Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

meditation

au sujet de la sagesse...

9 Août 2013, 07:20am

Publié par pam

“Celui qui s’impose des privations afin de recueillir des éloges ne mérite aucun éloge, car il est plus vaniteux que le pire des débauchés. Le sage ne jeûne que pour être plus proche de lui-même, lui seul est juge, lui seul est témoin. Si tu te prives, ne le fais pas pour te conformer aux exigences d’une communauté, ni par peur du châtiment, ni même d’amasser des mérites à faire valoir dans un autre monde. Ces comptes-là sont sordides à mes yeux.

- Si tu me dis qu’il faut faire le bien pour le bien, sans même attendre de récompense, ton mérite est plus grand encore.

- M’as-tu déjà jamais entendu parler de bien et de mal ? Ces mots pervertis n’appartiennent pas à mon langage !

J’ai dit qu’en tout être se mêleraient Lumière et Ténèbres, et qu’il faut toute la lumière du sage pour les démêler !”

Amin Maalouf in “Les jardins de lumière”.

au sujet de la sagesse...

“Ce que tu ne veux pas apprendre par la sagesse, tu devras l’apprendre par la douleur.” Dogna.

“La pire infraction à la vie, c’est de faire, par manque de courage, l’inverse de ce à quoi l’on croit.” Michel Dogna.

Voir les commentaires

idéal et quotidien... au sujet de la prière...

5 Août 2013, 06:10am

Publié par pam

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes. Dites doucement et clairement votre vérité ; et écoutez les autres, même le simple d’esprit et l’ignorant ; ils ont eux aussi leur histoire. Évitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l’esprit. Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours plus grands et plus petits que vous. Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit-elle ; c’est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps. Soyez prudent dans vos affaires, car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs individus recherchent les grands idéaux ; et partout la vie est remplie d’héroïsme. Soyez vous-même. Surtout, n’affectez pas l’amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l’herbe. Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d’esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d’être ici. Et qu’il vous soit clair ou non, l’univers se déroule sans doute comme il le devrait. Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme. Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Prenez attention. Tâchez d’être heureux.

idéal et quotidien... au sujet de la prière...

“Oh, mon Dieu, me voilà acculé à la prière. Je suis impuissant et incapable de juger. Je ne crois pas en vous, du moins pas tel que vous m’avez été décrit. Mais il faut que je prie car je suis effrayé, pris d’une peur impie.”

Greg Bear in “La musique du sang”.

idéal et quotidien... au sujet de la prière...

“La prière, dans la tradition des amérindiens, c’est moins de demander que de remercier pour ce que nous avons reçu. Cette façon de remercier permet aux choses de grandir.”

Cartier in “Les gardiens de la terre”.

idéal et quotidien... au sujet de la prière...

Larry Dossey, médecin généraliste, dans “Space, time and médicine” parle du rôle de la conscience dans la santé et dans la maladie. Dans “ces mots qui guérissent” il démontre le pouvoir de la prière dans le processus de guérison. Par “prière” il entend “vibrations énergétiques positives”.

idéal et quotidien... au sujet de la prière...

“Prier : célébrer et rendre grâce aux éléments. Remercier avant de demander.”

Maud Séjournant.

idéal et quotidien... au sujet de la prière...

"Dès que la religion fourre son nez dans les affaires humaines, on peut craindre le pire. Les religions, toutes les religions, celles du livre et les autres. Il n'y en a pas de meilleure que d'autres, pas de pire. Elles se valent. Ce sont toutes des machines d'exclusion, d'oppression, de destruction, elles se réclament toutes du ou des vrais dieux, elles revendiquent toutes des territoires, des frontières, des privilèges, des vérités, des dogmes. Elles sont toutes à enfermer dans un sac et à noyer dans des vallées de larmes."

Pierre Bordage in "L'ange de l'âbime".

Voir les commentaires

ÉLOGE DU BON SENS. Marc de Smedt.

2 Août 2013, 07:13am

Publié par pam

Le stress actuel rend de plus en plus nécessaire l’utilisation de gymnastiques de sagesse.

