Sa vision s’était élargie, brisant les limites de son esprit conventionnel.

L’esprit précède tous les phénomènes. Dans l’univers, tout n’est que construction de l’esprit. Si vous parlez ou agissez avec un esprit impur, la souffrance vous suivra comme une ombre. Si vous parlez ou agissez avec un esprit pur, le bonheur vous suivra comme un soleil dans un ciel limpide.

L’univers change constamment. Tout est éphémère, apparaissant et disparaissant, mais comme les sens ne peuvent pas déceler le processus rapidement, l’illusion de permanence est créée. Malheureusement, la compréhension strictement intellectuelle de l’impermanence ne peut servir à rien. Occasionnellement, des événements traumatiques comme une grave maladie ou la mort d’un être proche nous forcent à affronter la réalité de notre existence transitoire, mais cette sagesse ne dure guère ; l’ego se réaffirme et nous continuons à nous croire éternels et indestructibles, maîtres de nos destins, capables d’accomplir n’importe quelle action sans en subir les répercussions.”

Vana Verouti in “Les soupirs des dieux”.

impermanence...

bon jour !

5 Janvier 2013, 09:58am

Publié par pam

Arrêtez de demander : comment ça va ? Tu as passé une bonne journée ?

Questions stupides et inutiles, tellement sujettes à caution.

Il suffit seulement de se lever le matin en se disant qu’on va bien, qu’on va passer une superbe journée, que tout va nous réussir, qu’il arrivera tout ce dont on pourrait rêver. Et de vivre gaiement le lever, la journée.

Et quand ça part en vrille, pour de sordides raisons de ressassement par exemple, il suffit de se recentrer, de changer d’activité, de foncer sur un nouveau projet ou d’inventer une nouvelle façon de vivre cette journée. L’idée de positiver à tout prix m’énerve, mais foncer, démolir les murs, ça ça me parle, vivre chaque moment comme si c’était le dernier de cette vie sur cette terre, arrêter de perdre un temps qu’on n’a déjà plus. Il faut faire plus que mettre un pied devant l’autre, il faut se surpasser, se surprendre, s’amuser. Arrêter de croire en des lendemains qui chantent, s’il n’y a plus qu’aujourd’hui, ce moment-ci, alors c’est celui-ci qui doit chanter.

On le sait tous, dans une seconde la vie peut nous quitter, et chaque seconde qui passe porte la même possibilité et ce jusqu’à l’ultime seconde. On peut aussi s’asseoir et attendre, comme beaucoup le font , souvent inconsciemment, alors que juste derrière eux, le bonheur les attendait patiemment. Changer de point de vue, balancer aux orties ce chemin sécurisant qu’on a scrupuleusement construit, œillères pour éviter la peur, l’angoisse, la terreur de l’indicible fin et de l’impermanence.

impermanence...

“Le schéma habituel de votre esprit est de réagir. Cependant, vous êtes dorénavant en mesure de reconnaître la vérité de la douleur et aussi la vérité de sa cause, qui est la réaction.

Tout être vivant souffre. La naissance, la maladie, la vieillesse et la mort sont des sources de douleur, mais si misérable que soit la vie, personne ne veut mourir, car la mort est la plus effrayante de toutes les souffrances.

La racine de tous les maux est l’ignorance. C’est à partir de l’ignorance que s’enchaînent les événements par lesquels on produit des montagnes de souffrance pour soi-même et pour les autres. Mais comment peut-on éliminer l’ignorance et rompre la chaîne ? Le Bouddha a proclamé que la chaîne pouvait être rompue au point des sensations. Là où s’amorcent les réactions et où se multiplient les addictions, obligeant l’individu à prendre sa part de plaisir et de souffrance comme une drogue.

Chaque sensation engendre plaisir ou aversion. Si, au lieu de réagir aveuglément, l’on s’attache à en saisir l’impermanence, pour comprendre que tout est voué à changer et disparaître, on cesse d’infliger de la souffrance à soi-même et aux autres.

Le Vipassana enseigne à agir plutôt que réagir. La réaction est toujours négative.

