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pardon

Exercices de compassion...

16 Février 2015, 07:30am

Publié par pam

"L’honnêteté vis-à-vis de soi-même conduit à la compassion envers les autres."

Objectif : augmenter la quantité de compassion dans le monde.

Résultat attendu : une impression personnelle de paix.

Instructions : cet exercice peut être fait partout où les gens se rassemblent. Il devrait être fait avec des inconnus, discrètement et à une distance raisonnable. Essayez de faire les cinq étapes sur la même personne.

1 - Avec votre attention sur cette personne, répétez en vous-même :

“Tout comme moi, cette personne recherche le bonheur dans la vie.”

2 - Avec votre attention sur cette personne, répétez en vous-même :

“Tout comme moi, cette personne essaie d’éviter la souffrance dans sa vie.”

3 - Avec votre attention sur cette personne, répétez en vous-même :

“Tout comme moi, cette personne a connu la tristesse, la solitude et le désespoir.”

4 - Avec votre attention sur cette personne, répétez en vous-même :

“Tout comme moi, cette personne cherche à satisfaire ses besoins.”

5 - Avec votre attention sur cette personne, répétez en vous-même :

“Tout comme moi, cette personne est en train d’apprendre ce qu’est la vie.”

Variantes :

- à faire par les couples et les membres d’une famille pour accroître la compréhension mutuelle.

- à faire sur des adversaires ou de vieux ennemis toujours présents dans vos souvenirs.

- à faire sur d’autres formes de vie.

inspiré de

“ReSurfacing : techniques d’exploration de la conscience”

par Harry Palmer.

Exercices de compassion...

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paix, pardon et compassion...

2 Mars 2014, 15:00pm

Publié par pam

PEMA CHÖDRÖN. “LES BASTIONS DE LA PEUR”.

Pratique du courage dans les moments difficiles.

“Reconnais tes erreurs cachées.

Approche-toi de ce que tu trouves repoussant.

Aide ceux que tu crois ne pas pouvoir aider.

Tout ce à quoi tu es attaché, abandonne-le.

Va dans les lieux qui t’effraient.”

NOUVEAU DÉPART.

“Nous sommes tous les enfants du Grand Esprit, nous appartenons tous à la Terre Mère. Notre planète est en grand danger et si nous persistons à nourrir de vieilles rancunes, sans travailler tous ensemble, nous mourrons tous. “ Le chef Seattle.

Le pardon est un élément essentiel de la pratique de la bodhichitta, il permet d’oublier le passé et de repartir à zéro. On peut revoir sa vie avec honnêteté et compassion. La chose la plus importante c’est de se pardonner à soi-même. Se visualiser puis passer intentionnellement en revue tous les regrets de sa vie. Pas ressasser des souvenirs pénibles mais entrer en contact avec les sentiments sous-jacents à la douleur : culpabilité, honte, confusion, remords, tout ce qui nous bloque. Ensuite il faut inspirer ces sentiments dans son cœur et en expirant se pardonner. Ensuite il faut penser à tous ceux qui ressentent la même angoisse et leur renvoyer à tous le pardon. C’est un processus de guérison qui permet de se réconcilier avec ceux à qui on a fait du mal et avec ceux qui nous en ont fait. On n’a plus à porter le fardeau, on peut reconnaître les faits, se pardonner et repartir à neuf. On apprendra ainsi à demeurer avec ce regret de s’être fait du mal à soi et d’en avoir fait aux autres. Le pardon est l’expression naturelle du cœur ouvert, l’expression de la bonté primordiale. Chaque instant est l’occasion de repartir à neuf.

paix, pardon et compassion...

PEMA CHÖDRÖN. POUR FAIRE LA PAIX EN TEMPS DE GUERRE.

Un point de vue bouddhiste.

“Si personne ne commence à proposer une certaine harmonie, le monde dans lequel nous vivons n’aura jamais de bon sens. Quelqu’un doit planter des semences pour que règne le sens commun sur cette terre.” Chögyam Trungpa Rinpoché.

Si l’on veut que règne la paix, de la paix de l’esprit à la paix sur terre, il faut rester avec la crispation initiale au lieu de s’en éloigner sur le champ. Ne rien compliquer.

Il faut aussi s’entraîner à rester simple dans le vaste contexte qui englobe tous les êtres doués de sensibilité. Compassion.