Vouloir être meilleur, c’est aussi vouloir aller mieux. Il faut donc se donner les moyens d’y arriver.

Méditation :

Être capable de voir ainsi sa vie psychique défiler est une expérience fondatrice.

D’abord, cela permet de se détacher de l’emprise de la psyché, de se libérer de cette mainmise de pensées virevoltant sans cesse et occupant de fait tout le champ de la conscience : en effet, si je suis capable de voir bouger mon psychisme, j’entre dans un processus d’indépendance vis-à-vis de lui et suis donc à même de le contrôler mieux.

Durant la pratique de la posture de méditation, se passent les choses suivantes:

- concentration sur l’instant présent

- observation de cet observateur que nous sommes

- développement de la persévérance

- contrôle du souffle

- discrimination de nos énergies positives et négatives

- discernement des rêves et illusions

- maîtrise des passions, émotions et désirs

- accroissement de la prise de conscience

- émergence du détachement, du lâcher-prise

- accroissement de la compassion

- amour de la vérité et de la sagesse

- éclosion du bon sens et de la liberté d’esprit

- apprentissage de la mort en soi

- découverte de la sagesse du vide

- naissance à la paix intérieure

- entrée dans le silence vécu.

Tout cela se passe en vrac et en détail, durant les quelques minutes que nous prenons pour nous asseoir tranquillement dans une posture énergétique centrée sur la respiration. On y découvre quelque chose de fascinant : chaque jour on naît différent.

Le processus une fois engagé, c’est notre existence toute entière qui devient une vraie méditation. On médite sur son existence et on se fait méditer par elle.

Maître Deshimaru : “Il y a le grand ego, celui qui recherche liberté, sagesse, calme et silence et regarde l’autre, le petit ego de tous nos soucis.”

Vivre l’instant présent n’est pas un concept de jouisseur qui renvoie au fameux “carpe diem” des Latins. Le fameux “ici et maintenant” des soixantuitards avait occulté le vrai sens de la démarche qui consistait à essayer de vivre dans l’instant présent en pleine attention.

Hors de l’action, si l’on pense à l’action passée, on n’est plus dans l’instant, on ne naît plus à la nouvelle action présente.

Le mot sanscrit karma signifie avant tout “relation de cause à effet” : c’est la responsabilité attachée aux actes et aussi le poids, moral et matériel, de ceux-ci. Quoi que je fasse, je crée du karma - qui est à la fois mon destin, ma liberté, ma charge d’existence personnelle, ma particularité individuelle et mon rôle, avec tous les effets bienfaisants et pervers qui en découlent pour mes proches, la société, la nature, le cosmos.

Maître Deshimaru prétendait que l’acte de méditer coupe le karma : simplement, par l’acte même de se regarder soi-même, on ne se laisse plus (ou en tout cas moins) emporter par soi-même.

Dans le processus de la méditation, on s’aperçoit que tout problème, quel qu’il soit, diminue en intensité : on se faisait une montagne de telle situation qui, envisagée dans le calme de la posture en silence et de la respiration retrouvée, ne disparaît pas, non, mais retrouve une dimension normale. L’esprit humain a cette tendance de toujours tout exagérer : si l’on reste en phase avec cet esprit, tout notre comportement plongera dans l’exagération et il en découlera des conséquences exagérées. C’est cela, le karma, que l’on peut moduler avec un peu d’introspection, donc de méditation.

Pascal : La faute vient toujours de l’autre.

Et il est facile de manipuler les esprits sur ce thème du bien et du mal - l’art des tyrans, des fanatiques et des hommes politiques ambitieux consiste à en faire métier. À nous de ne pas nous laisser berner. Ne nous laissons pas imposer notre futur ! Inventons-le tous les jours... en sachant être présent au monde.

Malraux : Il faut transformer en conscience le plus d’expérience possible.

La méditation permet de très bien discerner les moments de rêverie fantasmatique où l’on imagine la réalité, les moments de retour en arrière où l’on fouille ses pensées en ressassant souvenirs douloureux ou plaisants, les phases structurantes où l’on fait des plans, où l’on envisage les situations professionnelles et relationnelles, ainsi que les phases de calme, de véritable vide psychique, qui permettent de tout remettre à niveau en créant un véritable lâcher-prise de la conscience.