De même que les aliments que vous mangez et l’atmosphère dans laquelle vous vivez, sont la contribution pour que le flux de la matière (éléments qui constituent votre corps) continue à circuler, de même, la nourriture de l’esprit se compose des réactions mentales du passé et du présent. Si l’on observe bien, on verra que lorsqu’on nourrit l’esprit avec une réaction mentale de colère, l’élément feu prédominera, provoquant des sensations de chaleur. Si l’on éprouve de la peur, l’élément de l’air prédominera, provoquant des sensations de tremblement. Cette logique peut s’appliquer à tous les éléments. Observez, pour faire en sorte de ne pas produire de nouvelles réactions mentales. La cupidité et l’aversion sont le feu qui brûle et vous consume. L’ignorance des lois de la nature est la cause de votre souffrance. Cessez d’alimenter votre esprit en négativité. Renversez le processus. Comprenez bien l’enseignement et cultivez l’ataraxie (sérénité), l’outil qui vous purifiera en vous ouvrant les portes du bonheur et de la paix.

Ce ne sont pas les autres mais nous-mêmes, qui avons besoin de changer. Notre entourage n’est jamais responsable de nos réactions ou de ce que nous éprouvons. Nous seuls faisons ces choix, à l’exclusion de toute autre personne. Nul ne peut nous rendre malheureux sans notre consentement. Nul n’est responsable de la dureté de nos paroles ou de la méchanceté de notre comportement, même si l’on nous fait du tort ou qu’on nous insulte.

Je ne vous demande ni de vous poser en victimes, ni d’être passifs ou indifférents à la vie. Il y aura des moments où vous devrez prendre position et lutter pour vous protéger contre les malveillances et les agressions. Faites ce que vous avez à faire, mais sans cultiver de haine contre l’agresseur. Rappelez-vous constamment que c’est l’intention de l’esprit qui compte. L’intention est la semence qui produira le fruit, amer ou sucré. Un meurtrier utilise une lame, le chirurgien aussi, mais leur intention est totalement différente.

Protégez votre esprit de la négativité, méditez, suivez le chemin, laisser le Dharma progresser en vous et devenir fort, fort en vertu, fort en équanimité, fort en sagesse. Rendez-vous compte qu’il n’y a pas de Je, pas de Moi, par de Mien, et que s’accrocher à ces illusions n’apporte que souffrance et désolation. La mort nous prendra tous, tôt ou tard. Avons-nous donc la moindre raison de nous attacher à des choses vouées à disparaître, en nous engageant dans d’âpres luttes pour leur possession ?

Semez la graine de la colère et le feu en résultera.

Le premier puni par une action négative est celui qui l’a commise. On est puni lorsque l’on cède à la négativité. On ne peut infliger de souffrance à autrui sans se blesser d’abord soi-même.

Tous les remords du monde n’effaceront pas les mauvaises actions. Seule le peut la purification, et dans ce cas la purification sera l’observation équilibrée des sensations douloureuses que l’on a créées en soi-même.”

Vana Verouti in “Les soupirs des dieux”.

impermanence...

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méditation...

4 Novembre 2013, 07:58am

Publié par pam

"Apprendre à méditer est le plus grand don que vous puissiez vous offrir dans cette vie."

Sogyal Rinpoché.

méditation...

PRATIQUE DE LA MÉDITATION VIPASSANA.

Vénérable Hénépola Gunaratana in “Méditer au quotidien”.

Elle est pratiquée et enseignée dans le bouddhisme d'Asie du sud et du sud-est. Elle est souvent traduite par "méditation de la vision intérieure" car le but de cette pratique est de donner au méditant une vision intérieure de la nature de la réalité et une compréhension exacte des choses.

C'est une investigation constamment approfondie de la réalité, un examen au microscope du processus même de la perception.

Son intention est de déchirer l'écran de mensonges et d'illusions à travers lequel nous voyons normalement le monde, et de révéler ainsi le visage de la réalité ultime.

Vipassana peut être traduit par "vision intérieure" (faculté ordinairement non développée permettant une introspection objective liée à une claire compréhension de la nature des phénomènes perçus) ou claire conscience.