Dès que vous sentez une énergie déstabilisante vous envahir, dès que vous vous mettez à construire des barrières protectrices, faites une pause et respirez avec. Et dans ces moments voyez que l’insécurité qu’on ressent pourrait créer une nouvelle culture fondée sur l’amour et la compassion et non sur la peur et l’agression. On peut prendre part à la création de cette nouvelle culture chacun pour soi et pour toute la planète.

Lorsqu’on s’ouvre à la nature toujours changeante de son être et de sa réalité, on accroît sa capacité d’aimer et de se soucier d’autrui et sa capacité de ne pas s’effaroucher. On peut garder les yeux, le cœur et l’esprit ouverts. On se rend compte des moments où l’on se fait prendre au jeu des préjugés, des partis pris et de l’agression. On n’arrose plus ces graines de négativité, et on commence à voir que la vie offre des possibilités innombrables de faire les choses autrement, de laisser se désagréger les semences de la guerre là où elles prennent naissance, dans le cœur et l’esprit d’êtres humains comme nous.

paix, pardon et compassion...

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“ LÂCHER PRISE. ” de Rosette Poletti et Barbara Dobbs.

27 Février 2014, 08:38am

Publié par pam

Extraits.

“ Alors même que l’on nous a conduits à croire que si nous lâchons prise, nous nous retrouverons les mains vides, la vie elle-même révèle sans cesse le contraire : le lâcher-prise est le chemin de la vraie liberté.” Sogyal Rimpoché.

Lâcher prise, savoir abandonner ce qui n’a plus lieu d’être pour aller vers ce qui vient, voilà l’un des aspects essentiels de la vie. Chemin de la liberté, le lâcher prise de tout ce qui nous limite et nous fait souffrir.

Toutes les grandes traditions spirituelles insistent sur la notion d’impermanence.

“Rien n’est permanent, hormis le changement.” La Cabale.

“Comprendre correctement la nature de l’impermanence, c’est en saisir la révélation profonde.” Dalaï-Lama.

Ce qui était n’est plus, tout change. Pourtant chacun s’accroche à ce qui l’entoure, à ses croyances, ses principes, ceux qu’il aime, sa santé, ses biens, ses œuvres, sa sécurité. Il cherche à contrôler ceux qui l’entourent, les événements, à influencer le cours de son destin. Investi dans cette quête de contrôle, il perd son calme intérieur et met toute son énergie à nourrir l’illusion qu’un jour il parviendra à contrôler pleinement sa vie : ce qui entraîne angoisse, tensions, frustration.

Lâcher prise, c’est cesser de retenir, c’est abandonner une position. C’est aussi s’ouvrir à ce qui vient, faire le deuil, pardonner, s’attacher à ce qui est ici et maintenant.

Toute notre vie nous accumulons croyances, habitudes, craintes diverses : premier obstacle au lâcher prise.

Le deuxième consiste à faire dépendre le bonheur des circonstances extérieures.

Le troisième est la co-dépendance : croyance que quelque chose à l’extérieur de nous-mêmes peut nous apporter la joie et la réalisation de nous-mêmes.

Le quatrième est relié aux buts que nous nous fixons : il faut relativiser l’importance qu’on leur donne.

Le cinquième réside dans les émotions négatives qu’on peut nourrir : ressentiment, rancune, haine, désir de vengeance, peur, ressassement. Nous oublions que la réalité même de notre condition humaine est de vivre dans l’incertitude.

Le sixième obstacle réside dans l’impossibilité de terminer les situations, de se séparer, de laisser derrière soi ce qui n’a plus lieu d’être, donc empêcher la cicatrisation et l’ouverture au “nouveau”.

Ces obstacles maintiennent l’être humain dans le mal-être.

Ouvrir la porte de la prison des croyances et des habitudes :

L’immense potentiel du petit enfant est vite diminué et limité par les nombreux messages négatifs de son entourage.

12 interdictions fondamentales formulées involontairement par ceux qui l’élèvent :

concernant l’être (n’existe pas, ne sois pas un enfant, ne grandis pas, ne sois pas toi-même), les sentiments (n’exprime pas ce que tu ressens, tu n’as pas le droit d’exprimer tel ou tel sentiment, ne sois pas proche, n’aie pas de plaisir), l’action (n’agis pas, ne réussis pas, ne sache pas, ne pense pas).

Bon nombre de croyances limitantes prennent leur source dans les messages reçus au début de la vie, et constituent le cadre à partir duquel nous interprétons la vie, les autres, les événements.