Les maîtres de méditation insistent beaucoup sur ce lâcher-prise car, en vérité, bon nombre de nos problèmes viennent de nos fixations mentales.

Je pense que l’acte de méditer permet d’éviter l’emprise de la subordination chimique, car on y apprend à faire le ménage en soi et à réguler ses propres émotions et pulsions. Évidemment, ce n’est pas chose facile.

Et c’est le processus respiratoire qui va nous permettre d’agir en ce sens.

Par la pratique, hors des moments de méditation, dans la vie quotidienne, on peut reprendre contact avec son respir et expirer profondément dès que le besoin s’en fait sentir : stress, angoisse, emportement ; ou alors dans un moment libre où l’on reprend racine ne opérant un “rappel à soi”.

Le voyage respiratoire que l’on opère dans la méditation permet de déplier petit à petit l’être vrai recroquevillé au fond de nous, comme s’il était coincé par la charge des émois, désarrois, commotions, impressions de toutes sortes, acculé par toute la gamme des sentiments que notre sensibilité nerveuse et psychique émet et reçoit et dans laquelle nous nous débattons sans cesse.

Apprendre à se promener dans sa respiration libère.

La méditation fait devenir amoureux du monde et rend le cœur compatissant.

Que la posture soit immobile ou en mouvement (Taï Chi), l’entraînement respiratoire, de par sa poussée vers le bas, vers le hara des Japonais (trois doigts sous le nombril), que les Chinois définissent comme le centre vital, ce mouvement créé à la fois force et tendresse. Force : une véritable puissance énergétique nouvelle se révèle en nous et se manifeste par une vitalité accrue. Tendresse : en retrouvant nos capacités cachées, en réveillant peu à peu nos potentialités, la vision que l’on a du monde se fait moins étriquée. Et tout nous parle.

Une fois entré dans ce processus, notre mentalité change. Ayant moins envie de se compliquer la tête et, partant, d’emberlificoter les situations, une certaine sagesse naturelle semble apparaître et nous accompagner : elle simplifie l’existence.

Le nettoyage de ces portes de la perception (Aldous Huxley) permet aussi de réveiller une part subtile de nous-mêmes : l’intuition. Cette perspicacité fait qu’on sent mieux. mais tous ces avantages que l’on peut tirer de techniques d’éveil ne sont rien. Car si on pratique pour les obtenir, on se retrouve dans la conquête de pouvoirs et par conséquent hors de la quête. On reste donc à courir après d’illusoires fantasmes : rêver de devenir un grand moine ou un grand saint est aussi sot que rêver de devenir superman. Il s’agit toujours là de la course au pouvoir absolu, qui est un leurre.

On fait pour bien faire.

Et c’est ici que la méditation rejoint l’art de vivre. Nous n’emmènerons ni nos réalisations, ni nos richesses, ni notre famille, ni tout ce que nous avons aimé, dans notre tombe.

Pourquoi sommes-nous là ? Pour essayer de faire évoluer cette énergie qui nous a été donnée pour quelques années.

Nous sommes liés à l’époque historique dans laquelle nous vivons. Notre transformation intime crée aussi la transformation du monde. Si je crée du calme en moi, de la paix, je crée aussi du calme et de la paix autour de moi. Mais si le leurre et la violence m’habitent, ils habiteront mon monde. Il s’agit donc là d’un choix de vie, d’une éthique de fonctionnement.

Dans l’acte de méditer, la conscience se retrouve face à son propre miroir.

Parce que nos peurs paralysent notre action en ce monde, parce que notre manque de détachement et nos pensées nous ligotent, parce que, enfin, le lâcher-prise intérieur, l’éveil à une conscience de soi plus vaste et le regard neuf suscité par notre méditation nous permettent d’avancer dans un nouvel espace de liberté.

Perdus dans nos pensées, nous ne voyons plus le monde.

Perdus dans la pensée, nous oublions l’être qui existe en nous.