C'est une conscience claire et exacte de ce qui se passe pendant que cela se passe. Samatha peut être traduit par concentration ou tranquillité de l'esprit. C'est un état dans lequel l'esprit est amené à se tenir concentré sur un objet unique et sans qu'il lui soit permis de s'en éloigner. Quand c'est accompli, un calme profond se répand dans le corps et l'esprit, un état de tranquillité qui doit être ressenti pour être compris.

C'est un processus progressif de constante croissance de la conscience et de la perception des mécanismes intérieurs de la réalité même. Cela prend des années, mais un jour le méditant perce le mur et tombe sur la présence de la lumière. La transformation est complète. On l'appelle Libération, et elle est permanente. La libération est le but de tous les systèmes de pratiques bouddhiques.

Vous êtes humain et de ce fait vous êtes l'héritier d'une insatisfaction inhérente à la nature humaine qui ne vous quitte pas.

méditation...

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vivre ou souffrir, souffrir et vivre...

30 Octobre 2013, 07:11am

Publié par pam

ce matin, en petit déjeunant, par hasard... mais y a t'il hasard.... je vais visiter le site de Mathieu Ricard et je lis cela :

Témoignage d’Eve -1

Ce témoignage fut offert par ma sœur, Eve Ricard, lors des journées Émergences 2013, à Bruxelles, consacrées à la « joie dans l’adversité ».

Il y a 23 ans mon corps a commencé à perdre de sa souplesse, mes gestes à devenir plus lents. J’avais du mal à tenir mon stylo. J’ai attendu deux ans pour consulter. Quand on m’a appris que j’avais la maladie de Parkinson il y a eu en moi comme une déflagration. Tout a volé en éclats : mes habitudes, mes préjugés, mes peurs. On me dit que cette maladie est évolutive et qu’on ne sait pas la guérir. Cela ébranla mon être dans son entier cela m’obligea à réagir très vite, à savoir ce que je voulais et ce que je ne voulais pas.

Comment continuer à vivre ? Comment continuer à être avec les autres ?
Aujourd’hui je sais que j’ai une maladie et pourtant je ne suis pas cette maladie et je ne le serai pas.

À un mot près tout change. Le choix des mots entre avoir et être : « j’ai » la maladie de Parkinson et non « je suis » parkinsonienne.

Mes gestes se bagarrent avec une squatteuse cependant mon être reste intègre, mon esprit n’est pas malade. J’aménage ma vie, ma pensée, mon regard, mes liens, avec cette maladie dégénérative.

Que faire quand on est privé du geste ? Peut-on vivre autrement ? Peut-on créer autrement ? Que signifie cette différence ? Où commence la différence ? Quelles victoires possibles ? Si on se bat, c’est pour une guérison. La victoire ne sera pas celle du corps mais celle intime et spirituelle de l’esprit.

Face à cette maladie je ne vais plus penser à ce qui me fait défaut mais à la chance de vivre au quotidien ; sans attente, c’est l’arrêt des peurs. Ce qui a été s’efface et l’avenir ne viendra que plus tard.

Aujourd’hui, j’aide ma vie car il n’y a sans doute étrangement pas d’autre sens à la vie que d’aider la vie. Je marche mal… et alors ! Je souffre la nuit… Qu’importe ! Chaque matin s’ouvre sur un jour où je vais aimer, partager, désirer, rêver. Je bénis doublement l’instant, ce présent sans cesse renouvelé qui fait du temps une profondeur, non une durée.

À l’avant du bateau je navigue à vue attentive aux bancs de sable et aux rochers. Cela me demande de la vigilance à la fatigue par exemple.

Vingt-trois ans que je suis sur cette embarcation à la navigation très personnelle. J’ai connu des jours de gros temps sans me dire que je passais un cap sans retour. Je cherche seulement d’autres façons de naviguer. Des voies nouvelles m’ouvrent le passage.

Je danse, la musique épouse le corps, le prend dans son rythme, le geste devient spontané.

Autrement il faut penser mon geste, surveiller ma gestuelle pour garder les automatismes en mémoire ; je me dis que le cerveau peut être sollicité de mille façons qui sont propres à chacun.

La croyance commune est que la maladie a prise sur nous et non pas nous sur elle. L’esprit serait-il alors soumis au corps souverain.