5 messages contraignants : sois fort, sois parfait, acharne-toi, dépêche-toi, fais plaisir.

Ces messages contribuent à ligoter la personne dans des croyances à propos d’elle-même, de la vie, des autres, qui l’empêchent de vivre pleinement, de lâcher prise, de vivre sereinement.

La première démarche consiste à identifier les messages reçus, puis de se donner des permissions nouvelles, de tenter ce qui ne semblait pas possible.

Je n’ai pas à être autre chose que ce que je suis, ma seule responsabilité est de vivre pleinement et harmonieusement ce que je suis.

L’un des plus grands freins consiste à donner la responsabilité de sa vie et de son bonheur aux gens qui nous entourent. La personne co-dépendante tente de sauver, de réparer les autres, alors qu’elle ne prend pas soin d’elle-même, elle n’arrive pas à dire non, elle se laisse manipuler.

Atteindre la sérénité, c’est lâcher prise des messages inhibants, contraignants qui contrôlent nos vies, c’est devenir conscient des dépendances qui nous enchaînent. Ce lâcher prise est la suite logique d’une prise de conscience. Pour certains c’est comme une illumination, pour d’autres c’est progressif : ils lâchent prise de leurs illusions, de leurs croyances limitantes et ils entrent en contact avec les faits.

Un autre obstacle est l’attachement à des buts, l’identification aux buts qu’on poursuit. Le besoin de gagner peut vider de son pouvoir. Il faut être ouvert au fait qu’on aura peut-être à les modifier, à y renoncer, à en changer. L’espoir est l’apanage de ceux qui peuvent changer de buts sans s’en vouloir, de ceux qui développent la capacité d’avancer tout en lâchant prise.

Nombreux sont ceux qui sont déprimés et ne le savent pas, qui sont remplis de colère larvée qu’ils n’identifient pas ou de peurs les enchaînant sans savoir comment ils sont immobilisés.

1° étape : devenir conscient de nos sentiments négatifs.

2° étape : réaliser que ces sentiments sont en nous mais n’ont rien à voir avec la réalité. Ce n’est pas lorsque ceux que l’on côtoie auront changé que nous nous sentirons mieux, mais lorsque nous aurons changé le regard que nous portons sur eux. C’est nous-mêmes, à cause de nos attentes, parce que nous nous agrippons à nos illusions, à des buts irréalistes, qui nous rendons malheureux.

3° étape : ne pas s’identifier avec le sentiment négatif qui n’a rien à voir avec notre être essentiel.

4° étape : se changer soi-même, lâcher prise du désir de voir les autres, ou les choses ou la vie, changer.

Celui qui vit la douleur d’avoir subi l’offense ne peut atteindre la paix intérieure qu’à travers le lâcher prise que représente le chemin du pardon. Cela permet d’éviter de perpétuer en soi et chez les autres le mal subi, d’éviter également de rester accroché au passé et de vivre dans un ressentiment constant. Croyances erronées :

- pardonner signifierait oublier : mais mettre à distance ce qui s’est produit.

- pardonner signifierait se réconcilier : ne vont pas forcément ensemble.

- pardonner signifierait qu’on renonce à ses droits : faire valoir ses droits représente un aspect important du respect de soi-même.

Savoir pardonner (Jean Monbourquette) :

- décider de ne pas se venger et faire cesser les gestes offensants.

- reconnaître sa blessure.

- partager sa blessure avec quelqu’un.

- bien identifier la perte pour en faire le deuil.

- accepter sa colère et son envie de se venger.

- se pardonner à soi-même.

- commencer à comprendre son offenseur.

- trouver le sens de la blessure dans sa vie.

- se savoir digne de pardon, c’est déjà pardonner.

- s’ouvrir à la grâce de pardonner.

- décider de mettre fin à la relation ou la renouveler.

Pardonner n’est pas facile, surtout aux offenseurs invisibles (le parent décédé envers lequel on a encore du ressentiment, la mère qui vous a abandonné, le patron inconnu au sommet de la hiérarchie.).

C’est aussi difficile de pardonner à ceux qui ne se repentent pas, qui ne se sentent pas concernés, non coupables ou se moquant des conséquences de leurs actes.

Il est encore plus difficile de se pardonner à soi-même qu’aux autres.

Quelques questions à se poser :

- À qui n’ai-je pas pardonné ?

- Quel avantage je tire de ce lien de ressentiment entre cette personne et moi ?

- Est-ce que je souhaite maintenant entrer dans le chemin du pardon ?