Méditer, c’est trouver un moment de calme pour se poser et se laisser, immobile, traverser par le flux des pensées et préoccupations qui s’en vont alors et cessent d’occuper et d’envahir le champ de la conscience. Libérée, celle-ci devient plus apte à servir. La méditation n’est pas oubli, mais recentrage. Rééquilibrage de nos deux cerveaux. Le gauche et le droit. L’intellect frontal et l’instinct thalamique.

C’est aussi un acte volontaire, et guerrier, qui consiste à briser le moi des habitudes et des apparences, à sortir de sa coquille égotique et figée, afin de se dégager de l’armure caractérielle chère à Reich.

Ce n’est pas facile, c’est un travail :

- sur la colonne vertébrale, notre axe de vie qu’il faut redresser, déployer dans l’assise.

- sur la respiration : expiration profonde et abdominale, vers le hara.

- sur la posture : épaules à détendre, nuque à tenir droite, pouces opposés qui ne doivent faire “ni montagne, ni vallée”.

- sur l’immobilité : par l’arrêt du geste et le silence se développent patience, endurance et pacification nerveuse.

- sur la conscience : “laisser passer les pensées comme des nuages dans le ciel”, sans les entretenir ni les retenir, crée un double processus d’autoanalyse et de vidange du trop-plein cérébral.

Méditer c’est aussi “faire sans faire”, et surtout se retrouver soi-même.

Méditer c’est aussi veiller, s’éveiller, entrer en osmose.

Il faut considérer la méditation comme un havre de paix qui permet de mieux poursuivre l’effort quotidien, la lutte vitale, la marche en avant.

Oui, l’acte même de la méditation sauve et régénère. Encore faut-il s’y plonger avec courage, détermination, vigueur et patience. Sans s’attacher à rien d’autre que l’effort lui-même qui, seul, suffit à notre métanoïa, à notre métamorphose, notre transformation incessante, quotidienne et essentielle. C’est là une façon pragmatique de voir et comprendre les arcanes de notre psychologie intime ; la base même de la connaissance de soi.

quelques extraits de "ÉLOGE DU BON SENS" de Marc de Smedt.

ÉLOGE DU BON SENS. Marc de Smedt.

Voir les commentaires

meditation et univers...

2 Août 2013, 07:02am

Publié par pam

“Le corps humain est constitué des 5 éléments de la création : eau, feu, vent, ciel et terre. Tout ce qu'il faut faire pendant la méditation, c’est se concentrer sur cette réalité pour recevoir l’énergie de toutes ces sources et rester fort. Le microcosme, toi, devient le macrocosme, l’univers."

meditation et univers...

Voir les commentaires

Jeter l’inutile et le superflu pour faire de l’espace en soi...

25 Juillet 2013, 06:53am

Publié par pam

Il y a mille autres façons de vivre que celles que la société met en avant. Nous avons tous reçu de fausses idées du bonheur : une vie sans enfant est triste, une vie de célibataire est ratée, une vie sans carrière professionnelle établie est déshonorante... Or les bonzes sont radieux, plein d’énergie même très âgés, ils vivent présents à tout ce qu’ils font, heureux et épanouis et transmettant leur bonheur de vivre à ceux qu’ils croisent. C’est cela ne pas ou peu posséder de biens matériels.

Avantages de ne pas être entravé par des considérations matérielles, sans maison pleine à craquer, sans jardin à arroser...

Pourquoi posséder plus que ce dont on se sert ?

Routine ou vie nomade ?

La possession de nos objets stabilise probablement notre identité, mais elle peut, à l’inverse, devenir écrasante ou nous enfermer dans une routine pesante. Vouloir conserver ou abandonner ce que l’on possède peut représenter la vide que l’on veut ou pas continuer, désengagement.

"L'art de l'essentiel." Dominique Loreau.

Jeter l’inutile et le superflu pour faire de l’espace en soi...

Jeter l’inutile et le superflu pour faire de l’espace en soi...

Voir les commentaires

au sujet de la solitude....

20 Juillet 2013, 08:00am

Publié par pam

(et en réponse à yog'lavie ! et son bel article...)