En nous, hors de nous, autour et partout : une seule et même énergie. Ni bonne ni mauvaise : bonne et mauvaise. Offrir ou prendre reviennent comme la lumière du jour. Avoir l’avantage, c’est connaître sans voile son adversaire. Face à la peur vient l’abandon de la peur.

Notre esprit perçoit et interprète le monde et nous permet de transformer la qualité de chaque instant de notre existence.

(à suivre)

À lire: Ricard, E. (2012). La Dame des mots. Editions Nil.

Ce matin, c'est mon premier jour de cure, hier 4 heures de voiture ont permis à mon dos de reprendre le dessus, m'empêchant de dormir, de vivre me semblait-il...

vivre ou souffrir, souffrir et vivre...

Du coup, me voici vous parlant de cette cure que je pensais garder pour moi ! non non pas cure de désintox !!! je ne bois pas et je ne suis pas tout à fait prête pour l'arrêt du tabac !!! non, non cure thermale...

je n'aurai jamais pensé faire ça un jour, me retrouver curiste chez les curistes dans une "ville d'eaux". Je voyais ça comme un truc de vieux (qui a dit : tu n'as plus 17 ans ?? que j'l'éclate) un truc de bourge (pas de commentaires ??) un moyen de creuser le trou de la secu...

Et puis l'an dernier, en désespoir de causes, j'écoute mon amie toubib et je pars trois semaines, dubitative, désespérée, douloureuse, résignée...

En arrivant, impossible de ne pas immédiatement relativiser : fauteuils roulants sur les trottoirs, sur la route, aides, accompagnants, on regarde ces deux jambes qui portent, fonctionnent, on monte quelques marches, seule, on reprend conscience de ce qui reste efficient, on se rappelle qu'à trente ans on ne pensait pas dépasser les cinquante... en tout cas debout... et on marche encore, toujours autonome, même limitée on peut continuer de vivre et fonctionner seule.

Ca fait du bien d'autoriser les autres à vous aider, à s'occuper de vous, à vous masser.

Ca fait du bien de s'offrir du temps pour soi, pour aller mieux.

Et dès les premiers jours on peut reprendre des activités physiques auxquelles on avait renoncé : gym, stretching ou autre pendant une heure au milieu d'un groupe, marche à pied... et de retour à la maison, à condition de se tenir à une vie saine, reviennent les activités abandonnées à grand coup de chutes de moral : bricolage, jardinage...

En bref, je suis revenue cette année, et si je ne lâche pas mon clavier dans l'instant, je commencerai en retard ce qui me réjouis après que je m'en soies moquée...

aucun rapport... tant pis !!!

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avenir et sérénité.

26 Octobre 2013, 07:40am

Publié par pam

résumé d'une partie de :

UNE ÉTHIQUE POUR LE NOUVEAU MILLÉNAIRE.

Conférence 10 mai 1999. Londres. Discours d’introduction, Lord Rees Mogg, ancien rédacteur du Times.

en annexe de "Transformer son esprit. Sur le chemin de la sérénité." de S.S. Dalaï-Lama.

Le temps passe, hors de notre contrôle, nous pouvons l’utiliser de façon constructive ou négative, destructrice. La décision repose entre nos mains : mettez le temps à profit. La vie est faite pour nous inciter au bonheur. Les actions négatives créent toujours le malheur, les autres nous apportent plaisir et joie.

Tous les êtres humains sont identiques, émotionellement, mentalement, physiquement. Nous avons le même potentiel, celui de pouvoir transformer notre esprit et nos comportements. La peur, la jalousie, la colère provoquent toujours plus de malheur. Nous disposons du même potentiel pour éprouver des expériences, négatives ou positives, et pour transformer nos comportements. Il est essentiel d’en être conscient. Une nouvelle pensée donne de nouvelles perspectives. Nous devons nous efforcer de développer un nouveau monde intérieur. Les facilités matérielles sur la base de science et technologie dont augmentées, mais même dans les pays très développés les problèmes subsistent surtout violences et crimes. Les relations internationales sont basées sur la force. Ce sont des concepts dépassés. Les villages, nations, continents sont devenus interdépendants, détruire votre voisin équivaut à vous détruire vous-même. Les anciennes façons de penser et les stratégies qui vont avec sont dépassées.