- Suis-je prêt à me pardonner à moi-même ?

- Suis-je prêt à lâcher prise ?

Importance des pensées sur le comportement humain : là où vont les pensées, là va l’énergie et l’attention. La qualité des pensées que l’on abrite en soi affecte notre santé physique et mentale.

Il faut lutter contre l’envahissement des pensées obsédantes qui reviennent sans cesse malgré le désir d’aller de l’avant. Il faut affirmer clairement son intention, imaginer qu’elle se transforme en feu d’artifice et disparaît.

On peut dépasser ses échecs, ses manques, ses habitudes limitantes en les laissant derrière soi. La manière dont on aborde les hauts et les bas de la vie font de cette vie un bonheur ou un malheur. Se focaliser sur les épreuves, les échecs, c’est trouver des excuses à son mal-être. Il ne faut pas maintenir dans son esprit ce que l’on voudrait ne pas avoir vécu.

Il est essentiel de dépasser la colère et l’amertume pour pouvoir lâcher prise d’un passé mort. Chaque fois que nous pensons à cette personne ou au tort qu’elle nous a causé, nous ressentons colère et amertume. Il faut accepter que cette personne s’est peut-être trouvée sur notre chemin pour nous aider à grandir, mûrir, avancer.

Les mots que nos utilisons sont porteurs d’énergie. Pour mettre en route le processus que nous désirons, il faut en changer, car nos pensées et nos paroles vont dans la direction que nous désirons prendre.

Il est essentiel de rester centré sur ce que nous voulons plutôt que sur ce que nous voulons abandonner.

L’ancêtre de chaque action est une pensée. Ce sont les pensées qui créent notre expérience de la réalité. Quand nous examinons ce que nous croyons impossible, nous pouvons changer cette croyance. Ce sont les images de la réalité qui nous affectent et non pas la réalité.

Des rites pour faciliter le lâcher prise :

Les rites sont des actions symboliques qui activent fortement la mémoire sensorielle à travers les odeurs, les sons, les couleurs. Ils conviennent à tous les âges. Ils renforcent la continuité tout en permettant la transformation. Ils contribuent à modifier notre perception de la réalité. Ils nous permettent de nous souvenir du mouvement constant de la vie et, à cause de cela, ils facilitent le lâcher prise : rites funéraires, rites du divorce, cérémonie.

Lâcher prise de ses regrets : vivre, c’est commettre des erreurs.

Lâcher prise de ce qui a été pour aller vers ce qui vient : la résistance au changement provient très probablement de l’absence de rites facilitant le changement.

Lâcher prise avec sagesse permet d’économiser son énergie, de garder l’esprit clair, de trouver des solutions, de jouir de ce qui se vit ici et maintenant, cela permet d’augmenter son amour pour soi et pour les autres : importance de changer ses attentes pour pouvoir lâcher prise.

Chaque personne peut vivre dans la joie, l’amour, la paix intérieure en lâchant prise de son passé, des regrets, des offenses, de l’amertume. Pourtant nombreux sont ceux qui se sentent frustrés, malheureux, irrités lorsque leurs désirs ne sont pas satisfaits. ils font dépendre leur paix intérieure de ce qui se passe à l’extérieur. Les attentes dépendantes sont la cause principale de l’impossibilité de lâcher prise, seul nous nous pouvons changer notre programmation mentale. Il faut lâcher prise des certitudes. S’ouvrir à d’autres vues, d’autres compréhensions, oser considérer des interprétations nouvelles de ce qu’on a toujours cru évident, voilà le lâcher prise qu’exige le développement de la dimension spirituelle.

Tous les moments de notre vie peuvent être occupés par des préoccupations matérielles. Notre être existentiel est si fortement investi dans les préoccupations de la vie courante qu’il ne reste plus une minute pour entrer en contact avec notre être essentiel. Développer sa dimension spirituelle, c’est lâcher prise des jugements à propos de soi-même et de ceux qui nous entourent. Ne jugez pas afin de ne pas être jugés. Mettre les gens dans des catégories c’est rendre notre monde plus prévisible, augmenter notre fausse sécurité, donner l’illusion de contrôler la situation.

Chacun a la responsabilité de sa vie. Personne n’a plus raison que l’autre !

“ Lâcher prise” de Rosette Poletti et Barbara Dobbs. Ed. Jouvence. 1998.

“ LÂCHER PRISE. ” de Rosette Poletti et Barbara Dobbs.

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