“Les êtres humains ont tendance à oublier la simplicité magnifique de la vie. Leur peur fondamentale les pousse sans cesse à échafauder des systèmes dont la complexité les rassure.”

“La peur fondamentale est le gouffre qui se creuse entre l’être et la perception. Les êtres humains se perçoivent solitaires, séparés du monde et de leurs semblables, or ils sont reliés chaque instant à l’ensemble de la création.

La création est aussi un système complexe.

Sa diversité est inouïe, extraordinaire, inimaginable, mais sous ses dehors complexes elle est formée d’un seul souffle, d’un seul chant. Il suffit de respirer ce souffle, d’entendre ce chant, pour battre avec le coeur de l’univers.”

Pierre Bordage in “Orchéron”.

au sujet de la solitude....

“L’esprit de solitude” de Jacqueline Kelen.

Pour les “bien-pensants” lorsqu’un individu avance seul dans la vie, c’est qu’il a des problèmes, c’est un asocial, ou il est imbu de lui-même, cache une tare ou couve un gros complexe de supériorité.

Être bien tout seul, être seul et heureux, cela n’a rien à voir avec un mépris des humains ni avec l’égocentrisme : c’est le signe clair de la liberté. La maturité commence lorsqu’un individu se sent auteur et responsable de son existence, lorsqu’il ne demande pas aux autres de le rendre heureux, lorsqu’il n’accuse pas systématiquement les autres de ses propres faiblesses et insuffisances. Ainsi, l’idéal du sage antique (Épicuriens, Stoïciens, Cyniques...) consiste à se suffire à soi-même. Vivre solitaire renvoie toujours à son jugement personnel, à son intuition, à son esprit critique.

“Le véritable solitaire ne ressent pas le besoin d’une stabilité que fournirait un travail régulier ou une vie conjugale établie parce qu’en lui il se sent structuré et parce qu’il sait que ce qui sécurise devient tôt ou tard ce qui emprisonne.”

au sujet de la solitude....

Rilke : “La solitude n’est pas une chose qu’il nous est loisible de prendre ou de laisser. Nous sommes solitude. Nous pouvons, il est vrai, donner le change et faire comme si cela n’était pas. Mais c’est tout. Comme il serait préférable que nous comprenions que nous sommes solitude ; oui : et partir de cette vérité !”

au sujet de la solitude....

Voir les commentaires

au sujet de la méditation...

18 Juillet 2013, 08:09am

Publié par pam

"Plaidoyer pour le bonheur" de Matthieu Ricard.

Gandhi : “Nous devons être le changement que nous voulons dans le monde.”

UN CHEMIN.

Apprenons la liberté. Le point central de la pratique spirituelle est de maîtriser son esprit. L’intention qui doit nous conduire sur un chemin spirituel est celle de nous transformer en vue d’aider les autres à se libérer de la souffrance. Cela, dans un premier temps, nous amène à constater notre propre impuissance, vient ensuite le désir de se perfectionner. L’invulnérabilité à l’égard des circonstances extérieures, née de la libérté intérieure, devient notre armure dans la bataille contre la souffrance d’autrui. Après avoir pratiqué avec persévérance la voie spirituelle, ce qui compte vraiment c’est de s’apercevoir que tout n’est plus comme avant, qu’on est devenu incapable de nuire à autrui sciemment. Et que l’orgueil, l’envie, la confusion mentale, ne règnent plus en maître de notre esprit. Une fois l’harmonie établie en soi, il sera beaucoup plus facile de la faire régner dans le cercle de nos proches, avant d’en étendre peu à peu le rayonnement à toute notre activité dans la société. Il ne peut exister de méthode unique, la diversité des moyens reflète la diversité des êtres.

La connaissance et l’amour, la compassion et la félicité dont jouit le sage ne sont pas survenues de nulle part.

au sujet de la méditation...

Aristote : “Ce serait une erreur de laisser au hasard le soin de ce qu’il y a de plus grand et de plus beau.”

Il faut d’abord recevoir un enseignement, puis l’assimiler, éviter que ce savoir ne reste lettre morte, réfléchir profondément à son sens. On ne saurait pour autant se contenter d’une simple compréhension intellectuelle. Il est nécessaire d’intégrer ce que l’on a compris, afin que cette compréhension se mêle intimement au courant de notre esprit. Il ne s’agit plus alors de théories, mais de transformation de soi.