Le bonheur ne dépend pas de la croissance économique. Énorme différence entre riches et pauvres, qui ne fait qu’augmenter, sur le plan mondial et à l’intérieur des nations. Immorale et source de problèmes pratiques. Il faut affronter ces problèmes et relever le niveau de vie du Sud et des pauvres en général.

Si le niveau de vie du Sud atteint celui du Nord, les ressources naturelles n’y suffiront pas. Nous épuisons la terre sans remettre notre mode de vie en question. La pollution est un gros problème qui tient aussi au mode de vie moderne. Des millions de gens pensent comme moi mais ne sont pas entendus. Trop grand écart entre notre perception et notre comportement. La réalité a évolué mais notre pensée n’a pas changé, d’où les difficultés.

Au début, quand il y avait encore une chance de changer la situation et de l’apaiser, les gens n’y prêtaient pas attention. Quand les choses sont devenues critiques, c’était trop tard. Schéma classique de nombreux problèmes actuels. Lorsque les émotions sont incontrôlables, elles sont très difficiles à gérer, alors que dans les stades initiaux, il y a une meilleure chance de réduire le problème ou de l’éliminer. Mais souvent nous le négligeons. Selon le bouddhisme, quand les causes et les conditions ont évolué librement pendant une longue période, elles atteignent un point où le processus ne peut plus être renversé. C’est ainsi que la plupart de nos problèmes se sont accrus. Quand ça explose c’est trop tard. C’est le cas du Tibet, dans les années 20 à 40, les Tibétains n’ont pas tenu compte de l’avenir de leur pays.

L’emploi de la force est le dernier recours, mais la violence est imprévisible. Même si votre intention est d’utiliser une force limitée, dès que vous commettez une action violente, les conséquences sont imprévisibles. C’est une mauvaise méthode, surtout aujourd’hui.

La plupart des problèmes sont produits par l’homme, notre propre création, donc si l’humanité utilisait des méthodes meilleures dans une perspective d’avenir plus large, la situation évoluerait rapidement.

L’avenir de l’humanité dépend de la génération précédente. Chacun a la responsabilité d’y penser. L’avenir dépend surtout de notre pensée et de notre comportement. Importance de l’éducation, fondée sur l’éducation intellectuelle mais pas assez sur le développement de la personne, devenir quelqu’un au cœur généreux. Personne ne s’occupe du cœur des enfants. Un système éducatif qui cultive seulement de brillants cerveaux peut créer davantage de problèmes, être trop intelligent, trop créatif peut mener à la dépression nerveuse. Il faut poser les questions morales concernant la vie de l’individu sinon pas de vie heureuse, ni en famille, ni dans la société. Responsabilité des parents, problèmes des divorces. Habituer les enfants à l’idée que dans une situation conflictuelle, la meilleure solution est dialogue et non-violence. Il faut évaluer et prendre en considération les intérêts de l’adversaire autant que les siens. Entraîner les étudiants à discuter selon différents points de vue pour que le concept du dialogue s’installe en eux. Les parents ne doivent pas se quereller.

Le développement de ce genre d’attitudes est lié aux valeurs humaines (ou spirituelles) fondamentales : sentiments de solidarité, responsabilité, pardon. Sans elles, pas de bonheur. On peut aussi les appeler éthique laïque. Il faut les promouvoir. Une raison suffisante est qu’au fond la nature humaine est bonne. L’agressivité n’est qu’occasionnelle. Notre vie dépend de l’affection et l’amour. Et les cellules de notre corps travaillent mieux quand notre esprit est en paix, notre constitution physique en dépend. Un esprit agité entraîne un déséquilibre physique. Le corps est structuré de façon à s’accorder à la paix mentale. Nos mains sont faites pour caresser et embrasser, si elles devaient servir à frapper elle seraient dures comme des sabots.

Plus nous manifestons de compassion, plus notre esprit est en paix. Quand nous pensons aux autres, notre esprit s’ouvre et nos problèmes personnels paraissent insignifiants. Si on se focalise sur soi, un petit problème devient énorme.