Méditation = se familiariser avec une nouvelle manière d’être.

Durant la méditation, on suscite en soi une qualité déterminée, puis on la laisse imprégner tout son être, au point qu’elle devienne une seconde nature. On peut aussi méditer pour acquérir le calme intérieur, en stabilisant l'esprit au moyen de la concentration sur un objet. On apprend à apprivoiser l’esprit, instable au départ. Le but n’est pas de faire de son esprit un bon élève qui s’ennuie, mais de le rendre flexible, malléable, fort, lucide, vigilant, d’en faire un meilleur outil de transformation intérieure, au lieu de l’abandonner à son sort d’enfant gâté rétif à tout apprentissage.

On peut enfin méditer sur la nature même de l’esprit, en regardant directement la conscience pure comme une simple présence éveillée, une fois les pensées calmées, ou en contemplant la nature des pensées qui traversent l’esprit.

Toutes les façons de méditer ont en commun d’opérer en nous un long processus de transformation. La méditation diffère de la simple réflexion intellectuelle en ce sens qu’elle implique une expérience maintes fois renouvelées de la même analyse introspective, du même effort de transformation ou de la même contemplation. Il ne s’agit pas seulement d’éprouver un simple éclair de compréhension, mais de parvenir à une nouvelle perception de la réalité et de la nature de l’esprit, de faire éclore de nouvelles qualités jusqu’à ce qu’elles face partie intégrante de nous. La méditation a besoin de détermination, d’humilité, de sincérité et de patience.

Elle est suivie de l’action, de sa mise en application dans la vie quotidienne.

Une fois que les fleurs de la patience, de la force intérieure, de la sérénité, de l’amour et de la compassion ont mûri, c’est aux êtres qu’il faut en offrir les fruits.

Mais pour atteindre ce mûrissement, il faut du temps et des conditions propices. Il est parfois nécessaire de se retirer dans la solitude. Et ce n’est pas se désintéresser du sort des autres, bien au contraire. Prendre quelque distance vis-à-vis de l’agitation du monde permet une façon de voir les choses selon une perspective nouvelle, plus vaste et plus sereine, et donc de mieux comprendre la dynamique du bonheur et de la souffrance. En trouvant en soi-même la paix intérieure, on devient capable de la partager avec autrui.

au sujet de la méditation...

L’ermite n’est pas coupé de la société, car il remonte à la source même des comportements humains. Il ne se consacre pas à la contemplation parce qu’il n’a rien trouvé d’autre à faire ni parce qu’il a été rejeté par la société : il se consacre à l’élucidation des mécanismes du bonheur et de la souffrance, avec l’idée qu’il pourra non seulement en retirer du bien pour lui, mais surtout en faire bénéficier les autres.

Tout le monde ou presque s’intéresse au bonheur, mais qui s’intéresse à l’Éveil ?

Le bouddhisme appelle Éveil un état de liberté ultime qui va de pair avec une connaissance parfaite de la nature de l’esprit et de celle du monde des phénomènes. Le sage prend conscience du fait que le moi individuel et les apparences du monde phénoménal n’ont aucune réalité intrinsèque. Il se rend compte que tous les êtres ont le pouvoir de s’émanciper de l’ignorance et du malheur, mais qu’ils l’ignorent. Comment n’éprouverait-il pas alors une compassion infinie et spontanée vers tous ceux qui, trompés par lest sortilèges de l’ignorance, errent dans les tourments du samsâra ?

Ludwig Wittgenstein : “Les aspects des choses qui sont les plus importants pour nous sont cachés en raison de leur simplicité et de leur familiarité.”

L’Éveil est proche en ce sens que nous avons tous en nous le potentiel que constitue notre nature véritable. Chaque être contient en lui un trésor qui ne demande qu’à être dévoilé. Les qualités de l’Éveil se manifestent au terme de la longue transformation que constitue le chemin spirituel.

au sujet de la méditation...