Quand on pense au bien des autres et qu’on partage leur souffrance, on se sent malheureux et perturbé sur le moment, mais c’est une démarche volontaire. Au plus profond de soi, on a courage, confiance en soi et force intérieure. Au contraire, quand on souffre de problèmes qui surgissent inopinément, la souffrance nous submerge. Grande différence entre les deux expériences. Plus je médite sur la compassion en pensant au nombre infini d’êtres sensibles qui souffrent, plus j’ai le sentiment d’une force intérieure. Alors mes problèmes n’ont plus d'importance. Notre force intérieure et notre confiance en augmentant, diminuent notre peur, nos doutes, nous sommes plus ouverts. Mais lorsque nous sommes envahis par peur, doute, haine, la porte de notre cœur est fermée, nos relations avec autrui empreintes de soupçon. Nous nous éloignons des autres, cela se termine par solitude et frustration.

Amour, compassion, pardon ne sont pas des notions religieuses, nous ne devons pas négliger ces valeurs universelles.

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bonheur...

25 Octobre 2013, 07:48am

Publié par pam

“L’idée que l’observation d’un événement suffise à en influencer l’issue peut donner l’impression d’une responsabilité personnelle trop lourde à assumer. Il est beaucoup plus facile de penser que l’on subit son destin, en attribuant à une cause extérieure la responsabilité de ce que l’on éprouve. Pourtant, si nous devons prendre au sérieux les découvertes de la science, il nous faut bien assumer la responsabilité de ce que nous vivons, d’instant en instant. Il n’est pas facile de renoncer à l’habitude de se considérer comme une victime, mais en assumant l’entière responsabilité de ce qui nous advient, nous pouvons nous ouvrir des possibilités jusqu’alors inimaginables. Nous pouvons vivre, apprendre, inventer, notre impression de limitation personnelle et de vulnérabilité est peu à peu remplacée par un sentiment d’ouverture et de choix illimités. Foncièrement, nous ne sommes pas limités par des distinctions arbitraires, nous sommes capables de faire face à n’importe quelle situation.”

Yongey Mingyour Rinpotché in “Bonheur de la méditation”.

bonheur...

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au sujet du pardon...

21 Octobre 2013, 08:48am

Publié par pam

“Le pardon est un pouvoir qui laisse entre la lumière de l’âme et chasse tout ce qui assombrit la vie. C’est un don préliminaire ouvrant la voie à une forme spéciale du recevoir.”

“Pardonnez à tous ceux qui vous ont fait du tort. Ne fermez pas pour autant les yeux sur tous les actes nuisibles qu’ils ont pu commettre, mais pardonnez-leur parce que le pardon vous libère de l’emprise qu’ils peuvent encore exercer sur vous. Le pardon s’applique aussi aux négligences éventuelles des autres ; quoi que ce soit, pardonnez. Lâchez prise et laissez les choses être ce qu’elles sont.

Puis pardonnez-vous à vous-même. C’est parfois encore plus difficile que de pardonner aux autres. Libérez-vous des chaînes qui vous ont entravé. Vous ignoriez alors ce que vous savez maintenant. C’est pour vous le temps du renouveau, le moment de vous révéler en devenant ce que vous êtes vraiment.”

Kenneth Meadows in “L’envol de l’aigle”.

au sujet du pardon...

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humanité ???

18 Octobre 2013, 08:22am

Publié par pam

L'être humain est né pour être aimé

et les biens matériels, fabriqués pour être utilisés.

Si le monde est à l'envers,

c'est parce que les biens matériels sont aimés

et les humains utilisés.

humanité ???

"on n'accule pas les gens dans un coin. Pas si on attend d'eux qu'ils demeurent paisibles."

F. Herbert in "Dune".

humanité ???

“Ce que nous appelons humain, n’est défini que par nous-mêmes.”

Vercors.

humanité ???

“Chacun avait son importance sur ce monde, tous tissaient une trame commune et indéchiffrable. Tant que les hommes n’auraient pas pris conscience qu’aucun d’eux n’était ni inférieur ni supérieur aux autres, qu’ils étaient associés pour le meilleur et pour le pire dans le lit de l’humanité, ils poursuivraient l’oeuvre d’anéantissement qu’ils avaient entreprise depuis la nuit des temps.”

Pierre Bordage.

humanité ???