Voir les commentaires

au sujet du bonheur...

18 Juillet 2013, 07:51am

Publié par pam

“Le bonheur n’arrive pas automatiquement, ce n’est pas une grâce qu’un sort heureux peut répandre sur nous et qu’un revers de fortune peut nous enlever ; il dépend de nous seuls. On ne devient pas heureux en une nuit, mais au prix d’un travail patient, poursuivi de jour en jour. Le bonheur se construit, ce qui exige de la peine et du temps. Pour devenir heureux, c’est soi-même qu’il faut savoir changer.”

Luca et Francesco Cavalli-Sforza in “La science du bonheur”.

au sujet du bonheur...

"Dernière déposition d’un témoin de la défense.

Je peux affirmer sans ostentation que je suis un homme heureux, parce que c’est un simple fait, comme de dire que je sais lire. Enfant et adolescent, je n’aurais jamais eu l’idée de déclarer que j’étais heureux. J’étais conscient d’un potentiel que je pensais être présent en moi, comme un trésor caché, et je l’imaginais chez les autres. Le bonheur que je ressens maintenant à chaque instant de l’existence, pour ainsi dire quelles que soient les circonstances, s’est construit avec le temps dans des conditions favorables à la compréhension des causes du bonheur et de la souffrance. La rencontre avec des êtres à la fois sages et bienheureux a été déterminante, par la force de l’exemple. Elle me montrait ce qu’il est possible d’accomplir et me prouvait que l’on peut devenir libre et heureux de façon durable pourvu que l’on sache s’y prendre. Je suis heureux de partager la vie de mes amis, et je suis heureux seul. Je m’efforce de contribuer de mon mieux à servir ceux qui sont dans la difficulté. Lorsque j’entreprend un projet dans la vie active, s’il est couronné de succès je m’en réjouis ; si après avoir fait de mon mieux, pour une quelconque raison il n’aboutit pas, je ne vois pas pourquoi je me ferais du souci. J’ai eu la chance, jusqu’à ce jour de manger à ma faim et d’avoir un abri ; je considère mes possessions comme des outils et il n’y en a aucune que je regarde comme indispensable. L’essentiel est pour moi l’immense fortune d’avoir rencontré mes maîtres spirituels et d’avoir reçu leurs enseignements. J’ai ainsi largement de quoi méditer jusqu’à la fin de mes jours ! Quand je lis que le bonheur et la sagesse sont inaccessibles, je trouve simplement dommage que l’on puisse ainsi se priver et priver autrui de qualités qui ont maintes fois été vérifiées par l’expérience vécue."

Matthieu Ricard in “Plaidoyer pour le bonheur”.

au sujet du bonheur...

Voir les commentaires

au sujet de l'essentiel...

15 Juillet 2013, 08:02am

Publié par pam

“ Je ne suis pas sûre d’avoir rendu compte de ce qui est important. Et il ne sera pas facile de distinguer chaque jour le futile de l’essentiel, l’anecdotique de l’exemplaire, les sentiers borgnes des vrais chemins. Mais j’avancerai les yeux ouverts.”

Amin Maalouf in “Le Périple de Baldassare”.

au sujet de l'essentiel...

Voir les commentaires

juste milieu...

15 Juillet 2013, 07:12am

Publié par pam

Si nous passons notre temps à nous sous-estimer,

nous autorisons les autres à nous sous-estimer...

juste milieu...

"Il parait qu'autrefois nous étions civilisés et instruits...

Nous savions parler aux arbres et à toutes les plantes, au peuple ailé et aux quadrupèdes, aux êtres rampants, aux mammifères et au peuple des poissons.

De plus nous étions capables de communiquer entre nous...

Nous formions un seul et même esprit. C'est ce que l'on appelle être civilisés et instruits.

Et puis nous nous sommes éloignés de cette connaissance pour devenir ce que nous sommes."

Black Elk "Elan noir".

juste milieu...

I could see that the white man did not care for each other the way our people did...

They would take everything from each other if they could.. some...

had more of everything than they could use, while crowds of people had nothing at all...

This could not be better than the old ways of my people."

Black Elk 1883-1950.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>