“L’homme n’aime que trop à s’imaginer au centre de l’univers, ne faisant pas partie du reste de la nature, mais s’opposant à elle comme un être d’essence différente et supérieure. Persévérer dans cette erreur est pour beaucoup d’humains un véritable besoin.” (...)

“Le danger que courent actuellement les humains provient, plus que de leur incapacité à dominer les processus physiques, de leur incapacité à contrôler rationnellement les phénomènes sociaux. (...) Si l’humanité est sans pouvoir contre la dissolution pathologique de ses structures sociales, si l’arme atomique à la main, elle ne se montre pas, socialement parlant, plus raisonnable qu’une quelconque espèce animale, il faut en voir la raison, pour une grande part, dans une surestimation orgueilleuse de son propre comportement.”

Konrad Lorenz cité par Pascal Dessaint

humanité ???

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Errance...

12 Octobre 2013, 07:22am

Publié par pam

“Ce devait être un ouvrage follement ambitieux et intolérant, une sorte d’”Anatomie de l’errance” qui développerait l’affirmation de Pascal sur l’homme assis tranquillement dans une chambre. La thèse était à peu près la suivante : en devenant humain, l’homme avait acquis, en même temps que la station debout et la marche à grandes enjambées, une “pulsion” ou instinct migrateur qui le pousse à marcher sur de longues distances d’une saison à l’autre. Cette “pulsion” est inséparable de son système nerveux et, lorsqu’elle est réprimée par les conditions de la sédentarité, elle trouve des échappatoires dans la violence, la cupidité, la recherche du statut social ou l’obsession de la nouveauté.

Ceci expliquerait pourquoi les sociétés mobiles comme les tziganes sont égalitaires, affranchies des choses, résistantes au changement, et aussi pourquoi, afin de rétablir l’harmonie de l’état originel, tous les grands maîtres spirituels - Bouddha, Lao Tseu, saint François - ont placé le pèlerinage perpétuel au cœur de leur message et demandé à leurs disciples, littéralement, de suivre le Chemin.”

Bruce Chatwin in “Anatomie de l’errance”.

Vaan Gogh : Camp Tsigane avec des roulottes.

Vaan Gogh : Camp Tsigane avec des roulottes.

“Il avait un compte à régler avec tous les sédentaires, les insatisfaits, les ambitieux et les fous qui ne songeaient qu’à bouleverser et à détruire l’ordre de l’univers. Il éprouvait en revanche une passion pour les errants, les nomades qu’il considérait comme les fondateurs de l’humanité, comme des êtres qui de tout temps avaient établi leur vie sur la marche, le voyage et le respect de l’immuable perfection de la nature. L’homme n’était-il pas, à l’origine, un “vagabond dans le désert brûlant et désolé de ce monde”, pour reprendre les paroles de Dostoïevski.”

Bruce Chatwin in “Le Chant des pistes”.

Errance...

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passé, présent.... sérénité

11 Octobre 2013, 08:04am

Publié par pam

“Oubliez le passé, lui avait dit l’ermite, ne vous absorbez pas dans la pensée des fautes que vous avez commises, le remords est une forme de présomption. S’y complaire, c’est s’attribuer et attribuer à ses actes une importance qu’ils n’ont point. Tout ce qui se produit, est le fruit de causes entremêlées de mille façons. Si loin que l'on puisse remonter dans la nuit des âges, il est impossible de découvrir une origine à ces causes, de concevoir une cause qui n’aurait pas de cause. Tournez vos pensées vers la douleur qui accompagne le pèlerinage des êtres le long de cette chaine de l’existence.

C’est parce qu’ils la considèrent avec les yeux de leur clairvoyante sagesse que les bodhisattvas, émus de comparaison, se font les instructeurs, les guides, les médecins des hommes ignorants, égarés, enfiévrés par le feu de la haine et de la convoitise.

Cessez de regarder en arrière, aspirez à l’honneur d’être le serviteur de ces Bodhisattvas, de marcher à leur suite, vous oubliant vous-même, ne voulant plus être que l’instrument de leur charité pour semer du bonheur dans ce monde que l’affliction submerge.”

A. David-Neel in “Magie d’amour et magie noire”.

passé, présent.... sérénité

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